Publié le 28 Février 2018

Cristóbal Vaccaro dans son article pour biobiochile.cl du mercredi 28 février 2018 nous montre que l'archevêque de Malte, Charles Scicluna, a confirmé qu'il a eu une rencontre avec le cardinal de Santiago, Ricardo Ezzatti.

 

Cette partie de la série d'entretiens qu’ont soutenus les religieux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cherche à comprendre le rôle de l'évêque d’Osorno, Juan Barros, comme complice du prêtre pédophile, Fernando Karadima. Cependant, Scicluna a exclu avoir rencontré précisément l'ex-directeur de l'église El Bosque.

 

Pour sa part, le journaliste Jaime Coiro, porte-parole de la Conférence épiscopale chilienne, a déclaré que, pendant les jours de repos relatif qu’avait Charles Scicluna à la Nonciature apostolique, après avoir subi son opération, s’étaient attelés à entendre plus de personnes dans le contexte de l'affaire Barros-Karadima, ainsi que pour d'autres plaintes.

 

"Il a pu rencontrer des personnes qui avaient demandé durant ces journées de le rencontrer, dans la mission qui lui avait été confiée, et sur d'autres questions liées à la mission et à son contexte", a expliqué le professionnel. C'est le cas du beau-fils de Joaquín Lavín, Isaac Givovich, qui a évoqué les abus commis par les religieux de la congrégation mariste.

 

Dans cette ligne, Coiro a expliqué que Scicluna, en plus de remercier le témoignage, a donné des conseils aux victimes, concernant les normes et procédures canoniques.

 

Periodistadigital.com dans son article du mercredi 28 février intitulé «Scicluna conclut son enquête sur les abus dans l'Église chilienne» nous montre que les envoyés du pape doivent maintenant rédiger un rapport sur l'affaire Barros qui sera remis directement à Francisco, a indiqué le porte-parole de la Conférence épiscopale du Chili.

 

Scicluna a profité de son séjour au Chili pour recevoir des victimes présumées d'abus sexuels commis il y a des années par des religieux maristes dans les écoles de cette congrégation. Selon Coiro, l'archevêque de Malte pourrait, s'il le juge approprié, remettre au Saint-Siège le contexte des accusations portées contre les Maristes.

 

Mgr Charles Scicluna a eu le souci d’entendre les victimes des prêtres pédophiles au Chili, espérons que son travail ait enfin un résultat crédible qui en finira avec l’impunité des auteurs de ces crimes et de leurs protecteurs.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 27 Février 2018

Periodistadigital.com nous montre ce mardi 27 février 2018 que Mgr Charles Scicluna, qui enquête sur les allégations contre un évêque au Chili pour couverture d’abus sexuels, a reçu des rapports de plus de cas qui impliqueraient les membres des congrégations religieuses et pourrait céder la place à de nouvelles recherches du Vatican mardi.

 

Scicluna, qui est arrivé à Santiago il y a plus d'une semaine a dû suspendre ses activités après une opération d'urgence, mais a organisé des réunions qui vont au-delà des accusations portées contre Mgr Juan Barros pour avoir caché des informations présumées sur des mineurs de son mentor, le père Fernando Karadima.

 

Dans ce contexte, un groupe de victimes d'abus sexuels commis par des membres de la Congrégation des Frères Maristes au Chili a rencontré le chercheur expérimenté envoyé par le pape François. «Nous avons pensé à une commission spéciale du Vatican, pour analyser, étudier, enquêter et punir tous les actes commis par les frères et religieux (...) maristes» a-t- il dit au journaliste Isaac Givovich, porte-parole d'un groupe d'anciens élèves et victimes de l'école de cette congrégation.

 

En outre, Givovich a affirmé que «les enquêtes portaient sur un prêtre (de la congrégation) qui n’est pas sanctionnés par les Frères Maristes. Nous trouvons cela injuste (...) ils sont juge et partie».

 

Les anciens de l'Institut Alonso de Ercilla ont dénoncé les abus présumés commis par des maristes au Chili et ont publié des déclarations dans une récente enquête canonique de la congrégation, bien qu'ils admettent que le processus manque de garanties de transparence.

 

Au cours de cette journée, Scicluna prévoit également de rencontrer des victimes qui dénoncent des abus sexuels commis par des membres de la congrégation salésienne dans le pays. Scicluna, qui est archevêque de Malte, prévoit de rester dans la nonciature apostolique de Santiago jusqu'à jeudi avant de quitter le pays.

 

Andrea Tornielli dans son article du mardi 27 février sur Vatican Insider nous montre que le C9 essaye de trouver une solution pour traiter les cas d’abus sexuels sur mineurs : «Le C9 étudie comment multiplier les tribunaux anti-abus». Le Conseil des cardinaux examine les propositions du cardinal Sean O'Malley de créer des tribunaux spécialisés dans différentes régions du monde contre la pédophilie, mais toujours sous l'égide de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. La prise en compte de cette proposition compte vient après le renouvellement et le renforcement de la Commission du Vatican pour la protection des mineurs, dont le  but est de décentraliser du point de vue technique la manipulation des cas, mais sans affaiblir le rôle et la responsabilité de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Environ 1800 cas en attente de vérification. Tous ne sont pas assimilables à des actes de pédophilie (les victimes de harcèlement dans plusieurs cas ne sont pas des enfants mais des jeunes au seuil de l'âge) et surtout à vérifier pour apprécier la crédibilité des accusations. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dirigée par l'archevêque jésuite Luis Francisco Ladaria Ferrer, se trouve surchargée de travail. À cela s'ajoute la complexité de traiter des cas dans des pays où les législations et les cultures sont parfois très différentes les unes des autres.

 

Le Conseil des Cardinaux discute ensuite de la manière d'arriver à la création de tribunaux dans différentes macro-régions du monde, afin de faciliter l'examen rapide des plaintes. La mise en place de ces nouveaux tribunaux se fera si la proposition est approuvée par C9, puis soumise au pape pour son approbation finale, qui ne représentera pas une décentralisation des pouvoirs, mais plutôt une multiplication des compétences de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi elle-même.

 

Alors que le travail de Mgr Charles Scicluna est excellent au Chili pour mener une bonne enquête sur l’affaire Barros et d’autres cas, le C9 choisit de confier la lutter contre les abus sexuels des prêtres à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui n’a jamais montré un soutien actif aux victimes des prêtres pédophiles et a toujours barré la route à la commission pontificale de protection des mineurs. Difficilement compréhensible.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 27 Février 2018

francetvinfo.fr nous montre ce lundi 26 février 2018 que des associations de défense des droits des personnes LGBT ont dénoncé lundi sur France Bleu Béarn deux conférences organisées prochainement par le diocèse de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Elles auraient pour "but de 'soigner' les personnes homosexuelles par l’abstinence."

 

Les conférences sont intitulées "l'accompagnement des personnes à tendance homosexuelle." Des associations de défense des droits des personnes LGBT dénoncent deux réunions publiques organisées par le diocèse de Bayonne le 7 mars à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et le 8 mars à Pau, rapporte lundi 26 février France Bleu Pays Béarn.

 

Les deux réunions auront lieu en présence de l'abbé Louis-Marie Guitton, aumônier de l'association Courage. Elle a été créée aux États-Unis au début des années 80. Elle prône la chasteté pour les personnes homosexuelles. Cette structure dangereuse selon les associations LGBT car elle culpabilise les personnes gays. SOS Homophobie demande à la conférence des évêques de France l'annulation des rencontres à Pau et Bayonne. L'association a également saisit la Miviludes, la mission interministérielle de lutte contre les sectes.

 

De son côté, l'association béarnaise Arcolan a écrit aux parlementaires et aux élus pour demander leur soutien. "On s'aperçoit que c'est une association qui a pour but de 'soigner' les personnes homosexuelles par l’abstinence", explique le co-président de la structure, David Torres. "On voit bien que beaucoup de prêtres, ce n'est pas un secret d'État, sont homosexuels et ont choisi de rentrer dans les ordres pour avoir de l'abstinence, poursuit-il. Eux ont pensé se guérir comme ça, sauf que nous, on n'a pas envie d'être prêtre, on n'a pas envie d'être abstinent. Il n'y a aucune raison qu'on le soit."

 

Pour David Torres, "ce n'est pas ça l'Église." Il met "au défi quiconque de trouver un passage dans la Bible qui dit que les homosexuels ne doivent pas exister ou à minima être abstinent. Ce n'est pas possible."  Selon lui, "ce sont des dérives de dirigeants religieux et extrémistes." Il met en cause l'évêque du diocèse de Bayonne. "On sait ce qu'il fait, il fait des manifestations anti-IVG, rappelle le co-président de l'association Arcolan. Là il a dépassé les bornes en amenant un représentant de Courage ici, chez nous en Béarn et à Pau. Je suis vraiment très en colère." L'association Arcolan appelle élus et citoyens au rassemblement avant la réunion publique, le 8 mars à 20 heures, devant le presbytère Saint-Jacques.

 

Contacté par France Bleu Pays Béarn, le diocèse de Bayonne-Lescar-Oloron, n'a "aucun commentaire à faire" sur ces conférences. Sur Europe1.fr dans l’article «Une réunion publique pour "aider" les homosexuels fait scandale» du mardi 27 février nous montre que les associations LGBT montent au créneau face à cette vision réduite de l’homosexualité. Les associations LGBT dénoncent un acte homophobe. Car les termes "aider", "accompagner", sont généralement employés pour désigner des personnes malades, selon Joël Deumier, le président de SOS Homophobie, contacté par Europe 1. Il demande à l’Église catholique d’interdire ce qu’il appelle des thérapies de conversion. "Ce n'est plus de la foi, ce n'est plus de la spiritualité. Ce sont des pratiques potentiellement sectaires", déplore-t-il. "Sous couvert de compassion et de foi chrétienne, on induit une très forte culpabilité qui peut conduire à l'isolement de la personne voire à des tentatives de suicide si la personne n'est pas armée face à ces méthodes que nous dénonçons".

 

Une attitude d’autant plus irresponsable selon lui que les actes homophobes ont augmenté de 20% en 2016. De son côté, l’animateur de la rencontre, l’abbé Guitton a confié à Europe 1 ne pas comprendre cette polémique. "Je m’adresse à ceux qui veulent suivre le Christ", dit-il. "On ne force personne".

 

Difficile d’être plus hypocrite, car l’association Courage a été maintes fois dénoncée pour ces tentatives détournées de «thérapies», et le site de l’association donne clairement son but celui de modifier l’orientation sexuelle des couples LGBT par la chasteté et une vision courte de la religion. Pour cette association, les couples LGBT sont dépendants au sexe, à la drogue, abusent de l’alcool, à la dépression, l’anxiété ou d’autres maladies psychiques. Et n’oublions pas la fameuse théorie qu’ils ont été abusés durant l’enfance. Une belle liste de préjugés et de méconnaissance de ce que vivent les couples LGBT et que délivre une association qui devrait être interdite. Elle n’aide pas les couples LGBT, elle les culpabilise et les mets dans une vie où ils craignent d’être eux-mêmes.

 

Jesús Bastante dans son article du 26 février 2018 pour periodistadigital.com nous montre un nouveau scandale sexuel en rapport avec l’homosexualité : «Un dossier révèle l'existence d'un «réseau» de cures gay dans toute l'Italie». Sexe en groupes, orgies, prostitués. .. L'Église italienne connaît un scandale dont tout le monde n’ose encore prédire les proportions, après la confirmation par le diocèse de Naples de l'existence d'un dossier qui implique la participation de quelque 60 religieux et séminaristes à des activités homosexuelles par paiement. Un évêque semble également impliqué.

 

"Le matériel sera opportunément examiné pour être envoyé aux diocèses intéressés pour leur éventuelle évaluation", a reconnu l'archidiocèse dans un communiqué. Apparemment, le «prostitué» aurait fait plusieurs enregistrements, qui ont atteint leur siège sur un CD.

 

Le dossier, d'environ 1200 pages, a été découvert par le portail Gaynews.it. Dans ce document, différentes pratiques d'un prétendu «réseau» de guérisons homosexuelles qui couvriraient toute l'Italie, de Rome à la Sicile, sont liées. Le portail ajoute que parmi les utilisateurs d'une application spécifique pour les relations homosexuelles, il y avait des religieux, des frères, des séminaristes et même un évêque.

 

La curie de Naples n'a pas révélé le contenu du dossier, mais a demandé de la prudence avant de tirer des conclusions. Au moins, jusqu'à ce que la véracité du contenu ait été vérifiée. Ce travail sera fait par les diocèses des personnes présumées être impliquées dans le réseau, selon El Peródico.

 

Parmi les cas cités dans le dossier sont celle d'un prélat influent, avec un chauffeur à sa charge, que «paie ses prostitués avec postepay», un curé qui a organisé des «gangs bangs (sexe de groupe) dans la paroisse», une paroisse qui a organise des boîtes de nuit gay friendly ou des orgies supposées dans un couvent.

 

Ce n'est pas la première fois qu'on parle d'un prétendu lobby gay. Déjà en 2015, Krzysztof Charamsa, ancien secrétaire de la Doctrine de la foi, est sorti du placard et a dénoncé l'existence d'un groupe de pouvoir homosexuel qui a atteint le Vatican. Charamsa a été suspendu de sa position. Maintenant, il vit avec son partenaire à Barcelone.

 

L'an dernier, le journaliste Gianluigi Nuzi dans le livre Péché originel, révèle l'existence d'une communauté gay active au séminaire de Saint Pie X, à Côme. Le diocèse a indiqué que des enquêtes avaient été négatives. Cependant, il a récemment rouvert l'enquête à la suite de nouveaux témoignages.

 

Au sujet de l’homosexualité, l’hypocrisie demeure toujours dans l’Église. À travers ses préceptes et doctrines, l'Église conditionne ses fidèles à ne pas vivre sereinement leur sexualité. Ainsi, elle stigmatise les homosexuels et les transsexuels, qu'elle considère comme des pestiférés et des catholiques de seconde zone. L’Église, si elle veut continuer à exister comme guide spirituel, doit commencer par respecter chaque personne et à ne pas s’occuper de ce qui se passe dans leur chambre à coucher.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 26 Février 2018

Arnaud Bevilacqua dans son article pour la-Croix.fr de ce lundi 26 février 2018 nous montre qu’«Ecclesia Nova», le think tank de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones a remis ses conclusions sur le thème : «Quel avenir pour l’Église, comment faire bouger les lignes ?»

 

Quel sera le visage de l’Église demain ? C’est la question à laquelle Ecclesia Nova, le think tank (laboratoire d’idées) de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (CCBF) a tenté d’apporter des pistes. Après neuf mois de réflexion, le groupe vient de présenter ses conclusions pour «faire bouger les lignes».

 

Les recommandations s’inscrivent dans la droite ligne des prises de position de la CCBF, fondée en 2009, en opposition frontale au courant dit «identitaire» et à une conception cléricale de l’Église. «Il s’agit de dire aux baptisés que c’est à eux de jouer pour aller vers une Église plus ouverte», résume Michel Bouvard, secrétaire général de la CCBF. «Les conclusions reflètent la vision d’une Église en périphérie, qui ne fonctionne pas de manière verticale et qui dialogue avec la société.»

 

Le groupe de réflexion était constitué de deux évêques émérites, deux religieux (un jésuite et un dominicain), une religieuse, deux prêtres, un théologien et plusieurs laïcs de la CCBF. Il a aussi fait appel à des experts, tous proches de l’association.

 

Parmi les propositions du document de travail, qui fait le constat que «le décalage culturel entre l’Église et la société ne cesse de grandir», l’implication des baptisés occupe sans surprise une place de choix. Ils sont appelés à «investir les communautés», à s’emparer des «grands espaces de liberté dans l’Église» et à faire «des propositions concrètes» aux prêtres et aux évêques. Les «célébrations de la parole» sont citées parmi les exemples.

 

«C’est l’évolution des pratiques qui fera évoluer la doctrine, pas l’inverse », est-il écrit. « Les initiatives de la base peuvent faire évoluer les choses», poursuit Michel Bouvard.

 

Réfléchissant sur l’impact de la baisse «inexorable» du nombre de prêtres, le groupe voit plutôt cette tendance comme une «opportunité» que comme un «drame». Il appelle également de ses vœux à «privilégier l’œcuménisme et s’inspirer de nos amis protestants», notamment dans le sens d’une plus forte pratique de la collégialité.

 

Selon Michel Bouvard, ces recommandations, qui se veulent dans la lignée du pape François, ont vocation à «faire entendre une autre voix que celle des identitaires» et à lancer le débat.

 

C’est en juin 2016 que la CCBF a lancé un think tank pour réfléchir sur deux thèmes : «Comment annoncer l’Évangile aujourd’hui ?» et «Quel sera le visage de l’Église de demain, comment faire bouger les lignes ?»

 

Deux groupes ont été constitués et se sont réunis une fois par mois de septembre 2016 à juin 2017. Le premier va poursuivre ses travaux cette année en essayant d’impliquer des jeunes.

 

C’est une initiative qui peut aider l’Église a se dégager de son organisation pour aller vers l’autre et trouver de nouvelles solutions afin de régler ses problèmes, en voyant que la société n’est pas responsable de ses échecs, mais plutôt sa façon de parler au monde. Toutes les sociétés changent, l’Église doit évoluer pour leur parler.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost0

Publié le 25 Février 2018

Europe1.fr dans son article du dimanche 25 février 2018 nous montre que le souverain pontife appelle de ses vœux l'acheminent d'une aide humanitaire, en particulier à la Ghouta orientale.

 

Une nouvelle paix de Dieu? Le pape François a lancé dimanche "un appel pressant pour que cesse immédiatement la violence" pour permettre notamment l'acheminement d'aide humanitaire en Syrie, en particulier dans le fief rebelle de la Ghouta orientale visé par des frappes aériennes du régime syrien.

 

"J'adresse un appel pressant pour que cesse immédiatement la violence, que soit donné accès à des aides humanitaires - de la nourriture et des médicaments- et que soient évacués les blessés et les malades", a déclaré le souverain pontife sur la place Saint Pierre de Rome, juste après la prière de l'Angelus. En 2017, le pape s'était déjà dit "horrifié" par la situation en Syrie.

 

Le régime syrien a de nouveau bombardé dimanche la Ghouta orientale malgré une résolution votée à l'ONU réclamant une trêve "sans délai", alors que plus de 500 civils ont été tués en une semaine de pilonnage sur ce fief rebelle assiégé. Dans ce texte adopté à l'unanimité samedi après de longues négociations, le Conseil de sécurité demande la mise en place d'un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la distribution d'aide humanitaire et l'évacuation des blessés.

 

"En ces journées, mes pensées sont souvent tournées vers la Syrie aimée et martyrisée, où la guerre est de retour, spécialement dans la Ghouta orientale", a souligné le pape. "Ce mois de février a été l'un des plus violents en sept ans de conflit: des centaines, des milliers de victimes civiles, enfants, femmes, personnes âgées; les hôpitaux ont été touchés; la population ne peut plus se procurer à manger... Tout ceci est inhumain. On ne peut pas combattre le mal avec un autre mal", a martelé le souverain pontife.

 

Il n’y a plus rien à attendre du régime syrien qui ne tient jamais parole, pas plus que de son allié russe comme le montre l’article d’euronews.com de ce dimanche : «Pas de trêve de l'ONU pour la Ghouta orientale». Le régime syrien poursuit dimanche ses frappes sur le dernier bastion rebelle malgré la trêve votée par l'ONU. Selon l'Iran, Damas respectera le cessez-le-feu dans tout le pays sauf sur cette région.

 

Les principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale se sont eux engagés à respecter le cessez-le-feu humanitaire réclamé par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Les raids aériens dimanche ont ciblé le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma, la grande ville de la Ghouta orientale. Le cessez-le-feu de l'ONU devait permettre la livraison d'aide humanitaire et l'évacuation des blessés les plus graves. S'il est tenu bien sûr et le doute est permis.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 25 Février 2018

Cameron Doody nous montre dans son article du dimanche 25 février 2018 pour periodistadigital.com que l'ardente défenseuse des victimes d'abus sexuels commis par le clergé, Marie Collins, qui «ne regrette pas d'avoir démissionné de la Commission», reste sceptique quant à la capacité de la Curie romaine pour faire face au scandale de la pédophilie, un an après qu'elle a quitté la Commission du Vatican pour la protection des mineurs.

 

Elle dit également : «Je n'ai vu aucune initiative concrète concernant la protection des enfants présentée par la Commission cette année depuis mon départ, indiquant que quelque chose a changé.»

 

Comme elle le signale, «Que le pape ait ignoré la lettre que j'ai transmise de Juan Carlos Cruz est difficile à comprendre, puisqu'il m'a dit combien il comprend la douleur des victimes.» Pour elle, «peut-être que le conseil qu'il reçoit de l'Église au Chili l'a convaincu que tous ces gens ne sont que des agitateurs ou des «calomniateurs», comme il les a appelés, mais si c'est le cas, c'est une triste situation.»

 

Elle est confiante, cependant, comme elle le soutient dans cette interview accordée à RD, dans l'envoyé du pape au Chili, Mgr Charles Scicluna, et croit qu’il «va mener une enquête approfondie» sur tout ce qui concerne l'«affaire Barros.» «Cela aurait dû être fait beaucoup plus tôt», a-t-elle dit. Et elle pointe que le pape «peut faire des erreurs, mais cela ne l'exempte pas du devoir de rectifier cette erreur dès qu'il est évident.»

 

Pour les rencontre du pape avec les victimes, Marie Collins donne son avis : «Nous ne savons pas si toutes ou certaines de ces réunions ont eu lieu avec des victimes d'abus commis par le clergé. Rencontrez-vous des victimes d'abus clérical qui vous défient sur la manière dont l'Église a géré les abus et qui peuvent vous aider à comprendre les changements nécessaires ? Autant que cela aide les victimes, si les réunions sont purement pastorales, elles ne valent pas grand chose dans le contexte global de l'Église et des abus, et si vous ignorez aussi des victimes comme Juan Carlos Cruz du Chili.»

 

Marie Collins est très prudente mais se montre favorable à l’enquête menée par Mgr Charles Scicluna, même si elle aurait espéré qu’on la fasse avant, son souci est avant tout celui des victimes, pas de protéger l’institution.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 24 Février 2018

Maurice Page dans son article pour cath.ch du samedi 24 février 2018 nous montre que pour le cardinal Robert Sarah, la seule manière appropriée de recevoir la communion est sur langue et à genoux. Dans la préface d’un livre publié en Italie, le préfet de la Congrégation pour le culte divin souligne que “l’attaque la plus insidieuse du diable consiste à essayer d’éteindre la foi en l’Eucharistie, semant des erreurs et favorisant une manière inadaptée de la recevoir”.

 

Pourquoi persister à communiquer debout et dans la main ? Pourquoi cette attitude de manque de soumission aux signes de Dieu ? S’interroge le cardinal Sarah. Dans la préface du livre d’un prêtre italien, Federico Bortoli, intitulée “La distribution de la communion dans la main. Profils historiques, juridiques et pastoraux” le prélat fait un long plaidoyer pour la communion dans la bouche.

 

“La liturgie est faite de nombreux petits rites et gestes – chacun d’eux est capable d’exprimer ces attitudes chargées d’amour, de respect filial et d’adoration de Dieu, écrit le cardinal ghanéen. C’est précisément pour cette raison qu’il est opportun de promouvoir la beauté, l’adéquation et la valeur pastorale d’une pratique développée au cours de la vie et de la longue tradition de l’Église, c’est-à-dire l’acte de recevoir la Sainte Communion sur la langue et à genoux. La grandeur et la noblesse de l’homme, ainsi que la plus haute expression de son amour pour son Créateur, consiste à s’agenouiller devant Dieu.”

 

“On comprend comment l’attaque la plus insidieuse du diable consiste à essayer d’éteindre la foi en l’Eucharistie, semant des erreurs et favorisant une manière inadaptée de la recevoir, poursuit le prélat. La cible de Satan est le sacrifice de la Messe et la présence réelle de Jésus dans l’hostie consacrée.”

 

Le cardinal argumente contre la communion dans la main en indiquant que cela “implique sans aucun doute une grande dispersion de fragments”. Or si le Christ est présent tout entier dans l’hostie, il est de même présent dans le plus petit des fragments. Le risque de manque de respect ou de profanation est en donc accru. Au contraire “l’attention du prêtre à la plus petite miette, le soin à purifier les vases sacrés, à ne pas toucher l’Hostie avec les mains moites, deviennent des professions de foi en la présence réelle de Jésus, même dans les plus petites parties des espèces consacrées.”

 

Rappelant le fait que le pape Pie X avait autorisé en 1910 à donner la communion aux jeunes enfants, le cardinal Sarah s’interroge : “si un enfant reçoit le Pain eucharistique de la même manière qu’il reçoit un bonbon de sa mère, quel sens du sacré aura-t-il ?”

 

Approuvant les thèses de l’auteur du livre, le cardinal estime que la communion dans la main a été introduite souvent de manière abusive par les conférences épiscopales locales dans l’Église latine. Il insiste pour “qu’aucun prêtre n’ose prétendre imposer son autorité sur cette question en refusant ou en maltraitant ceux qui veulent recevoir la Communion à genoux et sur la langue.”

 

Le cardinal Sarah est l'un des leaders de l'opposition au pape François. Sûrement, celui qui chérit un plus grand pouvoir à la Curie, comme le responsable maximum de la liturgie. A-t-il oublié qu’il a déjà reçu deux admonestations publiques du pape Francisco après avoir suggéré que les prêtres doivent célébrer l'Eucharistie dos du peuple et pour marquer la messe de Vatican II, au moins dans beaucoup de ses manifestations, comme "profane et superficielle" selon lui ? Sans doute.

 

Ensuite, la communion debout n’est pas un manque de respect à l’Eucharistie comme le montre l’article de Philippe Clanché du 27 septembre 2010 pour temoignagechretien.fr : «Communier à genoux ?». Jean Rigal, ancien professeur d'ecclésiologie à l'Institut catholique de Toulouse, dénonce cette tendance romaine en s'appuyant sur l'histoire : «La communion à genoux et à la bouche est apparue au cours du Moyen-âge. L'ancienne tradition demande 'qu'on adresse les prières au Seigneur en restant debout' (Concile de Nicée, 325). En Orient et en Afrique du Nord au temps de saint Augustin (Ve siècle) les fidèles venaient au «Chancel» (entrée dans le sanctuaire) et communiaient debout.» Et le prêtre du diocèse de Rodez de citer Cyrille de Jérusalem (IVe siècle) : «Lorsque tu t'avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts écartés, mais fais de ta main gauche un trône pour la droite qui doit recevoir le Roi; puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant Amen. Alors avec le plus grand soin, sanctifie tes yeux par le contact de corps sacré et consomme-le».

 

Non, Monsieur le cardinal, communier dans la main n’est pas un manque de respect.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Liturgie

Repost0

Publié le 23 Février 2018

Grégory Roth dans son article pour cath.ch ce vendredi 23 février 2018 nous montre que es évêques catholiques d’Allemagne veulent permettre, dans des cas particuliers, aux époux de mariages confessionnels mixtes de participer ensemble à l’Eucharistie. C’est ce qu’a déclaré le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale allemande, le 22 février 2018, à Ingolstadt.

 

Les évêques allemands se sont réunis du 19 au 22 février 2018 à Ingolstadt, en Bavière, pour l’Assemblée épiscopale de printemps. Ils ont présenté le fruit de leurs réflexions au sujet d’une “tâche pastorale urgente”, a souligné le cardinal Marx. Une urgence due à la forte proportion de mariages et familles bi-confessionnels en Allemagne.

 

Après des “débats intenses” qui ont lieu Ingolstadt, en Bavière, une “très grande majorité d’évêques” a accepté le document, se réjouit Mgr Marx. Un texte qui a été préparé conjointement par la Commission œcuménique et la Commission pour la foi de la Conférence épiscopale.

 

Selon le cardinal, il ne s’agit pas d’un document dogmatique, mais plutôt d’une aide à l’orientation pastorale “permettant de prendre en compte des situations de vie très concrètes et prendre une décision responsable quant à la possibilité que le partenaire non-catholique puisse recevoir la communion”.

 

Le guide d’orientation suppose que “dans certains cas de mariages de confessions différentes, la faim spirituelle de communier est si urgente qu’elle pourrait mettre en danger le mariage et la foi des époux, s’ils ne sont pas autorisés à la satisfaire”.

 

Avant l’admission effective des partenaires non-catholiques concernés à l’Eucharistie, le document précise qu’il est indispensable que ces personnes parlent de leur foi et partagent leur compréhension de l’enseignement eucharistique catholique avec le prêtre qui accompagne leur couple.

 

Ceci est particulièrement vrai pour les couples qui veulent vivre le mariage très consciencieusement à partir de leur foi chrétienne commune. Ici peut surgir un “grave besoin spirituel” qui, selon la loi de l’Église, permet à l’époux protestant de rejoindre la table du Seigneur s’il soutient la conception catholique de l’Eucharistie.

 

La décision des évêques allemands a été saluée par la Fédération mondiale des luthériens (FLM) et par l’évêque luthérien Heinrich Bedford-Strohm, président du Conseil de l’Église évangélique en Allemagne (EKD).

 

C’est une très bonne nouvelle, l’Église choisit une solution pastorale pour qu’un partenaire non-catholique dans un couple puisse recevoir la communion et ainsi répondre au besoin spirituel d’un couple mixte désirant partager sa foi même si les deux partenaires ont des confessions différentes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost0

Publié le 23 Février 2018

Jesús Bastante nous montre dans son article du jeudi 22 février 2018 sur periodistadigital.com que rien ne sera pareil dans l'Église chilienne après l'enquête de Scicluna et Bertomeu. Les deux envoyés pontificaux continuent avec l'interrogatoire des victimes des abus de Fernando Karadima et ceux qui s'opposent à la permanence de Juan Barros à Osorno.

 

Pour le moment, Bertomeu a déjà reçu trois évêques : Alejandro Goic et Juan Ignacio González (mercredi), et Monseigneur Ysern, le jeudi après-midi. L'évêque de Rancagua, Alejandro Goic, en sa qualité de président du Conseil national pour la prévention des abus et de soutien aux victimes, a déclaré aux médias que «peu de temps après le pape soit allé au Chili, félicitons les victimes de Karadima pour leur attitude de dire avec respect, mais avec vérité, ce qu'ils ont dit à l'époque ... C'est la seule attitude possible : transparence, vérité, privilégier les victimes». «La question des abus qui se sont produits dans notre Église empêche quelque chose de fondamental : l'œuvre évangélisatrice de l'Église (...) et la seule façon d'éradiquer ce fléau est l'amour, la vérité, la transparence et le désir sincère de solidarité avec les victimes», a déclaré Goic, qui a remercié tous ceux qui ont voulu «témoigner de la vérité se levant autour de cet événement qui a amené les envoyés du pape». Pour sa part, l'évêque de San Bernardo, Juan Ignacio Gonzalez, a reconnu que, en ce qui concerne les victimes, «il peut y avoir des cas où il n'a pas eu l’empathie nécessaire» de la hiérarchie catholique.

 

Auparavant, Bertomeu a reçu José Andrés Murillo, le troisième plaignant de Karadima, les Laïcs d'Osorno et le père Peter Kliegel, l'un des premiers à parler de la division dans le diocèse causée par Barros. "Le diocèse n'est pas uni, et c'est la plus grande souffrance que nous ayons : cela ne doit pas être, car ce que Jésus a le plus aimé, c'est l'union, et si nous ne sommes pas unis avec le chef de diocèse, cela ne peut pas être une bonne pastorale - cela ne peut pas être, et c'est pourquoi nous vous demandons de nous aider à trouver une issue", a déclaré Kliegel. Pour sa part, José Andrés Murillo, a admis être "plein d'espoir" après sa rencontre avec l'envoyé du pape François au Chili. "Se sentir entendus dans un environnement aussi accueillant et confiant nous fait sentir que nous sommes confrontés à un processus sérieux, nous espérons qu'il puisse avoir une escalade et des conséquences nécessaires", a déclaré Murillo. Murillo dit le prêtre espagnol était «très empathique» et a souligné que la visite des envoyés du pontife était «un visage totalement différent de l'Église» catholique, au Chili qui avait fermé ses portes «systématiquement». "Nous sommes sûrs que tous les gens au Chili, tous les enfants qui veulent développer leur spiritualité dans l'Église catholique, n'ont pas à craindre d'être victimes d'abus ou de craindre que s'ils soient maltraités, les évêques au lieu de les soutenir, couvriront et soutiendront les agresseurs", a-t-il dit.

 

Plus tard, l'organisation des Laïcs d’Osorno est venu voir les représentants à la nonciature apostolique, dont Juan Carlos Claret, Mario Vargas et le père Pedro Kliegel, qui a fait la livraison à Bertomeu de trois dossiers de 1500 pages «avec des preuves liées à la dissimulation de Juan Barros sur Fernando Karadima et aussi de la grave crise que nous vivons dans le diocèse d'Osorno», a déclaré Claret. «Nous ne voulons pas dans cette enquête, le nonce apostolique, ni aucun autre évêque chilien, à moins qu'ils viennent témoigner, mais nous ne leur permettrons pas de dire leurs antécédents, car il ne permettra pas au (nonce) Ivo Scapolo» a souligné le porte-parole. Claret a fait un appel aux gens qui, en apprenant que l'archevêque Scicluna est tombé malade, pensent à ne pas donner leur témoignage ou à se sentir méfiants. "Nous voulons vous assurer que tout ira bien, à la fois Sciluna et le prêtre Jordi Bertomeu, donnent des garanties du processus", a-t-il dit.

 

Mais en outre, pour la première fois, l'épiscopat chilien a admis la possibilité que l'archevêque de Malte puisse recevoir les victimes de «l'affaire mariste» et d'autres personnes touchées par des abus parmi le clergé du pays. «À la suggestion de Mgr Scicluna, même après l’achèvement de ce processus, il est prêt à recevoir toute la documentation pertinente à celle délivrée par cette voie» par rapport à d'autres cas d'abus sexuels par des religieux faits au Chili, a déclaré jeudi le porte-parole de la Conférence épiscopale, Jaime Coiro. Les mots de Coiro surviennent après que plusieurs représentants des anciens élèves maristes ont remis une lettre à Bertomeu en réclamant d'être entendu par le Saint-Siège par rapport aux abus subis dans deux écoles de la congrégation.

 

Dans la lettre, délivrée par le porte-parole des victimes maristes, Isaac Givovich, il est dit que «grâce à notre expérience, et à celle de beaucoup d'autres personnes qui survivent face à la souffrance et aux conséquences des abus sexuels, nous arrivons à vous demander une réunion dans laquelle, en plus d'expliquer notre situation, nous formulerons la proposition d'établir une commission de vérité, de justice et de réparation», ajoutent-ils. Ce qui semble clair, c'est que le séjour de Scicluna sera prolongé, ne serait-ce que pour des raisons médicales. Ainsi, bien que l'archevêque de Malte soit rétabli de son intervention pour la vésicule biliaire, les médecins ne recommandent pas qu'il sorte dans les prochains jours, ce qui offre l'opportunité de prolonger l'enquête. "C'est une possibilité qui n'est pas exclue", a déclaré Coiro.

 

Espérons que les deux envoyés du Vatican répondent aux attentes des victimes en leur rendant pleinement justice pour le salut de l’Église.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 22 Février 2018

Comme nous le montre RFI.fr dans son article du jeudi 22 février 2018 à peine présenté devant le Conseil des ministres, le projet de loi asile-immigration est déjà contesté dans la rue. Pour le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, il s'agit d'un texte «totalement équilibré» qui «s'aligne sur le droit européen».

 

Alors que le ministre de l'Intérieur s'est réjoui de la présentation du projet de loi sur l'asile et l'immigration en Conseil des ministres mercredi 21 février, plusieurs acteurs de l'asile se sont, eux, mis en grève, à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) mais aussi à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Des rassemblements ont réuni des milliers de personnes dans plusieurs villes de France, notamment à Grenoble, Angers, et bien sûr Paris tout au long de la journée. Dans la capitale, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à la mi-journée devant le Conseil d'État aux cris d'«Asile en péril» ou «Collomb Collomb, en rétention».

 

Au même moment, symboliquement, plusieurs dizaines d'opposants ont répondu à l'appel d'Emmaus dans le 4e arrondissement de Paris. Vêtus de noir, silencieux, ils étaient une centaine à se rassembler dans le froid devant le grand bâtiment de la préfecture de police de Paris, relate notre journaliste sur place Tom Rossi. «Ci-gît l'humanité de Macron» pouvait-on lire sur une grande banderole. «Pour nous c'est vraiment une journée de deuil, affirme Stéphane Melchiorri d'Emmaus international. On nous présente une loi qui est encore plus restrictive que les autres et qui est un vrai recul pour le droit des étrangers. Par exemple, quand un étranger fera une demande de recours, ce ne sera pas suspensif. C'est-à-dire qu'il pourra être expulsé. On invente de la législation pour expulser les gens.»

 

Après le deuil, la colère. Les slogans résonnent pour contester cette loi qui prévoit aussi de réduire de moitié ces délais de recours. «Cette loi est principalement liberticide. Un des exemples précis c'est l'augmentation des délais de rétention pour les demandeurs d'asile qui voient leurs demandes refusées, explique Sébastien Bailleul, délégué général du Crid, un collectif d'associations françaises de solidarité internationale, au micro de RFI. Alors même qu'on est face à des personnes qui ont vécu des situations d'exil, on va les enfermer et les mettre dans des centres de rétention pour mieux les expulser.» En fin d'après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis sur la place Saint-Michel, en plein cœur de Paris, à l'appel de l'association Baam (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants). Le cortège a ensuite défilé jusqu'à l'Assemblée nationale, avec toujours un même mot d'ordre : le retrait de la loi asile-immigration.

 

Ce projet de loi «ne sert qu'à faire de la politique» sur les sujets migratoires, a déploré Stéphane Le Foll, l'un des candidats à la tête du PS. À l'inverse, Les Républicains (LR) jugent ce texte trop «laxiste» et ont donc fait des contre-propositions lors du débat parlementaire. Pour sa part, le porte-parole des députés FN, Sébastien Chenu, va plus loin, dénonçant une «imposture» organisant «la subversion migratoire».

Les esprits sont déjà échauffés par la «circulaire Collomb» sur le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, que le Conseil d'État a refusé de suspendre mardi. La grogne, d'abord cantonnée aux défenseurs des étrangers, a depuis gagné les milieux intellectuels, jusqu'aux proches d'Emmanuel Macron, et une partie des députés En marche qui s'interrogent sur la logique répressive du texte. Dans un avis critique publié mercredi, le Conseil d'État a regretté cet empressement à produire une nouvelle loi, et suggéré des modifications qui ont amené le gouvernement à revoir, sur certains points, sa copie, notamment sur le franchissement illégal des frontières de l'espace Schengen.

 

Plus poussé est l’avis du défenseur des droits Jacques Toubon pour qui le demandeur d'asile est "maltraité" par le projet de loi "asile et immigration" comme on peut le voir dans l’article de L’OBS du jeudi 22 février : «Migrants : le défenseur des droits accuse Macron de "s'aligner sur les thèmes du FN"».

Le défenseur des droits Jacques Toubon estime que le demandeur d'asile est "maltraité" par le projet de loi sur l'asile et l'immigration porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, dans un entretien au "Monde". "Contrairement au discours qui veut que tout soit fait en faveur du demandeur d'asile, il est en fait maltraité par ce projet", déclare-t-il. Selon lui, le demandeur d'asile va se retrouver "pris dans des procédures tellement accélérées qu'elles confinent à l'expéditif". Il dénonce les "délais impossibles à tenir, notamment pour déposer un recours devant la Cour nationale du droit d'asile".

Le texte présenté mercredi en Conseil des ministres privilégie "la prétendue efficacité plutôt (que) la prise en compte du contradictoire et des droits fondamentaux" alors que, d'après lui, "la situation n'appelle pas de loi nouvelle". "Ce n'est pas en s'alignant sur les thèmes du Front national qu'on va faire reculer ses votes", tacle l'ancien ministre de droite. "Le solde migratoire reste le même depuis des années. [...] Le nombre d'entrées et de sorties varie légèrement d'une année sur l'autre, mais ne s'apparente en rien à une 'crise' qui nécessiterait de légiférer rapidement", juge Jacques Toubon.

 

"Il faut arrêter de faire croire qu'on est capable de 'maîtriser les flux migratoires', comme on le dit depuis 1974, pour s'atteler au vrai sujet : construire une politique publique qui organise les parcours migratoires", tranche-t-il. "Quand le chef de l'État dit [...] qu'il ne veut plus de gens qui dorment dehors, il a envie, à juste raison, de modifier cette réalité. Mais ce n'est pas la nouvelle loi qui opérera ce changement", assure Toubon.

 

Cédric Herrou dénonce également ce projet de loi dans un article de RTL.fr du mercredi 21 février : «Loi asile et immigration : "L'extrême droite est au pouvoir", assure Cédric Herrou». L'agriculteur, condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé des migrants à la frontière italienne, dénonce un projet de loi complètement "fou". "C'est la criminalisation de personnes qui ont souffert, qui ont été victimes de torture, de guerre, de dictature. Ces personnes, on a le devoir de les protéger et la seule réponse de l'État, c'est de les mettre en prison, déplore-t-il. C'est inhumain et dangereux".

 

Selon lui, le Front national n'aurait "pas mieux fait" : "L'extrême droite est au pouvoir, l'extrême droite n'appartient pas au Front national et à la famille Le Pen. Des lois comme celles-ci sont des lois d'extrême droite". Et de poursuivre : "Dégager un demandeur d'asile, une personne qui aurait dû être protégée par l'État français et qui risque la vie, fait que la France va être complice de meurtres".

 

Dès lors, il attaque très sévèrement l'action de l'État. "Avec cette nouvelle loi, le gouvernement s'est inspiré des autres pays européens en prenant le pire. On prend le pire de l'Allemagne, le pire de l'Italie... Mais l'Allemagne a accueilli un million de personnes, rappelle-t-il. La France, avec 100.000 personnes, est complètement débordée. C'est une crise migratoire alors qu'on est la cinquième puissance mondiale".

Face à la montée de l'extrême-droite dans certains pays, Cédric Herrou assure que les gens sont "mal informés". "On mélange immigration et asile. Les demandeurs d'asile n'ont pas décidé de venir en France. Ces gens souffrent. Et ce n'est pas avec du racisme, avec du mépris, avec de la prison qu'on construit une nation. C'est avec de l'amour, de la compréhension et de la construction", conclut l'agriculteur.

 

En réaction au projet de loi "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif", le maire EELV de Grande-Synthe, Damien Carême, a estimé mercredi sur franceinfo qu'on faisait "peur pour faire passer n'importe quoi", comme il le montre le mercredi 21 février dans francetvinfo.fr dans l’article : «Projet de loi asile-immigration : le maire de Grande-Synthe demande "d'arrêter de jouer avec les peurs"». Pour lui, «il faut simplement prendre ces problèmes à bras le corps. Il y a eu en France 450 à 500 centres d'accueil et d'orientation qui ont ouvert. On en entend jamais parler, parce que tout se passe bien. En revanche, on entend parler de Grande-Synthe, Calais, Paris, Ouistreham, là où la réponse à l'accueil n'est pas satisfaisante. Si la réponse était bonne on en entendrait pas parler. Parce que dans toutes les villes où il y a ces CAO (centres d'accueil et d'orientation) il n'y a plus de peur. On sort du fantasme, on est confronté à la relation humaine, à des gens qui ont des histoires, qui ont des vies, et on arrête de jouer avec les peurs sur ces problèmes.»

 

Oublié donc, que depuis deux siècles, l'immigration a contribué de manière décisive à façonner la France dans laquelle nous vivons aujourd'hui. C'est grâce aux immigrants que la population française a continué à croître au XXe siècle. Ils ont aussi joué un rôle essentiel dans le développement économique, social et culturel du pays. Pourtant, l'immigration qui s’est avéré utile sert aussi à ceux qui cultivent la méfiance, voire le rejet des étrangers, mais il aura toujours des personnes qui défendent la solidarité comme la première valeur de la République française face à eux.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0