Publié le 30 Novembre 2016

kath.net nous montre dans son article du 30 novembre 2016 que Mgr Pinto, président de la Rote romaine a menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de la critique publique d’"Amoris Laetitia".

L’archevêque Pio Vito Pinto, président de la Rote romaine, le deuxième plus haut tribunal de l'Église catholique romaine, a lors d'une conférence en Espagne menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de leur critique publique d’"Amoris Laetitia". Pour Mgr Pinto suite aux informations des médias a déclaré que le pape n’est pas responsable du retrait de la dignité de cardinal, mais lui-même. L'archevêque a annoncé qu'il soutiendra le pape François sur le fait que les divorcés remariés puissent recevoir la Sainte Eucharistie.

 

Comme le montre le CatholicHerald.co.uk du mardi 29 octobre le père Antonio Spadaro, le rédacteur en chef de La Civiltà Cattolica, a déclaré que les questions soulevées par les quatre cardinaux suivant la publication d’Amoris Laetitia, ont déjà reçu une réponse. Comme il le signale : «Au cours du Synode, toutes les réponses nécessaires ont été données et plus d'une fois. Depuis, de nombreux autres pasteurs, parmi lesquels de nombreux évêques et cardinaux, se sont portés dessus et ont approfondi les discussions, y compris récemment. Le pape a même indiqué le cardinal Schönborn comme un interprète fidèle du document.» «Ainsi, je crois qu'une conscience douteuse peut facilement trouver toutes les réponses qu'elle cherche, si elle les cherche avec sincérité.»

 

«Les questions intéressantes des quatre cardinaux, ont été en réalité déjà soulevées au cours du Synode, où le dialogue était profond, vaste et surtout, franc. Amoris Laetitia est seulement le fruit mûr de la réflexion de François après avoir écouté tout le monde et la lecture de document final du Synode.»

 

Mais comme le montre CatholicHerald.co.uk le cardinal Pell droit dans ses bottes a affirmé dans un discours à l'église St Patrick, à Londres, qu’un certain nombre de catholiques pratiquants réguliers seraient énervés par la tournure des événements. Il critique certaines idées sur la conscience puisque pour lui la primauté de la conscience aurait des effets désastreux, et souligne qu’on ne doit pas suivre sa conscience mais l’enseignement moral de l’Église.

 

Puis il prend la prend la phrase de Jésus : «il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus» (Matthieu 22,14), suggérant que beaucoup de personnes iront en enfer. Mais Jésus en disant cela, n’invite-t-il pas à faire qu’il y ait beaucoup plus d’élu au lieu du cadre restreint voulu par le cardinal Pell, car ceux qui se croient élus peuvent déchanter vite lorsqu’arrivera le grand festin royal. Selon lui la vérité sur la punition éternelle aurait été minimisée, tout comme l’idée erronée de la conscience était devenue très répandue. Pour lui, dans une vie de péché, il est difficile de percevoir la vérité. Pour autant, on peut aussi dire qu’à force de voir le péché, on limite la vérité.

 

La dénonciation de prophètes de malheurs de Jean XXIII en 1962 est plus que jamais d’actualité : «Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.» Le cardinal Pell semble faire partie de cette catégorie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 30 Novembre 2016

Libération.fr et francetvinfo.fr nous montrent ce mercredi 30 novembre 2016 que la question de l'avortement revient au centre de l'actualité, à la veille de l'examen d'une proposition de loi visant à pénaliser les sites anti-IVG soutenus par l'Église. La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, invitée ce mercredi de France 2, explique que cette manœuvre permettra d'éviter la «désinformation» sur le sujet : «Le délit d'entrave, c'est tromper volontairement, intentionnellement des femmes», a-t-elle insisté.

 

Ce sont "les juges et non le gouvernement qui vont décider s'il y a volonté intentionnelle de tromper, de prétendre qu'on propose une information objective alors qu'en réalité on veut les amener à renoncer", rappelle-t-elle. La ministre de la Santé remarque qu'on "assiste depuis quelques années, régulièrement, à des offensives contre l'interruption volontaire de grossesse. Il y a un climat culturel qui pèse et qui tend à culpabiliser les femmes qui s'interrogent sur l'interruption volontaire de grossesse."

 

La proposition de loi, soutenue par la ministre, vise à pénaliser les responsables de sites anti-IVG qui avancent masqués : sans afficher clairement leur opinion sur le sujet, ils multiplient les témoignages à la véracité douteuse, les articles alarmistes sur les conséquences d’une interruption volontaire de grossesse, dans le but de dissuader des femmes, en particulier les jeunes. D’où le tutoiement de rigueur et les chartes graphiques aux couleurs pop plébiscitées par ce type de sites.

 

Faire voter cette mesure ne s’annonce pas chose aisée : le gouvernement a tenté par le passé de l’introduire via un amendement au projet de loi Egalité et Citoyenneté en septembre. Mais le Sénat, où la droite est majoritaire, s’y était opposé. Le climat ne semble pas plus propice ces derniers jours : vendredi, en plein entre deux-tours de la primaire de droite, de vifs incidents ont éclaté lors de l’examen de ce texte en commission des affaires sociales. Noms d’oiseaux et suspensions de séance ont même fait dire à un député PS présent que «la campagne de la primaire a ravivé sur le sujet de l’IVG des relents de 1974». Voilà qui promet.

 

Le plus risible est que l’on découvre aussi que le film «Sausage Party» est la nouvelle cible de la droite traditionaliste comme nous l’apprend Libération.fr. Trash et provoc, le film Sausage Party a été classé R aux États-Unis (interdit aux mineurs de 17 ans non accompagnés d'un adulte), et il est réservé aux plus de 12 ans en France. De quoi outrer la «Manif pour tous», qui lance aujourd'hui une campagne sur Twitter contre l'État, forcément complice d'un tel étalage pervers. Ce qui donne l’effet contraire puisqu’elle offre au film une pub inespérée sur les réseaux sociaux. Dans un tweet, elle diffuse carrément une vidéo YouTube montrant la partouze finale évoquée plus tôt, tirée d’une copie piratée du film. Mélangeant un peu tout et n’importe quoi en cette veille de 1er décembre, LMPT lâche ce constat définitif : «un jour, on jette les Français dans partouze-porno en mode rigolo #SausageParty. Le lendemain, on fait de la prévention #Sida», comme si le gouvernement avait une quelconque responsabilité dans la sortie du film. 

 

Libération.fr nous montre que l'Assemblée nationale a voté hier soir, à l'initiative des socialistes et au grand dam de la droite, un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871. Dernière révolution du XIXe siècle et première tentative d'un gouvernement de la classe ouvrière, elle fut la réaction à la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Des exécutions, notamment durant la Semaine sanglante, ont fait entre 10 000 et 20 000 morts, voire plus, selon les estimations. Et des milliers de condamnations à mort, à la déportation, aux travaux forcés ou à de la prison ont été prononcées postérieurement. Evoquant un «acte solennel» par «devoir d'histoire» autant que «de justice», le président PS de la commission des Affaires culturelles et élu parisien Patrick Bloche a plaidé que «le temps est désormais venu pour la République» de rendre ainsi justice à tous les communards, «victimes d'une répression impitoyable».

 

Enfin comme le signale BFMTV.com, le pape François a reçu ce mercredi 260 élus de la région Auvergne et Rhône-Alpes, lors d'une audience particulière à Rome. Il est revenu sur la nécessité de la France "d'approfondir les valeurs républicaines". Le chef de l'Église catholique les a appelés à "rechercher et développer le sens du bien commun et de l'intérêt général", après "les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays".

 

Le pape a également insisté sur la "nécessité de retrouver le sens du politique, les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité" ne devant pas être "brandies de façon incantatoires, mais approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement". Il demande encore aux élus "d'écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence". Un bon rappel pour les hommes politiques qui ont grandement oubliés tous ceux qu’on marginalise dans la société.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 29 Novembre 2016

Libération.fr nous montre ce mardi 29 novembre 2016 qu’une proposition de loi visant à élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations «biaisées» sur l'avortement doit être débattue jeudi à l'Assemblée. Scandale, pour le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, qui estime que le texte «constituerait, malgré ce qu'affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d'expression sur Internet», qui «ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets». Il a directement écrit à François Hollande, lui demandant de faire échec à la création de ce délit d'entrave numérique. «Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie», juge-t-il.

 

La réplique ne s’est pas fait attendre comme le montre lci.fr. Des propos auxquels réagit ce mardi 29 novembre Catherine Coutelle, députée de la Vienne, pour LCI : "S’il a écouté les débats, il peut voir qu’il ne s’agit en rien d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est plutôt une lutte contre une entrave, actuellement en cours sur des sites au moyen de propos tout à fait inexacts sur l’avortement. L’entrave d’accès à l’IVG, elle existe ! Elle se faisait physiquement auparavant, et elle est à présent passée sur Internet."

 

Divergence de point de vue du côté du prélat, qui ajoute que ces sites "sont les seuls à prendre en charge la véritable détresse existentielle" de certaines femmes. "Il ne doit pas savoir comment ça se passe dans les hôpitaux", lui rétorque Catherine Coutelle. "Quand une femme se présente pour un avortement, elle peut être déjà décidée ou bien conserver des interrogations. Dans le second cas, un psychologue est à sa disposition, car elle a bien le droit de se poser des questions. Quand la patiente est mineure, la consultation avec un psychologue est obligatoire. Ce que Mgr Pontier appelle ‘la détresse’ des femmes est donc d’ores et déjà pris en charge."

 

Pour conclure, elle ajoute : "Que les religions aient un point de vue sur l’avortement, je le conçois. Mais nous sommes dans un État laïc et la loi se fait dans l’hémicycle. On voit bien que les mouvements très réactionnaires sont très à l’œuvre dans toute l’Europe, mais je serai insensible aux lobbys quels qu’ils soient, religieux ou autres. Sincèrement, c’est un peu lourd, 40 ans après le combat de Simone Veil, d’en être encore là." Le texte sera examiné par les députés ce jeudi 1er décembre.

 

Enfin, actu.orange.fr nous signale que les députés LR s'opposeront à la proposition de loi PS sur le délit d'entrave à l'IVG au nom de "la liberté d'expression", a indiqué mardi leur chef de file, Christian Jacob, tandis que son homologue de l'UDI Philippe Vigier a annoncé un soutien "majoritaire". Ce texte, qui provoque une vive opposition dans les milieux catholiques, a déjà nourri un clash entre députés LR et PS la semaine dernière en commission, au détour de l'évocation par un socialiste de la polémique sur l'IVG entre Alain Juppé et François Fillon.

 

En conférence de presse, un porte-parole des députés socialistes, Hugues Fourage, a rappelé que "nous sommes dans un État laïc et nous refusons que la loi soit dictée par des considérations spirituelles, qui doivent rester du domaine du personnel et de l'intime". De plus, a-t-il déclaré à l'adresse du président de la Conférence des évêques de France, "il existe une séparation des pouvoirs". Or "cette proposition de loi émane de notre groupe, elle relève de la responsabilité du Parlement, pas du président de la République", donc "lui écrire ne correspond à rien".

 

"L'IVG est un droit fondamental qui ne peut être remis en cause par des informations biaisées, tronquées ou mensongères", a appuyé M. Fourage, un proche de Manuel Valls. "Des groupes de militants intégristes utilisent aujourd'hui des sites pour désinformer des femmes sur ce qu'autorise la loi et sur ce qu'elle interdit, notamment les délais légaux" pour avorter, a-t-il souligné. "Cela relève du délit d'entrave, qui est déjà réprimé" et "nous ne faisons qu'élargir ce délit au numérique", a précisé le député de Vendée. "Cette mise au point nous semble fondamentale (...) y compris dans le débat politique actuel", a-t-il ajouté.

 

Contrairement à ce que pensent Mgr Georges Pontier et LR, la désinformation n’est pas de la liberté d’expression et plus encore celle des sites de groupes anti-IVG, il est donc normal d’avoir une information plus fiable que de tels sites délivrant le fanatisme religieux le plus bas en faisant peur aux femmes au lieu de les laisser disposer de leur propre corps.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 28 Novembre 2016

Cameron Doody nous montre ce lundi 28 novembre 2016 dans periodistadigital.com que l’archidiocèse de Melbourne a enterré une enquête indépendante sur les victimes d’abus sexuels. Ce programme d’actualisation connu comme la Melbourne Response (la «Réponse de Melbourne») était blanche de toutes critiques depuis qu’il avait été mis en place en 1996 par l’archevêque de l’époque, l’actuel cardinal George Pell.

 

«Nous allons le savoir (sans publier l’enquête) parce que nous voulons connaître les nuisances envers les mineurs et les personnes qui ont souffert», a déclaré à Fairfax Media l’actuel archevêque de Melbourne, Denis Hart. Le prélat a réalisé cette déclaration depuis que l’archidiocèse a confirmé que la limite d’indemnisation offerte aux victimes a doublé, tout en promettant que la Réponse de Melbourne passerait entre les mains de la Commission australienne s’occupant des abus sexuels des prêtres sur mineurs.

 

En réalité cette Réponse de Melbourne est resté dans un placard de la curie archidiocésaine depuis 2015, sans que l’ex-juge Donnel Ryan qui l’avait faite en soit au courant. On peut comprendre le peu d’empressement de l’archidiocèse de Melbourne car une enquête de Fairfax a montré qu’il pourrait payer jusqu’à 62 millions de dollars australiens de compensation aux victimes. C’est la moyenne basse du programme de compensation extrajudiciaire.

 

Comme on peut le voir l’Église en Australie ne semble pas prendre la mesure des dégâts commis par les abus sexuels de prêtres sur mineurs et qu’il sera très dur de faire la sourde oreille.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 28 Novembre 2016

Bénévent Tosseri, correspondant à Lyon, nous montre dans la-Croix.com ce lundi 28 novembre 2016 que lancé par la Conférence catholique des baptisé(e) s de Lyon, un colloque s’est penché les 26 et 27 novembre sur les visages de «l’Église en 2030». Les participants ont appuyé leurs travaux sur une étude statistique chiffrant la baisse du nombre de prêtres en paroisse dans le diocèse de Lyon.

 

Tout est parti d’un chiffre. En 2030, le diocèse de Lyon ne compterait plus que 50 prêtres actifs, contre 256 en 2011, selon un document de travail destiné à nourrir la réflexion de l’archevêché dans le cadre de la création des doyennés, et qui devait rester confidentiel. Alors en pleine réflexion sur la place des laïcs dans l’Église, les membres de la Conférence catholique des baptisé(e) s de Lyon (CCBL) ont voulu en avoir le cœur net.

 

«Nous pensons que tous les baptisés devraient être associés à la réflexion sur l’avenir de l’Église», estime Étienne Béchaux. Pour réactualiser les données, cet ancien chargé de mission à l’Insee s’est alors plongé dans les données publiées dans l’Ordo, l’annuaire administratif du diocèse. Selon ses calculs, le nombre de prêtres de moins de 75 ans en paroisse passera de 158 à 111 dans le diocèse de Lyon d’ici à 2030. Chaque prêtre paroissial aura une charge d’âmes de 16 000 habitants contre 9 000 actuellement. Et il y aura plus de diacres que de prêtres diocésains paroissiaux. Notamment dans les paroisses rurales «où n’est aujourd’hui affecté aucun prêtre de moins de 40 ans», affirme-t-il.

 

Cette évolution risque de créer «des fractures eucharistiques et ecclésiales considérables», s’inquiète un groupe de travail qui s’est constitué en 2013. Cette année-là, la CCB-L sollicite 40 des 120 mouvements de laïcs que compte le diocèse de Lyon. Une quinzaine de personnes ont accepté de se retrouver mensuellement pour produire des éléments de réflexion. Parmi eux, Gérard Degrond, alors responsable diocésain du CCFD. «La CCB-L rassemble un certain nombre de chrétiens critiques, alors que je suis plutôt du sérail, sourit-il. Le petit théologien que je suis a pu être perturbé par certaines réflexions. Mais il est vrai que nous ne pouvons pas continuer à l’identique.»

 

Avec d’autres, il s’est replongé dans les textes doctrinaux. À commencer par Lumen Gentium, constitution conciliaire sur le rôle et la place des laïcs et des prêtres. «Nous avons pris au sérieux l’appel du pape François selon lequel le troupeau a un certain flair, et que la hiérarchie doit l’écouter», résume Nicolas Antoine, membre de l’association David et Jonathan, aide-soignant de 39 ans.

 

Pour apporter leur pierre à l’édifice, ils ont compilé leurs travaux dans un livre tiré à 1 500 exemplaires. Ce travail a servi de base aux tables rondes organisées ce week-end à Lyon, lors d’un colloque. Deux cents personnes ont débattu en atelier sur l’avenir de l’Église, soulevant toutes sortes de questions : Faut-il ordonner des hommes mariés ? Les laïcs pourraient-ils donner le sacrement de la réconciliation ? Quelle place pour les divorcés remariés ? La réflexion foisonnante a aussi fait la part belle à des initiatives plus modestes : encourager au niveau diocésain les groupes autour de la parole, installer des postes de télévision pour permettre aux personnes âgées de suivre la retransmission télévisée de la messe, dans les villages isolés, etc.

 

Les participants ont également écouté des intervenants d’horizons divers. Les organisateurs avaient veillé à ce qu’ils représentent toutes les sensibilités de l’Église. «Nous avons par exemple invité les prêtres de la communauté Saint-Martin, même s’ils n’ont pas pu être présents. L’Église n’a pas qu’un seul visage», insiste José Rigo, qui le sait bien, pour être tout à la fois animateur de la CCB-L, et membre de la communauté de vie chrétienne (CVX) depuis 1988.

 

Informée dès le début de la démarche, l’Église diocésaine a marqué des signes d’intérêt. Les organisateurs espèrent discrètement que le diocèse prenne le relais de leur mouvement. Sous une forme ou sous une autre. «Nous n’avons pas de réponses aux questions que nous posons. Nous prétendons seulement être l’étincelle allumant un feu que d’autres devront entretenir», résume José Rigo.

 

Même si les participants du colloque ont été encouragés à essaimer la réflexion sur l’avenir de l’Église au niveau de chaque paroisse et de chaque mouvement. Pour ses initiateurs, le colloque n’est en aucune manière la conclusion de leur démarche. Mais, bien au contraire, espèrent-ils, «un point de départ».

 

Ces initiatives permettent à l’Église d’avancer et de trouver des solutions à ses divers problèmes, tout en lui permettant d’avancer dans le monde actuel avec de nouvelles perspectives. Espérons que le diocèse de Lyon suive, mais rien ne permet de le dire encore.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2016

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 27 novembre dans periodistadigital.com que durant le premier Angélus après la clôture du Jubilé de la miséricorde, le pape François durant sa catéchèse a abordé la troisième venue du Christ et la saison de l'Avent, comme «un moment d'espoir.» Et pour vivre pleinement celui-ci, il invite à la «sobriété» et souhaite que «ne nous laissions pas dominés par les réalités temporelles». Pendant les salutations, le pape a rappelé que le Nicaragua et le Costa Rica ont été frappés par l'ouragan Otto, et que les gens du Nord de l'Italie, ont été victime d’une inondation.

 

José Antonio Pagola dans son blog Buenas Noticias résume le mieux l’Avent dans son article du samedi 22 octobre car comme il le signale : «Nous devons nous réveiller et ouvrir nos yeux. Vivre vigilant à regarder au-delà de nos intérêts et des préoccupations étroites. L'espoir du chrétien n’est pas une attitude aveugle, il ne faut pas oublier ceux qui souffrent. La spiritualité chrétienne est non seulement un regard vers l'intérieur, parce que le cœur est attentif à ceux qui vivent abandonnés à leur sort.

 

Dans les communautés chrétiennes, nous devons prendre soin de plus en plus de notre façon de vivre pour que l'espoir ne conduise pas à l'indifférence et à la négligence envers les pauvres. Nous ne pouvons pas nous isoler dans la religion pour ne pas entendre les cris de ceux qui meurent de faim tous les jours. Il ne nous est pas permis de nourrir notre illusion d'innocence pour défendre notre tranquillité.»

 

Il conclue en nous montrant que «Probablement le peu de sensibilité à l'immense souffrance dans le monde est l'un des symptômes les plus graves du vieillissement du christianisme d'aujourd'hui. Lorsque François appelle à «une Eglise pauvre pour les pauvres», ne crie-t-il pas le message le plus important et le plus interpellant pour les chrétiens de tous les pays les plus importants et un message interpolant pour les chrétiens de tous les pays qu’est celui du bien-être.»

 

Donc, nous ne pouvons pas en cette période de l’Avent fermer les yeux à la grande majorité des personnes qui souffrent dans notre monde et nous devons donc nous tourner vers elles.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2016

Regula Pfeifer, dans son article pour kath.ch traduit et adapté par Raphaël Zbinden pour cath.ch ce dimanche 27 octobre 2016 nous voyons que le pape a finalement reçu la lettre de la démarche suisse “L’Église avec les femmes” (Kirche mit den Frauen). Le capucin grison Mauro Jöhri, sympathisant du projet, a confirmé avoir remis la missive au pape François le 25 novembre 2016.

 

Mauro Jöhri a donné le document en mains propres au pontife à l’occasion d’une pause lors de l’audience accordée aux supérieurs des instituts religieux, rapporte le capucin à kath.ch. Le Suisse est président de l’Union mondiale des supérieurs généraux (USG). Il représente en tant que tel tous les religieux auprès du pape.

 

La lettre transmise contient une série de demandes concernant une meilleure intégration des femmes dans les institutions du Vatican, ainsi que de plus grandes possibilités pour elles de s’exprimer au sein de l’Église.

 

Le pèlerinage “l’Église avec les femmes” avait quitté St-Gall le 2 mai 2016. Huit femmes et hommes ont ainsi rejoint Rome à pied au cours d’un périple de deux mois. Le groupe était arrivé dans la ville éternelle fin juin. D’autres personnes ont accompli une ou quelques étapes du voyage en compagnie des pèlerins.

 

La démarche s’était achevée le 2 juillet avec une procession du château Saint-Ange à la basilique St-Pierre, ainsi qu’avec plusieurs célébrations, en présence des prélats Felix Gmür et Markus Büchel, respectivement évêque de Bâle et de St-Gall. La lettre avait été lue à haute voix lors de la dernière célébration dans la basilique St-Pierre, devant 500 sympathisants. Certains participants avaient exprimé leur déception de ne pas avoir été reçus par le pape François à cette occasion et de ne pas avoir pu lui remettre la lettre. Mgr Büchel avait ainsi transmis le document à Mauro Jöhri, qui vit à Rome. Ce dernier avait promis de le transmettre personnellement au pape.

 

Une réception qui a finalement été réalisée quelques mois plus tard. Le pontife a promis au capucin que lire la lettre était la prochaine chose qu’il allait faire. Le pape avait été préalablement mis au courant par une autre lettre du religieux de l’imminence de sa démarche.

 

Hildegard Aepli, l’initiatrice du projet “L’Église avec les femmes”, se réjouit de cette transmission au pape. Elle espère maintenant que ce dernier lira au plus vite la lettre et prendra connaissance des grands efforts que les participantes et participants ont réalisé pour lui faire part de leurs préoccupations concernant une plus grande intégration des femmes dans l’Église.

 

Le projet “L’Église avec les femmes” a reçu du soutien également en Suisse, en obtenant notamment en août dernier le Prix Herbert Haag, qui honore des personnes ou des institutions qui s’engagent pour la liberté dans l’Église.

 

Mauro Jöhri promet également de demander au pape ce qu’il a pensé de la lettre. Lui-même assure partager les préoccupations de la démarche suisse. Il a d’ailleurs participé aux événements du 2 juillet, à Rome. Il souligne que l’ordre des capucins est aussi engagé dans la promotion des femmes en son sein. Le projet existe par exemple depuis des années de permettre aux religieuses de l’ordre d’aller se former à Rome, même celles vivant dans des monastères fermés. Une formation destinée entre autres à les rendre capables de formuler leurs propres nouveaux statuts. Un projet en très bonne voie, selon Mauro Jöhri.

 

Espérons que la démarche suisse “L’Église avec les femmes” ait une réelle écoute auprès du pape François afin que les femmes dans l’Église puisse enfin avoir un rôle plus important.

 

Merci ! 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2016

Radio Vatican dans son article du samedi 26 novembre 2016 nous montre que le pape François a adressé ses condoléances à Raul Castro pour la mort de Fidel Castro, ancien dirigeant de Cuba, décédé dans la soirée de vendredi 25 novembre 2016. Dans un télégramme envoyé au président des conseils de l’État et des ministres de la République de Cuba, le pape François étend ses condoléances à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble de «l’aimée nation cubaine». Le pape offre ses prières au Seigneur pour le repos de Fidel Castro et confie tout le peuple cubain à la maternelle intercession de Notre Dame de la Charité de Cobre, patronne du pays.

 

Comme nous le montre francetvinfo.fr le "Lider Maximo" sera incinéré dans la journée de samedi et inhumé la semaine prochaine. Le conseil d'État a décrété "neuf jours de deuil national", à partir de samedi et jusqu'au 4 décembre. Seront notamment interrompus "toutes les activités et spectacles publics", précise l'organe suprême de l'exécutif cubain.

 

La nouvelle de sa mort, tombée vers minuit à Cuba, s'est rapidement répandue dans les rues clairsemées de La Havane. De nombreux habitants se sont ainsi dits mortifiés de voir disparaître leur "Comandante". À Miami (Etats-Unis), dans le quartier "Little Cuba", des Américains d'origine cubaine se sont eux réjoui de la mort de Castro.

 

Grand détracteur de la superpuissance américaine, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l'"impérialisme" du voisin du nord, tout en affichant un piètre bilan en matière de droits civiques et de libertés selon acturonge.fr. Communiste converti, Fidel Castro qui avait pris le pouvoir en 1959 a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l'assassiner (638 selon le Livre Guinness des records) ainsi qu'à une tentative ratée de débarquement d'exilés cubains soutenus par la CIA dans la baie des Cochons (sud de l'île) en avril 1961.

 

John F. Kennedy devait décréter peu après un embargo commercial et financier. Toujours en vigueur, celui-ci pèse lourdement sur l'économie du pays malgré une série d'assouplissements consentis par l'administration de Barack Obama dans le cadre du dégel. En octobre 1962, c'est la crise des missiles, provoquée par l'installation de fusées nucléaires soviétiques à Cuba, qui engendre une surenchère et met la planète sous la menace atomique. Washington décide un blocus naval de l'île, et Moscou finit par retirer ses fusées contre la promesse américaine de ne pas envahir l'île.

 

Compagnon d'armes du guérilléro argentin Ernesto "Che" Guevara, le leader cubain s'est voulu le champion de l'exportation de la révolution marxiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique. La chute de l'URSS en 1991, principal bailleur de fonds de l'île, porte un coup terrible à l'économie cubaine, mais le "Lider Maximo" trouve une nouvelle manne avec le tourisme et surtout de nouveaux alliés avec la Chine et le Venezuela du président Hugo Chavez, présenté par Fidel Castro comme son "fils spirituel" avant qu'il ne décède d'un cancer en 2013.

 

François Hollande a sans doute le mieux résumé ce qu’était Fidel Castro dans son hommage : "[Fidel Castro] avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités, puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s'était achevée avec l'effondrement de l'Union soviétique. Il avait su représenter, pour les Cubains, la fierté du rejet de la domination extérieure."

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 25 Novembre 2016

Nicolas Senèze dans son article du 25 novembre 2016 pour la-Croix.com nous montre que la revue jésuite italienne La Civiltà cattolica publie dans son prochain numéro, daté du 10 décembre, le dialogue que le pape François a tenu le 24 octobre avec les délégués à la 36e congrégation générale de la Compagnie de Jésus.

 

Dans ce long texte, disponible depuis le jeudi 24 novembre sur le site Internet de La Civiltà cattolica, le pape explore de nombreux sujets, dont celui du discernement, mais aussi de la politique, faisant en la matière l’éloge de la réflexion des évêques de France. «Je crois que la politique en général, la grande politique, s’est de plus en plus dégradée dans la petite politique. Non seulement dans la politique partisane dans chaque pays, mais les politiques sectorielles sur un même continent», commence le pape, qui explique avoir «sur ce point voulu répondre avec ses trois discours sur l’Europe, les deux de Strasbourg et celui pour le Prix Charlemagne».

 

À ce stade, le pape se félicite de la récente publication du texte des évêques de France sur la politique, «qui reprend ou suit celui d’il y a quinze ou vingt ans, Réhabiliter la politique, qui était très important». «Cette déclaration a fait date, insiste-t-il, elle a donné de la force à la politique, comme un travail artisanal pour construire l’unité des peuples et l’unité d’un peuple dans toute la diversité qu’il peut connaître.»

 

Le pape souligne aussi entendre «que les politiciens se sont dégradés». «Il manque de ces grands hommes politiques qui pouvaient sérieusement s’impliquer pour leurs idéaux et ne craignaient ni le dialogue, ni la lutte, mais continuaient, avec intelligence, le charisme propre de la politique», regrette le pape pour qui «la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité». C’est «la grande politique», affirme-t-il, reconnaissant que, «en cela, la polarisation n’aide pas : en revanche, ce qui aide dans la politique, c’est le dialogue».

 

Le pape François revient aussi longuement sur la question du discernement auquel il appelle dans l’Église, notamment dans son exhortation Amoris laetitia, et qui semble faire peur à de nombreux prêtres. «Je remarque le manque de discernement dans la formation des prêtres», regrette-t-il, rappelant que, lors de son voyage à Cracovie, il avait justement invité les jésuites à plus s’impliquer dans la formation des prêtres au discernement.

 

«En fait, poursuit le pape, nous risquons de nous habituer au “blanc ou noir” et à ce qui est légal et de nous fermer, en principe, au discernement», met en garde le pape qui regrette que «dans un certain nombre de séminaires on en soit revenu à mettre en place une rigidité qui s’éloigne d’un discernement des situations». «C’est une chose dangereuse, car elle peut nous conduire à une conception casuistique de la morale.» Le pape François raconte alors sa formation dans l’ambiance d’une «scolastique décadente» : «Tout le domaine moral se limitait à «on peut», «on ne peut pas», «jusqu’ici oui et à partir de là non»

 

Il souligne alors les progrès réalisés par la théologie morale depuis le concile Vatican II, notamment sous l’influence du rédemptoriste allemand Bernhard Häring (1912-1998) «qui a commencé à chercher une nouvelle façon de faire revivre la théologie morale». «De toute évidence, aujourd’hui, la théologie morale a fait beaucoup de progrès, il n’y a plus désormais de «casuistique»», se félicite le pape selon qui «nous devons aller de l’avant sans tomber dans le situationnisme». «Mais, d’autre part, il faut aussi révéler les grandes richesses trouvées dans la dimension du discernement», insiste-t-il, appelant à se tourner vers la «grande école» de la scolastique.

 

«Saint Thomas et saint Bonaventure affirment que le principe général vaut pour tout le monde, mais – disent-ils explicitement –, dans la mesure où elle descend au cas particulier, la question se diversifie et prend des nuances sans que le principe ne change», explique-t-il. «Cette méthode scolastique a sa validité, continue-t-il. C’est la méthode morale qu’a utilisée le Catéchisme de l’Église catholique. Et c’est la méthode utilisée dans la dernière exhortation apostolique, Amoris laetitia, après un discernement par toute l’Église à travers les deux synodes.» «La morale utilisée dans Amoris laetitia est thomiste, mais celle du grand saint Thomas», et non pas celle de la scolastique décadente, résume le pape.

 

Le pape François souhaite donc plus de discernement dans le choix des prêtres et que l’Église et ses hiérarques ne voient plus tout en noir et blanc, tout en souhaitant que les hommes politiques retrouvent le sens de la politique. Difficile, quand on voit que quatre cardinaux conservateurs se rebellent contre lui et que les hommes politiques font beaucoup de promesses et peu d’actes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 25 Novembre 2016

Radio Vatican nous montre qu’à l’occasion du VIe festival de la Doctrine sociale de l’Église qui se tient à Vérone du 24 au 27 novembre sur le thème "au milieu du peuple", le pape François a envoyé un message vidéo, dans lequel il appelle à s'ouvrir à la richesse de la rencontre avec l'autre.

 

Dans son message, le pape rappelle que «c’est l’isolement qui fait du mal, non le partage», car l’isolement «développe la peur et la méfiance, et empêche d’apprécier la fraternité». Il appelle donc à ne pas se concentrer sur soi-même mais à s’ouvrir à la rencontre, à prendre soin de l’autre, notamment «le malade, le vieil homme, le migrant, le pauvre, le chômeur». C’est une relation réciproque qui doit se créer, prévient le pape, car «être au milieu des autres ne signifie pas seulement être ouvert, mais aussi se laisser rencontrer par les autres». Ainsi nait une «authentique richesse humaine». En étant au milieu des autres, la vie s’apprend par l’enseignement des faits qui marquent notre existence. Même «sans discours ou explications, on comprend ce qui importe ou n’importe pas dans la vie» estime le pape.

 

Être au milieu des autres, poursuit le pape, c’est faire partie d’un peuple, et «être ensemble nous aide à voir ensemble». Cette vue d’ensemble enrichit le regard et permet d’assurer l’harmonie sociale, car séparer le peuple du pouvoir a «des conséquences graves sur les gens : l’augmentation de la pauvreté, la mise en danger de la paix, la mauvaise gestion de l’argent». Le pape souligne aussi la «richesse et la beauté» de la pluralité de couleurs, cultures, races et religions, de pensées et d’actions, qui est mise en évidence quand on se tient au milieu des autres. À l’exemple de Marie, humble servante miséricordieuse, «présence constante» qui n’est jamais «au centre de la scène», le pape invite à «partir d’en bas, se salir les mains, avoir du courage» pour résoudre les problèmes des autres. «Quand on est avec les autres, on touche à l’humanité : il n’y a jamais seulement la tête, il y a aussi toujours le cœur, il y a plus de concrets et moins d’idéologies».

 

Un message qui rejoint les inquiétudes de la Banque mondiale sur la progression des populismes dans un article d’euronews.com du mardi 22 novembre. La montée des populismes a un impact négatif sur les perspectives économiques à long terme de l’Europe et de l’Asie centrale : c’est la conclusion du dernier rapport de la Banque mondiale, qui anticipe toutefois une accélération de la croissance à court terme. Malgré des créations d’emplois, les salaires stagnent et les inégalités s’accroissent. Cette évolution alimente un sentiment d’insécurité sociale qu’ont reflété le vote en faveur du Brexit et les réactions négatives à la crise des réfugiés en Europe. Un terreau fertile aux populismes. Le rapport note que les sociétés peuvent accuser les chocs exceptionnels, mais quand les mauvaises nouvelles économiques se succèdent, la confiance envers les partis politiques traditionnels s‘étiole. Les électeurs se détournent ainsi des courants centristes. Le rapport met d’ailleurs en exergue une étroite corrélation entre la sous-performance de la croissance et la montée du vote populiste.

 

Le vote en faveur des partis populistes prend racine dans l’anxiété liée aux bouleversements du marché du travail, à un défaut de sécurité de l’emploi. Et le risque tient au fait que les problèmes que rencontrent les gens ne sont pas résolus. Cette anxiété est largement liée par le fait que tous les nouveaux emplois créés sont soit des temps partiels, soit temporaires, et que les contrats à temps plein et permanents se font de plus en plus rares. Selon elle, pour mettre fin à l’insécurité de l’emploi il faut que les systèmes de protection sociale, qui dans le passé étaient fortement liés aux grandes entreprises où les gens travaillaient pendant une longue période, doivent aujourd’hui être dissociés de ces entreprises pour devenir bien plus larges et accessibles. Enfin pour la Banque mondiale ce que peuvent faire les gouvernements, c’est aider les gens à s’adapter à cette situation nouvelle.

 

Mais cette adaptation demanderait aux gens d’accepter un marché du travail précaire sans leur demander véritablement leur avis. Il faut dire que de plus en plus de citoyens se sentent délaissés par le système économique en place, surtout depuis la crise économique. Ils se sentent menacée par la mondialisation et le libre échange est désormais vu comme une menace pour les emplois. Donc, les citoyens ont toujours besoin d’un État protecteur qui les écoute afin d’éviter de se tourner vers les populismes. Et quand on écoute les citoyens le résultat est souvent probant comme le montre un sondage au Portugal où le PS est très proche de la majorité absolue (43%). Mais les États ne doivent pas oublier de faire participer les citoyens aux grandes décisions et pas seulement au jeu électoral s’il veut que ceux-ci ne se sentent pas abandonnés.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0