Publié le 16 Août 2017

Baptiste Protais dans la-Croix.com nous montre ce mercredi 16 août 2017 que réunie en congrès au début du mois d’août, la Conférence des supérieurs majeurs de congrégations masculines des États-Unis appelle le pape François à écrire une encyclique sur la non-violence. Leur demande n’est pas isolée et correspond tout à fait au «style politique pour la paix», cher au pape François. Cette résolution s’inscrit non seulement dans le contexte américain d’une montée de la violence aux États-Unis, dont les échauffourées à Charlottesville sont la plus récente manifestation, mais encore dans une évolution plus vaste, par laquelle l’Église catholique s’éloigne de la doctrine de la guerre juste au profit d’une approche évangélique de la paix.

 

Partant du constat que «la violence envahit trop nos sociétés, y compris sous des formes structurelles et culturelles», la Conférence propose cinq résolutions spécifiques pour contenir la violence, particulièrement dans la société américaine : la prière, l’éducation au dialogue, l’investissement dans «des moyens de défense non-armée» pour les civils, la protection des plus vulnérables et de la nature et la délégitimation de la guerre. Le communiqué désigne deux fois la prolifération des armes comme l’un des principaux facteurs de violence dans la société américaine, mais il insiste aussi beaucoup sur la délégitimation de la guerre comme remède à la violence diffuse aux États-Unis.

 

Dans la cinquième résolution spécifique de leur communiqué, celle qui s’intitule «délégitimer la guerre», les religieux américains remettent implicitement en question cette doctrine et appellent à «cesser de justifier la guerre.» «Ainsi, continuent-ils, nous sommes résolus à répondre concrètement à l’appel de Vatican II pour mettre la guerre” hors-la-loi” [Gaudium et spes, ch. 82 «Vers l’absolue proscription de la guerre»] et à soutenir les efforts internationaux similaires.» La doctrine de la guerre juste fait en effet, depuis plusieurs années, l’objet de nombreuses critiques parmi les philosophes et les théologiens. En avril 2016, les organisateurs de Pax Christi International avaient condamné sans ambages cette doctrine multiséculaire et avaient déjà demandé au pape d’écrire une encyclique sur ce sujet.

 

Le pape François ne devrait pas rester insensible à ces appels car le pape se préoccupe particulièrement des conflits à l’œuvre dans le monde et ne cesse d’encourager la voie du dialogue et de la paix. Ainsi avait-il formulé les principes d’une éthique de la non-violence dans son discours du 1er janvier 2017 pour la journée mondiale de la paix.

 

Une nouvelle encyclique visant à déplacer l'enseignement de l'Église de la théorie de la guerre juste vers la non-violence de l'Évangile serait une bonne idée, car la réorientation les enseignements de l'église sur la violence serait judicieuse.

 

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Publié le 15 Août 2017

Grégory Roth dans son article pour cath.ch nous montre qu’à l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, célébrée le 15 août 2017, le pape a tweeté sur son compte @Pontifex_fr : “L’Assomption de Marie concerne notre futur : elle montre le ciel, elle annonce les cieux et une terre nouvelle, avec la victoire du Christ.”

 

Le pape François explique que la fête de l’Assomption concerne en fait l’avenir des baptisés, de l’humanité : elle annonce “la victoire du Christ” sur tout mal, selon l’agence d’information ZENIT. Le pape François avait déjà publié un tweet “marial” le 13 août. Il insistait sur la vertu de l’humilité : “Marie nous montre que l’humilité n’est pas la vertu des faibles, mais des forts qui ne maltraitent pas les autres pour se sentir importants.”

 

Le pape a développé cette pensée avant l’angélus de ce 15 août, selon l’agence d’information : “Les grandes choses que Dieu a faites grâce aux personnes humbles, les grandes choses que le Seigneur fait dans le monde avec les humbles, parce que l’humilité est comme un vide qui fait de la place à Dieu. L’humble est puissant, parce qu’il est humble, non pas parce qu’il est fort. Voilà la grandeur de l’humble et de l’humilité. Je voudrais vous demander – et aussi à moi-même -, mais ne répondez pas à voix haute, que chacun réponde dans son cœur : ‘Comment va mon humilité?'”.

 

Intéressant cet article nous permet de mettre en avant ce qui manque souvent dans ces fêtes, l’humilité qu’ont eu des personnes comme Marie pour suivre Jésus.

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Publié le 13 Août 2017

Radio Vatican nous montre ce dimanche 13 août 2017 qu’aux États-Unis, dans l’État de Virginie, la ville de Charlottesville a connu une journée de violences meurtrières ce samedi 12 août. Un rassemblement de mouvements d'extrême-droite américains a dégénéré, faisant un mort et des dizaines de blessés samedi. Dans des déclarations publiées ce dimanche 13 août, les évêques américains ont réagi et vivement condamné ces affrontements entre néo-nazis et antifascistes.

 

Le cardinal Daniel N. DiNardo, de Galveston-Houston, président de la conférence des évêques catholiques américains, a fait part de ses prières pour les victimes et en particulier la jeune-femme de 32 ans tuée dans ces violences par une voiture qui a foncé sur la foule de manifestants. Il dénonce «les actes de haine qui ont lieu à Charlottesville». «C'est une attaque contre l'unité de notre nation». Le prélat lance un appel au calme et à «l’action pacifique pour mettre fin à ces violences raciales et construire la paix dans les communautés».

 

L’évêque de Richmond, métropole à une centaine de kilomètres de Charlottesville dans le sud-est des Etats-Unis, a lui aussi réagi ce dimanche, rappelant les paroles de saint François «Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon». Mgr Francis X. DiLorenzo a fait part de ses prières pour que les «hommes et femmes des deux camps puissent parler et trouver des solutions à leurs divergences respectives».

 

La situation ne risque pas de s’arranger puisque comme le montre l’article d’europe1.fr «États-Unis : le FBI ouvre une enquête après les violences à Charlottesville», les États du Sud des Etats-Unis sont le théâtre d'un débat violent sur l'utilisation des symboles rappelant l'armée confédérée qui défendait le maintien de l'esclavage lors de la guerre civile américaine. L'accession de Donald Trump à la Maison blanche a incité les militants de l'"alt-right", la droite extrême qui l'a largement soutenu pendant la campagne électorale, à se faire entendre ouvertement. En juillet, une vingtaine de membres du Klu Klux Klan avaient été arrêtés à Charlottesville lors d'un rassemblement contre le retrait de la statue du général Lee qui était à la tête des armées de la Confédération (1861-1865), dont le régime était favorable à l'esclavage. Un paradoxe car le général Lee lui-même était opposé à l'esclavage. Des nationalistes brandissant des torches avaient également protesté contre cette mesure au mois de mai.

 

L’attitude du président des États-Unis, Donald Trump ne va pas arranger les choses comme le montre l’article de BFMTV.com : «Charlottesville : Trump sous le feu des critiques après la mort d'une militante anti-raciste». Ce drame a entrainé de nombreuses réactions. À commencer par celle du président américain. "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe ses vacances. Ajoutant qu'il fallait mettre fin aux divisions mais sans se prononcer sur la responsabilité d'un camp ou d'un autre et sans clairement condamner les mouvements suprémacistes blancs. Il met ainsi les deux parties au même plan.

 

Cette attitude a été immédiatement dénoncée par ses opposants et a provoqué un malaise chez les Républicains. Certains y voient une stratégie du président américain pour ne pas s'en prendre à des mouvements qui ont permis son élection. "Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs", n'a pas hésité à déclaré le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio. Le sénateur du Colorado, Cory Gardner, parle le lui de "terrorisme domestique". "Nous devrions appeler le diable par son nom, mon frère n'a pas donné sa vie pour que Hitler et le nazisme ne soient pas contestés sur notre territoire", s'est emporté son collègue républicain de l'Utah, Orrin Hatch.

 

Barack Obama est lui sorti de sa réserve pour réagir aux événements de Charlottesville. "Personne ne nait en haïssant une autre personne a cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion", a rappelé l'ancien président, citant Nelson Mandela. L'ancienne adversaire de Donald Trump à la présidentielle l'a, elle, critiqué sans le nommer : "Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs."

 

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Publié le 13 Août 2017

Jacques Berset dans son article du samedi 12 août 2017 pour cath.ch nous montrée que depuis l’aube du vendredi matin 11 août 2017, plus d’un millier de pèlerins, brandissant des portraits de Mgr Oscar Romero, “notre martyr”, sont en marche vers le lieu de naissance du “prophète”, à Ciudad Barrios, à près de 160 kilomètres de la capitale salvadorienne.

 

Le pèlerinage de trois jours, intitulé “Caminando hacia la Cuna del Profeta”, a été mis sur pied par l’Église catholique du Salvador pour commémorer le centenaire de la naissance d’Oscar Romero, assassiné en pleine messe le 24 mars 1980 par un escadron de la mort d’extrême-droite, et béatifié par le pape François en 2015.

 

La longue marche sous un soleil ardent a débuté vendredi par une messe célébrée à 5h du matin par l’archevêque de San Salvador José Luis Escobar Alas dans la crypte de la cathédrale métropolitaine de San Salvador, où devant le monument de marbre du bienheureux martyr. Oscar Arnulfo Romero, que le petit peuple salvadorien a d’emblée surnommé “Saint Romero des Amériques”, est né le 15 août 1917 à Ciudad Barrios, dans une famille modeste de huit enfants, dans le département oriental de San Miguel.

 

Entourant le nouveau cardinal salvadorien Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador, qui fut ami et collaborateur de Mgr Romero, la foule des pèlerins s’est mise en chemin avec le concours de la police et d’équipes spécialisées de la Croix-Rouge, de la Croix Verte, des scouts et de membres de diverses paroisses, qui assument l’assistance sanitaire.

 

Parmi eux, des religieux, des religieuses et de nombreux jeunes, ainsi que des fidèles venus d’autres pays comme le Guatemala, le Mexique, mais aussi d’Allemagne, d’Italie et des Etats Unis. Participent également des croyants appartenant à d’autres confessions. Sur les quelque 160 km du pèlerinage, une centaine sont parcourus à pied, le reste en autobus.

 

À la fin de la première étape, dans le parc central de San Rafael Cedros, dans le département de Cuscatlán, au centre du pays, le cardinal Rosa Chávez a dit son espoir que Rome canonise Mgr Romero l’an prochain déjà. “Si une telle possibilité se réalise, ce sera une réparation” pour le peuple salvadorien, a-t-il lancé.

 

L’ami de Mgr Romero a soulevé l’enthousiasme quand il a demandé aux marcheurs de s’engager davantage avec “l’Église pèlerine” que promeut le pape François, “qui, à l’égal de Mgr Romero, a fait l’option pour les pauvres, l’enfance réduite en esclavage et exploitée par les adultes, pour les migrants et contre la violence que subissent les femmes”.

 

Notons que les députés de la droite salvadorienne à l’Assemblée législative ont refusé un décret transitoire du parti de gauche FMLN demandant que le 15 août, date du 100e anniversaire de Mgr Romero, soit déclaré jour férié payé pour les employés du service public. Dimanche 12 août, le président de la République salvadorienne Salvador Sánchez Cerén participera à la messe commémorative à Ciudad Barrios. Le 15 août y sera célébrée une messe présidée par le cardinal Ricardo Ezzati Andrello, archevêque de Santiago du Chili, envoyé spécial du pape François.

 

Espérons que des exemples comme Mgr Romero soient suivis dans l’Église qui a souvent parlé des pauvres et s’est mise du côté des puissants.

 

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Publié le 11 Août 2017

L’OBS nous montre dans son article du jeudi 10 août 2017 que des religieux belges appartenant à une congrégation chapeautant 15 hôpitaux psychiatriques en Belgique sont menacés d'exclusion de l'Église s'ils permettent l'euthanasie dans ces établissements.

 

"Les Frères de la Charité sont contre l'euthanasie, on doit un respect absolu à la vie", a expliqué le supérieur général des Frères de la Charité, René Stockman. L'affaire est remontée jusqu'au pape François, a-t-il admis. Une information confirmée par le Vatican.

 

Les trois religieux sur la sellette sont membres du conseil d'administration, essentiellement composé de laïques, qui supervise les 15 hôpitaux. Or cette instance a approuvé au printemps un nouveau règlement qui permet désormais aux médecins d'y pratiquer l'euthanasie, considéré comme un "acte médical".

 

La Belgique a dépénalisé l'euthanasie en 2002 pour les personnes majeures, et la loi a même été étendue aux mineurs sans limite d'âge en 2014. Cette pratique, très encadrée, a fait son chemin dans les esprits, jusqu'à convaincre trois frères belges de la congrégation, a déploré René Stockman, un docteur en santé sociale qui a travaillé dans des établissements psychiatriques belges.

 

Le supérieur général a tenté en vain de convaincre les trois frères de changer leur position, puis a saisi la conférence épiscopale de la Belgique, qui a rappelé sa ferme opposition à l'euthanasie. "J'ai été obligé de donner l'information au Vatican, qui était déjà au courant", a-t-il précisé.

 

Le Vatican a exigé que les trois frères couchent par écrit d'ici la fin du mois leur rejet de l'euthanasie, en contradiction avec la doctrine catholique. En cas de refus, sera lancé des mesures juridiques pour les obliger à amender cette déclaration et, sinon, s'engagera une procédure pour exclure les établissements concernés de l’ordre des Frères de la Charité, et leur retirer l’appellation de catholique.

 

Mais comme le montre l’article de la-Croix.com «Le Vatican menace d’exclusion l’ordre belge autorisant l’euthanasie», la situation s’avère beaucoup plus pragmatique qu’un simple revirement, car le conseil d’administration voulait se mettre en conformité avec la législation sur l’euthanasie en vigueur dans le pays. Et ce, environ un an après qu’une maison de retraite catholique de la ville flamande de Diest eut été contrainte de payer près de 5700 € d’amende pour avoir refusé l’euthanasie à une patiente âgée de 74 ans et atteinte d’un cancer du poumon.

 

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Publié le 10 Août 2017

Baptiste Protais nous montre ce jeudi 10 août 2017 sur la-Croix.com que Mgr Silvano Tomasi, l’ancien observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, appelle les États-Unis et la Corée du Nord au dialogue et à la négociation diplomatiques. Mgr Silvano Tomasi a rappelé que le dialogue doit être la voie privilégiée des relations diplomatiques, «pour ne laisser personne à l’écart sur le chemin du bien commun». «La voie du conflit est toujours mauvaise », a déclaré Mgr Tomasi, et il faut « investir le temps, l’énergie, l’argent et les ressources» nécessaires pour éviter d’en arriver à ce point de la crise. Cette attitude diplomatique est aussi une disposition politique : «Au lieu d’élever des murs (…) nous devons changer notre culture publique [en ne cherchant pas] à posséder les dernières technologies militaires, mais en ayant une approche inclusive.»

 

Ce faisant, il réaffirme l’engagement du pape François pour le désarmement nucléaire. Mgr Tomasi rappelle également que le 1er janvier 2017, dans son message pour la cinquième journée de la paix, le pape François avait appelé tous les hommes à «faire de la non-violence [leur] style de vie». Cette éthique de la non-violence n’est évidemment pas une forme de résignation, mais «un engagement actif dans la promotion de ce qui est bon et qui évite la confrontation». Dans son message pour la paix, le pape François évoquait notamment la menace de la guerre nucléaire. Il a réaffirmé sa volonté de voir appliquer le traité de non-prolifération des armes nucléaires dans un message adressé à l’ONU pour la conférence sur l’abrogation des armes nucléaires, qui s’est tenue à New York du 27 au 31 mars : elle avait réuni 113 des États membres et aucun des membres du conseil de sécurité.

 

Le pape avait alors montré «l’insuffisance de la dissuasion nucléaire comme réponse efficace» aux défis du XXIe siècle que sont «le terrorisme, les conflits asymétriques, la cybersécurité, les problèmes environnementaux [et] la pauvreté». De surcroît, l’idée même de dissuasion nucléaire est à rebours d’une politique de la «confiance mutuelle [qui] ne peut être construite qu’à travers un dialogue véritablement tourné vers le bien commun». Loin de tout angélisme, le pape François souhaitait que la conférence fût une étape décisive dans l’acheminement vers un monde sans armes nucléaires, reposant sur une «éthique de la paix et de la sécurité coopérative».

 

Mais comme le montre euronews.com dans son article «Le régime précise sa menace contre l'île américaine de Guam» que Pyongyang a présenté ce jeudi un projet détaillé pour tirer des missiles au-dessus du Japon, vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique. Les contours du plan ont été dévoilés officiellement à la télévision d’État nord-coréenne KRT. Il s’agirait de quatre missiles. En juillet, Pyongyang a déjà mené deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux mettant une bonne partie du continent américain à sa portée. Cette nouvelle surenchère intervient au lendemain de la déclaration tonitruante du président américain. Donald Trump a promis pas moins que “le feu et la fureur” à la Corée du Nord.

 

Le gouverneur de Guam a prévenu que l‘île était “parfaitement équipée” pour faire face à une éventuelle frappe nord-coréenne. Le territoire aux plages paradisiaques est très dépendant du tourisme qui fournit un tiers de ses emplois. Il a attiré plus d’un million et demi de visiteurs l’an dernier. L‘île compte surtout des installations stratégiques américaines : bombardiers à longue portée, chasseurs et sous-marins ainsi qu’un bouclier anti-missiles

 

Une situation tout aussi compliquée se dessine au Venezuela comme le montre Marie Malzac aujourd’hui sur la-Croix.com dans l’article : «Au Venezuela, l’Église en terrain miné». Après avoir proposé, en vain, ses services de médiateur, le Saint-Siège a adopté un ton plus ferme à l’égard de la dérive autoritaire du gouvernement chaviste. Il s’était montré jusque-là plus conciliant que les évêques vénézuéliens, qui s’opposent frontalement au président Nicolas Maduro. Dans cet échiquier, le pape François peut encore assumer un rôle clé, estiment certains observateurs. De fait, Nicolas Maduro a systématiquement exclu le pape, «défenseur des peuples» dont il reconnaît «l’humilité», des critiques qu’il a adressées à «la bureaucratie vaticane».

 

Là aussi la situation est des plus mauvaises comme le montre l’article de Libération.fr de ce jour : « «Tu ne seras pas seul», assure Raul Castro à son allié Maduro ». Le président cubain Raul Castro a assuré mercredi à son homologue et allié vénézuélien Nicolas Maduro qu’il ne «sera pas seul» dans son combat politique et face au «harcèlement international» dont il est victime, selon La Havane.

 

Dans une lettre le félicitant avec «une immense joie révolutionnaire» pour l’élection et l’installation récente d’une Assemblée constituante controversée, Raul Castro a assuré à M. Maduro que «les Cubains seront à l’avant-garde de la solidarité militante» du bloc socialiste latino-américain et resteront «engagés en faveur de (sa) cause». «Des jours de lutte acharnée, de harcèlement international, de blocus et de privations sont à venir, mais tu ne seras pas seul», a-t-il insisté à l’adresse du président socialiste dans ce courrier lu sur l’antenne de la télévision d’État cubaine.

 

Confronté à une vague de contestation ayant déjà fait 125 morts depuis quatre mois, Nicolas Maduro se trouve de plus en plus isolé par la communauté internationale. Il a notamment déclenché l’ire de nombreux pays et de l’Onu en tentant de reprendre en main les institutions de son pays avec l’installation d’une Assemblée constituante qui menace le Parlement contrôlé par l’opposition. Pour contre cela, réunis à Lima, douze pays – l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou - ont décidé mardi de ne pas reconnaître la légitimité de l'Assemblée constituante qui vient d'être élue, ni les décisions qu'elle pourrait prendre.

 

Mais ce soutien n’est pas aussi beau qu’on pourrait le croire puisque La Havane est fortement dépendante des livraisons de pétrole de Caracas, concédé à des conditions favorables et payé en grande partie avec l’envoi de médecins cubains au Venezuela.

 

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Publié le 9 Août 2017

Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com nous montre que le pape François a fait une réflexion ce mercredi matin à l'audience générale sur la «sympathie de Jésus pour les exclus, les intouchables». «Jésus partage la souffrance humaine», a expliqué le pape, «et quand il rencontre, de son intérieur il introduit l'attitude qui caractérise le christianisme, la miséricorde.» Il a également souligné une «profonde tristesse» pour les catholiques tués dans un temple au Nigeria, victimes d'un crime «honteux».

 

La miséricorde, on la rencontre avec cet évêque brésilien dans l’article de cruxnow.com d’Inés San Martín de ce mercredi : « L'évêque appelle l'homosexualité un don de Dieu, «cherche à mettre fin aux« préjugés qui tuent » ». Un évêque brésilien a déclaré le 30 juillet que l'homosexualité est un «don de Dieu». Après les réactions générées par son homélie, l'évêque Antônio Carlos Cruz Santos de Caicó, nommé par le pape François en 2014, a envoyé une déclaration disant qu'il voulait «sauver des vies», après avoir appris les statistiques élevées sur le suicide chez les LGBT. "Si ce n'est pas un choix, si ce n'est pas une maladie, dans la perspective de la foi, ce ne peut être qu'un cadeau", a-t-il déclaré.

 

Aujourd’hui, c’est aussi le jour où Edith Stein trouva la mort à Auschwitz avec sa sœur Rosa en 1942. Née en 1891 dans une famille juive-allemande, elle qui fut brillante d'Edmund Husserl, ne peut pas aller à l’université, cela la pousse à défendre la cause des femmes et le vote de celles-ci, puis malgré son athéisme, elle devint catholique et se fait baptiser en 1921, et elle entre dans l’ordre des Carmélites en 1933. Mais elle nous laisse une théorie philosophique originale et fondamentale, l'Eintùhlung, que l'on peut traduire par empathie : la capacité à comprendre l'autre de l'intérieur. Une attitude qui serait excellente pour le monde d'aujourd'hui.

 

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Publié le 8 Août 2017

Le pape François félicite un couple gay par le baptême catholique de leurs trois enfants

«Le pape François souhaite vous féliciter, en appelant à l’abondance de grâces divines pour la famille, afin de vivre constamment et fidèlement la condition des chrétiens». Tel est le texte provenant d'une lettre du Vatican de Mgr Paolo Borgia, conseiller du secrétaire d'État Vatican, qu’ont reçu un couple gay brésilien (Toni Reis et David Harrad) pour le baptême catholique de leurs trois enfants (Allyson, Jessica et Filipe) dans une église à Curitiba (sud du Brésil) comme nous le montre ce mardi 8 août 2017 sur periodistadigital.com.

 

En attente de confirmation, les sources du Vatican ont minimisé l'importance de cette lettre, en disant que le pape François essaie toujours de répondre positivement à des milliers de lettres semblables qu'il reçoit tous les jours. «Nous ne nous attendions pas à une réponse. Recevoir une lettre au sceau du Vatican, avec la photo dédicacée du Pape. C'est la gloire !», dit Reis dans un entretien téléphonique avec l'AFP. La lettre est datée du 10 juillet, mais la famille l’a vu vendredi dernier lors de leur retour d'un voyage de plusieurs semaines en Europe. «Cela signifie une grande avancée dans une institution où les homosexuels ont été brûlé pendant l'Inquisition et nous envoie maintenant une lettre officielle pour féliciter notre famille. Je suis très heureux et je peux mourir en paix», a-t-il ajouté.

 

Toni Reis, âgé de 53 ans et l’anglais David Harrad, âgés de 59 ans, sont ensemble depuis 27 ans. Ils ont pu à officialiser leur mariage en 2011, lorsque la Cour suprême du Brésil a reconnu l’«union stable» même pour les couples de même sexe, ce qui en pratique donne des droits assimilés à ceux des couples hétérosexuels, en leur accordant l'accès au mariage, l'adoption, l'héritage et la mort. En 2012, ils ont adopté Allyson, un garçon de 16 ans et en 2014, Jessica (14 ans), et Filipe (11 ans).

 

Ceci est un autre coup de pouce vers la reconnaissance ecclésiale des personnes LGBT, entreprise par un pape déterminé à éliminer toute trace de discrimination à l'égard de ces personnes au sein de l'Église. Le pape François a dit en 2016 que, selon lui les homosexuels «ne doivent pas être victime de discrimination, mais respectés et accompagnés au niveau pastoral», répétant une formule utilisée au cours de la première année de son pontificat, quand il a surpris tout le monde avec sa déclaration : «Si quelqu'un est gay et cherche le Seigneur avec sincérité, qui suis-je pour juger ?».

 

Tous n’ont pas ce souci de faire une place aux couples LGBT comme le montre l’article de Cameron Doody : «Une plainte est déposé contre l'archevêque de Grenade pour promotion la haine envers les personnes LGBT».  La ville de Grenade a décidé de déposer une plainte de l’Observatoire de LGBTfobie contre l'archevêque de la ville, Francisco Javier Martínez suite à son homélie donnée le 12 février, où il a affirmé que derrière l’«idéologie du genre est une pathologie, un manque de perspicacité et de la stupidité envers l’intelligence», est constitutive d'un crime de haine. Ses propos reçurent un déluge de critiques de l'Observatoire lui-même, des communautés chrétiennes populaires de l'Andalousie et de Grenade, et même de différents partis politiques ou due gouvernement de l'Andalousie, entre autres.

 

Après tout l’Observatoire de LGBTfobie n’a pas tort en disant que «Le Christ est aussi venu nous enseigner à distinguer une pomme de terre d'une rose et un homme d’une femme». Alors pourquoi cet archevêque ne sait pas le faire, car ces hommes et ces femmes ne se réduisent pas à leur sexualité.

 

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Publié le 7 Août 2017

Baptiste Protais nous montre que ce lundi 7 août 2017 qu’au nom du pape, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a adressé ses vœux à cette puissante organisation caritative de catholiques américains, très impliqués dans la défense de la famille et le soutien aux chrétiens du Moyen-Orient, qui s’est réunie du 1er au 3 août à Saint-Louis (Missouri) pour son 135e congrès, intitulé «Convaincus par l’amour et le pouvoir de Dieu».

 

Alors que se joue aujourd’hui «une nouvelle guerre mondiale "par morceaux"», selon une expression qu’il emploie souvent, le pape François demande aux Chevaliers de Colomb, dans ce message, «de rejeter cette mentalité et de combattre l’avènement d’une culture d’indifférence». En «accomplissant leurs responsabilités quotidiennes dans l’esprit de l’Évangile», ils aideront ainsi à fonder «des bases solides pour le renouvellement de la société dans son ensemble, en travaillant à changer les cœurs et à construire la paix», poursuit-il.

 

Le message du pape salue «les efforts inlassables des Chevaliers de Colomb pour défendre et promouvoir la sainteté du mariage et la dignité et la beauté de la vie familiale». Très engagés dans la défense de la vie, contre l’avortement et le mariage homosexuel, ce sont eux en effet qui ont acheté en 2014 le sanctuaire Jean-Paul II à Washington et l’institut qui y promeut sa théologie du corps et de la famille. Le cardinal Parolin s’appuie aussi sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, pour appeler l’organisation américaine à entrer dans la vision de la famille promue par le pape François, lieu d’apprentissage de la vie en société et de la fraternité sociale.

 

Pourtant, ses membres ne sont pas tous aussi fermés puisque lors de l’adoption du mariage gay au Massachussetts en juin 2007, 16 Chevaliers de Colomb, ont rompu la fidélité envers l'enseignement catholique ainsi que le principe de «l'unité» des Chevaliers. C’est embarrassant (https://www.lifesitenews.com/news/knights-of-columbus-calls-pro-gay-marriage-knights-embarrassing).

 

L’article de Radio Vatican de ce jour «Nigeria: le Pape fait part de sa douleur pour les victimes de l’attaque d’une église» nous montre que le pape François a transmis ses condoléances pour les victimes d’une « violente attaque » qui s’est produite dans l’église Saint-Philippe dimanche 6 août à Ozubulu, dans le sud-est du pays. Il en a fait part dans un télégramme signé du Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin ce lundi 7 août, envoyé à Mgr Hilary Paul Odili Okeke, évêque de Nnewi L’attaque aurait fait plus de 10 morts. Le pape a exprimé «sa profonde douleur et sa proximité aux fidèles de ce diocèse nigérian et assuré de sa proximité les familles des victimes frappées par cette tragédie».

 

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Publié le 6 Août 2017

Cameron Doody dans son article du dimanche 6 août 2017 sur periodistadigital.com nous montre que l’Angélus du pape François est pour les hommes et les femmes «humiliés par l'injustice, l'arrogance et la violence», et celles qui ne peuvent pas prendre de vacances en été pour le manque d'argent. Des gens qui sont au centre des prières du pape dans son Angélus, aujourd'hui en cette fête de la Transfiguration, pour qui il encourage les chrétiens à devenir un «signe concret de l'amour de Dieu» pour trouver le temps même cet été de «gravir la montagne» et de chercher le Seigneur.

 

Mais en gravissant la montagne que cherchons-nous comme Seigneur ? L’'épiphanie du Messie caché de Marc, la manifestation de Jésus comme le nouveau Moïse dans Matthieu ou le Jésus humain glorifié dans Luc ? Un peu tout à la fois, sans doute. Et cette Transfiguration signe concret de l’amour de Dieu fut-elle réelle ou symbolique ? L’événement cité dans les synoptiques (Matthieu 17,1–9, Marc 9,2-8 et Luc 9,28–36) était sans doute un épisode de la vie de Jésus qui fut plus tard chargé de symboles, où ce dernier se rendit au mont Hermon pour préparer le Royaume de Dieu à venir, pendant la fête des tentes, ce qui lui permit de montrer sa relation directe avec Dieu à trois de ses disciples (Pierre, Jacques et Jean) qui ne dirent sans doute rien.

 

Et Jésus en nous faisant gravir la montagne, nous prépare-t-il à quelque chose ? Oui, à un royaume qui est tout autre. Comme nous le montre Corrado Augias et Mauro Pesce dans Enquête sur Jésus en 2008, c’est un royaume pour les «ptochoi», les «misérables», ces résultats de l’injustice sociale, les déchets humains que le «système» refuse et exclut. Mais Jésus va aussi plus loin car pour lui les pauvres, les riches, les gens en bonne santé, les malades rencontrés au hasard dans les rues devront être assis côte à côte et partager le même pain.

 

Sommes-nous prêts à gravir cette montagne et à suivre le seigneur ? Qui sait ?

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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