Publié le 28 Février 2017

Jonathan Luxmoore dans son article pour The Tablet de ce mardi 28 février 2017 nous montre qu’un archevêque catholique en Grèce a brossé un tableau dévastateur de la crise persistante de son pays, avertissant que la «nation entière» aura son visage effacé par les exigences d'austérité de la communauté internationale.

 

«L'économie ne peut pas se déplacer, de sorte que nos entreprises ne peuvent pas survivre, tandis que les magasins sont en permanence à proximité», a déclaré l'archevêque Sevastianos Rossolatos d'Athènes. «L'État suce notre sang, et nous ne savons pas quoi faire. Alors que nous voulons évidemment des réformes, nous craignons aussi que nous soyons morts avant que l'État les accomplisse. Ils essaient de soutenir notre monnaie par une soi-disant la politique monétaire, mais ils ne pensent pas aux personnes qui font que l'économie prospère», a-t-il dit.

 

L’archevêque de 72 ans parlait comme l'aile gauche du gouvernement d’Alexis Tsipras qui a préparé de nouvelles négociations avec les créanciers internationaux de l'Union européenne et du Fond monétaire international, et les manifestants ont pris d'assaut les audiences à Athènes dans le but de bloquer la saisie des maisons des citoyens insolvables.

 

Dans une interview à Radio Vatican ce mois-ci, il dit que 450 000 jeunes, y compris presque tous les diplômés de l'université, ont quitté le pays à la recherche d'emplois ailleurs, ajoutant que la plupart des Grecs avaient abandonné l'espoir de toute reprise économique. «L'État n'a plus d'argent, et nous allons tous devenir des tous des mendiants», a déclaré l'archevêque Rossolatos, qui est également administrateur apostolique de Rhodes. «Les grands-parents aident les membres de la famille avec leurs pensions, mais les pensions sont encore en baisse, alors que les salaires diminuent et les coûts d'assurance augmentent pour les employés dans cette folie. Chaque fois que je quitte ma maison, je prends un peu d'argent car je ne peux pas me détourner des personnes sans-abri que je rencontre».

 

Dans son interview à Radio Vatican, Mgr Rossolatos dit que Caritas n’avait «plus de trouvailles», tandis que les diocèses du pays ont été soutenus par des dons venant des catholiques des pays voisins. Il a ajouté que beaucoup de gens qui possédaient autrefois des magasins et des entreprises prospères étaient maintenant «sans-abri et dorment dans les rues sans aucune faute de leur part», alors que la Grèce attendait une expansion de la production et du commerce.

 

«Il est frappant que seules les personnes en difficulté peuvent vraiment comprendre le sort des autres, mais comme évêques, nous ne pouvons rien faire puisque nos mains sont liées», a déclaré l'archevêque. «Nous semblons être en mouvement sur deux niveaux différents de logique, celle de l'économie et celle de la vie réelle. Ils sont prêts à nous tuer pour sauver notre économie. Mais pour qui ? Pour les gens qui sont déjà morts ?»

 

Et l’espoir n’est pas de mise, car comme le montre Reuters.com ce mardi la Grèce et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d'Alexis Tsipras dans le cadre du plan d'aide international. Pour obtenir un accord, le gouvernement Tsipras a approuvé la semaine dernière des réformes impopulaires, portant notamment sur les impôts et les retraites, qui prendront effet en 2019. On oublie dans tout cela la population qui a fait les frais de la cure d’austérité dans un pays où el chômage est à 23 % de la population active. Ces nouvelles mesures pour faire plaisir au FMI, à l’UE et à la BCE vont empirer les choses.

 

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Publié le 28 Février 2017

Nous pouvons voir que l’aile droite du PS ne veut pas aider Benoît Hamon comme le montre LeMonde.fr dans son article du mardi 28 février 2017 : «Manuel Valls réunit ses soutiens ce mardi soir». Les vallsistes veulent se faire entendre dans la campagne. Manuel Valls réunit ses soutiens ce soir à l'Assemblée nationale, alors que des voix de l'aile droite du PS commencent à critiquer ouvertement les choix stratégiques de Benoît Hamon.

 

Ce matin, le secrétaire d’État chargé du développement et de la francophonie, Jean-Marie Le Guen, a estimé sur RTL que le programme de M. Hamon était celui d'une "gauche radicalisée", "en rupture avec sa famille politique". "Laisser partir des centaines de milliers de Français vers Emmanuel Macron et ne pas réagir, ça donne un sentiment d’être dans une logique sectaire plutôt que d’être dans une logique de rassemblement", a quant à lui déclaré le député du Val-d'Oise Philippe Doucet sur BFMTV.

 

Mais comme le montre francetvinfo.fr dans Le brief politique montre qu’en réalité les vallsistes sont frustrées de ne pas être aux avant-postes dans l’équipe de campagne de Benoît Hamon. Ils ne cachent plus qu’ils veulent aller vers le gourou Macron et son programme de centre droit. Ils évoquent tous le "vote utile" qui menace Benoît Hamon, le vote pour Emmanuel Macron mieux placé dans les sondages. Et dans ce cas-là, les amis de Manuel Valls ont déjà en tête une alliance possible, à l’Assemblée, pour construire une majorité qui tienne debout, sans pour autant avoir l’intention de se rallier pour l’instant à Emmanuel Macron.

 

Les électeurs de gauche doivent forcément réfléchir car Emmanuel Macron est avant tout le continuateur de la politique de ce gouvernement qui n’a jamais respecté ses électeurs en faisant une politique de droite. Au moins Benoît Hamon est fidèle à sa ligne et se tourne "vers tous les Français de gauche" tout en voulant dépasser “les appareils” du PS.

 

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Publié le 27 Février 2017

Emilia Robles sur periodistadigital.com ce lundi 27 février 2017 nous montre une exhortation intéressante de l'évêque Dom Demetrio Valentini, à l'occasion de la réunion de l'Association nationale des prêtres du Brésil au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida. Dans ce document, entre autres choses, il prend le problème des communautés sans Eucharistie et la nécessité d'associer les laïcs à une nouvelle forme de ministère sacerdotal.

 

Dom Demetrio Valentini est l'une des figures les plus braves des évêques brésiliens, car il est l'évêque en charge de la présidence de la pastorale sociale et de la Caritas brésilienne. Maintenant, comme évêque émérite, elle est libre de traiter de choses difficiles, de proposer des mesures d’examen sur des disciplines qui deviennent obsolètes tout en étant fidèle à l'évolution de la doctrine, comme l’indique les grandes questions de John Henry Newman.

 

Pour l’évêque l'Église au Brésil a besoin de réfléchir à la question des catholiques qui n'ont pas accès à l'Eucharistie de manière fréquente. Au centre de sa réflexion, l'évêque a parlé de la nécessité pour l'Église de réfléchir sur la réalité qui touche de nombreuses communautés ecclésiales, non seulement au Brésil, mais aussi dans de nombreuses régions du monde : le manque de prêtres pour présider l'Eucharistie.

 

«Aujourd'hui, l'église a besoin d'écouter les appels des communautés exprimant leurs besoins qui doivent être traités, et qui revient en jeu question presbytérale. Cela doit d'être résolu correctement et il est urgent de restaurer la vision ministérielle de Vatican II», a-t-il dit. «Je prends la liberté de demander à la CNBB accélérer la discussion du problème, sur la question de pouvoir compter sur les anciens de la communauté qui peuvent définir ses détails, de manière qu’ils soient organisé et mis à la disposition du pape François, de sorte que dans cette affaire qui implique profondément la vie de l'Église, le pape ne soit pas entravé par la force ecclésiale interne, mais avec le soutien clair de la CNBB, et en particulier prêtres brésiliens représentés ici aujourd'hui par l'Association nationale des prêtres du Brésil», a-t-il dit.

 

Dom Demetrio a donc appelé ces laïcs «prêtres de la communauté, en contrepartie des «prêtres diocésains», car pour lui «Sans Eucharistie pas de la communauté chrétienne». Emilia Robles n’a pas tort de demander que les évêques proposent des solutions courageuses, inspirées par l'Evangile pour l'absence de l'Eucharistie dans les communautés, des solutions qui nous enlèvent du cléricalisme et nous aident sur les routes d'une Église plus participative et utile.

 

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Publié le 27 Février 2017

Les tractations à gauche sont finies, les affaires continuent et Macron successeur de la politique de François Hollande

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 ce lundi 27 février 2017 nous montre que les électeurs écologistes ont approuvé à 79,53 % l’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, validant ainsi le retrait de la candidature du député européen en faveur du candidat socialiste. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir qu'il maintenait sa candidature. Mais comme le montre le Direct de francetvinfo.fr de ce lundi, il n'y aura pas d'alliance entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. "Jean-Luc Mélenchon a décidé d'être candidat, jusqu'au bout. J'aurais préféré qu'on se rassemble autour de ma candidature", a expliqué Benoît Hamon ce matin sur France Inter. Il a expliqué n'avoir "pas d'adversaire à gauche" : "l'adversaire, c'est d'abord à droite". LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous signale que Benoît Hamon a expliqué sur France Inter vouloir dépasser “les appareils” de parti pour cette élection et s’appuyer sur "l'innovation partout où elle est sur le terrain", dans “l’économie sociale et solidaire, l'éducation, l’écologie, le secteur associatif".

 

L’alliance entre le PS et EELV commence déjà la campagne comme le montre l’article de L’Express.fr ce lundi : «Présidentielle : le duo Hamon-Jadot s'offre sa première sortie chez McDo». Le candidat investi par le Parti socialiste s'est rendu, au côté de son nouveau soutien écologiste, devant un restaurant McDonald's du 10e arrondissement de Paris, lieu "symbolique" de la lutte sociale. Benoît Hamon s'est entretenu une demi-heure avec plusieurs salariés ainsi qu'avec le manager, solidaire de ses employés.

 

Pour Benoît Hamon, "les choses sont organisées pour que les salariés aient peu de pouvoir" dans ce type d'enseigne franchisée, où chaque restaurant ne dépasse pas le seuil autorisé pour créer un comité d'entreprise. Le déplacement lui a également permis de parler de la robotisation, l'un de ses thèmes de campagne, dans un restaurant où plusieurs machines ont été déployées pour prendre les commandes. Défenseur d'une taxation des robots qui remplacent un emploi humain, il a répété que le fondateur de Microsoft, "Bill Gates, valide cette proposition que j'ai faite".

 

Il a aussi rappelé son intention d'abroger la loi Travail, au profit d'une nouvelle règle privilégiant la co-gestion comme en Allemagne. Au-delà, Benoît Hamon a fustigé le "verrou de Bercy", qui veut que l'administration fiscale décide seule de saisir ou non le parquet sur une affaire de fraude. Regrettant que cela permette "parfois une appréciation un peu politique des dossiers sur lesquels Bercy s'implique ou pas", il a souhaité que des poursuites judiciaires puissent être déclenchées contre "ceux qui organisent l'évasion fiscale, le fait d'échapper à l'impôt".

 

Domiciliée au Luxembourg, l'enseigne McDonald's échappe à la plupart de ses obligations fiscales en France. Sur ce point, le candidat a prôné le principe du "reporting", qui oblige les multinationales à publier leurs données financières. Le député des Yvelines a promis de ne "pas avoir la main qui tremble" dans ce domaine. "On a des dossiers qui tombent tous les jours d'entreprises ou de particuliers qui, grâce à des avocats d'affaires, à des sociétés spécialisées, échappent à l'impôt, font de l'optimisation fiscale mais surtout font de la fraude fiscale", a-t-il argumenté, en référence à l'ouverture lundi à Paris du procès "France Offshore", sur un vaste système de fraude et de blanchiment.

 

En meeting à Nantes, dimanche, Marine Le Pen a réagi aux affaires qui la visent et s'est posée en cible du "système" en attaquant magistrats et journalistes dans le but de se faire passer pour une victime que l’on chercherait à bâillonner, à deux mois du scrutin. Mais comme le montre l’article de L’Express.fr, Bernard Cazeneuve a exhorté Marine Le Pen, le vendredi 24 février, à répondre aux convocations de la justice. La présidente du FN refuse de rencontrer les enquêteurs dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs parmi les assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Marine Le Pen "ne peut se placer au-dessus des lois de la République" en refusant d'être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national, a condamné vendredi Bernard Cazeneuve. "Aucun responsable politique ne peut refuser, s'il est républicain, de déférer aux convocations de la justice. Le respect de l'autorité de l'Etat et des institutions commence par cela", a affirmé le Premier ministre. Il n’a pas tort.

 

Le Parquet national financier a également annoncé vendredi soir l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire Fillon. Le dossier sera confié à trois juges d’instruction, qui devront décider d’une éventuelle mise en examen du candidat Les Républicains. Pour essayer de noyer le poisson comme le montre L’OBS dans LE RÉVEIL POLITIQUE, François Fillon a accusé le gouvernement dimanche soir de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents survenus en marge de déplacements de plusieurs candidats. "Une tentative de diversion grossière", a dénoncé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Il n’y aurait pas d’incidents lors des déplacements des candidats, si ceux-ci étaient plus transparents et respectaient leur parole.

 

Enfin, Emmanuel Macron a engrangé trois nouveaux soutiens : l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit qui le soutien non par conviction mais pour battre Marine Le Pen, le député socialiste Christophe Caresche un fervent soutien du tournant néolibéral du gouvernement qui dès le départ ne soutenait pas Benoît Hamon, et le conseiller départemental socialiste marseillais Christophe Masse, qui avait soutenu Manuel Valls. Benoît Hamon lui n’est pas convaincu par le gourou Macron dans l’article sans LeMonde.fr : «Benoît Hamon : "Macron, c'est le programme de Fillon, le sourire en plus"». Le candidat socialiste a estimé sur France Inter que Emmanuel Macron, c'était "le programme de Fillon, le sourire en plus". M. Macron "aurait pu poser un acte fort pour parler des questions de société", a continué M. Hamon. "A-t-il démissionné au moment de la déchéance de la nationalité ? Non. Il est resté au gouvernement".

 

Mais un soutien inattendu pour Macron risque de lui donner du fil à retorde comme le montre le HuffingtonPost.fr : «Cette déclaration de Sapin sur Macron est du pain bénit pour la droite», puisqu’en soulignant la cohérence de son programme économique par rapport au quinquennat, le ministre de l'Économie offre un angle d'attaque à l'équipe Fillon. Michel Sapin montre avec beaucoup d’entrain que Macron est l’héritier du hollandisme. La réduction des déficits préconisée par le candidat ? "Je ne peux qu'être d'accord avec quelque chose que nous faisons depuis des années", a-t-il lancé. La baisse des dépenses publiques de 12 milliards par an ? "C'est un rythme qui me dit quelque chose", a-t-il enchaîné. "Quant à la baisse d'impôt de 10 milliards pour les ménages, là aussi, cela me rappelle quelque chose", a souri le ministre. C’est un cadeau empoisonné.

 

Pour ceux qui veulent encore punir le PS à travers Hamon devraient réfléchir comme le montre l’article d’ouest-france.fr intitulé «Déficit public. Sapin épingle Hamon sur la règle des 3 %», en réponse à Benoît Hamon qui a qualifié de "non-sens" le fait de maintenir le déficit public en dessous de 3 % ce "qui relève d’une convention politique totalement arbitraire, qui est inscrite dans les engagements pris par la France, soit, mais qui ne répond pas aux besoins d’une économie comme la nôtre", Michel Sapin a estimé que le candidat socialiste "avait tort". Le seul à soutenir cette règle comme Sapin est Macron.

 

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Publié le 26 Février 2017

Radio Vatican nous montre qu’à l’issue des auditions de la Commission royale australienne sur la pédophilie, afin de faire la lumière sur les actes pédophiles commis dans le cadre de l’Église catholique, le président de la Conférence épiscopale australienne a annoncé, dans un communiqué le samedi 25 février 2017, qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir «pour garantir que les abus du passé ne se reproduisent plus».

 

Les auditions ont duré trois semaines pour identifier les lacunes et les erreurs, mais aussi pour définir les perspectives efficaces pour le futur. Plusieurs aspects ont été étudiés, souligne le communiqué : le droit canon, le confessionnal, le célibat, le cléricalisme, la formation, le soutien professionnel et la supervision. Mgr Denis Hart a rendu hommage aux victimes des abus pour le courage qu’ils ont montré.

 

Le président de la Commission, Peter McClellan, présentera un rapport final et ses recommandations au gouvernement australien à la fin de l’année. Entre 1980 et 2010, 4440 cas d’abus ont été recensés à l’intérieur de l’Église catholique. Près de 1800 prêtres australiens ont été accusés, soit 7% des prêtres du pays.

 

Mais peut-on croire que l’Église en Australie va lutter contre les abus sexuels quand on voit qu’au sein du sommet de l’Église, cette tolérance zéro n’est pas pratiquée comme le montre aussi l’article du samedi 25 février sur ici.radio-canada.ca nommé : «Le pape François assouplit les sanctions contre des prêtres pédophiles». Le pape François a discrètement assoupli les sanctions à l'endroit de quelques prêtres pédophiles, faisant même sourciller ses propres conseillers.

 

Le pape a rejeté les recommandations de la Congrégation pour la doctrine de la foi à maintes reprises, mettant plutôt en œuvre sa vision d'une Église miséricordieuse, ont confié à l'Associated Press deux avocats en droit canon et un représentant du Saint-Siège. Le pape préfère ne pas réduire les prêtres à l'état laïc, les condamnant plutôt à une vie de prières et de pénitence, à l'écart du ministère public. Dans certains cas, les agresseurs se seraient défendus en citant le pape lui-même et son discours de miséricorde.

 

Comme on peut le voir la miséricorde de l’Église oublie les victimes des prêtres pédophiles qui attendent que la tolérance zéro que cite l’Église, mais qui ne semble pas l’appliquer dans les faits.

 

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Publié le 25 Février 2017

Christa Pongratz-Lippitt nous montre dans son article pour The Tablet que le préfet du Conseil pontifical pour la culture, le cardinal Gianfranco Ravasi, pense que le diaconat des femmes pourrait se produire.

 

Interrogé dans une longue interview pour le site web katholisch.de l'Église allemande le vendredi 24 février 2017, sur les possibilités qu’il voit pour les femmes dans l'Église catholique, le cardinal Ravasi a répondu : «Le diaconat pour les femmes serait, je pense, possible, mais il doit être évidemment discuté, car la tradition historique est très complexe».

 

Il pense que la présente fixation sur l'ordination des femmes est un peu «cléricale». «Pourquoi ne pas commencer à parler de femmes qui prennent d'autres fonctions plus importantes dans l'Église telles que les femmes administrant les paroisses, dirigeant les finances de l'église ou la planification architecturale ?»

 

Interrogé sur comment les femmes se portaient au Vatican, le cardinal Ravasi a rappelé qu'il avait 35 femmes de milieux très différents en tant que conseillères dans son groupe de consultation permanent au sein du Conseil pour la culture. «Parmi elles, il y a une professeure d'université, une mère, deux musulmanes, une juive, une non-croyante, des femmes du monde de la mode et des femmes journalistes.» Leur travail est également de lire et d’évaluer de façon critique ce que le Conseil a fait à partir du point de vue féminin. «Les femmes voient beaucoup de choses différemment des hommes. Nos femmes conseillères aident à préparer notre assemblée générale et y prennent part. J'espère que notre modèle deviendra un modèle pour d'autres Conseils pontificaux».

 

Le cardinal Ravasi a déclaré qu'il était pleinement conscient du risque qu'il prenait en permettant aux femmes consultrices de jouer ces rôles. «Si l'une d'elle dit qu'elle est en faveur de l'ordination des femmes, par exemple, et à mon avis, il serait tout à fait légitime pour elle d'exprimer son opinion ouvertement, la chose suivante serait sans doute d’aller immédiatement faire le tour du monde», suggère le cardinal Ravasi sur l’ordination des femmes. Ce genre d'«ambiguïté» dans les communications et les médias est actuellement un très gros problème, a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Ravasi est très ouvert sur le sujet d’un rôle plus important des femmes dans l’Église et pense que le diaconat féminin est possible. Espérons que cet avis soit partage au sein de la hiérarchie, car notre hiérarchie n’a pas montré une belle maturité dans ce domaine.

 

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Publié le 25 Février 2017

RFI.fr nous montre le vendredi 24 février 2017 que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Vatican et la commission du dialogue d’al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée en Égypte, se sont réunis cette semaine au Caire pour la première fois depuis six ans pour un séminaire sur «la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et la violence au nom de la religion». L’occasion de renouer des liens distendus depuis le pontificat de Benoît XVI et d’exposer une volonté d’étroite collaboration, face aux défis du terrorisme.

 

La déclaration finale devait avoir lieu en tout début d’après-midi, mais les échanges, «riches et consistants», ont un peu fait durer cette dernière réunion. À l’étage du Masheekha al-Azhar, dans la salle de conférence où les deux délégations se sont entretenues pendant deux jours, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical, s’est félicité de la qualité de ce séminaire. «Je retiens trois choses de ces échanges : la liberté avec laquelle nous avons échangé et le respect avec lequel les idées et les concepts de chacun ont été accueillis, l’authenticité des personnes présentes, et des échanges en adéquation avec les préoccupations du pape François», salue le cardinal.

 

Dans la salle se trouve une délégation du Vatican, mais aussi des membres de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire, des conseillers du grand imam d’al-Azhar, des professeurs et des théologiens. Tous réunis pour réfléchir à cette question : comment les institutions chrétiennes et musulmanes peuvent collaborer pour lutter contre le terrorisme ? «Certains sujets sont de l’ordre de la foi, on n’était pas là pour en débattre, on était là pour partager nos points communs et la manière de les associer. Et nous en avons beaucoup», assure Abdel Rahman Moussa, conseiller du grand Imam d’al-Azhar pour les questions internationales.

 

Si des dissensions existent bien sur le fond, le message officiel est clair : être uni face au terrorisme. «Un rendez-vous comme celui-ci est un cadeau pour l’humanité. Quand nous nous divisons, c’est une faveur que nous faisons à l’extrémisme. Alors, renforçons notre amitié et notre confiance», appelle le cardinal Jean-Louis Tauran.

 

Au terme de cette réunion, des recommandations ont été émises, mais aucun projet concret n’a été proposé. Mais ce n’est que le début d’une longue série de rencontres du même genre assure-t-on : les deux délégations se sont déjà donné rendez-vous l’année prochaine, à la même date, au Vatican cette fois.

 

Il est bon que l’Église dialogue avec l’Islam afin de renouer les liens qui ont été distendus par une collaboration commune contre le terrorisme. Ce sera difficile, mais pas impossible si le christianisme et l’Islam se décident à mettre en avant l’ouverture d’esprit, le l’amour et le dialogue.

 

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Publié le 24 Février 2017

BFMTV.com nous montre dans que dans une homélie prononcée à la Maison Sainte-Marthe de Rome jeudi  matin, le pape François a dénoncé la "double vie" de certains chrétiens.

 

Le Pape François a critiqué les agissements de certains catholiques, qui selon lui mèneraient une double vie. Dans son homélie du 23 février à la Maison Sainte-Marthe de Rome, il a évoqué les personnes clamant leur appartenance à la religion mais ne se conduisant pas en chrétien. "Le scandale c'est de dire une chose et d'en faire une autre : c'est la double vie : 'moi je suis très catholique, je vais toujours à la messe, mais ma vie n'est pas chrétienne, j'abuse des gens, je fais du recyclage d'argent sale'. Une double vie. Et de nombreux catholiques sont comme ça. Et ils scandalisent".

 

Fait-il référence aux deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical en 2016 ? Ou bien aux deux anciens hauts dirigeants de la banque du Vatican (IOR) qui ont été condamnés jeudi à quatre mois et dix jours de prison avec sursis pour violation des normes anti-blanchiment dans des transactions remontant à 2010 ? C’est plus que probable.

 

Il a affirmé que ces gens menant une double vie feraient mieux d'être athées que de se revendiquer catholique : "Combien de fois avons-nous entendu, dans le quartier ou ailleurs 'mais pour être catholique comme celui-là, il vaut mieux être athée'. C'est cela le scandale, il te détruit". Le pape n’a pas tort, un athée vaut mieux qu’un catholique hypocrite car lui n’a pas besoin de se couvrir sous la religion pour mettre en pratique ses principes.

 

Depuis son arrivée à la tête de l'Église, le pape François a souvent pris à contre-pied certaines positions du Vatican, en s'insurgeant contre l'homophobie. Après la tuerie d'Orlando, il avait déclaré que les homosexuels devaient être "accompagnés" et non "discriminés" en se demandant qui "nous sommes pour juger les homosexuels".

 

Mais dans crux.now.com, interrogé pour savoir si l’interprétation sur les situations irrégulières dans Amoris laetitia est également valable pour les couples homosexuels qui vivent ensemble, dont certains sont civilement mariés aussi, cardinal italien Francesco Coccopalmerio dit que ce n’est «clairement» pas la même situation parce que pour l'enseignement de l'Église et de la doctrine, "ce n'est pas un état naturel. Nous ne pouvons pas les accepter, les accueillir, accepter leur décision, mais ce n’est pas [même] chose."

 

Il a cependant accusé les manuels scolaires français de propager la théorie du genre et il a également condamné "l'horreur de l'avortement". Mais les manuels scolaires ne mettent pas en avant une théorie qui n’existe pas et l’avortement est une question à laquelle on ne peut pas seulement appliquer une condamnation. Il faut se rappeler que l’interdiction amène alors des avortements clandestins, qui se font souvent dans des conditions d’hygiène précaire, avec de mauvais instruments, ce qui provoquait des hémorragies, des septicémies, des péritonites. Trop de femmes sont mortes des suites d’un avortement clandestin. Cette question ne peut pas se traiter à la légère notamment à propos des femmes qui prennent la décision d’avorter ou pas.

 

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Publié le 24 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 23 février 2017 intitulé «Yannick Jadot "retire" sa candidature à la présidentielle et soutient Benoît Hamon», nous montre que Yannick Jadot a annoncé ce soir qu'il retirait sa candidature à la présidentielle au profit de celle du socialiste Benoît Hamon, avec lequel il a passé "un accord formidable". Sur le plateau de France 2, Yannick Jadot, qui avait remporté la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts, a enjoint Jean-Luc Mélenchon de rejoindre cet accord, alors que les discussions avec le candidat de La France insoumise sont au point mort.

 

Benoît Hamon a rapidement réagi, se disant "heureux" de l'accord avec Yannick Jadot "pour préparer les grandes conquêtes écologiques de demain" : "Je suis très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique", a déclaré le candidat socialiste, qui entamait un meeting à Arras devant plus d'un millier de personnes juste après l'annonce par Yannick Jadot d'un accord avec les socialistes.

 

Jean Luc Mélenchon a aussi e jeudi tendu la main à Benoît Hamon dans l’article «Allô Benoît Hamon ? Jean-Luc Mélenchon est disponible "dimanche ou lundi" pour rencontrer le candidat socialiste.» Un nouveau rendez-vous entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ? "Je suis libre dimanche et lundi. J'appelle Benoît Hamon à une rencontre, à soixante jours de la présidentielle", répond le candidat de la France insoumise.

 

"Je suis ouvert à la discussion. Ce n'est pas moi qui ai fermé la porte, ce n'est pas vrai", affirme-t-il. Et d'ajouter "Je suis pour l'ouverture du débat. Je suis prêt à discuter d'une candidature unique. D'ailleurs, je dis à Benoît Hamon : puisque désormais tu es pour une VIe République, je t'invite pour notre marche du 18 mars, viens avec nous ! Tu n'es pas obligé de rester écouter mon discours à la fin."

 

La réponse de Benoît Hamon ne s’est pas fait attendre. Dans l’article «Benoît Hamon se dit "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon» de ce vendredi 24 février, nous montre qu’invité dans la matinale de France 2, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a déclaré qu'il était "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon dont il dit "respecter" la "grande intelligence". "Je propose même à Jean-Luc Mélenchon que nous fassions cette rencontre avec Yannick Jadot !", a ajouté Benoît Hamon sur le plateau de l'émission "Les 4 vérités". Il est ensuite revenu sur la décision prise par Yannick Jadot, jeudi, de se rallier à sa candidature : "ce n'est pas rien ce qu'il a fait en s'alliant à moi. C'est un immense honneur pour moi !".

 

Pour ceux qui croyaient qu’Emmanuel Macron était de gauche, ils seront déçus. Libération.fr nous montre dans son article de ce vendredi : «Emmanuel Macron présente le gros de son programme éco», que le saupoudrage de mesures est fini, place à la clarification : Emmanuel Macron a dévoilé vendredi le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant notamment soixante milliards d'euros d'économies en cinq ans. Dans une interview aux Echos mise en ligne dès jeudi soir, le fondateur d'En Marche! a présenté le chiffrage de son projet, qui veut allier «trajectoire budgétaire vertueuse» et «invention d'un nouveau modèle de croissance». Réaffirmant son souhait de «rest(er) dans l'épure des 3% de déficit», l'ancien ministre de l'Économie s'engage à réduire la dépense publique française de trois points de PIB en cinq ans, soit 60 milliards d'économies par rapport à la hausse spontanée de ces dépenses, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012. Pour y arriver, Emmanuel Macron vise «25 milliards d'économies sur la sphère sociale», dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage.

 

Favorable à un système de «droits et devoirs», le candidat d'En Marche ! a réaffirmé sur RMC/BFMTV ce matin son souhait que les chômeurs ne soient plus indemnisés au deuxième refus d'une offre d'emploi «décente». L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un «pacte» et en leur donnant des «marges de manœuvre». Autres gisements d'économie : la baisse des effectifs des fonctionnaires, qui pourrait aller jusqu'à 120 000 postes (70 000 venant des collectivités et 50 000 de l'Etat). Ce chiffre est une «référence», un «ordre de grandeur» a souligné M. Macron, pour qui «ce sera aux ministres de faire des choix». Le taux de l'impôt sur les sociétés sera ramené de 33,3% à la moyenne européenne, c'est-à-dire 25%. M. Macron, qui exclut «toute hausse de la TVA», propose par ailleurs d'exonérer de taxe d'habitation 80% des Français, une mesure qui coûtera environ dix milliards à l'État. En gros, il applique la purge libérale que veut faire François Fillon en offrant quelques cadeaux qui n’auront pas beaucoup de poids.

 

Enfin, comme le montre l’article de Libération.fr «Royaume-Uni : victoire du Labour dans un bastion pro-Brexit», le Parti travailliste britannique (Labour) a remporté vendredi une législative partielle à laquelle concourait le chef du parti europhobe Ukip, dans le bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent, dans le centre de l'Angleterre. À Stoke, le candidat du Labour, Gareth Snell, a rassemblé 7 853 voix, contre 5 233 voix à Paul Nuttall, le chef du United Kingdom Independance Party (Ukip) qui voulait décrocher lors de ce scrutin un deuxième siège au Parlement. «Une victoire nette», selon le chef du Labour Jeremy Corbin, en délicatesse avec une frange de l'appareil de son parti. La principale formation d'opposition au gouvernement de Theresa May entendait prouver qu'elle continue à peser dans les anciens territoires ouvriers, largement acquis à la cause du Brexit. Les travaillistes ont toutefois perdu une élection test similaire à Copeland, dans le nord-ouest, face au candidat du parti conservateur au pouvoir. On peut voir ici que face à l’extrême droite, c’est toujours la gauche qui est la mieux placer pour gagner.

 

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Publié le 23 Février 2017

rte.ie dans son article du jeudi 23 février nous montre que l'archevêque de Sydney a dit que la réponse des autorités ecclésiastiques australiennes sur les abus sexuels sur mineurs par des prêtres constituait une négligence criminelle dans certains cas. La Commission royale, qui a été réunie pendant quatre ans, calcule qu'entre 1980 et 2015 près de 1900 personnes de l'Église ont fait face à des allégations de mauvais traitements. Plus d'un quart d'entre eux étaient des prêtres.

 

Plus tôt aujourd'hui à Sydney, l’archevêque Fisher a été interrogé par la Commission à propos de l'avocat de l'archevêque et de l'utilisation de l’archevêque de Perth du terme «absolument insuffisante» pour décrire la réponse de certaines autorités de l'Église au scandale.

 

Mgr Fisher a répondu : "Je pense que vous pouvez utiliser des mots plus forts dans certains cas, qu'il était dans une sorte de négligence criminelle pour faire face à certains des problèmes qui nous regardaient en face." "Dans d'autres cas, je pense qu'il y avait des gens qui étaient comme des lapins devant les phares. Ils n’ont juste eu aucune idée de ce qu'il fallait faire, et leur performance était épouvantable."

 

Mgr Denis Hart de Melbourne a dit à la Commission qu'il acceptait que la réponse de l'Église était totalement fausse. Mgr Fisher a également dit que certains individus doivent être tenus responsables de terribles actes ou de terribles échecs pour ne pas avoir répondu une seule fois alors qu'ils savaient les choses qui se passaient. Il a dit que les dirigeants de l'Église ont fait ce qu'ils pouvaient pour apporter la réparation et la guérison afin de veiller à l’avenir que l’Église soit un endroit plus sûr.

 

Mais peut-on faire confiance à des hommes qui ont soutenu le cardinal Pell en 2015 ? Rien n’est moins sûr, surtout quand on sait que certains prêtres abuseurs n’ont pas été dénoncés. De sérieux doutes ont été mis en avant par la Commission sur l’honnêteté des cinq archevêques prétendant ne pas être au courant.

 

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