Publié le 23 Janvier 2017

Bernadette Sauvaget dans son article du 23 janvier 2017 pour Libération.fr nous montre que les 106 diocèses de l’Hexagone ont été priés de livrer leurs données dans le cadre d’une enquête interne de la Conférence des évêques de France. Des chiffres inédits mais qui ne disent qu’une partie de la réalité.

 

Surtout pas de triomphalisme. «Neuf, c’est toujours neuf de trop», s’empresse de dire Ségolaine Moog, déléguée pour la lutte contre la pédophilie à la Conférence des évêques de France (CEF). Neuf ? C’est le nombre de clercs (c’est-à-dire des prêtres ou des diacres, le grade en dessous) actuellement incarcérés pour des faits d’abus sexuels sur mineurs. D’un point de vue judiciaire, les affaires de pédophilie concerneraient, selon une enquête interne de la CEF, une soixantaine de clercs catholiques. Parmi eux, 37 ont déjà purgé leur peine et 26 font l’objet d’une mise en examen. Depuis plusieurs mois, les évêques catholiques promettaient de donner des chiffres à la suite du scandale qu’a provoqué, à Lyon, l’affaire de l’abbé Bernard P. Aucun bilan n’avait été établi par l’institution depuis 2010 et les 106 diocèses de l’Hexagone ont donc été priés (non sans réticence pour certains) de livrer leurs données.

 

«Le principal enseignement de l’enquête, c’est que cela nous permet d’objectiver un volume d’affaires», poursuit Ségolaine Moog. Toutefois, cette soixantaine de dossiers n’est qu’une petite partie de la réalité des cas de pédophilie dans l’Église catholique en France. Cela pourrait paraître très peu eu égard au nombre de prêtres, en exercice en France, à peu près 12 000 actuellement; ce que ne manqueront pas de souligner un certain nombre de milieux conservateurs qui estiment que les affaires de pédophilie sont instrumentalisées contre l’Église.

 

En fait, la configuration est très complexe. «Depuis six ans, 137 signalements de faits pédo-criminels ont eu lieu auprès des procureurs de la République par l’Église», relève l’enquête de la CEF. Et selon le décompte de l’institution, 222 victimes se sont manifestées, ces dernières années, auprès des diocèses. Pour 60% d’entre elles, les faits remontent au-delà des années 70 et du coup, sont prescrits. «Il faut souvent beaucoup de temps aux victimes pour raconter ce qu’elles ont subi», précise Ségolaine Moog, une constante dans les affaires de pédophilie. Manque aussi, dans l’enquête des évêques, le nombre de prêtres qui ont été renvoyés de leur institution. Pour les affaires les plus graves, le droit canonique (le droit interne de l’Église) prévoit de défroquer ceux-ci, une procédure mise en route après les condamnations par la justice. Pour sa part, l’association La Parole libérée avait révélé, à l’automne, avoir reçu le témoignage de plus de 400 victimes.

 

Il va falloir beaucoup de travail à l’Église en France pour qu’enfin les victimes des prêtres pédophiles retrouvent la confiance envers elle et cela va s’avérer difficile.

 

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Publié le 23 Janvier 2017

Le pape François a appelé dimanche 22 janvier 2016 à la patience avant de juger Donald Trump sur ses actes comme le montre 24heures.ch. Le pape avait déjà réagi vendredi à l'investiture du nouveau président américain en espérant que ses décisions soient guidées par des «valeurs spirituelles et éthiques».

 

«Je crois que nous devons attendre et voir ce qu'il fera. Nous ne pouvons pas être des prophètes du malheur», a déclaré dimanche le pape dans une interview accordée au quotidien espagnol El Pais. «Nous verrons comment il agit, ce qu'il fait et j'aurai alors une opinion. Mais avoir peur ou se réjouir à l'avance de quelque chose qui pourrait advenir est, à mon sens, plutôt mal avisé», ajoute-t-il.

 

Le chef de l'Église catholique met également les Européens en garde contre le populisme, leur enjoignant de ne pas reproduire les erreurs des années 1930 en se tournant vers de prétendus «sauveurs». «Les crises provoquent des craintes, des alertes. Pour moi, l'exemple le plus typique du populisme européen, c'est l'Allemagne en 1933. Un peuple submergé dans une crise qui a cherché son identité jusqu'à ce que ce dirigeant charismatique (Hitler) se présente et promette de lui rendre son identité, mais qui lui a rendu une identité pervertie et nous savons tous ce qui s'est passé», résume-t-il.

 

«Hitler n'a pas volé le pouvoir, son peuple a voté pour lui puis il a détruit son peuple. C'est le risque», a encore ajouté le pape. Il a surtout trompé et manipulé le peuple pour arriver au pouvoir en 1933 puis s'est s’allié à la noblesse allemande et au patronat allemand sans jamais arriver à obtenir la majorité absolue au Reichstag.

 

Dans le livre de R.J. Overy, The Nazi Economic Recovery : 1932-38 (Cambridge University Press), on peut voir que la réussite économique d’Hitler est aussi un mythe. Le régime mène une politique monétaire extrêmement rigoureuse. Ce sont les salariés qui paient cet effort de financement. Les salaires sont gelés tout au long de la période et la masse salariale baisse de 64% à 57% du revenu national entre 1932 et 1938, et du fait de la hausse des impôts sur le revenu, la consommation baisse plus encore : de 83 à 59% du revenu total. On peut y ajouter une planification confuse, des pénuries d'emploi, et une organisation industrielle médiocre. Et la soit disant baisse du chômage était due à la suppression de la liste de la population active des femmes, des célibataires et des adolescents. Au lendemain de la guerre, les alliés seront abasourdis par la mauvaise organisation des usines allemandes.

 

Il faut donc réfléchir à deux fois avant d’écouter les partis populistes qui vous promettent la lune et qui n’ont pas la fusée pour cela. L’extrême droite européenne en est le plus bel exemple.

 

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Publié le 22 Janvier 2017

L’OBS nous montre que féministes, anonymes... Les internautes ont décidé de répondre sur Twitter aux opposants à l'avortement qui ont défilé ce dimanche 22 janvier 2017 à Paris. Avec le hashtag #JeSuisProChoix de nombreux messages de soutien à l'IVG ou au planning familial ont été partagés sur le réseau social.

 

"La liberté d'IVG protège la santé des femmes", écrit ainsi Bélinda. Une autre renchérit : "Je suis pro choix car ma mère a eu recours à l'IVG et elle va bien. Et qu'elle a eu des enfants quand elle l'a VOULU".

 

La marche pro-vie de dimanche, initiée par le collectif d'associations En marche pour la vie, qui réunit notamment Choisir la vie, la fondation Lejeune, Renaissance catholique ou les Survivants, proteste contre la "banalisation" de l'IVG et la proposition de loi prévoyant de pénaliser les sites de désinformation sur l'interruption volontaire de grossesse. L'Assemblée nationale doit se prononcer cette semaine sur cette proposition de loi, adoptée début décembre au Sénat.

 

Plus de 10 000 opposants à l'avortement selon la police, 50 000 selon les organisateurs, ont défilé. De nombreuses délégations étrangères (Allemagne, États-Unis, Italie, Espagne, Suisse, Belgique...) se trouvaient en tête du cortège.

 

La Women’s March a défilé hier pour défendre les droits des femmes, dont l'IVG, auxquels cette marche pour la vie veut mettre fin. Et sur la page Twitter #JeSuisProChoix, on trouve le tweet d’Ambre Reffait ‏(@Alterratum) qui pose une bonne question : «Des avortements clandestins, des grossesses traumatisantes, des milliers d'enfants abandonnés, c'est ça défendre la vie ?»

 

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Publié le 22 Janvier 2017

La «Women's March» réunit des milliers de personnes de par le monde

Libération.fr nous montre ce samedi 21 janvier 2017 qu’en réaction à l'investiture de Donald Trump, les participants ont manifesté pour les droits des femmes. Ils étaient 500 000 à Washington.

 

Contre «tout ce que Trump représente» et défendre les droits des femmes, des milliers de personnes ont manifesté, ce samedi dans plusieurs grandes villes du monde. Comme le montre LeMonde.fr dans son article «À Washington, une marche pour les droits des femmes en forme de défi à Trump», le mouvement est née de discussions en ligne après la victoire de Trump en novembre, le réseau derrière la Women’s March a officiellement pour «mission» de défendre le message que «les droits des femmes sont des droits humains». À mesure que la manifestation prenait de l’ampleur, elle est devenue un point de ralliement pour tous ceux voulant montrer leur opposition non seulement à la victoire du républicain, mais à l’ensemble de sa politique et sa personnalité.

 

À Washington, 200 000 manifestants étaient attendus, ils étaient probablement 500 000, selon le maire. Dans un document qui résume leurs positions – qui vont de l’égalité salariale au congé parental en passant par le mariage homosexuel, la lutte contre le racisme, les violences policières et «l’incarcération de masse» –, les organisatrices font converger les combats de mouvements aussi divers et radicaux que l’American Indian Movement, Occupy Wall Street, Marriage Equality ou encore Black Lives Matter.

 

À Londres, la correspondante de Libération.fr Sonia Delesalle-Stolper annonce que les organisateurs de la marche ont compté 100 000 participants. Ils en espéraient «au moins 20 000». À Paris, la marche est constituée de plusieurs milliers de manifestants (entre 7 et 10 000), a constaté notre journaliste Johanna Luyssen, dont de nombreux Américains. Des rassemblements ont également eu lieu à Marseille, Lyon ou encore Montpellier.

 

L'initiative a été très suivie dans de nombreuses autres villes au États-Unis, au Canada, en Allemagne, Grande-Bretagne, Norvège, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Serbie, République Tchèque, Australie, Nouvelle-Zélande, Ghana et Inde. La «Women’s March» a essaimé dans une soixantaine de pays, et jusqu'en Antarctique. 673 défilés ont été organisés dans le monde, et on chiffre à 4 721 500 personnes le nombre de manifestants.

 

La mobilisation est massive et montre que ce mouvement est là pour défendre le droit des femmes et à protester contre tout ce que représente Trump avec son mandat résolument populiste, de tendance nationaliste et en rupture implacable avec son prédécesseur, Barack Obama. Cette marche est faite au nom de l'"humanité partagée", de la "résistance" et de la "liberté" pour tous ceux qui ne veulent pas d’un monde et d’une Amérique basés sur la haine.

 

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Publié le 21 Janvier 2017

IrishCentral.com dans son article du samedi 21 janvier 2017 nous montre que l'Association des catholiques en Irlande a déclaré que mettre fin à l'exigence de célibat des prêtres serait une solution à la pénurie chronique de prêtres dans l'église.

 

Mais un porte-parole de l'Association, qui est un groupe de laïcs catholiques, est "frustré" suite à une décision prise par les évêques de ne pas soulever la question. "Ils collent leurs têtes dans le sable, en espérant que le problème va disparaître", a déclaré le porte-parole.

 

La migration, l’austérité économique, la laïcité, les abus sexuels cléricaux, la baisse de la fréquentation des messes et un déclin des vocations de la prêtrise sont quelques-unes des questions qui ont été vues par les 26 évêques irlandais de chaque diocèse en Irlande au cours de leur visite de 10 jours au Saint-Siège, qui a commencé lundi. Mais, quand ils ont une audience le vendredi 20 janvier avec pape François, la seule question qu'ils ne touchent est le célibat.

 

Une visite "ad limina" a lieu à plusieurs années d'intervalle. Elle représente en quelque sorte une occasion pour de lointaines branches de l'Église de faire des rapports directement au siège social. La dernière visite ad limina irlandaise était en 2006, et il faudra plusieurs années avant qu'il y en ait une autre.

 

La proposition de Mgr Leo O'Reilly de mettre en place une commission chargée d'examiner la question du célibat sacerdotal n’a pas été soumise au pape suite à une "discussion peu concluante" sur le célibat parmi les autres évêques. Pourtant le pape a dit aux évêques locaux de mieux connaître les besoins des fidèles, d'être courageux et de faire des suggestions concrètes pour la réforme à Rome

 

Noel McCann de l'Association des catholiques en Irlande a fait observer que de nombreuses paroisses irlandaises étaient déjà sans messe quotidiennement en raison de la pénurie de prêtres. "La crise est claire. Ce qui cause la crise est clair, mais que faisons-nous pour trouver des solutions ? Où est l'urgence pour aborder la question", a-t-il demandé.

 

Une bonne question qui fait face à l’aveuglement des évêques irlandais qui ont même parlé des abus sexuels des prêtres, du rôle des femmes, de donner plus de place aux laïcs, et de la prochaine visite du pape en Irlande l'année prochaine.

 

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Publié le 21 Janvier 2017

euronews.com nous montre dans son article du vendredi 20 janvier 2017 que Donald Trump a été investi 45e président des États-Unis, le vendredi 20janvier 2017 à Washington. Le vainqueur de l‘élection présidentielle de novembre 2016 a prêté serment à 18h, heure locale. Il a remercié son prédécesseur, Barack Obama, de son aide pendant la période de transition.

 

Donald Trump a, dans son premier discours de président, promis de “rendre le pouvoir au peuple”, dénonçant “l’establishment qui l’avait confisqué”, reprenant des propos récurrents tenus pendant sa campagne électorale. Il s’est engagé à “écouter chaque individu”.

 

“Nous sommes une seule nation, une nation unie”, a-t-il souligné, en dénonçant un “carnage” ayant conduit à laisser de côté des millions d’Américains. Sur l‘économie, il a défendu une politique protectionniste, afin que la croissance ne profite plus aux groupes étrangers.

 

“Chaque décision sera désormais prise en tenant d’abord compte des Américains”, a-t-il lancé. En citant l’industrie, l’immigration ou encore la politique étrangère. “Nous allons retrouver nos richesses, nos frontières, notre rêve”, a-t-il poursuivi. “C’est le droit de toute nation que de placer ses intérêts en priorité”, a-t-il encore déclaré. En assurant ne pas vouloir imposer son modèle aux autres pays.

 

“Notre pays va de nouveau rayonner”, a assuré Donald Trump, dans un discours associant tout Américain, “quelle que soit sa couleur de peau, quel que soit son lieu de naissance. Ensemble, nous allons faire en sorte que l’Amérique soit fière de nouveau et qu’elle redevienne une grande nation”, a-t-il conclu, sous les ovations des participants.

 

Pourtant, il ne fait toujours pas l’unanimité puisque depuis les premières heures de la matinée, les anti-Trump s'échauffent en manifestant dans les rues de Washington. Partout, des Américains ont défilé pour rejeter ce nouveau président, qui prône selon ses détracteurs "la haine", "le racisme", "la misogynie", etc. Parmi les manifestants, se trouve des migrants qui interpellent directement le président américain élu. Vers 18 h, plusieurs centaines de manifestants, masqués et habillés de noir, ont lancé des pierres et cassé des vitrines dans le centre de Washington. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. L’OBS nous dit aussi que des sprays à poivre ont aussi été utilisés, rapporte la journaliste de Buzzfeed Zoe Tillman. Décrivant une atmosphère particulièrement tendue, elle explique que d'autres passants dans la rue ont spontanément soutenu les manifestants encerclés, en se mettant à chanter "Let them go" (laissez les partir) ou "Don't hurt them" (ne les blessez pas).

 

Et quand il dit qu’il va donner le pouvoir au peuple, on peut en douter. Ses nominations nous montrent que ce ne sera pas le cas car ses ministres sont des milliardaires. Il a nommé un climatosceptique à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), son futur ministre de la Justice est opposé à l’avortement, au mariage homosexuel et à toute forme de régularisation des sans-papiers, son ministre du Travail est opposé au relèvement du salaire minimum et à l’amélioration des conditions de travail des salariés dans la restauration, son ministre du commerce connu sous le surnom de "roi de la banqueroute", a investi dans des sociétés de charbonnage en difficultés qu'il a revendu avec de juteux profits, son futur secrétaire au Trésor, est un ancien dirigeant de la banque Goldman Sachs, son futur ministre de la Santé est anti-avortement et opposé à l'Obamacare, sa ministre de l'Éducation nationale n'a pu cacher ses grandes lacunes dans le domaine qui va lui échoir devant la Commission du Sénat, et celui qui s’occupera de la diplomatie américaine est l'ancien PDG du groupe pétrolier ExxonMobil et un ami de Vladimir Poutine.

 

Déjà un premier mauvais signe comme le montre L’OBS dans son article du samedi 21 janvier : «Le nouveau président des États-Unis Donald Trump a signé son premier décret, dès son entrée à la Maison-Blanche, un décret contre la loi d'assurance-maladie "Obamacare"». Il s'agit d'un décret ordonnant aux diverses agences fédérales de "soulager le poids" de cette loi, réforme la plus emblématique de la présidence de Barack Obama, en attendant son abrogation et son remplacement, a expliqué son porte-parole Sean Spicer. Les caméras ont été invitées dans le Bureau ovale pour assister à la signature de ce document par le nouveau président.

 

Cette loi de 2010, honnie des conservateurs en raison de son coût et de sa lourdeur administrative, vise à aider tous les Américains à souscrire à une couverture maladie. On ignorait dans un premier temps la teneur exacte de ce premier décret et ses conséquences immédiates. La loi ne peut pas être effacée d'un coup de plume : le Congrès, à majorité républicaine, devra voter, selon un calendrier qui n'a pas encore été annoncé. Un second décret a été signé, ordonnant un gel général des réglementations fédérales. Là encore, le contenu du texte n'était pas immédiatement disponible.

 

20minutes.fr dans son article nous apprend aussi dans son article «Le climat et Obamacare, premières victimes de Donald Trump», que la page sur le changement climatique a disparu, et elle a été remplacée par le projet énergétique «America First». L’administration Trump compte notamment abandonner leur politique de réduction des énergies polluantes et reprendre le forage du pétrole et gaz de schiste pour créer des emplois et payer la rénovation des infrastructures publiques.

 

Trump montre déjà qu’il n’est pas le président des pauvres et l’opposition contre lui ne semble pas se faner. LeMonde.fr nous montre ce samedi que des centaines de rassemblements sont prévues à travers le monde pour protester contre les propos du nouveau président des États-Unis envers les femmes. La manifestation la plus importante est prévue à Washington, où plus de 200 000 personnes sont attendues sur la vaste esplanade devant le Capitole, l’endroit même où Donald Trump a prêté serment et a été intronisé vendredi 45e président des États-Unis. Le cinéaste Michael Moore, l’actrice Scarlett Johansson ou la militante des droits civiques Angela Davies ont prévu de s’exprimer à l’occasion de ce rassemblement. Des poètes et écrivains ont par ailleurs annoncé qu’ils participeraient à des lectures publiques en dénonciation de Donald Trump dans une trentaine d’États d’Amérique. L’Amérique est plus divisé que jamais.

 

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Publié le 20 Janvier 2017

actu.orange.fr nous montre dans son article du jeudi 19 janvier 2017 que le pape François a apporté son soutien à une "Marche pour la vie" qui doit réunir dimanche à Paris des manifestants hostiles à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), dans une lettre rendue publique jeudi par les organisateurs.

 

Le pape "salue cordialement les participants à cette manifestation", écrit le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) en France, Mgr Luigi Ventura, dans un courrier publié par le collectif En marche pour la vie sur son site internet. "Au-delà de la légitime manifestation en faveur de la défense de la vie humaine, le Saint-Père encourage les participants de la Marche pour la vie à œuvrer sans relâche pour l'édification d'une civilisation de l'amour et d'une culture de la vie", ajoute la lettre.

 

Comme ses prédécesseurs, le pape François, fidèle à la doctrine de l'Eglise catholique, est un fervent opposant à l'avortement. Dans le cadre du jubilé de la Miséricorde l'année dernière, il a cependant fait un pas en direction des femmes regrettant leur choix, en permettant à tous les prêtres d'absoudre l'avortement, alors que seuls les évêques avaient auparavant cette autorité.

 

Le collectif En marche pour la vie, qui regroupe cinq associations dont Choisir la vie, la fondation Lejeune, Renaissance catholique ou les Survivants, a suscité la polémique la semaine passée en publiant un encart de sa campagne "IVG tous concernés" dans des médias, notamment Le Figaro.

 

Affirmant que "l'IVG est une lâcheté collective", ses affiches mettent en scène des proches d'une femme enceinte et visent à montrer que "chacun à un moment de sa vie, en tant que parent, ami, employeur, professionnel de santé, peut avoir une responsabilité dans une décision d'avorter", ont expliqué les auteurs.

 

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, des militantes et des associations féministes se sont offusquées de ce message "anti-avortement dans un grand quotidien national".

 

L'Assemblée nationale doit se prononcer la semaine prochaine sur l'adoption définitive d'une proposition de loi prévoyant de pénaliser les sites pratiquant de la "désinformation" sur l'IVG, adoptée début décembre au Sénat. L'Église catholique en France, par la voix de ses évêques, a vivement critiqué la création de ce délit d'entrave numérique, dénonçant une atteinte "grave" aux libertés.

 

madmoizelle.com dans son article du lundi 19 décembre 2016 «L’impact psychologique négatif de l’avortement n’est pas celui que croient les anti-choix» montre que les opposants au droit à l’avortement, ces mal-nommés «pro-vie» qu’on préfère plutôt appeler «anti-choix» (ce qui résume mieux leur position), invoquent souvent un argument majeur quand il s’agit de défendre leur point de vue : l’impact psychologique négatif qu’un avortement aurait sur les femmes qui y ont recours. Une nouvelle étude publiée dans JAMA psychiatry le 14 décembre vient pourtant contredire le bien-fondé de cet argument : selon les chercheurs, les femmes ayant choisi d’interrompre leur grossesse ne sont pas davantage touchées par la dépression ou les troubles anxieux, et leur estime d’elles-mêmes ou leur satisfaction générale n’est pas affectée non plus.

 

En revanche, les femmes n’ayant pas pu avoir recours à l’avortement indiquent une anxiété plus forte ainsi que des niveaux de satisfaction générale plus bas dans la semaine qui suit leur demande. Dans le même temps, une autre stratégie des anti-choix vient d’être visée par une autre étude : le délai obligatoire de réflexion qui était encore en place jusqu’en janvier 2016 en France, et qui l’est toujours dans nombre d’états américains. Les défenseurs de cette mesure estiment que cela est essentiel pour donner aux femmes le temps de réfléchir.

 

Pourtant, les femmes interrogées par les chercheurs de l’Université de Californie qui avaient dû respecter un délai de 72 heures entre leur demande d’avortement et l’acte en lui-même tiennent un tout autre discours. Elles expliquent en général que devoir attendre est difficile, notamment parce que cela donne l’impression de ne pas avoir de contrôle sur son propre corps, sur sa propre vie. Le délai d’attente a provoqué selon l’étude des niveaux d’anxiété plus hauts sur les femmes ayant du attendre alors que seulement 8% d’entre elles ont changé d’avis… en sachant que beaucoup parmi celles-ci s’étaient rendues au premier rendez-vous sans avoir encore pris de décision. 2% de ces femmes seulement auraient réellement changé d’avis.

 

Ce n’est pas l’avortement qui entraîne un impact psychologique négatif pour celle qui en a recours, mais plutôt l’entrave à l’avortement. En gros, ces marches pour la vie et l’Église en France parlent de choses qu’elles ne connaissent pas. D’ailleurs comme le montre madmoizelle.com dans son article du vendredi 13 janvier 2017 «Une IVG, concrètement, ça se passe comment ?», les pays où l’IVG est illégal ne recensent pas moins d’avortements. L’avortement illégal entraîne chaque année dans le monde la mort d’environ 68 000 personnes, quand 5 millions d’autres femmes doivent faire face à des lésions corporelles (voire un handicap) temporaires ou permanentes. Ces avortements sont souvent faits dans de mauvaises conditions médicales (manque de compétence, environnement non stérile, absence d’encadrement…). Lorsque l’IVG est légale et donc réalisée dans des conditions médicales optimales, elle est l’une des procédures les plus sûres.

 

Enfin, il n’y a pas plus de risques d’avoir un cancer après une IVG, tout comme elle ne diminue pas les chances de grossesse future contrairement à toutes les contre vérités que nous livrent les sites anti-IVG. L’éducation sexuelle est aussi efficace pour agir en amont et pour prévenir les grossesses non désirées, car cette dernière permet de mettre en avant les différents moyens de contraception et leur utilisation. Mais ces organisations et l’Église sont aussi contre la contraception.

 

Cette citation de Simone de Beauvoir semble coller parfaitement à la situation actuelle : «N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.» Les femmes devront continuer à lutter pour leurs droits, même celui de disposer de leur propre corps, et il est grand temps que les hommes les soutiennent aussi dans ce sens. Il est fini le temps où elles étaient des éternelles mineures qui ne pouvaient pas décider par elles-mêmes.

 

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Publié le 19 Janvier 2017

Radio Vatican ce jeudi 19 janvier 2017 nous montre que le pape François a déclaré jeudi que «l'intention de Martin Luther il y a cinq cents ans était de renouveler l'Église, pas de la diviser».

 

Parlant aux membres d'une délégation œcuménique de Finlande qui est au Vatican pour prendre part à la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le pape a rappelé sa visite en Suède en octobre dernier et a déclaré que cette «rencontre nous a donné le courage et la force, en notre Seigneur Jésus-Christ, à regarder vers l'avenir pour le voyage œcuménique que nous sommes appelés à faire ensemble.»

 

Le pape a terminé son discours avec les mêmes remarques en remerciant l'évêque qui dirige la délégation d'avoir amené ses petits-enfants à l'auditoire et en soulignant que «nous avons besoin de la simplicité des enfants : ils vont nous montrer le chemin qui mène à Jésus-Christ.»

 

La Semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens a lieu du 18 au 25 janvier mettant l'accent sur un thème choisi à l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme : «La réconciliation - L'amour du Christ nous pousse». La célébration se terminera par les Vêpres, présidées par le pape François, dans la Basilique Saint-Paul hors les Murs, le 25 Janvier.

 

Ces propos du pape rencontrent ceux de Justin Welby, archevêque de Canterbury, et John Sentamu, archevêque de York, qui ont publié une déclaration rappelant «les dommages durables» 500 ans après la Réforme et que nous montre Reuters.com dans son article du mercredi 18 janvier : «Les dirigeants anglicans d'Angleterre rappellent les ‘dommages durables’ ainsi que le renouvellement de la Réforme». «La Réforme était un processus de renouvellement et de division parmi les chrétiens en Europe», ont déclaré Mgr Welby et Mgr Sentamu. «En cette année anniversaire de la Réforme, de nombreux chrétiens voudront rendre grâce pour les grandes bénédictions qu'ils ont reçues et auxquelles la Réforme a contribué directement», disent-ils.

 

Cependant, ils notent, que «Beaucoup se souviendront aussi des dégâts durables fait il y a cinq siècles à l'unité de l'Église, au mépris du commandement clair de Jésus-Christ à l'unité dans l'amour.» «Ces années turbulentes ont vu les chrétiens s’opposer les uns aux autres, de telle sorte que nombre d’entre eux ont subi des persécutions et même la mort des mains des autres qui prétendaient connaître le même Seigneur.» «Un héritage de méfiance et de concurrence accompagnait alors accompagner la stupéfiante propagation mondiale du christianisme dans les siècles qui ont suivi. Tout cela nous laisse à réfléchir.»

Mgr Welby signale que la commémoration devrait inclure une claire proclamation de l'Évangile de la grâce, de la disponibilité de la Bible à tous dans leur propre langue et la reconnaissance de la vocation des laïcs pour servir Dieu dans le monde et dans l'église.

 

L’unité des chrétiens ne sera possible qu’à travers des gestes forts de réconciliation dont le travail est à l’œuvre au sein de l’Église catholique, dans l’Église anglicane et l’Église luthérienne. Après, tout l’Église catholique doit comprendre que l’unité ne peut pas se faire sans les autres et il est bon qu’elle s’ouvre à cette idée.

 

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Publié le 19 Janvier 2017

Koztoujours sur les réseaux sociaux, Erwan Le Morhedec, avocat de profession et blogueur catholique revendiqué, lors d’une interview sur marianne.net au titre évocateur "L’instrumentalisation identitaire monte en puissance chez les catholiques" le mardi 17 janvier 2017 dont les propos ont été recueillis par Louis Hausalter, parle de la montée du vote identitaire dans l’Église catholique et ses dangers, mais un passage sur les cathos de gauche est beaucoup moins fiable :

 

«La situation que vous décrivez n’est-elle pas aussi liée à la disparition des «cathos de gauche» ?

 

Leur grande perte de visibilité ne fait que renforcer cette démarche identitaire, sur le thème : «Ils ont disparu, c’est bien la preuve que nous avions raison !» Mais ce moment de réaffirmation est aussi un retour de pendule par rapport au discours des catholiques de gauche, qui estimaient que nous n’avions pas à nous afficher comme chrétiens. Comme le sens de la mesure n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux partagé, à la tentation de la dilution répond la tentation identitaire»

 

Les catholiques de gauche n’ont pas disparu, on les trouvent dans de nombreuses organisations comme les catholiques de droite, notamment le Secours catholique, CCFD-Terre solidaire, les Semaines Sociales de France, Chrétiens en Forum, l’Action catholique des Milieux Indépendants, l’Action catholique Ouvrière (ACO), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine (JOCF), Scouts et guides de France, le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, Délégation Catholique pour la Coopération (ACO), Justice & Paix, et Pax Christi. Ils peuvent se trouver également dans le site À la table des chrétiens de gauche, dans le Réseau des Parvis, dans la CCBF, voire dans l’hebdomadaire Témoignage Chrétien ou la revue Golias. Ces mouvements sont toujours des lieux de réflexion et de ressourcement pour des militants engagés dans des organisations professionnelles, politiques ou associatives non confessionnelles.

 

Ensuite, la stratégie de l’enfouissement est de permettre aux chrétiens de témoigner de leur foi par leurs actes. L’action se fait dans le milieu de vie pour transformer la société en profondeur. Si cette stratégie n’a pas marché, c’est qu’elle n’a pas été soutenue par la hiérarchie comme le montre le cas des prêtres ouvriers, ou la théologie de la libération. Les critiques de Jean-Paul II à son encontre n’ont pas aidé non plus. On préféra soutenir les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux à la foi démonstrative mais aux résultats peu probants. Pourtant le synode des évêques qui s’était tenu à Rome entre le 7 et le 28 octobre 2012 sur le thème "La Nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne" a vanté la stratégie de l’enfouissement en disant que «Témoigner de l’Évangile n'est le privilège de personne. Ainsi reconnaissons-nous avec joie la présence de tant d'hommes et de femmes qui par leur vie se font signes de l’Évangile au milieu du monde.»

 

Les cathos de gauche n’ont pas été écoutés, mis de côté par la hiérarchie, et sont donnés mort par la presse et les catholiques identitaires. Pourtant, ils ne sont pas morts et vont très bien. Avant des les enterrer, il faut remarquer qu’ils font à nouveau la une des journaux et le vote Fillon à la primaire de la droite les a sans doute réveillés. Espérons que maintenant, les cathos de gauche puissent porter leur valeur fièrement et enfin montrer que l’Église ne se limite pas aux identitaires obsédés par l’islam et l’immigration, mais que s’y trouvent des hommes solidaires, ouverts, et engagés qui n’ont pas peur du monde dans lequel ils vivent.

 

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Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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Publié le 18 Janvier 2017

Radio Vatican nous montre dans son article du mardi 17 janvier 2017 que les rapports entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte se sont tendus ces dernières semaines, autour du licenciement début décembre, du numéro trois de l’ordre. Pour «l’informer sur la crise de la Direction centrale actuelle de l’Ordre», le pape a nommé une commission. François lui réitère aujourd’hui son soutien.

 

Au moment de sa création par le pape, la commission a tout de suite été rejetée par le grand maître de l’Ordre depuis 2008. Fra’ Matthew Festing estimait que l’ordre étant souverain, le remplacement de son numéro 3 était une affaire interne, relevant donc de sa compétence. Le Saint-Siège n’avait alors pas réagi. Il le fait ce mardi, car le noble britannique a d’abord exprimé son refus de collaborer avec la commission pontificale dans un communiqué paru le 10 janvier, puis, remis en cause la composition de l’équipe dans une lettre interne à l’Ordre mais publiée ce mardi dans la presse.

 

Face aux critiques du grand maître de l’Ordre, le Saint-Siège rejette aujourd’hui «au vu de la documentation en sa possession, toute tentative de discrédit sur les membres de ce groupe et sur leur travail». Il réaffirme espérer «la pleine coopération de tous dans cette étape délicate et attend le rapport dudit Groupe pour adopter, dans les domaines de sa compétence, les mesures propres à assurer le bien de l’Ordre Souverain Militaire de Malte et de l’Église» dont il vante à nouveau le «travail remarquable» en diverses parties du monde en défense de la foi et au service des plus pauvres.

 

Le 6 décembre dernier, le grand chancelier de l’Ordre de Malte depuis 2014, a été démis de ses fonctions; suspendu en raison d’une procédure disciplinaire lancée contre l’Allemand Albrecht von Boeselager, car il refusait de démissionner. Frère d’un nouveau membre du conseil de surveillance de l’IOR, nommé le 15 décembre dernier, Albrecht von Boeselager est accusé selon la presse spécialisée d’être «un catholique libéral» qui «refuserait l’enseignement de l’Église». Il aurait fermé les yeux sur la distribution de préservatifs en Birmanie. Le grand maître Fra'Matthew Festing n’a désigné aucun fait concret, mais lui reproche «une situation extrêmement grave et intenable», à l’époque où Albrecht von Boeselager était grand hospitalier.

 

La commission pontificale est formée de cinq personnalités : Mgr Silvano Tomasi, membre du Conseil pontifical Justice et Paix, et ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, le père jésuite Gianfranco Ghirlanda, et trois laïcs, Jacques de Liedekerke, Marc Odendall et Marwan Sehnaoui.

 

Le Saint-Siège défend la décision du pape François de créer une commission d'enquête sur la suspension du Grand Chancelier de l'Ordre de Malte, rejetant toute tentative de discréditer son enquête et ses travaux. Il souhaite également la pleine coopération de l’Ordre et encourage son travail remarquable, mais cela sera plus difficile.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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