Publié le 31 Mars 2018

"Nous laissons aux jeunes un monde dévoré par l'égoïsme", a déploré le souverain pontife vendredi soir lors du traditionnel Chemin de croix devant le Colisée de Rome comme le montre cet article d’Europe1.fr du samedi 31 mars 2018.

 

Le pape François a exprimé "la honte" de laisser aux jeunes générations "un monde fracturé par les divisions et les guerres", dans une prière à l'issue de la cérémonie traditionnelle du Chemin de croix devant le Colisée de Rome. "Nos générations sont en train de laisser aux jeunes un monde dévoré par l'égoïsme dans lequel les jeunes, les enfants, les malades, les personnes âgées sont marginalisés", a regretté le souverain pontife argentin. Le chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde a présidé la cérémonie du Vendredi Saint, très recueilli, les yeux fermés, assis sous un dais rouge sur une colline devant le Colisée illuminé.

 

Dans la tradition chrétienne, le parcours de la "via Crucis" fait revivre le calvaire de Jésus, de sa condamnation à mort à sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau. Rassemblés autour de l'immense amphithéâtre, après avoir passé de stricts contrôles de sécurité, 20 000 fidèles, la plupart une bougie à la main, ont suivi dans un silence absolu la cérémonie nocturne du Chemin de croix. Les porteurs d'une longue croix grise - beaucoup de jeunes dont une petite fille en chaise roulante - se sont relayés, marchant au fond du Colisée, puis à l'extérieur de ce site emblématique des persécutions contre les chrétiens sous l'empire romain.

 

Le dirigeant de l'organisation catholique Caritas en Syrie, accompagné par son épouse et ses trois enfants, a porté la croix au cours de l'une des 14 traditionnelles stations du parcours. "Nous porterons toute la souffrance du peuple, des enfants, des pères et des mères de notre pays", a confié ce Syrien, Riad Sargi, avant la cérémonie. Le souverain pontife a fustigé vendredi soir "la lèpre de la haine, de l'égoïsme, de l'arrogance", estimant que "seul le pardon peut abattre la rancœur et la vengeance, seule l'accolade fraternelle peut dissiper l'hostilité et la peur de l'autre".

 

Caroline Pigozzi pousse plus loin sur les buts du pape pour ce chemin de croix dans l’article de francetvinfo.fr : «Le pape François veut une "église pour les pauvres"». Une famille syrienne pour représenter le Vendredi saint, c'est forcément un acte signé par le pape François. "C'est un pape jésuite et pragmatique (...) ça interpelle et ça sert à quelque chose. Il a pris des gens qui sont fragilisés et il veut donc mettre la lumière sur les gens qui souffrent en général", explique Caroline Pigozzi, spécialiste du Vatican. Cette dernière compare régulièrement le pape François avec le pape Jean-Paul II. "Je dis que ce sont deux personnalités marquantes. Quand j'ai commencé, j'ai suivi un peu Jean-Paul II, j'ai aussi suivi le pape Benoît XVI (...) mais le pape François et le pape Jean-Paul II sont rayonnants, chacun à leur façon. Le pape Jean-Paul II voulait la lumière (...) alors que le pape François veut aussi rayonner, mais en donnant l'image d'une église exemplaire".

 

Le pape actuel aime être au contact des plus défavorisés. "Il n'aime pas une église majestueuse, riche. (...) C'est d'ailleurs son principal objectif. Il veut faire une église pauvre pour les pauvres et s'il pouvait il serait dans certains pays pour le mariage des prêtres et il rêve d'aller en Chine", assure la journaliste.

 

Enfin le samedi 31 ars 2018, l’article de cruxnow.com nous montre la veillée pascale : «Le Pape dit qu'au milieu du silence et de l'engourdissement, la résurrection soutient l'espoir». Au milieu du silence et de l'engourdissement de ses disciples, hier et aujourd'hui, le pape François a insisté samedi sur une messe de Pâques, que le Christ s'est levé, et c'est le message qui soutient l'espérance, la transformant en gestes concrets de charité.

 

"Aujourd'hui, avec eux, nous sommes invités à contempler la tombe vide et à entendre les paroles de l'ange :" N'ayez pas peur ... car il a été ressuscité." Ces mots, a déclaré samedi le pape, devraient affecter nos convictions et nos certitudes, et la façon dont nous traitons les événements de notre vie quotidienne, en particulier dans la façon dont nous traitons les autres.

 

"La tombe vide devrait nous défier et rallier nos esprits", a-t-il dit. "Cela devrait nous faire réfléchir, mais surtout nous encourager à croire et croire que Dieu" arrive "dans chaque situation et chaque personne, et que sa lumière peut briller dans les coins les moins attendus et les plus cachés de notre vie."

 

Alors, sommes nous cachés dans l’obscurité ou sortirons nous donner ce que nous donne la joie de la résurrection à travers les plus marginaux d’entres nous ? Il serait grand temps de réagir et de changer ce monde inégalitaire, car la résurrection est une libération, celles de nos servitudes morales et sociales.

 

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Publié le 30 Mars 2018

Juan Arias dans son article du vendredi 30 mars 2018 dans elpais.com nous montre que les adeptes des premiers siècles de la religion chrétienne avaient honte d'une image qui leur rappelait la mort atroce que les Romains infligeaient aux grands criminels.

 

L'image du Christ crucifié ne commença à être vénérée que des siècles après sa mort et ce fut le concile de Nicée en 325, qui a officiellement autorisé l'image du crucifix que nous utilisons aujourd'hui. Les adeptes des premiers siècles du christianisme avaient honte d'une image qui leur rappelait la mort atroce que les Romains infligeaient aux grands criminels.

 

Depuis que Paul de Tarse a dit : «Si le Christ n'a pas été ressuscité, où est notre espérance» (1 Corinthiens 15), les chrétiens étaient intéressés par Jésus ressuscité, pas sacrifiée sur un arbre, comme un assassin. Par conséquent, dans les premiers siècles du christianisme, il n'y avait pas de peintures ou de sculptures de Jésus crucifié, seulement un Christ glorieux.

 

Dans les catacombes romaines, à la fois celles de Sainte Priscilla et celles de San Calixte, où les chrétiens se sont cachés pour fuir la persécution romaine, il n'y a pas de peintures de Jésus sur la croix. Le chef des chrétiens apparaît sous l'image du Bon Pasteur, célébrant la Cène avec les apôtres ou comme un enfant dans les bras de sa mère. Jamais il n’est  représenté mort

 

Je me souviens à l'Institut biblique de Rome notre professeur ougaritique, le jésuite Follet, nous a expliqué l'absence de l'image de Jésus crucifié chez les premiers chrétiens : «Si votre père avait été condamné à la chaise électrique ou la guillotine, Peu importe combien il était innocent, vous n'auriez pas une effigie de ces instruments de mort sur votre cou», nous a-t-il dit. Et il a ajouté : "Personne ne garde les photos de leurs parents ou amis décédés, mais vivants et heureux." C'est ce qui est arrivé aux chrétiens, ils ont préféré se souvenir de Jésus dans la vie ou glorifié après sa mort.

 

Curieusement, c'était un empereur romain, le païen Constantin le Grand, qui a introduit la représentation de la croix, mais sans le corps de Jésus. Ce fut quand il se convertit au christianisme après avoir un rêve avant la bataille contre Maxence, dans lequel il a vu une croix et entendit une voix disant : «Avec ce signe tu vaincras». L'Empire romain a commencé à s'affaiblir et l'empereur a perçu la force de la secte des chrétiens qui se laissaient tuer plutôt que d'adorer leurs dieux païens. Constantin voulait conquérir ces gens et, à cause du christianisme persécuté, il devint la religion officielle. L'empereur a gagné la bataille et a consacré le signe de la croix, qui a été accepté comme un symbole chrétien par le Concile de Nicée en 325.

 

Même ainsi, c'était seulement la croix nue, sans le corps de Christ. Les premiers crucifix avec Jésus mort ou mourant n'apparaissent qu'au Ve siècle et avec beaucoup de polémiques. Les chrétiens ont continué à préférer l'image de Jésus vivant et ressuscité. Seulement au Moyen-âge, plus de mille ans après la mort de Jésus, sont apparues les premières représentations des crucifix avec le corps de Jésus montrant les signes de la douleur, saignant des mains, des pieds et du côté.

 

La seule peinture de crucifix qui apparaît dès le Ier siècle, considéré comme le "premier blasphème chrétien", est un graffiti sur un mur de plâtre à Rome ridiculisant les chrétiens et Jésus. Le crucifié apparaît avec la tête d'un âne avec cette inscription : "Alexámenos, adorant son dieu". C'était une parodie des premiers chrétiens de qui les Romains avaient tué leur dieu en tant que criminel commun.

 

Cela signifiait, nous a-t-on enseigné dans l'Institut Biblique, que sous l'influence de la conversion de Constantin, l'Église a également commencé à être hiérarchique et s’est revêtue des symboles du pouvoir du monde. Elle est devenue, en effet, politique et a même utilisé le drame de la crucifixion pour promouvoir la théologie de la croix et du péché au détriment de la théologie de la résurrection et de l'espérance.

 

Pour la Théologie de la Libération, par exemple, la crucifixion est le symbole de tous ceux qui ont été torturés et injustement assassinés dans l'histoire de l'humanité et de la résurrection, le grand espoir de tous les exclus. Cette théologie, si enracinée en Amérique latine, a tenté d'être un retour au christianisme primitif dans lequel l'image du Bon Pasteur a prévalu sur celle du crucifié. Cependant, l'Église qui était encore habillée, même le pape François, avec les symboles du pouvoir des empereurs romains, a préféré inculquer la théologie de la peur de l'enfer.

 

L'Église du pouvoir n'a jamais été entravée par le Jésus mort. Elle craignait plutôt le Jésus vivant et incarné, en solidarité avec cette partie de l'humanité qui, comme au temps du prophète crucifié, finit toujours par être abandonnée à son destin.

 

Jésus est mort crucifié, car il représentait un danger pour Rome et ses affidés, pendant longtemps les chrétiens cachèrent leur origine subversive, celle d’un Messie proclamé voulant changer sa société et condamné à mort par un empire, espérant que le Royaume de Dieu viendrait de leur vivant. Ils espéraient un Jésus ressuscité et glorieux. La vénération de la croix vint quant l’Église devint une institution cherchant à contrôler par la peur et par le dolorisme, peu en phase avec le personnage qu’était Jésus.

 

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Publié le 29 Mars 2018

Nicolas Senèze, à Rome, dans son article pour la-Croix.com nous montre que pour le Jeudi saint, le pape a lavé les pieds de douze détenus de la prison romaine de Regina Coeli.

 

Le pape François a célébré la messe de la Cène, dans l’après-midi du Jeudi saint 29 mars, à la prison de Regina Coeli, non loin du Vatican.

 

Arrivé à 16 heures dans la plus ancienne prison romaine, le pape a d’abord visité quelques détenus malades à l’infirmerie avant de célébrer la messe de la Cène dans la rotonde, au centre de la prison.

 

À l’abri des caméras, le pape a lavé les pieds de 12 détenus, quatre d’entre eux étant italiens, deux philippins, deux marocains et les autres étant moldave, colombien, nigérian et sierra-léonais. Parmi eux figuraient deux musulmans, un orthodoxe et un bouddhiste a précisé le Vatican.

 

Dans son homélie, le pape est longuement revenu sur le geste du lavement des pieds, «travail de l’esclave» qu’est venu accomplir «le chef».

 

«Je suis un pêcheur mais je viens à vous comme un ambassadeur du Christ, a expliqué le pape François aux détenus. Quand je lave vos pieds, rappelez-vous que Jésus ne vous abandonne jamais et ne se fatigue jamais de vous pardonner.»

 

Avant de quitter la prison, le pape devait rencontrer plusieurs détenus de la huitième section de la prison, dite des «détenus protégés», c’est-à-dire condamnés pour crimes sexuels.

 

Plus tôt dans la journée, le pape François avait, comme chaque Jeudi saint, déjeuné chez le substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu en compagnie de dix prêtres de Rome auxquels, selon L’Osservatore Romano, il a réitéré ces conseils de la messe chrismale du matin : être proche de Dieu et des gens.

 

José Maria Castillo pousse plus loin, dans son article sur periodistadigital.com «José María Castillo : "L'Évangile n'est pas égalitaire, c'est préférentiel, parce que Jésus a préféré les derniers"» de ce jeudi. Le "jeudi saint" de chaque année, les chrétiens se souviennent (ou nous devons nous souvenir) des trois commandements que Jésus nous a laissés où nous disons - ou pensons - que nous croyons au Christ et, par conséquent, nous sommes chrétiens.

 

Le premier mandat est le lavage des pieds. Dans la culture de l'Empire, la tâche de laver les pieds était l'une des obligations auxquelles étaient soumis les esclaves. L'Évangile exprime ce devoir à travers le verbe grec "opheilo", qui signifie "être lié", comme l'expliquent ceux qui ont le mieux étudié ce terme grec. Jésus avait déjà dit cela, en d'autres termes et dans un autre moment : «Un disciple n'est pas seulement son maître, ni un esclave plus que son maître» (Matthieu 10, 24). Par conséquent, le premier mandat de Jésus aux chrétiens est que nous traversons la vie en tant qu'esclaves de ce dont les autres ont besoin. Bien qu'il s'agisse de ceux qui sont en dessous de nous.

 

Le deuxième mandat est celui de l’Eucharistie. Ce que nous savons de la foi en l'Eucharistie, c'est qu'en mangeant le pain consacré et en buvant le calice, Jésus devient présent dans notre vie. Et, par conséquent, notre vie doit reproduire ce qui était la "dangereuse existence" de Jésus dans ce monde. Tellement dangereuse que, comme nous le savons, elle a pris fin à la fin. Par conséquent, le second terme de Jésus, le Jeudi Saint, est que nous venons de dire que «nous ne prenons refuge dans la pratique sacramentelle» se tenir là et juste que, satisfait et calme dans notre conscience, parce que nous sommes chrétiens «communion quotidienne» (ou peut-être chaque semaine), nous pouvons entrer dans l'église (ou descendre dans la rue) avec la tête haute. Le jour où vous recevez la communion - ou simplement en allant à la messe - représente un réel danger, ce jour-là, nous rendons la «mémoire» de Jésus aussi authentique que dangereuse. Parce que ce sera un "souvenir subversif".

 

Le troisième terme est le plus radical et le plus compliqué. Parce qu'il est le plus profondément humain. Il met le «nouveau commandement» : «que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés ... Par ceci, vous saurez que vous êtes mes disciples» (Jean 13, 14-15). Pourquoi ce commandement est-il "nouveau" ? Avant Jean, les trois évangiles synoptiques avaient insisté sur le fait que l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables. Ici, Jésus fait un autre pas. Et déjà, il ne mentionne pas Dieu. Le mandat est : "que vous vous aimiez les uns les autres". Parce que, depuis que Dieu s'est "humanisé" (c'est ce que l'incarnation implique), "ce que tu as fait pour l'un d'eux, tu l'as fait à Moi" (Matthieu 25, 40).

 

L'Évangile n'est pas "égalitaire" (comme les Droits de l'Homme). C'est "préférentiel". Parce que Jésus préférait avant tout le dernier, le plus petit, le plus malheureux. Il a simplement préféré tous ceux qui, sont piétinés, méprisés, maltraités. Et avec une augmentation de la pension, qui est réduite à quelques centimes par mois. Et ne sommes-nous pas "anti-chrétiens" ? Nous le disons fort.

 

Après tout cela s’apparente très bien à ce qu’avance R. Alan Streett dans Subversive Meals : An Analysis of the Lord's Supper under Roman Domination during the First Century en 2013. Pour lui, bien que le repas commun chrétien ait ressemblé beaucoup à un banquet romain typique dans sa structure, avec un deipnon (repas principal) et un symposion (un banquet, un festin), c'était essentiellement différent. Le repas romain soutenait l'idéologie de l'empire, honorait César et les dieux, renforçait la stratification parmi les masses et confirmait le droit de Rome à gouverner le monde. Le repas chrétien, d'autre part, comprenait des hymnes qui exaltaient Jésus comme Seigneur, des prophéties qui remettaient en question les revendications idéologiques de Rome et des lettres - lues à haute voix - qui promouvaient l'égalitarisme et enseignaient aux croyants comment vivre selon les principes du royaume de Dieu. Par conséquent, le banquet chrétien était un acte de résistance non-violente.

 

Alors, tous les dimanches, avez-vous l’impression d’être subversif ? Il serait grand temps d’y penser.

 

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Publié le 28 Mars 2018

vaticannews.va nous montre que les évêques de France sont revenus sur l'acte héroïque du gendarme qui «aura certainement une fécondité dans notre société tentée par la violence et le repli sur soi».

 

Dans un communiqué publié ce mercredi 28 mars, la Conférence des évêques de France s’associe à l’hommage national aux Invalides rendu au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi 23 mars par un terroriste lors de l'attaque du Super U de Trèbes, alors qu'il s'était substitué à une otage. «Cet acte d’héroïsme marque légitimement l’ensemble de nos concitoyens», écrivent les évêques.

 

«Donner ainsi sa vie pour en sauver d’autres constitue un exemple éminent et aura certainement une fécondité dans notre société tentée par la violence et le repli sur soi», explique la CEF en revenant sur l'acte héroïque du gendarme, qui s’était substitué à une otage. Et de conclure qu'en cette Semaine Sainte, les catholiques «prieront pour toutes les victimes des attentats et spécialement celles de Trèbes et Carcassonne. Ils porteront aussi dans leurs prières ceux qui assurent notre sécurité au quotidien». Selon son épouse, Arnaud Beltrame a été inspiré par sa foi catholique dans son sacrifice, qui suscite une immense émotion en France.

 

La cérémonie organisée ce matin dans la cour des Invalides, à Paris, a réuni toutes les principales personnalités politiques du pays, marquant une pause dans le débat sur la gestion du risque terroriste. Dans son discours, le président de la République Emmanuel Macron a rendu hommage à «l'esprit de résistance» incarné par ce gendarme, qu'il a situé dans la lignée de Jeanne d'Arc et du général de Gaulle.

 

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, invité de BFMTV ce mercredi, a estimé ce mercredi que "si une société a besoin de héros, c'est qu'elle est en difficulté". "Arnaud Beltrame révèle la défaillance de notre société, on n'est pas capables de résoudre nos problèmes", a-t-il ajouté.

 

Comme le signale Dominique Nora dans l’article de L’OBS «Arnaud Beltrame : qu'est-ce qu'un héros ?», la figure du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a fait plus que son devoir en donnant sa vie pour sauver celle d’une otage, bouleverse la France. Ses collègues, ses proches décrivent un homme qui, il y a vingt ans déjà, discutait avec ses frères d’armes du sens du sacrifice. Un soldat autrefois décoré de la croix de la Valeur militaire pour l’exfiltration à risque d’une ressortissante française, en septembre 2005, à Bagdad. Mais aussi un personnage plus complexe que ne le laisse supposer son parcours : un franc-maçon profondément chrétien, qui aimait arpenter la Bretagne en solitaire, de calvaire en calvaire.

 

face aux attentats les plus meurtriers de son début de mandat, le pari d’Emmanuel Macron est de faire communier la France autour de ce héros. Comme le rappellent les intellectuels que nous avons sollicités, la figure du héros est ancrée dans l’histoire. Sa constance, rappelle l’historien Jean-Noël Jeanneney, est d’incarner la vertu, à travers "la solitude intense d’un choix personnel". Il n’y a pas de héros sans cause, dit Pascal Ory, car "il défend toujours des valeurs".

 

Le problème est que les valeurs de Beltrame – l’universalisme républicain, la souveraineté démocratique et, selon le psychiatre Boris Cyrulnik, le "sacrifice chrétien" – ne sont pas partagées par tous les Français. En organisant une cérémonie d’hommage officiel aux Invalides, cercueil avec drapeau tricolore, discours célébrant la République et ses valeurs, Emmanuel Macron a voulu rassembler un temps le peuple face à la barbarie. Ressouder une France désemparée sous le coup d’attentats commis par ceux des siens qui sont sous l’emprise de Daech.

 

Pas sûr que cela suffise à calmer l’insécurité culturelle de nos concitoyens horrifiés de surcroît cette semaine par l’odieux assassinat antisémite de Mireille Knoll, 85 ans. Insuffisant aussi pour éteindre le doute sur l’efficacité de la "surveillance effective" d’individus radicalisés qui, comme Radouane Lakdim, peuvent à tout moment passer à l’acte. Ou pour recouvrir les voix qui réclament l’interdiction du salafisme.

 

Comme le rappelait cette semaine l’ex-député socialiste Malek Boutih, le combat contre la gangrène islamiste doit aussi se mener sur le territoire par le développement économique et surtout par le partage de la culture. Les solutions sont là, pourtant rien n’est fait.

 

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Publié le 27 Mars 2018

RFI.fr nous montre le lundi 26 mars 2018 que des milliers de personnes opposées à l'avortement ont défilé dimanche 25 mars à Buenos Aires, en Argentine, alors que les députés de ce pays très catholique ont commencé à examiner un projet de loi visant à légaliser l'IVG, l'interruption volontaire de grossesse.

 

Des milliers de personnes marchent ensemble sur l'avenue du Libertador, dans le nord de Buenos Aires. La plupart sont venues en famille participer à cette marche contre l'avortement. Certaines brandissent des pancartes représentant des fœtus, avec l'inscription «no me mates» («Ne me tue pas» en espagnol).

 

Lucia O'Farrell, la quarantaine, est une militante anti-IVG de longue date. «Contre l'avortement dans tous les cas», elle considère que les fœtus sont «des vies» qui ne «peuvent pas se défendre». Á ses yeux, le projet de loi sur l’avortement est «criminel» et «propose d'assassiner des enfants».

 

On ne peut pas dire que l’avortement est criminel, ni un assassinat puisque les conclusions d'une étude du Royal College des obstétriciens et gynécologues en Grande-Bretagne sur le fœtus nous dit qu’il ne ressentirait pas la douleur avant 24 semaines. Le fœtus est dans «un état de sommeil constant comme inconscient ou sous sédatifs» (http://www.slate.fr/story/23787/avant-24-semaines-le-foetus-ne-ressent-pas-la-douleur).

 

Mais c’est plus criminel encore de tuer une femme qui aurait pu être mère à nouveau comme Valentina Milluzzo, une jeune italienne de 32 ans, enceinte de jumeaux 19 semaines après que le médecin avait refusé de l'avorter suite à des complications, invoquant une soit disant "objection de conscience". Là, c’est un assassinat.

 

Le projet de loi examiné en ce moment par le Congrès argentin prévoit d'autoriser l'IVG jusqu'à 14 semaines de grossesse. L'avortement n'est aujourd’hui permis dans le pays qu'en cas de viol ou de danger pour la santé de la femme enceinte.

 

Candela Rodriguez, étudiante en psychologie et manifestante contre la légalisation de l’avortement dit comprendre «que certaines ne veulent pas être mères». Mais, à ses yeux, cela ne «donne pas le droit d'ôter la vie». Il y a des alternatives comme donner l'enfant à l'adoption, ajoute-t-elle.

 

Encore, faut-il que les femmes enceintes veuillent garder l’enfant, on ne peut pas les obliger à les garder. L’adoption prénatale ne marche pas dans l’obligation, cela poussera ces femmes à faire un avortement illégal, avec les conséquences graves qui vont avec.

 

De récents sondages indiquent pourtant que plus de la moitié des Argentins sont favorables à l'avortement. Reste à savoir si le Congrès et en particulier le Sénat, très conservateur, donnera son aval à la légalisation de l'IVG.

 

Comme l’a montré l’article de Libération.fr du samedi 24 mars, la neutralité de l’Église est à revoir en Argentine : «Au pays du pape, chemin tortueux pour légaliser l'avortement». Le pape François se défend de s’ingérer dans les affaires des pays souverains mais quand il s’agit d’avortement, il fait une entorse à ce principe. Il a adressé une lettre à ses compatriotes, les appelant à se mobiliser contre le projet de loi que le Parlement a commencé à examiner. En demandant aux Argentins «une contribution pour la défense de la vie», il a rappelé les fondamentaux de l’Église.

 

La première victoire pour les promoteurs du droit à l’avortement, c’est que le débat puisse avoir lieu au Parlement, après des décennies de tentatives infructueuses. Chaque année, 500 000 IVG sont pratiquées dans la clandestinité en Argentine. Pour Marta Alanis, militante historique du droit à l’avortement, le fait qu’un débat parlementaire s’installe relève du miracle. «On pensait qu’avec un pape argentin le débat serait impossible, mais il y a une grande force populaire qui l’impulse». «Ce n’est pas que nous sommes en faveur de l’avortement, poursuit-elle, nous estimons que les femmes ont le droit d’interrompre leur grossesse dans des conditions dignes, pas dans la clandestinité».

 

L’Église est-elle encore crédible pour dire aux femmes ce qu’elles doivent faire ? J’en doute. Le pape devrait plutôt soutenir d’autres combats en Argentine comme défendre les retraités qui sont victimes de la réforme des retraites contre que les investisseurs des fonds vautours qui ont le droit à des sommes astronomiques.

 

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Publié le 26 Mars 2018

ouest-france.fr nous montre que le pape François a condamné, ce lundi 26 mars, la triple attaque terroriste menée vendredi dans l’Aude et salué l’héroïsme du gendarme Arnaud Beltrame, mort après s’être livré à l’assaillant pour sauver une otage.

 

Dans un télégramme envoyé, ce lundi, à l’évêque de Carcassonne et de Narbonne, Mgr Alain Planet, le pape a fait part de sa « tristesse » et exprimé sa «sympathie» aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à toutes les personnes touchées par la triple attaque terroriste perpétrée vendredi dans l’Aude.

 

«Je salue particulièrement le geste généreux et héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui a donné sa vie en voulant protéger des personnes», a souligné le souverain pontife argentin. «Je condamne à nouveau de tels actes de violence aveugle qui engendrent tant de souffrances», a-t-il ajouté.

 

Quatre personnes ont été tuées par Radouane Lakdim, un Français d’origine marocaine de 25 ans, qui s’est présenté comme «un soldat» du groupe djihadiste État islamique (EI). Parmi les victimes figure le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était substitué à une otage dans le Super U de Trèbes. Un hommage national lui sera rendu mercredi, aux Invalides, à Paris.

 

LeParisien.fr dans son article «Attentat dans l’Aude : le pape salue «le geste généreux et héroïque» d’Arnaud Beltrame», nous fait aussi savoir ce lundi qu’Arnaud Beltrame était catholique et devait se marier religieusement début juin avec Marielle, son épouse civile depuis juin 2016. Sa famille a fait état de son sens du devoir et du sacrifice.

 

Le pape a aussi évoqué le danger qu'un fou commette un massacre au Vatican. Le pape François a remercié lundi les agents de sécurité italiens surveillant les abords du Vatican à l'occasion d'une audience avec le personnel italien de l'Inspection de sécurité publique auprès du Vatican. «Ces personnes se sacrifient pour protéger le pape, protéger les gens, pour qu'il n'y ait pas quelque fou qui fasse une chose, un massacre et détruise tant de familles», a expliqué le pape François. Présent à l'audience, le chef de la police italienne, Franco Gabrielli, a rappelé que le Saint-Siège mais aussi la ville de Rome figuraient «dans la propagande terroriste et jihadiste comme un symbole à frapper».

 

Arnaud Beltrame est un héros qui a eu le sens du devoir et qui mérite cet hommage national. Mais il est grand temps de voir les causes du terrorisme islamiste et de les supprimer pour qu’il n’y ait plus de victimes de ces fous de Dieu. Il n’est pas judicieux de se servir de ces événements pour faire de la basse politique comme Marine Le Pen et Laurent Wauquiez, mais il faut plutôt trouver de solution concrètes plutôt que de stigmatiser une partie de la population.

 

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Publié le 25 Mars 2018

francetvinfo.fr nous montre ce dimanche 25 mars 2018 que le pape a lancé cet appel devant 50 000 fidèles sur la place Saint-Pierre, au Vatican, pendant la messe des Rameaux.

 

Une référence implicite, mais un timing qui ne laisse pas de place au doute. Au lendemain de manifestations massives de jeunes contre les armes à feu aux États-Unis, le pape François a lancé dimanche 25 mars un appel aux jeunes du monde entier à résister à l'envie de leurs aînés de les "faire taire".

 

Le pape a lancé cet appel devant 50 000 fidèles (selon la gendarmerie vaticane) réunis sur la place Saint-Pierre pendant la messe des Rameaux. "Faire taire les jeunes est une tentation qui a toujours existé, a assuré le pape argentin. Il y a de nombreuses manières de rendre les jeunes silencieux et invisibles. De nombreuses manières de les anesthésier et de les endormir pour qu'ils ne fassent pas de bruit, pour qu'ils ne s'interrogent pas et ne se remettent pas en question".

 

"Il y a de nombreuses manières de les faire tenir tranquilles pour qu'ils ne s'impliquent pas et que leurs rêves perdent de la hauteur et deviennent des rêvasseries au ras du sol, mesquines, tristes", a insisté le pape. Jorge Bergoglio a alors rappelé une parole de Jésus à propos de disciples jugés trop démonstratifs et bruyants : "Si eux se taisent, les pierres crieront."

 

"Chers jeunes, c'est à vous de vous décider, a lancé le pape. Si les autres se taisent, si nous, les aînés et les responsables, si souvent corrompus, sommes silencieux, si le monde se tait et perd la joie, je vous le demande : vous, est-ce que vous crierez ? S'il vous plaît, s'il vous plaît, décidez-vous avant que les pierres ne crient."

 

Le pape n’a pas tort, les jeunes doivent résister, car le mouvement contre les armes à feu peut réussir comme le montre l’article de fr.euronews.com du samedi 24 mars : «États-Unis : manifestations historiques contre les armes à feu». Ils étaient 800 000 selon les organisateurs rassemblés à Washington. Des citoyens mobilisés contre la libre circulation des armes à feu dans le pays.

 

Une manifestation historique qui fait suite à la tuerie survenue dans un lycée de Floride le 14 février dernier, avec un mot d’ordre "plus jamais ça". Parmi eux de nombreux adolescents, ceux qui font partie de ce que l'on appelé la génération "mass shooting" ou "Columbine" du nom d'une école où un élève avait tué douze de ses camarades.

 

Devant la foule, les anciens élèves du lycée de Parkland sont venus raconter ce qu'ils ont vu. Emma Gonzalez est une rescapée, elle est devenue la figure du mouvement : "dans le sol, six pieds sous terre...six minutes et vingt secondes avec un AR-15 et mon ami Carmen ne se plaindrait plus jamais de ses cours de piano, Aaron Feist n'appellerait plus Kyra "Miss Sunshine", Alex Shactor n'arriverait plus à l'école avec son frère Ryan, Scott Beagle ne ferait plus de blagues au camp avec Cameron".

 

La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d'Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d'expression. Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s'identifiant comme "survivants" : depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias.

 

Dans leur viseur, le très puissant lobby des armes à feu aux États-Unis, la National Rifle Association (NRA), accusée de faire barrage à toute législation qui voudrait durcir les conditions pour acheter une arme. 800 manifestations se sont déroulées à travers tout le pays, du jamais vu. Les armes font plus de 30 000 morts par an aux États-Unis. Il est grand temps qu’il y ait un contrôle sérieux sur celles-ci pour éviter de se faire de l’argent sur la mort d’innocents.

 

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Publié le 24 Mars 2018

Dans LeMonde.fr nous montre ce samedi 24 mars 2018 que des dizaines de milliers de personnes ont défilé vendredi contre un texte visant à interdire l’IVG en cas de pathologies graves ou de handicap constatés chez le fœtus ayant reçu le soutien de l’épiscopat polonais. Si ce texte était adopté, il reviendrait à interdire 95 % des avortements légaux pratiqués en Pologne, un pays qui possède déjà une des législations les plus restrictives d’Europe en la matière. Les IVG ne seraient autorisées qu’en cas de menace pour la vie ou la santé de la mère, ou si la grossesse est le fruit d’un viol.

 

Pour les associations anti-avortement et une partie de la droite proche de l’Église, il s’agit de lutter contre ce qu’ils nomment «l’avortement eugénique», c’est-à-dire celui qui concerne les embryons atteints de handicap, notamment de trisomie. Mais pour Liliana Religa, de la Fédération pour les femmes et le Planning familial (Federa), «il y a une manipulation d’ampleur des groupes “anti-choix” sur cette question, qui voudraient que l’exemple de la trisomie monopolise ce débat». Selon elle, «dans la plupart des cas qui tombent sous le coup de ce texte, nous avons affaire à des pathologies embryonnaires graves, qui peuvent rendre les enfants non viables». «Nous voulons le choix, pas la terreur !» «Mon corps est mon affaire, pas celle de M. Kaczynski !», pouvait-on lire sur les bannières des manifestants. Pour Natalia Maria Wojciechowska, 35 ans, «si cette loi venait à passer, elle instaurerait un véritable climat de peur, une criminalisation des femmes et des médecins. Les fausses couches pourraient devenir suspectes. Ce serait aussi un grave coup porté à la médecine prénatale.»

 

De nombreuses femmes présentes à la manifestation sont venues non pas prôner une libéralisation de la loi, mais défendre la législation actuelle, fruit d’un compromis entre l’Église et l’État. «Je suis pour le maintien du compromis actuel, que je trouve optimal, affirme Ula Klein, 40 ans. Il permet d’avorter dans les cas les plus désespérés, et je reste contre une banalisation de l’avortement. Mais je suis venue manifester, car je veux que mes filles aient le droit de décider, lors de situations tragiques.» Maria Kowalska, 63 ans, se dit «catholique», mais «pour que chacun puisse décider en son âme et conscience» : «Je suis contre le fait d’imposer aux femmes quoi que ce soit. Je suis mère d’un enfant trisomique et je sais ce que c’est que de prendre des décisions difficiles. La loi ne devrait pas interférer dans ces choix.»

 

Seuls 1100 avortements légaux sont pratiqués chaque année en Pologne. L’avortement clandestin et «touristique» est quant à lui estimé à 150 000 cas par an. Sur les 400 hôpitaux polonais habilités à pratiquer l’avortement, seuls 46 établissements l’ont effectivement fait en 2016. Certaines régions du pays sont considérées comme de véritables déserts médicaux concernant l’IVG. Les associations féministes dénoncent une pratique abusive de la clause de conscience par des médecins et des établissements hospitaliers, ou des allongements volontaires des procédures et des examens. L’accès à la contraception, surtout en milieu rural, pose également problème.

 

Selon une étude Ipsos de 2017, la société polonaise, même si elle reste profondément divisée sur la question de l’avortement, ne soutient pas de telles restrictions : 41 % des sondés seraient pour un maintien du compromis actuel, et 40 % pour une plus ample libéralisation de la législation. Seuls 11 % des interrogés se prononcent pour un durcissement de la loi. Cela s'avère inquiétant pour les droits des femmes dont la Pologne est à l'image de l'offensive en Europe des anti-choix qui sont souvent anti-genre, homophobe et contre le planning familial.

 

Mais cette vision conservatrice de la société dont sont victimes les femmes n’existe pas qu’en Pologne, puisque comme on peut le voir au lycée militaire de Saint-Cyr, où les filles doivent faire face à une minorité ultraconservatrice comme le montre l’article de LeMonde.fr du vendredi 23 mars 2018 : «Harcèlement moral de jeunes filles au lycée militaire de Saint-Cyr : l’enquête édifiante de «Libération»». Humiliations sexistes, insultes, jeux de rôle misogynes, harcèlement moral quotidien… «Une machine à broyer les femmes», titre Libération, qui, dans une longue enquête publiée vendredi 23 mars, raconte comment un noyau dur, composé d’élèves «tradis», impose sa loi aux filles et aux réfractaires au sein du lycée militaire de Saint-Cyr-l’École (Yvelines), préparatoire aux grandes écoles militaires.

 

Extrêmement influents au sein de l’établissement, ces jeunes hommes gravitent dans la sphère catholique traditionaliste – ils assistent à la messe en latin le mercredi et le dimanche –, se disent souvent proches des milieux d’extrême droite et affichent ouvertement des positions contre les homosexuels et l’avortement. Les filles sont traitées de «grosses», car elles ne seraient «juste bonnes qu’à être engrossées». «Les filles de classe prépa sont le diable, des pestiférées, des voleuses de concours, des ennemis à éliminer», témoigne ainsi un «tradi» repenti.

 

Ce petit groupe ultraconservateur (une soixantaine d’élèves sur 230 que compte le lycée militaire de Saint-Cyr-l’École) parviendrait à faire le vide autour de lui, en décourageant les filles, par un travail de sape mental, de poursuivre leurs études, et en marginalisant les garçons rebelles à leurs valeurs. Beaucoup de jeunes femmes craquent : «On retrouve les filles en pleurs dans les couloirs, prêtes à tout arrêter du jour au lendemain», raconte à Libération une source interne. Une ancienne élève de l’établissement se souvient : «Je me sens humiliée dans mon identité de femme et bafouée dans mon droit d’être ici. Ça m’a rendue malade, j’ai longtemps eu des nausées, des maux de ventre.»

 

Les témoignages recueillis décrivent des jeunes hommes «prêts à tout» pour éliminer toute forme de concurrence pour l’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr – le Graal pour ces étudiants. Si bien qu’il n’est pas rare de voir arriver «les pires» à Coëtquidan (Morbihan), et par conséquent de les retrouver parmi les officiers de l’armée. La direction de l’établissement qui, dans un premier temps, évoquait de simples «blagues potaches», remue depuis ciel et terre pour étouffer l’écho médiatique qu’a reçu l’affaire révélée par Libération. «Ici, on laisse les filles se faire opprimer et on ne sanctionne jamais les bourreaux», déplore une ancienne élève du lycée militaire.

 

L’inspection générale de l’armée de terre avait été mandatée par l’état-major en 2014 pour contrôler les six lycées militaires, après avoir eu connaissance de faits graves de harcèlement commis contre des élèves filles. Selon la hiérarchie militaire, toutefois, ces faits se seraient concentrés à Saint-Cyr-l’École. En 2015, une classe préparatoire économique y a été fermée et les problèmes seraient désormais circonscrits à une seule autre classe. La hiérarchie militaire, contactée par Le Monde, ajoute que des sanctions ont été prises contre les élèves «tradis» ou identifiés comme auteurs de violences. Cinq expulsions ont été prononcées en 2017, ainsi qu’une en 2018, pour non-respect des sanitaires des filles. Une procédure est en cours d’instruction pour un autre élève. Six autres décisions disciplinaires ont été prises en 2016 et trois en 2017, sous forme de non-autorisation à redoubler ou à passer dans la classe supérieure.

 

Selon l’état-major de l’armée de terre, l’inspection juge que le problème a été «résorbé» à Saint-Cyr-l’École. «Les cadres de ces établissements sont triés sur le volet, pour que nous ayons la certitude qu’ils aient des comportements équilibrés vis-à-vis de jeunes gens et de jeunes filles, et qu’ils aient été exemplaires dans leur engagement militaire passé», assure un porte-parole. Depuis 2014, les lycées militaires sont visités chaque année par l’inspection générale.

 

Tout simplement honteux. Mais qu’attendre de pseudo-catholiques de ce genre, rien. Les punir sévèrement est une solution pour qu’ils apprennent que le sexisme ne devrait pas exister dans un monde civilisé.

 

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Publié le 23 Mars 2018

Inés San Martín dans son article pour cruxnow.com ce vendredi 23 mars 2018 nous montre que quelque 300 jeunes du monde entier issus de milieux différents et même de religions différentes se sont réunis cette semaine à Rome pour donner des conseils à un prochain sommet des évêques catholiques sur la jeunesse, ont discuté d'un large éventail de sujets, et parmi d'autres où les évêques ont admis qu'ils ne pouvaient tout simplement pas parvenir à un consensus sur les questions brûlantes de la morale sexuelle.

 

Ils ont débattu d'une première version du document qu'ils vont présenter au pape François, qui le transmettra ensuite à un Synode des évêques sur la jeunesse et le discernement qui aura lieu à Rome en octobre. Dans les coulisses, plusieurs dizaines de jeunes femmes et hommes du monde entier ont élargi la discussion en modérant six groupes Facebook dans différentes langues, en traitant et en compilant 9617 commentaires en réponse à 15 questions, les mêmes que celles discutées dans Rome. Tout compte fait, 26 rapports provenant à la fois des petits groupes de travail rassemblés dans la ville éternelle et des groupes Facebook privés ont été présentés mercredi et condensés dans un projet de 7 pages.

 

Le désaccord fut important particulièrement sur les enseignements de l'Église qui sont particulièrement controversés aujourd'hui : la contraception, l'avortement, l'homosexualité, la cohabitation, la permanence du mariage et le sacerdoce. Beaucoup de jeunes catholiques ne comprennent pas clairement l'enseignement de l'Église sur ces questions, et même parmi ceux qui le font, il y a ceux qui ne sont pas d'accord avec cela. Ils veulent peut-être que l'Église change son enseignement en conséquence, ou au moins ait accès à une meilleure explication. Même ainsi, ils désirent faire partie de l'Église.

 

Le document est divisé en trois sections, reflétant les défis et les opportunités des jeunes : la foi, la vocation, le discernement et l'accompagnement - quatre concepts clés dans le document du pape François sur la famille, Amoris Laetitia, lui-même le résultat des synodes précédents des évêques; et les activités formatrices et pastorales de l'Église. Dans la deuxième section, écrite en forme de puce, les jeunes disent que les expériences négatives que certains ont eues avec l'Église ont exacerbé le fait que la foi est devenue individualiste au lieu d'être une expérience communautaire. Ils ont également dit que «nous oublions souvent que les gens sont l'Église, pas le bâtiment», et que les jeunes veulent voir une Église qui modèle ce qu'elle enseigne et qui témoigne de l'authenticité sur le chemin de la sainteté.

 

Les participants du rassemblement ont de grandes attentes envers l'Église. Ils veulent voir une institution qui est prête à parler de questions controversées engageant les jeunes, non pas avec une doctrine «édulcorée», ni avec des réponses «préfabriquées», et qui s'adresse à ceux qui sont dans les marges. Ils veulent une Église qui leur permette d'être des leaders, une «voix créatrice proéminente» et une voix qui sort dans la rue pour trouver les gens là où ils sont. Mais par-dessus tout, écrivent-ils, l'Église «attire d'autant plus l'attention des jeunes en étant enracinée en Jésus-Christ».

 

Le manque de courage des évêques est consternant puisque le pape François a appelé les jeunes à «oser des sentiers nouveaux», même si cela comporte des risques pour la hiérachie. 

 

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Publié le 23 Mars 2018

Le modèle social français défendu dans la rue

Yoann Giammetta-D'angelo dans son article pour fr.euronews.com nous parle de la manifestation du jeudi 22 mars 2018 à travers son mot d'ordre : préserver le système social français. Entre 325 000 personnes, selon la police, et 500 000 selon la CGT, ont défilé ce jeudi dans les rues de France pour dénoncer les coupes budgétaires. Dans la capitale, 47 800 personnes étaient rassemblées selon le décompte d'un collectif de médias.

 

Tous les secteurs étaient concernés : l'enseignement public, l'administration, les transports, mais aussi la santé. Le gouvernement a appelé les hôpitaux publics à économiser 1,6 milliard d'euros en 2018. L’inquiétude est grande, car les hôpitaux n'ont plus assez de moyens. Le manque d’aides soignants ou d’infirmiers, oblige le personnel hospitalier à tout faire sans remplacement, avec les patients qui sont les principales victimes de cette vision comptable.

 

Autre secteur concerné : l'éducation. Un quart des enseignants en maternelle et en primaire ont annoncé qu'ils suivaient la grève. L'école en France actuellement ne réduit pas les inégalités mais les augmente. Rien n'est mis en œuvre pour que tous les enfants accèdent au savoir.

 

Les fonctionnaires de l’État craignent surtout l'assouplissement de leur statut, comme l'envisage le gouvernement. Il sera plus facile de licencier, au risque d'affaiblir la fonction publique.

 

Des affrontements ont éclaté en marge des cortèges à Paris et Nantes, et dans une moindre mesure à Rennes et Bordeaux. Plusieurs personnes ont été arrêtées. Comme à l’habitue les médias en ont beaucoup parlé alors que ça fait de la publicité aux Black Blocks, qu’ils ne la mérite pas.

 

C’est sur la place de la Bastille, que les cortèges des fonctionnaires et des cheminots se sont rassemblés avec un mot d'ordre : sauver le service public. Emmanuel Macron l'avait annoncé pendant sa campagne : 120 000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 5 ans s'il devient président, au risque de menacer certains services aujourd'hui assurés par l'État.

 

Les syndicats promettent de continuer. Malheureusement comme le montre reuters.com dans son article du vendredi 23 mars 2018 intitulé «Le gouvernement entend tenir bon malgré la mobilisation», que le gouvernement a affiché vendredi sa détermination à tenir le cap des réformes au lendemain de la mobilisation des cheminots et des fonctionnaires, malgré la proposition de la CGT d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 avril.

 

Mais la colère et la détermination de se faire entendre risque de continuer à monter face à ce mépris affiché du gouvernement face à leurs revendications. 

 

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