Publié le 31 Juillet 2017

cruxnow.com ce lundi 31 juillet 2017 nous montre que l'un des journalistes politiques les plus respectés d'Italie, Massimo Franco a écrit samedi dans "Corriere della Sera", considéré comme le journal le plus respecté du pays, que la "thérapie de choc" que le pape François a essayé d'imposer aux finances du Vatican a donné des résultats minces. Massimo Franco a également suggéré que les choses en reviennent à ce que les initiés du Vatican appellent «normalité», c'est-à-dire la situation avant les réformes initiales il y a trois ans, et qu'une autre figure clé de la tentative de réforme du pape pourrait bientôt disparaître.

 

Le pape a fait un "effort généreux" pour révolutionner le système, écrit Franco, mais ce système "risque d'apparaître irréformable, même avec une thérapie de choc comme celle de François". Franco note qu'au cours des 40 derniers jours, deux personnes nommées par le pape François à des postes clés dans la réforme financière ont été retirés du tableau : Libero Milone et le cardinal George Pell. Dans son essai de samedi, Franco a prédit qu'un troisième personnage rejoindrait bientôt la liste des défunts : le Français Jean-Baptise de Franssu, président de l'Institut des œuvres de religion (la «banque du Vatican»), nommé en juillet 2014. Selon Franco, les initiés du Vatican disent que Franssu est "épuisé" et a ressenti une «froideur croissante» envers lui par des personnages proches du pape et qu'il ne vient à Rome seulement quelques jours de la semaine. Ces initiés, écrit Franco, croient que Franssu pourrait partir d'ici la fin de l'été et, en tout cas, d'ici la fin de l'année.

 

Selon Franco, les défenseurs d'un retour à la "normalité" prévoient maintenant une coupe sérieuse pour le département de Pell. Enfin, Franco a cité une preuve récente sur le fait que le Secrétariat d'État a remporté la bataille interne sur le contrôle financier. Selon Mgr Luigi Mistò, qui dirige temporairement le Secrétariat pour l'économie la réforme économique serait en cours avec le soutien du Secrétariat d'État et elle aurait déjà obtenu des résultats importants. Ce n'est pas l’approche de Pell qui est utilisée.

 

Mais on peut voir cela différemment, et si le pape prenait cette réforme sous un esprit jésuite en la plaçant entre la main  du Secrétariat d’État et nous sous celui de l’Opus Dei comme le montre l’article d’aujourd’hui de cruxnow.com : «Le jour de la fête, le pape jésuite loue le fondateur jésuite». Lors de la fête de saint Ignace de Loyola, le soldat espagnol tourné en mystique qui a fondé les jésuites, l'ordre religieux du pape François, le pape a appelé ses 35 millions de disciples à être «gagnés par le Seigneur Jésus» comme le saint l’était, et de le suivre en servant les autres. En mettant l'accent sur le travail missionnaire et les activités intellectuelles, les jésuites se déplacent parfois en marge de l'Église, et pour certains d'entre eux, c'est un point de fierté de colorier en dehors de la ligne malgré l'allégeance de saint Ignace envers le Vatican et le Pape.

 

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Publié le 30 Juillet 2017

La parabole du trésor : ou comment accepter de se sacrifier pour le Royaume des cieux

Aujourd’hui, comme tout le monde à la messe, j’ai pu écouter la parabole du trésor se trouvant dans Matthieu 13,44 : "Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouver : il le recache, s'en va ravi de joie vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ."

 

Cette parabole parle du Royaume des cieux et de celui qui le cherche ce qui cadre avec ce que nous dit Matthieu 6,33 : "Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît". Comme le montre ici Robert Waelkens dans L'analyse structurale des paraboles. Deux essais : Luc 15, 1-32 et Matthieu 13, 44-46 [article], Revue théologique de Louvain,  1977, Volume 8,  Numéro 2,  pp. 160-178, le disciple doit se déposséder de tout ce qu’il possède, et donc pour aller au Royaume des cieux, il faut accepter de devenir pauvre.

 

Ce récit épouse parfaitement ce que Jésus annonçait précédemment dans Matthieu 6,24 : "Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent." Et donne sa conclusion logique avec la rencontre de Jésus et le jeune homme riche, où il lui dit : " Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi" (Matthieu 19,21).

 

En gros comme l’avance Robert Walkens le Royaume des cieux exige l’abandon des biens dérisoires, ce n’est pas une leçon de morale mais l’annonce de la gratuité du Royaume, et ce qui empêche la quête du Royaume est la fausse sécurité de la fortune. Ainsi le Royaume doit devenir la seule possession du disciple.

 

Mais quel est ce Royaume ? Pour Gerd Theissen dans Histoire sociale du christianisme primitif : Jésus, Paul, Jean, Labor et Fides, 1996, c’est un royaume pour des groupes éloignés du pouvoir. Ce royaume est pour les pauvres (Matthieu 5,3), pour les enfants (Matthieu 10,13-16) et les étrangers (Matthieu 8,11). Pour Jésus ce Royaume peut être trouvé ici et maintenant.

 

Alors à nous de voir si nous allons trouver ce trésor qu’est le Royaume des cieux et accepter de se sacrifier pour lui.

 

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Publié le 29 Juillet 2017

Junno Arocho Esteves nous montre dan son article du samedi 29 juillet 2017 dans que cruxnow.com que des jours avant un référendum national appelé par le président Nicolas Maduro pour réécrire la constitution nationale, les évêques catholiques du Venezuela ont qualifié l'exercice «inconstitutionnel aussi bien qu’inutile, gênant et dommageable pour le peuple vénézuélien». "Ce sera un instrument biaisé qui ne résoudra rien, mais aggravera les problèmes aigus du coût élevé de la vie et du manque de nourriture et de médicaments dont souffrent les gens qui aggraveront la crise politique que nous subissons actuellement", a déclaré le communiqué. Tout en soulignant que l'assemblée constituante n'était «pas convoquée par le peuple», les évêques vénézuéliens ont invité les partisans du gouvernement et de l'opposition à résister à la violence.

 

Ils ont également rappelé aux membres de l'armée vénézuélienne, accusés d'avoir tué plusieurs manifestants, que leur première obligation est de garder la paix pour les gens du pays. Les militaires, ont-ils dit, "sont constitutionnellement appelés à défendre la vie de tous les citoyens, sans aucune distinction d'appartenance scolaire ou politique." "N’augmentez pas davantage la souffrance et l'angoisse de tant de personnes qui veulent vivre en paix", ont déclaré les évêques. Ils ont également exprimé l'espoir que «la voix de la protestation soit entendue et respectée et que des voies de compréhension et de bien-être pour tous soient trouvées».

 

Et comme le montre aujourd’hui RFI.fr dans son article «Venezuela : l’opposition veut marquer les esprits pour le vote de la Constituante», au Venezuela, à la veille de l'élection de l'Assemblée nationale constituante convoquée par le président Maduro, l'opposition appelle les Vénézuéliens à maintenir la pression dans la rue face à ce scrutin qu’elle considère comme une «fraude à la Constitution» et une «manœuvre du gouvernement pour se maintenir au pouvoir». Cela fait presque 4 mois que l'opposition manifeste à Caracas comme dans tout le pays pour rejeter le projet de Constituante et exiger des élections générales anticipées.

 

Mais en attendant dimanche, l'opposition a appelé à poursuivre les blocages ce samedi. Reste à savoir comment réagira la population : à Caracas vendredi, seuls quelques petits groupes de Vénézuéliens ont bloqué certaines avenues de la capitale, principalement à l'Est. Certains expliquent la faible assistance par la peur. En effet, les autorités vénézuéliennes ont interdit les manifestations avant le scrutin de ce dimanche. D’autres pointent les erreurs de communication de l'opposition qui, au départ, avait demandé à la population de se rassembler à Caracas avant finalement de changer d'avis et de l'appeler à se manifester dans toutes les villes du pays.

 

Bloquer la ville afin d'empêcher le vote de dimanche est la seule solution de l’opposition mais le résultat risque de ne pas être aussi glorieux puisque la répression policière est de plus en plus violente. Le régime devient de plus en plus une dictature puisqu’on déplore plus d’une centaine de morts, des opposants assassinés, des étudiants jugés par des tribunaux militaires, des médias contraints à l’autocensure ou à la fermeture, des journalistes et même des magistrats arrêtés. Le chavisme est divisé et laisse un pays au bord du chaos. Dommage, d’autres solutions étaient envisageables.

 

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Publié le 28 Juillet 2017

Delphine Allaire dans son article dans la-Croix.com nous apprend que le Tribunal de Commerce de Paris a rendu son jugement vendredi 28 juillet 2017, autorisant le rachat de l’hebdomadaire Témoignage chrétien, par son ancienne rédactrice en chef, Christine Pedotti. Après avoir racheté ce titre qui a connu des déboires financiers et judiciaires importants, la nouvelle propriétaire entend redonner vie à ce journal historique.

 

«Nous allons continuer la forme de la lettre hebdomadaire, très importante pour notre lectorat, mais nous allons faire passer la formule magazine qui paraissait 11 fois par an à un rythme trimestriel», a déclaré Christine Pedotti, précisant la double intention éditoriale du journal : ce que le christianisme nous dit du monde d’aujourd’hui et ce que ce dernier peut apporter au christianisme. La nouvelle propriétaire n’a pas précisé le montant de son offre de rachat de TC.

 

Soucieuse de développer «en priorité» le site Internet qu’elle estime «un peu vieilli», Christine Pedotti souhaite s’orienter vers un «site communautaire, vif sur l’actualité et la réflexion à long-terme» sans pour autant «devenir Mediapart». «Nous ne serons jamais un site d’information généraliste. Nos prédécesseurs vivaient dans cette illusion», a-t-elle remarqué.

 

Pour faire vivre cette formule resserrée, la nouvelle présidente compte étoffer son réseau de bénévoles issus de la société civile, d’intellectuels et d’universitaires qui participent déjà à la vie du journal, tout en s’appuyant sur un cercle de pigistes réguliers. À ses côtés, «dans une position minoritaire», l’homme d’affaires Jacques Maillot, – fondateur du groupe de voyages «Nouvelles Frontières» – qui a financièrement alimenté Témoignage chrétien il y a 15 ans, et dont elle se réjouit du réengagement.

 

«Ce qui nous a coûté cher, c’est que Témoignage chrétien n’a jamais eu de disponibilité financière pour faire du recrutement d’abonnés. Le journal se contentait de ses 5000 abonnés. Je veux faire le pari de ce recrutement», a-t-elle assuré avant de poursuivre : «On peut penser que Témoignage chrétien va disparaître avec ses vieux abonnés, mais j’en trouverai de nouveaux. À chaque héritage, ses héritiers.»

 

Enfin Témoignage chrétien dans son article de ce jour intitulé «L'offre de rachat de Témoignage chrétien validée par le Tribunal» nous donne donc rendez-vous jeudi 3 août avec leur prochaine lettre hebdo, qui exposera les grandes lignes de cette nouvelle aventure qui commence. Je leur souhaite le meilleur et d’excellents résultats.

 

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Publié le 27 Juillet 2017

L’OBS dans son article du mercredi 26 juillet nous montre que l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun a prononcé un discours d'appel à rejoindre "la lumière", un an après l'assassinat du prêtre Jacques Hamel par des djihadistes.

 

Mais dans ses paroles, l'homme d'église a également glissé discrètement quelques allusions contre l’euthanasie et l'avortement. "Notre société se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaiterait, y compris abréger sa vie ou l'empêcher de naître", a-t-il déclaré, dans un amalgame pour le moins surprenant.

 

Comme le signale LCI.fr dans son article «Saint-Étienne-du-Rouvray : La surprenante allusion de l’archevêque de Rouen dans son hommage au père Hamel», le responsable religieux n’en est pas à son premier coup d’essai, en 2014, il avait déjà qualifié "le droit à l'avortement" de "leurre". De la même manière, le 13 janvier 2017 sur "Famille Chrétienne", il incitait "toute la société" à "se révolter" au sujet de l'IVG.

 

Quel est le rapport entre le droit à l'avortement et l'attentat qui a coûté la vie au père Hamel, le 26 juillet dernier à Saint-Etienne-du-Rouvray ? À priori, aucun. La récupération est des plus douteuses et c’est une position politique, loin, très loin, des mots d’apaisement et de l’hommage rendu au père Hamel.

 

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Publié le 26 Juillet 2017

Europe1.fr nous montre qu’un hommage national est rendu mercredi 26 juillet 2017 au père Jacques Hamel, tué par deux djihadistes il y a un an jour pour jour, alors qu'il célébrait une messe dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

 

Il y a un an jour pour jour, deux terroristes assassinaient le père Jacques Hamel, en pleine messe, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Mercredi, habitants, communautés religieuses et responsables politiques rendent un hommage national au prête, lors de plusieurs cérémonies qui vont se succéder toute la journée.

 

Pour rendre hommage à la mémoire du père Hamel, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, a présidé une messe à 9h - heure à laquelle officiait le père Hamel le jour de sa mort - dans l'église martyre, en présence d'Emmanuel Macron, du Premier ministre Édouard Philippe et du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 14 membres de la famille du père Hamel étaient également présents ainsi que trois des cinq fidèles qui étaient dans l'église le jour de l'attentat. La messe a été diffusée à l'extérieur de l'église sur un grand écran, où se trouve une centaine de personnes.

 

"Aujourd'hui, nous faisons mémoire d'un père qui continue de veiller sur nous", a déclaré l'archevêque en début de cérémonie, qui avait commencé d'abord par un long silence. "Vous êtes là ce matin, entourés mais encore atterrés, peut-être révoltés ou simplement fatigués, après une année particulièrement difficile", a encore dit Mgr Lebrun. Au cours de la cérémonie, ponctuée de prières et de chants religieux, la croix de procession qui avait été jetée à terre par les deux terroristes le jour de l'attentat a été remise à l'endroit où elle se trouvait, dans un moment très solennel.

 

L’archevêque a par ailleurs salué le travail des forces de l'ordre déployées dans la ville mercredi et remercié les représentants de toutes les religions présents. "Non, la haine n’a pas triomphé et elle ne triomphera pas", a-t-il déclaré. Quelque 130 à 150 policiers sont déployés pour l'occasion. Anouar Kbibech, ex-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), participe aussi à cet hommage avec une délégation du Conseil régional du culte musulman.

 

Après la messe, une stèle républicaine "pour la paix et la fraternité et à la mémoire" du prêtre a été inaugurée près de l'église, et dévoilée par la sœur du prêtre assassiné et Emmanuel Macron. Sur ce disque en inox de près de 2,50 mètres de diamètre est gravée la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. "La Déclaration rappelle notre attachement aux valeurs républicaines qui sont les nôtres : la liberté, l'égalité et la fraternité", a expliqué le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, Joachim Moyse, lors d'un discours. L'archevêque de Rouen, qui a de nouveau pris la parole, a souligné le fait que le visage du père Hamel, présent sur la stèle comme d'autres visages, "semble regarder" l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui stipule : "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion."  

"En assassinant le père Hamel au pied de son autel, les deux terroristes ont cru semer parmi les catholiques la soif de vengeance et de représailles. Ils ont échoué", a déclaré Emmanuel Macron, en remerciant les catholiques et l'Église de France pour "avoir trouvé la force du pardon" et "donné à toute la France le même exemple". "Le visage du père Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de la mort et ce terrorisme arrogant", ajouté le chef de l'État en rendant hommage au prêtre.

 

La solidarité exprimée après cet attentat a rappelé "à tous les Français que la République n'est pas le règne du relativisme", a ajouté Emmanuel Macron. "Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l'Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j'ose le mot, sacrée. Cette part, c'est la vie d'autrui", a-t-il précisé, affirmant que "la République n'a pas à combattre une religion, ni à vouloir se substituer à elle". La République, en a-t-il conclu, "œuvre chaque jour à ce que chacun puisse croire ou pas, dans l'intensité et l'intimité de sa foi, en homme libre (...) Mais chaque religion a à mener sa part de combat pour que jamais la haine, le repli, la réduction de ce que nous sommes ne puissent triompher".

 

Emmanuel Macron s'entretenait après la cérémonie avec les proches du père Hamel et les victimes de l'attentat. Une cérémonie plus restreinte est également prévue mercredi à 18h à Bonsecours, une autre commune de la métropole rouennaise, où repose le prêtre qui fait depuis avril l'objet d'un procès en béatification, une exception aux règles du Vatican. Un délai de cinq ans sépare habituellement le décès d'une personne de la date du début de son procès.

 

Le 26 juillet 2016, le père Hamel, prêtre auxiliaire de 85 ans, avait été égorgé dans cette commune de la banlieue de Rouen alors qu'il célébrait une messe matinale pour cinq fidèles, trois religieuses et un couple d'octogénaires. Les assassins, qui se réclamaient du groupe État islamique, Adel K. et Abdel Malik P., 19 ans, tous deux fichés S, ont été abattus par les forces de l'ordre à leur sortie de l'église. Deux jours après cet assassinat, près de 3500 personnes avaient rendu hommage au père Hamel dans la commune. Des centaines de musulmans étaient aussi allés prier dans les églises de France aux côtés des catholiques en signe de "solidarité".

 

C’est un bel hommage rendu au père Hamel pour montrer la concorde du pays autour d’un homme victime de la violence religieuse alors qu’il prônait une religion de partage et d’amour. Espérons que son modèle soit repris pour stopper les lanceurs de haine.

 

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Publié le 25 Juillet 2017

En Angleterre, la courte vie du petit Charlie Guard touche à sa fin

L’Express.fr nous montre ce mardi 25 juillet qu’après un long bras de fer avec la justice et les médecins, les parents britanniques d'un bébé souffrant d'une maladie dégénérative rare ont renoncé lundi à poursuivre son traitement.

 

La fin de longs mois d'une bataille judiciaire. Les parents de Charlie Gard, un bébé de onze mois atteint d'une maladie génétique rare, ont décidé lundi de renoncer à maintenir leur fils en vie, estimant qu'il était désormais trop tard pour le sauver. "C'est la chose la plus difficile qu'il nous ait été donné de faire" mais "nous avons décidé de laisser partir notre enfant", a déclaré en larmes Connie Yates, la mère du bébé, devant la Haute Cour de Londres. "Les onze derniers mois ont été les meilleurs et les pires de notre vie. Nous voulions juste lui donner une chance de vivre", a-t-elle ajouté. Elle reproche à la justice et à l'hôpital de ne pas leur avoir permis de l'emmener aux États-Unis, où on leur proposait un traitement expérimental de sa maladie génétique neurodégénérative rare. "Trop de temps a été perdu. On l'a laissé attendre des mois à l'hôpital", a dénoncé son père Chris Gard à la sortie du tribunal, estimant qu'avec ce traitement "il aurait pu vivre".

 

Leur combat judiciaire avait démarré en avril quand l'hôpital londonien de Great Ormond Street avait décidé de couper la ventilation artificielle du bébé, qui souffre d'une maladie dégénérative rare, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration. Saisie, la Haute Cour de Londres avait donné raison aux médecins, une décision ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin. Mais après la mobilisation de milieux chrétiens et l'intervention du pape François et du président américain Donald Trump en faveur des parents de Charlie Gard, l'hôpital a réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposé par "deux hôpitaux internationaux", l'un aux États-Unis, l'autre en Italie, soient examinés.

 

Les médecins londoniens continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié", au regard des souffrances endurées par l'enfant. Réagissant à ces derniers développements, Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford, a estimé qu'il fallait "trouver de meilleurs moyens d'éviter que des cas de désaccord entre parents et médecins se retrouvent devant le tribunal". "Nous devons trouver une façon juste et efficace de résoudre les conflits", a-t-il ajouté dans un communiqué.  Le Vatican a de son côté indiqué que le pape François "prie pour Charlie et pour ses parents et se sent particulièrement proche d'eux en ce moment d'immense souffrance".

 

La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision de préconiser la fin du maintien en vie du bébé. "Malheureusement, il est trop tard", a déclaré l'avocat des parents, Grant Armstrong. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement", a ajouté l'avocat, soulignant que ses clients avaient pris leur décision au vu des résultats des derniers examens médicaux et scans conduits la semaine dernière. "Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave" et "les dégâts pour ses muscles sont irréversibles", a-t-il expliqué. Le juge Nicholas Francis a rendu hommage aux parents "pour l'amour et l'attention qu'ils ont portés à leur enfant Charlie". "Aucun parent n'aurait pu faire plus pour son enfant", a-t-il ajouté.

 

Triste affaire que celle-ci avec des parents qui tentaient le tout pour le tout en voulant essayer un traitement expérimental pour sauver leur bébé alors que cela prolongerait peut-être sa souffrance sans aucune perspective réaliste de l’aider. Ce sont des parents courageux qui voulaient tout simplement que leur bébé soit un peu plus longtemps avec eux et qui maintenant sont décidés à le laisser partir parce qu’ils ne peuvent plus qu’il souffre.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

«Le plus grand obstacle à la conversion que veut le pape François veut pour l'Église est, dans une certaine mesure, l'attitude de grande partie du clergé» comme nous le montre Jesús Bastante ce lundi 24 juillet 2017 dans periodistadigital.com. C’est ce qu’a écrit le professeur Giulio Cirignano a écrit un article dans L'Osservatore Romano dans lequel il a dénoncé l'attitude «d'entêtement et d'hostilité» de certains prêtres avant les réformes promues par Bergoglio.

 

L'article, intitulé «La tradition n’est pas fidélité», note comment «bien des fidèles ont compris le moment favorable, le kairos que le Seigneur donne à leur communauté», alors que certains «pasteurs peu éclairés se maintiennent dans un vieil horizon, l'horizon des pratiques habituelles, les anachronismes, la pensée répétitive et sans vie».

 

Dans l’article, Carignano compare les prêtres avec les disciples dormant dans le jardin des Oliviers. Un «fait déconcertant» qui «doit être soigneusement examiné» et qui est due, entre autres, «au niveau culturel modeste du clergé». «Chez de nombreux prêtres, malheureusement, la culture théologique est pauvre, et même la préparation biblique est mineure» dit le professeur qui met en garde néanmoins que «nous ne pouvons pas généraliser. Il y a beaucoup d'exceptions.»

 

À son avis, les salles de classe sont remplis d'étudiants en théologie qui «n'ont pas abandonné le désir de penser» et d’«exercer un minimum de sens critique.» «Les années de préparation au sacerdoce doivent favoriser la conscience de la nécessité du ministère comme un vrai travail», conclut Cirignano, qui rappelle que «comme tout le monde, y compris le prêtre travaille pour gagner sa vie».

 

Il faut dire que ce constat est réel car les jeunes prêtres actuels sont de plus en plus identitaires, ils pensent qu'il faut porter le col romain et la soutane, et doivent montrer les signes extérieurs de leur croyance, mais leur formation théologique est-elle bonne ? C’est une question qu’on peut se poser.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

Jesús Bastante dans son article du lundi 24 Juillet, 2017 sur periodistadigital.com nous montre que les horreurs de l'Institut Provolo sont enfin arrivées aux oreilles du Saint-Siège, qui a fait un pas en avant par la nomination d'un commissaire apostolique pour enquêter sur les abus.

 

Le choix est nul autre que l'évêque auxiliaire de La Plata, Alberto G. Bochatey, qui a été nommé commissaire apostolique Sancta Sedis nutum pour toutes les communautés et Sodales de la Société de Marie pour l'éducation des les sourds. La déclaration souligne que cette fonction de nonciature du commissaire a affecté à Mgr Bochatey «tous les pouvoirs que la loi propre de l'Institut et de la loi universelle de l'Église catholique attribue à l'État de l'institut religieux en question.»

 

La Société de Marie pour l'éducation des sourds et muets a été fondée le 23 Septembre 1839 à Vérone, en Italie, par Don Antonio Próvolo, qui, par sa charité voulait de se consacrer à l'éducation des jeunes défavorisés et en particulier les enfants sourds, afin qu'ils puissent qu’ils deviennent de «bons chrétiens et d'honnêtes citoyens». Les premiers membres de cette congrégation sont venus à l'Argentine le 12 février, 1914 et se sont installés dans la ville de La Plata.

 

La Justice de Mendoza mène une enquête sur au moins 27 plaintes contre le prêtre Nicolás Corradi, 82ans, et les plaintes précédentes pour la même infraction commise dans une maison religieuse à Vérone (Italie) par Horacio Corbacho, 55 ans, en plus de la nonne Kumiko trois employés de l'institut, identifiés comme José Luis Ojeda, Jorge Bordón et Armando Gómez.

 

Une bonne réaction surtout de l’Église où le pape François doit soigner son image alors qu’il n’avait pas eu beaucoup de réaction sur cette affaire en Argentine. Espérons que cela le poussera à mettre en avant la fameuse «tolérance zéro» dont il se fait le porteur.

 

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Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

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