Publié le 31 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article sur periodistadigital.com du mercredi 31 mai 2017 nous parle d’une audience papale à la place Saint-Pierre de Rome à la veille de la Pentecôte, l’«anniversaire de l'Église». Et le pape François a concentré sa catéchèse sur l’Esprit Saint, qui fasse que les croyants soient des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin. Il a invité les chrétiens à être le «Paraclet, les défenseurs des nécessiteux» parce que «L'espoir est comme une bougie, qui recueille le vent de l'Esprit et se transforme elle en énergie motrice».

 

Cette force motrice, on peut la trouver dans cet article du secours-catholique.org du dimanche 21 mai 2017 : «Gustavo Gutiérrez : «il ne suffit pas d’aider les pauvres». Pour la théologie de la libération, le dominicain défend une démarche empreinte dès le début d’une forte spiritualité. Les mots grecs et hébreux signifiant “libération” ont aussi pour sens “salut” ou “rédemption”, rappelle-t-il.

 

«Par libération nous n’appelions pas à une libération politique, mais à une libération totale : sociale, personnelle et théologale. En s’occupant des plus pauvres, on change de mentalité, on se libère du péché.» Il réfute l’idée, répandue à l’époque et encore aujourd’hui, selon laquelle la pauvreté serait une question économique et sociale plus que chrétienne. «C’est au contraire une question profondément humaine et théologique», affirme-t-il.

 

À ceux qui accusent le pape François de cultiver une approche “assistancialiste” et compassionnelle des pauvres, il répond : «Je ne suis pas d’accord. Il parle des causes de la pauvreté et demande que cela change. Je crois qu’il partage notre idée selon laquelle nous ne devons pas être la voix des sans-voix, mais que nous devons plutôt aider les personnes sans voix à avoir de la voix.»

 

Parmi les autres personnes qui suscitent son admiration : l’économiste français Thomas Piketty dont il a lu Le Capital au XXIe siècle paru en 2013. «Cela m’a coûté», plaisante le prêtre péruvien, faisant référence aux près de 1000 pages que contient l’ouvrage. Puis plus sérieusement : «Thomas Piketty fait partie de ces gens qui fournissent des options concrètes pour changer les choses. On a besoin de cela.»

 

Mais cette défense des nécessiteux ne semble pas être le souci de certains catholiques comme le montre l’article de Maja Zoltowska ce mercredi pour Libération.fr intitulé «Pologne : une pièce de théâtre ciblée par des catholiques intégristes». Le week-end dernier à Varsovie, le public d'une pièce jugée blasphématoire nommée Klatwa a été attaqué par des ultranationalistes des Jeunesses de la grande Pologne, du parti d’extrême droite Camp national-radical (ONR) et des catholiques intégristes à coups de fumigènes et d'insultes.

 

On y narre l’histoire d’une femme, mère de deux enfants qu’elle a eus avec un prêtre, qui, dans un petit village de Pologne, est tenue responsable d’une sécheresse qui frappe les récoltes. Les habitants demandent son châtiment. Stanislaw Frljić en fait le point de départ d’une critique virulente, de l’hypocrisie des prêtres, de la mainmise de l’Eglise sur la vie publique ou des affaires de pédophilie, d’une part, mais aussi de la Pologne xénophobe de Jaroslaw Kaczyński, qui exploite l’église à des fins politiques tout en refusant d’accueillir les réfugiés d’autre part. Un épisode loin d'être marginal dans un pays aux mains du parti conservateur Droit et Justice.

 

Ce qui choque ces catholiques intégriste est le fait que dans la pièce, le pape Jean-Paul II est avec un énorme pénis et une actrice pratique du sexe oral avec lui. Dans une autre scène choquante aux yeux des perturbateurs : une pancarte «défenseur des pédophiles» attachée à la statue grandeur nature de Jean Paul II. Une corde avec un nœud de pendu lui est passée autour du cou. Ce qui fait croire aux manifestants que cette pièce vient de l’Ouest alors que le metteur en scène est le croate Oliver Frljić qui signe cette pièce, sur un texte de Stanislaw Wyspiański, auteur classique du répertoire polonais.

 

Agnieszka Jakimiak, co-auteure de la pièce, explique quant à elle : «Notre but n’était pas de provoquer l’indignation mais de donner la parole à ceux qui, dans la Pologne d’aujourd’hui, n’ont pas le courage d’exprimer un autre point de vue que celui des catholiques et des nationalistes.» Dans un communiqué, le théâtre Powszechny a souligné de son côté que «le spectacle donne la parole à des positions idéologiques variées et doit être analysé comme une œuvre artistique intégrale et non un ensemble de scènes à part, sans rapport entre elles».

 

Ironie du sort, les controverses autour de la pièce ont contribué à ce qu’elle se joue aujourd’hui à guichets fermés. Le parquet ayant ouvert une enquête pour «offense aux sentiments religieux», la question est : jusqu’à quand jouera-t-elle ? «Tout est susceptible d’être offensant, déplore encore un spectateur. Bientôt, plus rien d’autre ne sera permis dans notre pays que des cérémonies officielles patriotiques et catholiques.»

 

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Publié le 30 Mai 2017

Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

The Tablet dans son article du lundi 29 mai 2017 nous montre que le Premier ministre Canadien Justin Trudeau a rencontré le pape et dans une discussion privée de 36 minutes il a demandé les excuses de l'Église pour son rôle dans un système d'école résidentielle qui a vu des enfants autochtones enlevés de leur famille et, dans certains cas, maltraités.

 

Auparavant, le bureau du Premier ministre a déclaré qu'il demanderait des excuses du pape découlant des recommandations de la Commission de Vérité et de Réconciliation du pays. Ce corps avait recommandé que le pape s'excuse sur le sol canadien pour l'implication de l'Église dans le traitement des enfants autochtones canadiens qui ont été victimes de violence physique, de dérogation de langage, de négligence, et de manque de nourriture maigre au sein d'une église, et plus tard du gouvernement. Les familles ont souvent été forcées par la police à envoyer leurs enfants dans ces écoles dans le cadre d'une politique visant à «ne pas les éduquer, mais surtout à rompre leur lien avec leur culture et leur identité», selon les conclusions de la commission. La commission a constaté qu'au moins 3201 étudiants sont morts alors qu'ils se trouvaient dans les écoles, souvent en raison d'abus et de négligence.

 

Suite à l'audience, Trudeau a déclaré aux journalistes qu'il a demandés au pape de «faire avancer une véritable réconciliation» avec les peuples indigènes du pays «en faisant des excuses» au nom de l'Église pour son rôle de nuisance envers leurs communautés. Une brève déclaration du Vatican publiée après la réunion a déclaré que le pape et Justin Trudeau avaient discuté de «l'intégration et de la réconciliation» mais n'ont fait aucune mention d'une possible excuse.

 

M. Trudeau, cependant, est soumis à une pression politique pour mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation, alors qu'une visite du pape François serait un coup de fouet pour le leader du pays, une étoile montante sur la scène mondiale. À la fin de leur réunion aujourd'hui, le pape a remis à Justin Trudeau un médaillon de 40 ans marquant le quatrième anniversaire de son pontificat, intitulé «un abbraccio» - ce qui signifie une étreinte - et qui symbolise la joie, le pardon et l'acceptation mutuelle.

 

L’Église peut s’excuser, et sous le pape François elle s’est dite désolé pour le rôle de l'Église catholique dans le génocide rwandais de 1994 et souhaité que les chrétiens demandent pardon pour le traitement des homosexuels. Alors, il n’y a aucun mal à le faire pour les enfants autochtones enlevés à leur famille et maltraités qui méritent le pardon de l’Église.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Pierre Pistoletti dans son article pour cath.ch ce lundi 29 mai 2017 nous montre que des prières “pour réparer les crimes de l’avortement” ont lieu une fois par mois à la chapelle du CHUV, l’hôpital universitaire lausannois. Organisées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, elles ont été mises en œuvre à l’insu de l’aumônerie et de la direction de l’hôpital.

 

“Tout le monde ici tombe des nues”, commente François Rouiller dans le Temps du 27 mai 2017, qui a révélé l’existence de ces pratiques. Le responsable de l’aumônerie assure tout ignorer de ces manifestations. L’invitation à manifester son opposition à l’avortement dans cette démarche de prière figure dans le bulletin mensuel de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Elles ont lieu le 13 de chaque mois à 19h30.

 

Propriété du CHUV, donc de l’État de Vaud, la chapelle en question est un lieu œcuménique dédié au soutien spirituel des patients et de leur famille. Des mesures sont annoncées par la direction. “Le service de sécurité a reçu l’instruction de fermer la chapelle le 13 du mois entre 19h et 20h, explique le Temps. De plus, une lettre sera envoyée ces prochains jours à la Fraternité Saint-Pie X pour lui signifier cette interdiction et lui demander de supprimer de son bulletin cette interdiction d’accès”.

 

Sans doute que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X aurait du écouter l’homélie du pape François de ce jour à la Maison Sainte Marthe où ce dernier dit qu’il est nécessaire d'être remis en cause par l'Esprit Saint, d’apprendre à écouter avant de prendre des décisions. Le pape François dit que si on ne discerne pas ce qui se passe, le risque de tomber dans une foi idéologique est grand. Ici le manque de discernement a fait tomber la FSSPX dans la foi idéologique qui s’est faite à l’insu de l’aumônerie et de la direction du CHUV.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Benoît Hamon qui a eu le droit à des attaques faciles de la France Insoumise comme celle qui disait qu’il allait investir Myriam El Khomri, Manuel Valls ou Marisol Tourraine qui ne l’avaient pas soutenu et qui s’en sont allés offrir leurs services à Macron dans la majorité présidentielle, était des plus irréalistes, car il soutient actuellement Michel Nouaille (PCF) contre Manuel Valls, Caroline de Haas (EELV) contre Myriam El Khomri, Philippe Rio (PCF) contre Malek Boutih, Salah Amokrane (EELV) contre Gérard Bapt (PS) qui s’accroche à son poste de député depuis 10 ans, et à Nicolas Kada (1re circonscription de l’Isère) et Soukaïna Larabi (3e), qui se présentent sous l’étiquette “Ensemble pour gagner !”… face à des candidats investis par le Parti socialiste.

 

En plus de cela, l’actualité semble lui donner raison dans ces choix politiques. Contrairement au mépris médiatique qui le prenait pour un utopiste, il avait travaillé ses dossiers. San Francisco envisage une taxe robots comme réponse à l’automation, le juge Trévidic prend position en faveur de la légalisation du cannabis pour contrôler sa distribution et casser les trafics, et Mark Zuckerberg souhaite que les États-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec, et souhaite qu’on mette en place un nouveau contrat social avec le revenu universel, la couverture santé étendue, ou la garde d’enfants bon marché, tout en pensant que ce sont les gens comme lui qui devront payer pour cela, sans doute devrait-il commencer par mettre fin à ses pratiques d’optimisation fiscale en Europe, tandis qu’en Suisse 58,2 % des électeurs ont approuvé la loi qui remplacera progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables.

 

Lors de l’émission politique sur France 2 le 18 mai 2017 Benoît Hamon a bien comprendre que Jean-Luc Mélenchon fait le mauvais choix en voulant mettre la gauche à sa botte : «La gauche ne peut être au pouvoir et défendre les acquis sociaux que rassemblée, et non pas sous l'hégémonie d'un seul.» Et pour ceux qui croyaient qu’il allait défendre les députés sociaux libéraux il a bien fait comprendre que «Trop, au PS, ont fait le choix de l'ambition plutôt que des idées. Je continuerai à défendre mes idées plutôt qu'un parti» et que «Seule l’élection de député(e)s réellement de gauche permettra la reconstruction, au-delà des calculs politiques». Comme le souhaite Yannick Jadot : "Il faut occuper un espace écolo, social, démocrate entre Macron, Mélenchon et Le Pen".

 

Pendant ce temps, Emmanuel Macron voit du positif dans l’attitude de Donald Trump lors du G7 alors que ce dernier n’est pas disposé à respecter l'accord de Paris, et invite en grande pompe le président russe Vladimir Poutine qui aide le dictateur syrien Bachar al-Assad a massacrer son peuple. On apprend également que le gouvernement Philippe veut en finir avec la publication mensuelle des chiffres du chômage. Cela peut difficilement cacher l’augmentation du chômage.

 

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Publié le 28 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article pour peridosatdigital.com nous montre que dans le Regina Coeli de ce dimanche 28 mai 2017 le pape François, après le succès de sa visite pastorale hier à Gênes, a apprécié l’«accueil chaleureux» des milliers d’ouvriers de l’usine d’Ilva suite à sa demande de dignité dans le travail et son attaque des «spéculateurs».

 

Après la catéchèse, le pape a rappelé les 22 «jeunes vies ruinées» de Manchester, alors qu’elles étaient venus assister à un concert d’Ariana Grande, et les 29 «martyrs» tués en Égypte par des terroristes de l’État islamique pour ne pas «avoir abjuré leur foi.» Comme le confirme l’article de periodisatdigital.com «Les Coptes égyptiens ont été exécutés après avoir refusé de «renoncer à leur foi»», les terroristes de l’EI étaient venus dans le parcours d’un bus allant au monastère de Saint-Samuel dans la province Al-Minya pour entraîner les coptes à renoncer à leur foi. Tous ont refusé et se sont fait abattre froidement.

 

Cette attaque a fait 29 morts et 24 blessés. Mais ce ne sont pas les premières attaques puisque cela fait plusieurs mois, que l'Égypte pleure pour les attaques contre la communauté copte. Au début du mois d’avril, deux attentats suicides sur les chemins des églises coptes ont tués 45 personnes dans le nord du Caire. Pour les Coptes, c’est la colère et la peur qui demeure, tandis que l’armée et l’État égyptien ne semblent rien faire.

 

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Publié le 27 Mai 2017

leparisien.fr nous montre ce dimanche 27 mai que le pape François a été ovationné samedi à Gênes (nord-ouest de l'Italie) dans une aciérie du groupe italien Ilva, où il a mis sur un piédestal "la dignité" fournie par le travail et dénoncé "les spéculateurs" protagonistes d'une économie "sans visages".

 

Visiblement à son aise dans un immense hangar face à des milliers d'ouvriers arborant des casques de travail et scandant "Francesco, Francesco!", le pape a souligné que "sans travail pour tous, il n'y aura pas de dignité pour tous". Répondant aux questions de quatre personnes dont un chef d'entreprise et une chômeuse, le pape François a vanté la vertu de "travailler bien, par dignité et par honneur".

 

Si le travail peut être douloureux, dans le même temps "sur la terre il y a peu de joies plus grandes que celles expérimentée en travaillant", a-t-il estimé. "Sans travail on peut survivre, mais pour vivre on a besoin de travail", a insisté le pontife argentin, estimant que le chômage des jeunes constitue "une hypothèque sur le future" et le signe d'une "démocratie en crise".

 

Certains emplois sont néanmoins très critiquables, selon lui, dans les secteurs de la pornographie ou des jeux du hasard, ou encore dans des entreprises ne respectant pas les droits des travailleurs ou la nature. Il a aussi dénoncé ceux qui deviennent "des esclaves" de leur travail "achetés par les entreprises", une société "hédoniste" qui "voit seulement la consommation et ne comprend pas les valeurs du travail et de la sueur", ou encore le concept de "méritocratie" qui constitue "une légitimation de l'inégalité".

 

Il a voulu aussi faire une claire distinction entre bons chefs d'entreprises et spéculateurs. Pour le pape François "le vrai chef d'entreprise doit être avant tout un travailleur" au côté de ses salariés, quelqu'un "qui n'aime pas licencier". "Celui qui pense résoudre les problèmes de son entreprise en licenciant du monde n'est pas un bon chef d'entreprise. Aujourd'hui il vend les siens, demain il vendra sa propre dignité", a-t-il lancé. "Une maladie de l'économie est la transformation progressive de l'entrepreneur en spéculateur", a souligné le pape François. "Le spéculateur est pareil à un mercenaire, il n'a pas d'entreprise, il voit les travailleurs seulement comme un moyen pour faire des profits", a-t-il défini.

 

"Alors tout se ruine, l'économie perd son visage et les visages, c'est une économie sans visages, une économie abstraite", a dénoncé le pape.

 

Lourdement endetté, le groupe Ilva a été placé sous tutelle par l'État italien début 2015, puis nationalisé. L'État envisage désormais de le céder au géant mondial de l'acier ArcelorMittal, dirigé par le multimilliardaire indien Lakshmi Mittal.

 

L’État italien qui avait promis qu’Ilva ne serait jamais tué par les lobbys sidérurgiques des autres pays semble avoir changé d’avis en adoptant la vision du marché avec Mittal qui en fera une de ses filiales, avec une logique imposée de l’extérieur avec les décisions prises ailleurs, plutôt qu’une offre plus viable provenant de Jindal (même si le groupe n’est pas à l’abri de tout reproche) dans le consortium de CDP, Arvedi et Leonardo Del Vecchio, qui souhaitait le maintien de la production actuelle du haut fourneau, en partie avec la réalisation de fours électriques alimentés pré-réduit, un choix technique qui devrait assurer un impact environnemental plus faible de l'activité, dans le but d'atteindre le seuil de rentabilité dans un délai de trois ans, et il a également fait part de la volonté d'investir dans les Pouilles.

 

La pique du pape François semble monter que le choix de Lakshmi Mittal ne semble pas lui convenir puisque ce dernier est connu pour ne pas tenir ses promesses, pour son manque de dialogue, et pour détruire des usines et des emplois dans le monde entier. Le gouvernement italien a choisi un prédateur qui vend sa propre dignité comme le précise le pape.

 

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Publié le 26 Mai 2017

Sarah Mac Donald dans son article du jeudi 25 mai nous montre dans NCRonline.org que l'ordination des hommes mariés à la prêtrise «doit être explorée ouvertement dans l'église en Angleterre et au Pays de Galles aux niveaux national et diocésain», a déclaré l'évêque à la retraite de Portsmouth, en Angleterre. Parlant à NCR, l'évêque Crispian Hollis a déclaré qu'il était «de plus en plus conscient» de cette pression en raison de la pénurie de prêtres. Il croit que la question de l'organisation des hommes mariés ne doit pas être laissée aux «conversations au sein des paroisses et parmi les fidèles laïcs».

 

Ses commentaires ont été faits lorsque de nouveaux chiffres publiés par le Bureau national des vocations en Angleterre et au Pays de Galles ont montré une baisse du nombre d'hommes entrant en formation pour le sacerdoce diocésain. Le Directeur du bureau, le Bénédictin Christopher Jamison, a décrit la chute comme «décevante».

 

Le Mouvement pour le clergé marié, une organisation laïque fondée en 1975 pour promouvoir un sacerdoce marié, a récemment appelé à une assemblée nationale pout discuter du célibat et à l'éventuelle coordination de «viri probati», ou des hommes mariés à la foi éprouvée. En soutenant l'appel, Hollis a déclaré qu'il ne fallait pas, à certains égards, s’attendre à un nouveau départ pour l'Église en Grande-Bretagne parce que «nous avons déjà un certain nombre d'anciens anglicans mariés et qui ont été ordonnés comme prêtres catholiques».

 

Mais Hollis a souligné qu'une commission ne devrait pas être considérée comme une ouverture vers le célibat facultatif pour les prêtres catholiques. Selon Hollis, si l'Église en Angleterre et au Pays de Galles choisit d'aller sur la voie de l'ordination des hommes mariés, une commission pourrait établir ce besoin et regarder la meilleure façon de l'atteindre.

 

Il y a une houle en faveur de cela chez les laïcs et les prêtres diocésains, selon Hollis, âgé de 80 ans, qui s'est retiré de l’évêché de Portsmouth en 2012. Mais il a identifié «beaucoup de résistance à l'idée» parmi les évêques d'Angleterre et du Pays de Galles. En fin de compte, Hollis sait que la décision de décider s'il faut ou non ordonner des hommes mariés revient au pape François ou à ses successeurs, car aucune conférence nationale des évêques ne peut prendre cette décision sans être bénie par Rome.

 

Un éditorial d'avril publié dans le journal britannique Catholic Times, a mentionné l'interview du pape François au journal allemand Die Zeit, dans laquelle le pape a souligné que supprimer la règle du célibat n'était pas la réponse à la pénurie de prêtres dans l'Église catholique. Mais il a exprimé une ouverture pour étudier si les viri probati pouvaient être ordonné.

Hollis suggère qu'il est possible de recruter des hommes mariés du corpus des diacres mariés. Les préoccupations concernant le coût du financement des prêtres mariés, estime-t-il, est «un faux argument», car autant de viri probati seraient des hommes qui se seraient à la retraite d'un emploi laïc à temps plein et pourraient donc agir comme des prêtres «non stipendiaires».

 

Chris McDonnell, secrétaire du Mouvement pour le clergé marié, appelant à une commission sur les prêtres mariés, dit à NCR que l'introduction d'un clergé non stipendiaire est parfaitement réalisable. Le modèle actuel de la prêtrise catholique, où le prêtre fait tout, est insoutenable, a déclaré McDonnell. Un clergé non stipendiaire serait seulement possible, a-t-il souligné, si le prêtre est considéré «principalement un centre eucharistique de la paroisse» et le responsable des aspects de la vie paroissiale où seul un prêtre peut fonctionner. Les laïcs doivent remplir d'autres fonctions.

 

Le coût, selon Hollis, n'est donc pas la pierre d'achoppement des viri probati, mais plutôt la réticence des membres supérieurs de l'Église à prendre la question au sérieux.

 

McDonnell souligne que les membres du Mouvement pour le clergé marié «sont des membres fidèles de l'Église catholique». En appelant à des conversations courageuses, il est frustré de n'avoir aucun dialogue avec ses évêques. Il espère que si la commission obtient le feu vert, elle pourrait se pencher non seulement sur le célibat, mais aussi sur la question de ce qui constitue une paroisse. Il sent que les gens sont prêts à accepter un clergé marié, après avoir vu un certain nombre d'anglicans faire le voyage à Rome et apporter leurs épouses et leurs enfants avec eux.

 

Une belle réflexion pour palier le manque de prêtre qui va être criant dans le futur et que doit aussi se permettre l’Église en Occident pour voir si des hommes mariés peuvent être aussi prêtre.

 

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Publié le 25 Mai 2017

L'ascension : un symbole pour la communauté chrétienne naissante
En ce jeudi de l'ascension nous allons voir aujourd'hui ce qu'a pu signifier l'ascension de Jésus. Tout d'abord expliquons ce que c'est. Le récit présente l'élévation de Jésus au ciel par sa propre puissance en présence de ses disciples le quarantième jour après sa résurrection. Il est rapporté dans Marc 16,19Luc 24:51, et dans le premier chapitre des Actes des Apôtres (John J. WynneFeast of the Ascension, The Catholic Encyclopedia, Robert Appleton Company, New York, 1907).
 
 
Bien que le lieu de l'ascension ne soit pas clairement décrit, il semble qu'elle était sur ​​le mont des Oliviers si l'on suit Les Actes des apôtresMathieu ne mentionne pas expressément l'ascension (28,16-20), mais décrit une réunion d'adieu de Jésus avec ses disciples en Galilée, où Pierre et ses compagnons reçoivent leur mission d'aller dans le monde annoncer la «Bonne nouvelle»Marc décrit brièvement l'ascension à la fin de son évangile (16,14-20). Il dit simplement que Jésus a été «élevé au ciel» et «assis à la droite de Dieu.» Luc, dans son évangile (24,50-53), nous décrit une belle image de Jésus avec les mains levées pour bénir ses disciples au moment de son départ (Vincent RyanPascual : Fiesta del señor, Paulinas, Madrid, 1987, pp. 58-6).
 
 
Le langage utilisé par les évangélistes pour décrire l'ascension doit être interprétée en fonction de son utilisation. Pour dire qu'il a été soulevé ou élevé, cela ne signifie pas nécessairement qu'il est localisé dans le ciel directement au-dessus de la terre; de la même manière que les mots «assis à la droite de Dieu» signifie seulement que ce qui est sa véritable position. Lorsque qu'il disparait de leur vue on nous dit simplement qu'«une nuée le déroba à leurs yeux» (Actes 1,9), et dans la gloire il demeure avec le Père dans l'honneur et la puissance comme le note l'expression de l'écriture (John J. WynneFeast of the Ascension, The Catholic Encyclopedia, Robert Appleton Company, New York, 1907 et P BenoitL'Ascension, en RB 56 (1949) 1~1-203; E. SchillebeeckxAscension and Pentecost, Worship 35 (1960-1961) 336ss; J A. FitzmeyerThe Ascension of Christ and Pentecost, en 'ThSt 45 (1984) 409440; et G. LohfinkDie Himmelf~hrt Jesu, Múnich 1971; Y. SzaxerAscensión, en DPAC, 1, 239-240).
 
 
Le récit de Luc dans son évangile et dans les Actes est essentiellement symbolique, comme d'autres récits évangéliques, dont certains contiennent des éléments historiques dans une mesure plus ou moins grande et d'autres, comme celui-ci, n'ont pratiquement pas de données factuelles, à l'exception des expériences des disciples de Jésus, qui après un certain temps, cessèrent. Suivant cette manière de faire, L'évangile de Marc nous montre juste que Jésus a quitté ses disciples pour monter au ciel. L'ascension ferme la période des apparitions; elle ne décrit pas la première entrée de Jésus dans la gloire divine, mais plutôt un dernier exemple qui se termine sa manifestation sur la terre (Xavier Léon DufourVocabulaire de théologie biblique, 1970 et Federico Pastorhttp://www.mercaba.org/DJN/A/ascension.htm).
 
 
Dans Actes 1,6-11Luc essaie de dire à ses lecteurs que Jésus ressuscité ne signifie pas que l' histoire a pris fin et que la venue de Jésus dans la gloire est imminente. En revanche, Pâque signifie que Dieu crée un espace et un temps pour que l'Église à se développe, à partir de Jérusalem, la Judée et la Samarie, jusqu'aux extrémités de la terre. Donc, les communautés chrétiennes ne doivent pas rester là à regarder le ciel. Jésus reviendra. Quand ? C'est réservé à la délivrance divine. La tâche des disciples est de devenir aujourd'hui dans le monde l'Église naissante (Leonardo Boffhttp://www.mercaba.org/FICHAS/JESUS/que_significa_que_cristo_subio_a.htm).
 
 
Poussons plus loin, Matthieu dans son récit ne parle pas d'une montée de Jésus au ciel en mais plutôt d'une apparition sur une montagne en Galilée où Jésus met en avant l'inauguration du Royaume des cieux qui a déjà commencé (Xavier Léon DufourVocabulaire de théologie biblique, 1970). Cela peut concorder avec l'image d'un Jésus ressuscité qui aurait alors vécu dans la clandestinité ne faisant que quelques apparitions à ses disciples, et si l'on suit Paul (1 Corinthiens 15,3-8) ces apparitions eurent lieu sur plusieurs années. Actes 1,3 nous montre que Jésus avait entretenu ses disciples du Royaume de Dieu, et donc qu'il a organisé sa communauté durant cette période. Le récit de Matthieu semble donc correspondre à un mouvement vivant dans la clandestinité puisque Jésus a donné rendez-vous à ses disciples dans un lieu qu'ils connaissent.
 
 
Les récits de Marc et Luc dégagent une symbolique pour les communautés chrétienne afin d'attendre le retour de Jésus et pour organiser l'Église naissante, mais le récit de Matthieu semble plus authentique du fait que Jésus et ses disciples semblent privilégier la clandestinité pour faire survivre le mouvement alors qu'une ascension au mont des Oliviers est peu crédible puisqu'un regroupement de plusieurs personnes aurait été surveillé de près par les Romains voir très vite prié de se retirer ou purement et simplement massacré vu que Ponce Pilate était connu pour ses méthodes expéditives.
 
 
Merci et bonne fête de l'ascension !

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Publié le 25 Mai 2017

Libération.fr dans son Direct nous montre ce mercredi 24 mai 2017 que le président américain a rencontré le pape François ce matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux. «Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

 

RFI.fr dans son article «La paix, sujet majeur du tête-à-tête entre le pape François et Donald Trump» nous livre un peu plus de précision sur cette rencontre. Une rencontre qui a débuté dans un climat crispé mais plus détendue par la suite. L’entretien dans la bibliothèque du palais apostolique a duré à peine une demi-heure. Au menu des discussions : ce que Trump avait envie d’entendre comme l’engagement en faveur de la liberté religieuse et de conscience, mais le Saint-Siège a précisé que les discussions avaient aussi porté sur l’engagement de l’Église catholique américaine dans la santé, l’éducation ou l’aide aux migrants, thématiques sensibles aux États-Unis.

 

Le pape a souhaité que le président américain soit «un instrument de paix» dans le monde, après qu’il ait signé un contrat record de ventes d’armes lors de son voyage en Arabie Saoudite. Un contrat qui est très mal passé au Vatican. «On a besoin de paix», a répondu laconiquement le président américain. Le pape a fini aussi sur une pique subtile à Donald Trump, climato-sceptique avéré puisqu’à l'issue de l'entretien le pape a fait cadeau au président américain de ses textes écrits pour la journée mondiale de la paix... dont une lettre sur la défense de l'environnement.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr, le diocèse de Lyon n’a pas eu la meilleure des attitudes suite à la citation à comparaitre du cardinal Philippe Barbarin. Dans un communiqué au ton très ferme, le diocèse de Lyon a réagi, mercredi, à la citation directe devant le tribunal correctionnel de Lyon du cardinal Barbarin et de six autres personnes pour non dénonciation d'agressions sexuelles dans le cadre de l'affaire du père Bernard P., soupçonné d'avoir abusé de dizaines de jeunes scouts dans les années 70 et 80. Il dénonce «un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l'objectif commun : la lutte contre la pédophilie».

 

Non, ce n’est pas de l’acharnement, les prêtres pédophiles ont été couverts par leur hiérarchie, celle-ci est autant responsable que les pervers qu’ils ont laissé au contact des enfants. C’est ce qu’on appelle non assistance à personne en danger.

 

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Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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Publié le 24 Mai 2017

Comme le montre 7sur7.be dans son article du mercredi 23 mai 2017 le pape François a été très touché par l'attentat "barbare" qui a fait 22 morts, dont des enfants et des jeunes, lundi soir à Manchester, a annoncé mardi le Vatican dans un message de condoléances.

 

Le pape "a été très attristé lorsqu'il a été informé des blessures et des morts tragiques provoquées par l'attentat barbare à Manchester", selon un télégramme envoyé comme d'usage en son nom par le N°2 du Vatican, Mgr Pietro Parolin. Évoquant "un acte de violence insensé", il a salué "les efforts généreux du personnel de secours et de sécurité".

 

"Avec une attention toute particulière pour les enfants et les jeunes qui ont perdu la vie, et pour leurs familles en deuil, le pape François invoque la bénédiction divine de paix, de guérison et de force pour la nation" britannique. De "nombreux jeunes et enfants" figurent parmi les 22 personnes tuées dans un attentat suicide à la sortie d'un concert de la chanteuse pop Ariana Grande lundi soir à Manchester, dans le nord de l'Angleterre, revendiqué mardi par le groupe djihadiste État islamique.

 

Les dénonciations du terrorisme sont justes, mais il ne faut pas seulement dénoncer et savoir aussi voir les raisons de ces actes pour que cela ne se reproduise plus. Comme le montre amnesty.be dans un article de 2005 intitulé «I.2.2. QUELLES SONT LES CAUSES DU «TERRORISME INTERNATIONAL» ?», pour savoir comment lutter contre le «terrorisme», il faudrait d’abord se poser la question de comment naît le «terrorisme», quelles en sont ses causes profondes. Faut-il en chercher l’origine dans la religion, dans l’écart de richesse entre le Nord et le Sud de la planète, dans le conflit israélo-palestinien, dans l’opposition entre civilisations occidentale et islamique, ou dans d’autres facteurs sociopolitiques ?

 

Si tous les auteurs ne sont pas d’accord entre eux sur la réponse à cette question, il est intéressant de prendre du recul et de voir le «phénomène terroriste» dans son évolution historique. Le «terrorisme international ressurgit chaque fois qu’un monde en évolution (trop) rapide donne l’impression - subjective ou objective - à de trop grands groupes de gens qu’ils sont marginalisés», explique le professeur belge Rik Coolsaet.

 

«Un monde où trop de dimensions paraissent évoluer trop vite et qui donne ainsi l’impression à trop de gens qu’ils n’en font pas partie, qu’ils restent à la limite de ce monde, qu’on ne tient pas compte d’eux. C’est précisément ce qui forme le terreau sur lequel de petits groupes extrémistes -sorte d’avant-garde autoproclamée- essaient de justifier leurs «actes terroristes» pour se doter eux-mêmes d’une auréole de combattants de l’injustice. Il en fut ainsi il y a 70 ans. Il en fut ainsi il y a 100 ans. Il en est ainsi aujourd’hui.» Il est bizarre que depuis 2005 on connaît les causes du terrorisme et qu’on ne fasse rien pour empêcher des personnes de devenir des monstres.

 

Pourtant les solutions existent. Je prendrais le cas de l’organisation le Peuple de la Paix en Irlande du Nord. Le 10 août 1976, les trois enfants d’Ann Maguire, la sœur de Mairead Maguire, ont été tués par une voiture après que son pilote, un fugitif de l'IRA, ait été abattu au volant par des soldats britanniques. L'accident a non seulement affecté personnellement Mairead Maguire et Betty Williams, une mère qui est arrivée sur les lieux peu de temps après l'accident, mais elle a également touché toute une communauté qui en avait assez de la violence. Émues par l'incident les deux femmes obtiennent, dans les deux jours de l'événement tragique, 6 000 signatures sur une pétition pour la paix et elles attirent l'attention des médias, puis elles cofondent les Femmes pour la Paix qui, plus tard, avec Ciaran McKeown, le mouvement devient Le Peuple de la Paix.

 

Après la phase de marche initiale, les organisateurs du mouvement se sont concentrés au niveau local, en encourageant les individus à former des groupes de la paix, à aborder les problèmes qui affectent leurs quartiers, à s'engager dans un dialogue intercommunautaire et à travailler avec d'autres localités sur des projets communs. Au cours des années suivantes, les Peuple de la Paix s’est battu pour une abrogation de la loi sur l'Irlande du Nord (les Dispositions d'urgence), qui, entre autres, avait accru les pouvoirs de l'armée britannique pour arrêter et interroger des suspects. En 1981, le groupe a aidé à créer le Comité sur l'administration de la justice, une organisation des droits de l'homme, pour exposer et contrecarrer ce qu'il considérait comme la nature draconienne des dispositions d'urgence.

 

Le Peuple de la Paix a également fait campagne pour les droits des prisonniers loyalistes et républicains, et il a organisé un service de bus pour transporter les visiteurs dans les prisons. (Le programme a cessé avec la libération des prisonniers politiques dans le cadre de l'Accord du vendredi saint, datant du 10 avril 1998). Un autre programme a aidé les membres des groupes paramilitaires à quitter leurs organisations et, dans certains cas, à émigrer pour leur propre sécurité. Dans d'autres domaines, le Peuple de la Paix a soutenu le Mouvement d'éducation intégrée, qui visait à relier les divisions religieuses et culturelles de l'Irlande du Nord en créant des écoles interreligieuses. En outre, le groupe a mis en place un programme pour les jeunes qui organisait des camps de la paix annuels dans différents pays, ce qui a permis aux jeunes de milieux différents de voyager à l'étranger et de partager leurs idées dans un contexte neutre.

 

L'organisation a finalement élargi ses activités au-delà de l'Irlande du Nord. Elle a exercé des pressions internationales au nom du désarmement nucléaire et des approches non violentes pour la résolution des conflits, et elle a envoyé des délégations de la paix dans un certain nombre de pays en conflit, y compris l'Irak, Israël et la Palestine, les États-Unis, l'Australie, l'Inde et divers pays d'Afrique afin de soutenir ceux qui ont préconisé des solutions non violentes. L'organisation a également été une force décisive derrière la déclaration des Nations Unies de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). Comme on le voit ici mettre en place un État d’urgence n’est pas la solution pour faire face à la violence, mais plutôt de résoudre les problèmes qui en sont les facteurs tant au niveau local qu’international.

 

Enfin, comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Daniel Balavoine : "Le désespoir entraîne le terrorisme"», dès 1980 Daniel Balavoine a interpellé le candidat à la présidentielle François Mitterrand qui l'avait invité sur un plateau de télévision à ce sujet. Il s'est fait le porte-parole d'une jeunesse laissée pour compte, avertissant sur les dangers à venir. Daniel Balavoine, venu avec un certain nombre de thèmes qu'il souhaitait évoquer, interpelle alors François Mitterrand : "Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère. Elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis. Le désespoir est mobilisateur et quand il le devient, c'est dangereux et cela entraîne le terrorisme. Les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autre solution." Pourtant, rien n’a été fait pour que cela change, puisque des jeunes sont passés aux mouvements terroristes d’extrême gauche à ceux djihadiste.

 

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