Publié le 16 Août 2016

Cet article de Radio Vatican du mardi 16 août nous présente la «culture de l'accueil» et la «solidarité» pour les migrants en particulier. Le pape François a souhaité qu'«un engagement renouvelé» en faveur de ces valeurs puisse mûrir entre les jeunes participants à la rencontre "Méditerranée : une mer de ponts", qui s'est déroulé il y a quelques jours à Santa Maria di Leuca, dans la province de Lecce, au sud-est de l'Italie.

Dans un message signé par le cardinal secrétaire d'État, Pietro Parolin, le pape François «encourage à considérer la présence de tant de frères et sœurs migrants comme une opportunité de croissance humaine, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les religions, et aussi comme une occasion pour témoigner de l'Évangile de la charité».

Le 14 août a été présentée dans cette ville des Pouilles un document pour relancer le rêve de la Méditerranée comme une Arche de paix, et un lieu où construire des ponts de solidarité. Mais comment se passeront ces ponts de solidarité ? Le choix de la qualité au lieu de la quantité comme le veut en France Emmanuelle Cosse, ministre du logement en incitant l'accueil par les particuliers, ou bien mieux intégrer les réfugiés en favorisant leur employabilité comme en Allemagne.

On croule sous les solutions, mais la peur des attentats s’est peu à peu transformée en peur des réfugiés comme en Allemagne, ce qui joue le jeu des terroristes islamistes qui veulent diviser et nous pousser à haïr l’étranger et plus particulièrement les musulmans. Ne jouons pas leur jeu et n’ayons pas peur d’accueillir l’étranger.

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Publié le 15 Août 2016

Comme le montre LePoint.fr ce lundi 15 août 2016 l'Assomption a été l'occasion pour les catholiques de prier «pour la France», notamment à Lourdes où quelque 22 000 croyants se sont rassemblés sous haute sécurité, près de trois semaines après l'assassinat du père Hamel dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Les fidèles ont assisté dans la matinée à des messes au sein des différents lieux de culte des sanctuaires de Lourdes pour célébrer l'Assomption de la Vierge Marie, qui représente pour les catholiques la montée au ciel de la mère du Christ. Ils ont notamment pu assister pendant deux heures à la messe internationale présidée par le cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin qui a prononcé une homélie sur le thème de la «miséricorde».

En conclusion, ce dernier a dit penser «à la France, bouleversée par tant de souffrances dans ces derniers mois depuis janvier 2015, et encore cruellement atteinte le mois dernier», notamment avec l'attentat de Nice. Jugeant, à l'issue de la messe, ce jour férié «plus profond, peut-être plus douloureux encore que les autres années», il a ajouté : «Si ensemble on se mettait avec tous les croyants, et encore beaucoup d'autres, pour dire ne cédez pas à la peur, à l'angoisse, mais sachez que l'amour de Dieu est grand, immense pour nous (...) ça nous permettrait de relever la tête et d'avancer avec sérénité et avec paix.»

Un message de paix qui a été entendu malgré la présence de 500 policiers et militaires en treillis, bien obligés d'être là pour assurer la sécurité des pèlerins menacés par le risque d'attentat. «Je pense que c'est important que les soldats soient là, simplement au cas où quelque chose arrive», estime ainsi Leïla Bousbaa, pèlerine anglaise de 21 ans, «mais en même temps, c'est très important de prier pour la paix, parce que tant de choses se sont passé l'année dernière». «Prier ensemble en tant que groupe nous unit», a abondé Lindsey Isaacs, 18 ans, venue du Connecticut.

«Nous venons pour prier pour la paix dans le monde entier, qui semble être dans le chaos», a pour sa part indiqué Piet Tarappa, chef d'entreprise indonésien, venu de Jakarta avec 35 pèlerins et un évêque. «Il y a tant de crises dans le monde, nous souhaitons que Marie donne la paix en tant que mère du monde», a-t-il ajouté.

Dans tout le pays, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a appelé les fidèles à «prier pour la France» face aux «épreuves» qu'elle «traverse», et à faire sonner les cloches des églises à midi. Les croyants sont également invités à se «recueillir dans une église» et à «allumer une bougie» en hommage à Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet en pleine messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, lors d'un attentat revendiqué par l'organisation État islamique.

François Hollande sera reçu mercredi en audience privée par le pape François au Vatican pour s'entretenir notamment des suites de l'assassinat du père Hamel, selon la présidence. À Rouen, la messe de l'Assomption a été marquée par la mémoire encore vive de l'assassinat du père Hamel. «La France traverse des épreuves, notre diocèse traverse des épreuves», a rappelé l'archevêque de Rouen Dominique Lebrun.

L’Assomption a été aussi plus impressionnante cette année pour les deux paroissiens progressistes que nous sommes puisque la procession de Notre-Dame-de-Toute-Bonté partant de l’église Saint-Jean-Baptiste à Roubaix a vu une foule nombreuse venir pour prier pour la paix, sous l’encadrement des CRS, tout en voyant notre prêtre Michel Clincke demander aux paroissiens que l’Église aide à faire un monde libre, ouvert sur les autres et en paix, où le dialogue entre les religions aura une place importante.

Espérons qu’il soit écouté, car nous devons dépasser la peur et ne pas tomber dans la haine, mais savoir aller de l’avant tout en apportant des solutions sociales pour que ceux qui sont touchés par le chômage ou sont précaires ne tombent pas dans l’extrémisme et plus encore dans le terrorisme.

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Publié le 15 Août 2016

Mgr Gilbert Aubry, l’évêque de la Réunion, fait savoir sur un ton de colère qui ne cadre pas avec sa profession lors d'une interview sur Réunion 1ère avec Annabelle Boyer , que les «femmes n’accéderont pas au diaconat, vous êtes têtue, je vous dit non !» L’homme d’Église particulièrement macho envers l’intervieweuse n’a pas montré une belle image de la hiérarchie catholique. Il se permet même de ne pas répondre à la fin quand la journaliste lui demande quel sera le rôle de la femme dans l’Église, si on l’associe plus aux décisions. D’ailleurs a-t-il envie qu’elles soit associées aux décisions ?

Son image du diaconat féminin est très proche de sa conception de la femme, puisqu’elle prépare les sacrements, rend visite aux malades. En gros, un rôle mineur. On pensait au départ que le rôle des femmes se limitait à un rôle caritatif dans l’Église ou au service des femmes. Mais les catacombes démontrent que le rôle des diaconesses était sans doute plus important. Déjà à l’époque les femmes étaient plus nombreuses que les hommes. Elles pouvaient diriger la prière, participaient à la liturgie et au repas eucharistique.

Et bien sûr le diacre, l’homme est différent. C’est lui qui décrirait la mission des apôtres. Bizarre, il y a pourtant une femme qui a reçu le titre d’«apôtre des apôtres», et c’est Marie de Magdala, ce n’est pas un homme qui l’a reçu. Mais comment être étonné quand le passage de la résurrection de Jésus montrant qu’elle est la première à le voir revenu d’entre les morts montrant ainsi sa prééminence sur les hommes est à chaque fois oublié dans la liturgie.

Mgr Gilbert Aubry a-t-il oublié que les femmes catéchisent, animent les aumôneries, assurent le bulletin paroissial, l'accueil et souvent l'entretien des locaux. Elles font survivre la presse catholique dont elles sont de grandes lectrices. Elles font aussi de plus en plus les lectures à la messe et les filles font aussi le service des autels. Cet évêque démontre une grande ingratitude envers les femmes qui ont démontré à plusieurs reprises leur foi et sans qui sans l’Église n’aurait pas survécu jusque là.

En ce jour d’Assomption, Marie la mère de Jésus mérite mieux que des hommes qui ne voient pas la valeur des femmes, et contrairement à ce qu’à dit Jean-Paul II, la femme n’est pas seulement égale à l’homme en dignité, mais aussi en fonction. Le diaconat féminin ne serait qu’un juste retour des choses, une démonstration qu’on a bien pris en compte le rôle des femmes dans l'Église.

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Publié le 14 Août 2016

Periodistadigital.com nous montre ce dimanche 14 août 2016 que de la chaise de la fenêtre, le pape ne prend pas de vacances, et parle de «l'incendie de l'Esprit» qui doit vivifier l'Église. Le pape François loue les missionnaires, «dévorés par le zèle de Dieu» qui les conduit à être proches de ceux qui en ont besoin. Car pour la construction du Royaume «l'Église n'a pas besoin de bureaucrates, mais de missionnaires passionnés» qui proclament l'Évangile «souvent au péril de leur vie.» L'Église a donc besoin du Saint-Esprit pour l’on ne soit pas retenu par la peur et par calcul, même si l’on n’est pas habitué à marcher hors de frontières sûres.

Et si cet effort se faisait déjà au plus près comme le montre cath.ch le pape François exhorte ses compatriotes “à faire un grand effort personnel et communautaire pour atteindre tant de frères dans le besoin et qui se sentent exclus de la société”. Dans un message à l’occasion de la collecte annuelle de solidarité argentine “Mas pour menos”, il encourage à apporter aux pauvres “notre proximité et l’amour de Dieu”.

Le pape François exhorte à “être sensibles au cri de douleur de tant de personnes exclues et rejetées qui, prostrées dans leur pauvreté, cherchent une main amie qui les aide. Que le Christ, vrai visage de la miséricorde du Père, vous permette de vivre la joie de partager votre temps, vos biens, votre vie avec ceux que Dieu aime avec un amour de prédilection, les plus pauvres et les abandonnés”.

Ce texte est signé par le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin. Il s’adresse à Mgr Pedro Olmedo, évêque de Humahuaca et président de la commission épiscopale pour l’assistance aux régions les plus pauvres. Il intervient alors que l’Argentine traverse une période de crise qui fragilise les franges les plus pauvres de la population. Les récentes augmentations des factures d’électricité, d’eau et de gaz, ont poussé les Argentins à descendre dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement.

La collecte se déroulera en Argentine les 10 et 11 septembre en faveur des plus pauvres et aura pour thème “plus de miséricorde pour moins d’exclusion”. Espérons que cette collecte aidera les plus pauvres que le gouvernement du président de la république argentin Maurico Macri qui selon l’Universidad Catolica Argentina (UCA) à travers sa série de mesures économiques qui ont attaqué le développement social du peuple argentin a fait 1,4 millions de nouveaux pauvres.

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Publié le 13 Août 2016

tv5monde.com dans son article du vendredi 12 août 2016 nous montre que le père Jacques Hamel, assassiné en pleine messe fin juillet près de Rouen, peut devenir un saint martyr de l’Église catholique, selon l'archevêque de la ville qui se dit prêt, dans une interview à l'AFP, à enclencher une procédure de canonisation dans le délai imposé de cinq ans.

Mgr Dominique Lebrun, qui a notamment célébré la messe des obsèques solennelles du prêtre le 2 août, une semaine après que ce dernier eut été égorgé par deux jeunes jihadistes se réclamant de l'État islamique (EI), indique qu'il "conserve précieusement les témoignages au sujet du Père Jacques".

Avoir fait un miracle, condition généralement imposée par l’Église pour une canonisation, ne serait pas nécessaire. "Pour les martyrs, leur fidélité (à la foi) devant la mort tient lieu de miracle", dit l'archevêque. Et selon Mgr Lebrun, l'abbé, tué dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, au pied de l'autel, peut légitimement être considéré comme un martyr.

"La mort du père Jacques Hamel est le témoignage ultime de sa foi en Jésus, qu'il a affirmée jusqu'au bout", dit-il. Quand il a appris l'attentat, l'archevêque était aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Il s'était rendu avec de jeunes rouennais sur la tombe de Jerzy Popieluszko, "prêtre assassiné par l'idéologie communiste, aujourd'hui martyr reconnu".

"C'est une autre idéologie qui a tué le père Jacques Hamel mais c'est la même foi chrétienne qui est visée", estime-t-il. "Il y a en fait deux questions: est-il un martyr ? Je pense que oui. Son martyre sera-t-il reconnu ? Je ne le sais pas encore". Dans la reconnaissance d'un martyr, "l'Église catholique ne cherche pas d'abord à dénoncer et à condamner une idéologie", souligne en outre Mgr Lebrun.

Avant toute reconnaissance, il y a une recherche de "ce que l'Église appelle la réputation de sainteté c'est à dire l'opinion des fidèles", explique l'archevêque. "Beaucoup de témoignages disent la foi fidèle de ce pasteur et sa bonté, tout en reconnaissant qu'il avait des défauts", témoigne-t-il. "Un saint n'est pas un homme sans péché. C'est un croyant qui met sa foi dans le Seigneur Jésus et met en pratique ses enseignements, notamment le commandement de l'amour", professe-t-il.

"La procédure de reconnaissance de la sainteté (...) ne peut commencer que cinq ans après la mort de la personne en cause", indique-t-il. "Formellement, il appartient à l'évêque du lieu de la mort de la personne d'enclencher la procédure" (de canonisation). "Il y a une phase locale avec une enquête attentive sur la vie et la mort de la personne. Ensuite la cause est envoyée à Rome où elle est étudiée avant la décision du Pape", détaille Mgr Lebrun, qui a appelé les fidèles à venir se recueillir sur la tombe du prêtre, lundi 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Mais comme le précise HuffingtonPost.fr ce n'est pas si simple d'accéder au statut de martyr. En effet, le terme de martyr renvoie à des notions bien précises en droit canon. À l'origine, les martyrs sont les premiers chrétiens qui ont préféré mourir que de renier leur foi. Ils ont fourni les premiers saints de l'Église catholique, dont Saint Étienne. "Donner sa vie comme Jésus, accepter la mort pour ne pas renier sa foi, fut donc, dès les premiers temps de l’Église, le suprême témoignage" de la parole du Christ, explique Sophie de Villeneuve, pour La Croix.

Après la conversion de l'empereur romain Constantin en 312, le christianisme s'impose progressivement en Occident, au point de devenir la religion dominante. Dans cette Europe médiévale catholique, qui se couvre de cathédrale, la notion de martyr prend un sens plus large. On peut le devenir à travers une stricte ascèse, en s'infligeant des supplices plus ou moins graves, comme avec la cilice. Désormais, l'Église admet une définition encore plus vague. Elle va jusqu'à encourager un "martyre du quotidien" à travers le don de soi, le désintéressement, etc.

Entre cette acception très étendue du terme martyr, et la confusion avec une expression comme "souffrir le martyre" (une grande souffrance), Jacques Hamel a bien sa place parmi les martyrs dans le langage courant. En revanche, du point de vue de l'Église, c'est une autre affaire. Pour elle, devenir martyr revient à être béatifié, voire canonisé, c'est-à-dire à devenir saint. Cela passe donc par une longue procédure, à la seule différence que les martyrs n'ont pas besoin d'avoir réalisé de miracle.

Le cas des 19 religieux assassinés en Algérie entre 1994 et 1996, dont les moines de Tibhirine, illustre parfaitement ce processus. Vingt ans après les faits, leur "positio" est presque terminé, un document de plusieurs milliers de pages qui doit en faire des personnes "vénérables", deuxième étape sur quatre vers la sainteté catholique. Cette démonstration permet d'établir la vie de chacun, ses vertus, son état d’esprit à l’approche de la mort, son acceptation, et sa réputation de sainteté depuis, selon La Croix. Ensuite, tout repose entre les mains du pape...

Maintenant pour le père Jacques Hamel nous attendrons cinq ans et voir si le pape accepte pour savoir s’il peut devenir un «martyr». L’intérêt est grand pour ce cas et il est normal que l’Église se montre prudente.

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Publié le 13 Août 2016

Sarah Mac Donald dans son article du vendredi 12 août 2016 sur NCRonline.org nous montre qu’un théologien irlandais éminent a vivement critiqué l'absence d'évêques irlandais lors de la messe des funérailles du théologien moraliste, le père mariste Sean Fagan, qui a été censuré par le Vatican en 2008, et qui est mort le 15 juillet 2016.

Le père Augustinin Gabriel Daly, a écrit dans un blog sur le site Web de l’Association des prêtres catholiques irlandais que la présence d'un évêque à l'enterrement du père Fagan aurait été «une occasion en or pour exprimer la metanoia et la volonté de répondre de manière plus sensible au message de l'Évangile» et cela aurait signifié beaucoup pour la famille du prêtre mariste. L’Augustin, qui a récemment publié The Church - Always in Need of Reform, a déclaré que la présence d'un évêque à l'enterrement du père Fagan aurait rendu un témoignage au triomphe des valeurs évangéliques sur les attitudes des églises institutionnelles. «Il est regrettable qu'aucun évêque était présent», écrivait-il. «Je crois que cette omission n’était pas personnelle, elle était institutionnelle.» «Il est fort probable que de nombreux évêques savaient que la curie romaine avait agi d'une manière complètement injuste et antichrétienne quand elle attaqua six prêtres irlandais qui donnaient un service admirable et éclairé pour le peuple de Dieu», a-t-il poursuivi. «Aucun évêque a exprimé la désapprobation du public sur ce qui se passait, ou est venu défendre ces prêtres qui étaient traités de manière effroyable par des hommes qui se seraient décrits, un peu invraisemblablement, en tant que chrétiens.»

Sa critique a été reprise par un autre prêtre irlandais censuré, le père rédemptoriste Tony Flannery, qui a dit à NCR, que «C’est une honte pour les autorités de l'Église, à la fois au Vatican et en Irlande, qu’ils aient été traité si terriblement durant ces dernières années.» À la messe des funérailles du père Fagan dans l'église de St. Columba et Saint-Gall à Milltown à Dublin, son compatriote mariste, le père Declan Marmion, a déclaré à l'assemblée que les dernières années de l'ecclésiastique «n'ont pas été facile.» Il a déclaré que les sanctions imposées par Rome à la suite de ses livres, What Happened to Sin? et Does Morality Change?, «ont été particulièrement difficile pour lui.» «Le grand service que Sean Fagan a fait pour une génération de catholiques était de nous aider à nous libérer de la culpabilité excessive et de la peur de la damnation éternelle, et ce faisant, il nous a ouvert plus pleinement à l’expérience de l'amour de Dieu pour chacun de nous», dit le père Flannery à NCR.

En 2008, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a fait tire le père Fagan en lui ordonnant d'arrêter d'écrire des articles, des livres et de donner des interviews aux médias. Il a été menacé de laïcisation s'il écrivait quelque chose de contraire au magistère et on lui avait interdit de révéler les termes de sa censure aux médias. Le père Fagan était un ancien supérieur général des Maristes. L'ordre a acheté tous les exemplaires restants de ses livres et beaucoup soupçonnent qu'ils les avaient réduits en morceau. Le père Fagan était critique dans ses écrits sur la position de l'église à propos du célibat obligatoire, l’ordination des femmes et l'homosexualité. Il y a plus de 10 ans, il a appelé pour une demande de renseignement sur les abus sexuels dans chaque diocèse de l'Église irlandaise. En 2014, les restrictions portant sur lui ont été partiellement atténuées suite d'une intervention de l'ex-présidente irlandaise, Mary McAleese, qui avait écrit au pape François à propos de l'affaire. Selon l'ordre mariste, la seule sanction enlevée par le Vatican était la menace de renvoi de la prêtrise. L'interdiction d’'écrire et de diffuser ses œuvres est resté jusqu'à sa mort.

Mais l’espoir demeure pour le partisans du père Fagan, ses livres qui ont été retirés et peut-être détruits par sa congrégation mariste suite à sa censure par le Vatican peuvent maintenant être imprimés à nouveau.

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Publié le 12 Août 2016

eglise.catholique.fr nous montre ce vendredi 12 août 2016 que Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France et Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, appellent les catholiques à se rendre dans une église le 15 août pour allumer une bougie et se recueillir.

Cet appel fait suite à celui de Mgr Lebrun dans son homélie lors de la célébration des funérailles du père Jacques Hamel :

«En hommage au Père Hamel,

nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent,

pour dire votre refus de voir souiller un lieu saint,

pour affirmer que la violence ne prendra pas le dessus dans votre cœur,

pour en demander la grâce à Dieu ;

nous vous invitons à déposer une bougie dans cette église, signe de résurrection, à vous y recueillir, à ouvrir votre cœur dans ce qu’il a de plus profond ; si vous le pouvez à prier, à supplier.

Le 15 août serait un jour propice. La Vierge Marie vous y accueillera avec tendresse. Souvenons-nous de notre maman.»

Cet appel est un bel acte de solidarité, mais pour Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, cela va plus loin comme il le montre sur la-Croix.com. Pour lui, cette prière de paix doit aussi ouvrir de nouveaux chemins de charité qui doivent concerner les familles qui sont de plus en plus fragilisées, les nouveaux pauvres marginalisés, la plaie du chômage, la rencontre interreligieuse, et l’accueil des réfugiés.

Si allumer une bougie et faire une prière contre la peur nous pousse à des actes charitables, cela serait un beau retour vers ce qui a fait le succès de l’Église, son amour pour le prochain.

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Publié le 11 Août 2016

LePoint.fr nous montre ce jeudi 11 août 2016 que face à la menace terroriste, le dispositif de sécurité encadrant le pèlerinage de l'Assomption a été renforcé. «On ne va pas s'arrêter de vivre.» Les pèlerins commençaient à affluer jeudi à Lourdes (Hautes-Pyrénées).

Le nombre d'accès au domaine de 52 hectares a été réduit à trois contre douze habituellement et des agents de sécurité filtraient les entrées, ouvrant rapidement les sacs des visiteurs et jetant les bouteilles dans des poubelles à proximité. Sur l'esplanade et non loin de la grotte Massabielle, où, selon la tradition catholique, Bernadette Soubirous a vu la Vierge Marie en 1858, des policiers armés et des militaires de l'opération Sentinelle patrouillaient près des lieux de culte.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devait se rendre sur place samedi matin pour «inspecter» les moyens mis en place, à l'instar d'autres grands rassemblements estivaux en France. Après l'attentat de Nice, qui a fait 85 morts et l'assassinat du père Jacques Hamel lors d'une messe à Saint-Étienne-de-Rouvray, les autorités locales ont mis en place un dispositif de sécurité renforcé pour ce 143e pèlerinage de l'Assomption. À son pic, le 15 août, quelque 25 000 personnes, de diverses nationalités, sont attendues.

Renforts policiers – démineurs, équipe cynophile, renseignements –, forces mobiles et militaires, piétonisation des rues adjacentes, interdiction de survol aérien par les drones ont été arrêtés pour encadrer cette fête religieuse. «C'est un peu impressionnant, mais si ça peut rassurer tout le monde, c'est bien», a estimé Françoise, 58 ans, hospitalière (pèlerin bénévole assistant les malades). «On ne va pas s'arrêter de vivre», a tranché Christian, 66 ans. «Ça arrive à Paris, où il y a du monde, mais aussi là où il n'y a personne», ajoute simplement celui qui dit avoir «prié» après l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray : «C'est notre seule arme, on l'utilise.»

«C'est important de montrer que la vie continue, ce n'est pas parce que quelques fanatiques essayent de semer la peur qu'on doit renoncer à notre foi, nos croyances, notre manière de vivre», abonde Matthieu Guignard, 40 ans, responsable du pèlerinage des enfants. Danièle, 78 ans, une habituée des Sanctuaires, venue de Loire-Atlantique, se rappelle avoir vécu une fausse alerte à la bombe avec l'évacuation de tous les pèlerins le 15 août 2010, un précédent qui la rassure. Elle n'a «pas un seul instant» pensé à annuler son pèlerinage, «au contraire» : «C'est une manière comme une autre de ne pas lâcher prise.»

Jeudi, équipes d'organisation, bénévoles et premiers pèlerins s'installaient dans les locaux du sanctuaire et les hôtels à proximité. Les célébrations devaient commencer vendredi avec une procession d'ouverture, dont le trajet a été modifié pour des raisons de sécurité, puis se poursuivre jusqu'au 16 août avec des conférences, veillées et prières sur le thème de la «miséricorde». Plus de 6000 personnes se sont inscrites cette année au pèlerinage national, auquel s'ajoutent des dizaines d'autres pèlerinages indépendants, une baisse d'environ 1500 personnes par rapport à 2015 due à la concomitance des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Pologne, selon les organisateurs. nLes attentats de juillet ont «paradoxalement» abouti à un «sursaut» d'inscriptions, selon le père Fabien Lejeusne, directeur du pèlerinage national.

Cela montre également que le catholiques français ont décidés de ne pas vivre dans la peur et d’avancer mais aussi que les attentats ont eu l’effet contraire que voulait Daech celui de créer la division et un conflit religieux.

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Publié le 10 Août 2016

Radio Vatican dans son article du mercredi 10 août 2016 nous montre que le mardi 9 août, le pape François s'est rendu en visite privée dans deux couvents féminins dans le Latium et les Abruzzes. François a visité le monastère des "Sœurs franciscaines de Sainte Filippa Mareri" au Borgo San Pietro de Petrella Salto, dans la province de Rieti, puis le couvent bénédictin des "Sœurs réparatrices du Saint Visage de Notre Seigneur Jésus-Christ" à Carsoli, dans la province de L'Aquila. Comme le 4 janvier dernier lors de sa visite surprise à Rieti et Greccio, où il était venu visiter la crèche de saint François d'Assise, le Pape était accompagné par l'évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili.

Serait-ce une forme de soutien du pape pour un rôle plus important des femmes dans l’Église ? Il faut dire que comme le montre NCRonline.org les membres de la nouvelle commission du pape François chargés d'étudier si les femmes pourraient servir comme diacres dans l'Église catholique ont exprimé un large éventail de points de vue sur le sujet dans le passé, avec quelques personne clairement en faveur de la possibilité tandis que d'autres disent qu'il n'y a pas de précédent historique.

Selon le père Karl-Heinz Menke, un membre de la commission qui est également membre de la Commission théologique internationale du Vatican et un théologien à l'université allemande de Bonn, fait valoir le cas contraire. Pour lui, il n’y a pas de preuves historiques qui montre les femmes diacres dans l'Église primitive n'a pas rempli un «ministère sacramentel.» Même s’il conclut que la preuve historique que les femmes diacres existe, il ne suppose de l'ordination des femmes dans le diaconat aujourd'hui, il a également plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans les postes de décision dans l'église, en déclarant : «L'égalité des sexes est essentielle.»

Phyllis Zagano de l'université Hofstra et le père jésuite Bernard Pottier, membre de la commission et théologien à l'Institut d'Études Théologiques de Bruxelles, font valoir que les preuves historiques de femmes servant diacres dans l'Église primitive souligne qu’elles recevaient l'ordination diaconale de la même manière que leurs homologues masculins conférée par l'imposition des mains et la prière de l'évêque. Les auteurs notent que l'église de rite latin conservé les formules pour l'ordination des femmes diacres jusqu'en 1962. Ils critiquent la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis 1994 du pape Jean-Paul II, qui dit que l'église avait «aucune autorité» d'ordonner des femmes et le document 1974 Inter Insignores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre l’ordination des femmes.

La Franciscaine Sœur Mary Melone, membre de la commission et la première femme présidente de l'université pontificale Antonianum à Rome, qui dit que les femmes soit présente dans les Congrégations de la curie serait un pas important, mais l’essentiel serait la prise conscience que l'autorité des femmes aide l'Église à croître. Sur les femmes prêtres, sœur Melone juge que la chose importante est qu'il n'y ait pas une excuse pour exclure les femmes de la possibilité de travailler à des postes de décision à l'intérieur de l'Église et qu’elle ne pense pas que c’est la seule condition pour remplir des rôles dans l’Église.

Les visites du pape François aux religieuses montrent son souhait d’un meilleur rôle pour les femmes, mais dans quel cadre ? Le diaconat ? Encore faut-il trouver une solution durable et qui ne déçoivent pas ces fidèles servantes de l’Église qui ont du souvent faire face au machisme de l’Église à leur encontre.

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Publié le 9 Août 2016

LeMonde.fr dans son article du mardi 9 août 2016 nous montre que le Vatican a créé en 2015 une instance de droit canonique en réaction aux nombreux scandales pédophiles impliquant l’Eglise.

John O’Reilly, un prêtre irlandais condamné au Chili à quatre ans de liberté surveillée pour abus sexuels sur mineure, devra répondre de ses actes devant la justice du Vatican, a annoncé lundi 8 août la congrégation des Légionnaires du Christ.

Dans un communiqué, l’organisation a précisé que «John O’Reilly a fait part à la Congrégation pour la doctrine de la foi de son entière disponibilité pour collaborer au procès dont les échéances et le mode de fonctionnement sont édictés par les autorités compétentes». Ni la date du procès ni la peine encourue ne sont connues.

Le père O’Reilly, l’un des prêtres les plus influents du Chili, proche des milieux d’affaires et de la classe politique, a été reconnu coupable de sévices sexuels répétés sur une mineure entre 2010 et 2012 dans une école de Santiago, le Colegio Cumbres où il exerçait en tant que guide spirituel. Le prêtre, qui clame son innocence, sera expulsé du pays à l’issue de sa peine après avoir déjà été déchu de sa nationalité chilienne en mars 2015.

Face à la multiplication des scandales pédophiles qui ont impliqué l’Église, le Vatican a créé l’an dernier une nouvelle instance de droit canonique spécifique. Un premier procès s’était tenu en juillet 2015 pour juger un ancien nonce accusé d’abus sexuels sur mineurs et de détention de matériel pédopornographique en République dominicaine.

Les scandales s’accumulent, encore une fois un prêtre pédophile a pu s’en prendre à de jeunes victimes avant de se faire prendre beaucoup trop tard. Il est grand temps que le Vatican se montre exemplaire sur ce sujet.

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