Publié le 8 Août 2016

Céline Hoyeau dans son article pour la-Croix.com nous montre que dans une lettre remise lundi 8 août à Donald Trump et Hillary Clinton, 5 000 religieuses appellent à se garder de la «rhétorique de la peur» et à engager un «dialogue constructif» lors de la campagne présidentielle.

«La campagne se passe vraiment très bien », affirmait Donald Trump mercredi dernier en Floride. Les religieuses américaines sont loin de le penser. Dans une lettre qui sera remise lundi 8 août au candidat républicain à la présidentielle américaine, ainsi qu’à sa rivale démocrate Hillary Clinton, à leurs colistiers et aux responsables de leurs partis, 5 671 religieuses américaines mettent en garde contre le ton de la campagne électorale.

Sans pointer explicitement les outrances et les attaques verbales de Donald Trump, elles dénoncent vigoureusement une politique marquée par «une rhétorique avilissante», un système «paralysé par l’extrémisme idéologique et par un esprit partisan démesuré», l’appel «trop souvent aux plus bas instincts». «Nous ne pouvons pas laisser les voix de la haine et de la peur remporter la victoire», argumentent-elles dans ce manifeste rédigé par la Leadership Conference of Women Religious (LCWR), qui représente 80 % des religieuses du pays.

Les signataires, engagées elles-mêmes dans l’éducation, la santé, et l’aide aux plus démunis, invitent les candidats à s’engager à un «dialogue constructif» qui reflète «les principes et les valeurs sur lesquels notre nation est fondée» : respect de la dignité humaine, recherche du bien commun. «Le problème, ce ne sont pas nos différences. C’est la manière dont nos désaccords sont traités», relèvent-elles encore, appelant concrètement les candidats à «refréner les paroles qui manquent de respect, déshumanisent, ou diabolisent les autres» pour privilégier la «courtoisie» et la «décence» dans les échanges politiques.

La LCWR par cette lettre montre une belle voie pour cette campagne à la Maison Blanche celle du dialogue constructif pour en finir avec le populisme qui se sert de nos peurs, tandis que les évêques américains ayant une autre idée en tête publient une nouvelle version de leur document, intitulé «former les consciences pour une citoyenneté fidèle» comme nous le montre Radio Vatican. Ce document d’une quarantaine de pages est publié tous les quatre ans, quelques mois avant l’échéance présidentielle. Alors que Donald Trump et Hillary Clinton sillonnent le pays pour convaincre les électeurs, la conférence épiscopale invite à grader la dimension morale de la politique.

Il faut prendre en considération la dimension éthique et morale de la politique : tel est l’appel lancé par l’Église américaine à l’heure où la campagne bat son plein. Cette nouvelle feuille de route proposée par les évêques se divise en trois parties, la première développant la doctrine sociale de l’Église, la seconde synthétisant les positions des évêques sur de nombreux sujets éthiques comme la défense de la vie, la promotion d’une économie juste, la liberté religieuse ou encore la sauvegarde de la création. Dans la troisième partie enfin, les évêques émettent des propositions pour les candidats mais aussi pour tous ceux qui ambitionnent d’avoir des responsabilités politiques.

C’est dans cette troisième partie en particulier que l’Église des États-Unis invite à se garder des partis et des idéologies, en particulier en ce qui concerne la menace de la dignité humaine. Les évêques américains invitent ainsi les candidats à privilégier le bien commun plutôt que les intérêts particuliers. Pour cela, les évêques évoquent dix points que les autorités ne sauraient négliger.

L'un des aspects les plus importants concerne la défense des plus faibles et la protection de la vie, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Outre l’avortement, l’épiscopat américain réaffirme son refus de l’euthanasie et du suicide assisté, le refus de la recherche utilisant des embryons, invitant aussi à ne pas avoir recours à la peine de mort pour combattre les crimes. Rappelant la valeur du mariage entre un homme et une femme, les évêques rappellent aussi l’importance d’une éducation à la complémentarité homme-femme. Le document revient aussi sur l’immigration, souvent instrumentalisée dans la campagne électorale. L’Église américaine appelle à une véritable réforme migratoire qui puisse offrir aux migrants un véritable parcours de citoyenneté.

Un autre point développé par les évêques est la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde, en particulier à travers l’annulation de la dette pour les pays les plus pauvres. La feuille de route revient enfin sur la nécessité de respecter «les limites morales» de l’usage de la force militaire et invite à tout mettre en œuvre pour recherche une solution afin de mettre fin à la persécution qui vise les chrétiens et les autres minorités au Moyen- Orient.

Les évêques américains n’ont pas eu le même but que la LCWR puisque ce document montre qu’ils désirent surtout mettre en avant des buts purement moraux comme leur combat contre l’avortement ou l’euthanasie, et mettent en avant la complémentarité homme-femme au lieu de mettre en avant l’égalité homme-femme, et la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde ne vient qu’en dernier. Décevant, encore une fois, les femmes nous montrent heureusement la voie, aux évêques de les suivre au lieu de ce servir des élections présidentielles dans un but politique alors qu’ils devraient se montrer neutre.

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Publié le 7 Août 2016

Rafael Marcoccia dans on article du samedi 6 août 2016 pour periodistadigital.com nous montre que la grande extension territoriale du Brésil représente pour l'Église un défi énorme. Il est estimé que près de 70 000 communautés à travers le pays ne célèbrent pas l'Eucharistie régulièrement. Pour y faire face, vient en ce moment-là la proposition des les ministres ordonnés locaux. Un des responsables de cette proposition est le prêtre brésilien et théologien, Mgr Antonio José de Almeida, professeur à l'Université pontificale catholique du Paraná. Docteur en théologie de l'Université pontificale grégorienne à Rome, il aborde la question des ministères dans l'Église dans la signification de la vie et la mission des communautés, et il connaît de nombreuses expériences de ministères non ordonnés en Amérique latine.

Fin avril dernier, à l' occasion de la Réunion nationale de 16 prêtres qui encourageait la Commission nationale des prêtres et la Commission pour le ministère ordonné et la Vie Consacrée, Mgr Almeida a publié un article intitulé «presbytères communautaires pour les communautés sans l'Eucharistie», qui présente des idées qui viennent à échéance.

La proposition de Mgr Almeida, inspirée par les idées de Mgr Fritz Lobinger, qui était près de 50 ans en Afrique du Sud est d’ordonner des dirigeants, célibataires ou mariés, profondément enracinés dans des communautés ecclésiales matures. Des communautés ecclésiales d'âge mûr qui sont celles avec une histoire de chemin ecclésial et de vie communautaire, avec des ministres non ordonnés dans le domaine de la Parole, du culte et de la charité, qui seront accompagnés par des prêtres dédiés à les aider et à participer à leur processus de formation continue, en communion avec l'Église locale.

Almeida propose que ces deux types d’ordinations reçoivent différents noms : les prêtres locaux et les ministres ordonnés. Les prêtres restent célibataires et sont envoyés dans les paroisses du diocèse, alors que les ministres ordonnés locaux ne servent qu'à la communauté dans laquelle ils vivent et pourraient être intégrés dans la vie familiale et professionnelle. Dans le cas où vous ne disposez pas de travail ou vous l’avez perdu, les ministres ordonnés locaux pourraient être aidé et maintenu par la communauté, tout comme ils entretiennent déjà des prêtres.

«Les deux sont prêtres ayant reçu le même sacrement de l'Ordre, à la fois pour prêcher l'évangile au nom de l'Église, à la fois pour administrer les sacrements, à la fois pour conduire la communauté avec et sous l'évêque, les deux sont ordonnés pour la vie», dit la proposition. Mais alors que «les prêtres assurent une vaste région et vivent dans une circonscription pastorale plus large», les «ministres ordonnés locaux» vivent au sein de leur communauté. Ainsi, les ministres ordonnés locaux seraient élus directement par la communauté et ne doivent pas être seulement unique, mais un petit groupe de deux ou trois. En outre, le service communautaire serait à temps partiel.

«Le modèle n’est pas la grande paroisse, territoriale, anonyme, entièrement centralisé dans la paroisse, où tout dépend d’elle.» Ces ministres doivent répondre aux critères suivants : être des hommes de foi éprouvée et vertueux, compétent et respectés au sein d'une communauté donnée. Mgr Almeida estime qu’«ordonner certains dirigeants laïcs qui guident les communautés est la bonne décision, parce que l'objectif est de fournir à une communauté son propre prêtre, dans ce qui existe déjà dans cette communauté, assurant la relation de ministre communautaire. Il n’est pas un étranger de ce qui vient de l'extérieur, mais il est quelqu'un à l'intérieur. Inutile d'insérer : Il y a «inculturation» parce qu’il fait déjà partie de la communauté et de son histoire, il a le même visage, sa façon d'être.»

Par conséquent, l'article indique que non seulement on parle de ‘viri probati’, des hommes mariés qui peuvent être ordonnés prêtres, mais aussi des «communitates probatae», où l'accent est mis sur la communauté. «Il serait tragique que l'Église ordonne» des viri probati «sans un fort sentiment communautaire.» Les idées présentées dans cet article trouvent une forte résistance au sein de l'Église brésilienne. Bien que le problème est perçu et partagé, les solutions proposées ne trouvent pas beaucoup de consensus.

Dans tous les cas, la CNBB a autorisé une commission pour réfléchir à la question, composé de Raymundo Damacesno, archevêque d'Aparecida, Claudio Hummes, archevêque émérite de San Pablo, Walmor de Oliveira, Archevêque de Belo Horizonte et Sergio Castriani, archevêque de Manaus. Et certaines réunions ont eu lieu, mais n'elles n’ont pas encore fait de progrès significatifs.

La solution des ministres ordonnés locaux correspond au souhait du pape François de mettre en avant des «solutions courageuses et concrètes» pour palier le manque de prêtres, mais aussi pour aider le clergé a assurer sa tâche sans concédé de trop lourdes fatigues, tout cela aidé par la communauté. Cette idée qui a le souci de l’efficacité et de la proximité s’avère très intéressante.

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Publié le 7 Août 2016

Comme le montre LePoint.fr ce dimanche 7 août 2016, à Alep, au moins 130 civils ont été tués depuis l'offensive lancée le 31 juillet sur le sud de la ville pour briser le siège des alliés du président Assad.

Le pape François a donc dénoncé dimanche sur la place Saint-Pierre de Rome le nombre "inacceptable" de victimes civiles, et en particulier les enfants, dans les affrontements en cours à Alep, dans le nord de la Syrie. "Malheureusement, nous arrivent de Syrie des nouvelles de victimes civiles de la guerre, tout particulièrement à Alep. Il est inacceptable qu'autant de personnes sans défense, et tant d'enfants aient à payer le prix de ce conflit", a déclaré Jorge Bergoglio devant des milliers de fidèles réunis pour l'angélus.

Ces civils paient "le prix de la fermeture des cœurs et du manque de volonté de paix des puissants", a encore dénoncé le pape, en invitant les fidèles à un moment de recueillement silencieux pour leurs "frères et sœurs" de Syrie.

Alep (nord), deuxième plus grande ville de Syrie et enjeu majeur du conflit, est en proie à de violents affrontements entre les rebelles et les forces pro-régime. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 130 civils ont été tués depuis l'offensive lancée par une alliance de groupes rebelles, islamistes et djihadistes, le 31 juillet sur le sud d'Alep pour briser le siège imposé par les forces du président Bachar el-Assad.

Les civils sont toujours les victimes de ces affrontements entre les rebelles et le gouvernement syrien, et ils attendent toujours l’ouverture de corridors humanitaires. Assiégés, ils ne peuvent sortir et les offensives des rebelles n’arrivent pas a apporter du nouveau aux populations. Une solution plus viable serait de faire sortir la population d’Alep pour laisser les combattants s’entretuer. Mais le voudront-ils ?

Hier francetvinfo.fr nous a montré que le pape François a envoyé, samedi 6 août, une lettre aux athlètes de l'équipe de réfugiés qui participent aux Jeux olympiques de Rio. Selon Radio Vatican, il les y encourage à lancer au monde "un cri de fraternité et de paix". "Que le courage et la force que vous portez en vous puissent exprimer à travers les Jeux olympiques un cri de fraternité et de paix, écrit-il. Qu'à travers chacun de vous, l'humanité comprenne qu'avec la paix, on peut tout gagner, alors qu'avec la guerre, on peut tout perdre."

Une délégation de 10 sportifs sud-soudanais, syriens, éthiopiens ou congolais, rassemblés sous la bannière olympique, participent aux Jeux dans trois sports : l'athlétisme, la natation et le judo. Parmi eux, figure Yusra Mardini, une nageuse syrienne de 18 ans, qui, il y a moins d'un an, a tiré à la nage pendant plus de trois heures avec sa sœur le canot transportant sa famille et de nombreux autres réfugiés vers l'île grecque de Lesbos.

L’exemple de cette équipe de réfugiés qui vivent malgré tous leurs drames est porteur pour nos sociétés vivant constamment dans la peur, car ces athlètes sous les couleurs d’honneur ont choisi d’aller de l’avant au lieu de se morfondre. Courage et abnégation sont des valeurs dont les hommes ont encore besoin

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Publié le 6 Août 2016

Radio Vatican nous montre dans son article du vendredi 5 août 2016 que quatre ans après Londres, Rio de Janeiro accueille les Jeux Olympiques. Plus de 10 000 athlètes de 207 pays sont attendus, avec pour la première fois des délégations du Kosovo ou du Soudan du Sud. C’est la première fois qu’un pays d’Amérique du Sud organise des Jeux Olympiques. La cérémonie d’ouverture a lieu ce vendredi soir au Maracana, le mythique stade de football de la ville. Mais malgré la fête sportive, ces JO se tiennent dans un pays troublé, politiquement et socialement. Une situation à laquelle l’Église brésilienne est très attentive.

Derrière les chorégraphies et les feux d’artifices, les drapeaux de 200 nations montrant leur joie de participer aux premiers Jeux Olympiques de l’histoire en Amérique du Sud, il y a toute la réalité d’un pays en pleine crise politique et sociale. Des manifestations sont prévues ce soir au pied du stade Maracana contre le président par intérim Michel Temer, qui ouvrira la cérémonie. Les organisateurs s’attendent à ceux qu’il soit chahuté : le volume de la musique devrait même être augmenté après son discours, pour couvrir les sifflets attendus. Attribué en 2009 dans un Brésil en pleine croissance, ces JO s’ouvrent dans un climat radicalement différent. Un Brésilien sur deux n’attend rien de l’évènement. L’Église, depuis de longs mois, n’a pas caché son inquiétude face au malaise social grandissant chez de nombreux Brésiliens. Début mai, l’archevêque de Rio, le cardinal Orani Joao Tempesta, dénonçait une «catastrophe sociale» dans une lettre et appelait les institutions à privilégier la justice sociale et le bien commun.

Cent jours avant l’ouverture des Jeux, le diocèse a lancé l’initiative "Rio se bouge" pour mettre en avant les programmes développés pour les plus pauvres. Pour l’Église brésilienne, ces Jeux Olympiques peuvent être une tribune pour rappeler l’Évangile et l’attention aux plus vulnérables. Une idée partagée par le réseau brésilien des religieuses contre la traite des personnes, qui a lancé en juin dernier la campagne «joue en faveur de la vie» contre le trafic humain. Et dans un tweet posté ce vendredi, sur son compte @pontifex décliné en 9 langues, le pape adresse ses «Félicitations aux athlètes de #Rio2016 ! Soyez toujours des messagers de Fraternité et d’esprit sportif authentique», exhorte-t-il.

On peut être circonspect puisque que comme le montre cath.ch 200 volontaires catholiques ont été recrutés et formés pour évangéliser autour des sites olympiques. Il s’agit de présenter la culture catholique aux touristes, supporters et athlètes présents à Rio. L’Église a noué des partenariats avec des institutions caritatives allemandes et italiennes afin d’aider au financement de projets menés par le diocèse, sans pour autant empêcher la destruction de la Vila Autodromo, dont les habitants ont été installées à quelques dizaines de mètres des installations olympiques dans lesquels se dérouleront les épreuves.

Enfin comme le montre francetvinfo.fr, avant la cérémonie d'ouverture se tenait une manifestation à l'appel du comité "Rio 2016, os jogos da exclusao" — comprenez "Rio 2016, les Jeux de l'exclusion" pour protester contre la politique des autorités brésiliennes et de la ville de Rio en matière d'urbanisme. On ne voit pas l’Église brésilienne à leur côté trop occupé à se servir des Jeux Olympiques pour évangéliser.

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Publié le 5 Août 2016

Blandine Garot dans son article du vendredi 5 août 2016 nous montre qu’à l’occasion des 800 ans du «Grand pardon» d’Assise, le pape François s’est rendu, jeudi 4 août, à la Portioncule, petite église restaurée par le saint patron d’Italie, saint François d’Assise. Pour sa deuxième visite depuis son élection en 2013, le pape a invité les pèlerins à suivre «le chemin du pardon» pour renouveler l’Église et le monde.

Seul, le pape François s’est recueilli pendant quelques minutes en silence dans la Portioncule, jeudi 4 août, église aujourd’hui englobée dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges à Assise (Ombrie). Pour sa deuxième visite dans la cité du Poverello depuis son élection en 2013, le pape a tenu à célébrer le 800e anniversaire du «Grand Pardon», tradition lancée par saint François d’Assise pour absoudre gratuitement les péchés des pauvres, venus en pèlerinage.

Après la lecture de la «Parabole de la dette» tirée de l’Évangile de Matthieu (18,21-35), le pape a donné une méditation sur le thème du pardon devant la porte de la Miséricorde. «Nous savons bien que nous sommes pleins de défauts et que nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Néanmoins, Dieu ne se lasse pas d’offrir toujours son pardon chaque fois que nous le demandons», a rappelé le pape François.

Année du Jubilé de la Miséricorde oblige, il a également insisté sur la nécessité de pardonner car «le chemin du pardon peut vraiment renouveler l’Église et le monde et qu’offrir le témoignage de la miséricorde dans le monde d’aujourd’hui est une tâche à laquelle personne ne peut se soustraire. Le monde a besoin de pardon».

À l’issue de sa méditation, le pape François a convié les évêques et les prêtres réunis à aller dans les confessionnaux afin d’offrir le pardon aux pèlerins présents. D’ailleurs, il s’est également prêté à l’exercice en confessant une vingtaine de fidèles. Puis avant de repartir pour Rome, peu après 18 heures, il a rencontré les évêques et les supérieurs des ordres franciscains, ainsi que des religieux malades présents à l’infirmerie.

Le pape pense que le pardon peut renouveler l’Église et le monde, cela sera difficile mais tout peut commencer simplement et pardonner est souvent difficile malgré la simplicité de l’acte. Le pardon est aussi la meilleure arme contre la haine qu’utilisent ceux qui profitent des peurs.

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Publié le 4 Août 2016

periodistadigital.com nous montre dans son article du mercredi 3 août 2016 qu’à l'heure où le Pérou mène une bataille contre le féminicide, les déclarations publiées par l'ultraconservateur cardinal Juan Luis Cipriani insinuant que les femmes sont maltraitées par leur propre faute ont provoqué l'ire du Pérou.

Connu pour ses positions politiques allant contre l’avortement et les unions civiles de même sexe, Mgr Cipriani a dit dans ses Dialogues du programmes de radio Diálogos para la Fe que l'abus envers les femmes serait du fait que "de nombreuses fois, la femme se présente comme une vitrine, ce qui provoque".

"Dans un pays qui occupe le troisième rang dans le classement mondial du viol, une déclaration de cette nature ne mérite pas mon rejet seulement comme une femme, mais aussi en tant que ministre (...) Cette déclaration invisibilise et supprime tout responsabilité à l'agresseur" a répondu le ministre des femmes, Ana Maria Romero. Le deuxième vice-président du jeune gouvernement de Pedro Pablo Kuczynski, Mercedes Aráoz, a lâché sur : "Je peux porter une minijupe et personne n'a le droit de me toucher (...) Une femme peut se livrer à la prostitution et ne veut pas être violée, ne veut pas être violée. Personne n'a le droit de porter atteinte à notre dignité ni de provoquer les femmes".

Dans les réseaux sociaux, les commentaires de Mgr Cipriani ont déclenché un week-end d'indignation, avec les femmes et les hommes exigeant sa démission. Beaucoup voient cela comme une tentative de minimiser la marche contre la violence machiste qui va se réunir dans tout le pays pour le 13 Août a annoncé Aráoz qui assiste le vice-président et la Première Dame, Nancy Lange. Sous le slogan #NiUnaMenos, la marche dénonce les agressions et les meurtres de femmes par leurs partenaires ou d'anciens partenaires et contre le laxisme de la justice péruvienne qui ne sanctionne pas fermement les agresseurs dans un pays avec une culture machiste et conservatrice forte. "Cipriani (...) a fait des déclarations dans la chaire contre la marche «ni plus ni moins», en disant que de telles campagnes qui cherchent à imposer l'idéologie de genre" ne sont pas «humaines», a écrit le psychanalyste Jorge Bruce dans le journal La República.

Après la controverse soulevée, Mgr Cipriani, archevêque de Lima, la tête visible de l'Opus Dei en Amérique latine, a déclaré lundi qu'il avait été mal compris. Pourtant, il dit bien que sa phrase était malheureuse. Mais comment s’en étonner puisque il fait un lobbying contre les droits des femmes et fait souvent des remarques sexistes sur les femmes par écrit et en public. Doit-on s’étonner alors de cette phrase qu’il dit mal comprise ? Non, le mal est fait.

periodistadigital.com nous montre aussi dans son article d’hier que l’archidiocèse de Dublin a confirmé qu’il va suspendre temporairement l'admission de nouveaux étudiants au séminaire principal en Irlande du fait de la suspicion qu’il s’y serait étendu une «culture gay» par l'utilisation des applications mobiles pour planifier des rendez-vous en ligne.

L'annonce vient après que l'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a déclaré mardi 2 août que le radiodiffuseur public irlandais (RTE), qu’il était «mal à l’aise» avec les «allégations anonymes» exprimées par des lettres et des blogs contre un nombre important de séminaristes au St. Patrick College dans le séminaire de Maynooth. Ces accusations, a-t-il dit, font valoir qu'il existe une «culture homosexuelle» dans laquelle les élèves utilisent «une application appelée Grindr» qui, selon le religieux, sert à «organiser des rencontres gay».

«Son utilisation est non seulement inappropriée, car ils sont dans la formation pour devenir prêtres célibataires, mais aussi parce qu'une telle application favorise la promiscuité sexuelle, qui, en aucune manière serait une vision mature de ce qui devrait être un prêtre», dit Mgr Martin. Par conséquent, l'archevêque a déclaré que les nouveaux étudiants seront envoyés au Collège pontifical irlandais à Rome (Italie), alors que cette question est clarifiée au séminaire de Maynooth situé à 26 kilomètres de Dublin.

Mgr Martin a également reconnu qu'il y a des soupçons sur le fait que les autorités du séminaire ont refusé d'enquêter sur les allégations faites par les dénonciateurs, parce qu’ils ont commencé à «faire circuler toutes sortes d'accusations anonymes.» Mais il a déclaré que «certaines sont sûrs», et il affirme qu’il est impossible d'établir un «processus formel de recherche» parce que «le matériel reste anonyme.» C’est sûr, mais on n’est pas sûr parce que c’est anonyme. On ne peut pas dénoncer ou enquêter dans ce cas.

L'archevêque, qui est la plus haute autorité de l'Église catholique dans la République d'Irlande, a révélé qu'il a utilisé les services d'un observateur «indépendant» pour essayer de tirer de la clandestinité les dénonciateurs, mais leurs efforts ont seulement généré plus d’accusations «anonymes». Le prélat a appelé les responsables de Maynooth à prendre des mesures pour ceux qui veulent dénoncer des irrégularités présumées et peuvent présenter des «preuves solides et concluantes.»

Il a également dénoncé l’excessif «confort» apprécié des séminaristes dans ce centre de formation, où on leur sert, a-t-il déploré, «le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner.» Le confort n'est pas en faute ici.

Mgr Diarmuid Martin peut-il se fier à des dénonciations anonymes alors qu’il n’y a rien qui a été sensiblement prouvé sur ce qui se passait dans le séminaire. Le cardinal Timothy Dolan avait déjà été envoyé en 2011 à Maynooth pour enquêter sur deux choses : l'orthodoxie de la théologie et les allégations de l'activité sexuelle gay. Dans son rapport, il n'y avait aucune preuve pour étayer ces allégations. Que Mgr Martin fasse attention.

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Publié le 4 Août 2016

Comme nous le montre Olivier Pérou dans son article dans LePoint.fr du mercredi 3 août 2016 promise à la destruction, l'église du 15e arrondissement de Paris était, depuis début 2014, occupée par des catholiques intégristes et des identitaires.

«Le timing est mauvais, très mauvais», soupire-t-on place Beauvau. Une semaine après l'attentat qui a frappé l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray près de Rouen, l'évacuation par les CRS de l'église Sainte-Rita du 15e arrondissement de Paris passe mal. Célèbre pour ses bénédictions annuelles d'animaux, l'édifice religieux est squatté depuis un an par un gloubi-boulga de mouvances d'extrême droite.

Un habitant du 15e raconte qu'on croisait devant Sainte-Rita «des animaux en tout genre, comme des chameaux». «Une fois, en faisant mon footing, j'ai vu des personnes déguisées comme des chevaliers», a dit l'un d'eux. Pour un voisin de l'édifice, «depuis un bon bout de temps, on n'y célébrait plus grand-chose». En réalité, une messe tous les dimanches dans l'après-midi. Et pour cause ! Le lieu de culte a été vendu il y a quatre ans par son propriétaire, l'Association des chapelles catholiques et apostoliques. L'acheteur ? La société Garibaldi, un promoteur immobilier qui compte bien construire des logements sociaux et un parking.

L'association cultuelle louait depuis 1988 à une communauté qui célébrait le culte gallican, un courant du catholicisme non reconnu par l'Église, censée quitter les lieux voués à la destruction. Mais, en janvier 2014, d'autres dissidents de l'Église investissent petit à petit les lieux, dont des catholiques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Bien que les excommunications qui pesaient sur ses membres aient été levées par Benoît XVI en 2009, leurs prêtres ne sont toujours pas autorisés à célébrer des messes «de façon légitime», avait rappelé en 2012 la commission pontificale Ecclesia Dei (responsable du dialogue avec la Fraternité).

Guillaume de Tanoüarm est de ceux-là. Disciple de monseigneur Lefebvre – le fondateur de la fraternité Saint-Pie-X –, l'abbé catholique traditionaliste, qui a quitté la mouvance en 2005, se charge des offices depuis un peu moins d'un an. Comme le montrait une enquête approfondie de StreetPress, il a fait de Sainte-Rita une véritable ZAD, l'expression utilisée par les militants écologistes occupant illégalement des zones destinées à des projets d'aménagement. Aux côtés du curé, on trouve une multitude de soutiens rassemblant ex-mégrétistes, adeptes de l'idéologue Alain Soral, animateurs de Radio Courtoisie. Pionniers de l'occupation des lieux, les membres du Mouvement du 14 juillet, fondé par des conspirationnistes voulant renverser l'État (pauvre 14 juillet qui mérite mieux). Ces derniers ont fait de Sainte-Rita leur QG.

Plus étonnant, des élus de la droite parisienne ont également fait de la sauvegarde de l'édifice parisien leur cheval de bataille. À commencer par le député Les Républicains Frédéric Lefebvre. Contacté par LePoint.fr, il se dit «outré par l'évacuation décidée par le préfet de police» : «Il a commis une faute. Il a agi sans discernement. Évacuer une église une semaine après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, c'est signe de la maltraitance des religions. Non seulement des catholiques, mais aussi des musulmans et des juifs !» Je ne vois pas en quoi, on a juste chassé des intégristes et des conspirationnistes qui occupaient illégalement les lieux.

Interrogé sur les cultes non reconnus par Rome célébrés à Sainte-Rita et sur ses occupants issus des mouvances d'extrême droite, Frédéric Lefebvre a botté en touche. «Je ne suis pas là pour soutenir tel ou tel occupant. Je veux défendre les paroissiens et le patrimoine culturel», a-t-il martelé, ajoutant que, «quels que soient les gens qui occupent l'édifice, ils sont les bienvenus car ils retardent la démolition». Quand on critique l’intégrisme islamiste et qu’on défend des intégristes catholiques, cela ressemble à de la mauvaise foi.

Comme le montre L’OBS le Front national, qui aime les raccourcis facile, s’est jeté facilement sur ce cas, en ne manquant pas de comparer le prétendu laxisme dont bénéficierait l'islam de France, au premier rang duquel les mosquées salafistes. Mais ce parti s’est bien gardé de dire que les lieux étaient occupés illégalement et que cela n’a rien à voir avec le salafisme.

Malgré ce qu'ont pu dire les défenseurs de l'église Sainte-Rita, dont Frédéric Lefebvre, «il n'y avait aucune messe en cours» lors de l'évacuation, assure une source policière. Mardi soir, la rumeur courait que l'évacuation allait se faire dans la journée de mercredi. Une trentaine de militants «de l'Action française notamment», selon cette même source, se sont donc réunis à la hâte «mardi soir ou dans la nuit de mardi à mercredi» pour se barricader et mettre en scène un ersatz de messe juste avant l'intervention des forces de l'ordre.

Pas de quoi faire une affaire d’État, puisque l'église Sainte-Rita était occupée illégalement par des militants intégristes non reconnus par le diocèse de Paris. L’église a été évacuée à la demande de l'association propriétaire des lieux, "L'Association des chapelles catholiques et apostoliques".

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Publié le 3 Août 2016

LeMonde.fr dans son article du mercredi 3 juillet 2016 nous montre que le pape François considère que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Dans le compte rendu d’une rencontre avec des évêques de Pologne publié mardi 2 août, le pape François regrette qu’«on apprenne à l’école à des enfants – à des enfants ! – que tout le monde peut choisir son sexe». La discussion a eu lieu mercredi 27 juillet alors que le souverain pontife commençait à Cracovie une visite de cinq jours. Le pape estime que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Le pape devrait savoir que les études de genre sont loin d’apporter la confusion chez les jeunes, elle les libère du poids des constructions sociales et permet à chacun de se construire individuellement, sereinement. Cela n’amène pas la destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu, cela montre qu’il a fait sa création diverse et pleine de surprises.

Il critique des ouvrages fournis par des «personnes et des institutions qui donnent de l’argent», sans plus de précision. Selon lui, ces ouvrages sont à l’origine d’une «colonisation idéologique» soutenue par des «pays très influents». Il ne mentionne pas les pays concernés. «C’est terrible», s’inquiète-t-il. L’idée d’une «colonisation» n’est pas une nouveauté dans son discours. Le pape l’a déjà évoquée lors d’une tournée en Asie en 2015.

La théorie du genre, n’est pas une colonisation idéologique, elle permet simplement de répondre aux questions sur les dominations de genre qui se sont formées dans l’histoire. Si l'Église s’y oppose c’est qu’elle permet de libérer les femmes du machisme et les homosexuels de l’homophobie.

Lors de cette conversation à Cracovie, le pape François a cité son prédécesseur Benoît XVI, qui vit toujours au Vatican. «Il me disait : “Votre Sainteté, c’est l’époque du péché contre Dieu le créateur. Il est intelligent. Dieu a créé l’homme et la femme. Dieu a créé le monde ainsi et nous faisons le contraire.”»

Le pape se trompe, les études de genre reposent sur le postulat que sexe et genre sont dissociés. Le sexe est une donnée biologique. Mais le genre n’est pas une expression du patrimoine génétique d’un individu : c’est une construction sociale. Elles ne nient pas la réalité biologique. Elles permettent simplement de libérer les stéréotypes de genre qui pèsent sur les libertés individuelles.

Enfin, le pape se rattrape comme le montre l’article de France24.fr du mardi 2 juillet. Le pape François a donné son accord, mardi, pour mettre sur pied une commission spéciale chargée de clarifier la question du diaconat féminin au sein de l'Église catholique. Elle sera composée de 13 membres, dont la moitié de femmes.

Le pape François a nommé, mardi 2 août, une commission d'étude sur le rôle des femmes diacres dans l'histoire. Ce n’est pas la première fois que le Saint-Siège est invité à répondre à cette question. En 2006, le pape Benoît XVI évoquait "un service ministériel confié aux femmes", explique La Croix.

Dans l'Église catholique, les diacres sont des hommes ordonnés pour prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais qui ne peuvent pas dire la messe : il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles. "La question est donc de savoir si, en permettant à des femmes d’accéder à ce ministère diaconal, on va aider à clarifier, ou au contraire compliquer la place des diacres permanents", précise encore La Croix.

La création de cette commission s’inscrit dans une démarche d'ouverture historique. Elle sera composée de 13 membres dont six femmes, et sera chargée, selon le Vatican, d'examiner le rôle des femmes qui ont occupé ces fonctions aux "premiers temps de l'Église", même si certains en attendent aussi des recommandations sur la manière de donner plus de responsabilités aux femmes aujourd'hui.

"Le 12 mai, au cours de la rencontre avec les participants à l'Assemblée Plénière des supérieures générales, le Saint-Père avait exprimé l'intention d'instituer une commission officielle pour étudier la question du diaconat des femmes, surtout aux premiers temps de l'Église", a expliqué le communiqué du Vatican.

"Après une prière intense et une mure réflexion, sa Sainteté a décidé d'instituer la commission d'étude sur le [sujet]", a ajouté le Vatican avant de présenter la liste des membres, prêtres, religieuses et professeurs d'université.

Espérons que cette commission n’accouche pas d’une déception supplémentaire, car il est grand temps que les femmes puissent enfin avoir un rôle réel dans l’Église tente dans leurs paroisses qu’au sommet de l’Église.

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Publié le 2 Août 2016

Les obsèques du père Hamel célébrée dans la ferveur

TF1.fr, Europe1.fr et ouest-france.fr nous montrent que la cathédrale de Rouen a accueilli ce mardi 2 août 2016 les obsèques du père Jacques Hamel, tout juste une semaine après son assassinat par deux jihadistes dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, une ville industrielle de la métropole rouennaise. Dans des conditions de sécurité très strictes, et selon un déroulé très étudié et fortement chargé en symboles, la cérémonie a débuté à 14h30 en présence du ministre de l'Intérieur et des Cultes Bernard Cazeneuve et des autorités locales et régionales.

1700 personnes ont pu entrer à l'intérieur de la cathédrale de Rouen, dont 150 jeunes qui se trouvaient aux JMJ à Cracovie. Des centaines d'anonymes sont restés sur le parvis où un écran géant a été installé pour l'occasion. La famille du père Hamel a choisi pour évangile "le sermon sur la montagne" de St Matthieu, dans lequel Jésus dit : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent". "Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui la joue gauche", proclame ce texte.

La sœur ainsi que la tante du père Jacques Hamel rendu un hommage ému à l'homme d'église. Sa sœur a raconté que pendant son service militaire en Algérie, Jacques Hamel avait refusé d'être promu officier car alors, "il aurait du donner ordre à ses hommes de tuer d'autres hommes". "Apprenons à vivre ensemble, le monde a tellement besoin d'espérance", a affirmé sa sœur devant les 1700 personnes réunies dans la cathédrale.

L'archevêque de Rouen qui présidé la cérémonie, a salué la présence de fidèles des communautés juive et musulmane, "très marquées et déjà décidées à s'unir pour plus jamais ça". Mgr Lebrun s'est adressé à ceux qui sont tentés par le jihad. "Vous que la violence diabolique tourmente, vous que la folie meurtrière démoniaque entraîne à tuer (...) priez Dieu de vous libérer de l'emprise du démon. Nous prions pour vous, nous prions Jésus qui guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du mal", a-t-il dit.

Dans son homélie, Mgr Lebrun a aussi révélé que Jacques Hamel avait répété "va-t-en, Satan" à ses agresseurs alors qu'il avait déjà reçu des coups de couteau. "Nous sommes blessés, atterrés, mais pas anéantis", a poursuivi l'archevêque. Mgr Lebrun a aussi invité les gens, de toutes les confessions, à visiter les églises et à déposer des cierges le 15 août. Monseigneur Lebrun a déclaré lors de son homélie, "nous sommes blessés, atterrés, mais pas anéantis". "Faudra-t-il d'autres tueries pour nous convertir à l'amour et à la justice qui construit l'amour?" s'est-il également interrogé. Les catholiques ont ensuite communié dans la cathédrale mais aussi à l'extérieur, où plusieurs prêtres ont rejoint ceux qui n'avaient pas pu entrer.

Geste marquant de cette cérémonie placée sous le signe du dialogue interreligieux, Dominique Lebrun, archevêque de Rouen qui présidait la célébration, est venu embrasser Mohammed Karabila, président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie et responsable de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray.

À l'issue de la cérémonie, le père Jacques Hamel doit être inhumé "dans la plus stricte intimité familiale", dans un lieu tenu secret.

Ces obsèques ont pu montrer un cours instant un grand moment d’unité, mais attention à ce que la mort du père Hamel ne servent pas de moins nobles dessein comme l’a fait Mgr Lebrun en disant que la laïcité était au bout de son modèle. Ce n’est pas la laïcité qui a tué le père Hamel mais des fanatiques voulant imposer leur religion aux autres.

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Publié le 1 Août 2016

France Info.fr nous montre ce lundi 1er août 2016 que des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais, reprochaient, en particulier au cardinal Barbarin, de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l'avoir laissé en poste trop longtemps.

L’affaire secoue le diocèse de Lyon depuis plusieurs mois. Le cardinal Philippe Barbarin avait été mis en cause pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et non-assistance à personne en danger. L’enquête, ordonnée fin mars, a été classée sans suite ce lundi par le procureur de la République de Lyon qui a estimé que les infractions n’étaient pas constituées.

Les plaintes avaient été déposées par des victimes du père Preynat pour des faits d’agressions sexuelles commis entre 1986 et 1991. Selon le parquet de Lyon, le diocèse a eu connaissance entre 2005 et 2010 de soupçons visant le père Preynat, mais la prescription est de trois ans en matière de non-dénonciation : la période ne peut donc pas être étudiée.

"C'est la décision du procureur de la République, elle lui appartient. Je ne suis pas positionné pour juger. Et nous, nous sommes sur un débat moral, pas juridique", a réagi François Devaux, l'un des plaignants et membre de l'association la Parole Libérée. "Ce qui m'intéresse, c'est le débat de société. Combien de temps les citoyens français vont accepter que des prêtres pédophiles soient en lien avec des enfants ?" a-t-il ajouté. François Devaux n'a pas exclu la possibilité de saisir directement un juge d'instruction via une plainte avec constitution de partie civile.

Maître André Soulier, l'avocat de Philippe Barbarin a déclaré sur France Info que ce classement sans suite était "sans surprise" précisant "nous n'avons pas de triomphalisme affiché, nous ne sommes pas dans une séquence de revanche, nous constatons (...) qu'il est établi que le cardinal Barbarin et ses collaborateurs n'ont commis aucune faute".

Maître André Soulier a précisé que son client "ne dit pas 'ouf' ce soir, ayant toujours une pensée pour les victimes". Il a tenu à rappeler que le cardinal Barbarin n'était pas "en possession d'éléments suffisant clairs pour essayer de déclencher des poursuites" contre le père Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais. "Il faut faire attention de ne pas transformer les chefs des diverses religions en dénonciateurs", a conclu l'avocat du cardinal Barbarin.

Au moins, les victimes du père Preynat on fait bouger les choses, mais le cardinal Barbarin s’en est bien sorti alors qu’il a laissé le père Preynat au contact des enfants jusqu’en 2015, pourtant il y avait eu un incident en 2003, puis il a été signalé à deux reprises par deux de ses victimes en 2007-2008 et 2011, et à chaque fois il a été transféré et reçu une promotion. Ce n’est plus une faute, c’est une faute lourde qui normalement vous fait renvoyer dans un travail normal. Et François Devaux n’abandonne pas.

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