Publié le 30 Septembre 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du vendredi 30 septembre 2016 pour Libération.fr nous montre que l’association La Parole Libérée, basée à Lyon, affirme avoir recueilli 400 témoignages de victimes d’actes de pédophilie. Si la plupart des faits relatés sont prescrits, empêchant de fait toute action judiciaire, cela témoigne d'une volonté inédite de briser le silence.

Le chiffre impressionne. Depuis à peine un an, l’association La Parole Libérée affirme, selon les informations de Franceinfo, avoir recueilli 400 témoignages de victimes de pédophilie, une vague de révélation sans précédent dans l’Hexagone. «Elles proviennent de toute la France et concernent à 90 % des cas de prêtres pédophiles», précise, à Libération, son président, François Devaux. Créée à Lyon, l’association regroupe les victimes du père Bernard P., soupçonné de dizaines de viols et d’agressions sexuelles sur de jeunes scouts au cours des années 70 et 80 à la paroisse Saint-Luc de Sainte Foy-les-Lyon (Rhône).

Parmi les témoignages qui sont parvenus à La Parole libérée, 75 concernent, selon l’association, directement l’affaire de l’abbé P. Pour le reste, la plupart des affaires (80 % selon les estimations) sont prescrites. «Mais nous engageons les victimes à signaler ces cas à la justice», explique François Devaux. Pour Laurent Lemoine, théologien catholique, spécialiste des questions d’éthique, «le chiffre est inquiétant mais pas surprenant». «C’est une petite partie visible des cas de pédophilies dans l’Église. Mais cela commence à bouger», estime, de son côté, Me Jean-Baptiste Moquet, l’avocat qui a lancé, la semaine dernière, une procédure au civil contre l’évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di Falco, pour des faits présumés de pédophilie qui remontent au début des années 70.

De fait, le nombre d’affaires parvenues à La Parole Libérée reste bien deçà, en proportion, de celles qui ont touché depuis vingt-cinq ans les diocèses catholiques des États-Unis. Avec l’Irlande, c’est l’un des pays où l’onde de choc des scandales de pédophilie dans l’Église, a été la plus importante. Quoi qu’il en soit, les spécialistes de ces questions soulignent le travail pionnier de l’association. «C’est le grand mérite de La Parole Libérée de faire émerger ces affaires, de briser un silence assez prompt à se refermer», analyse Laurent Lemoine. Aux États-Unis, l’association Snap, fondée en 1989 et qui regroupe les victimes de prêtres pédophilie, a grandement contribué à faire éclater les scandales. «Nous avons été plusieurs fois en contact avec Snap», raconte François Devaux.

Sollicitée pour rejoindre son réseau international, La Parole Libérée a décliné l’offre. «Nous souhaitons garder notre indépendance», précise François Devaux. Outre Atlantique, Snap a mis l’accent sur les procédures qui permettent aux victimes d’obtenir des dommages et intérêts, un objectif qui ne partage pas l’association française. «Nous nous situons davantage sur le terrain de la prise de conscience de la société», poursuit le président de l’association. Ces derniers mois, La Parole Libérée a mis en place un site qui permet, en toute confidentialité, aux victimes présumées d’un même prêtre de se connecter entre elles. «À travers ce que nous avons vécu nous-mêmes nous connaissons la difficulté pour les victimes de demeurer isolées», explique François Devaux.

Ce dernier estime que les révélations d’affaires de pédophilie au sein de l’Église devraient se poursuivre, même si beaucoup se heurtent au délai de prescription. L’association a fait de l’abolition de ce dernier l’un de ses chevaux de bataille. Ébranlée depuis le début de l’année, l’Eglise catholique en France a renforcé ces mesures pour lutter contre la pédophilie. Le théologien Laurent Lemoine observe deux attitudes dans le monde catholique. «Il y a ceux qui considèrent toujours qu’il ne faut pas soulever ces affaires, explique Laurent Lemoine. Et puis un autre public a compris que c’était une nécessité d’apurer le passé pour préparer l’avenir.»

La Parole Libérée a heureusement ouvert un espace pour que les victimes puissent enfin avoir justice devant une Église qui doit encore faire ses preuves devant la crise des prêtres abuseurs, surtout que les affaires continuent comme le montre BFMTV.com avec le cas d’un prêtre catholique de 58 ans qui a été mis en examen et écroué à Colmar. Il est soupçonné de viol et agression sexuelle sur une adolescente. Les faits remonteraient à une dizaine d'années. Ce curé, mis en cause dans une affaire de viol par pénétration digitale, d'agression sexuelle sur mineure et d'abus de confiance, a été placé en garde à vue mardi. Selon l'archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il a été mis en examen et incarcéré à Colmar.

Par ailleurs, l'homme d'église, nommé en 2005 dans la paroisse de Wintzenheim, près de Colmar, détournait "des chèques destinés à la paroisse". Il est soupçonné de s'être servi d'une partie de ces sommes pour obtenir des faveurs sexuelles auprès d'une jeune fille, selon des sources judiciaires. L'archevêque a assuré n'avoir disposé d'"aucun élément", notamment parce que la victime de viol et celles des malversations financières "ne se sont jamais fait connaître". Selon l'archevêque, le curé soupçonné était "aimé des gens, abordable, musicien et avait quelque chose qui le rendait attachant, séduisant". L’Église doit encore travailler afin d’éviter que de tels cas ne se reproduisent.

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Publié le 30 Septembre 2016

Comme le montre swissinfo.ch le pape François a appelé ce vendredi 30 septembre 2016 à la "coexistence" entre les peuples lors de sa visite à Tbilissi, en Géorgie. Il s'agit de la première étape d'un court séjour dans le Caucase, qui doit se prolonger en Azerbaïdjan, trois mois après un voyage en Arménie. Accueillant le pape, le président géorgien Giorgi Margvelashvi lui a rappelé qu'il arrivait dans un pays "toujours victime d'une agression militaire de la part d'un autre État" et que "20%" du territoire géorgien était encore "occupé", allusion à la Russie.

Dans son discours, Jorge Bergoglio n'a pas fait directement référence à la guerre-éclair qui a opposé la Russie et la Géorgie en août 2008. Il a cependant rappelé que la "coexistence entre tous les peuples et les États de la région" était la "condition préliminaire indispensable" pour parvenir à la paix et à la stabilité. Néanmoins, la compréhension mutuelle ne signifie pas le renoncement au "respect des prérogatives souveraines de chaque pays dans le cadre du droit international", a-t-il dit, après que le président géorgien a remercié le Saint-Père pour avoir soutenu l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Jorge Bergoglio se veut messager de paix dans cette région du Caucase, toujours en proie aux tensions. Il a retenu la formule "Pax vobis" (la paix sur vous) comme devise de ce voyage, dont la portée œcuménique s'est exprimée à travers notamment une rencontre avec le Catholicos patriarche orthodoxe de toute la Géorgie, Ilia II. Orthodoxe à près de 85%, la Géorgie a été évangélisée dès l'aube du christianisme par André, l'un des douze apôtres, et cette religion s'est définitivement imposée au IVe siècle.

Seul point noir de ce déplacement, selon Valentina Karakhanian, historienne géorgienne travaillant au Vatican : les tensions autour des anciennes propriétés de l'Église catholique qui ont toutes été transmises à l'Église orthodoxe. "La visite papale apportera peut-être un certain dégel entre les deux Églises mais pas une avancée", a affirmé pour sa part Levan Sutidzé, spécialiste des religions pour le magazine géorgien Tabula. "Les différences théologiques sont importantes et l'Église géorgienne est connue pour sa position isolationniste", a-t-il ajouté. Quelques dizaines de manifestants s'étaient d'ailleurs rassemblés devant l'aéroport à l'arrivée du pape, pour dire leur hostilité à la venue du chef de l'Église catholique en terre orthodoxe.

Autre temps fort de ce voyage : la rencontre que devait avoir le pape vendredi soir avec la communauté assyro-chaldéenne, l'une des trois communautés catholiques présentes en Géorgie avec les communautés latine et arménienne. Cette Église d'Orient est surtout implantée au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Liban) et des pèlerins syriens et irakiens étaient attendus à Tbilissi. Les premières migrations d'Assyro-chaldéens datent du XVIIe siècle mais beaucoup d'entre eux sont arrivés au début du XXe siècle, fuyant la Première Guerre mondiale et les persécutions dont ils faisaient l'objet dans l'Empire ottoman. La communauté a conservé l'usage de l'araméen et le pape devait dire quelques mots dans ce qui était la langue de Jésus, lors d'une prière pour la paix en Syrie.

Le porte-parole du Vatican n'a pas donné de détails sur ce que pourrait être le message de paix du pape dimanche en Azerbaïdjan. Mais fin juin, après son voyage en Arménie, le souverain pontife avait appelé les pays du Caucase du Sud à "la ténacité et à des pas continuels" vers le règlement de leurs conflits. En Azerbaïdjan, le pape aura l'occasion de rappeler cette nécessité de la paix à ses interlocuteurs, dont le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Le pape François veut apporter la paix au Caucase dans une tâche qui va s’avérer difficile tant au niveau politique et religieux, la rencontre avec les communautés catholiques et orthodoxes des lieux lui permettront de voir quel sera sa tâche malgré son court voyage. La paix ne vient que si l’écoute est prête pour cela.

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Publié le 29 Septembre 2016

Comme nous le montre Olivier Bonnel dans son article pour RFI.fr, le pape François invite de nouveau la communauté internationale à redoubler d’efforts pour faire taire les armes en Syrie. Le souverain pontife recevait jeudi 29 septembre au Vatican des organismes caritatifs catholiques engagés en Irak et en Syrie, dans le cadre de leur réunion annuelle. «La violence génère la violence, nous avons le sentiment d’être pris dans une spirale d’injustice et d’inertie», a déploré le pape.

Une rencontre qui s’est déroulée en présence de Staffan de Mistura, l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie. Il ainsi pu remercier les Nations Unies «pour leur travail de soutien et de médiation auprès des différents gouvernements afin de mettre un terme au conflit». Un travail de longue haleine, a rappelé le pape François, auquel l’Église ne manquera pas d’apporter sa contribution.

Au lendemain d’une audience générale où il lançait un appel en faveur des populations civiles d’Alep, la pape François a dressé un sombre constat : «Malgré de nombreux efforts la logique des armes, les intérêts obscurs et la violence continuent à dévaster ces pays», a-t-il dit, en nommant aussi l’Irak. Face à la souffrance des Aleppins, le pape François a déploré que des enfants soient contraints de boire de l’eau polluée. Le souverain pontife a lancé un nouvel appel à la responsabilité des grandes puissances : «Je ne me fatiguerai pas de demander à la communauté internationale plus d’efforts pour parvenir à la paix dans tout le Moyen-Orient, de demander à ne pas tourner la tête de l’autre côté».

Mais le pape n’est pas si naïf sur la situation puisque ses mots disaient hier que les responsables des bombardements devront rendre des comptes devant Dieu, mais doit-on attendre autant de temps ? L’ONU aurait du intervenir depuis bien longtemps car la Syrie est prise entre les crimes de Bashar al-Assad et ceux de Daech. Les accords de paix ne marchent pas car on ne peut arriver à ceux-ci quand le régime syrien de Bashar al-Assad bombarde délibérément deux principaux hôpitaux des secteurs rebelles au lieu de s’en prendre à Daech.

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Publié le 29 Septembre 2016

ElMundo.es nous montre ce jeudi 29 septembre 2016 que le porte parole de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), José Maria Gil Tamayo, a défendu l'école religieuse Juan Pablo II d’Alarcon de la Fondation ultraconservatrice Educatio Servanda qui dans une lettre envoyée aux parents d'élèves, a attaqué comme «fanatisme terroriste» la loi de Madrid sur la protection contre LGTBphobie.

Le secrétaire des évêques a soutenu non seulement les dirigeants de l'école, mais a défendu son droit de proclamer «la doctrine de l'Église» à ce stade. «L’idéologie de genre n’est pas compatible avec la doctrine catholique et l'Église a le droit de proclamer son anthropologie» (mais les préjugés ne sont pas une anthropologie), a déclaré Gil Tamayo. En outre, il a appelé à ne pas maintenant ressusciter une «inquisition laïque» parce que «l'Inquisition est une chose du passé», et a réclamé le droit de l'Église d'avoir «leurs propres convictions» et de proclamer «la liberté absolue, avec charité et clarté».

Proclamer des préjugés à l’encontre des personnes est donc de la charité pour la CEE, C’est aberrant. Lutter contre une loi contre la LGTBphobie montre donc que l’Église parle de charité mais dans les mots elle n’existe pas. La clarté est donc que l’Église espagnole sera et restera homophobe, et elle ne veut pas de la liberté absolue pour les personnes LGBT.

Heureusement l’Église se rattrape comme nous le montre cath.ch avec le bénédictin Martin Werlen, ancien père-abbé de d’Einsiedeln, qui vient de publier un nouveau livre en allemand. Titré Wo kämen wir hin ? (D’où venions-nous ?) présenté dans une pizzeria, il milite pour une meilleure insertion des femmes dans l’Église, prônant notamment l’élection d’une femme comme abbé-primat de l’ordre bénédictin puisque «Le droit canonique rendrait cette élection possible.»

Martin Werlen constate aussi que l’exhortation apostolique du pape François La joie de l’Évangile (2013) est à peine prise en compte. Récemment, dans une retraite, il a constaté que seuls deux prêtres sur 60 l’avaient lue. «Comment une réforme peut-elle réussir, si les responsables de l’Eglise ne s’investissent pas en ce sens ?, demande Martin Werlen. Mon livre essaie de transmettre les intuitions du pape François à l’opinion publique. Beaucoup de prêtres et d’assistants pastoraux sont reconnaissants quand on leur indique une direction qu’ils peuvent ensuite transmettre dans les paroisses».

Martin Werlen est plutôt acerbe et se rend compte que l’Église a des possibilités et ne les exploite pas. Cela montre que les problèmes sont souvent ailleurs que là où on les voit.

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Publié le 28 Septembre 2016

Cameron Doody nous apprend ce mercredi 28 septembre 2016 sur periodistadigital.com que l’archevêque de Gatineau, au Québec, Paul-André Durocher, vient de recevoir un prix décerné par FutureChurch pour avoir défendu que les femmes soient ordonnées comme des diaconesses et incluses dans des positions de plus grandes responsabilités au sein de l'Église catholique durant le synode extraordinaire sur la famille en 2015.

C’est jeudi dernier, lors d'une cérémonie à Cleveland, en Ohio, que le groupe FutureChurch a attribué à Durocher avec le prix «Père Louis J. Trivison », en mémoire du prêtre fondateur de l'organisation qui a été également très attaché à la cause de l'égalité des femmes dans l'Église. Acceptant son prix via Skype, Mgr Durocher dit qu'il croit «construire des ponts» dans ce sens. Se référant à la controverse qui a surgi à propos de l’attribution de ce prix parmi les secteurs conservateurs de l'Église américaine et sur la réputation progressive du groupe FutureChurch, Mgr Durocher dit qu’avant tout, on doit promouvoir le dialogue. «Il est important que l'Église n’arrête pas d’approcher les uns et les autres afin de travailler pour le bien où nous le pouvons», a-t-il dit.

Dans son acceptation pour le prix, Mgr Durocher a également rappelé les circonstances qui l'ont amené à réclamer, au synode, une plus grande visibilité pour les femmes dans l'Église. En substance, il dit qu’il a estimé que l'Église «ne pouvait pas parler avec crédibilité» sur la violence sexiste au sein de la famille jusqu'à ce que la hiérarchie soit restructurée «pour reconnaître et célébrer la dignité inhérente de toutes les femmes». «Je suggère que nous cherchions des moyens», a-t-il dit, «d'écouter les voix des femmes dans nos réflexions sur les Écritures, sur nos structures de gouvernance et, enfin, d'étudier la possibilité d'ordonner des femmes au diaconat permanent.»

Mgr Paul-André Durocher fait preuve d’un extrême bon sens dans sa vision d’une Église qui sache gouverner avec les femmes et leur donner de larges responsabilités. Malheureusement, les courants conservateurs de l’Église viennent briser tout acte d’ouverture comme le montre Jesús Bastante dans periodistadigital.com lorsque le directeur de l'école «Juan Pablo II» de Alcorcón en Espagne, parrainé par la fondation Educatio Servanda (financé par Communion et Libération particulièrement tourné vers les élites), Carlos Martinez, a envoyé une note aux parents du centre, qui attaque la loi contre la discrimination de sexe et de genre approuvée à Madrid, qui la compare avec «fanatisme terroriste».

La lettre de Carlos Martinez, qu’a dénoncé Arcópoli parle de la façon dont «nos plus proches politiciens, ceux qui devraient défendre la famille et de nos racines chrétiennes» sont «occupées dans la défense des lois aussi absurdes telle que la récente loi sur l'égalité des sexes adoptée par l'Assemblée de Madrid». «Qu'est-ce que la barbarie sans la vérité naturelle de l'homme et le droit inaliénable des parents d'éduquer leurs enfants ! Qu'est-ce que le dogmatisme accusé de discrimination qui pense différemment! Quelle absurdité d'essayer d'imposer une idéologie par la force des sanctions ! Le mensonge vient toujours de la peur de la lumière de la vérité et du contraste des idées. La ressemblance avec le fanatisme terroriste est inquiétante», nous dit cette lettre avec une certaine ignominie.

Le directeur adjoint dans sa note à la lettre des évêques de Getafe et Alcalá contre la loi adoptée par la commune de Madrid écrit en contournant l'autorité de son évêque métropolitain, Carlos Osoro, notant qu’«heureusement, nous avons des évêques courageux qui ont clairement leur rôle d’éducateurs pastoraux et de témoins de la vérité». Le directeur du centre commence par rappeler les attentats terroristes en France et comment «nos politiciens semblent se divertir à générer des problèmes inexistants et à compliquer les choses.» Sur les attentats de Nice ou l'assassinat du père Jacques Hamel, Carlos Martinez affirme qu’«il lui semble qu’il arrive un vent de persécution.» Face à cela, dénonce «le complexe qu’ont les chrétiens dans l'Ouest», et inviter à prêcher la foi chrétienne contre «ceux qui suivent de fausses religions ou idéologies.»

On ne peu pas faire plus nauséabond. Mais rien d’étonnant à cela car la fondation Educatio Servanda est une fondation ultraconservatrice, dont de nombreux membres faisaient partie de la Légion du Christ. Leurs centres d’éducation différenciée séparent les filles et les garçons et l’association veut travailler pour construire son propre modèle éducatif, en communion avec les évêques et avec l'aide des prêtres diocésains. Il ne peut rien en sortir de bon de cela pas plus que d’écouter ces fanatiques.

Plus nauséabond encore, HuffingtonPost.fr nous apprend qu’une brochure présentée comme un "manuel de bioéthique" édité par la fondation Lejeune (Opus Dei), farouchement opposée à l'avortement est diffusée dans au moins deux lycées privés dans l'académie de Montpellier et à Paris. En ce 28 septembre, journée mondiale du droit à l'avortement, cette révélation est embarrassante.

En amont de cette journée spéciale, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol avait en effet annoncé qu'elle voulait élargir le délit d'entrave aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement dans le but de dissuader des femmes d'y avoir recours. Après cette annonce, les anti-IVG s'étaient insurgés contre ce qu'ils estiment être un manquement à la liberté d'expression. Interrogée par Le HuffPost, pour la ministre, il ne faut pas tout confondre : "La liberté d'opinion et d'expression n'inclut pas le droit au mensonge, sur des sujets aussi graves que la contraception et l'IVG." Elle a tout à fait raison.

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Publié le 27 Septembre 2016

Comme nous le montre Cameron Doody dans son article pour periodistdigital.com du mardi 27 septembre 2016, les conseillers du cardinal George Pell de Sydney ont forcé un prêtre à admettre que la confession d'un prêtre pédophile dans une lettre au diocèse a été inventée. La pression envers le père Wayne Peters par la curie de Sydney a été révélée au cours des réunions de la Commission royale australienne sur l'activité pédophile agressive du prêtre agresseur John Farrell.

Le programme Four Corners a apporté de légers détails légers sur une réunion qui a eu lieu en 1992 dans le cadre de la plainte d'une victime du père Farrell présidé par trois prêtres : Wayne Peters, Brian Lucas et John Usher. Bien que cette victime d'abus a été signalé à l'époque où le père Farrell était dans le diocèse de Armidale, le prêtre prédateur a pu vivre dans le diocèse de Parramatta (suffragant de Sydney). C’est pour cette raison que la réunion a été convoquée dans la cathédrale de Sydney.

Pourtant aucune mesure n’a été prise contre Farrell après cette réunion en 1992, Mgr Pell, archevêque de Sydney en 2012, a alors déclaré que le prêtre n'a fait aucune confession de ses crimes à l'archidiocèse pour recommander son départ. Sa défense a été démantelée par le programme de télévision qui diffusa des extraits d'une lettre écrite par le père Peters à l'ancien évêque d’Armidale détaillant les abus que Farrell avait commis, avec ses propres mots.

D'où l'importance des documents admis la semaine dernière par la Commission royale sur les Réponses institutionnelles sur les abus sexuel. Les notes d’archive du diocèse de l’archidiocèse de Sydney remis à la Commission montrent que deux jours après la publication du rapport sur le père Farrell dans lequel Mgr Pell n’avait pas dit la vérité expliquait que la réponse de l'Église aux crimes de pédophilie alors que la curie de Sydney avait conspiré pour sauver son patron. Ils se sont entendus pour forcer Peters à admettre dans le programme de télévision que sa lettre détaillant la confession de Farrell avait été «embellie».

Les personnes présentes à la réunion qui fut convoquée d'urgence à la curie de Sydney après l'apparition désastreuse de Mgr Pell dans le programme de télévision incluant Danny Casey, alors chef comptable de l'archidiocèse de Sydney et gestionnaire de projet en cours au Ministère de l'économie du Vatican dirigé par Mgr Pell. Même si, le père Brian Lucas était directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Australie en charge de la pression sur le père Peters et responsable devant le public pour la controverse que la lettre de Peters avait soulevé. Bien que Peters a dit le père Lucas, essaye encore de maintenir la non véracité de la lettre publiée par Four Corners, Lucas et ses co-conspirateurs ont réussi à obtenir que le prêtre plaignant ne parle pas de l'affaire avec les médias.

La position du cardinal Pell est maintenant intenable, car la preuve qu’il a menti est aujourd’hui visible. La curie de Sydney a préféré sauver son hiérarque qui a couvert un pédophile plutôt que les victimes et a perdu ainsi son honneur si elle en avait un. Le pape François doit faire maintenant les choses qui s’imposent, d’abord pousser à la démission le cardinal Pell pour qu’il réponde de ses crimes devant la justice, et que ceux qui l’ont couvert payent aussi pour avoir fait pression sur le père Peters.

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Publié le 26 Septembre 2016

Le pape François soutient des manifestations anti-mariage gay au Mexique

Comme le montre independent.co.uk ce lundi 26 septembre 2016 le pape a exprimé son soutien aux Mexicains en campagne contre le souhait du gouvernement de légaliser le mariage homosexuel.

Prenant la parole à sa bénédiction le dimanche, le pape François a dit qu'il soutenait leur protestation "en faveur de la famille et de la vie, ce qui en ces temps exigent une attention pastorale et culturelle particulière dans le monde entier". Les commentaires du pape sont venus comme conforter des dizaines de milliers de manifestants au Mexique qui sont descendus dans les rues transportés par autobus, dirigés par le parti nationaliste d'extrême droite Frente Nacional por la Familia (Front national pour la famille), pour protester contre la proposition du Président Enrique Peña Nieto de légaliser le mariage de même sexe et exigeant le droit des parents à contrôler l'éducation sexuelle dans les écoles. Ce n’est pas la première fois que le pape François a parlé contre le mariage gay, en dépit de la détente apparente de la position de l'Église envers la communauté LGBT en 2015, mais il est rarement intervenu dans les débats nationaux.

En juin, la Cour suprême du Mexique a légalisé le mariage de même sexe dans une décision juridique historique qui a conclu qu'il était inconstitutionnel pour les États mexicains de faire obstacle aux mariages de même sexe. Aucune législation officielle n’a été présentée au Parlement pour introduire le mariage pour les couples LGBT, au lieu d’exiger que les tribunaux dans tout le pays fassent de même, mais cela signifierait que le mariage de même sexe a été légalisé efficacement dans tout le pays. Le mariage homosexuel est maintenant légal dans la capitale Mexico et neuf des 31 États mexicains.

Les évêques mexicains sont fermement opposés à la mesure, dont un évêque qui a annoncé qu'il était «prêt à aller en prison pour défendre la famille». La question sur le mariage gay semble avoir divisé le Mexique. Plus tôt en septembre, une photographie est devenue virale celle d'un garçon de 12 ans, debout devant une marche de protestation dans l'état de Guanajuato avec des milliers de militants anti-LGBT, opposé à leurs plans. Le garçon a donné les raisons de son acte : «J’ai un oncle qui est gay, et je ne veux pas que les gens le haïssent.»

Ce garçon a eu un acte beaucoup plus noble que ces manifestations qui luttent pour une vision limitée de la famille, qui en réalité cache une chose priver de mariage des personnes qui sont LGBT tout cela soutenu par l’extrême droite. Le «Qui suis-je pour juger ?» du pape semble ici oublié puisqu’il juge des couples LGBT incapables de fonder des familles en se basant seulement sur leur sexualité.

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Publié le 25 Septembre 2016

Ne pas ignorer la souffrance

Dans blogs.periodistadigital.com, le père José Antonio Pagola à travers son blog Buenas Noticias nous invite à ne pas ignorer la souffrance à travers la parabole de Lazare et l’homme riche le lundi 19 septembre 2016 :

«Le contraste entre les deux protagonistes de la parabole est tragique. Le riche vêtu de sa tunique de pourpre et de lin. Toute sa vie est dans le luxe et l’ostentation. Il pense se "régaler magnifiquement tous les jours". Ce riche n'a pas de nom parce qu'il n'a pas d'identité. Il n’est rien. Sa vie vacante de compassion est un échec. On ne peut pas vivre seul à banqueter.

Allongé sur le seuil de sa maison se trouve un mendiant affamé, couvert de plaies. Personne ne l’aide. Seuls les chiens l'approchent pour lécher ses plaies. Il n'a rien, mais il a un nom porteur d’espoir. Il est appelé "Lazare" ou "Eliezer", qui signifie "Mon Dieu est mon aide".

Sa chance a radicalement changé au moment de la mort. L'homme riche est enterré, sûrement avec toute la solennité, mais est pris dans l’«Hades» ou «royaume des morts». Lazare meurt aussi. On ne dit rien à propos de son rite funéraire, mais "les anges le portèrent au sein d’Abraham». Avec des images populaires de son temps, Jésus rappelle que Dieu a le dernier mot sur les riches et les pauvres.

Les personnes riches ne sont pas jugées par l’exploiteur. On ne dit pas être qu’il est un impie loin de l'Alliance. Il a simplement apprécié sa richesse en ignorant le pauvre. Il était là, mais il ne l’a pas vu. Il était à la porte de sa maison, mais ne l'a pas approché. Il l’a exclu de sa vie. Son péché est l'indifférence.

Selon les observateurs, il croit de plus en plus l’apathie dans notre société ou un manque de sensibilité à la souffrance des autres. Nous évitons de mille façons tout contact direct avec les gens qui souffrent. Peu à peu, nous devenons de plus en plus incapable de percevoir leur affliction.

La présence d'un enfant mendiant sur notre chemin nous dérange. La rencontre avec un ami, malade en phase terminale, nous effarent. Nous ne savons pas quoi faire ou dire. Il est mieux de prendre de la distance. Allant vers nos occupations. Ne nous laissant pas touchés.

Si la souffrance se produit aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile. Nous avons appris à réduire la faim, des données sur la pauvreté et les maladies, des chiffres et des statistiques qui nous disent la réalité touchant à peine nos cœurs. Nous savons aussi regarder les horribles souffrances à la télévision, mais à travers l'écran, la souffrance est toujours plus irréelle et moins terrible. Lorsque la souffrance affecte quelqu'un de plus proche de nous, nous nous efforçons de mille manières à anesthésier nos cœurs.

Qui suit Jésus devient plus sensible à la souffrance de ceux qui dans son chemin. Il se rapproche du besoin et, si ils sont entre vos mains, essayer de soulager leur situation.»

Ici comme le met en avant le père José Antonio Pagola, c’est l’indifférence des plus riches envers les pauvres que Jésus critique et le fait qu’il ignore leur souffrance. Les riches doivent alors employer leurs richesses pour aider les pauvres. Comme l’avait montré Jésus avec le gérant habile, au moment de la mort de l'argent ne servira à rien aux riches et ce sont les gens avec qui il auront partagé leur richesse qui les accueilleront «dans la maison du Père.»

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Publié le 24 Septembre 2016

RFI.fr, TV5monde.com et LeMonde.fr nous montrent un moment d’émotion ce samedi 24 septembre au Vatican. Le pape François a reçu les familles des victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet dernier, qui a fait 86 morts et 434 blessés. Organisé par la ville de Nice et l’association Alpes-Maritimes fraternité fondée par l’ancien maire de la ville, Christian Estrosi, près de 1000 personnes avaient fait le déplacement à Rome. Le pape leur a fait part de son émotion, a rendu hommage à toutes les personnes qui s’étaient mobilisées pour venir en aide aux victimes, mais surtout il a appelé à une conversion des cœurs pour ne pas répondre à la haine par la haine.

«C’est une grande émotion pour moi de vous rencontrer, vous qui souffrez dans votre corps ou dans votre âme parce qu’un soir de fête la violence vous a frappés aveuglément, vous ou l’un de vos proches, sans considération d’origine ou de religion», a-t-il lancé aux familles des victimes. Le pape a souhaité partager leur peine affirmant qu’il priait pour les personnes parfois atrocement mutilées, et celles encore hospitalisées.

«Le drame qu’a connu la ville de Nice, a-t-il poursuivi, a suscité, de toutes parts, de belles initiatives de solidarité et d’accompagnement» et face aux différents représentants de communautés religieuses venues au Vatican, le pape François s’est réjoui de voir qu’à Nice les relations interreligieuses sont bien vivantes.

Dans son discours, il a aussi invité à «une authentique conversion du cœur» alors que la tentation de se replier sur soi-même, ou bien de répondre à la haine par la haine et à la violence par la violence est grande. «L’établissement d’un dialogue sincère et de relations fraternelles entre tous, en particulier entre ceux qui confessent un Dieu unique et miséricordieux, est une urgente priorité», a t-il rappelé. 86 œillets ont, par ailleurs, été offerts au pape, par la ville de Nice représentant les 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016.

Cette dimension interreligieuse a été saluée par le pape François pour qui, "on ne peut répondre aux assauts du démon que par les oeuvres de Dieu qui sont pardon, amour et respect du prochain, même s’il est différent". Un tiers des victimes décédées étaient de confession musulmane, a rappelé l'imam Boubekeur Bekri, vice-président du conseil régional du culte musulman dans le sud-est de la France, qui s'est rendu lui aussi à Rome avec une poignée de musulmans. M. Bekri a souligné "l'humanisme intense" du pape François, exprimé par exemple lors de sa visite aux réfugiés principalement musulmans sur l'île grecque de Lesbos. Maurice Niddam, président du consistoire de Nice, n'accompagne pas des victimes juives, mais il a voulu soutenir cette démarche. Pour Pierre-Etienne Denis, président de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), ce type de rendez-vous permet aussi de sortir de la solitude et de "progresser vers la résilience".

Pour Vincent Delhommel Desmarest, responsable d'un restaurant de la Promenade des Anglais, en arrêt de travail depuis l'attentat et suivi trois fois par semaine par un psychologue, le pontife argentin est "un homme de bonté et d'ouverture" qui aidera peut-être à apaiser les scènes de carnage qui tournent en boucle dans sa tête. "Les nuits, on ne dort pas. J'ai vu la scène complète de la progression du camion, des corps mutilés, décapités, des entrailles...", a-t-il confié.

L'opposition écologiste municipale à Nice a exprimé son objection au nom de la laïcité au choix de la mairie d'affréter deux avions. Selon la municipalité, le coût moyen par personne participant au voyage est de 300 euros. Le déplacement de trente choristes de l’opéra de Nice, qui chanteront à Rome Nissa la bella, l’hymne de la ville, est également pris en charge par la mairie. Les élus ont, en revanche, payé le vol de leur poche.

Mais doit-on voir le coût ? Ici, ce sont avant tout des personnes qui avons partagé leurs souffrances, qui ont pleuré ensemble et qui souhaitent travailler entre différentes confessions mais aussi pour mettre en avant le vivre ensemble. Espérons que cette visite aura des résultats.

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Publié le 23 Septembre 2016

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article du vendredi 23 septembre 2016 pour Libération.fr que le prélat catholique est assigné dans une procédure au civil, démarche peu courante en France, par un homme de qui l'accuse de l'avoir violé et abusé sexuellement il y a plus de quarante ans.

Cela pourrait faire date. Quatorze ans après avoir été classée sans suite à cause de la prescription des faits, l’affaire mettant en cause Monseigneur Jean-Michel di Falco, l’actuel évêque de Gap, ressurgit. Accusant le prélat de l’avoir violé et abusé sexuellement au début des années 70, «Marc» (un prénom d’emprunt), la victime présumée, a entamé, selon son avocat Jean-Baptiste Moquet, une procédure au civil pour obtenir réparation du préjudice subi et réclamer des dommages et intérêts. Une démarche très peu courante en France contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons.

«Nous avons épuisé toutes les autres procédures judiciaires», explique l’avocat de Marc. Personnalité très médiatique, Mgr Di Falco, un proche de Bernadette Chirac et de l’homme d’affaires François Pinault, a toujours nié les faits. En 2003, le prélat, ancien porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF), promis à un brillant avenir dans l’Église, avait été nommé dans un petit diocèse, peu prestigieux, celui de Gap, dans les Hautes-Alpes. Discret ces dernières années, Mgr Di Falco est revenu sur le devant de la scène grâce au succès du groupe de chanteurs Les Prêtres qu’il a créé.

Selon Me Moquet, les scandales de pédophilie qui ont secoué, ces derniers mois, l’Église catholique en France ont joué un rôle déterminant dans la décision de son client d’entamer une nouvelle procédure. Dans cette affaire, Me Moquet affirme avoir assigné également au civil le diocèse de Paris et lui réclamer aussi des dommages et intérêts. Pour le moment, celui-ci se refuse à tout commentaire. Si la procédure aboutissait, ce serait une première dans l’Hexagone. «À notre connaissance, aucun diocèse en France n’a été poursuivi au civil dans des affaires de pédophilie», affirme une source proche de la Conférence des évêques de France.

De son côté, l’association de victimes, La Parole Libérée, a apporté son soutien à la démarche de Marc avec lequel elle est en lien. «Nous saluons son engagement et son courage, déclare son président, François Devaux. Il ne le fait pas pour de l’argent mais pour faire avancer la cause.» De l’avis de plusieurs spécialistes, il n’y aurait pas eu, en France ces dernières années, de victimes de prêtres pédophiles à entamer des procédures au civil. «Réclamer des dommages et intérêts est une démarche très difficile, estime François Devaux, c’est monétiser, en quelque sorte, une vie.» Aux États-Unis, des milliers victimes de prêtres pédophiles ont réclamé des dommages et intérêts, en portant l’affaire devant les tribunaux ou par des négociations avec les autorités catholiques. Des scandales qui auraient coûté, selon des estimations faites aux États-Unis, trois milliards de dollars à l’Église américaine dont une douzaine de diocèses ont été contraints de déposer le bilan.

L’OBS nous fait savoir que dans sa démarche, il est soutenu par un autre ancien élève de l'évêque de Gap, au collège Bossuet (6e), dirigé par Monseigneur Di Falco. L'homme préfère lui aussi garder l'anonymat. Sa plainte avait également été classée sans suite en 2002 pour cause de prescription : "Nous sommes ensemble contre Di Falco, contre le mal qu’il a fait sur nous et que nous portons toujours malgré les 40 ans passés. C’est un manipulateur", a-t-il déclaré ce matin sur France Inter.

Comme nous pouvons le voir l'affaire Barbarin a encouragé "Marc" à persévérer dans sa démarche et à essayer de provoquer une réaction saine et normale contre de tels actes. Les langues se délient et cela est salutaire pour l’Église.

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