Publié le 23 Septembre 2016

NCRonline.org dans son article du jeudi 22 septembre 2016 nous montre que quand un groupe de catholiques polonais, Faith and Rainbow, a déclaré son soutien pour une campagne pour les droits des homosexuels nommée «Allons échanger un signe de paix», à travers des panneaux d'affichage à l'échelle nationale représentant des mains jointes, un avec un bracelet arc en ciel et l'autre avec un chapelet catholique, leur implication a été rapidement condamnée par la conférence des évêques du pays. Pourtant, Plusieurs magazines et journaux catholiques campèrent avec des expressions de soutien sur le site Web de la campagne, znakpokoju.com, y compris Wiez (The Link) à Varsovie, et Znak et Tygodnik Powszechny (Universal Weekly) à Cracovie.

Dans une déclaration du 8 septembre publié dans l'agence catholique polonaise de l'information, KAI, l'archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislaw Dziwisz, a accusés les partisans catholiques de cette campagne de citer sélectivement le pape et de falsifier l'enseignement immuable de l'Église. À Varsovie, le cardinal Kazimierz Nycz s’en est aux partisans de la campagne dans un communiqué du 10 septembre à KAI, mécontent qu’ils osent critiquer l’enseignement de l’Église dans ce sens. Enfin le présidium de la Conférence des évêques a attaqué Wiez, Znak et Tygodnik Powszechny, et a rejeté les revendications que l'Église polonaise était homophobe. Donc, si elle ne l’est pas pourquoi s’oppose-t-elle à tout type d’union gay dans le pays ?

Après avoir soulevé la question dans l'église, cependant, le groupe est déterminé à appuyer et garantir que l'atmosphère de compréhension engendrée par le pape François trouve un fort écho en Pologne. Le groupe Faith and Rainbow souhaite que cesse la faiblesse de la voix des laïcs en Pologne et leurs habitudes de soumission solides. Mais les choses sont clairement en train d'évoluer, et permet au groupe d’être optimiste.

Pour ne rien arranger, RFI et Franceinfo.fr nous montrent aussi ce vendredi 23 septembre que le Parlement polonais doit se prononcer sur une proposition de loi interdisant totalement l’interruption volontaire de grossesse. La loi actuelle l’autorise en cas de viol ou d’inceste, de grave malformation du fœtus ou de danger pour la mère. La proposition de loi est à l’initiative du comité polonais "Stop avortement". Il souhaite interdire complètement l’IVG, y compris pour les femmes victimes de viol ou d’inceste. Il va pour cela jusqu’à l’amalgame le plus douteux puisque pour lui c’est un prototype d’Hitler, puis une arme de destruction massive sous régime communiste. La responsabilité pénale doit aussi être débattue : les ONG pro-vie voudraient infliger une peine de prison pouvant aller à 5 ans de réclusion pour la femme avortée et le médecin concerné.

À l’inverse, le comité «Save Women» propose une libéralisation de la législation actuelle en matière d’IVG. Il défend le droit pour une femme d’avorter jusqu’à la douzième semaine, et même après dans certains cas dictés par la loi en vigueur (viol, inceste, danger pour la maman, grave malformation du fœtus). Leur initiative a ramassé 215 000 signatures.

L’Église polonaise qui refuse également d’envoyer des mères en prison, soutient toujours l’interdiction totale de l’avortement. L’interdire totalement ne servira à rien, puisque qu'entre 80 000 et 190 000 femmes polonaises avortent à l’étranger. Le parti conservateur annonce pour sa part que les deux projets de loi iront devant les commissions parlementaires. Histoire de ne pas se mettre à dos les anti- et pro-IVG.

Je laisse le dernier mot à Barbara Nowacka, ex-candidate socialiste à la présidentielle, dont le parti n’est même plus au Parlement, compare la Pologne ultraconservatrice à certains pays d’Amérique latine. Son comité «Save Women» dénonce la proposition des conservateurs de mettre les femmes pratiquant l’avortement en prison. «Ce projet des fanatiques de droite soutenu par une partie de la hiérarchie de l'Église et malheureusement aussi par des députés est un danger pour les libertés citoyennes. Nous ne voulons pas d'une telle Pologne, nous ne voulons pas de l'enfer des femmes», a-t-elle lancé.

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Publié le 22 Septembre 2016

Cameron Doody nous montre dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 22 septembre 2016 qu’un groupe d’enseignants parrainé par l'Université catholique d'Amérique (connu pour se travaux avec le groupe conservateur les Chevaliers de Colomb), sont sortis pour défendre "Humanae Vitae", après le manifeste signé par plus d'une centaine de théologiens et experts proposant que l'Église révoque l’interdiction d'utiliser des contraceptifs et d'adopter un «document magistériel» qui bénirait leur utilisation. En revanche, ces chercheurs (590, selon le l'institution), décrivent comme «vrai et défendable de nombreuses perspectives» venant des doctrines de l'Église sur la sexualité, le mariage et le contrôle des naissances ciblées dans l'encyclique de Paul VI.

Leur déclaration, intitulée «Affirmation de l'enseignement de l'Église sur le don de la sexualité», a été présenté mardi à l'Université catholique d'Amérique à Washington. Selon les signataires de la nouvelle proclamation, en niant que ni la loi naturelle, ni les Écritures ne fournissent aucune base solide pour l'opposition de l’Église à la contraception, «la déclaration de l’Institut Wijngaards dénature sérieusement la position réelle de l'Église catholique». Pour eux il est confondant de placer le débat dans le domaine des lois biologiques lorsqu’Humanae Vitae traite à travers un document théologique primaire cette thématique qui serait blanc de critiques de la part des universitaires sur les relations que les gens ont entre eux et avec Dieu.

Les partisans du manifeste Humanae vitae est loin d'être publié dans son intégralité. Pourtant, les chercheurs ont publié une série de 11 points qui délimite «le fondement même» de la demande de l'Église que les contraceptifs sont incompatibles avec le plan de Dieu pour la sexualité et les relations humaines. Voilà pourquoi, ils disent, que «l’enseignement catholique respecte la véritable dignité de la personne humaine et conduit au bonheur».

L'essence de cet argument est l'affirmation que Humanae Vitae est une vérité révélé et que le «sens procréatif» «unitif» de l'acte sexuel ne peut pas être séparé. Parmi les raisons pour lesquelles les universitaires soutiennent une telle posture est le fait que «le don de soi» dans l'acte conjugal est aussi dans la Bible pour refléter le don de Dieu pour créer l'univers et donner son Fils unique. Cet article de foi serait accessible à la raison, comme cela se produit, par exemple, dans la «théologie du corps» de Jean-Paul II. Les méthodes de planification basées sur la sensibilisation à la fécondité des femmes soutenues par l'Église ont aussi l'avantage qu’elles «ne coûtent rien» virtuellement, et qu’elles «promeuvent (soit disant) le respect pour les femmes.»

Parmi les experts du manifeste ont signé la taille du théologien du pape Wojciech Giertych ou des auteurs américains de renom comme George Weigel et Scott Hahn. Conservateurs, ils le sont car réduire les relations sexuelles au simple fait de procréer ne peut qu’échauder les couples qui désirent aussi avoir du plaisir et ne pas faire l’amour que pour avoir des enfants. Ils auraient peut être dû voir les récentes études qui disent que le plaisir de faire l’amour rend heureux, et que l’état de félicité est excellent pour le système immunitaire. Le plaisir physique, source d’énergie, favorise donc un meilleur équilibre hormonal. Le plan de Dieu, interdit-il les couples d’être heureux ? Mettre en avant la contraception naturelle alors qu’elle est peu fiable, complexe, risquée (on évite peu les grossesses) et contraignante, montre que l’Église fait peu de cas d’une sexualité heureuse. La contraception artificielle aide les couples à pouvoir espacer les naissances. Ce n’est pas un mal.

Mais comment s’étonner de cela quand on voit à travers les sources consultées par RD l'opposition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour mettre en œuvre les réformes qui veut le pape François en matière de protection des mineurs. La congrégation pontificale présidée par le cardinal Müller a refusé en 2015 de mettre en place un tribunal spécial, tel qu’il était proposé par la Commission pour la protection des mineurs pour juger les évêques accusés de négligence dans la gestion des cas de maltraitance d'enfants.

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Publié le 21 Septembre 2016

Traci Badalucco nous montre dans son article du mardi 20 septembre 2016 dans NCRonline.org qu’un archevêque canadien sera reconnu à Cleveland jeudi pour ses efforts afin de faire avancer la discussion des femmes diacres et promouvoir le leadership féminin au sein de l'Église catholique.

FutureChurch, une organisation de réforme catholique qui milite pour des structures plus collaboratives et inclusives dans l'Église, sera présente le 22 septembre avec le J. Trivison Award au moment où Mgr Paul-André Durocher du diocèse de Gatineau sera avec le père Louis à sa prestation annuelle d'automne à Cleveland, dans l’Ohio.

FutureChurch honore Mgr Durocher pour ce qu'elle appelle «sa proposition visionnaire au cours du Synode sur la famille de 2015 à Rome appelant les évêques à discuter des femmes diacres et à élargir le leadership des femmes dans l'Église, y compris de plus grandes opportunités pour la prédication».

Interrogé par NCR, Mgr Durocher déclare qu'un certain nombre d'évêques au synode étaient favorables à étudier l'idée des femmes diacres. Mgr Durocher apparaîtra via livestream pour accepter le prix et aborder l'ensemble.

FutureChurch est également satisfaite de la création de la commission des femmes diacres, mais elle espère qu’il y aura un bon résultat à la commission et pas une future déception. Espérons que ce soit le cas.

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Publié le 20 Septembre 2016

Le pape François à Assise, «Seule la paix est sainte, pas la guerre»

«Ne nous lassons pas de répéter que jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte, pas la guerre !» En quelques mots, prononcés mardi 20 septembre 2016 sur le parvis de la basilique Saint-François, à Assise, le pape François a donné le ton de sa présence au milieu de responsables de toutes les religions comme nous le montre Nicolas Senèze avec Guillaume Goubert dans leur article pour la-Croix.com. Au milieu, mais pas tout à fait au centre : trente ans après le geste prophétique de Jean-Paul II, le pape argentin a voulu être «un parmi d’autres», et se couler dans cette liturgie interreligieuse portée par la Communauté de Sant’Egidio.

Ainsi, au cours de la prière avec les chrétiens, dans la basilique intérieure, c’est après le Dr Justin Welby, archevêque anglican de Cantorbéry, et le patriarche orthodoxe Bartholomeos de Constantinople, que le pape a donné sa méditation. Et c’est avec eux, mais aussi avec son ami, le rabbin argentin Abraham Skorka, et avec le vice-président de l’Université Al-Azhar du Caire, Abbas Shuman, que le pape a ensuite rejoint le parvis où les attendaient les représentants de toutes les religions pour la cérémonie conclusive.

Une cérémonie dont on retiendra le témoignage de la jeune réfugiée syrienne, Tamar Mikalli, évoquant la mosaïque de religions de son enfance. «Puis la guerre a éclaté… Je n’ai pas encore bien compris pourquoi», confie la jeune exilée, implorant «à vous tous hommes de religion, et à vous, Saint-Père, une prière pour la paix».

Mais si le pape François a voulu être un parmi d’autres, sa venue à Assise aura eu le mérite de convaincre quelques hésitants, conscients que mardi, un responsable religieux se devait d’être là, aux côtés du pape. «Même des cardinaux un peu réticents au départ à ce type de rencontre ont accompagné le pape, reconnaît un membre de la communauté. Le fait qu’ils soient là et que, finalement, ils découvrent ce dialogue, est important.»

La rencontre de Sant’Egidio s’est traduite par une multitude de forums où l’on pouvait voir un évêque pakistanais discuter avec un universitaire iranien, une prix Nobel américaine avec un intellectuel saoudien… Des discussions fortes, souvent engagées, qui n’ont pas éludé les questions qui fâchent. Ainsi ce témoignage d’Yvette, réfugiée centrafricaine en Italie, interpellant cardinaux et responsables musulmans sur la situation de son pays : «J’ai risqué ma vie pour fuir mon pays. Mais d’où venaient les armes des mercenaires ? Qui vend les armes de ceux qui massacrent les enfants d’Alep ?»

Signe de cette irruption constante du réel dans les rencontres : le déjeuner auquel participait le pape, mardi, dans le grand et magnifique réfectoire du couvent Saint-François, mélange inédit de mondanité et d’humanité où l’on pouvait voir, à quelques mètres de distance, le grand-duc de Luxembourg et une jeune réfugiée syrienne voilée avec sa petite fille. Devant les responsables chrétiens réunis dans la basilique inférieure pour une prière commune, puis devant tous les responsables religieux réunis ensuite sur la place, la pape François a, à deux reprises, exhorté à se faire les porte-parole des sans-voix. «Nous désirons prêter notre voix à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui sont sans voix et sans personne qui les écoute, a-t-il lancé. Eux savent bien, souvent mieux que les puissants, qu’il n’y a aucun avenir dans la guerre, et que la violence des armes détruit la joie de la vie.»

Surtout, le pape a insisté mardi soir pour que les différentes religions trouvent ensemble, dans la prière, la force de résister à la violence. «Nous n’avons pas prié aujourd’hui les uns contre les autres, comme c’est malheureusement arrivé parfois dans l’histoire, a-t-il relevé. Sans syncrétisme et sans relativisme, nous avons en revanche prié les uns à côté des autres, les uns pour les autres».

Citant ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, il a condamné toute utilisation de la violence au nom de Dieu, mais aussi exhorté les religions à l’action, pour que «la prière et la volonté de collaborer engagent une vraie paix qui n’est pas illusoire». «Notre route consiste à nous immerger dans les situations et à donner la première place à celui qui souffre; d’assumer les conflits et de les guérir de l’intérieur; de parcourir avec cohérence les voies du bien, en repoussant les faux-fuyants du mal; d’entreprendre patiemment, avec l’aide de Dieu et de la bonne volonté, des processus de paix », a insisté le pape qui, quelques instants plus tôt, avait dénoncé «le paganisme de l’indifférence».

«Non à la guerre ! Que le cri de douleur de tant d’innocents ne reste pas inécouté. (…) Qu’augmente l’engagement concret pour éliminer les causes sous-jacentes aux conflits : les situations de pauvreté, d’injustice et d’inégalité, l’exploitation et le mépris de la vie humaine» : l’appel final de la rencontre, avec la ferme condamnation de toute violence au nom de Dieu, devait aussi traduire la volonté d’engagement et d’action des responsables religieux. Beaucoup ont aujourd’hui conscience qu’il ne suffit plus de condamner la violence au nom de Dieu, mais de s’engager concrètement.

Ainsi quand, dans une discussion sur le terrorisme, Anouar Kbibech n’hésite pas à interpeller ses coreligionnaires : «Au-delà du discours sur le fait que les religions ne sont pas violentes, que faisons-nous, comme musulmans, pour que l’islam ne soit plus sali par les terroristes ?» «Que faisons-nous pour les jeunes endoctrinés ? Que proposons-nous pour qu’ils grandissent avec des principes solides ?», interroge en écho Nadia Bouzekri, présidente des Jeunes musulmans d’Italie.

La manière dont les discussions des responsables musulmans s’animent ensuite dans les couloirs montre que, petit à petit, les réflexions s’affûtent. Pour l’instant encore sans résultat concret. En remettant à des enfants leur appel final, le pape et les responsables religieux ont bien conscience que les processus de paix qu’ils veulent entamer prendront du temps.

Le pape François a voulu prendre les rencontres d’Assise pour dire non à la guerre et relancer le dialogue interreligieux tout en souhaitant que l’on trouve des solutions aux problèmes qui font durer les conflits, mais cela ne sera possible que si l’appel est général de la part de tous les responsables religieux qui espérons le saurons écouter pour commencer un véritable engagement contre l’utilisation de la religion de façon politique.

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Publié le 20 Septembre 2016

«La possibilité d'utiliser des contraceptifs pour la planification familiale ou à des fins prophylactiques peut être une décision responsable et éthique et même un impératif moral», c’est ce que nous disent plus d'une centaine de théologiens et d' experts qui ont signé un document, parrainé par l’institut Wijngaards au Royaume-Uni, qui appellent l'Église à inverser son interdiction de la contraception «artificielle» comme nous le montre Cameron Doody dans son article du mardi 20 septembre 2016 sur periodistadigital.com. La déclaration sera présentée mardi à New York, dans un acte du Fonds des Nations Unies pour la population.

Ce manifeste, en substance, fait valoir qu'«il n’y aucun fondement ni dans la Bible ni dans la nature qui soutiennent l'enseignement catholique officiel actuel ... [sur] l'utilisation des contraceptifs "artificiel"... qui est toujours incorrect.» Les signataires font une analyse critique des thèses de l'encyclique Humanae Vitae, sur la base des enseignements du magistère sur le contrôle des naissances à partir de 1968, quand il a été publié, à cette fin.

Le problème, notamment pour les chercheurs, vient d’une certaine confusion entre les sphères scientifiques et théologiques, car «il est erroné de déduire une exigence morale directe à partir d'une déclaration factuelle». Par exemple : Bien que le sexe a la capacité de transmettre la vie, il ne peut pas être déduit que dans cette corrélation, ce qui le donne seulement comme un résultat statistique, et non déterministe comme celui de l'existence d'une loi divine pour envoyer, qui envoie de tels résultats et n’aurait pas été révélé par Dieu comme une vérité éternelle.

La réévaluation offerte dans le manifeste de l’institut de Wijngaards sur la moralité de l’utilisation des contraceptifs «artificiels», indique également que «la Bible identifie une variété de raisons moralement dignes qui ne visent pas à la conception pour s’engager dans des relations sexuelles», parmi lesquels «le plaisir, l'amour, le confort, la célébration et la compagnie». Non seulement cela, amis l'utilisation de contraceptifs peut aussi diminuer la morbidité et la mortalité maternelle, la mortalité infantile et l’avortement en plus de faciliter la planification d'une famille, donc l’utiliser pourrait être considéré comme éthiquement et moralement correct.

Sur la base de cet examen scientifique et d’éthique catholique sur l'utilisation des contraceptifs, les membres de la déclaration de Wijngaards concluent avec une série de six recommandations qui, entre autres choses, sont la publication d'un «document magistériel officiel» qui stipule «que l'utilisation de contraceptifs non abortifs modernes prophylactiques peuvent être moralement légitime et même moralement obligatoire.» Ce document papal suggère les chercheurs, pourraient inclure des dispositions non seulement à la distribution de contraceptifs dans les hôpitaux et les cliniques catholiques, mais aussi pour la relativisation d’Humanae vitae au sein du ministère de la santé, d' une part, et la réhabilitation des savants catholiques censuré pour leur opposition à l'encyclique, d'autre part.

Comme le conclue l'ancienne présidente irlandaise Mary McAleese dans IrishTimes.com sur l’interdiction de la contraception artificielle : «Les dégâts infligés en particulier sur les pauvres, sur les femmes, sur les enfants, sur les relations, sur la santé, sur la société et sur l'église elle-même, est une meule autour de notre cou et nous nous sommes noyés.» Comme elle le dit, à travers le monde des «hommes et femmes bons, décents remplis de foi sont infantilisés et volés» par l’encyclique Humanae Vitae de leur «droit donné par Dieu et de leur obligation de prendre des décisions d'adultes raisonnables dans l'intérêt supérieur de leur la santé, leurs relations et leurs enfants».

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Publié le 19 Septembre 2016

Joshua J. McElwee nous montre dans son article du lundi 19 septembre 2016 pour NCRonline.org nous montre qu’un membre de la commission créé par le pape François sur s’occuper des abus sexuels du clergé sur les mineurs a révélé que l'un de collègues du groupe a démissionné de son poste. La démission, qui na pas été rendu public auparavant, met déjà en avant deux départs sur les dix-sept personnes nommées originellement à la commission.

Marie Collins, une laïque irlandais et membre du Conseil pontifical pour la protection des mineurs, a fait cette révélation à NCR dans une interview en réponse à une question sur le statut de son collègue Peter Saunders, que la commission a mis en congé en Février. "Il y a eu une démission de la Commission", a répondu Mme Collins. "Mais Peter n'a pas démissionné ou été licencié : il est toujours en congé." Mme Collins, une survivante des abus sexuels des prêtres, a alors parlé à NCR suite à la réunion de la commission à Rome la semaine dernière.

Emer McCarthy, la coordinatrice de la commission les projets et les médias, a déclaré ce lundi qu'un membre du groupe a démissionné au mois de mai pour "raisons personnelles". McCarthy a identifié le membre démissionnaire comme Claudio Papale, un Italien qui enseigne le droit canon à l'Université pontificale Urbaniana. "La Commission ne voit aucune nécessité d’arriver à d'autres commentaires pour le respect de sa vie privée", dit-elle.

Maria Collins s’inquiète sur le fait que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’a toujours pas mis en place un tribunal pour juger les évêques négligents, alors que la commission l’avait recommandé au pape François, et elle exprimé sa crainte que la commission n'a pas eue donné le pouvoir de superviser la mise en œuvre des efforts contre les abus sexuels des prêtres. Elle souhaite qu’elle et d’autres membres de la commission participent cette année au cours annuel de formation qui a eue lieu au Vatican pour les nouveaux évêques nommés dans le monde entier.

Marie Collins conclue de la meilleure façon cette interview en disant qu'elle avait l'intention de prendre la parole sur l'effet des abus et de "l'importance de traiter l'auteur non seulement comme un pécheur, mais aussi comme un criminel et quelqu'un qui est un danger pour les enfants." Elle voulait aussi dire aux nouveaux évêques que le clergé sexuellement abusif ne nuit pas seulement nuisent pas à ses victimes, mais à toute l'Église dans le monde entier.

Difficile ce combat contre ces prêtres pédophiles où la curie romaine met des lenteurs et ne désire pas que les laïcs de la Conseil pontifical pour la protection des mineurs puissent avoir gain de cause. Il est grand temps que l’Église prenne au sérieux qui a considérablement entaché son image.

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Publié le 18 Septembre 2016

Radio Vatican nous montre que le pape François s'est arrêté ce dimanche 18 septembre 2016 sur l'Évangile du jour, tiré de Luc : «Nul ne peut servir deux maîtres» : Avec la parabole du gérant malhonnête, Jésus nous invite à choisir entre deux voies : la sienne, celle de la rectitude et du partage, ou celle du monde, marquée par l’avidité et la corruption. Jésus loue l’habileté du gérant malhonnête. Il ne le présente cependant «pas comme un modèle à suivre, mais comme un exemple de ruse». À ce style de vie proprement mondain, fait de corruption, d’illusion, d’abus, somme toute facile à suivre, nous devons répondre avec ce que le pape appelle «l’astuce chrétienne», laquelle requiert un «style de vie sérieux mais joyeux», honnêteté et rectitude, «respect des autres et de leur dignité».

Ce sont à ces deux voies diamétralement opposées que le Christ nous invite à réfléchir, et c’est un choix ferme qui nous est demandé : entre «honnêteté et malhonnêteté, entre altruisme et égoïsme, entre le Bien et le mal». «On ne peut osciller entre l’une et l’autre», assure le pape, car ces voies impliquent des «logiques différentes et contraires». La conclusion du passage évangélique de ce dimanche est d’ailleurs catégorique : «nul ne peut servir deux maitres, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre» (Luc 16, 13).

Jésus nous pose donc devant «un choix clair, entre Lui et l’esprit du monde», entre la «logique de la corruption et de l’avidité, et celle de la rectitude et du partage». L’usage de la corruption s’apparente à celle des drogues, affirme le pape. «On pense pouvoir en user, et s’arrêter quand on veut». Or la corruption produit une certaine dépendance, «génère pauvreté, exploitation, souffrance». «Combien de victimes de cette corruption dans le monde, aujourd’hui !», a-t-il déploré. En choisissant au contraire la voie de l’Évangile, celle de l’intégrité, nous devenons «artisans de paix et ouvrons des horizons d’espérance pour l’humanité». «Dans la gratuité et le don de nous-mêmes, a-t-il conclu, nous servons le maître juste : Dieu».

Le pape François nous dit ici que l’argent issu du système économique est porteur d’injustice et corrupteur, c’est pour cela que l’argent ne doit pas devenir une nouvelle idole, mais qu’il doit être investi dans le partage et délivrer le nécessiteux. En étant intègre, et en n’attendant rien en retour, alors nous serons porteurs de l’Évangile.

Comme le montre Odon Vallet dans Chroniques du village planétaire (Desclée de Brouwer, 2013), on peut voir la parabole dans un autre sens puisque le gérant habile (Luc 16,9-13) se fait des amis avec l’argent trompeur. Il évite le compromis et efface la moitié de leur dette à celui qui doit cent jarres d’huile à son maître et à celui qui doit cent sacs de blé. Il renégocie la dette qu’il adapte à chaque cas et sait transiger. Mais on peut aussi y voir l’année jubilaire, qui toutes les sept semaines d’années annule les dettes. Dans notre monde actuel, ce gérant évite les faillites potentielles, les banqueroutes probables et les paniques à redouter, ce qui ne peut arriver que dans des institutions rigides comme nous pouvoir le voir durant les crises économiques.

Ainsi cette parabole qui a un sens spirituel peut être aussi vue dans un sens économique, et peut être une critique des institutions économiques qui n’ont pas de gérants habiles à leur tête.

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Publié le 17 Septembre 2016

periodistadigital.com nous montre dans son article du samedi 17 septembre 2016 que le cardinal George Pell "ministre" de l’économie du Vatican et archevêque de Sydney, en Australie, avait une connaissance directe d'un prêtre pédophile actif dans la province ecclésiastique dont il était le responsable. C’est ce qui a transpiré dans la Commission royale australienne sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels le jeudi 15 septembre, après que le tribunal spécial a publié un dossier de nouveaux documents détaillant les activités de John Farrell, prêtre pédophile du diocèse d’Armidale, en Nouvelle-Galles du Sud, emprisonné en 2012.

En 2002, une victime de Farrell, dont le nom ne peut pas être révélé a envoyé une lettre au métropolite de la province qui est le diocèse de Armidale, alors l’archevêque Pell, exigeant une «explication plus profonde» de la façon dont que l'Église avait traité son cas. Il a envoyé aussi une copie à l'évêque d’Armidale, Luc Matthys, et maintenant cette lettre a été admise comme preuve par la Commission royale.

Malgré le fait que la victime avait signalé un «abus sexuel grave et prolongée» auquel il a été soumis des mains de Farrell comme enfant de chœur à Armidale dans les années 1980, une accusation qu’il répète dans sa lettre à Mgr Pell et Mgr Matthys, il se plaint que des mesures ne semblent pas avoir été prise des mesures contre le prêtre. En fait, Farrell avait été déplacé de paroisse en paroisse dans le diocèse d’Armidale, puis finalement, à la fin, à Parramatta, à l'ouest de Sydney. Et cela malgré que les accusations sur son comportement pédophile avait commencé à arriver dans la hiérarchie dès 1984, et entre autres, en 1992, un prêtre, John Usher qui, des années plus tard, devint chancelier du diocèse de Sydney dans la curie de Mgr George Pell.

Dans sa lettre à Mgr Pell et à la victime du prêtre Matthys, Farrell a exprimé son désir de «rencontrer [Pell] ou toute autre personne appropriée dans l'Église ... pour traiter ma situation plus en détail.» Selon la Commission royale il aurait entendu ce souhait qui fut rempli par Matthys, qui a répondu à la victime par une lettre et l'a encouragé à aller à la police avec ses revendications et a payé un traitement psychologique.

Les documents publiés par la Commission le jeudi a révélé pour la première fois, alors que Mgr Pell conteste le préjudice. «Je ne peux pas exprimer de manière adéquate la honte et le remords je me sentais quand je lis votre lettre», a écrit Mgr Pell. Mais, bien que Mgr Pell a également exhorté la victime de Farrell à dénoncer le prêtre à la police et qu’il a promis l'aide de l'Église, il n’avait que référé son cas au Groupe des normes professionnelles de la province ce qui explique que le pédophile n’est allé derrière les barreaux qu’en 2012. Suite à une enquête menée par un groupe spécial de la police, le prêtre John Farrell a été reconnu coupable de 62 crimes d’abus sexuels commis contre 12 victimes.

Mgr Pell est sur la corde raide, ce nouveau document contredit durablement tout ce qu’il a pu dire et on se demande encore combien de temps le pape pourra le garder dans son équipe. La démission serait là préférable.

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Publié le 17 Septembre 2016

Cath.ch nous montre dans son article du samedi 17 septembre 2016 que le pape François rêve encore “d’un nouvel humanisme européen, qui a besoin de mémoire, de courage et d’une utopie saine et humaine”. Il l’a fait savoir dans un message envoyé aux participants de la rencontre du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) sur les œuvres de miséricorde, organisée du 15 au 18 septembre 2016 à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine.

Dans cette lettre rendue publique le vendredi 16 septembre par le CCEE, le pape exhorte les participants “à trouver des moyens et de nouvelles voies pour garantir à ceux qui vivent déjà en Europe ou qui y viennent, des capacités d’intégration, de dialogue et de renaissance pour que l’on devienne une seule famille de peuples”.

Ce souhait d’un nouvel humanisme européen de la part du pape François est pleinement en phase avec l’actualité. TV5monde.com nous montre ainsi que les dirigeants européens, réunis vendredi à Bratislava sans le Royaume-Uni, se sont donnés six mois pour lancer un nouveau souffle à l'UE, sous l'impulsion d'un couple franco-allemand soucieux d'afficher son unité, pour surmonter le Brexit.

Au terme d'une journée dans un château surplombant la capitale slovaque, avec un intermède pour une croisière sur le Danube, les 27 ont accouché d'une "feuille de route", avec des priorités dominées par la protection des frontières extérieures, la lutte contre le terrorisme et la relance de la défense européenne.

"Nous nous sommes engagés à Bratislava à offrir à nos citoyens, dans les mois qui viennent, la vision d'une UE attrayante, dans laquelle ils puissent avoir confiance et qu'ils pourront soutenir", est-il écrit dans la "déclaration de Bratislava", qui a ponctué ce sommet organisé hors de Bruxelles.

Encore faut-il voir comment cela se passera, car comme le signale la chancelière allemande Angela Merkel il ne s'agit pas seulement d'attendre simplement qu'un unique sommet puisse donner une solution aux problèmes de l'Europe, car elle dans une situation critique et il faut plutôt montrer par des actions que l’UE peut aller mieux. Il faut donc tenter de dynamiser la construction européenne menacée par la montée des populismes.

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Publié le 16 Septembre 2016

Comme le montre Vatican Insider le pape explique aux nouveaux évêques du cours annuel de formation ce vendredi 16 septembre 2016 que faire de la miséricorde pastorale n’est pas vendre les perles. Il ne faut ménager aucun effort pour atteindre le peuple de Dieu, et ainsi être proche de familles en fragilité. Dans les séminaires doivent viser la qualité et non la quantité, il faut donc se méfier de ceux qui se réfugient dans la rigidité.

"Le monde est fatigué des charmeurs menteurs. Et, permettez-moi de le dire : des prêtres ‘à la mode’ ou des évêques ‘à la mode’. Les gens flairent les narcissiques, les défenseurs de leurs propres causes, les marchands de vaines croisades." C’est ainsi que le pape François s’est adressé dans un long discours aux évêques nouvellement nommés, à Rome pour un cours de formation, touchant les diverses questions de leur ministère, de la nécessité de faire de la pastorale, "qui est accessible, tangible, à notre portée", à travers la miséricorde, qui est le "résumé de ce que Dieu offre au monde."

Les évêques, dit Jorge Mario Bergoglio, doivent être en mesure d'enchanter et d'attirer les hommes et les femmes de notre temps vers Dieu, sans se "plaindre", sans "négliger aucun effort pour les atteindre" ou le "récupérer", et grâce à l'initiation chrétienne ("Aujourd'hui, on demande trop de fruits dans des arbres qui ne sont pas assez cultivés"). Ils doivent être "attentifs quand un séminariste se réfugie dans les rigidités : cela cache toujours quelque chose de mauvais", et en agissant avec "une grande prudence et responsabilité dans l’accueil des candidats ou l’incardination des prêtres dans vos Églises locales", et enfin à accompagner les familles avec leur "fragilité".

Beaucoup de prêtres et d’évêques à la mode attirent, mais ont-ils le sens du pasteur ? Souvent ce n’est pas le cas. Pour éviter cela, le pape demande à être attentif aux vocations pour éviter des hommes trop rigides.

Dieu nous a donné une dignité, mais il existe un risque qu’elle “puisse se dégrader”. C’est l’avertissement du pape François, le 15 septembre 2016, devant 150 membres de l’Association biblique italienne, qu’il recevait au Vatican comme le montre cath.ch ce vendredi.

“Cela se produit lorsque nous négocions la dignité, lorsque nous embrassons l’idolâtrie, quand nous faisons une place dans notre cœur à l’expérience des idoles”, a-t-il ajouté. Parmi ces idoles, le pape François a pointé du doigt celle de l’argent : “l’homme perd sa propre dignité quand dans son cœur, les richesses prennent la place de Dieu”.

Le Souverain pontife a alors invité les exégètes à réfléchir à cette question : “Comment puis-je partager cette dignité, de sorte qu’elle se développe dans une réciprocité positive ?”. “Quand quelqu’un méprise (…) discrimine, il ne partage pas la dignité, mais le contraire”, a-t-il alors ajouté avant de conseiller de “s’examiner pour découvrir si et quand nous diffusons notre dignité envers notre prochain”.

L’Association biblique italienne est réunie à Rome du 8 au 16 septembre 2016 pour la 44e Semaine biblique nationale sur le thème: “Faisons l’être humain: homme et femme, déclinations de la polarité homme/femme dans les Écritures”.

L’avertissement du pape François touche tout le monde, puisque la dignité ne se vend pas et si c’est le cas alors nous oublions notre prochain et que l’argent n’est pas tout. Pour le pape, mépriser et discriminer est le contraire de la dignité, il faut alors s’examiner pour savoir si nous mettons en avant notre dignité en face de notre prochain.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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