Publié le 25 Mai 2017

L'ascension : un symbole pour la communauté chrétienne naissante
En ce jeudi de l'ascension nous allons voir aujourd'hui ce qu'a pu signifier l'ascension de Jésus. Tout d'abord expliquons ce que c'est. Le récit présente l'élévation de Jésus au ciel par sa propre puissance en présence de ses disciples le quarantième jour après sa résurrection. Il est rapporté dans Marc 16,19Luc 24:51, et dans le premier chapitre des Actes des Apôtres (John J. WynneFeast of the Ascension, The Catholic Encyclopedia, Robert Appleton Company, New York, 1907).
 
 
Bien que le lieu de l'ascension ne soit pas clairement décrit, il semble qu'elle était sur ​​le mont des Oliviers si l'on suit Les Actes des apôtresMathieu ne mentionne pas expressément l'ascension (28,16-20), mais décrit une réunion d'adieu de Jésus avec ses disciples en Galilée, où Pierre et ses compagnons reçoivent leur mission d'aller dans le monde annoncer la «Bonne nouvelle»Marc décrit brièvement l'ascension à la fin de son évangile (16,14-20). Il dit simplement que Jésus a été «élevé au ciel» et «assis à la droite de Dieu.» Luc, dans son évangile (24,50-53), nous décrit une belle image de Jésus avec les mains levées pour bénir ses disciples au moment de son départ (Vincent RyanPascual : Fiesta del señor, Paulinas, Madrid, 1987, pp. 58-6).
 
 
Le langage utilisé par les évangélistes pour décrire l'ascension doit être interprétée en fonction de son utilisation. Pour dire qu'il a été soulevé ou élevé, cela ne signifie pas nécessairement qu'il est localisé dans le ciel directement au-dessus de la terre; de la même manière que les mots «assis à la droite de Dieu» signifie seulement que ce qui est sa véritable position. Lorsque qu'il disparait de leur vue on nous dit simplement qu'«une nuée le déroba à leurs yeux» (Actes 1,9), et dans la gloire il demeure avec le Père dans l'honneur et la puissance comme le note l'expression de l'écriture (John J. WynneFeast of the Ascension, The Catholic Encyclopedia, Robert Appleton Company, New York, 1907 et P BenoitL'Ascension, en RB 56 (1949) 1~1-203; E. SchillebeeckxAscension and Pentecost, Worship 35 (1960-1961) 336ss; J A. FitzmeyerThe Ascension of Christ and Pentecost, en 'ThSt 45 (1984) 409440; et G. LohfinkDie Himmelf~hrt Jesu, Múnich 1971; Y. SzaxerAscensión, en DPAC, 1, 239-240).
 
 
Le récit de Luc dans son évangile et dans les Actes est essentiellement symbolique, comme d'autres récits évangéliques, dont certains contiennent des éléments historiques dans une mesure plus ou moins grande et d'autres, comme celui-ci, n'ont pratiquement pas de données factuelles, à l'exception des expériences des disciples de Jésus, qui après un certain temps, cessèrent. Suivant cette manière de faire, L'évangile de Marc nous montre juste que Jésus a quitté ses disciples pour monter au ciel. L'ascension ferme la période des apparitions; elle ne décrit pas la première entrée de Jésus dans la gloire divine, mais plutôt un dernier exemple qui se termine sa manifestation sur la terre (Xavier Léon DufourVocabulaire de théologie biblique, 1970 et Federico Pastorhttp://www.mercaba.org/DJN/A/ascension.htm).
 
 
Dans Actes 1,6-11Luc essaie de dire à ses lecteurs que Jésus ressuscité ne signifie pas que l' histoire a pris fin et que la venue de Jésus dans la gloire est imminente. En revanche, Pâque signifie que Dieu crée un espace et un temps pour que l'Église à se développe, à partir de Jérusalem, la Judée et la Samarie, jusqu'aux extrémités de la terre. Donc, les communautés chrétiennes ne doivent pas rester là à regarder le ciel. Jésus reviendra. Quand ? C'est réservé à la délivrance divine. La tâche des disciples est de devenir aujourd'hui dans le monde l'Église naissante (Leonardo Boffhttp://www.mercaba.org/FICHAS/JESUS/que_significa_que_cristo_subio_a.htm).
 
 
Poussons plus loin, Matthieu dans son récit ne parle pas d'une montée de Jésus au ciel en mais plutôt d'une apparition sur une montagne en Galilée où Jésus met en avant l'inauguration du Royaume des cieux qui a déjà commencé (Xavier Léon DufourVocabulaire de théologie biblique, 1970). Cela peut concorder avec l'image d'un Jésus ressuscité qui aurait alors vécu dans la clandestinité ne faisant que quelques apparitions à ses disciples, et si l'on suit Paul (1 Corinthiens 15,3-8) ces apparitions eurent lieu sur plusieurs années. Actes 1,3 nous montre que Jésus avait entretenu ses disciples du Royaume de Dieu, et donc qu'il a organisé sa communauté durant cette période. Le récit de Matthieu semble donc correspondre à un mouvement vivant dans la clandestinité puisque Jésus a donné rendez-vous à ses disciples dans un lieu qu'ils connaissent.
 
 
Les récits de Marc et Luc dégagent une symbolique pour les communautés chrétienne afin d'attendre le retour de Jésus et pour organiser l'Église naissante, mais le récit de Matthieu semble plus authentique du fait que Jésus et ses disciples semblent privilégier la clandestinité pour faire survivre le mouvement alors qu'une ascension au mont des Oliviers est peu crédible puisqu'un regroupement de plusieurs personnes aurait été surveillé de près par les Romains voir très vite prié de se retirer ou purement et simplement massacré vu que Ponce Pilate était connu pour ses méthodes expéditives.
 
 
Merci et bonne fête de l'ascension !

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Publié le 25 Mai 2017

Libération.fr dans son Direct nous montre ce mercredi 24 mai 2017 que le président américain a rencontré le pape François ce matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux. «Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

 

RFI.fr dans son article «La paix, sujet majeur du tête-à-tête entre le pape François et Donald Trump» nous livre un peu plus de précision sur cette rencontre. Une rencontre qui a débuté dans un climat crispé mais plus détendue par la suite. L’entretien dans la bibliothèque du palais apostolique a duré à peine une demi-heure. Au menu des discussions : ce que Trump avait envie d’entendre comme l’engagement en faveur de la liberté religieuse et de conscience, mais le Saint-Siège a précisé que les discussions avaient aussi porté sur l’engagement de l’Église catholique américaine dans la santé, l’éducation ou l’aide aux migrants, thématiques sensibles aux États-Unis.

 

Le pape a souhaité que le président américain soit «un instrument de paix» dans le monde, après qu’il ait signé un contrat record de ventes d’armes lors de son voyage en Arabie Saoudite. Un contrat qui est très mal passé au Vatican. «On a besoin de paix», a répondu laconiquement le président américain. Le pape a fini aussi sur une pique subtile à Donald Trump, climato-sceptique avéré puisqu’à l'issue de l'entretien le pape a fait cadeau au président américain de ses textes écrits pour la journée mondiale de la paix... dont une lettre sur la défense de l'environnement.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr, le diocèse de Lyon n’a pas eu la meilleure des attitudes suite à la citation à comparaitre du cardinal Philippe Barbarin. Dans un communiqué au ton très ferme, le diocèse de Lyon a réagi, mercredi, à la citation directe devant le tribunal correctionnel de Lyon du cardinal Barbarin et de six autres personnes pour non dénonciation d'agressions sexuelles dans le cadre de l'affaire du père Bernard P., soupçonné d'avoir abusé de dizaines de jeunes scouts dans les années 70 et 80. Il dénonce «un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l'objectif commun : la lutte contre la pédophilie».

 

Non, ce n’est pas de l’acharnement, les prêtres pédophiles ont été couverts par leur hiérarchie, celle-ci est autant responsable que les pervers qu’ils ont laissé au contact des enfants. C’est ce qu’on appelle non assistance à personne en danger.

 

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Publié le 24 Mai 2017

Comme le montre 7sur7.be dans son article du mercredi 23 mai 2017 le pape François a été très touché par l'attentat "barbare" qui a fait 22 morts, dont des enfants et des jeunes, lundi soir à Manchester, a annoncé mardi le Vatican dans un message de condoléances.

 

Le pape "a été très attristé lorsqu'il a été informé des blessures et des morts tragiques provoquées par l'attentat barbare à Manchester", selon un télégramme envoyé comme d'usage en son nom par le N°2 du Vatican, Mgr Pietro Parolin. Évoquant "un acte de violence insensé", il a salué "les efforts généreux du personnel de secours et de sécurité".

 

"Avec une attention toute particulière pour les enfants et les jeunes qui ont perdu la vie, et pour leurs familles en deuil, le pape François invoque la bénédiction divine de paix, de guérison et de force pour la nation" britannique. De "nombreux jeunes et enfants" figurent parmi les 22 personnes tuées dans un attentat suicide à la sortie d'un concert de la chanteuse pop Ariana Grande lundi soir à Manchester, dans le nord de l'Angleterre, revendiqué mardi par le groupe djihadiste État islamique.

 

Les dénonciations du terrorisme sont justes, mais il ne faut pas seulement dénoncer et savoir aussi voir les raisons de ces actes pour que cela ne se reproduise plus. Comme le montre amnesty.be dans un article de 2005 intitulé «I.2.2. QUELLES SONT LES CAUSES DU «TERRORISME INTERNATIONAL» ?», pour savoir comment lutter contre le «terrorisme», il faudrait d’abord se poser la question de comment naît le «terrorisme», quelles en sont ses causes profondes. Faut-il en chercher l’origine dans la religion, dans l’écart de richesse entre le Nord et le Sud de la planète, dans le conflit israélo-palestinien, dans l’opposition entre civilisations occidentale et islamique, ou dans d’autres facteurs sociopolitiques ?

 

Si tous les auteurs ne sont pas d’accord entre eux sur la réponse à cette question, il est intéressant de prendre du recul et de voir le «phénomène terroriste» dans son évolution historique. Le «terrorisme international ressurgit chaque fois qu’un monde en évolution (trop) rapide donne l’impression - subjective ou objective - à de trop grands groupes de gens qu’ils sont marginalisés», explique le professeur belge Rik Coolsaet.

 

«Un monde où trop de dimensions paraissent évoluer trop vite et qui donne ainsi l’impression à trop de gens qu’ils n’en font pas partie, qu’ils restent à la limite de ce monde, qu’on ne tient pas compte d’eux. C’est précisément ce qui forme le terreau sur lequel de petits groupes extrémistes -sorte d’avant-garde autoproclamée- essaient de justifier leurs «actes terroristes» pour se doter eux-mêmes d’une auréole de combattants de l’injustice. Il en fut ainsi il y a 70 ans. Il en fut ainsi il y a 100 ans. Il en est ainsi aujourd’hui.» Il est bizarre que depuis 2005 on connaît les causes du terrorisme et qu’on ne fasse rien pour empêcher des personnes de devenir des monstres.

 

Pourtant les solutions existent. Je prendrais le cas de l’organisation le Peuple de la Paix en Irlande du Nord. Le 10 août 1976, les trois enfants d’Ann Maguire, la sœur de Mairead Maguire, ont été tués par une voiture après que son pilote, un fugitif de l'IRA, ait été abattu au volant par des soldats britanniques. L'accident a non seulement affecté personnellement Mairead Maguire et Betty Williams, une mère qui est arrivée sur les lieux peu de temps après l'accident, mais elle a également touché toute une communauté qui en avait assez de la violence. Émues par l'incident les deux femmes obtiennent, dans les deux jours de l'événement tragique, 6 000 signatures sur une pétition pour la paix et elles attirent l'attention des médias, puis elles cofondent les Femmes pour la Paix qui, plus tard, avec Ciaran McKeown, le mouvement devient Le Peuple de la Paix.

 

Après la phase de marche initiale, les organisateurs du mouvement se sont concentrés au niveau local, en encourageant les individus à former des groupes de la paix, à aborder les problèmes qui affectent leurs quartiers, à s'engager dans un dialogue intercommunautaire et à travailler avec d'autres localités sur des projets communs. Au cours des années suivantes, les Peuple de la Paix s’est battu pour une abrogation de la loi sur l'Irlande du Nord (les Dispositions d'urgence), qui, entre autres, avait accru les pouvoirs de l'armée britannique pour arrêter et interroger des suspects. En 1981, le groupe a aidé à créer le Comité sur l'administration de la justice, une organisation des droits de l'homme, pour exposer et contrecarrer ce qu'il considérait comme la nature draconienne des dispositions d'urgence.

 

Le Peuple de la Paix a également fait campagne pour les droits des prisonniers loyalistes et républicains, et il a organisé un service de bus pour transporter les visiteurs dans les prisons. (Le programme a cessé avec la libération des prisonniers politiques dans le cadre de l'Accord du vendredi saint, datant du 10 avril 1998). Un autre programme a aidé les membres des groupes paramilitaires à quitter leurs organisations et, dans certains cas, à émigrer pour leur propre sécurité. Dans d'autres domaines, le Peuple de la Paix a soutenu le Mouvement d'éducation intégrée, qui visait à relier les divisions religieuses et culturelles de l'Irlande du Nord en créant des écoles interreligieuses. En outre, le groupe a mis en place un programme pour les jeunes qui organisait des camps de la paix annuels dans différents pays, ce qui a permis aux jeunes de milieux différents de voyager à l'étranger et de partager leurs idées dans un contexte neutre.

 

L'organisation a finalement élargi ses activités au-delà de l'Irlande du Nord. Elle a exercé des pressions internationales au nom du désarmement nucléaire et des approches non violentes pour la résolution des conflits, et elle a envoyé des délégations de la paix dans un certain nombre de pays en conflit, y compris l'Irak, Israël et la Palestine, les États-Unis, l'Australie, l'Inde et divers pays d'Afrique afin de soutenir ceux qui ont préconisé des solutions non violentes. L'organisation a également été une force décisive derrière la déclaration des Nations Unies de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). Comme on le voit ici mettre en place un État d’urgence n’est pas la solution pour faire face à la violence, mais plutôt de résoudre les problèmes qui en sont les facteurs tant au niveau local qu’international.

 

Enfin, comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Daniel Balavoine : "Le désespoir entraîne le terrorisme"», dès 1980 Daniel Balavoine a interpellé le candidat à la présidentielle François Mitterrand qui l'avait invité sur un plateau de télévision à ce sujet. Il s'est fait le porte-parole d'une jeunesse laissée pour compte, avertissant sur les dangers à venir. Daniel Balavoine, venu avec un certain nombre de thèmes qu'il souhaitait évoquer, interpelle alors François Mitterrand : "Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère. Elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis. Le désespoir est mobilisateur et quand il le devient, c'est dangereux et cela entraîne le terrorisme. Les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autre solution." Pourtant, rien n’a été fait pour que cela change, puisque des jeunes sont passés aux mouvements terroristes d’extrême gauche à ceux djihadiste.

 

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Publié le 23 Mai 2017

Isabelle Gonzalez dans son article pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que le cardinal Philippe Barbarin et six autres personnes sont cités à comparaître en septembre 2017 devant le tribunal correctionnel de Lyon par des victimes d'agressions sexuelles au sein de l'Eglise, qui leur reprochent de ne pas avoir dénoncé ces faits à la justice, ont annoncé, ce mardi 23 mai 2017, leurs avocats.

 

Cette procédure de citation directe intervient après le classement sans suite il y a dix mois d'une enquête préliminaire diligentée sur ce dossier par le parquet de Lyon. La citation a été délivrée ce mardi 23 mai au matin par huissier, comme le veut la procédure.

 

Une première audience dite "de consignation" a été fixée au 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon, ont indiqué les avocats lors d'une conférence de presse organisée à Villeurbanne. Cette citation émane de dix victimes constituées partie civile : cinq victimes d'agressions non prescrites du père Bernard Preynat (faits pour lesquels le religieux a été mise en examen) et cinq autres pour lesquels les faits sont prescrits.

 

Aux côté du cardinal de Lyon sont aussi visés par la procédure le directeur de cabinet de Mgr Barbarin Pierre Durieux (actuellement sur le départ), Régine Maire, qui était chargée de la cellule d'aide aux victimes de prêtres dans le diocèse, le vicaire épiscopal du Roannais Xavier Grillon (supérieur hiérarchique direct du père Preynat), l'archevêque d'Auch Maurice Gardès, l'évêque de Nevers Thierry Brac de la Perrière et Luis Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican.

 

Pour une des avocates des plaignants, Me Nadia Debbache, le scandale "n'est pas l'affaire d'un seul homme mais d'une institution". "Tout le monde à son échelon a participé, y compris au sein même du Vatican", a-t-elle ajouté.

 

François Devaux, un des fondateurs de l'association La Parole libérée qui a révélé toute l'affaire, a souligné que, "faire ce recours, c'est pour (eux) un acte citoyen et responsable". "Il n'y a aucun acharnement mais il y a de réelles questions judiciaires qui se posent" par rapport au classement sans suite de l'affaire par le parquet l'été dernier, a-t-il fait valoir.

 

Les victimes et leurs avocats souhaitent porter à l'audience le débat sur la prescription des faits de non-dénonciations d'agressions sexuelles sur mineur. Ce délai, qui est actuellement de trois ans, est un des motifs mis en avant par le parquet pour classer l'affaire.

 

Les victimes des prêtres pédophiles à Lyon n’ont pas tort, puisqu’elles pourront relancer, à travers cette procédure, le débat sur la prescription des faits et l'obligation d'informer les autorités policières ou judiciaires. Cela permettra de mettre en avant irresponsabilité du diocèse de Lyon et d’imposer l’obligation d’informer les autorités pour mettre fin à l’impunité des prédateurs sexuels.

 

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Publié le 22 Mai 2017

La victoire de Pedro Sanchez, un renouveau du socialisme européen ?

La victoire de Pedro Sanchez, un renouveau du socialisme européen ?

LeMonde.fr dans son article dans Le Monde En bref nous montre aujourd’hui que Pedro Sanchez a obtenu sa revanche. Dimanche 21 mai, les militants l’ont réélu à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) lors d’une primaire interne décisive pour l’avenir de la formation avec 50% des voix contre 40% pour Susana Diaz, la candidate des barons du Parti socialiste ouvrier espagnol. Cet économiste, candidat malheureux aux dernières élections, promet un virage à gauche, une opposition ferme au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy et un rapprochement avec le parti de gauche radicale, Podemos.

 

LCI.fr dans son Live Politique nous montre que ça bouge au PS en France. Douze figures du PS, dont les anciens ministres Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Fekl et Estelle Grelier, appellent ce lundi dans une tribune publiée par Libération à "réinventer la gauche de demain", et à voter pour la gauche qu'ils incarnent lors des élections législatives des 11 et 18 juin. Les auteurs, parmi lesquelles le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Olivier Faure, la présidente du conseil régional d'Occitanie Carole Delga, les maires de Nantes et Rennes Johanna Rolland et Nathalie Appéré et plusieurs proches de Manuel Valls (Olivier Dussopt, Mathieu Klein et André Viola), ont lancé en parallèle une pétition. "Le Parti socialiste, réduit à un score historiquement bas, doit revoir son discours et son projet : une refondation est indispensable pour redonner des perspectives à la gauche", écrivent ces socialistes. Récusant l'idée qu'il y ait des gauches "irréconciliables", ils assurent qu'il "y a, il y aura une gauche entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon".

 

LePoint.fr dans son article «Menacé de déroute électorale, le PS promet de se refonder» nous signale aussi que samedi, le sénateur Luc Carvounas, candidat aux législatives dans le Val-de-Marne, avait suggéré de baptiser le nouveau PS "parti des démocrates" et d'en faire une "belle maison commune, de gauche". Le commissaire européen Pierre Moscovici avait quant à lui estimé que "le socialisme démocratique" devrait "se reconstruire". Des initiatives ou prises de position qui viennent après le lancement par Anne Hidalgo de "Dès demain" et alors que Benoît Hamon doit lancer son mouvement le 1er juillet, environ 12 000 personnes ont déjà répondu présents sur le site internet de l'événement, selon son entourage.

 

Est-ce qu’un changement comme en Espagne peut venir, car les militants socialistes ont encore en travers de la gorge le manque de soutien des cadres du PS au candidat de la présidentielle Benoît Hamon et si le PS veut survivre il devra retrouver ce qui a fait son succès la mise en place d’idées sociales fortes et leurs applications. En gros, redevenir un parti de gauche.

 

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Publié le 21 Mai 2017

La lecture de l’ouvrage d’Anne Sibley O’Brien et Perry Edmond O’Brien, Après Gandhi : un siècle de résistance non violente aux Éditions Le Sorbier en 2010 m’a fait comprendre qu’un petit groupe d’esprits déterminés animés par une foi inébranlable dans leur mission peut changer le cours de l’histoire comme le disait Gandhi.

 

La résistance non violente convertit la recherche de la vérité, l’amour de l’autre et le refus de faire le mal en une force capable de vaincre même les formes les plus brutales de violence et d’oppression. Elle permet de combattre l’injustice sans renoncer à sa propre humanité. Seul le sacrifice et la détermination peuvent vaincre la haine par l’amour. L’action non violente ne sert pas seulement à vaincre ses adversaires mais surtout à les convaincre.

 

Gandhi professait que lorsqu’une loi était injuste et pernicieuse, toute personne morale avait le devoir de lui résister. On pouvait résister à loi par la non-coopération, en refusant de s’y conformer. On pouvait résister à la loi par la désobéissance civile, en d’autres termes enfreindre la loi afin de la changer.

 

Le cas des trente étudiants du mouvement des Étudiants pour l’action en faveur des aborigènes dirigé par Charles Perkins, faisant face à la foule de Moree en 1965 en Australie me marqua particulièrement. Ils s’étaient rassemblés devant la piscine municipale pour la bloquer parce que les enfants aborigènes ne pouvaient pas y accéder, et ils reçurent des œufs et des fruits pourris, des crachats, de la terre et des gravas, puis vers midi, on leur lança des pierres et des tessons de bouteille, mais ils ne bougèrent pas. Ils décidèrent que personne n’irait nager tant que les enfants aborigènes n’y seraient pas admis.

 

César Chavez fondateur en 1962 de l’Association nationale des travailleurs agricoles en Californie est aussi un exemple à suivre. Il poussa les immigrants mexicains à s’organiser pour contraindre les fermiers à améliorer leurs conditions de vie et il inventa sans cessa de nouvelle stratégies pour ne pas recourir à la violence comme les grèves, les marches, ou les grèves de la faim. Son idéal était noble puisque pour lui : «si nous sommes habités par la haine, nous ne pouvons pas faire notre travail. La haine détruit toute la force et l’énergie dont nous avons besoin pour nous organiser.»

 

Comme le dit Betty Williams, une des fondatrices du Peuple pour la paix en Irlande du Nord avec Mairead Corrigan en 1976, «La non violence est l’arme des forts», mais pas les forts que l'on croit puisque ce sont les victimes de la misère et des guerres. Le refus de son mouvement à recourir à la violence ébranla même ses adversaires les plus farouches. Ce mouvement remplissait des taches d’utilité publique pour s’attaquer aux racines de la violence, car Betty Williams et Mairead Corrigan avaient compris que la misère et l’absence d’opportunités égales étaient d’autres causes de la violence. Elles furent aidées pour rouvrir les usines et nourrir les pauvres.

 

Aujourd’hui, la résistance non violente utilise de nouveaux outils comme les téléphones portables, les réseaux sociaux qui permettent d’échanger des informations. Plus que jamais, on lutte pour le respect des droits de l’homme, pour la défense de l’environnement, pour lancer la résistance contre les multinationales et l’aggravation des inégalités, afin de réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail.

 

Ces mouvements m’inspirent, car ils poussent les gouvernements et les religions à retrouver leur rôle. La non violence permet de livrer un combat sans recourir à la violence qu’elle soit physique et verbale. On ne change pas la société par la force ou un dégagisme qui ne laissera que du vide, mais par le dialogue afin de convaincre plutôt que d’imposer.

 

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Publié le 20 Mai 2017

«Écouter les pauvres» pour les mettre au cœur du développement humain intégral : c’est l’appel lancé par le pape François samedi 20 mai 2017 comme nous le montre Radio Vatican. Il s’adressait aux participants du rassemblement international de la Fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice, qui vise à promouvoir la doctrine sociale de l’Église. Le pape a salué leur volonté de «développer des modèles de croissance économique centrés sur la dignité, sur la liberté et sur la créativité» de la personne humaine.

 

S’appuyant sur le travail de la fondation, le pape a d’abord rappelé l’importance d’aborder la lutte contre la pauvreté comme un «phénomène humain et pas seulement économique». Et qui mieux que les pauvres eux-mêmes pour mieux comprendre cette réalité ?

 

«Promouvoir le développement humain intégral, indique ainsi François, demande dialogue et engagement envers les besoins et les aspirations des personnes, demande d’écouter les pauvres et leur expérience quotidienne de privations multiples et superposées ». Le pape suggère la création de «structures de médiation» entre les communautés et le monde des affaires, où les pauvres soient à la fois «les protagonistes principaux et les bénéficiaires» des processus. «Une telle approche de l’activité économique, basée sur la personne, encouragera l’initiative et la créativité, l’esprit entrepreneuriale et la communauté de travail et d’entreprise, et ainsi favorisera l’inclusion sociale et la croissance d’une culture de solidarité efficace.»

 

Le pape est ensuite revenu sur la question du chômage dans un contexte de révolution technologique et de transformation du marché du travail. Une nouvelle fois le Saint-Père a pointé ce fléau qui touche les jeunes en particulier, «Un phénomène qui est arrivé à un niveau très grave» a t-il noté. Ce thème était au cœur du rassemblement de la fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice qui s'est réunie du jeudi 18 au samedi 20 mai. Rappelant, à la suite du synode des évêques, que les situations d’incertitudes professionnelles contribuent souvent à l’augmentation «des pressions et des problèmes familiaux», le pape François a invité à prendre en considération «non seulement les individus mais aussi les familles» dans la recherche de solutions.

 

Mais le pape doit aussi se rendre compte de la situation en Europe dont les États en son sein font baisser le chômage sans solidarité avec ceux qui n'ont pas accès à l'emploi en créant des travailleurs pauvres gagnant des bas salaires, mangent grâce à des organisations de charité, ont du mal à régler les factures et sont exclus bancaires. On peut y ajoute les personnes âgées touchant de petites retraites et les femmes seules avec enfants. Voilà, la réussite européenne qu’on nous propose actuellement en France. Les mots du pape réchauffent le cœur mais ils ne pas permettent pas aux gens de vivre dignement.

 

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Publié le 19 Mai 2017

James Alison : «La proportion du clergé gay est beaucoup plus élevé que la normale dans la société civile»

Un péché ou une bénédiction ? L'homosexualité reste un tabou au sein de l'Église. Le prêtre et théologien gay James Alison appelle à la nécessité d'aborder le grand défi de l'Église d'aujourd'hui : parler de l'homosexualité «en personne», surtout quand la proportion du clergé est gay y est beaucoup plus élevé que 2 à 4%, au-dessus de la normale qui se trouve dans la société civile comme nous le montre Jesús Bastante dans on article pour periodistadigital.com le jeudi 18 mai 2017.

 

Il déclare qu’il connaît beaucoup de prêtres qui vivent leur sexualité comme une grande souffrance, parce qu’ils désirent être honnêtes et ils découvrent la dissimulation du système sur l’homosexualité quand il est trop tard. Quand on révèle son homosexualité on devient persona non grata et on impose le silence. On cesse d'exister pour le système. Et cela, chez certaines personnes est suffisant pour aller faire autre chose. Dans son cas, Alison a un statut canonique irrégulier. Et il est en attente de voir sa situation se régulariser.

 

Pour le théologien la question des homosexuels est beaucoup plus facile que celle sur les personnes divorcées et remariés, parce qu'il ya des éléments beaucoup plus complexes de théologie et de raisonnement. L'arrivée dans la conscience d'un gay fils de Dieu, est beaucoup moins compliquée que la prise de conscience, qu’entre deux personnes, de ce qui a été leur passé conjugal. C’est un moyen. Maintenant, ce type de signal est plutôt mis de côté et pas en avant. Le pape François dit de ne pas attendre des réponses d'enseignement sur toutes les choses.

 

Il dit aussi que : «Nous espérons tous que le jour ce regard (sur l’homosexualité) sera plus palpable, au sens de la reconnaissance qu'il a des opinions différentes.» Mais qu’il est «inimaginable que le degré actuel de cléricalisme, ait de l'honnêteté au sujet de ces questions. Ceci est une chose connue. Ces questions doivent être résolues toutes ensemble en même temps.»

 

Le monde qu’il décrit est selon lui devenu pharisien dans les sens où la miséricorde est permise à l’intérieur avec une fermeture. Cela est pour James Alison une grande tristesse en voyant en France, l'invisibilité absolue du clergé gay qui ne pouvait parler à la première personne suite au processus de la Manif pour Tous, qui était beaucoup plus violente, comme cela s’est passé en Espagne par le mouvement de refus de Rouco au moment du mariage pour tous.

 

Ce qu’il voit aujourd’hui, c’est le placard ecclésiastique, où il y a beaucoup de ceux qui y vivent pensent qu'ils ne sont pas dans le placard puisque par les règles de conduite ils se croient protégés par le système. Mais quand ils mettent en avant leur sexualité et indiquent également qu’ils sont hors de ces règles de vie, il n'y a pas de protection, car ils passent pour des traîtres. Et il est une forme d'auto-justice qui doit prendre fin, car il est clair que cela n'a rien à voir avec l'Évangile, mais plutôt son contraire.

 

James Alison salue enfin l’exemple de Krzysztof Charamsa en provenance de Pologne, où la pression du clergé ultra est très forte en matière de sexualité, qui a eu le courage de révéler son homosexualité à travers le besoin émotionnel de rendre réel tout cela d'une manière intense et de ne plus vivre dans l’hypocrisie. «Chapeau», comme disent les Français, nous dit-il pour féliciter Charamsa.

 

Une belle invitation a modifier la vison de l’Église sur l’homosexualité alors que le clergé se montre plutôt hypocrite à ce sujet dans ses rangs. Pour l’instant les deux synodes sur la famille en 2014 et 2015 n’ont pas voulu traiter réellement de la question. Et cela risque de durer longtemps.

 

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Publié le 18 Mai 2017

Christine Schenk dans NCRonline.org nous montre le mercredi 17 mai 2017 que les chrétiens et d’autres personnes intègres aux États-Unis ne peuvent pas parler pour le bien commun à la suite de l’élection de Donald Trump qui est une victoire apparente de ce que les théologiens, les féministes et les historiens sociaux ont nommé «le système de domination». Trump est l’affiche de ce système à travers les lois sanitaire et fiscales actuelles qui favorisent les riches, elle propose alors un autre modèle pour le contrer, celui de Jésus.

 

Elle utilise l'exégète biblique Walter Wink qui, dans son livre Engaging the Powers : Discernment and Resistance in a World of Domination, cite la "pure originalité" de Jésus, qui dans Matthieu 5, 38-41 était d'abord le défenseur d’une action non violente qui va vers les opprimés, qui expose et désempare l'oppression. Voici le texte : «Vous avez entendu qu'il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant; mais si quelqu'un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l'autre. Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau. Et si quelqu'un te contraint d'aller une lieue avec lui, vas-en deux.»

 

Les pratiques économiques romaines, en particulier en Galilée, étaient responsables de l'expulsion systématique des familles agraires de leurs terres ancestrales. Les Israélites payaient une triple taxe : aux dirigeants hérodiens locaux, à Rome et au Temple. Ce système régressif a bénéficié à l'élite au détriment des paysans et des artisans pauvres dont le travail a bénéficié aux riches nourris et habillés par l'Empire. Cela semble familier ? Presque tout le monde était toujours endetté. La paysannerie rurale appauvrie s’exprima périodiquement dans une série de rébellions populaires qui ont été brutalement réprimées par les légions de Rome. Jésus était pratique. Face à une force militaire accablante, la violence était une invitation au suicide. De plus, il savait que cela transforme souvent ses partisans en nouveaux oppresseurs.

 

Mais loin de conseiller la passivité, Jésus encourage une paysannerie dégradée et découragée à conserver son pouvoir et son initiative tout en travaillant pour la transformation du système dominateur. Elle paraphrase brièvement l'explication de Wink dans le texte de Matthieu : «Tournez l'autre joue : dans le monde antique, un supérieur insulte un inférieur avec une claque arrière qui a atterri sur la joue droite de la personne insultée. Jésus suggère qu'e la personne insultés devrait immédiatement offrir la joue gauche. Cela rejette simultanément l'insulte et l'inconvénient pour l'oppresseur est qu’il est maintenant forcé de donner une gifle en arrière avec sa main gauche (on ne le faisait jamais parce puisque la main gauche était utilisée à des fins impures) ou essaye une gifle à droite, ce qui est un défi physique, devenu impossible.

 

Donnez également votre manteau. La plupart des gens avaient au moins deux vêtements, un vêtement intérieur qui était une sorte de tunique ou le "manteau", et un vêtement extérieur qui était comme un manteau. Un pauvre n'a généralement que ceux-là. Le manteau était souvent donné comme garantie sur un prêt. Dans la loi juive, un créancier est chargé de le renvoyer au coucher du soleil plutôt que de priver le pauvre de sa couverture nocturne. Lorsque Jésus suggère de se dépouiller du manteau et du vêtement intérieur, il invite les opprimés à démasquer la cupidité de leur créancier et à donner une mauvaise publicité en sortant de la salle de la cour, nu. Dans le judaïsme, la honte tombe sur la personne qui a vu ou causé la nudité plutôt que la personne nue elle-même.

 

Aller plus loin : il y avait beaucoup de règles impériales interdisant aux soldats romains de forcer les populations locales à porter leur équipement pendant plus d'un mille. En proposant de «faire un effort supplémentaire», le pauvre conserve sa propre initiative et son pouvoir tout en écartant le soldat qui l'oblige à désobéir à la loi s'il profite de l'offre.»

 

La vision de Jésus était que, sous le règne de Dieu, le nu serait vêtu, les affamés seraient nourris et les aveugles verraient (Matthieu 11, 5, 25, 34-46). Sa vision a résonné pendant des millénaires dans les valeurs et les aspirations de la culture occidentale. Mais la plupart d'entre nous considèrent la vision de Jésus comme un idéal utopique d’un autre monde sans beaucoup de conséquence pratique aujourd'hui. C'est là que nous nous trompons. Jésus était un organisateur communautaire inspiré et pratique qui a attiré des adeptes de toutes les couches de la société, y compris les pêcheurs (Pierre, Jacques et Jean), les femmes d'affaires (Marie de Magdala), les socialistes (Joseph d'Arimathie et le «jeune homme riche»), Les chefs religieux (Nicodème) et les étrangers (la femme cananéenne, la Samaritaine et le centurion de Capharnaüm).

 

Il était un professeur charismatique, un guérisseur et un diseur d'histoire qui pouvait articuler et modéliser l'alternative de Dieu au système dominateur : "Si vous voulez être le premier, vous devez répondre aux besoins de tous" (Matthieu 20,26). Jésus a attiré des adeptes qui, après sa mort et sa résurrection, ont vécu et sont morts pour faire avancer sa vision, même aujourd'hui. Jésus a modelé la non-violence créative pour résister à l'oppression et transformer les systèmes dominateurs en quelque chose qui ressemble plus au «règne de Dieu».

 

Elle poursuit son point de vue en disant : «Je crois que nous sommes à un nouvel moment dans notre voyage dans le règne juste de Dieu.» «Des centaines de milliers de personnes ayant l’esprit de justice suivent les exemples de Jésus, Gandhi, King, Day et compagnie, Et adoptent des moyens créatifs non violents pour résister aux agressions récentes et sérieuses sur la dignité humaine et la justice aux États-Unis. Notre plus grande tentation est d'être passif, de normaliser les comportements anormaux ou de croire qu'il est infructueux de résister. Nous devons exploiter en profondeur l'énergie spirituelle mystérieuse qui nous aide tous, et comme Jésus, créer de nouvelles façons de résister à l'injustice et pour s'aimer les uns les autres. Lorsque nous le ferons, nous pouvons enfin voir l'Évangile dans notre gouvernement.»

 

Actuellement comme le montre francetvinfo.fr dans Le Live du jeudi 18 mai 2017 la Grèce doit aussi faire face à ce système de domination, car la contestation sociale continue en Grèce, alors que de nouvelles mesures d'austérité dictées par les créanciers du pays doivent être votées ce soir. Ce matin, deux manifestations ont eu lieu à Athènes : une de retraités, et une autre d'employés municipaux devant le ministère de la Réforme administrative.

 

Alors qu’en France, le système de domination a déjà placé ses pions avec Muriel Pénicaud au ministère du travail et qui a obtenu le peu glorieux surnom de "Madame Burn-out" lors de son passage à Business France, l'éditrice Françoise Nyssen (Actes Sud), à celui de la culture, alors que les maisons d’éditions voient la culture comme un produit commercial, Sylvie Goulart au ministère des armées qui a été consultante au sein de l’Institut Berggruen sur la gouvernance, un think-tank basé aux États-Unis, Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé qui considère que les liens d’intérêt entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence alors que le scandale du Médiator a prouvé le contraire, Elisabeth Borne au ministre chargée des transports, qui a e un management rigide et peu inclusif à la RATP, et le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer de l’Institut Montaigne, un think tank libéral.

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Publié le 17 Mai 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur peridostadigital.com du mardi 16 mai 2017 que l'impression après avoir écouté Emiliano Fittipaldi, est que le Vatican ne veut rien faire contre le fléau de la violence sexuelle. Le pape François n'a pas fustigé les prêtres pédophiles, il n'a pas créé une commission anti-abus, n’a pas rédigé de nouvelles règles contre les évêques des abuseurs. «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité», c’est la secousse retentissante de l'auteur de «Lussuria» (FOCA), qui a été présenté cet après-midi à San Carlos Borromeo.

 

Un livre né du résultat de ses recherches antérieures, «avarizia» qui a conduit le journaliste dans le cas «Vatileaks II». «Quand j'étais à l'intérieur du Vatican, un Monseigneur m'a suivi et m'a donné des informations» qui étaient la base de ces pages, qui clôturent comment les clés de la révolution manquée de François sont non seulement dans le processus économique, mais dans le scandale de la pédophilie. Rien n'a changé».

 

«François a dit des choses importantes contre la pédophilie, mais dans la pratique, rien n'a changé au Vatican», a déclaré Fittipaldi, qui dénonce la façon dont certains des principaux contributeurs de Bergoglio (Pell, Errázuriz ou Maradiaga, membres du C-9) «ont couvert de tels crimes».

 

Dans ses recherches, Fittipaldi analyse quelques-unes des plaintes qui sont venus à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et admet que «les plaintes ont doublé au cours du pontificat du pape François, par rapport à celui de Benoît XVI». Ainsi, ils sont passés d'une moyenne de 200 plaintes par an, à plus de 400, pour un total de plus de 1200 processus pour la préparation du livre. «Qu'il y ait des plus de plaintes peut être une chose positive, car cela signifie que beaucoup plus de gens osent parler de ce qui leur est arrivé», dit- il, mais il soutient que «le phénomène de la pédophilie est un phénomène encore très fort, que personne n'a réussi arrêter.»

 

«François a promis plus de transparence, mais j'ai essayé d'accéder aux donnés de la doctrine de la foi, et c’était impossible. Nous ne savons pas les noms des prêtres pédophiles, nous ne savons pas le résultat des enquêtes ... L'ONU, en 2014, a demandé l'information et on ne lui a pas donné», a déclaré Fittipaldi, qui a glissé l'accusation, établie par certains que «de nombreux fils de prêtres ne sont pas venus à la lumière parce que le Vatican paie le silence des mères, tout comme 50 ou 60 années auparavant. Rien n’a changé».

 

Fittipaldi ne croit pas au «pas en avant» donné par le pape François. «Sur son vol de retour de Fatima, le Pape a dit que ça n'a pas avancé à cause de problèmes bureaucratiques. Cette situation est inacceptable. François n’a que quatre ans en tant que pape, mais les enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps.»

 

Dans sa recherche, le journaliste ne va pas dans les détails sordides, mais tente d'analyser les données et les documents divulgués et répète qu’à son avis, «Aujourd'hui, en 2017, l'Église protège et défend la pédophilie. Tout d'abord, elle se défend pour sa mauvaise image et, deuxièmement, pour l'argent». Pour Fittipaldi, ils n'ont pas donné plus de cas en Italie, en Espagne ou en Amérique latine, car l'institution n’est pas disposée à verser une indemnité, comme cela a été fait dans les États-Unis, l'Australie ou l'Irlande.

«Comme dans «avarizia», le pape reste comme quelqu'un qui essaie de changer les choses, mais sur la question de la pédophilie, François lui-même a une responsabilité très importante. En nommant des cardinaux comme Pell, Maradiaga ou Errazuriz, qui ont couvert des prêtres pédophiles, c’est inacceptable, ni un bon signe qui est donné aux victimes, aux fidèles et au monde». «J'ai le droit de critiquer ce pape, qui est aimé par beaucoup, et qui lui-même fait des choses dans le domaine de la communication. D'un point de vue pratique, il fait très peu. En ce moment, dans la Curie romaine il n'y a pas de révolution» selon Fittipaldi.

 

Enfin, comme une réponse Cameron Doody dans son article «Marie Collins : «Le pape comprend l'horreur des abus et la nécessité qu’ils soient éliminés de l'Église»», nous montre que beaucoup de choses restent à faire. L’Irlandaise Marie Collins a salué l'engagement du pape Francisco pour éradiquer ce fléau en disant qu’il «est en train de faire du mieux qu'ils peut» et qu’elle «pense qu'il travaille dur» citant comme preuve la mise en place du pontife de la Commission pour la protection des mineurs, tout en lançant un autre avertissement à la ligne dure de la curie personnifiée par le cardinal Gerhard Müller puisque la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait refusé de mettre en œuvre des principales mesures recommandées par la Commission et le pape lui-même, car ils d'élaboraient des règles anti-pédophilie pour les églises locales ou l'établissement d’un tribunal spécial pour les évêques négligents. Pour Marie Collins, «Ce n’est pas surprenant qu'il y a une résistance à la Curie», qui est un des symptômes du cléricalisme.

 

Pour elle, la Commission a l'obligation de faire connaître les résistances qu’elle rencontre encore dans le travail qu'elle tente d'accomplir. En cas de résistance, même d’un petit noyau de personnes dans l'administration de l'Église, celle-ci doit se manifester. Il est grand temps que le pape agisse au lieu d’attendre pour pleinement répondre aux victimes des prêtres pédophiles, plus d’impunité et de haussement d’épaules mais des actes.

 

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