Publié le 31 Janvier 2018

Julien Baldacchino nous montre dans son article pour franceinter.fr du mardi 30 janvier 2018 que la Fondation Abbé Pierre présente ce mardi son rapport annuel, qui fait état de 4 millions de mal-logés, dont près de 900 000 personnes sans domicile personnel. La situation continue de s'aggraver, et si les ménages en situation de confort insuffisant sont moins nombreux, la surpopulation et le froid progressent.

 

Le mal logement continue de progresser, petit à petit : c'est ce que souligne le rapport 2018 de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, présenté ce mardi. Au total, selon des estimations basées sur la dernière Enquête nationale sur le logement (ENL), menée en 2013 mais dont les résultats commencent seulement à être publiés, quatre millions de personnes en France subissent le mal-logement.

 

Cette situation de mal-logement, contrairement à la croyance habituelle, ne concerne pas que les personnes sans abri ou sans domicile : ces personnes-là sont "seulement" 143 000, auxquelles faut ajouter 643 000 personnes hébergées chez des tiers parce qu'elles n'ont aucun autre choix. Parmi elles, on compte notamment 339 000 personnes de plus de 25 ans qui se sont retrouvées contraintes de retourner vivre chez ses parents. Cette privation de logement personnel a bondi de 50% environ entre 2001 et 2012, selon l'association, qui dénonce un "enracinement" de ce mal-logement.

 

Parmi les mal-logés, on trouve aussi un peu plus de deux millions de personnes qui vivent dans des conditions de logement difficiles, et 934 000 personnes qui vivent en surpopulation "accentuée", un terme que la fondation définit dans son rapport comme "lorsqu'il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement".

 

Globalement le rapport note toutefois que l'absence de confort sanitaire de base est en net recul (avec -41% entre 2006 et 2013). Les personnes qui vivent sans eau courante ni toilettes intérieures ni douche. Ces logements ne représentent plus que 0,7% du parc immobilier, note le rapport. Le problème majeur vient du surpeuplement accentué, qui a augmenté de 17% entre 2006 et 2013, et surtout d'un phénomène surveillé par la fondation depuis l'an dernier : la "précarité énergétique", qui rend difficile le fait de se chauffer chez soi.

 

Et dans ce domaine, les chiffres ont explosé : en moins de vingt ans (sur la période 2006-2013), le taux de personnes qui ont déclaré avoir eu froid chez eux dans l'année est passé de 10,9% des ménages à 18,8%, soit une hausse de 72%. Ainsi, en 2013, 11 026 000 personnes se sont plaintes d'avoir du froid. Et parmi elles, 3 388 000 personnes disent clairement que cela est lié à leur situation de précarité financière.  Il faut ajouter à ces quatre millions de mal-logés pas moins de 12 millions de personnes qui sont dans des conditions, plus floues, de "fragilité" face au logement.

 

La Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme sur le mal logement et demande au gouvernement de "rectifier le tir", avec de nouveaux des logements et non avec des solutions d'hébergement d'urgence, favorisées par le gouvernement.

 

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Publié le 31 Janvier 2018

Les CEBs remercient le pape pour son travail pour "une église synodale, missionnaire et écoutante"

Au Brésil, Luis Miguel Modino nous montre dans son article pour periodistadigital.com du mardi 30 janvier 2018 que les CEB font partie de l'Église dont le pape François veut faire une réalité, à travers une Église sortante, présente dans les périphéries, qui n'a pas peur d'être blessée, et tachée en sortant dans la rue. Les participants de la 14e Interecclésiale des Communautés Ecclésiales de Base, célébrée à Londrina, du 23 au 27 janvier, ont envoyé une lettre à l'évêque de Rome dans laquelle "nous vous remercions du fond du cœur pour le message que vous nous avez envoyé".

 

Dans la lettre, les délégués de l'Inter, font de lui un participants parmi ceux qui étaient présents, en soulignant la figure du président des évêques du Brésil, le cardinal Sergio da Rocha, et ils reconnaissent l'importance du message du pape François, qui considère le frère, parce que "cela nous fortifiera et nous donnera le courage de continuer dans l'expérience évangélique d'une Église pauvre et des pauvres".

 

Les CEBs, si souvent persécutés et disqualifiés, par ceux qui ont des attitudes similaires avec le pape Bergoglio, ils reconnaissent que «nous nous sentons soutenus par ses paroles, son témoignage, et nous croyons que la joie de l'Évangile nous conduit dans une terre sans mal, sans injustice et sans persécution», des mots qui aident à continuer à faire une société et une Église avec un nouveau regard, surtout pour ceux qui souffrent des conséquences d'un monde urbain inégal.

 

"Une Église synodale, ministérielle, missionnaire, sortante, une Église de l’écoute des clameurs et les défis qui nous viennent du monde urbain dans les campagnes et dans les villes, et des périphéries géographique et existentielles, des peuples autochtones et des descendants d’esclaves et tous les peuples», très différent d'une Église qui exclut, et impose dont certains ont trop de nostalgie et que François, par son attitude et ses mots, met en arrière. Les CEBs, renouvelées "avec une nouvelle ardeur", veulent collaborer à cette mission.

 

Unis dans la prière l'évêque de Rome, les communautés ecclésiales de base, lui demande, en se référant à l'Église, qui «continue à renouveler la proposition du Concile Œcuménique Vatican II» a exprimé sa volonté «de soutenir et de collaborer avec le REPAM et le synode pour l'Amazonie en 2019.»

 

Espérons que cette vision de l’Église puisse essaimer au Brésil, mais aussi ailleurs, car il est grand temps que l’Église détruise ses murailles pour sortir dans le monde.

 

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Publié le 30 Janvier 2018

Comme nous le montre Jesús Bastante dans periodistadigital.com ce mardi 30 janvier 2018 un nouveau rebondissement dans le «cas Barros», l'évêque controversé d’Osorno que les victimes de la pédophilie cléricale au Chili ont accusé d'avoir couvert les abus subis à la main de Fernando Karadima, et que le pape a défendu sa récente visite dans ce pays. Maintenant, après "quelques informations récentes", le pape François a décidé de rouvrir l'affaire, et d'envoyer l'archevêque Charles J. Scicluna au Chili "pour écouter ceux qui ont exprimé la volonté de faire connaître les éléments qu'ils ont".

 

Le communiqué du Saint-Siège se résume ainsi : «En ce qui concerne quelques informations récentes concernant le cas de SE Mgr Juan de la Cruz Barros Madrid, Evêque d'Osorno (Chili), le Saint-Père a pris des dispositions pour que SE Mgr Charles J. Scicluna, Archevêque de Malte et Président du Collège pour l'examen des ressources (en matière de delicta graviora) à la Session Ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, se déplace à Santiago du Chili pour écouter ceux qui ont manifesté la volonté de faire connaître les éléments qu'ils possèdent.»

 

Comme on peut le voir la décision de Bergoglio d'envoyer ce religieux prendre les déclarations des plaignants de Juan Barros est un tournant de 180 degrés dans cette situation, qui semblait avoir été conclue après les paroles du pape il y a deux semaines. Un pape qui, comme il l'a dit à l'époque, a tenu parole et, à l'époque où il connaissait la «preuve» de la possible dissimulation de Juan Barros, a décidé de rouvrir l'affaire.

 

Le choix de Scicluna n'est pas trivial : l'archevêque de Malte était l'un des piliers du préfet de la Doctrine de la Foi (et plus tard le pape Benoît XVI), Joseph Ratzinger, pour interroger les victimes du fondateur des Légionnaires du Christ, Marcial Maciel, considéré par Jean-Paul II comme l’"apôtre de la jeunesse" et qui s'est avéré être un prédateur macabre des mineurs.

 

Grâce au travail de Scicluna, Ratzinger a pu rouvrir l'affaire Maciel et condamner le pédophile mexicain pour ses atrocités. Un scandale qui a également éclaboussé la Légion, qui subit encore un profond processus de réparation et de restructuration. Et les parallèles entre les cas de Karadima et Maciel sont nombreux. En fait, Scicluna était également la clé pour que les victimes de Karadima puissent dénoncer le célèbre prêtre chilien. Pendant le pontificat de Benoît XVI et pendant les premiers mois du pape François, Scicluna était chargé de mettre en œuvre la lutte contre la pédophilie et d'examiner les cas d'abus qui sont venus à Rome de tous les coins du monde.

 

Maintenant, après avoir dit qu’il n’y avait pas de preuves contre Mgr Barros, «des informations récentes» ont poussé le pape à de meilleures intentions. Espérons que les victimes de Karadima auront gain de cause.

 

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Publié le 30 Janvier 2018

Gauthier Vaillant nous montre ce mardi 30 janvier 2018 dans la-Croix.com que la Conférence des évêques de France a publié, lundi 29 janvier, un communiqué au terme de dix jours d’une controverse provoquée par une déclaration du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne sur l’avortement. «Ce n’était pas une négociation», relate Mgr Blanchet. «Nous avons formulé clairement ce qu’était un mouvement d’Église et ce qui en était attendu. Ce qui est attendu d’eux, c’est de dire que l’Église nous indique un chemin, et qu’il faut lui faire confiance, même si on est parfois bousculé par son enseignement.»

 

Les évêques renouvellent leur confiance au MRJC, tout en précisant que la liberté de parole des mouvements n’est légitime que dans la mesure où elle sert l’annonce de l’Évangile. Ils précisent encore que, «sur une question aussi grave» que celle de l’avortement, un mouvement d’Église se doit de respecter «le principe intangible de la dignité de la personne humaine (…) depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle».

 

«Ce communiqué nous va très bien», assure Brieuc Guinard, président du MRJC, qui se refuse à parler de «recadrage». Il estime toutefois avoir pu profiter de cette réunion pour faire passer un message clair : «en tant que mouvement, on ne sait pas comment lancer un débat. Faut-il le faire au sein de la CEF ? Devons nous passer par notre évêque ?», interroge Brieuc Guinard, qui se demande notamment «comment les évêques vont accueillir la parole des mouvements sur les débats de bioéthique». Le jeune homme, qui ne cache pas qu’il sort un peu secoué de ces dix jours agités, insiste sur le fait qu’il n’a, à aucun moment, souhaité déclencher une polémique. Et tente de voir l’aspect positif : «Les évêques nous ont manifesté leur confiance, et c’est écrit noir sur blanc.»

 

Quel manque de courage de la part des évêques, ils auraient pu ouvrir un débat respectueux des personnes sur ce sujet si sensible dans l’Église, mais ils renouvellent malgré tout leur confiance au MRJC tout en lui faisant la leçon. L’Église de France a encore raté une occasion de montrer un meilleur visage.

 

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Publié le 29 Janvier 2018

Gauthier Vaillant nous montre dans son article pour la-Croix.com ce lundi 29 janvier 2018 que dans une lettre pastorale publiée mi-janvier, Mgr Jorge Ortiga, archevêque de Braga (nord-ouest du Portugal), propose aux divorcés remariés un parcours de discernement au terme duquel l’accès à la communion dépendra de leur propre décision.

 

Après des évêques d’Argentine, de Malte ou d’Allemagne, c’est au tour d’un évêque portugais de donner son interprétation d’Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique du pape François publiée dans le sillage du synode sur la famille de 2015. Mgr Jorge Ortiga, archevêque de Braga, a publié le 17 janvier une lettre pastorale intitulée «Bâtir sa maison sur le roc», ainsi qu’un texte d’orientation de la pastorale familiale. L’évêque portugais, qui crée à cette occasion un «Service archidiocésain d’accueil et de soutien à la famille», propose de mettre en œuvre plusieurs recommandations du synode sur la famille, reprises dans Amoris Laetitia. Il insiste par exemple sur la préparation des couples au mariage, et sur leur accompagnement dans les années suivant leur union.

 

Mais le cœur de son propos concerne la question qui, près de trois ans après la parution du texte pontifical, fait encore débat : l’accès aux sacrements des personnes divorcées et remariées. Et à ce sujet, il propose une interprétation d’Amoris laetitia particulièrement large, ouvrant la possibilité que toutes les personnes dans cette situation puissent accéder à la communion, dès lors qu’elles en font le choix en conscience.

 

«Nous ne voulons pas d’une pastorale fondée uniquement sur des traditions. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les défis et les problèmes auxquels les familles sont confrontées aujourd’hui», argumente en préambule Mgr Ortiga, dont la lettre pastorale a été approuvée à l’unanimité par le conseil presbytéral.

 

Dans le cas où des fidèles divorcés souhaitent réintégrer pleinement la vie de l’Église, l’archevêque recommande en premier lieu de «s’assurer de l’existence d’un motif susceptible d’introduire la cause de nullité du mariage devant le tribunal ecclésiastique ». Quant à ceux pour lesquels la nullité de mariage «n’est pas une option», il leur sera proposé «itinéraire de discernement personnel et pastoral responsable». Ce parcours comprendra la prière, un accompagnement spirituel, «des exercices et diverses activités», et pourra durer «plusieurs mois et aboutir à des réponses différentes». «Les couples doivent être prêts, par exemple, à accepter qu’il n’y ait pas de réponses préconçues ou d’objectifs prédéfinis», écrit l’archevêque portugais.

 

S’il écrit bien que cette démarche est placée sous la supervision de l’accompagnateur spirituel, Mgr Ortiga précise bien qu’«en dernière instance, ce sera au couple de prendre sa décision devant Dieu» pour ce qui est de l’accès à la communion. «La tâche des pasteurs n’est pas de se substituer à la conscience des gens, ni d’offrir des recettes simples, mais de les aider patiemment à éclairer et forger leurs consciences pour qu’ils puissent prendre une décision sincère devant Dieu en faisant de leur mieux», conclut-il.

 

L’interprétation d’Amoris Laetitia ainsi proposée par l’archevêque de Braga semble plus large que celles reconnues précédemment par Rome. Les évêques de la région de Buenos Aires, notamment, dont l’interprétation a été saluée par le pape François comme la seule possible, conservaient la possibilité de «proposer l’effort de vivre dans la continence» à certains couples divorcés remariés. L’accès à la communion était bien possible selon eux, mais selon des critères plus stricts que chez Mgr Ortiga.

 

Une autre interprétation autorisée par le Vatican, celle du cardinal Francesco Coccopalmerio, insistait quant à elle sur la validation du discernement des couples par le prêtre accompagnateur. «Il est évident que les conditions essentielles dont il est question devront être soupesées par un discernement attentif et autorisé de la part de l’autorité ecclésiastique», écrivait le cardinal, principal juriste du Vatican, dans un texte publié directement par le Vatican.

 

Dans le même temps, d’importantes réticences continuent de se faire entendre dans l’Église au sujet d’Amoris laetitia. Le 26 janvier, dans un entretien au quotidien néerlandais Trouw, le cardinal Wim Eijk, archevêque d’Utrecht, exprimait ainsi le souhait que le pape clarifie sa position concernant la communion des divorcés remariés. «Ce que l’on observe aujourd’hui, c’est qu’une conférence épiscopale dit une chose, et une autre dit autre chose. Or, ce qui est vrai chez A ne peut pas être soudainement faux chez B», déclarait-il. Un commentaire qui illustre l’écart de perception qui demeure au sujet du texte du pape François.

 

Amoris laetitia permet de voir l’écart entre deux visions de l’Église : une ouverte et l’autre fermée. L’archevêque de Braga démontre que l’Église est toujours porteuse de l’Évangile qui touche tout le monde, quel que soit ses fautes.

 

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Publié le 28 Janvier 2018

cath.ch nous montre que le cardinal Peter Turkson, à l’occasion de la Journée mondiale des lépreux, a appelé à “abroger les lois discriminatoires” contre les personnes atteintes de cette maladie. Le préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, a publié un message le 28 janvier 2018 à l’occasion de la Journée mondiale des lépreux.

 

Toutes les deux minutes, indique le cardinal Turkson dans son message, une nouvelle personne est atteinte par la lèpre. Ces malades, soutient-il, nécessitent de voir leurs droits humains fondamentaux défendus. Pour cela, il faut “abroger les lois discriminatoires” là où elles existent, garantir aux malades l’accès aux soins et protéger leur dignité.

 

Ces malades, poursuit le préfet de dicastère, ont en effet besoin de “proximité humaine”, qui peut être pour eux une “énergie libératoire”. Et celui qui l’apporte peut “grandir en humanité” car il comprend ce que vaut vraiment la vie : non pas la gloire ou les richesses, mais “l’humilité, la miséricorde, le pardon”.

 

Cette Journée mondiale des lépreux a été instituée en 1954 par le Français Raoul Follereau afin d’obtenir que les malades de la lèpre soient soignés comme tous les autres malades “et guérir les bien-portants de la peur absurde et parfois criminelle qu’ils ont de cette maladie”. Elle se tient chaque année le dernier dimanche de janvier.

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 95% des cas de lèpres se concentrent dans seulement 14 pays, l’Inde étant largement en tête.

 

Comme le montre RFI.fr dans son article de ce dimanche intitulé «Lèpre : réduire la durée des traitements sans perdre en efficacité», la lèpre reste un problème de santé publique avec une estimation de 200 000 nouveaux cas tous les ans notamment en Inde, Indonésie et au Brésil. Et elle reste endémique à Madagascar et en Côte d’Ivoire.

 

Selon les spécialistes, l’estimation de 200 000 nouveaux cas par an est en deçà de la réalité et il est urgent d’agir pour circonscrire la maladie. La recherche a pourtant beaucoup progressé mais suivant les cas de lèpre, le seul traitement par polychimiothérapie peut durer entre 6 et 12 mois.

 

Cet appel du cardinal Turkson montre que la lutte contre la lèpre est encore loin d’être gagnée plus encore avec la discrimination pour ceux qui en sont atteint. Réduire la peur et la limitation de la durée du diagnostic de la maladie tout en ayant des médicaments efficaces pourra aider à ne plus avoir de préjugés envers les lépreux.

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Publié le 28 Janvier 2018

Periodistadigital.com dans son article du samedi 27 janvier 2017 nous montre que le vendredi 26 janvier, monseigneur Santiago Silva Retamales, président de la Conférence épiscopale du Chili (CECh), a participé à une conférence de presse d'évaluation de la visite du pape François dans le pays. Dans ce cas, l'évêque a souligné la valeur à trouver dans le message du pape François la parole de Jésus-Christ et fait référence au fait qu’il Saint-Père abordait les mondes les plus vulnérables du Chili tels que les visages du Christ emprisonnés, pauvres, maltraités, immigrant, si typique du message d'un pape qui s'est distingué par l'attention aux «périphéries». Ces rencontres ont eu la valeur d'un «symbole» qui indique un chemin à suivre, ce qui d'ailleurs est typique d'une «Église sortante».

 

Monseigneur Silva Retamales a également apprécié la vision du pasteur du pape concernant la réalité que vivent les Chiliens, qui est abordée à partir de l'Évangile de Jésus et avec une grande sensibilité pour ceux qui ont été laissés pour compte. La devise de sa visite nous invite à la paix, et appelle à utiliser la capacité de reconstruction propre à notre pays, manifestée dans les grandes tragédies vécues de temps en temps, pour reconstruire le tissu social et culturel. La paix est pour lui réalisée par la justice, «pain, respect et joie» pour tous, comme le dit une phrase bien connue, ce qui nous interpelle et nous appelle à reconstruire nos relations interpersonnelles et sociales et un projet de pays commun où tous avoir une participation réelle.

 

La visite du pape au Chili laisse selon lui une «tâche en suspens» par rapport au diocèse d'Osorno, a déclaré monseigneur Silva Retamales. Les blessures sont ouvertes, mais pour lui il faut "continuer à dialoguer et à rechercher la communion". Le pape a donné son plein appui à monseigneur Barros en tant qu'évêque d'Osorno, après avoir noté qu'il n'y avait aucune preuve contre lui pour le retirer du diocèse. L'évêque a dit que la Conférence épiscopale, accompagné par Mgr Barros dans sa tâche de berger et le discernement personnel correspondant à chaque pasteur à la recherche du bien du peuple de Dieu qui lui est confiée. Et s'il «discerne qu'il doit continuer, il a notre plein appui, s'il discerne une autre voie, il a aussi notre plein appui», a-t-il dit.

 

Ensuite, monseigneur Silva Retamales a souligné l'importance du dialogue à partir de la certitude que la communion est possible, parce que c'est un don de Dieu. Le peuple de Dieu, de cette manière, a le devoir et le droit de participer dans ce qui sera le travail de tous dans l'Église diocésaine de rechercher la vérité et la compréhension. Au cours de sa visite au Palais de La Moneda, le pape François a exprimé sa "douleur et sa honte devant les dommages irréparables causés aux enfants par les ministres de l'Église". Dans la même veine, Mgr Retamales Silva a dit que l'Église chilienne il y a quelques années a développé la «tolérance zéro» contre ce fléau et qui a été évident dans la Commission pour prévenir les abus des mineurs. «Il est important de demander pardon, de demander justice et de chercher des moyens de recours, dans la mesure du possible, car dans certains cas, les dommages sont irréparables. Cela endommage la personne dans sa propre dignité», a déclaré Mgr Santiago Silva Retamales a terminé la conférence de presse, après avoir remercié tous ceux qui avaient fait la visite du pape, avec une métaphore : pour lui, la visite du pape François a été «un sourire de Dieu.»

 

Monseigneur Silva Retamales nous montre que pour Osorno il y a un certain déni de la réalité à propos de Mgr Barros et qu’il ne sache pas voir qu’il a une méfiance certaine des victimes envers la hiérarchie sur la «tolérance zéro» contre les prêtres pédophiles montre déjà qu’il y a un problème au sein de la Conférence épiscopale du Chili pour prendre au sérieux la pédophilie cléricale.

 

Enfin, les marches pour la vie n’ont pas l’air de faire l’unanimité comme on peut le voir aux États-Unis dans l’article de Cameron Doody pour periodistadigital.com du samedi 27 janvier : «Un évêque américain boycotte la Marche pour la vie pour ne pas être contre la peine de mort». L'évêque de Little Rock (Arkansas), Anthony B. Taylor, a boycotté l'édition locale de la Marche pour la vie organisée par Arkansas Right to Life dimanche dernier pour protester contre la présence en tant que conférencier du procureur général de l'État du Sud, Leslie Rutledge, une défenseuse bien connue de la peine de mort qui a «travaillé sans relâche l'année dernière pour garantir l'exécution de quatre criminels qui ne représentaient plus aucune menace pour notre société». Il aussi conseillé Arkansas Right to Life d'élire un autre orateur, mais tous ses efforts n'ont pas fonctionné.

 

Mgr Taylor a justifié sa position devant ses fidèles en affirmant que «l'Église enseigne une éthique de vie cohérente dans laquelle la vie et la dignité humaine doivent être protégées du premier moment de la conception jusqu'à la mort naturelle et à chaque stade intermédiaire». "Cela signifie", a ajouté le prélat, "que toutes les vies ont une dignité inhérente donnée par Dieu" : même ceux des condamnés à mort, "c'est pourquoi la peine de mort doit être abolie". Contrairement à l'approche anti-avortement traditionnelle de la Marche pour la vie, l'expression utilisée par l'évêque de Little Rock - «l'éthique cohérente de la vie» - évoque l'héritage du cardinal Joseph Bernardin, qui assimile la mort des enfants à naître avec d'autres formes d'exclusion sociale. Être un véritable pro-vie, écrit l'archevêque de Chicago, cela implique «d'unir l'humanité de l'enfant à naître avec l'humanité de l'affamé : elle appelle à une action légale positive pour empêcher le meurtre des enfants à naître ou des personnes âgées. C’est une action sociale pour abriter les sans-abri et éduquer les analphabètes», même si ces assimilations données par l’évêque sont difficilement comparables.

 

En gros, pour l'évêque de Little Rock (Arkansas), Anthony B. Taylor, la défense de la vie va bien au-delà de l’avortement.

 

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Publié le 27 Janvier 2018

 Algérie : les moines de Tibéhirine reconnus martyrs en vue de leur béatification

Comme nous le montre RFI.fr, c’est désormais officiel. Les sept moines français de Tibéhirine et Mgr Claverie, évêque d’Oran seront béatifiés. Le pape François a en effet signé, ce samedi 27 janvier 2018, le décret reconnaissant leur martyr, après leur assassinat, en 1996, en Algérie. Au total, dix-neuf catholiques tués dans les années 90, en Algérie, sont concernés.

 

Ce sont quelques lignes d’un décret de la congrégation pour la cause des saints qui l’attestent. Il est mentionné que le martyr de Mgr Claverie et de ses dix-huit compagnons est reconnu: assassinés «en haine de la foi», entre 1994 et 1996. Parmi les futurs bienheureux figurent les sept moines trappistes de Tibéhirine enlevés, en mars 1996, puis tués dans des circonstances troubles et dont seules les têtes avaient été retrouvées. L’ancien évêque d’Oran avait, lui, été tué le 1er août 1996 avec son chauffeur dans l’explosion d’une bombe, devant son évêché. Sont également concernés, des pères blancs et des religieuses.

 

Cette annonce était attendue. En septembre dernier, les évêques d’Alger et d’Oran s’étaient rendus à Rome pour rencontrer le pape François et avaient expliqué avoir trouvé le souverain pontife très sensible à la cause de ces religieux, tout comme à la souffrance du peuple algérien.

 

Si aucune date n’a encore été fixée pour la béatification, l’espoir est grand qu’elle puisse se faire sur le sol algérien, là où ces hommes et femmes ont donné leur vie.

 

Joint par RFI, le père Armand Veilleux était un des supérieurs des sept moines. Il revient sur leur vie. «Ce qui est reconnu, c’est la qualité de ce qu’ils ont vécu en Algérie. Le mot martyre veut dire «témoin», témoin de la foi et témoin à travers ce qu’ils ont vécu, beaucoup plus qu’à travers la façon dont ils sont morts», a-t-il relevé.

 

«Ils ont passé leur vie à vivre l’évangile au milieu d’un peuple à majorité musulmane qu’ils aimaient, un pays qu’ils aimaient. Ils ont établi des liens de fraternité, d’amitié avec la population au cœur de laquelle ils ont vécu comme des frères durant la guerre civile d’Algérie et une guerre qui a fait plus de 200 000 victimes. C’est essentiellement ça qui est reconnu et je pense qu’ils n’aimeraient pas être séparés des 200 000 victimes», a ajouté le père Armand Veilleux.

 

C’est un excellent choix, ces religieux «ordinaires» sont restés en Algérie pendant la guerre civile malgré les menaces, «en solidarité» avec les Algériens, et ont trouvé la mort ensuite dans des circonstances troubles. Mgr Claverie le mérite aussi pour avoir été un défenseur du rapprochement islamo-chrétien et algéro-français.

 

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Publié le 27 Janvier 2018

Comme nous le montre Iacopo Scarmuzzi dans son article pour Vatican Insider du vendredi 26 janvier 2018 le pape François a reçu la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a conclu entre autres des études sur les implications éthiques "dans le domaine économique et financier".

 

La «croissance de la demande d'euthanasie» consécutive au «processus de sécularisation» a «conduit aussi à considérer l'interruption volontaire de l'existence humaine comme un choix de «civilisation»». Le pape l'a dénoncé à l'audience réservée ce matin à l'assemblée plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclarant que "là où la vie n'est pas valable pour sa dignité, mais pour son efficacité et sa productivité, tout cela devient possible".

 

Le pape a aussi remercié la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour l'engagement de «toutes les questions diverses qui nécessitent maintenant un discernement pastoral majeur, comme dans l'examen des affaires concernant graviora delicta et la dissolution des questions relatives aux liens matrimoniaux dans favorem fidei».

 

Par conséquent, «Je vous remercie», a déclaré le pape, «l'étude réalisée par vous sur certains aspects du salut chrétien, afin de réaffirmer le sens de la rédemption, se référant aux tendances néo-pélagiennes aujourd'hui et néo-gnostiques. Ces tendances sont des expressions d'un individualisme qui s'appuie sur ses propres forces pour se sauver»

 

Le problème est que l’on ne peut pas comparer la pensée individualiste et matérialiste moderne avec le pélagianisme et le gnosticisme qui n’ont rien à voir avec lui, car ces deux pensées religieuses sont différentes, la première prônant le libre arbitre et la seconde étant profondément dualiste. Donc, le libre arbitre est mauvais alors que l’Église le prône, et cette dernière interdit une vision dualiste qu’elle l’emploie contre l’euthanasie et l’avortement.

 

Le pape latino-américain, qui a souligné que la mission du dicastère a «un visage éminemment pastoral», a aussi noté avec satisfaction qu'il «achevait» des études sur «les implications éthiques d'une anthropologie adéquate également dans le domaine économique-financier». Le Magistère de l'Église a toujours clairement réitéré, à cet égard, que «l'activité économique doit être menée selon les lois et les méthodes propres à l'économie, mais dans l'ordre moral», a déclaré le pape, citant «Gaudium et Spes».

 

Maintenant, on peut se demander dans quel sens l’Église voit sa théologie morale sur la famille à travers la Rencontre mondiale des familles à Dublin comme nous le voyons à travers l’article de Christopher Lamb sur The Tablet du jeudi 25 janvier : «La Rencontre mondiale des familles promouvra la vision chrétienne du mariage».

 

La Rencontre mondiale des familles, qui aura lieu du 22 au 26 août à Dublin, se concentrera sur la promotion de l'intégralité du document du pape François sur la famille plutôt que sur les "points litigieux" comme le chapitre huit d'Amoris Laetitia sur les divorcés remariés, a expliqué jeudi le cardinal Kevin Farrell, préfet du dicastère Laïcat, Famille et Vie qui a aidé à organiser l'événement. Selon le cardinal, elle se concentrera sur un message inclusif de promotion de la compréhension chrétienne du mariage et de la famille.

 

Elle n'entrera pas dans des arguments théologiques mais tentera d'être "pastorale et pratique" et cherchera des moyens d'aider les couples "quand les choses vont mal." Il a déclaré que la réunion de Dublin "n'exclut pas ceux qui ont des points de vue différents ou sont de traditions religieuses différentes", mais qu'elle est aussi dédiée à la promotion de la vision chrétienne du mariage entre un homme et une femme.

 

Interrogé sur sa réaction à la décision de l'Irlande d'organiser un référendum sur l'avortement et d'introduire une législation sur le mariage homosexuel, Farrell répliqua : "Je suis sûr que non seulement le pape et la plupart des catholiques qui ont cru en la sainteté de la vie seront bouleversés. Qui va défendre les droits de l'enfant innocent ? Si l'enfant avait deux jours, il serait protégé par un certain nombre de droits."

Le cardinal a indiqué qu'un programme complet pour l'événement de Dublin devrait être publié à la fin de ce mois, et qu’il inclura une session sur la protection de l'enfant dirigée par le cardinal Sean O'Malley, le principal conseiller du pape sur la réponse aux abus sexuels dans l'église. 

 

Le signal donné est plutôt mauvais, encore une fois l’Église promouvra sa vision de la famille limitée, sans montrer que d’autres familles existent (monoparentales, homoparentales, recomposées), tout en taclant l’avortement et le mariage gay. Si l’Église veut être inaudible, elle prend le bon chemin.

 

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Publié le 26 Janvier 2018

Gauthier Vaillant dans son article pour la-Croix.com nous montre que deux jours après qu’un évêque a condamné fermement le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) pour ses propos favorables à l’avortement, le père Arnaud Favart prend au contraire sa défense dans une lettre ouverte, vendredi 26 janvier 2018. Cela a eu lieu après que Mgr Bernard Ginoux, annonça le 24 janvier dans une lettre au MRJC, qu’il transmet aux médias et aux autres évêques, qu’il ne reconnaît plus le mouvement comme «catholique» et que son diocèse ne leur prêtera plus aucune aide financière et matérielle.

 

C’est donc comme une réponse à la sanction sans appel de Mgr Ginoux que sonne la lettre du père Favart. Pour le prêtre, la déclaration du MRJC est «un cri jailli de la vie de femmes, d’hommes, de familles pris dans la tourmente». Il rend hommage à «l’ardeur des jeunes du MRJC», en qui il dit reconnaître «quelque chose du rêve du pape François». Il liste l’engagement de ces jeunes «pour l’agro-écologie et le développement durable, pour la paix et le désarmement, pour l’éducation à l’initiative et à la responsabilité».

 

«Ils aiment le C de leur attache chrétienne, même s’ils n’en maîtrisent pas toutes les arcanes théologiques», estime-t-il pour expliquer la position du MRJC sur l’avortement. Tout en soulignant que celui-ci «est un drame», le vicaire général de la Mission de France dénonce au passage la «maladresse» de l’Église sur la question, estimant qu’elle donne un «sentiment d’exclusion» aux personnes que cela concerne.

 

Cette lettre ne devrait pas être la dernière étape de ce feuilleton. En effet, Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort et président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles, a indiqué récemment à La Croix que la prise de position du MRJC serait relue lors d’une grande rencontre organisée lundi 29 janvier à la CEF avec les présidents de ces mouvements et associations.

 

Le MRJC  a tenu des propos qui déplaisent en disant que l’avortement est un «droit fondamental pour les femmes et les couples», mais n’est-ce pas le cas puisque les femmes l’ont obtenu en France de haute lutte en 1975 avec la Loi Veil. Qu’elles soient accompagnées ou non, elles réfléchissent avant de faire ce choix qui n’est pas imposé et le médecin ou la sage femme que l’on consulte peut proposer une consultation psycho-sociale avant de procéder à l’avortement après la deuxième consultation.

 

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