Publié le 31 Août 2017

Claire Lesegretain pour la-Croix.com nous montre le jeudi 31 août 2017 que réunis pour leur session œcuménique annuelle à l’abbaye bénédictine de Pradines (Loire) du 28 au 31 août, 36 théologiens catholiques et protestants commémorent la fondation du Groupe des Dombes en 1937.

 

Quatre-vingts ans après, où en est le Groupe des Dombes ? Ce groupe de travail œcuménique francophone, qui tire son nom d’une abbaye cistercienne dans l’Ain qui l’a longtemps accueilli, mais qui se réunit depuis 1998 chez les bénédictines de Pradines (Loire), a tenu sa session annuelle de travail du 28 au 31 août.

 

Leur session a porté sur la catholicité de l’Église, «dans ses dimensions d’universalité et de plénitude», selon le père Jean-François Chiron, professeur à la Faculté de théologie de Lyon et coprésident catholique du Groupe (le coprésident protestant étant le pasteur luthérien Jacques-Noël Pérès).

 

«C’est la première fois que le Groupe des Dombes se confronte à ce thème qui nous divise», poursuit le père Chiron, en rappelant le 500e anniversaire de la Réforme célébré cette année. «Il s’agit de la question de la conversion et de la réforme permanente de l’Église.» Le Groupe espère boucler ce dossier très sensible dans le dialogue œcuménique en 2018.

 

La session 2017 a été marquée par la célébration des 80 ans du Groupe des Dombes. C’est en juillet 1937 qu’avait eu lieu, à l’initiative du prêtre lyonnais Paul Couturier, une première rencontre entre des pasteurs suisses et des théologiens catholiques français.

 

Pour ce 80e anniversaire, le Groupe a invité le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et ordinaire du lieu (le nord de la Loire étant rattaché au diocèse de Lyon), et la pasteure Emmanuelle Seyboldt, nouvelle présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France (EPUdF).

 

«Les deux hauts responsables d’Églises sont venus dire au Groupe des Dombes toute l’importance qu’ils attachent au travail d’une telle instance», peut-on lire dans le communiqué de presse publié le 31 août par le père Michel Kubler, assomptionniste et membre du Groupe des Dombes.

 

Outre les documents produits par le Groupe (La totalité des documents publiés par le Groupe des Dombes de 1956 à 2005 a été rééditée en un volume unique : «Communion et conversion des Églises», Bayard, 2014), il s’agit aussi du «témoignage de votre fidélité à votre mission, sur la durée, dans un esprit fraternel», selon le cardinal Barbarin. Et du fait de «la qualité de la conversation que vous tissez, telle une tapisserie sur laquelle les Églises pourront ensuite broder leur tâche d’unité», selon la pasteure Seyboldt.

 

Ce groupe rassemble, à parité, vingt catholiques et vingt protestants – choisis par cooptation –, de France, de Suisse et de Belgique. «Cette année, nous ne sommes que 36, du fait du récent décès du Père Laurent Villemin et de l’absence de trois membres», explique le père Chiron.

 

«Nous ne sommes pas un groupe officiel, mandaté par nos Église, et notre parole n’engage que nous», poursuit-il. Il n’empêche que tous les travaux du Groupe des Dombes publiés depuis 1971 (sur l’autorité, la succession apostolique, la communion des saints, l’Eucharistie, l’Esprit Saint, les ministères…) sont considérés comme des références incontestables.

Le document sur Marie, qui a largement contribué à revaloriser la figure mariale dans le protestantisme, avait été primé en 2001 par la Faculté théologique pontificale Marianum à Rome. Quant au commentaire œcuménique du Notre Père («Vous donc, priez ainsi», Bayard, 2011), il a nécessité plus de cinq ans de gestation.

 

Les trois jours et demi de travail du groupe se déroulent selon un même schéma, alternant deux temps de prières quotidiennes avec les bénédictines de Pradines, ainsi que l’Eucharistie ou la Sainte Cène, et trois plages de travail. Deux modérateurs donnent la parole à tour de rôle aux petites équipes paritaires de travail qui ont préalablement rédigé des textes sur des points précis.

 

Mais l’essentiel est ce climat amical qui règne entre les membres. «Nous vivons ensemble, insiste le père Chiron. Nous faisons la vaisselle ensemble, nous réfléchissons ensemble, nous prions ensemble.»

 

Le Groupe des Dombes fête ses 80 ans et il est original à plus d’un titre car les quarante théologiens catholiques et protestants le composant sont choisis par cooptation, et n'ont reçu aucun mandat officiel de leurs communautés respectives, donc ils parlent en leur propre nom. C’est un lieu d'écoute affiché, mais sans langue de bois se passant dans un débat permanent pour revisiter l'histoire des Églises et y démonter les mécanismes de division, afin qu’elles soient dans une perspective d'unité, ce qui a amené le groupe des Dombes a abordé de front de très nombreux points de clivage entre protestants et catholiques. Intéressant, ce groupe montre aussi ce travail qui doit se faire au sein même de l’Église catholique. Si vous voulez pousser plus loin, je vous donne le lien du Groupe des Dombes : http://www.groupedesdombes.org/.

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Publié le 30 Août 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mercredi 30 août 2017 sur la-Croix.com que le pape a annoncé mercredi 30 août que son message pour la Journée mondiale de la création a été préparé conjointement avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos Ier de Constantinople.

 

À la fin de l’audience générale, mercredi matin 30 août sur la place Saint-Pierre, le pape François a lancé un appel pour la Journée mondiale de prière pour le soin de la Création qui sera célébrée vendredi 1er octobre. Il a précisé que, pour l’occasion, son traditionnel message a été préparé en commun avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos Ier de Constantinople, à l’origine de cette célébration annuelle en faveur de la Création.

 

«Nous y invitons chacun à adopter une attitude respectueuse et responsable envers la Création, a expliqué le pape aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre. Nous appelons également ceux qui occupent des positions influentes à écouter le cri de la terre et le cri des pauvres, qui souffrent le plus des déséquilibres écologiques.» Ce message annuel devrait être rendu public jeudi 31 août.

 

Le Patriarcat œcuménique de Constantinople célèbre depuis 1989 une fête de la Création fixée au 1er septembre, jour anniversaire symbolique de la Création du monde et qui marque le début de l’année liturgique. En 2015, quelques semaines après la publication de son encyclique Laudato si’, le pape François avait lui aussi institué dans l’Église

 

Dans une lettre aux cardinaux Peter Turkson, alors président du Conseil pontifical Justice et paix, et au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le pape expliquait alors voir dans cette prière une «contribution à la résolution de la crise écologique à laquelle l’humanité est actuellement confrontée».

 

Une invitation à écouter le cri de la terre et des pauvres est une heureuse idée surtout dans un monde de plus en plus pollué et devenu particulièrement inégalitaire. Espérons que cet appel soit entendu et appliqué.

 

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Publié le 29 Août 2017

Comme le montre l’article de RTL.fr du jeudi 24 août 2017 «Emmanuel Macron : "La France n'est pas un pays réformable"», Emmanuel Macron a défendu la politique de son Premier ministre devant la communauté française de Bucarest (Roumanie), en lançant : "On ne fait pas des réformes pour ressembler aux autres." Emmanuel Macron a fini son discours en évoquant les réformes engagées depuis son arrivée à la tête du pays et les difficultés pour les mener. "La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu'on peut éviter les réformes, on le fait", a-t-il ajouté.

 

Philippe Martinez, le numéro un de la CGT a déclaré dans l’article «Martinez : Macron "pense que les Français sont des imbéciles"» d’Europe1.fr le mardi 25 août : "Les Français refusent les mauvaises réformes". "Une réforme doit "améliorer la situation de ceux qui ont du boulot, qui n'en ont pas, ou des précaires", a-t-il dit. "Une réforme, c'est du progrès social. Toutes les réformes qu'on nous propose depuis des décennies vont à l'encontre des intérêts des salariés", a-t-il ajouté. Philippe Martinez a renvoyé la critique à Emmanuel Macron : "c'est lui le conservateur, puisqu'il fait la même chose que ses prédécesseurs (en matière de réformes). La loi travail aujourd'hui, c'est la même que l'année dernière, en pire", a-t-il affirmé.

 

Pour ne rien arranger L’OBS nous montre ce mardi 29 août dans l’article «Pour sa rentrée, le Medef exhorte Macron à "ne rien lâcher" sur ses réformes», que le Medef va encourager Emmanuel Macron à "surtout ne rien lâcher" sur ses réformes pour son traditionnel raout de rentrée qui débute mardi et dont les débats seront dominés cette année par l'épineuse réforme du marché du travail et les prochains arbitrages budgétaires. "Il faut continuer les réformes, il faut cranter ces réformes", a estimé sur RTL le président de l'organisation patronale Pierre Gattaz, quelques heures avant l'ouverture de la 19e université d'été du Medef. "Les deux marqueurs fondamentaux que nous attendons et qui seront déterminants pour la suite" sont "les ordonnances sur la loi travail qui vont sortir jeudi" et "la fiscalité", a-t-il expliqué.

 

Cette année, ce grand rendez-vous patronal, qui réunira deux jours durant 7500 personnes sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines), se tient juste avant la présentation officielle jeudi par le gouvernement de ses ordonnances sur le code du travail. Parmi les intervenants aux différentes conférences figureront une dizaine de ministres. En revanche, ni le président Emmanuel Macron, ni le Premier ministre Edouard Philippe n'ont prévu de s'y rendre. "Surtout ne rien lâcher", a encouragé Pierre Gattaz dans une interview au "Parisien", pour ne pas entamer la confiance des chefs d'entreprise dans la capacité réformatrice du président. Le slogan de la manifestation, "Confiance et croissance : l'avenir c'est la France", résume d'ailleurs la vague d'optimisme qui s'est emparée des patrons depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Pour le patron des patrons, "la confiance c'est 50% de la croissance".

 

Les réformes ne sont pas faites pour quelques uns comme on peut le voir actuellement avec Emmanuel Macron : les baisses d’impôts pour les plus riches, la modernisation du dialogue social avec les accords d’entreprise, le regroupement des institutions représentatives du personnel, et la réforme des prud’hommes qui profitera surtout au grand patronat, réforme de l’assurance-chômage et la réforme en profondeur du système des retraites. Normalement une réforme sert à améliorer le niveau de vie de sa population et lui apporter de nouveaux droits non à revenir sur ceux-ci. Après, on nous mettra en avant la mauvaise pédagogie gouvernementale et patronale pour nous faire comprendre que les réformes sont des reculs et que ceux qui sont contre sont des privilégiés. Allez comprendre.

 

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Publié le 27 Août 2017

«Le bien-être de l'enfant est primordial. Le prêtre doit assumer des responsabilités personnelles, juridiques, morales et financières». Cette forme de phrase est pour une loi d'avant-garde adoptée en mai en Irlande qui vient d’être publiée comme le montre Jesús Bastante dans son article du dimanche 27 août 2017 sur periodistadigital.com. Avec elle, les évêques de ce pays rompent l'un des plafonds de verre les plus controversés de l'Église catholique depuis plus d'un millénaire: les secrets sur les enfants de prêtres.

 

Le célibat des prêtres est loin d'être une norme créée par Jésus ou les apôtres. En fait, onze des douze apôtres (tous sauf Jean) étaient mariés, et certains ont eu des enfants. Au fil des siècles, les questions du patrimoine et de puissance, ont amené l'institution à interdire le mariage des prêtres. Mais il a fallu attendre le concile de Trente en 1563, lorsque l'ordination sacerdotale des personnes mariées s’est vu opposé son veto. Dans les Églises orthodoxes, anglicanes et la plupart des protestantes permettent aux prêtres de fonder une famille. En outre, les catholiques de rite oriental. Même les prêtres anglicans mariés de retour au catholicisme peuvent continuer à exercer.

 

Après Vatican II, quand on était sur le point de rendre la règle du célibat bénévole - une promesse, pas un vote, comme dans le cas des religieux et des frères, de nombreux prêtres ont quitté la prêtrise pour former une famille. Selon de la Fédération espagnole des prêtres mariés, ils sont actuellement ils sont environ 450 000 prêtres mariés, qui ont formé une famille et, ont presque entièrement, quitté la prêtrise.

 

Cependant, la situation est plus compliquée pour les prêtres qui, sans quitter le clergé violent le Sixième Commandement («Tu ne commettras pas d’actes impurs») et entretenir des relations, dont certaines culminent à la naissance d'un bébé. À ce jour, au moins en public, aucun diocèse n'a rien fait pour l'avenir de ces enfants et de leurs mères.

 

Maintenant, les évêques irlandais ont créé des lignes directrices détaillées pour assurer «le bien-être» des enfants des prêtres et des mères de leurs enfants. La loi, adoptée en mai, a vu la lumière après la publication d'un rapport par le Boston Globe (journal qui a révélé le scandale Spotlight sur les abus sexuels), sur le fait qu’elle insiste sur le fait que «le prêtre doit assumer leurs responsabilités personnelles, juridiques, morale et financière». Le document indique également qu’«il est important que la mère et l'enfant ne soient pas isolés ou exclus.»

 

La nouvelle législation a été adoptée grâce aux efforts d'un psychanalyste irlandais, Vincent Doyle, qui, adulte a découvert qu'il était le fils d'un prêtre. Avec l'aide de l'archevêque de Dublin, Diarmud Martin, Doyle a lancé le web Coping International, qui fournit une aide juridique et civile pour les enfants des prêtres et leurs familles. «Notre objectif est d'éliminer la stigmatisation qui nous accompagne et éduquer ce groupe de la population sur les problèmes émotionnels et psychologiques qui accompagnent souvent le silence sur leur situation», dit Doyle. En seulement un mois, le site a été visité par des dizaines de milliers de personnes dans 175 pays. Mais pour Doyle, la priorité est de ne pas déterminer le nombre d'enfants de prêtres dans le monde, mais «la santé mentale des enfants qui souffrent.» «Si j'avais été unique, l’église aurait dû faire quelque chose par respect. De toute évidence, je ne suis pas le seul, qu’est-ce que l'Église a fait ?», a-t-il dit.

 

Bien que le pape François n'a pas statué sur cette question en particulier, comme archevêque de Buenos Aires, le cardinal Bergoglio a dit en 2010 que si l'un de ses prêtres avoué qu'il avait un fils, il devrait répondrait à ses obligations qui «dépassent sa vocation». Par conséquent, il a écrit dans le livre Sobre el cielo y la tierra, que le clerc «doit quitter le ministère et protéger son enfant, même si il choisit de ne pas à marier avec une femme.» Dans la célèbre exhortation Amoris Laetitia, publié en 2016, le pape François rappelle que «si un enfant vient au monde dans des circonstances indésirables, les parents et les autres membres de la famille devraient faire tous les efforts possible pour accepter cet enfant comme un don de Dieu et doivent assumer la responsabilité de l'accepter avec tendresse et affection».

 

L'avis des évêques irlandais est particulièrement pertinent, puis que le pape François présidera à Dublin la Rencontre mondiale des familles de l'été prochain, où le pape peut sans doute trouver quelques enfants de prêtres. À ce stade, l'archevêque Martin a reconnu la responsabilité des prêtres catholiques avec les enfants. Dans une interview avec Independent.ie, l’archevêque de Dublin a dit que ces remèdes «doivent leur permettre d’assumer la responsabilité» pour leurs enfants et, se référant à sa rencontre avec des ramifications de ces prêtres, il dit «comprendre qu'ils passent par la recherche normale de leur identité et la nécessité de savoir quelque chose sur leur propre identité personnelle».

 

Cette décision des évêques irlandais permettra aux prêtres d’assumer leurs responsabilités familiales et de reconnaître les enfants qu’ils ont eus. Cela permettra aussi à ces enfants de se construire plutôt que de vivre dans le secret.

 

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Publié le 26 Août 2017

Inés San Martín dans son article du samedi 26 août 2017 sur cruxnow.com que le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal italien Pietro Parolin, a reconnu samedi en parlant aux journalistes lors d'un rassemblement catholique dans la ville italienne de Rimini, qu’à la vue d’une vidéo récemment publiée par Daech menaçant Rome et appelant des loups solitaires à attaquer le Vatican, «on ne peut éviter de s'inquiéter». Cependant, a-t-il ajouté, la vidéo n'a pas mené le Saint-Siège à augmenter les niveaux de sécurité et le niveau d'alarme est le même qu'auparavant.

 

En voyant la montée des attentats terroristes en Europe, le Vatican a renforcé la sécurité dans les environs de la place Saint-Pierre, en particulier après les attentats terroristes à Paris, en novembre 2015.Malgré les préoccupations en matière de sécurité, García Ovejero a déclaré : "Le pape François n'a pas changé de chose dans son agenda, ni où il va. En outre, il continuera à encourager le dialogue, à créer des ponts, à défendre la paix. Avec les musulmans et les chrétiens."

 

En ce qui concerne un drone qui a survolé la zone d'exclusion aérienne du Vatican au début du samedi, elle a déclaré qu'elle ne créait pas d'alarme nouvelle. Plus tôt cette semaine, suite à des menaces renouvelées par Daech, le chef des gardes suisses, l'armée personnelle du pape, a déclaré que les corps d'élite sont prêts à affronter toute attaque de terreur.

 

Daech menace Rome, la peur du pape ? Non, plus simple pour le symbole, mais tuer un homme qui est pour la paix serait fatal à une cause qui a déjà atteint ses limites, car elle s’impose par la force et l’adhésion se fait à force de propagande et de mensonge.

 

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Publié le 25 Août 2017

Emmanuelle Lucas nous montre ce vendredi 25 août 2017 que la 5e Université d’été des Associations familiales catholiques (AFC) se tient du 25 au 27 août à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) pour les 35 000 familles adhérentes de son réseau. Depuis cinq ans, pourtant, entre la première édition et aujourd’hui, l’état d’esprit des catholiques a beaucoup changé, croit savoir Jean-Marie Andrès, président des AFC. Après la Manif pour tous et la campagne présidentielle, les catholiques ont vu leurs espoirs cruellement douchés par les scores de Jean-Frédéric Poisson puis de François Fillon. Beaucoup d’entre eux, d’abord revigorés par les succès des marches, se sont alors dit que les valeurs qu’ils proposent n’intéressent en fait personne et ont alors eu tendance à se replier.

 

Le thème retenu cette année est «Espérer». Afin de défier le pessimisme ambiant. Une «philosophie de l’action» sera le moteur de la rencontre, d’ailleurs sous-titrée «en famille, se former pour agir». «Notre souhait est qu’à l’issue de ces trois journées, les gens se mettent en route en paroisse, en politique, dans des associations ou des syndicats», reprend Pascale Morinière, vice-présidente des Associations familiales catholiques (AFC). Pour cela, les participants se verront proposer des ateliers de réflexion adaptés à tous les âges : adultes, enfants et ados. Mais ils seront surtout encouragés à trouver des solutions concrètes aux problèmes que vivent les familles. Ainsi, des ateliers et conférences aborderont différents thèmes du quotidien : «Comment éduquer dans le monde d’aujourd’hui ?», «Comment concilier vie professionnelle, vie privée et vie associative ?», etc. Trois invités participeront aux débats : Xavier Lemoine, membre du Parti chrétien-démocrate, le philosophe Fabrice Hadjadj et l’écrivain Tim Guénard.

 

Pas sûr que cette initiative des AFC ait une réelle prise sur la société au vu de l’actualité qui mettra en avant la lutte contre la nouvelle loi travail et les migrants, sans doute que les AFC seraient plus crédibles si elles s’intéressaient à des sujets qui touchent toutes les familles actuelles comme le chômage, la discrimination, les conditions de travail et l’inégalité sociale qui permettent de comprendre les inégalités salariales et dans l’éducation.

 

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Publié le 24 Août 2017

Nicolas Senèze, à Rome (Italie), nous montre sur la-Croix.com que devant les responsables liturgiques italiens, le pape a développé, jeudi 24 août, sa vision de la liturgie «créatrice de communion sans uniformiser».

 

Si le pape François ne s’était jusqu’ici que rarement exprimé sur la liturgie, le discours qu’il a adressé, jeudi midi au Vatican, aux 800 participants de la Semaine liturgique italienne fera date. Dans un texte soigneusement travaillé, dont la version originale est enrichie de longues et nombreuses notes, le pape fait en effet l’éloge de la réforme liturgique issue du concile Vatican II. Deux événements, explique-t-il, «directement liés», qui n’ont «pas fleuri à l’improviste mais ont été longuement préparés».

 

Rappelant la constitution Sacrosanctum Concilium, «bon fruit de l’arbre de l’Église», il souligne qu’elle a trouvé sa traduction dans les livres liturgiques promulgués par Paul VI et «universellement en usage dans le rite romain». «Leur application pratique est encore en cours parce qu’il ne suffit pas de réformer les livres liturgiques pour rénover les mentalités», a reconnu le pape François, pour qui le «processus mis en œuvre» requiert «temps, réception fidèle et obéissance pratique» de la part des ministres et des fidèles.

 

Dans la ligne de Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape met en garde contre les «lectures infondées et superficielles, les réceptions partielles et les pratiques qui défigurent la réforme», mais il estime aussi qu’aujourd’hui, «il ne s’agit pas de repenser la réforme en en revoyant les choix, mais de mieux en connaître les raisons profondes, y compris par la documentation historique, d’intérioriser ses principes inspirateurs et d’observer la discipline qui la régit». «Après ce long chemin, nous pouvons affirmer, avec sûreté et autorité magistérielle, que la réforme liturgique est irréversible», a alors affirmé le pape François, très applaudi.

 

Néanmoins, le but du pape argentin n’est pas tant de rouvrir les vieux débats liturgiques que de les réorienter vers l’essence même de la liturgie. La suite de son discours, consacré à la «liturgie vivante», thème de la 68e Semaine liturgique italienne, lui permet ainsi de rappeler que «ce qui définit la liturgie est, en fait, l’actualisation du sacerdoce de Jésus-Christ (…) rendu présent (…) principalement dans son Corps et son Sang, mais aussi dans la personne du prêtre, dans la proclamation de la Parole de Dieu et dans l’assemblée rassemblée en prière en son nom».

 

Et, s’il souligne que l’autel est «le centre vers lequel converge l’attention dans nos églises», il prend bien soin de ne pas entrer dans des débats pratiques, comme la place de l’autel, qui sont autant de divisions alors que, à ses yeux, la liturgie, «“populaire” et non cléricale», a vocation à «être inclusive et non exclusive, créatrice de communion avec tous sans toutefois uniformiser».

 

Plus que l’orientation de la liturgie, c’est en effet son sens qui l’intéresse. «La liturgie est vie et non une idée à comprendre, explique-t-il in fine. Elle consiste à vivre une expérience initiatique, c’est-à-dire transformative de la façon de penser et de se comporter, et non à enrichir son propre bagage d’idées sur Dieu.»

 

Les catholiques traditionalistes savent maintenait qu’il n’y aura pas de retour en arrière, car pour le pape la réforme liturgique a été faite pour le peuple et non pour le clergé, car la liturgie est «populaire», et c'est une action du peuple inclusive qui promeut la communion.

 

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Publié le 23 Août 2017

LePoint.fr nous montre ce mercredi 23 août 2017 que le Venezuela va lancer un mandat d'arrêt international contre l'ex-procureure générale Luisa Ortega, devenue une des principales opposantes au président Nicolas Maduro et en fuite vers le Brésil après une étape en Colombie, a annoncé mardi le chef de l'État.

 

"Le Venezuela va solliciter auprès d'Interpol une notice rouge contre ces personnes impliquées dans des délits graves", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il faisait référence à Mme Ortega et à son mari German Ferrer, député chaviste (du nom d'Hugo Chavez qui fut président de 1999 à sa mort en 2013 et le mentor de Nicolas Maduro) passé à l'opposition. "Tu marches avec l'oligarchie colombienne, avec les putschistes brésiliens. Dis-moi avec qui tu marches et je te dirai qui tu es", a lancé le dirigeant socialiste à l'attention de l'ex-procureure.

 

Luisa Ortega, qui n'a cessé de dénoncer la radicalisation du gouvernement vénézuélien ces derniers mois, a fui vendredi son pays où elle s'estime victime de "persécution politique", se rendant d'abord en Colombie. Mardi, elle "est partie pour le Brésil", a déclaré le service colombien de Migrations dans un communiqué, sans préciser si son mari était avec elle. Accompagnée de son époux, l'ex-procureure était arrivée le 19 août à Bogota sur un vol privé, bravant l'interdiction qui lui était faite de sortir du territoire vénézuélien. "Si elle demande l'asile (en Colombie), nous le lui accorderons", avait promis le président Juan Manuel Santos.

 

Ancienne chaviste devenue dissidente, l'ex-procureure, âgée de 59 ans, a été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au chef de l'État. Son époux, accusé de corruption par le gouvernement, risquait d'être arrêté après avoir été privé jeudi de son immunité parlementaire par l'Assemblée constituante. Dotée de super-pouvoirs, cette assemblée s'est également attribuée vendredi l'essentiel des pouvoirs du Parlement, seule institution contrôlée par l'opposition.

 

L'important quotidien brésilien O Globo a indiqué qu'"un important dispositif de sécurité" était préparé pour "protéger l'ex-procureure générale" au Brésil, où elle doit participer à une rencontre de procureurs de la région. Le Chili a lui annoncé accorder l'asile diplomatique à cinq autres juristes vénézuéliens, membres de l'opposition et réfugiés dans son ambassade à Caracas. Ils faisaient partie des 33 juristes nommés à la Cour suprême par le Parlement dominé par l'opposition, mais menacés d'arrestation par le gouvernement. Cinq autres juristes ont eux rejoint la Colombie. M. Maduro en personne s'en est pris dimanche à l'ex-procureure, à laquelle il a reproché d'avoir bloqué des enquêtes sur des cas présumés de corruption dont il avait ordonné l'ouverture. Deux jours plus tôt, elle l'avait accusé d'être impliqué dans le vaste scandale de corruption autour de l'entreprise brésilienne de BTP Odebrecht, affirmant détenir des preuves.

 

M. Maduro a également demandé l'aide du pape François pour dialoguer avec l'opposition et lutter contre la "menace militaire" des États-Unis, qu'il accuse de vouloir fomenter un coup d'État. "Que le pape nous aide à un dialogue respectueux, à (atteindre) la vérité, que le pape nous aide à empêcher (le président américain Donald) Trump de lancer ses troupes et d'envahir le Venezuela. Je demande au pape son aide contre la menace militaire des États-Unis", a-t-il dit. Isolé sur la scène internationale, le président a toutefois rappelé qu'il compte encore un allié de poids : la Russie. "Le Venezuela a le soutien de la Russie, plein, total, absolu", a-t-il affirmé, annonçant une prochaine réunion à Moscou avec son homologue Vladimir Poutine, qu'il a qualifié d'"homme de paix" ( ?), afin de "continuer à renforcer l'accord de coopération militaire".

 

Le Venezuela a glissé vers la dictature et Nicolas Maduro se permet de critiquer le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, actuellement en Russie, où il a discuté de la crise vénézuélienne avec le ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine et ne peut rien attendre du pape qui s’aligne sur la conférence de l'évêque vénézuélien, qui veut la libération des prisonniers politiques, la tenue d'élections nationales et la reconnaissance de la crise humanitaire du pays, ce qui permettrait l'arrivée de l'aide étrangère.

 

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Publié le 22 Août 2017

Tel que nous le montre periodistadigital.com ce mardi 22 août 2017 l'Église latino-américaine est pour la cause des pauvres. Tel est le message principal qui a émergé après la réunion consacrée au 50e anniversaire de l'encyclique Populorum progressio, du bienheureux Paul VI, tenue à San Salvador sur le centenaire de la naissance du bienheureux Óscar Romero et culminant trois jours d'activités de formation et de réflexion commune .

 

Au cours de la réunion, où se sont rencontrés le ministère de la Justice et de la Solidarité du CELAM (Conseil épiscopal Latino-américain), des représentants des délégations de la pastorale sociale de Caritas des 22 pays de la région, l'École sociale de Cebitepal, les membres de l'équipe de direction de Caritas Internationalis et des invités spéciaux de l'Europe et les États-Unis.

 

À la fin de la réunion, les personnes présentes ont signé un document intitulé «Un nouvel humanisme pour le développement intégré», où «de nombreux défis qui interpellent aujourd'hui et nous blessent : la pauvreté et la tendance régressive de millions de personnes dans nos pays ». Ces défis qui se poursuivent, sont «le résultat des systèmes économiques et politiques qui privilégient l’avoir que l’être économique plutôt que de bénéficier de la vie, de l'idéologie au-dessus du peuple, et qui assument le pouvoir comme une domination et non comme un service libérateur».

 

Avec l'engagement «de la foi en Jésus-Christ qui éclaire en nous-mêmes, la nature et l'exigence du développement intégral et de la solidarité», la déclaration finale a invité les gouvernements, les institutions publiques, les institutions religieuses et les employeurs à «un travail la solidarité pour le bien commun, pour le développement intégral de la solidarité; la promotion de la vie, le respect de la nature et de nos écosystèmes comme l’œuvre du Créateur en assumant les propositions de l'Encyclique «Laudato Si» du pape Francisco, sachant qu’il n'y a pas de développement sans respect de la création, sans une plus grande appréciation des cultures autochtones et des croyances ancestrales de notre peuple».

 

Avant de terminer, le message final a encouragé à travailler à ce que «tout le monde passent des conditions humaines à des conditions plus humaines, en étant conscient que sans le développement de notre peuple il est très difficile de parvenir à la paix.»

 

Le CELAM renouvelle le vœu d’une Église pauvre pour les pauvres qui souhaite libérer les pauvres d’un monde où l’homme se dessine à travers son argent, plutôt que son identité et sa cohésion avec un groupe. Ce message peut aider l’Église à trouver la bonne voie.

 

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Publié le 21 Août 2017

L’OBS nous montre ce lundi 21 août 2017 que le pape François a préconisé lundi l'octroi de "visas temporaires" pour les migrants fuyant des zones de conflits, dans un texte sur le phénomène migratoire dans lequel il rejette "les expulsions collectives et arbitraires".

 

"Il serait opportun de prévoir des visas temporaires spéciaux pour les personnes qui fuient les conflits dans les pays voisins", estime le souverain pontife argentin, dans ce texte écrit pour la journée mondiale du migrant et du réfugié, qui aura lieu le 14 janvier 2018.

 

"Les expulsions collectives et arbitraires de migrants et de réfugiés ne constituent pas une solution adéquate, surtout lorsqu'elles sont exécutées vers des pays qui ne peuvent pas garantir le respect de la dignité et des droits fondamentaux", ajoute le pape François.

 

Il ne précise pas de quels pays il parle et fait référence à une position générale prise par la diplomatie vaticane en novembre 2013 devant l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Pour le pape, "un plus grand nombre" de pays doivent favoriser l'ouverture de "couloirs humanitaires pour les réfugiés les plus vulnérables".

 

Il plaide aussi en faveur du "regroupement familial – y compris des grands-parents, des frères et sœurs et des petits-enfants – sans jamais le soumettre à des capacités économiques" ainsi que d'une "offre de parcours de régularisation extraordinaire pour des migrants qui peuvent faire valoir une longue présence dans le pays".

 

Il se montre en outre opposé "à la détention pour ceux qui entrent sur le territoire national sans autorisation".

 

Les solutions du pape sont simples pour l’accueil des migrants : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Le pape rejette aussi l’assimilation entre migrants et terroristes que l’extrême droite ne s’est pas gêné de faire.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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