Publié le 8 Septembre 2016

Recadrant la droite, Hollande met un pied dans la campagne

Lilian Alemagna dans son article dans Libétation.fr ce jeudi 8 septembre 2016 nous montre que le Président a prononcé ce matin un discours fort sur les valeurs de la République. Il a cherché à répondre aux attaques de la droite et à prendre quelques distances avec son Premier ministre.

François Hollande bouge encore. Toujours aussi bas dans les sondages, assiégés par d’ex-ministres qui veulent l’empêcher de se représenter en 2017 et face à une droite - et une partie de la gauche - qui attaque son bilan, le chef de l’État a envoyé le message, ce jeudi matin salle Wagram à Paris, qu’il n’allait pas si vite lâcher l’affaire.

«Oui, je ne laisserai pas mettre en cause l’image de la France, le rayonnement de la France, l’influence de la France s’altérer lors des prochains mois ou des prochaines années», a-t-il clamé en conclusion d’un discours d’une heure très offensif. Invité par la fondation Jean-Jaurès et le think-tank Terra Nova à s’exprimer sur «la démocratie face au terrorisme», le président de la République n’a certes rien dit sur ses intentions - sa décision reste fixée à début décembre - mais il a, fort de sa fonction, déroulé un plaidoyer pro domo attaquant, sans jamais donner un seul nom, ses adversaires de droite, d’extrême droite et de gauche, sur leur conception de la démocratie et de l’État de droit.

Ainsi, après avoir «nommé l’ennemi» - le «terrorisme islamiste» - et assuré que «la démocratie sera toujours plus forte que la barbarie qui nous a déclaré la guerre» car c’est une «loi de l’Histoire», François Hollande a dessiné les «deux voies» - «et deux voies seulement pour les démocraties» - pour le combattre : «l’état d’exception» et «l’État de droit». Soit, en filigrane, le paysage qu’il souhaite installer pour la campagne présidentielle. «C’est quand la République a tenu bon qu’elle s’est élevée, c’est quand elle a cédé qu’elle s’est perdue», a-t-il souligné, dans une allusion à peine voilée au régime de Vichy entre 1940-1944. «La liberté n’est pas un handicap», a martelé le chef de l’État avant de lancer ses premières salves contre l’«imagination (...) sans limite» et les propositions «inquiétant(es)» de l’opposition dont les responsables «battent les estrades» et «oubliant que le seul camp qui vaille, c’est celui de la République.»

«Pour défendre le droit, voilà qu’il faudrait commencer par l’abaisser», lance-t-il sous de premiers applaudissements nourris du public, essentiellement des sympathisants et élus socialistes. «Ces reniements seraient autant de renoncement mais sans nullement assurer la protection des Français», poursuit-il. S’il oublie tout de même au passage que l’état d’urgence est toujours en vigueur depuis les attentats de novembre, Hollande utilise son arme oratoire préférée : l’anaphore, rappelant que «les principes constitutionnels ne sont pas desarguties juridiques», comme l’a dit Nicolas Sarkozy. «Argutie juridique, la liberté d’aller et venir ? Argutie juridique, la liberté d’expression ? Argutie juridique, la liberté de culte ? Argutie juridique, la présomption d’innocence ? Bien commode à brandir quand il s’agit de plaider pour son propre compte ?» Applaudissement. Ravi d’avoir enfin Nicolas Sarkozy sur le ring face à lui, Hollande reprend : «Non, la Constitution n’est pas un texte flexible avec des points de suspension, avec dès parenthèses, la déclaration des droits de l’homme n’est pas un vieux parchemin que l’on devrait encadrer pour le mettre dans des salles». «Voilà pourquoi je me bats», insiste-t-il, parlant très souvent à la première personne.

À partir de là, Hollande s’emploie alors à défendre son bilan pour mieux riposter à la droite. Que ce soit dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. «Dois-je rappeler les 9000 postes de policiers et de gendarmes ?, interroge-t-il. Oui, je dois le rappeler puisqu’il y en avait eu 13 000 de supprimés dans le quinquennat précédent». Ou que ce soit dans le domaine du social, de l’éducation ou des «réformes» faîtes (retraites, pénibilité, garantie jeunes, compte personnel d’activité…). Le Président ne se contente pas de borner son discours à la réponse sécuritaire au terrorisme. Il insiste ainsi sur la «cohésion nationale» et reprend le thème du «protecteur de la Nation». Le «modèle social», «lui-même», est «menacé» par les «fuites en avant» et les «emballements» de l’opposition.

Le chef de l’État sort alors de son texte et attaque une nouvelle fois les candidats à la primaire de droite : «Ils pensent que le pouvoir est là, à portée de main, ils y sont, ils s’y installent, ils s’organisent, ils pensent que l’élection c’est la primaire et que le reste n’a plus d’importance et que les Français viendront signer au bas de la page». Hollande rappelle alors qu’il est «encore jusqu’au mois de mai, le seul qui ait eu l’onction» du suffrage universel. Message envoyé à tout le monde, Emmanuel Macron le premier : il n’est pas mort. «Dans une démocratie, il y a l’élection. Ah ce n’est pas facile l’élection !», lance-t-il sous les rires de la salle.

Il fait ensuite un long passage sur sa vision de la laïcité. Différente de celle de son Premier ministre, présent au premier rang comme la quasi totalité des membres du gouvernement. Hollande rappelle que ce principe «n’est pas une mystique, ce n’est pas une religion d’État. C’est un ensemble de règles de droits». Et le chef de l’État d’envoyer un message aux musulmans : «L’islam peut-il s’accommoder de la laïcité? (...) Ma réponse est oui clairement oui». Puis : «La question se pose elle aussi à la République (...) La aussi je réponds oui, clairement oui». «Tant que je suis président de la République, il n’y aura pas de législation de circonstance. Aussi inapplicable qu’inconstitutionnelle. Nos lois suffisent, il faut les appliquer». Pas de nouvelle loi sur le voile, donc. Que ce soit à l’université ou dans l’espace public. «Chaque Français et chaque Française quelle que soit sa confession, ses origines, sa confession, ses conditions d’obtention de sa nationalité est ici chez lui ou chez elle, poursuit-il. En France, il n’y a que des citoyens avec les mêmes droits et soumis aux mêmes devoirs. La République est une et indivisible et elle ne distingue pas entre ses enfants». Même s’il a, en décembre 2015, proposé d’inscrire la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux dans la Constitution. Ce jeudi, il n’en parle pas.

Malgré les épisodes de la déchéance de nationalité et celui de la loi travail, à Wagram, François Hollande exhorte son camp, y compris ceux qui l’ont quitté à gauche de revenir à «l’essentiel» : «L’exigence est à la responsabilité et à l’unité (...) Il ne s’agit plus seulement de savoir si l’on fait plus ou si l’on fait moins, (...) si on redistribue ou si on reprend. L’essentiel est en cause». En mai dernier, au théâtre du Rond Point, François Hollande avait déjà prononcé un discours remarqué - à l’époque sur «la gauche et le pouvoir» - censé recoller les morceaux du puzzle de la gauche à plus d’un an de l’élection présidentielle. Une semaine plus tard, le 49.3 était utilisé sur la loi travail et ruinait ce premier travail. Cette fois-ci, pas de passage en force en vue, mais il faudra plus d’un discours pour convaincre ceux qui le défie aujourd’hui, de se rassembler derrière lui.

François Hollande même s’il n’a pas déclaré être candidat, a prononcé un discours fort sur les valeurs de la République contre l'État d'exclusion tout en voulant la réforme des institutions en mettant en avant la limitation du cumul des mandats. Et le Président de la République met sans doute en conclusion de son discours les futurs enjeux des élections présidentielles : "Quels sont les enjeux ? La protection des Français, la cohésion nationale, le modèle social, la conception de la démocratie, la place de la France, en Europe et dans le monde", a-t-il poursuivi, y voyant "un même bloc", et affirmant que le débat "va bien plus loin" que celui de "l'identité de la France". De quoi éviter que l’extrême droite mette en avant ses idéaux douteux.

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Publié le 7 Septembre 2016

Vatican Insider nous montre que lors de l'audience générale du mercredi 7 septembre 2016 ce matin, le pape François met en garde contre le risque d'utiliser le Seigneur pour une foi "fait maison", afin de justifier la violence.

"Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour punir les pécheurs, ni pour détruire les méchants." C’est ainsi que le pape au cours de l'audience générale voit l'épisode évangélique partant de Jean-Baptiste, qui était en attente d'un "juge" Messie, soulignant que la justice se pose au centre de sa prédication alors qu’"en Jésus elle se manifeste principalement comme une miséricorde", et met en garde contre les fausses "images de Dieu" qui peuvent encore l' emporter : une foi "faite maison", utilisant Dieu "pour justifier leurs propres intérêts ou même la haine et la violence", comme un "refuge psychologique" comme un simple "bon enseignant d’enseignements éthiques" ou en omettant l’"élan missionnaire capable de transformer le monde et l' histoire" qui vient de la foi chrétienne.

Comme le montre Jean-Marie Kohler sur le site culture-et-foi.com dans Révolution évangélique, Jésus veut que le service et l’humilité l’emportent sur la puissance et la gloire, que tous les hommes sont égaux en dignité devant Dieu et entre eux, que les ouvriers de la onzième heure soient payés comme ceux de la première, que les publicains et les prostituées devancent les bien-pensants et les bien-priants dans le Royaume des cieux, que les plus petits soient les plus grands dans ce Royaume dont la porte d’entrée est étroite pour les riches, où la pierre rejetée sera utilisée comme pierre d’angle, interdit de juger autrui et demande d’aimer ses ennemis, ne veut pas de la subordination de la religion à la vie humaine, sans parler de l'absence de toute allusion aux pratiques religieuses dans l’énoncé des critères du Jugement dernier.

Jésus ne détruit pas les méchants, il veut s’en prendre aux dominants et exalter les humbles dans le sillage des prophètes d’Israël, ce qu’il désire est un changement mais pas par les armes, c’est surtout un changement social et spirituel où tout partira de la population elle-même.

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Publié le 6 Septembre 2016

Pédophilie : le silence collectif dans l'Église au cœur d'un livre

"Pendant 25 ans, nous avons tous préféré nous taire" : dans le premier livre sur l'affaire de pédophilie qui a ébranlé le diocèse de Lyon et l'Église de France, Isabelle de Gaulmyn tente de comprendre les raisons du silence de "toute une communauté" comme nous le montre LeParisien.fr le mardi 6 septembre 2016. L'auteure d'"Histoire d'un silence", qui paraît jeudi au Seuil, a un point de vue avisé sur l'affaire Bernard Preynat, ce prêtre qui, de 1972 à 1991, est soupçonné d'avoir abusé de jeunes scouts entre huit et 12 ans, "faisant entre 65 et 100 victimes", estime-t-elle.

Rédactrice en chef adjointe de La Croix, cette spécialiste des questions religieuses a grandi à Sainte-Foy-lès-Lyon, fréquentant pendant quatre ans le groupe Saint-Luc, la troupe scoute du père Preynat, éloigné de cette paroisse en 1991 mais enchaînant les postes jusqu'en 2015. Elle sait la singularité d'un territoire où "l'Église compte", l'aura que pouvait y avoir un prêtre dynamique et autoritaire.

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, visé par des plaintes pour non dénonciation classées sans suite début août, avait dit avoir entendu parler en 2007 des soupçons pesant sur le père Preynat. Son informatrice, "c'est moi", écrit Isabelle de Gaulmyn, 53 ans, même si elle n'est "pas d'accord sur la date", évoquant l'année 2005.

Elle a revu en 2016 le primat des Gaules. Ce qu'il se disait sur Preynat, "il l'a su assez tôt, en réalité, après son arrivée à Lyon, en 2002". Mais le cardinal, qui "reconnaît volontiers son manque de réactivité", pensait "l'affaire traitée par ses prédécesseurs". "Pendant 25 ans, nous avons tous préféré nous taire. (...) L'incroyable impunité dont a bénéficié le père Preynat est le fait des évêques. Mais le silence est celui de toute une communauté", estime l'auteure.

Silence des familles attachées à la figure du prêtre, silence de l'institution ecclésiale par peur d'un scandale qui la fragiliserait... Silence des victimes aussi, mais comment le leur reprocher ? C'est en écoutant le témoignage de "l'une des victimes les plus marquées et abimées par Preynat que j'ai compris qu'il y avait sans doute en elles comme une forme de handicap profond, une terreur cachée du prêtre qui persistait, même amoindrie, et qui rendait si difficile d'aller dire la vérité sur ce passé qui ne passait pas".

La journaliste ne ménage pas l'Église lyonnaise, qui "a posé un couvercle" sur ces "agissements" et qui, comme institution, "s'est mise du côté des accusés". La Parole libérée, l'association des victimes du prêtre, "aurait dû être créée par le cardinal Barbarin, s'il en avait eu le courage".

Ces derniers mois, elle a rencontré de nombreux croyants qui lui ont avoué leur "humiliation" face à la révélation en cascade d'affaires de pédophilie, à Lyon et ailleurs. "Moi aussi, j'ai honte", écrit-elle, "car l'Église n'a pas réussi à faire mieux que les autres institutions, et elle a même fait pire". Elle espère, confie-t-elle à l'AFP, que cette crise invitera les laïcs à cesser de "mettre des prêtres sur un piédestal" et favorisera une "culture du débat" et de la "transparence" dans l'Église.

En catholique, elle s'inquiète cependant des limites du travail en cours. "L'Église a commencé à créer des commissions spéciales, à prévoir des lieux pour écouter les victimes. Mais je ne l'ai jamais entendue poser la question du rapport à la foi. Or, pour une victime, c'est toute la relation à Dieu qui est atteinte."

Isabelle de Gaumlyn nous fait part de son point de vue sur l’affaire Preynat et ce n’est guère réjouissant car le cardinal Barbarin n’a pas été réactif et a manqué de courage, le silence des familles attachées à la figure des prêtres et des victimes de peur du père Preynat et qu’ont ne les croient pas. Elle désire aussi que les laïcs poussent l’Église à monter un meilleur visage et s’inquiète la perte de la foi des victimes. Espérons que d’une telle catastrophe l’Église dégage un meilleur visage.

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Publié le 5 Septembre 2016

Une salle de prière commune aux 3 religions installée à Jérusalem

Annabel Benhaiem dans son article du lundi 5 septembre 2016 pour HuffingtonPost.fr montre que c'est l'un des points d'orgue du festival des musiques sacrées de Jérusalem, Mekudeshet, qui a commencé dimanche 4 septembre. Une salle de prières ouverte aux trois religions du Livre est installée au cœur de la ville sainte.

Pensée et créée par neuf leaders religieux, trois imams, trois prêtres et trois rabbins, avides de saisir l'âme de Jérusalem, d'après l'une des organisatrices, interrogée par le HuffPost, la salle accueille tous les croyants. Les officiants invitent chacun à prier ensemble, dans la même salle. Et ils organiseront, le temps du festival, jusqu'au 23 septembre, des visites de mosquées, églises et synagogues de la ville. L'installation a été pensée de concert entre leaders religieux et artistes plasticiens, qui ont pensé cette salle éphémère comme une installation artistique, d'après l'une des organisatrices du festival.

"Ces trois religions coexisteront en paix au moins quelques instants", s'enorgueillit Naomi Fortis. "Nous lirons ensemble, discuterons, nous disputerons -oui, c'est autorisé-, et prierons ensemble. Nous allons voir si cela est possible de créer une nouvelle réalité".

Comme le montrait Annabel Benhaiem dans un autre article le dimanche 4 septembre pour HuffingtonPost.fr le festival s'est donné pour ambition de réunir les trois cultures religieuses du pays, de les faire se rencontrer, de briser la glace, et déjouer les effets néfastes des politiques qui ont contribué à l'éloignement des populations. Mais la force de ce festival réside dans ses propositions iconoclastes. Ainsi, un juif religieux chantera de la musique arabe classique, tandis qu'une salle de prière commune aux trois religions sera installée dans l'enceinte du festival, pour inviter à prier ensemble. Un symbole fort dans une ville ravagée par le morcellement du territoire, les deux Intifadas et la série d'agressions au couteau de ces derniers mois.

"Nous avons créé cet événement à un moment terrible, voilà six ans. Les deux Intifadas venaient de prendre fin. Jérusalem était meurtrie. Nous avons vu la ville se recroqueviller sur elle-même, s'appauvrir, se tourner vers l'orthodoxie religieuse. Nous voulions apporter un autre regard sur cette ville, révéler ses secrets, son histoire, et la diversité de sa population." Pour "révéler Jérusalem", selon l'expression de l'organisatrice, le festival s'est appelé "Mekudeshet", qui est un mot hébreu signifiant à la fois "sacré" ou "sanctifié". Ce mot est prononcé lors des mariages juifs, au moment de l'échange des consentements et qui peut être traduit par "toi qui m'est réservé(e)".

Sénégal, Grande-Bretagne, Ethiopie, les "performers" viendront du monde entier. Parmi les plus détonants, on trouve Ziv Yehezkel, Israélien, né de parents juifs d'Irak, et surtout, ancien religieux ultra-orthodoxe qui est devenu une star dans le monde arabe. Il est en effet chanteur, en solo, au sein de l'Orchestre arabe de Nazareth, une ville de Cisjordanie. Son public est avant tout arabophone.

Réhabiliter Jérusalem dans sa dimension culturelle, ça se passe aussi sur le terrain. Ainsi, la place Zion Square porte les stigmates de nombreux affrontements pendant les Intifadas. Elle a aussi été pendant longtemps le lieu de rassemblement de la droite dure israélienne. C'est devenu un endroit sale, où il ne fait pas bon s'attarder à la nuit tombée. Pendant les festivités, une forêt sur roulettes s'installera au milieu de la place pour trois semaines. Une petite oasis faite de vrais arbres, de vraie terre et de vraies fleurs. Comme pour dire que cette place appartient à tout le monde et que chacun doit pouvoir s'y promener en paix. Idéalement, pour retrouver ses racines.

Le festival des musiques sacrées de Jérusalem, Mekudeshet montre une voie que l’on doit choisir en ce moment réunir les trois religions principales du pays (Christianisme, Judaïsme et Islam) pour les aider à se comprendre afin qu’elles s’ouvrent entre elles en utilisant Jérusalem comme une ville ouverte. C’est une excellente initiative.

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Publié le 5 Septembre 2016

Le grand retour de Nuit Debout

Nuitdebout.fr nous a montré que mercredi 31 août 2016, des centaines de personnes se sont réunies sur la place de la République pour participer aux débats de la première assemblée générale de la rentrée. Parmi elles, de nombreux-ses Nuitdeboutistes historiques, mais aussi des sympathisants et passants, venus en curieux. Plusieurs commissions avaient répondu à l’appel : l’écologie, Biblio Debout, les antispécismes, les antipub, et bien entendu les équipes de l’accueil, de la logistique et de la sérénité. On y croise également les membres de jury citoyen et de l’économie politique. Même Radio Debout signait son grand retour. Les débats ont été ponctués de pauses musicales avec Mathieu (de Gazette Debout) ainsi qu’un flûtiste soudanais. Si la cantine n’a pas pu s’installer, elle sera de retour dès le 2 septembre. Cette première journée avait valeur de test pour les organisateurs, qui ont été rassurés par l’affluence et l’enthousiasme des participants. Cette rentrée s’est poursuivie jusqu’au dimanche 4 septembre avec un riche programme et des intervenants passionnés comme à son habitude.

La page facebook de Nuit debout nous montre que le mouvement a continué de prendre la parole dans les places en France. Le 3 septembre Nuit Debout Grenoble a proposé à ceux qui venaient de repenser l'organisation du rassemblement, de ses actions et de ses objectifs. Enfin, le 4 septembre à Nuit Debout Paris les commissions se sont réunies pour partager des débats, des envies, des idées et de la musique. Le grand retour a été marqué par trois projections en exclusivité concernant des sujets divers comme «Le dernier continent» qui éclaire les enjeux de la ZAD de Notre Dame des Landes, "La valeur de la terre", qui rappelle l'importance des terres agricoles, et la Projection du film "Alors c'est qui les casseurs ?" qui propose une analyse de leur action militante.

Les débats ont rythmé le week-end notamment sur les syndicats face a la répression et des interventions d’Alice Canabate (sociologue) ou encore celle de Laurent Mauduit (journaliste à Mediapart). Au niveau artistique Nuit Debout s’est exprimé avec de nouveaux détournements d’affiches des antipub, et lors de l'atelier Chanson Debout animé par les Chanteurs d'actu. Le nouveau titre de la rentrée : «Coucou J’existe».

Le mouvement n’avait pas disparu comme le laissait à croire certains mais il était en vacances. J’ai pu voir que le mouvement continuait à Lille en nombre restreint avec des débats vifs et intéressants pendant une pause que nous nous étions laissés mes frères et moi avant de voir le film coréen Dernier Train pour Busan, que je vous conseille et qui à travers le film de zombie montre tout les travers de notre société capitaliste (individualisme, égoïsme, peur de l'autre, et aucune solidarité) et ceux qui survivent sont ceux sur lesquels ont a fait preuve de solidarité et d’un esprit de sacrifice pour les sauver.

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Publié le 4 Septembre 2016

Le pape François élève Mère Teresa au rang de sainte

francetvinfo.fr et HuffingtonPost.fr nous montrent que la religieuse qui a dédié sa vie aux plus déshérités de Calcutta a été déclarée sainte dimanche lors d'une messe de canonisation célébrée ce dimanche 4 septembre 2016 sur la place Saint-Pierre de Rome devant 100 000 fidèles.

"Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l'inscrivons parmi les saints, en décrétant qu'elle soit vénérée en tant que telle par toute l'Eglise." Le pape François a prononcé la formule de canonisation rituelle. Le souverain pontife a élevé Mère Teresa, qui a consacré sa vie au service des plus pauvres et des plus démunis en Inde, au rang de sainte, dimanche 4 septembre, pendant une messe de canonisation sur la place Saint-Pierre, au Vatican.

Des dizaines de milliers de pèlerins ont applaudi lorsque la "sainte des bidonvilles de Calcutta", lauréate du prix Nobel de la paix en 1979, a rejoint a officiellement les quelque 10 000 saints de l'Église catholique. Quelque 100 000 personnes ont reçu un sésame pour vivre cet événement sur la place Saint-Pierre de Rome, pleine à craquer. Sur la façade de la basilique Saint-Pierre, un portrait géant de Mère Teresa trônait dimanche, sous un ciel bleu et un soleil d'été.

À l'issue de la cérémonie, le pape devait offrir un déjeuner à 1500 personnes sans ressources, dont s'occupent notamment les sœurs des Missionnaires de la Charité, la congrégation fondée par Mère Teresa.

Pourtant, au-delà de la crédibilité des miracles qui lui sont attribués (et qui font débat), la figure de Mère Teresa recèle aussi des parts d'ombre qui ont égratigné son mythe. Derrière l’image trop souvent idéalise se trouve une religieuse réactionnaire et prosélyte, qui glorifie la souffrance au lieu de la soigner, et qui avait une gestion et des financements douteux. Ce n’est pas avec de tels exemples qu’une «Église pauvre pour les pauvres» verra le jour.

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Publié le 4 Septembre 2016

Phoebé de Cenchrées, une femme importante dans la communauté chrétienne primitive

Hier, a été fêtée Phoebé qui est la seule diaconesse mentionnée par Paul dans la lettre de saint Paul aux Romains, car parmi les fidèles de Cenchrées, en Grèce actuelle, elle a beaucoup aidé ce dernier.

Cenchrées est le port oriental de Corinthe, où se trouvait Phoebé une négociante qui est saluée en premier par Paul dans Romains 1,16. C’est elle qui portera la lettre au Romains, selon le code épistolaire du temps. Paul la pare aussi de titre de ministre (diaconesse) (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Phoebé est aussi «protectrice des chrétiens» de la ville, c’est-à-dire qu’elle s’occupe du «patronat», l’assistance matérielle et morale accordée à des personnages fortunés et influents dans leur communauté ou à des individus qui formaient leur «clientèle». Elle recevait les frères chrétiens venus d’Asie ou de Syrie. Elle ouvrait aussi sa maison aux réunions de l’Église, c’est à cette époque que se tenaient des assemblées chrétiennes dans des maisons privées (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Le titre de ministre, semble désigner son titre de diaconesse, et montre que le charisme commence à devenir le point d’appui pour la mission, la fonction. En utilisant le terme de diaconesse, ou ministre, Paul désigne ici une collaboratrice et évoque ainsi le service bien concret qu’elle rend à la communauté. Elle fait mieux que de l’accueillir, dans les moments difficiles, elle lui servit de prostate, c'est-à-dire de garant judiciaire, fonction essentielle pour la protection des voyageurs dans le monde romain (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Enfin, Phoebé est la seule femme dont le Nouveau Testament parle comme ayant eu un titre et une fonction dans l’institution ecclésiale. Elle est dans doute morte à Corinthe et elle est fêtée le 3 septembre. Elle est actuellement mise de côté pour des raisons linguistiques car le terme «ministre» ou diakonoi pose problème à la hiérarchie purement masculine, car elle ne veut pas conclure que les femmes ont eu des ministères ordonnés dès le début de l’Église (Michele Bennardo, Lorenzo Bortolin, et Benito Cutellè, Il diacono : Chi è. Cosa fa. Come diventarlo, Effata Editrice IT, 2007, Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015 et http://www.ihu.unisinos.br/noticias/557137-sera-que-a-igreja-aceitara-mulheres-diaconos-santa-febe-rogai-por-nos).

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Publié le 3 Septembre 2016

Demain sera canonisée mère Teresa qu’on catalogue comme la sainte des pauvres, qui n’est pas en réalité pas l’image édulcorée qu’on donna d’elle comme peut nous le montrer sudouest.fr, RFI.fr, et tv5monde.com, mais cette canonisation est encore un choix pour privilégier une Église conservatrice plutôt qu’ouverte.

Née en 1910 dans une famille albanaise à Skopje, alors dans l'empire ottoman et aujourd'hui en Macédoine, Gonxhe Agnes Bojaxhiu est entrée dans les ordres à 18 ans, choisissant son nom de religion en hommage à Thérèse de Lisieux, avant d'être envoyée à Calcutta pour enseigner. En 1950, elle fonde les missionnaires de la Charité, qui comptent aujourd'hui 5 000 religieuses consacrant leur vie, dans une austérité radicale, "aux plus pauvres d'entre les pauvres" à travers le monde.

Cependant à mesure que sa notoriété augmentait, sa ferme opposition à la contraception et à l'avortement, ses méthodes rudimentaires ou ses sources de financement lui ont valu des critiques et parfois même des attaques acerbes. La manière dont mère Teresa avait l’habitude de traiter les patients a suscité la polémique. Elle le faisait en effet avec une immense compassion et dévotion, car elle voyait dans leurs souffrances la réplique de celles du Christ sur la Croix.

Du reste, les missionnaires de la Charité font un vœu de pauvreté qui se reflète dans leurs actions selon plusieurs témoignages de volontaires qui ont travaillé pour elles. «On utilisait des médicaments périmés, des aiguilles étaient réutilisées après avoir été rincées à l'eau froide», affirme l'un d'entre eux, qui était à Calcutta en 2008. Pourtant, ce ne sont pas les fonds qui manquent. Grâce à l'aura de mère Teresa, les missionnaires de la Charité sont extrêmement riches. Elles reçoivent des millions de dollars de dons chaque année, mais personne ne sait comment cet argent est utilisé. «Seul Dieu le sait», a affirmé la religieuse qui a succédé à mère Teresa à Calcutta. Selon d'anciennes bénévoles, c'est le Vatican qui a le contrôle sur cette immense manne financière et décide de combien doit être redistribué sur le terrain.

Surtout, contrairement au pape François, elle ne cherchait pas à s'attaquer aux racines de la pauvreté, regrette Mary Johnson, une Américaine qui a été missionnaire de la Charité pendant 20 ans : "Elle avait le capital politique, la bonne volonté de tant de gens à travers le monde, l'oreille des présidents, l'argent... Elle aurait pu user de son influence pour chercher des solutions plus durables". Son objectif "n'était pas d'éliminer la pauvreté mais de sauver des âmes", répond Sr Martin de Porres. Donc pas question pour elle de remettre en question l'ordre social ou moral. Il y avait même chez elle, une certaine complaisance à la contemplation de la misère du monde.

Elle passera sa vie à combattre le seul traitement connu contre la misère, l'autonomisation des femmes et leur émancipation. Elle avait également des amitiés douteuses amies notamment puisqu’elle profita des dons mal acquis de l'atroce famille Duvalier en Haïti (dont elle ne cessa de louer le régime, pour faire bonne mesure), de Ferdinand Marcos aux Philippines et Fidel Castro à Cuba ou des largesses de Charles Keating (banquier américain accusé de fraude). Elle a même rendu hommage à Enver Hoxha le dictateur albanais.

Et même si elle-même, comme l'ont révélé des écrits poignants publiés après sa mort, s'est sentie rejetée par Dieu pendant la majeure partie de sa vie, allant jusqu'à douter de son existence, mère Teresa entendait bien continuer ce travail dans l'au-delà. En 1959, elle écrivait: "Si jamais je deviens une sainte, ce sera sûrement une des ténèbres. Je serais en permanence absente du paradis, afin d'aller allumer une torche pour ceux plongés dans les ténèbres sur terre".

Enfin quant aux miracles qui lui sont attribué celui de la guérison une jeune femme bengalie de 30 ans souffrant d'une tumeur abdominale, un premier miracle que le Vatican a reconnu en 2002, rappelle France 24, et celui treize ans plus tard, le pape François a également reconnu la guérison inexplicable d'un Brésilien souffrant de tumeurs multiples au cerveau, laissent dubitatif. Pour la jeune femme, les médecins l'ayant soignée ont déclaré qu'il n'y avait nul miracle et que sa tumeur, qui n'était qu'à un stade précoce de développement, avait simplement répondu au traitement médical. Pour la guérison de ce brésilien, il fut aussi traité avec des antibiotiques pendant un mois sans en subir tout de suite les effets.

Dommage de se centrer sur mère Teresa, alors qu’aujourd’hui on fête sainte Phoebe qui a fait beaucoup plus pour l’Église primitive en organisant sa communauté à Cenchrées, que Paul nommait sous le titre de «diaconesse» et qu’il distinguait pleinement dans sa défense de la communauté chrétienne et qui se montrait garante pour les voyageurs dans sa ville, mais aussi par son accueil, son organisation et son aide matérielle.

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Publié le 2 Septembre 2016

Periodistadigital.com nous montre dans son article du vendredi 2 septembre 2015 que plus de 200 personnes, provenant de 50 pays différents, se réunissent à Salamanque pour réfléchir sur les principaux défis de la Justice, de la Paix et de l’Intégrité de la Création. Ils sont frères, sœurs et laïcs de l'Ordre des Prêcheurs qui se développent dans différentes parties du monde, sur des projets pour la dignité des êtres humains. Le Congrès a lieu dans le couvent de San Esteban de Salamanque, une place particulièrement importante, où vivaient les hommes comme Francisco de Vitoria, le père du droit international, précurseur des droits de l'homme et des centaines de départ des missionnaires dominicains qui ont défendu les droits des Indiens d'Amérique.

Après l'Eucharistie, dans laquelle les victimes innocentes ont été rappelées dans le monde entier, a commencé la cérémonie d'ouverture présidée par le Maître de l'Ordre des Prêcheurs Bruno Cadoré. Il a commencé son bref discours en invitant les participants à profiter de cette occasion extraordinaire pour examiner la question des droits de l’homme à l'horizon de l'universalité, reflétée dans la multitude des langues et des pays présents au Congrès : «L'universalité de cet ensemble montre l’universalité de la compassion de l'Ordre», dit le frère Bruno Cadoré. «Dommage que ce n'est pas une simple lamentation, ce qui se passe dans le monde, mais la solidarité active des frères et sœurs affichées à côté des victimes qui sont le corps du Christ.»

Le travail, les droits de l’homme qui doivent être traités en profitant de la riche diversité et de la complémentarité des personnes, également reflétées dans le Congrès, qui est la Famille dominicaine : «L'engagement de la Famille dominicaine dans la promotion des droits de l'homme ouvre un espace pour partager leurs expériences et travailler ensemble pour créer la fraternité dans des lieux où les droits ne sont pas reconnus, par une révolution évangélique de la compassion».

Le Maître a encouragé à tirer les divers problèmes spécifiques de chaque région ou pays, à ne pas être perdu en peu de temps dans la perspective horizontale du bien commun : «Le bien commun n’est pas la somme des biens individuels, mais un bien commun mondial qui est pour tous, ils sont tous en commun et personne n’en est propriétaire unique. Il est le bien de la ville de frères».

Il a conclu en déclarant ses diverses convictions personnelles, le résultat de ses visites constantes aux communautés à travers l'Ordre consacré pour la promotion des droits de l'homme. Une de ses convictions est que les communautés dominicaines dans le monde entier ne sont pas parfaite, mais elles peuvent en être un témoignage brillant parce qu'ils révèlent l'espoir que les êtres humains puissent être en communion : «la Communion en action est un long, et patient travail, fait de joies et de déceptions, d’engagements et de sacrifices ... mais c’est possible», et la communion est «l'essence des droits de l'homme, parce que tout le monde aspire à être reconnu à son droit d'appartenir à la communauté humaine.»

Il était également convaincu que les Dominicains peuvent devenir les voix autoritaires des victimes réduites au silence par les excès de la mondialisation et du libéralisme économique qui constitue le cadre de base de la mondialisation, les victimes sont considérées comme de simples instruments de production. Ils sont une foule pour combattre la pauvreté structurelle et à être la voix dans ce monde de ceux qui sont sans voix. L'Ordre ne peut jamais abandonner son travail pour la justice et la paix qui a été une partie intégrante de son charisme et de l'histoire durant 800 ans.

Le frère Bruno Cadoré a lancé le Congrès, en exprimant son souhait qui constitue un moment de renouveau de la prédication de l'Ordre des Prêcheurs, selon l'esprit du Jubilé du 800e anniversaire de la fondation de l'Ordre. Ces bonnes intention sont porteuses et vont vers ceux qui ont besoin de l’Église, et les Dominicains nous montre l’exemple des chrétiens que nous devons devenir.

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Publié le 1 Septembre 2016

Raphaël Zbinden nous montre dans cath.ch que la Province de France de la Compagnie de Jésus précise et renforce sa lutte contre les abus sexuel. Les jésuites ont publié le jeudi 1er septembre 2016 un protocole visant à prévenir toute nouvelle affaire de pédophilie dans leurs rangs.

Dans le document intitulé “Face aux situations d’abus sexuels – Prévention et actions” et consultable sur leur site internet, les jésuites exposent de façon précise les comportements à adopter dans certaines situations délicates, dans le contexte de divers cas qui ont récemment touché des institutions de l’Eglise, dont leur ordre.

Le texte enjoint notamment les prêtres confrontés aux aveux d’abus faits sous le secret de la confession, à “faire obligation au pénitent de se dénoncer à l’autorité judiciaire ou administrative, et ce dans les plus brefs délais”. Et de ne leur donner l’absolution qu’à cette condition. La Compagnie de Jésus s’engage également, en cas de saisine judiciaire, à prendre systématiquement des mesures conservatoires à l’égard du prêtre accusé, notamment suspendre tout contact avec des mineurs et avec la victime. Une liste précise de “comportements interdits”, tels que se retrouver nus en présence de mineurs, ou partager un lit avec un jeune est également présentée.

“Il s’agit de dire les choses, et que des repères clairs soient donnés”, explique au quotidien français La Croix le père Arnaud de Rolland, assistant du provincial. “Il y a effectivement des choses qui n’ont jamais été explicitées, qui étaient considérées comme allant de soi alors qu’elles n’allaient pas de soi. Il est positif de dire ces choses, que la parole circule librement”, précise-t-il.

Le document de 13 pages a été rédigé conformément à la demande du père Général de la Compagnie de Jésus et en concertation avec la Conférence des évêques de France (CEF). Il est adressé aux membres de la Province et aux responsables d’œuvres liées à la Compagnie de Jésus (établissements scolaires, centres spirituels, aumôneries d’étudiants…).

Le Provincial, le père Jean-Yves Grenet, rappelle dans un communiqué du 1er septembre qu’un groupe d’accueil et de veille est à la disposition de toutes personnes désirant porter à la connaissance de la Compagnie un fait d’abus qui engage un jésuite ou une institution dont la Province de France est ou a été responsable. Les jésuites français réaffirment ainsi leur ferme volonté de tout mettre en œuvre pour que des situations d’abus sexuels les concernant ne se produisent plus.

Deux affaires ont en effet récemment concerné la Compagnie de Jésus. En juin, la presse a révélé que le père Dominique Peccoud, ancien directeur de l’école Sainte-Geneviève à Versailles, avait été condamné en avril 2015 en première instance à deux ans de prison avec sursis, pour avoir abusé de neuf mineurs, dont son neveu. En avril, un ancien élève du collège-lycée Franklin, établissement jésuite du XVIe arrondissement de Paris, âgé de 72 ans, déclarait à la radio avoir été victime d’attouchements sexuels de la part d’un prêtre décédé depuis.

Les Jésuites de France ont pris très au sérieux les dernières affaires de pédophilie qui ont touché leur rang et ont décidé de réagir rapidement. Espérons pour eux que cela marchera et qu’ils ne seront pas entravés dans leurs bonnes dispositions.

Et nous concentrons nous aussi comme le montre Vatican Insider sur le message du pape François pour la deuxième «Journée mondiale de prière pour la prise en charge de la création» qui lance un appel à une «conversion écologique», dans les petits gestes, dans la politique, l'économie, la société et la culture, parce que «la terre crie "pour" les souffrances qui affligent les pauvres et la dévastation de l'environnement». Il fait aussi appel à la communauté internationale pour aider l’engagement environnemental des pays les plus pauvres. Espérons que comme le souhaite le pape nous changeront de cap et que «nous devons être unis pour montrer notre miséricorde à notre maison commune - la terre - et exploiter pleinement le monde dans lequel nous vivons comme un lieu de partage et de communion».

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