Publié le 31 Octobre 2017

Marie Malzac dans son article pour la-Croix.com de ce mardi 31 octobre 2017 nous montre qu’au dernier jour de l’année jubilaire marquant le 500e anniversaire de la Réforme protestante, l’archevêque de Cantorbéry, primat de la Communion anglicane, a annoncé que son Église rejoignait la Déclaration commune sur la «justification par la foi», signée en 1999 par luthériens et catholiques et constituant un pas majeur en matière œcuménique.

 

Au terme de longues années d’un dialogue amorcé à la suite du concile Vatican II, ils s’étaient finalement accordés sur une formulation commune du cœur de leur foi, à savoir le salut accordé aux hommes par la grâce de Dieu, et non en raison de leurs mérites. Cet accord sur «la justification par la grâce», pour reprendre la formule communément admise, mettait ainsi fin à 500 ans d’un contentieux théologique à l’origine de la Réforme protestante.

 

La Déclaration d’Augsbourg n’avait pas fait l’unanimité au sein du monde protestant, qui était resté divisé quant à ce rapprochement avec l’Église catholique. Sept ans plus tard, en 2006, les méthodistes s’étaient ralliés toutefois à ce texte. Au mois de juillet, la Communion mondiale d’Églises réformées avait elle aussi signé, à Wittenberg, ville allemande où est née la Réforme protestante en 1517, ce texte, mettant fin à cinq siècles de contentieux théologique. En cette année de commémoration des 500 ans de la Réforme, l’intégration de la Communion mondiale d’Églises réformées et de la Communion anglicane marque une étape déterminante pour l’unité des chrétiens, puisqu’il s’agit de deux entités parmi les plus importantes du monde protestant.

 

Pour le théologien luthérien André Birmelé, figure de pointe de l’œcuménisme, cette Déclaration commune «n’est pas une conclusion de dialogue comme une autre, puisqu’elle n’engage pas seulement les théologiens signataires, comme c’est le cas normalement, mais bien les Églises concernées».

 

Ce progrès œcuménique majeur est le fruit d’une méthodologie mise en place pour aboutir à la Déclaration d’Augsbourg, celle du «consensus différencié», qui reconnaît que l’unité de la foi peut être portée par différents langages. «Cela signifie que nous reconnaissons qu’il y a des différences, explique le père Emmanuel Gougaud, directeur du service national pour l’unité des chrétiens de l’épiscopat français, mais qu’elles ne sont plus séparatrices.»

 

Désormais, ce consensus s’étend aussi aux réformés et aux anglicans du monde entier. Dans les faits, rien ne bouge, mais de nouveaux jalons théologiques sont posés afin de poursuivre le dialogue, en levant le principal obstacle théologique qui avait suscité la Réforme.

 

Cet accord est déjà un jalon pour l’unité, mais il faudra encore voir ce que cela donnera, car pour y arriver il faudra que le christianisme garde sa diversité tout en trouvant les moyens d’achoppement pour se réunir sur des idées communes.

 

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Publié le 31 Octobre 2017

CatholicHelrald.co.uk a montré dans son article du mardi 31 novembre 2017 que les dirigeants de l'église espagnole ont réitéré leur soutien à l'unité de leur pays, le gouvernement de Madrid ayant imposé un contrôle direct sur la Catalogne. Cependant, les organisations catholiques dans la région séparatiste, qui a déclaré son indépendance le 27 octobre - ont condamné la répression et averti que les actions du gouvernement pourraient avoir des «conséquences incalculables».

 

Le cardinal Ricardo Blazquez Perez de Valladolid, président de la conférence épiscopale espagnole, a exprimé sa tristesse pour la déclaration d'indépendance de la Catalogne et a réitéré son soutien "à l'ordre constitutionnel et à sa restauration, et je demande à Dieu une coexistence pacifique entre tous les citoyens". Sa déclaration, publiée le 28 octobre, intervient le lendemain de l'annonce par le gouvernement espagnol de la destitution du président de la Catalogne, Carles Puigdemont, et des autorités locales, mettant ainsi fin à l'autonomie gouvernementale de la région. L'Espagne a appelé à des élections régionales le 21 décembre.

 

D'autres dirigeants de l'église ont également appelé à l'unité. Le cardinal Antonio Canizares Llovera de Valence a dit aux catholiques lors d'une messe à la cathédrale que l'Espagne avait besoin "d'amour, de pardon et de paix" quand "ne savent pas ce qu’ils font, et les dommages de la pauvreté et de la misère peuvent l'emporter."

 

Mais en Catalogne, la commission catholique pour la justice et la paix et 12 autres organisations catholiques ont déclaré que les institutions catalanes "sont antérieures à la Constitution espagnole de 1978 et ne dérivent pas de celle-ci". "Le limogeage du gouvernement et la limitation législative du parlement de Catalogne signifient une suspension de l'autonomie gouvernementale et violent les droits démocratiques essentiels", a déclaré le communiqué publié sur le site Internet de la commission Justice et Paix.

 

"Le manque de réponse politique aux demandes majoritaires de la société catalane a conduit à une situation sérieuse, provoquant une tension extrême et un manque inquiétant de compréhension entre les différents peuples d'Espagne", indique le communiqué. Les groupes ont déclaré que toute solution durable devrait être «juste, démocratique, fraternelle et respectueuse des droits nationaux de la Catalogne» et a exigé le retrait des accusations criminelles contre les dirigeants séparatistes.

 

Prêchant le 29 octobre, alors que 300 000 personnes organisaient un rassemblement pro-unité à Barcelone, l'évêque catalan Agustin Cortes Soriano de Sant Feliu a déclaré que "les luttes politiques pour le pouvoir" pourraient être apaisées par "un dialogue ne nécessitant pas nécessairement des idéologies et des pensées." Le cardinal Juan José Omella de Barcelone, capitale de la Catalogne, a déclaré qu'il aimait la région, "ainsi que l'Espagne et l'Europe à laquelle nous appartenons". "Il a prié Dieu" d'éviter la confrontation et de créer un avenir pacifique".

 

La Catalogne, la plus riche des 17 régions autonomes d'Espagne, abrite 7,5 millions de personnes, avec sa propre langue et sa propre culture. Pendant ce temps le Récap de Libération.fr nous montre que le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, a pris la parole ce mardi depuis Bruxelles, où il s’est rendu lundi. Considérant les élections régionales du 21 décembre convoquées par Madrid comme un «défi démocratique», il a prévenu qu’il respectera leur résultat, et invité le gouvernement de Mariano Rajoy à faire de même.

 

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Publié le 30 Octobre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce lundi 30 octobre 2017 nous montre que l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi estime que les reproches selon lesquels le pape ne présente pas la juste doctrine «ne correspondent pas à la réalité des faits».

 

Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, prend ses distances avec les critiques formulées contre l’exhortation apostolique du pape sur la famille. Il le fait dans une longue introduction au livre du théologien italien Rocco Buttiglione sur Amoris laetitia à paraître le 10 novembre.

 

«Authentique catholique à l’expertise reconnue dans le champ de la théologie morale», Rocco Buttiglione offre «une réponse claire et convaincante» aux critiques énoncées à propos du chapitre 8 de l’exhortation et l’accès aux sacrements de divorcés remariés, écrit le cardinal Müller, qui avait été écarté au début de l’été par le pape François de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

«Sur la base des critères classiques de la théologie catholique, il offre une réponse raisonnée et non polémique aux cinq dubia des cardinaux», affirme le cardinal. Les reproches selon lesquels le pape ne présente pas la juste doctrine «ne correspondent pas à la réalité des faits», conclut-il.

 

Dans sa préface, le cardinal Müller rappelle que, dans la tradition catholique, il y a «différents niveaux de sévérité selon le type de péché». Il rappelle aux «monomaniaques» des péchés liés à la sexualité que «les péchés contre l’esprit peuvent être plus graves que les péchés de chair».

 

Citant saint Thomas d’Aquin, il souligne aussi que «l’attribution de la culpabilité dans le jugement de Dieu doit tenir compte des facteurs subjectifs tels que la pleine conscience et la conscience délibérée d’être en infraction grave envers les commandements de Dieu».

 

«Cela ne signifie pas qu’en raison de circonstances atténuantes, un acte objectivement mauvais peut devenir subjectivement bon», explique-t-il néanmoins, mais que «dans l’appréciation de la faute, il peut y avoir des circonstances atténuantes et que les circonstances et les éléments accessoires d’une cohabitation irrégulière semblable au mariage peuvent être présentés devant Dieu avec leur valeur morale dans l’évaluation globale de jugement (par exemple, le soin des enfants en commun qui est un devoir découlant de la loi naturelle)».

 

Le cardinal Müller souligne en outre que Amoris laetitia se refuse à entrer dans la casuistique comme dans une vision où l’accès à l’eucharistie des divorcés remariés deviendrait un «droit».

 

Le cardinal Müller nous réserve de belles surprises, comme le montre son introduction au livre de Rocco Buttiglione «critiques amicales d’Amoris Laetitia» (éditions Ares), où il souligne maintenant que pour la communion des divorcés il peut y avoir des circonstances atténuantes. Il conclut qu’après la pénitence et de la réconciliation (absolution), la sainte communion ne doit pas être refusée, même aux pécheurs publics, en particulier en cas de danger de mort. Voyons si sa pensée, ira dans ce sens dans la durée.

 

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Publié le 29 Octobre 2017

Raphaël Zbinden pour cath.ch nous montre dans son article du samedi 28 octobre 2017 que pour Dan Brown, “Dieu ne survivra pas à la science”. Le romancier américain a soutenu cette thèse à l’occasion de la sortie mondiale de son dernier roman “Origine”.

 

“Le temps de la religion est terminé”, assène Edmond Kirsch, dans Origine. Le personnage phare du roman de Dan Brown prononce cette phrase juste avant d’être assassiné. Génie de l’informatique surdoué et milliardaire, Edmond Kirsch allait présenter au monde, au musée Guggenheim de Bilbao, sa découverte scientifique censée répondre définitivement aux questions “d’où venons-nous et où allons-nous?”. La suite du livre emmène le lecteur sur les pas du professeur Langdon, le héros du Da Vinci Code, qui tente de révéler au monde la découverte de son ami et ancien étudiant. Alors que des “forces obscures” tentent d’empêcher que ces révélations ne donnent un coup fatal aux religions. Comme pour le Da Vinci Code, Dan Brown prend à son compte les thèses qu’il développe dans Origine. En effet, pour le roman qui l’a mis sous les feux de la scène, il a déclaré croire fermement à sa théorie selon laquelle Jésus aurait été marié et aurait eu une descendance.

 

Lors de la présentation mondiale de son dernier roman, le 14 octobre 2017, à la Foire du livre de Francfort, l’écrivain a ainsi affirmé que l’humanité n’aurait prochainement plus besoin de Dieu. Il a assuré qu’avec l’aide de l’intelligence artificielle, l’être humain allait développer une nouvelle forme de conscience collective qui remplacerait le rôle joué aujourd’hui par la religion. L’auteur d’Anges et démons a toutefois précisé qu’il n’était pas contre les religions et que celles-ci avaient apporté beaucoup de bonnes choses. Origine fait ainsi effectivement montre d’une certaine complexité, en évoquant notamment les limites de la science et les dangers de la technologie. Dan Brown est malgré tout persuadé que la science parviendra dans un futur proche à expliquer tous les mystères de l’univers et que la croyance en des forces surnaturelles deviendra inutile.

 

Le romancier qui a vendu plus de 200 millions de livres remet ainsi sur la table une opposition entre foi et science que beaucoup jugent obsolète. “C’est une vue extrêmement simpliste de l’histoire de dire que la science tue la religion”, affirme ainsi l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, dans le quotidien La Croix. Le chercheur au CNRS, qui se définit lui-même comme matérialiste athée, estime que “la notion de foi - en une vérité révélée ou un Dieu personnel – échappe aux lois du scientifique occupé à décoder l’univers. De ce point de vue, chacun est renvoyé à sa propre expérience spirituelle : pour les uns, plus de science mène à Dieu quand d’autres s’en éloignent”.

 

Dans une petite intervention sur cath.ch intitulée “La question de Dieu se situe sur un autre plan”, le théologien jésuite romand Jean-Blaise Fellay donne son point de vue sur les dernières thèses de Dan Brown :

 

«Dan Brown croit que la science va faire disparaître les religions. Il se trompe gravement, c’est bien plutôt l’inverse qui se produit aujourd’hui, les attentats de l’Etat islamique le montrent cruellement. La science et la rationalité sont en danger et le scientisme, qui est une foi naïve dans les capacités de la technique et du savoir, se trouve fort démuni devant les fanatismes et les angoisses de l’humanité.

 

En son temps, le chimiste Lavoisier expliquait à Napoléon qu’il n’avait pas besoin de l’hypothèse Dieu pour expliquer les phénomènes du monde. Malheureusement pour lui, la physique quantique de Niels Bohr et la relativité d’Einstein ont ruiné le déterminisme de Lavoisier. Et quand un philosophe comme Aristote, qui est un des premiers à avoir utilisé l’expérimentation dans ses recherches, postule la nécessité d’une cause première, il ne le fait pas pour un motif religieux mais par une nécessité logique, la même qui est à la base de toute activité scientifique.

 

Le besoin religieux ne repose pas sur un raisonnement mathématique ou physique. Supposons qu’une intelligence artificielle très développée, comme le suggère Brown, nous apporte une réponse claire et définitive sur la manière dont la vie est apparue sur terre, en quoi cette formule pourrait-elle me consoler si je suis frappé par un deuil irréparable ? Et quelle définition exacte de la chimie du vivant pourrait donner un sens à ma vie, si j’ai l’impression d’avoir été mis au monde sans amour et sans perspective ?

 

Non, la question de Dieu se situe sur un tout autre plan.»

 

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Publié le 28 Octobre 2017

L’Express.fr dans son article du 28 octobre 2017 nous montre que lors d'un congrès sur la contribution chrétienne à l'avenir de l'Union européenne, le souverain pontife a dénoncé la trahison des idéaux européens.

 

Le pape François a déploré samedi la "stérilité dramatique" d'une Union européenne qui fait peu d'enfants et ne parvient pas à donner des repères à ses jeunes. "À la tradition, on a préféré la trahison" des idéaux qui ont fait la grandeur de l'Europe, a insisté le pontife argentin dans une nouvelle leçon à l'UE devant les participants à un congrès sur la contribution chrétienne à l'avenir du projet européen.

 

"Au rejet de ce qui provenait des pères a ainsi succédé le temps d'une stérilité dramatique. Non seulement parce qu'en Europe, on fait peu d'enfants (...), et que ceux qui ont été privés du droit de naître sont trop nombreux, mais aussi parce qu'elle s'est découverte incapable de transmettre aux jeunes les instruments matériels et culturels pour affronter l'avenir", a-t-il martelé.

 

Devant plusieurs responsables européens, le pape a évoqué la responsabilité des chrétiens au sein d'une Europe qui a, du fait "d'un certain préjugé laïciste", relégué la religion "à une sphère purement privée et sentimentale". Pour lui, les chrétiens "sont appelés à redonner une âme à l'Europe, à réveiller sa conscience, non pas pour occuper les espaces mais pour encourager les processus qui génèrent de nouveaux dynamismes".

 

Ils doivent ainsi rappeler à l'UE "qu'elle n'est pas un ensemble de nombres ou d'institutions, mais qu'elle est faite de personnes". "Malheureusement, on remarque comment souvent tout débat se réduit facilement à une discussion de chiffres. Il n'y a pas les citoyens, il y a les suffrages. Il n'y a pas les migrants, il y a les quotas. Il n'y a pas les travailleurs, il y a les indicateurs économiques. Il n'y a pas les pauvres, il y a les seuils de pauvreté", a-t-il relevé. "Le caractère concret de la personne humaine est ainsi réduit à un principe abstrait, plus commode", a expliqué le pape.

 

Répétant son appel à l'accueil des migrants, il a aussi reconnu la nécessité d'une gestion "prudente" qui nécessite "un cœur ouvert" mais aussi "la possibilité d'intégrer pleinement" les nouveaux arrivants. Et ces derniers ont le devoir "de connaître, de respecter et d'assimiler aussi la culture ainsi que les traditions de la nation qui les accueille", a estimé le pape François.

 

Enfin, le pape a appelé les chrétiens à faire preuve de "créativité" pour que l'Europe maintienne la "promesse de paix" voulue par ses pères fondateurs. Rappelant que l'Italie commémorait ces jours-ci le centenaire de la bataille de Caporetto, l'une de ses plus lourdes défaites pendant la Première guerre mondiale, le pape a expliqué que ce drame montrait que "si l'on se retranche derrière ses propres positions, on finit par succomber". "Ce n'est donc pas le moment de construire des tranchées", a-t-il lancé.

 

Le pape s’est aussi levé comme le montre José Manuel Vidal dans son article pour periodistadigital.com «Pour le pape, "Les briques de la construction de l'Europe s'appellent dialogue, inclusion, développement, solidarité et paix"», contre les «logiques particulières et nationales» en Europe et a défendu le dialogue pour empêcher les «formations extrémistes et populistes» et de faire «de la protestation du cœur de son message».

 

La laïcité n’est pas coupable du fait que les chrétiens ont eu un rôle moindre en Europe, car il se sont trompés de combat en se centrant seulement sur la morale, il est bon que le pape François leur rappelle ici les bases : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, et visiter les prisonniers.

 

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Publié le 28 Octobre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com  du vendredi 27 octobre 2017 qu’ une vingtaine d’eurodéputés, une douzaine de parlementaires nationaux, plusieurs ministres et anciens ministres, une kyrielle de responsables de la Commission européenne et du Parlement européen, d’ambassadeurs et de chercheurs ainsi que 50 évêques de tout le continent et une dizaine de cardinaux… La Commission des épiscopats de l’Union européenne (Comece) et la Secrétairerie d’État n’ont pas lésiné sur les moyens pour mener cette réflexion sur l’avenir de l’Europe pendant deux jours, du vendredi 27 au dimanche 29 octobre au Vatican.

 

Une façon de montrer que «le Saint-Siège n’est pas indifférent à la problématique européenne et au destin de l’Europe», a d’emblée expliqué le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État. Le pape François lui-même doit clôturer samedi 28 octobre au soir les débats avec un nouveau grand discours sur l’Europe, le cinquième en trois ans pour un pontife que certains présentent, à tort, comme se désintéressant de l’Europe.

 

Pour le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Comece, il s’agit justement de répondre à l’appel lancé par la pape François, lorsqu’il a reçu les dirigeants de l’Union européenne en mars 2017 pour les 60 ans des traités de Rome, à ce que l’Europe «retrouve ses idéaux d’origine». D’où la réflexion lancée par la Comece et soutenue par le Vatican.

 

«Face aux grands défis, il y a une tendance à chercher les réponses du passé, à revenir aux solutions déjà essayées, ce qui est souvent une simple nostalgie et une transfiguration romantique du passé, a expliqué aux journalistes le cardinal Marx. C’est ce qu’expriment aussi les courants populistes et de retour au passé. Mais cela n’est pas notre perspective : non un regard en arrière qui embellit la réalité, mais un regard lucide sur notre présent et surtout notre futur.»

 

«Il s’agit de “réanimer” l’Europe, de l’aider à redécouvrir les charismes de ses pères fondateurs», explique Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États. «Le pape et le Saint-Siège sont convaincus que cela est possible pour permettre à l’Europe d’affronter les défis qui se présentent à elle aujourd’hui».

 

«Face au rôle des banques, au terrorisme, aux migrations, à la crise environnementale, aux changements induits par la quatrième révolution industrielle, nous sommes dans une crise des valeurs», reconnaît le Néerlandais Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne.

 

«Dans la gestion de ces crises, nous avons été trop pragmatiques : on a fait des beaux PowerPoint mais nous nous sommes éloignés de nos principes», a-t-il continué dans une autocritique du rôle des politiques. «Si nous voulons que l’Europe fasse un pas en avant, il nous faut acquérir une mentalité ouverte et ne pas se tourner vers le passé et la nostalgie qui nous font oublier les peuples», a-t-il ajouté.

 

Pour autant, le cardinal Parolin a mis en garde contre toute vision idéologique de l’Europe. Le but de cette rencontre au Vatican est bien de «donner vie à un processus plutôt que d’arriver à des résultats qui offriraient une rentabilité politique immédiate». Dans une optique toute «bergoglienne», il a invité à prendre le temps, à dialoguer, à mettre de côté les idées toutes faites au profit des réalités.

 

«Cette manifestation n’est pas un congrès classique, mais bien plutôt un dialogue», confirme le cardinal Marx qui a aussi repris au vol l’invitation du président français Emmanuel Macron à dialoguer avec tous les groupes.

 

«Nous n’avons pas de réponses prêtes et de solutions toutes faites. D’ailleurs, nous ne faisons pas de politique concrète», a insisté le cardinal Marx, soulignant que la Comece veut juste contribuer à ce que «l’Europe grand-mère» dont avait parlé le pape à Strasbourg, «ne se limite pas à surveiller et à défendre seulement ce qu’elle regroupe, mais donne aux générations futures la richesse de son expérience et les encourage à entreprendre avec confiance leur propre chemin vers l’avenir».

 

Mais pour réanimer l’Europe, il en faut une autre comme le montre l’article d’information.tv5monde.com du samedi 28 octobre : «Europe : une autre économie est possible». Face aux politiques d'austérité et aux réformes fiscales, du travail, qui ne sortent pas les pays de la zone euro du marasme économique et du chômage, d'autres voies sont possibles. Dany Lang, "économiste atterré", explique cette autre voie économique "qui marche" et déjà appliquée en partie au Portugal.

 

Les économistes du collectif "des Atterrés" ont publié un ouvrage d'analyse et de solutions face à la situation économique européenne pour relever le défi du chômage et de la croissance : "Un autre avenir est possible". Dany Lang — membre des Atterrés — questionné sur les effets de la mondialisation, des politiques d'austérité et des autres politiques économiques possibles que celles exigées par les institutions européennes et le FMI, estime qu'il est encore possible de redresser "la barre".

 

L'exemple du Portugal — pris en exemple par Dany Lang — démontre qu'augmenter les salaires, les retraites, baisser la durée du travail et relancer l'économie par des investissements publics fonctionne et permet d'abaisser les déficits tout comme le chômage. Mais au delà de ces politiques de relance, des investissements pourraient totalement changer la donne, selon l'économiste, avec l'enjeu de la transition écologique et énergétique, ou encore le revenu de base. Un autre avenir économique et social est-il possible ? Dany Lang répond positivement à cette question, mais avec une contrainte incontournable : la volonté politique.

 

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Publié le 27 Octobre 2017

Périodisatdigital.com du jeudi 26 octobre 2017 nous montre que ace au silence de l'Église, du Gouvernement et du système de santé en Argentine, de plus en plus de victimes d'abus commis par des religieux osent faire état de leurs cas. Au point que le nombre d'accusés d'agressions sexuelles contre des enfants a doublé au cours de l'année dernière, alors que les autorités de l'Église commencent à se rendre compte, dans les paroles de l'archevêque Héctor Aguer, «la cruauté de ces crimes et l'importance qu'aucun des coupables ne reste impuni.»

 

Les accusations s'inscrivent dans une tendance ascendante : alors que le pape François lutte pour tenir sa promesse de "tolérance zéro" contre les abus sexuels commis par les prêtres du monde entier, les victimes de son pays natal, l'Argentine, font des allégations sans précédent. Une analyse de l'Associated Press a montré que le nombre de prêtres identifiés publiquement comme des délinquants sexuels présumés a augmenté de façon spectaculaire au cours des deux dernières années.

 

Les experts attribuent la reprise à un changement culturel, les victimes se sentant plus courageuses pour signaler les abus, les poursuites sont plus enclines à enquêter sur les plaintes, même dans les cas qui se sont produits il y a des décennies, les médias sont de plus en plus agressifs. Le temps de signaler ces situations et les tribunaux sont prêts à prononcer des peines exemplaires. «C'est un effet domino», a déclaré Anne Barrett Doyle, co-directrice de BishopAccountability.org, un groupe basé aux États-Unis qui recueille des données sur les abus sexuels sur mineur des membres du clergé.

 

Dans les États-Unis, ont été libérés les dossiers confidentiels des centaines de prêtres pédophiles, soit ouvrir les litiges civils, des accords ou des ordonnances du tribunal. Son contenu a révélé que les hauts membres de la hiérarchie de l'Église ont travaillé dans les coulisses pour contrôler le scandale et se cacher des cas aux autorités et aux paroissiens. «Ce qui est vraiment remarquable ici est que les victimes en Argentine n’ont pas les mêmes outils juridiques que nous voyons dans d'autres pays, et pourtant nous continuons à voir une augmentation significative des cas», a ajouté Barrett Doyle.

 

L'AP a compilé une liste de 66 prêtres, religieuses et moines qui, depuis 2001, ont été accusés d'avoir abusé de dizaines de personnes, dont la plupart sont des enfants. Le chiffre a été obtenu à partir des témoignages des victimes, des documents judiciaires et ecclésiastiques et des rapports des médias locaux corroborés par la base de données BishopAccountability.org. Le nombre de nouvelles plaintes est resté inférieur à 10 par an entre 2000 et 2015. Mais depuis le début de l'année dernière, les victimes en ont identifié 21 de plus, la plupart d'entre elles accusées d'abus commis il y a des décennies.

 

"En Argentine, nous sommes au début de la crise des abus", a déclaré l'évêque de San Francisco, Sergio Buenanueva, dans la province argentine de Córdoba. "Certes, l'Eglise en Argentine va connaître un nombre incalculable de ces dénonciations", a ajouté le prélat, qui dirige un conseil ecclésiastique pour de tels abus. Pour faire face à une augmentation attendue des cas, il a déclaré que l'Église envisage de créer sa première base de données complète sur les abus cléricaux. Buenanueva s'est récemment rendu au Vatican, où il a rencontré des membres de la commission qui conseille le pape sur le sujet pour discuter des politiques de prévention pour l'Argentine, y compris la formation du clergé pour détecter les agresseurs et les victimes possibles.

 

Les victimes d'abus agissent également. Maydana et ses camarades d'école, Mailin Gobbo, 29 ans et Yasmin Detez, 25 ans, ont récemment visité l'église et l'école adjacente où les journalistes ont décrit ce qui est arrivé, en disant qu'elle espérait que cela aiderait à protéger les autres enfants. Quatre autres femmes les ont rejoints depuis qu'elles ont signalé le prêtre aux autorités. "M'exposer n'a pas d'importance si cela signifie que d'autres personnes puissent parler", a déclaré Gobbo, qui a décidé de parler en public après la naissance de sa fille. "Je m'assoie sur ses jambes et je me demande si elle était une bonne fille, alors qu'elle m'embrassait dans le cou et me touchait", dit Detez alors que Gobbo pleurait à ses côtés. Le père José a déclaré à un tribunal qu'il était innocent et que l'affaire avait été prescrite. Il recourt également à son mandat d'arrêt.

 

Certains accusés continuent d'exercer leur travail pastoral. Dans plusieurs cas, aucune enquête canonique ou judiciaire n'a été menée. Certaines allégations ont été étudiées et rejetées. D'autres, en particulier ces dernières années, ont conduit à des arrestations et à des condamnations. Un tribunal de la province d'Entre Ríos a condamné cette année le prêtre colombien Juan Diego Escobar Gaviria à 25 ans de prison pour avoir abusé sexuellement de quatre enfants, dont un de 10 ans. C'est, à ce jour, l'une des peines les plus sévères contre un prêtre pédophile en Argentine. «Je me sens satisfait de la condamnation», a déclaré Alexis Endrizzi, 18 ans et agressé sexuellement par Escobar quand il avait 12 ans. «On a pris le parti des victimes.» Deux autres religieux de la même province attendent d'être jugés pour pédophilie après des plaintes déposées cette année.

 

Dans l'un des cas les plus choquants, les procureurs ont dit qu’au moins 20 étudiants de l’Institut Provolo pour les enfants sourds et muets dans la province de Mendoza, ont été victimes d' bus. Certaines victimes ont déclaré avoir été agressées par un prêtre italien, Nicola Corradi, qui avait été accusé de la même chose par des dizaines d'étudiants de l’Institut Provolo dans son pays, où il n'a jamais fait face à la justice. Corradi, qui est maintenant un homme âgé, a été formellement inculpé par les autorités argentines en novembre et est assigné à résidence dans l'attente de son procès. Son avocat a refusé de commenter sur la façon dont son client se déclare ou d'autres détails sur l'affaire. Les défenseurs des victimes se demandent comment le pape François pouvait ne pas être au courant des dénonciations contre Corradi, qui a été publiquement identifiés par les victimes italiennes entre 2009 et 2014.

 

Un cas qui est resté au fil du temps est celui du prêtre Héctor Ricardo Giménez, qui avait été arrêté après plusieurs plaintes d'abus en 1985 et 1996, mais que les tribunaux ont libérés. En 2013, Julieta Anazco guide d'autres femmes pour faire face à Giménez, tout en célébrant la messe dans la chapelle d'un hôpital, l'accusant d'avoir abusé d'elle et d'autres il y a des décennies quand elles étaient enfants. «Nous nous baignons en groupe. Nous mettons ensemble sous la douche et nous nous savonnons sous couvert d'aide», dit Anazco, qui est devenue la présidente du Réseau des Victimes d'abus sexuels Ecclésiastiques.

 

Dans une déclaration à l'AP, l'archevêque de La Plata a déclaré que l'Église avait reconnu Giménez coupable d'abus antérieurs et avait été coupée du travail pastoral, une sanction habituelle pour les hauts prêtres accusés de ce type de crime. L'archevêque Héctor Aguer a rencontré Anazco en 2015, a écouté sa dénonciation et «a partagé la cruauté de ces crimes et l'importance qu'aucun des coupables ne reste impuni», ajoute le communiqué. Au début, la plainte pénale d'Anazco a été rejetée, mais l'affaire a été rouverte plus tard et elle est toujours en attente, selon son avocat. L'AP a essayé de communiquer avec Gimenez, qui a environ 80 ans, dans la maison où il vit dans la ville de La Plata, mais il a refusé de parler.

 

Ni l'Église, ni le gouvernement, ni le système argentin n'ont offert de chiffres officiels sur les abus cléricaux commis dans le pays, et la question reste taboue. Mais le pape François a tenté de briser la stigmatisation en téléphonant à Rufino Varela après avoir révélé que durant son enfance il a été agressé sexuellement par un prêtre dans une école qui a été regardée par le président, Mauricio Macri. D'autres étudiants du centre ont dit à l'AP qu'ils avaient été abusés par le même prêtre, qui était décédé. 

 

Le souverain pontife a promis la «tolérance zéro» contre les abus, mais il dit qu'il n'a jamais eu à faire face à ce problème comme archevêque de Buenos Aires, une poste qu'il a occupé entre 1998 et 2013. Récemment, il a reconnu que l'Église est «en retard» sur la reconnaissance de l'ampleur du problème et des dommages causés aux victimes, ajoutant que c'était la pratique de couvrir et de transférer les pédophiles. Beaucoup de victimes argentines d'abus disent qu'elles se sentent abandonnées par l'Église. "Vous réalisez les complicités, comment la hiérarchie de l'Église catholique couvre le prêtre abuseur... jusqu'à ce que vous atteigniez le Vatican", a déclaré Anazco

 

Pour que les victimes aient confiance, il faudra que l’Église prenne enfin au sérieux la crise de confiance qu’ont amené les prêtres abuseurs dans l’Église. Il faut maintenant faire preuve envers ces pervers qui ne regrettent rien.

 

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Publié le 27 Octobre 2017

Cameron Doody nous montre dans son article sur periodistadigital.com du jeudi 26 octobre 2017 que l'ordination des hommes mariés au sacerdoce et la consécration des femmes au diaconat sont les seules solutions possibles à la pénurie "terrible" de prêtres en Amazonie, ce qui implique que 90% des fidèles de la région n'ont pas accès à l'Eucharistie, et en tant que tels doivent être abordés dans le Synode des Évêques de la région panamazonienne qui sera célébrée en octobre 2019, selon l'évêque de Xingu, Monseigneur Erwin Kräutler.

 

L’évêque autrichien, encore secrétaire de la commission des évêques brésiliens pour la région amazonienne, a révélé à l'agence autrichienne Kathpress le lendemain de la convocation du synode par le pape Francisco pour la plupart catholiques en Amazonie ont seulement accès à liturgies de la Parole, qui les privent de la grâce du Sacrement, et se tournent vers les célébrations des communautés protestantes évangéliques. «Il suffit de voir une différence entre les liturgies de la Parole et les célébrations du dimanche des évangéliques», se lamente Kräutler. Dans l'Angélus du 15 de ce mois, le pape a annoncé qu’il a convoqué le synode afin de proposer «de nouvelles façons d'évangéliser cette portion du peuple de Dieu, en particulier des autochtones, souvent oubliées et n’ayant aucune perspective d'un avenir serein, également à cause de la crise de la forêt amazonienne, poumon d'importance capitale pour notre planète». L'évangélisation à laquelle Kräutler croit ne peut être entreprise sans l'aide de prêtres mariés. Et aussi, sans l'aide des femmes qui dirigent actuellement de nombreuses communautés catholiques d'Amazonie, et pourrait donc être parfaitement ordonnées en tant que diaconesses.

 

Comme un exemple de cette collaboration avec les prêtres célibataires et mariés et diaconesses, Kräutler a cité la proposition de Fritz Lobinger, ancien évêque d’Aliwal en Afrique du Sud, selon laquelle les paroisses amazoniennes pourraient être dirigées par des «équipes seniors» sélectionnées les unes des autres. Bien que ces «anciens» ne soient pas clercs, ils pourraient être ordonnés prêtres, et être sous l'autorité d’un prêtre célibataire dans le rôle d'animateur. Ce qui rend d'autant plus urgente une solution à la pénurie de prêtres est que l'Eucharistie en Amazonie pourrait bientôt ne plus exister, comme le raconte Kräutler, la seule autre option qui a été mise sur la table, est celle de déplacer les prêtres du sud du Brésil vers les régions du nord, qui a échoué, puisque les prêtres du sud ont trouvé extrêmement difficile de s'adapter à la culture amazonienne.

 

La confirmation de Kräutler à Kathpress pour que les questions des diacres prêtres et des femmes mariées soient à l'ordre du jour des pères du synode ont une crédibilité particulière, puisque l'évêque de Xingu a été l'un des premiers évêques à annoncer la volonté du pape de détendre discipline du célibat clérical. Après une rencontre avec le pape François en 2014, Kräutler a révélé que le pape lui avait dit qu'il «ne pouvait pas faire tout personnellement de Rome», et cela dépendait des évêques locaux «qui connaissent le mieux les besoins des fidèles pour faire des propositions courageuses». Selon l'évêque, Le pape François lui a conseillé de «chercher un consensus entre les évêques sur toute réforme de la prêtrise ou du diaconat, puis apportez vos suggestions à Rome» : précisément la possibilité que les évêques de l'Amazonie ont maintenant, en octobre 2019.

 

La proposition de Mgr Kräutler pour l’Amazonie ne vaut-elle pas aussi pour l’Occident où la crise des vocations oblige à regarder vers des solutions plus réaliste face à la réduction des prêtres et au regroupement des paroisses qui n’est plus une solution.

 

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Publié le 26 Octobre 2017

catholicherald.co.uk dans son article du jeudi 26 octobre 2017 nous montre que le cardinal allemand Gerhard Müller a déclaré que la Réforme protestante n'était pas une "réforme" mais un "changement total des fondements de la foi catholique". Ce changement aurait pu être évité si la Diète d’Augsbourg en 1530 avait permise la conciliation entre protestants et catholiques.

 

En écrivant pour le site italien La Nuova Bussola Quotidiana, l'ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que les catholiques modernes discutent souvent avec trop d'enthousiasme de Martin Luther, principalement en raison d'une ignorance de la théologie. Ses commentaires viennent après que le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino, aurait déclaré que "la Réforme menée par Martin Luther il y a 500 ans était un événement du Saint-Esprit", ajoutant : "La Réforme correspond à la vérité exprimé dans le dicton "Ecclesia semper reformanda"".

 

Le cardinal Müller contredit fortement ce point de vue en déclarant qu'il est faux de penser que l'intention de Luther était simplement de combattre les abus dans les indulgences ou les péchés de l'Église de la Renaissance. "Les abus et les mauvaises actions ont toujours existé dans l'Église. Nous sommes la Sainte Église à cause de la grâce de Dieu et des sacrements, mais tous les hommes de l'Église sont des pécheurs, tous ont besoin de pardon, de contrition et de pénitence."

 

Le cardinal démontre sa méconnaissance historique. Luther en publiant ses 95 thèses  en 1517 a fait une critique sans concession des errements de l’Église catholique, et notamment le trafic des indulgences. Luther voulait réformer l’Église et n’a pas voulu se séparer de celle-ci, il désirait une dispute universitaire et un concile en 1518, mais changea d’avis en 1519, sentant que ses opposants à Rome avait pris le dessus, et se radicalisa à partir de 1520, puis il fut excommunié en 1521. Et si les abus ont toujours existé, l’Église a toujours su se réformer pour en finir avec eux, comme le montre la réforme grégorienne, la Réforme catholique ou Contre-réforme et la réforme conciliaire, et ce n’est pas le pardon, la contrition et la pénitence envers les hommes d’Église qui ont apporté des solutions.

 

Au lieu de cela, Luther a abandonné "tous les principes de la foi catholique, de la Sainte Écriture, de la Tradition Apostolique, du Magistère des Papes, des Conciles, et de l'épiscopat". Il est donc inacceptable de dire que la réforme de Luther était «un événement du Saint-Esprit» parce que «le Saint-Esprit aide l'Église à maintenir sa continuité à travers le magistère de l'Église».

 

Personne ne peut dire où va le Saint-Esprit, pas même le cardinal Müller, il choisit parfois des voies souvent très courbes. Ensuite, si Luther a pris cette voie, c’est qu’il s’avéra protégé par les princes allemands à partir de 1521. Il préféra une théologie basée l'augustinisme (la nécessité de la grâce pour le salut, la conciliation entre foi et raison, la connaissance naturelle de Dieu, la négativité du mal) à la scolastique, axée sur l'Écriture et la figure majeure du Christ, et mettant l'accent sur le salut par la foi, rien qui n’allait alors à l’encontre de la Tradition de l’Église à l’époque, et ce n’est qu’à partir de 1526 qu’il prend une route différente de celle de Rome, en organisant une nouvelle Église tout en évitant des changement extrêmes.

 

Le cardinal Müller a également évoqué selon lui la «confusion d'aujourd'hui»«beaucoup sont venus renverser la réalité : ils croient le pape infaillible quand il parle en privé, mais quand les papes ont proposé la foi catholique, ils disent qu'elle est faillible». Il n’en est rien, beaucoup ne croient pas que les paroles du pape en privé sont infaillibles, ils les apprécient tout simplement, contrairement aux propositions de foi qu’en ont eu certains. Les gens ne sont pas si naïfs.

 

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Publié le 25 Octobre 2017

Cameron Doody nous montre ce mercredi 25 octobre 2017 sur periodistadigital.com un nouvel écart entre le pape François et le cardinal Robert Sarah. Bien que les deux croient que tous les réfugiés sont des êtres humains qui doivent être respecté, pour les changements de l'équation le cardinal ghanéen dit que si l'immigrant est d'une autre culture ou religion, il peut ainsi mettre en danger le bien commun du pays dans lequel il est arrivé, ou même contribue à «l'éradication» ou à la «destruction» des personnes qui l'ont accueilli.

 

Dans les commentaires offerts dimanche lors de la conférence «Europa Christi» en Pologne, recueillies par le Catholic Herald, le préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements , dit que les dirigeants du monde «ne doivent pas porter atteinte au droit de chaque nation à distinguer entre un réfugié politique ou religieux ... et l'immigrant économique qui veut changer de lieu de résidence sans s'adapter à la nouvelle culture dans laquelle il vivra.»

 

«L'idéologie de l'individualisme libéral favorise un mélange qui est conçu pour éroder les limites naturelles des terres et des cultures, et conduit à une dimension post-nationale et à un monde où les seules choses sont les questions sont la consommation et de la production», a déclaré le cardinal Sarah, apportant ainsi son plein soutien au gouvernement polonais qui a systématiquement refusé d'accueillir tout réfugié musulman, par crainte de contaminer le mode de vie polonais. "Encore une fois, je le dis avec conviction : il s'agit de travailler ensemble pour reconstruire les nations victimes de la guerre, de la corruption et de l'injustice, mais pas pour favoriser l'éradication et la destruction des peuples", a dénoncé le préfet.

 

Bien que le cardinal a reconnu dans son discours que l'Europe doit prendre sa part de responsabilité pour avoir déstabilisé des pays d’où viennent la plupart des immigrants du monde, cette responsabilité, à son avis, elle n’oblige pas à changer son caractère historique et essentiel pour que les nouveaux arrivants de se sentir chez eux. Changer l'essence chrétienne des pays européens serait contribuer, dit le cardinal Sarah, à la crise profonde dans laquelle le continent a été plongé depuis deux siècles par des "idéologies athées" et maintenant "nihilistes".

 

"L'Europe, construite sur la foi du Christ, [mais déjà] divorcée de ses racines chrétiennes, est dans une période d'apostasie silencieuse", a déclaré le cardinal. Un mal qui a commencé lorsque la Communauté européenne a commencé à construire ses institutions non pas sur la foi elle-même mais sur des «abstractions» de celle-ci, comme le marché libre, l'égalité de tous et les droits de l'homme "individuels".

Une grave erreur de la Communauté européenne, a déclaré le cardinal Sarah, puisque les droits sociaux ne peuvent dériver que de la dignité de la personne accordée par Dieu. «Seul Dieu est la source des valeurs qui constituent l'essence de l'homme» et la société dans laquelle il vit y a mis fin selon cardinal, de sorte que ces valeurs «doivent être irréfutables».

 

Encore l’utilisation des racines chrétiennes de l’Europe qui sont devenu un bel alibi pour rejeter l’autre. Pour l’historien Paul Veyne dans Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) en 2007, il est inutile de se gargariser des «racines chrétiennes» de l’Europe, car en histoire, les racines n’existent pas. L’humanisme n’est pas l’héritage déguisé du christianisme miséricordieux, qui d’ailleurs parla plus souvent d’amour qu’il ne le pratiqua. «L’initiative et le gros du travail sont dus aux Lumières», et aujourd’hui, c’est plus l’Europe qui inspire le christianisme que l’inverse.

 

Le cardinal Sarah devrait plutôt s’intéresser à ce que font les évêques européens, car comme le montre periodistadigital.com dans son article du mardi 24 octobre : Les évêques européens défendent davantage l'intégration : «"L'Europe est un projet à ne pas renier".» Courage, fierté et confiance. Ce sont les trois vertus que l'Église européenne veut apporter au peuple et aux institutions du continent en train de refonder celles qu'elles subissent actuellement, après les crises «socioculturelles», politiques et économiques «brutales». Selon le cardinal Reinhard Marx, "c'est l'heure de l'Europe et nous aussi, en tant qu'Église, devons relever le défi". Il faut donc mettre en avant la nécessité d'une plus grande solidarité et subsidiarité pour l'Europe. Pour le cardinal Marx, «l’Europe est une partie du futur, elle n’est pas dans un monde fermée». Il insiste en disant : «Ne défendez pas votre bien-être d'une manière qui ressemble à un mur. L'Europe enfermée et ce qui se passe autour de ça, ça n'a pas d'importance : c'est stérile.»

 

Du 27 au 29 octobre au Vatican, dans la nouvelle salle du Synode, le Congrès «Repenser l'Europe : une contribution chrétienne à l'avenir de l'UE» est organisé par la Commission des évêques en collaboration avec le Saint-Siège, à l'occasion du soixantième anniversaire de la signature des Traités de Rome (25 mars 1957). Il sera intéressant de voir ce que cela donne.

 

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