Publié le 22 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article du  vendredi 22 septembre 2017 sur periodistadigital.com nous montre qu’après avoir subi les attaques des ultras, le jésuite et conseiller du pape François, James Martin, se sent bien. Fort de continuer à prêcher ses paroles prophétiques à toute l'Église, cette fois-ci il insiste sur le fait que les catholiques LGBT ne sont pas tenus de pratiquer la chasteté.

 

Dans une vidéo publiée mercredi sur YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=wfbYRJN-jWE), le père Martin a recouru à la tradition théologique selon laquelle une doctrine ne la devient pas jusqu'à ce qu'elle soit acceptée par tous les fidèles. "Une tradition que beaucoup de gens ne connaissent pas ", dit le jésuite, "depuis une trentaine ou quarantaine d’années ont en à peine parlé". Ce type d'accueil d'une doctrine, a poursuivi Martin, s'est produit dans le cas des doctrines qui sous-tendent les fêtes de l'Église, par exemple, mais pas en ce qui concerne la discipline sexuelle. "Pour qu'une doctrine devienne normative", a expliqué le jésuite, "il faut espérer qu'elle soit reçue par le peuple de Dieu, comme cela s'est passé avec l'Assomption, par exemple. Comme pour la fête de l'Assomption, il faut y croire, et elle est reçue".

 

Mais «la doctrine selon laquelle les personnes LGBT devraient être célibataires toute leur vie, pas seulement avant le mariage, comme pour la plupart, mais toute leur vie, n'a pas été reçue», a poursuivi Martin. La situation qui pose la question «théologique» de ce que l'Église peut faire avec cette non-acceptation par les LGBT d'une doctrine spécialement destinée à ceux-ci, qui devrait porter surtout son attention «aux évêques et aux personnes LGBT».

 

De plus, le fait que l'Église regarde tellement les affaires LGBT est le résultat d'un «malentendu» de ce qui est vraiment important dans la théologie morale. Plusieurs fois, il a également déploré l'obsession des homosexuels par les catholiques de droite, qui est le résultat d'une «peur» qu'ils ressentent de leur propre «sexualité complexe».

 

Mais après tout, Martin a dénoncé, le paradoxe continue à faire rage dans l'Église qui élève le célibat comme l'un des plus précieux charismes évangéliques tout en l'imposant aux personnes d'orientations affectives différentes. "On suppose que le célibat est un cadeau, ou quelque chose que vous choisissez", a déclaré le prêtre. Mais «en termes de catéchisme, c'est une obligation, et les LGBT considèrent qu'il s'agit d'une imposition».

 

Comme on peut le voir dans napavalleyregister.com (http://napavalleyregister.com/opinion/editorial/guest-editorial-i-called-for-christians-to-love-gay-people/article_d2e82a30-eeaa-5ad2-bf94-269a770578ba.html), Le père James Martin veut chasser une homophobie répandue dans certains coins sombre de l'Église venant de groupes qui n'ont aucune légitimité dans l'Église (et qui ont souvent été critiqués par les dirigeants de l'Église) s'opposent aux autorités légitimes, voulant mettre en avant ce que souhaite le pape François d'aller dans les «périphéries» où les gens pensent que l'Église ne les sert pas ou où ils ne se sentent pas à leur place, et pour lui Jésus a contacté les gens en marge et en leur disant que Dieu les a créés, les aime et les accueille. Et pour lui, c'est ça la vérité.

 

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Publié le 22 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article du jeudi 21 septembre sur periodistadigital.com nous montre que beaucoup de jeunes fidèles voient encore l'Église comme un "lieu d'interdictions". C'est l'une des conclusions d'un premier tamis de réponses au questionnaire préparatoire du synode des évêques de 2018 sur «les jeunes, la foi et le discernement professionnel», selon son secrétaire général, le cardinal Lorenzo Baldisseri. Dans ses déclarations, il dit qu’il y a «près de 130 000 visites sur le site, presque 250 000» pour répondre au questionnaire du synode. C'est «un nombre vraiment génial», selon les mots du cardinal, qui a également rappelé que la date limite pour remplir les questionnaires est fin novembre.

 

Baldisseri lors de la clôture du rassemblement international de jeunes organisé dans la curie générale des Jésuites, en préparation du synode l'année prochaine, a déclaré qu’il a le potentiel de devenir «un élément clé de ce renouvellement missionnaire de l'Église» qu'Evangelii Gaudium décrit comme «le défi de ces temps». «Nous devons regarder les jeunes non seulement pour nous aider à comprendre comment proclamer l'Évangile, mais aussi pour mieux comprendre ce que Jésus exige de son Église, ce qu'il attend d’elle, ce qu'il faut enlever et ensuite coudre pour une telle mission», a déclaré Baldisseri.

 

En ce qui concerne la rencontre des jeunes à Rome, le cardinal toscan a expliqué qu'il a abordé les thèmes de son monde, tels que «l'identité, la vision, l'altérité, la technologie et la transcendance», et tout cela d'un point de vue tous «réalistes». «Nous ne cachons pas la perplexité que les nouvelles générations ressentent aujourd'hui et que c'est souvent le résultat d'autres crises, de la crise de la famille et de la crise de la société», a affirmé Baldisseri. Mais ce n'est pas ainsi, selon le cardinal, le «réalisme est devenu pessimisme» lors de la réunion, car «malgré les nombreuses contradictions de notre époque, les jeunes aujourd'hui sont plus ingénieux que ceux du passé» et sont aussi «plein d'idées et d'objectifs». Les participants au sommet ont même eu une autre idée concernant leur participation à l'Église au-delà du synode : celle d'avoir des jeunes en permanence dans certaines institutions du Vatican. Un souhait qui «était au-delà de notre compétence» pour se résoudre dans l'atelier, a déclaré Baldisseri, mais qui, néanmoins, «pourrait être référé aux pères synodes».

 

Pendant ce temps, le Vatican a publié ses propres conclusions sur ce séminaire international sur le statut mondial de la jeunesse qui, selon le Saint-Siège, a accueilli 82 invités du Saint-Siège. Cinq continents : 21 jeunes, 17 experts des universités ecclésiastiques, 15 experts d'autres universités, 20 formateurs et opérateurs du ministère de la jeunesse et de la profession, et 9 représentants des corps du Saint-Siège. D'un point de vue géographique, 52 des participants au séminaire étaient d'Europe, 18 des Amériques, 7 d'Asie, 4 d'Afrique et un d'Australie. Les huit sessions qui ont eu lieu lors de la réunion, a déclaré le Vatican, ont eu la participation d'experts dans différents sujets et la participation au débat ultérieur de tous les participants.

 

Ainsi, le premier jour de la session "Jeunesse et Identité", deux conférences ont été données par deux experts : Monseigneur Philippe Bordeyne de l'Institut Catholique de Paris et le fondateur de l'association Nuovi Orizzonti (Nouvel Horizon), l’Italienne Chiara Amirante. Dans ce contexte, plusieurs thèmes ont émergé, y compris l'importance de l'éducation pour la formation d'une identité complète qui répond aux besoins d'orientation et de réconciliation partagés par de nombreux jeunes. De même, dans la dernière session, un équilibre a été pris et des perspectives ont été indiquées en fonction du prochain synode. Les jeunes ont présenté une vidéo dans laquelle ils ont synthétisé leur expérience, résumés dans la phrase : «Nous sommes une famille, écoutez-nous et grandissez ensemble». Ce slogan souligne le désir des jeunes de trouver dans l'Église une maison, une famille et une communauté où ils mènent leurs propres options de vie et peuvent contribuer au bien commun.

 

Le cardinal Baldisseri a une vision concrète de la jeunesse qui désire avoir du poids durant le synode et peser dessus, il voit également qu’ils désirent une Église ouverte sans qu'elle donne l’image d’une forteresse à l’image de l’«hôpital de campagne» du pape François.

 

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Publié le 21 Septembre 2017

Comme nous le montrent le DIRECT. Deuxième journée de mobilisation pour les opposants à la réforme du Code du travail de  francetvinfo.fr, le EN DIRECT - Réforme du travail d’Europe.fr, le EN DIRECT - Manifestations contre la réforme du code du travail de LCI.fr, le EN DIRECT. Manifestations contre le Code du Travail de L’OBS et Le Live Réforme du code du travail dans LeMonde.fr, dix jours après un premier test, les opposants à la réforme du droit du travail descendent à nouveau dans la rue pour une deuxième journée de mobilisation.

 

"La démocratie, ce n'est pas la rue", leur a lancé mardi Emmanuel Macron depuis New York. Mais les syndicats opposés à la réforme du droit du travail, CGT et Solidaires en tête, battent à nouveau le pavé et appellent à la grève, jeudi 21 septembre, sont bien décidés à peser pour infléchir la position du gouvernement sur la réforme du Code du travail, dont les ordonnances doivent être adoptées vendredi en conseil des ministres. Pour eux, elles présentent "des risques de dumping social" et mettent en péril le syndicalisme dans l'entreprise. Le 12 septembre, leur première grande mobilisation contre cette réforme avait réuni entre 223 000 et 500 000 personnes en France (chiffres police et CGT), soit autant que la première journée de contestation de la loi travail en 2016. S'il y a consensus entre les syndicats pour dire que cette loi risque d'affaiblir les droits des salariés, ils ne sont pas arrivés à faire front commun.  Les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n'ont pas appelé à rejoindre le mouvement, comme lors de la journée d'action précédente, mais de nombreux syndicalistes sont tout de même présents lors des manifestations. Comme le 12 septembre dernier, lycéens et étudiants se mobilisent contre la loi travail. On apprend aussi que 1500 CRS, censés assurer la sécurité des manifestations organisées aujourd'hui, manquaient à l'appel ce jeudi à 12 heures. En cause, la volonté du gouvernement de fiscaliser leur indemnité de déplacement. À défaut de droit de grève, ces CRS ont exprimé leur grogne en posant des arrêts maladie. Des gendarmes ont été appelés en urgence pour remplacer les CRS "malades". Un chiffre qui pourrait évoluer au cours de la journée, les défections étant comptabilisées au fur et à mesure des prises de service. Les syndicats policiers tablent sur 2500 CRS portés pâles.

 

À Rennes, les syndicats avancent le chiffre de 6000 manifestants, alors que la police en compte 2200.  À Lille, environ 5000 personnes ont manifestés contre la réforme du code du travail. À Lyon, la police a compté près de 3500 manifestants, contre 10 000 selon la CGT, rapporte Le Progrès. À Marseille, la police a compté 4500 manifestants, contre 50 000 pour la CGT, selon le quotidien La Provence. En déplacement sur le thème des JO de Paris 2024 à Marseille, Emmanuel Macron a finalement décidé d'aller au contact des manifestants qui ont défilé ce matin à Marseille. Hué par une partie des opposants à la réforme du code du travail, le président s'est expliqué avec quelques militants, tentant (en vain) de les convaincre du bien-fondé des mesures. Autre manifestation à Arras, cette fois contre la réduction des contrats aidés voulue par le gouvernement. Près de 700 personnes, élus locaux et citoyens, ont manifesté devant la préfecture du Pas-de-Calais pour réclamer "un moratoire" sur la réduction des contrats aidés, à l'appel du Pôle métropolitain de l'Artois, un regroupement de 150 communes. À Amiens, un millier de manifestants sont dans la rue contre la réforme du code du travail selon France Bleu Picardie. Entre 200 et 400 lycéens et étudiants ont manifesté ce jeudi matin dans le centre-ville d'Amiens. À Besançon, ils étaient environ 1000 manifestants à protester contre la réforme du code du travail selon l’Est Républicain. Entre 200 et 400 lycéens et étudiants ont manifesté ce jeudi matin dans le centre-ville d'Amiens. 2000 personnes se trouvaient à Nîmes, 1200 à Ales et 100 au Vigan. À Bordeaux, où des incidents ont opposé en fin de manifestation de jeunes anarchistes au service d’ordre de la CGT, la préfecture a compté 3000 participants, contre 10 000 selon la CGT. À Toulouse, ils étaient 4 000 selon la police et 14 000 selon la CGT. De nombreux slogans, certains semblables à ceux utilisés contre la loi Travail, fleurissent dans les rues. En voici quelques exemples : "Si la loi est contre le peuple, alors nous serons hors la loi", "Macron, les fainéants sont 'en marche'", "Nous ne voulons plus être de la chair à patron", "Les financiers sont à l'affût, et la démocratie est dans la rue", "Feignants, feignasses... en charter pour Las Vegas", ou encore "La régression sociale ça ne se négocie pas, ça se combat !".

 

Selon la préfecture de police, la manifestation à Paris a réuni 16 000 personnes. La CGT en dénombre 55 000. Jean-Luc Mélenchon était au milieu de la manifestation parisienne. À noter que le Mouvement du 1er Juillet de Benoît Hamon est présent dans plusieurs cortèges de France. Son fondateur lui-même est actuellement au milieu des opposants à la réforme à Paris et a appelé le président de la République à respecter le droit à manifester. Des heurts ont éclaté, à Paris, sur le boulevard Auguste-Blanqui, à la fin du défilé. Aucune interpellation n'a eu lieu, a précisé un policier présent place d'Italie. Les affrontements n'ont duré que quelques minutes avant que les militants autonomes ne soient dispersés. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a revendiqué jeudi un niveau de mobilisation "équivalent" à celui de la semaine dernière et "plus de débrayages dans les entreprises", au départ de la manifestation parisienne contre la réforme du code du travail. Pourtant, des journalistes sur place évoquent des cortèges "clairsemés". C'est le cas d'une journaliste du "Monde", présente dans le cortège parisien. Selon le ministère de l'Intérieur, 132 000 personnes ont manifesté en France. De son côté, la CGT évoque "plusieurs centaines de milliers de manifestants", sans davantage de détails.

 

Pour ne rien arranger l'Élysée a confirmé aujourd'hui que le président de la République signera les ordonnances de la réforme du code du travail demain, après leur présentation en Conseil des ministres. Elles entreront en application, par décret, progressivement dans les semaines à venir. Au micro de franceinfo, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, estime qu'"il n'y a aucune raison de s'arrêter" car "la mobilisation, elle est là". Il souhaite organiser une nouvelle journée interprofessionnelle d'action. Il précise qu'il ne se rendra pas, samedi, à la manifestation contre la réforme du Code du travail organisée par La France insoumise. "Comme pour chaque mobilisation sociale, tous les soutiens sont importants. Tous les soutiens politiques qui relaient les mouvements sociaux sont importants", déclare-t-il. Mais "nous veillons à garder notre indépendance syndicale", poursuit-il. Philippe Martinez n’a pas tort.

 

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Publié le 21 Septembre 2017

Radio Vatican nous montre que le pape François a reçu ce matin les membres de la Commission de protection des mineurs, qu’il avait institué en 2014 pour lutter contre la pédophilie dans l’Église. Il a remis aux 18 participants de l’Assemblée plénière de cette commission présidée par le cardinal O’Malley, archevêque de Boston, un document martelant la ligne de "tolérance zéro" que l’Eglise doit assumer.

 

«Le scandale des abus sexuels est véritablement une ruine terrible pour toute l’humanité, qui affecte de nombreux enfants, jeunes et adultes vulnérables dans tous les pays et dans toutes les sociétés», écrit le Pape dans ce texte. «Pour l’Église aussi cela a été une expérience très douloureuse. Nous ressentons de la honte pour les abus commis par les ministres sacrés, qui devraient être les plus dignes de confiance», reconnaît le pape, tout en rappelant la mission confiée par le Christ à l’Église, cet appel à protéger les plus fragiles.

 

Le pape explique qu’en recevant des victimes au Vatican, il a pu prendre conscience de l’impact de ce «péché horrible» sur la vie de ces personnes. Des mesures fermes doivent donc s’appliquer à ceux qui ont trahi leur appel, pas seulement vis-à-vis des prêtres, mais de tous ceux qui travaillent dans les institutions de l’Église. Il faut appliquer à tous les niveaux le principe de «tolérance zéro» face aux abus sexuels, martèle le pape, qui souhaite que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et celle pour l’Évangélisation des Peuples puissent contribuer à une prise de conscience générale dans l’Église.

 

Le pape salue nommément les efforts du cardinal O’Malley et de Marie Collins, cette femme victime d’abus en Irlande, qui après en avoir été l'un des membres fondateurs avait quitté la commission il  y a quelques mois, mais qui a participé la semaine dernière à une formation pour les nouveaux évêques. L’Église doit être un lieu de compassion, un «hôpital de campagne», insiste encore le pape François. Dans ce contexte, la commission doit continuer à «écouter avec intérêt les voix des victimes et des survivants», et «apprendre de leurs histoires personnelles de courage et de persévérance».

 

Au moins le pape a reconnu que sur la pédophilie : "Nous sommes en retard". Il s’engage maintenant à faire des mesures plus forte, et l’affaire Preynat semble maintenant le faire réagir puisque comme le montre l’article de LaLibre.be «Le pape François voudrait refuser tout appel aux prêtres condamnés pour pédophilie» de ce jeudi, le pape François a souhaité que les prêtres condamnés pour pédophilie n'aient plus la possibilité de faire appel de leur procédure canonique et assuré qu'il n'accorderait jamais de grâce dans ce type d'affaire.

 

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Publié le 20 Septembre 2017

Maurice Page dans cath.ch nous montre ce mercredi 20 septembre 2017 que pour le père Hans Zollner, l’Église catholique devrait s’occuper plus intensément des conséquences des abus sexuels. Il manque de “théologie face à l’abus, d’une théologie de l’enfance”, a relevé le président du Centre de protection de l’enfance de l’Université pontificale grégorienne, à Rome.

 

Bien que des abus sexuels aient été rapportés dans l’Église depuis environ 30 ans, il n’y a toujours pas de discussion théologique sur ce sujet, note le père Zollner. Alors qu’au XIXe siècle, les nombreuses communautés chrétiennes qui se créaient se sont occupées des problèmes sociaux de l’époque, aujourd’hui il n’y a pas d’initiatives en faveur des personnes touchées. Le jésuite en appelle à une culture de la protection des personnes vulnérables.

 

Le père Zollner s’est exprimé lors de la présentation de la traduction allemande du livre “Mon Père, je vous pardonne” de Daniel Pittet, à l’ambassade d’Allemagne près du Saint-Siège. Dans cet ouvrage, l’auteur fribourgeois décrit comment un prêtre capucin l’a violé pendant quatre ans, de 1968 à 1972, de la façon la plus brutale.

 

Faire face aux abus sexuels commis par des prêtres sur des mineurs est “choquant et déchirant”, a déclaré le père Zollner. Il s’agit de sexualité et de violence, d’abus de la confiance, de vies détruites et d’hypocrisie – tout cela dans le giron de l’Église. “Ceux qui ne font pas face à leur propre côté sombre, seront rattrapés tôt ou tard d’autant plus fortement”. Les chrétiens doivent affronter cette réalité, relève le jésuite.

 

Personne ne pourra jamais vaincre totalement le mal, y compris les abus infligés aux enfants. Le croire est une erreur de jugement fatale, estime le jésuite. Cependant, il y a beaucoup à faire pour minimiser le risque d’agression. 

 

Cette envie d’accélérer de la part du père Zollner peut prendre appui sur le fait que le cardinal Philippe Barbarin sera jugé du 4 au 6 avril pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs commises par un prêtre dans son diocèse de Lyon. Une affaire que va suivre de près le Vatican.

 

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Publié le 20 Septembre 2017

Gauthier Vaillant avec i. Media nous montre dans la-Croix.com dans son article du mardi 19 septembre 2017 que dans un motu proprio publié mardi 19 septembre, le pape François modifie la mission de l’institut pontifical Jean-Paul II pour qu’il étudie davantage, à l’aide des sciences humaines, la «réalité de la famille d’aujourd’hui dans toute sa complexité».

 

Par une lettre apostolique en forme motu proprio, intitulée Summa familiae cura, mardi 19 septembre, le pape François a supprimé l’institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille pour lui substituer une nouvelle structure similaire à la mission redéfinie. L’objectif : que l’institut créé en 1981 par le pape polonais, mêle davantage dans ses travaux théologie et sciences sociales.

 

Le pape François a baptisé ce nouvel institut, Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Il précise d’ailleurs qu’il souhaite que la nouvelle structure, rattachée à l’université pontificale du Latran, demeure fidèle à «l’inspiration originelle» de son fondateur.

Le pape situe clairement cette réforme dans la lignée des deux synodes sur la famille et de son exhortation apostolique Amoris laetitia, qui ont, selon, lui, permis à l’Église d’avoir «une conscience renouvelée de l’Évangile de la famille et des défis pastoraux» qu’elle doit relever.

 

Il souhaite que ce nouvel institut soit un «centre universitaire de référence», qui soit davantage ouvert «aux développements des sciences humaines et de la culture anthropologique», afin de correspondre «pleinement aux exigences actuelles de la mission pastorale de l’Église».

 

Surtout, le pape François estime que «le changement anthropologico-culturel» autour de la famille, «ne nous permet pas de nous limiter à des pratiques de la pastorale et de la mission qui reflètent des formes et des modèles du passé». «Dans le but clair de rester fidèles à l’enseignement du Christ, nous devons regarder avec l’intelligence de l’amour et avec un sage réalisme la réalité de la famille aujourd’hui, dans toute sa complexité, dans ses lumières et dans ses ombres», poursuit-il.

 

Cette réforme intervient quelques jours après la mort, le 6 septembre dernier, du premier président de l’institut Jean-Paul II, le cardinal Carlo Caffara, qui était resté à sa tête jusqu’en 1995. Il était également l’un des cardinaux signataires des «dubia», les «doutes» adressés au pape concernant Amoris laetitia.

 

L’institut était jusqu’à aujourd’hui sous la présidence de Mgr Pierangelo Sequeri, nommé par le pape François en août 2016. En octobre 2016, recevant les 400 membres de l’Institut Jean-Paul II, il les avait déjà encouragés à mieux prendre en compte «la complexité des conditions actuelles» des familles, estimant que l’Église avait présenté «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit quasiment artificiellement», «loin des situations concrètes des familles».

 

Le pape François souhaite utiliser l’Institut Jean-Paul II pour mettre en avant la nécessité d'une «conversion pastorale» et d'une «attention aux blessures de l'humanité», afin que tous puissent retrouver l'Église. Le souhait du pape est de faire une Église sortante avec un Institut sortant, où la famille ne sera pas seulement une institution catholique.

 

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Publié le 19 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article du mardi 19 septembre  2017 nous montre que Vincent Long, l'évêque de Parramatta, n'est pas le seul prélat australien à penser qu'un catholique peut voter consciencieusement pour le mariage homosexuel. L'évêque de Maitland-Newscastle, Bill Wright, soutient également que «cela fait plus pour la paix et l'harmonie communales que les couples homosexuels ont une place dans des structures reconnues qui les exclut».

 

Wright commence sa tribune sur le portail mnnews.today reconnaissant que l'impulsion pour la reconnaissance du mariage homosexuel "semble résulter du désir des couples homosexuels d'avoir une cérémonie officiellement reconnue pour formaliser leur engagement, puis de donner leur reconnaissance de relation  juridique et social". Un souhait que l'évêque trouve légitime, étant donné que «dans une société où les relations homosexuelles sont légalement reconnues et que les couples homosexuels peuvent adopter et élever des enfants, c'est une anomalie juridique que leur relation n'a pas de statut juridique clair».

 

Bien qu'il soit vrai que l'Église ne peut maintenant le reconnaître que comme un mariage «non marié», elle peut le reconnaître comme un «mariage conforme au droit australien», dit Wright. Les mariages que l'Église doit reconnaître valables, selon l'évêque de Maitland-Newcastle, le sont «non pas parce qu'ils correspondent à la doctrine de l'Église ou à un idéal moral», mais d’après la loi du pays, comme "une bonne règle pour les personnes qui vivent dans cette société en ce moment".

 

C'est ainsi que l'évêque Wright arrive à la conclusion qu’«un tel «bien commun» peut être fait dans notre société plurielle, et il fait plus pour la paix et l'harmonie communales puisque les couples homosexuels auront une place dans des structures reconnues qui les exclus». Mais ce n'est que dans le cas de la «reconnaissance de l'état du mariage homosexuel en droit», comme l'admet le prélat que «beaucoup de mes frères évêques et beaucoup d'autres bonnes personnes posent une autre question» sur même sexe.

 

Il reste des doutes, dit l'évêque de Maitland-Newcastle, sur les «conséquences sociales» de la légalisation du mariage homosexuel. Ses répercussions sur la cohésion sociale, par exemple, dans la liberté religieuse de ceux qui ne peuvent en bonne conscience officier ou participer à un mariage gay, ou au droit des églises et de l'école de continuer à enseigner «la vision chrétienne traditionnelle du mariage». Mais l'important, demande Wright, c'est que les fidèles «pensent et parlent à ce sujet» et «prient». "Regardez au-delà des slogans et des anecdotes", implore le prélat, "et votez pour ce que vous croyez le mieux pour notre communauté australienne, maintenant et pour les générations futures".

 

Mais ce changement va être difficile comme le montre l’article de Lorna Donlon sur The Tablet d’aujourd’hui : «Le père James Martin dit que la Cafod n'est pas tout à fait exact dans son compte rendu sur l’"annulation" de sa conférence à Londres». Le père jésuite James Martin, a déclaré que la Cafod avait annulé une conférence prévue en octobre à Londres sur les réfugiés et les migrations en raison de la controverse sur son nouveau livre intitulé «Building a Bridge» (Construire un pont), qui appelle à un dialogue plus poussé entre l'Église catholique et les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transgenres. Les catholiques qui se sentent aliénés dans l'Église. Cela fait suite à une campagne négative et hostile sur les réseaux sociaux par certains groupes conservateurs motivés «par la peur, la haine et l'homophobie» sur la publication de son nouveau livre. La semaine dernière, le Collège théologique, et le séminaire national de l'Université catholique d'Amérique ont annulé une invitation au père Martin. Une apparition lors d'un dîner pour l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre à New York a également été annulée. Les annulations ont été le résultat «de la colère ou de la peur sur mon livre ‘Construire un pont’ sur les catholiques LGBT», a déclaré le père Martin sur Facebook le 15 septembre pour répondre à la controverse.

 

Il y aura toujours de censeurs pour s’opposer au bon sens, mais un vent nouveau tourne et espérons qu’il continue de tourner pour que l’Église soit là auprès de tout ceux qui ont besoin d’elle.

 

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Publié le 19 Septembre 2017

Comme le montre la page Twitter de Pierre Laurent (@plaurent_pcf) et celle du PCF (@PCF), son discours du samedi 16 septembre 2017 mettait en avant l’union de la gauche puisque pour lui la gauche a besoin de coopérer et non de se dissoudre. Enfin il lance une pique pour la France Insoumise : "Nous avons chacun la responsabilité de créer les conditions du rassemblement" puisqu’"Une majorité politique de gauche existe dans le pays." "Il n'y aura pas de transformation sociale sans la capacité de mobilisation des syndicats", dit-il. Il faut dire que "Le Président n'a pas de majorité dans la population pour mener sa politique". Au grand déplaisir de la France Insoumise qui l’a fait savoir sur Twitter qui se demande pourquoi Pierre Laurent ne parle pas du PS, qui est devenu sa grande obsession. Le PS n’est plus au pouvoir, il a perdu toutes les élections et se défouler sur lui ne servira à rien et aidera beaucoup Macron car il a tout à gagner à une gauche divisée. Lors des élections présidentielles et législatives le résultat a été magnifique.

 

Pourquoi parler seulement de Jean-Luc Mélenchon, alors qu’il y avait des choses bien plus intéressantes à la Fête de l’Huma comme le montre la page Twitter de l’événement (#fetedelhuma). La gauche y débattait, échangeait, revendiquait, interpellait, pensait et proposait. Le 15 septembre, on avait pu voir un débat à l'agora de la Fête de l’Humanité sur le féministe et la marche pour l'égalité avec Sabine Salmon présidente de Femmes solidaire, un débat avec Eric Coquerel et le cercle Podemos Paris sur la situation de la Gauche Humaniste en Europe et dans le monde, puis le 16 septembre, il y eu la conférence participative sur l'accueil des réfugiés avec Cédric Herrou et Damien Carême, sur les risques sanitaires et sur le revenu de base avec le Mouvement du 1er juillet, un débat sur la révolution numérique, un débat sur réseaux sociaux et politisation en présence d'Osons Causer (@OsonsCauser), Tatiana Ventôse (@TatianaVentose) et Et tout le monde s’en fout (@ETLMSF), et la projection du film «L'Assemblée» sur Nuit Debout. On pouvait aussi y signer la pétition de la CNL pour le logement social.

 

La France Insoumise parlait de l'unité des gauches avec Clémentine Autain, Danielle Simonnet et Gérard Filoche du PS. Mais Pierre Laurent a voulu rappeler dans son discours que la convergence ne peut se faire que dans l’unité pas au travers d’un seul parti. Ce dernier a mieux accueilli Benoit Hamon du M1717 qui lui avait tendu la main, Olivier Faure, Boris Vallaud et Carole Delga du PS, et Olivier Besancenot du NPA. Les médias se sont centrés sur Jean-Luc Mélenchon plutôt que de parler de la Fête en elle-même.  Le dimanche 17 septembre, Pierre Laurent en rajouta une couche : "Vous pouvez compter sur les communistes pour toujours jouer collectif !" Pour bien le montrer, des représentants du PCF viendront le 23 septembre à la marche de la France Insoumise contre la loi travail comme le fera Benoît Hamon.

 

Mais la gauche n’obtient ses réformes importantes que quand elle est unie. Les exemples sont parlants comme le Front populaire en 1936 dans lequel les communiste ne gouvernent pas, le programme du Conseil national de la Résistance en 1944 qui s’est fait avec la participation de toutes les tendances représentées au sein du CNR même celles de droite, puis entre 1945 et 1947 ce sont trois partis qui mettent en avant l'application du programme du CNR et ce sont le PCF, le SFIO et le MRP (droite sociale), avant que le PCF quitte le gouvernement en 1947 car il est contre les nationalisations vu que pour lui ce n’est pas une politique socialiste. En 1981, François Mitterand obtient une majorité de gauche à l’assemblée après voir été élu président grâce à l’appui des forces de gauche jusqu’en 1983, et peut faire des mesures sociales importantes jusqu’au départ des communistes lors du tournant de la rigueur. Enfin en 1997, eut lieu la majorité plurielle de Lionel Jospin qui aboutit aussi à d’importantes réformes sociales et sociétales.

 

En gros, pas de victoire et de réforme sans union. Jean-Luc Mélenchon fait l’erreur de croire que tout le monde se rangera derrière lui espérant faire une OPA sur la gauche et se pensant indispensable, mais tous ceux qui ont cru ça finissent par déchanter comme le PCF entre 1944 et 1958, comme Mitterand qui se rendra compte qu’il ne peut pas gagner sans ses alliés communistes et écologistes, ou comme François Hollande trop présomptueux après sa victoire aux présidentielle de 2012 et qui se croyait indispensable à la gauche. D’ailleurs, la récupération de la convergence des luttes est difficile puisque comme le montre mai 68 les socialistes et les communistes s’y sont cassés les dents les menant à deux grosses défaites électorales aux législatives et à la présidentielle tant leurs divisions étaient grandes.

 

Mathilde Larrère, ‏une historienne des révolutions et de la citoyenneté (UPEM), participant à Arrêt sur image, nous fait découvrir sur sa page Twitter (@LarrereMathilde) un texte du 25 avril 1871 qu’elle a mise le 22 août 2016 pour bien recadrer ceux qui faisaient la course à la présidentielle où l’on peut lire : «Défiez vous des ambitieux autant que des parvenus; les uns comme les autres ne consultent que leurs propres intérêts, et finissent toujours par se considérer indispensables. Défiez vous également des parleurs, incapables de passer à l’action; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire où à un mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisé, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.»

 

Ce texte nous donne également des indications pour faire le bon choix : «Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs de choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.»

 

Cela laisse songeur.

 

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Publié le 18 Septembre 2017

Comment fonctionne la justice canonique, qui se penchait sur le cas d'un prêtre lyonnais soupçonné d'agressions sexuelles avant de suspendre la procédure ? Visiblement, très mal comme le montre franceinter.fr ce lundi 18 septembre 2017.

 

Oui, l'Église a une justice. Et elle jugeait jusqu'à récemment le père Preynat, ce prêtre lyonnais soupçonné d'agressions sexuelles sur près 70 enfants. Mais ce procès a été suspendu, discrètement, au cœur de l'été. Depuis, les langues se délient sur une procédure plus qu'opaque. Pour comprendre, il faut chasser de nos têtes l'image d'un tribunal classique : un juge, des joutes verbales d'avocats, des témoins, tous réunis. Là, ça ne fonctionne pas comme ça. Les victimes sont entendues discrètement, seules, dans plusieurs villes de France. Elles jurent sur les Évangiles.

 

Dans le cas du procès du père Preynat, plusieurs victimes ont été choquées par la manière dont se sont passés les entretiens. Et les personnes qui ont témoigné n'ont pas été prévenues de la suspension du procès – sans date de reprise prévue. Elles l'ont appris dans la presse. En fait, c'est le cardinal Barbarin, l'archevêque de Lyon, lui-même accusé dans cette affaire d'avoir su et tu les agressions sexuelles du père Preynat, qui a décidé d'interrompre la procédure. Pourquoi ?

 

Plusieurs victimes du père Preynat ont intenté une nouvelle procédure civile contre le cardinal Barbarin et diverses autres personnes, explique le tribunal dans un courrier. Une procédure pour non-dénonciation. Ce serait donc pour ne pas gêner cette nouvelle procédure, qui commence d'ailleurs demain, que Monseigneur Barbarin a décidé d'interrompre le procès canonique. Au Parquet de Lyon, on ne comprend pas. Les deux affaires, nous dit-on, ne sont "pas directement liées".

 

Alors pourquoi, s'accrocher autant, quand on est une victime, au procès canonique ? D'abord, pour la sanction encourue : le père Preynat pourrait, s'il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, perdre son statut de prêtre jusqu'à sa mort. Surtout, il n'y a pas de prescription dans la justice canonique. Les faits les plus anciens sont pris en compte. C'est ce qui motive, malgré les difficultés, les victimes du père Preynat. Et les difficultés ne manqueront pas.

 

Ultime provocation en date, pour certaines victimes : l'identité de l'un des trois juges ecclésiastiques, avancée par plusieurs sources. Un abbé, à la tête d'une abbaye qui a servi de lieu de repli à plusieurs prêtres pédophiles. Ni le Diocèse, ni le tribunal n'ont souhaité confirmer... ou commenter.

 

Cette procédure judiciaire ecclésiastique commence à sentir le souffre et donne de plus en plus l’idée qu’on va mettre la poussière sous le tapis au lieu de la nettoyer. Pendant ce temps, on essaye de sauver le soldat Barbarin qui est cité à comparaître à Lyon pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions pédophiles. Il faut dire que d’après Isabelle de Gaulmyn dans son livre Histoire d’un silence, il aurait été informé des agissements du père Preynat après son arrivée à Lyon en 2002.

 

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Publié le 18 Septembre 2017

Geoffroy Clavel, le chef du service politique du HuffPost nous montre samedi 16 septembre 2017 sur HuffingtonPost.fr le grand retour de la Manif pour tous remontée à bloc par la promesse de l'exécutif d'étendre la PMA à toutes les femmes, qui promet "de battre le pavé" dans  son article : «Avec la #PMAsansPère, la Manif pour tous tient son slogan pour 2018».

 

Comme un parfum de 2013. En retrait depuis l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, la Manif pour tous s'apprête à revenir sur le devant de la scène à la faveur des débats annoncés sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Les déclarations de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, qui promettent pour 2018 le respect de cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ont fait office de détonateur pour l'organisation dirigée par Ludovine de la Rochère. Sous le quinquennat Hollande, l'association née en réaction à la loi Taubira n'a cessé de dénoncer l'ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. Actuellement réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels, cette pratique médicale étendue constituerait aux yeux de la Manif pour tous un nouvel acte de "destruction de la famille" traditionnelle (comprendre hétérosexuelle et mariée) et un "préalable à la légalisation de la gestation pour autrui" (GPA).

 

Le projet du gouvernement d'étendre la PMA, probablement dans le cadre de la révision de la loi bioéthique courant 2018, était forcément au menu des discussions de l'organisation ultraconservatrice lors de son université d'été qui s'est ouverte samedi 16 septembre dans l'Essonne. "Dans un contexte de déconstruction anthropologique touchant nombre de pays occidentaux, dont la France, confrontée aujourd'hui à la menace de la PMA sans père, [...] l'heure est à l'anticipation", prévenait l'association dont l'événement de rentrée se conclue ce dimanche 17 septembre par un discours de sa présidente. Après son slogan "Un père, une mère, c'est élémentaire", la Manif pour tous a d'ores et déjà arrêté son cri de ralliement avec le hashtag #PMAsansPère. Une manière de répondre au #PMAPourToutes défendu par les associations LGBT et de dénoncer à l'avance la création "d'orphelins de père" en autorisant des femmes seules à mettre des enfants au monde.

 

Déjà, des centaines de messages alarmistes se regroupent sous ce mot-clé promettant pêle-mêle le "détricotage de la filiation", la création d'un "droit à l'enfant" ou l'effondrement de la société. Des arguments maintes fois entendus lors de l'adoption du mariage pour tous il y a quatre ans. Si elle s'est refusée jusqu'ici à annoncer de nouveaux défilés comparables à ceux de 2013, l'organisation ultraconservatrice, qui avait appelé à voter contre Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, se fait désormais ouvertement menaçante. "Les français qui veulent protéger l'intérêt supérieur de l'enfant et la famille s'opposeraient massivement à une tentative de passage en force : elles sont prêtes à battre le pavé", a-t-elle prévenu dans un communiqué, enjoignant le gouvernement "de rassembler les Français" plutôt que de "tomber dans la même erreur que François Hollande".

 

En juin dernier, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est prononcé pour l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, avis considéré comme un feu vert par l'exécutif. Mais Emmanuel Macron, déjà confronté à une grogne sociale, devra aussi tenir compte de la diversité politique de sa majorité avant de s'engager dans un débat forcément délicat. En 2013, son premier ministre Édouard Philippe, alors député-maire LR du Havre, s'était opposé frontalement à l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens dans une tribune publiée sur Le HuffPost.

 

Mais Emmanuel Macron risque de revenir sur cette promesse comme le montre l’article du dimanche 17 septembre de Libération.fr : «PMA pour toutes : Schiappa et Collomb relativisent l'engagement gouvernemental». La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a indiqué que seul le calendrier serait connu à la fin de l'année 2018. Le ministre de l'Intérieur a jugé que le sujet n'est pas prioritaire.

 

La procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, oui, mais en fait, peut-être pas tout de suite, et il faudra voir comment, parce que bon… C’est en substance le message gouvernemental envoyé ce dimanche par deux ministres, Marlène Schiappa et Gérard Collomb. Jeudi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a déjà relativisé le calendrier de cette mesure qui permettrait aux femmes en couples avec une autre femme, ainsi qu’aux femmes célibataires, d’avoir les mêmes droits que leurs semblables mariées avec un homme.

 

La première, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé mardi que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sera proposée par le gouvernement dans le cadre de la révision de la loi bioéthique en 2018. Elle a précisé cette annonce dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. Pour le moment, a-t-elle expliqué, il ne s’agit que de travailler sur le calendrier : «En 2018, a priori fin 2018, il y aura des Etats généraux de la bioéthique, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Dans ce cadre, nous débattrons effectivement de la PMA et le gouvernement proposera d’ouvrir la PMA.» «Le calendrier précis sera exposé à ce moment-là», a-t-elle ensuite ajouté. Et de préciser : «Nous ne sommes pas en train de débattre, dans nos réunions, dans nos conseils de ministres, pour l’instant de la PMA. La PMA, ce n’est pas notre actualité, ce sera au moment des Etats généraux de la bioéthique.» Quoi qu’il en soit, elle a assuré que «la PMA sera adoptée avant la fin du quinquennat».

 

À peu près au même moment, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a livré sa hiérarchie des priorités, dans le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI : «Je proposerai que l’on puisse résoudre le problème du chômage avant de s’attaquer aux problèmes civilisationnels.» Et d’ajouter que selon lui, la PMA «peut poser des problèmes» et qu’il faudra «mettre des garde-fous» car «ce sont des lois très sensibles qui peuvent heurter les consciences». Et même si le sujet n’a rien à voir, il en a profité pour se dire opposé à la gestation pour autrui (GPA). Maire de Lyon, Gérard Collomb avait eu, en 2012, des réserves sur l’ouverture du droit au mariage pour les couples homosexuels.

 

Le gouvernement multiplie les avis contraires sur la PMA et semble montrer une volte face à ce sujet, Emmanuel Macron semble ici moins courageux que François Hollande.

 

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