Publié le 30 Avril 2018

Nous avons 40 ans aujourd’hui, mais rien ne change, plus que jamais nous offrons ce blog comme un espace pour les sans voix de l’Église et de la société.

 

Nous mettrons toujours en avant nos combats : celui contre la pauvreté pour ceux qui n’ont rien et sont abandonnés, et celui-ci transcende les origines, les classes sociales, les religions et les minorités sexuelles, celui pour une direction décentralisée que ce soit dans l’Église et dans les États pour éviter la cumulation de pouvoirs entre les mains d’un seul homme, celui d’une prise de décision basée sur le consensus et le respect des individus, celui contre les division dans la société et contre la violence qui n'engendre que haine et amertume.

 

La religion est pour nous un outil de transformation sociale qui doit s’exprimer à travers la justice sociale, le pacifisme, et les grandes causes humanitaires, car une religion  qui  se désintéresse  des  questions sociales est une religion condamnée à disparaître. La non-violence et la réconciliation sont pour nous les armes qui répondront à la violence des injustices et des systèmes de domination. 

 

Nous cherchons avant tout le rassemblement de tous les hommes de bonne volonté. Si les lois vont à l’encontre de la justice sociale et des minorités, il est alors de notre devoir de prôner la désobéissance civile. L’inégalité et l’injustice doivent nous pousser à agir pour le bien de tous.

 

Nous n’en oublions pas pour autant nos devoirs religieux car nous réfléchissons quotidiennement sur le message de Jésus et le sens qu’il a donné à sa vie, et nous prions tous les jours pour que ce monde change dans un esprit nouveau, pour qu’il n’y ait plus de résignation et de collaboration avec divers mécanismes d’exploitation ou d’oppression afin que soit rétabli l’État de droit.

 

Dans cette époque de résignation, ne nous soumettons pas et apportons aux autres l’espoir, face à la haine répondons toujours par l’amour. Un chrétien doit être au modèle du Christ, libérateur, subversif, radical dans l’amour du prochain, et auprès de tous ceux que la société a blessé et humilié.

 

Voilà ce que nous sommes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost0

Publié le 30 Avril 2018

Le scandale de la «meute» réveille l’Espagne contre le machisme

Comme nous le montre les articles de huffingtonpost.fr «Viol collectif : des dizaines de milliers de manifestants à Pampelune contre le verdict polémique» et de tv5monde.com «Espagne : la protestation enfle contre le jugement disculpant les 5 hommes de viol» de ce dimanche 29 avril 2018, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Pampelune, dans le nord de l'Espagne, au troisième jour d'un vaste mouvement de protestation populaire contre une décision de justice.

 

5 hommes avaient violenté une jeune fille de 18 ans en 2016 mais le tribunal a refusé de les condamner pour viol, au prétexte qu'il n'y aurait eu, ni violence ni intimidation. Cependant, dans leur jugement, les magistrats ont considéré "indiscutable que la plaignante s'était soudain trouvée dans un lieu étroit et caché, entourée par cinq hommes plus âgés et de forte carrure qui l'avaient laissée impressionnée et sans capacité de réaction". Ils avaient filmé leurs actes et s'en étaient vantés sur Whatsapp, tandis qu'au procès, la jeune fille avait dû se justifier d'avoir eu une attitude passive face à eux. Leurs avocats soutenaient que la victime - qui avait auparavant bu de la sangria - était consentante puisque qu'elle n'avait jamais semblé dire "non" à l'image.

 

Le verdict rendu jeudi fait la quasi-unanimité contre lui et la contestation n'a cessé d'enfler, de nombreux Espagnols s'indignant qu'un des trois juges se soit prononcé pour la relaxe des cinq hommes. Les manifestations se succèdent depuis lors, partout en Espagne. Plus d'un millions de personnes ont signé une pétition pour réclamer la révocation des juges ayant pris la décision. Mais d'autres voix se sont élevées pour appeler au respect dû aux magistrats et à leurs argumentations. Le parquet de la région de Navarre va faire appel de la décision. Le gouvernement espagnol envisage lui, de se pencher sur une réforme du Code pénal sur ce point.

 

Même des carmélites cloîtrées, de l'ordre des Moniales déchaussées, ont fait sensation en postant un texte sur Facebook, se concluant par le slogan "ma sœur, moi je te crois", couramment repris dans le pays à l'attention de la victime de Pampelune. "Nous voulions qu'il y ait une voix dans l'Église qui critique ce jugement", a dit à l'AFP sœur Mariluz, porte-parole des 16 religieuses du monastère d'Hondarribia au Pays basque.

 

La colère est vive en Espagne. Les manifestants ont lancé une version espagnole de #MeToo. #Cuentalo qui exhorte ainsi les femmes à parler et à se livrer sur les réseaux sociaux. Un viol n’est pas une agression sexuelle et il est normal de se soulever contre ce déni de réalité et le fait que c’est toujours à la victime de se justifier.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 29 Avril 2018

Le pape a rencontré trois victimes d’abus sexuels au Chili

Mélinée Le Priol dans son article pour la-Croix.com du dimanche 29 avril 2018 nous montre que du vendredi 27 au dimanche 29 avril, le pape François a reçu, une à une, trois victimes de l’ancien prêtre chilien Fernando Karadima. Ils s’appellent Juan Carlos Cruz, James Hamilton et Jose Andrés Murillo, ils sont Chiliens et ils ont rencontré le pape François en tête-à-tête, chacun leur tour, entre le 27 et le 29 avril. Ces rencontres ont eu lieu à la maison Sainte-Marthe, la résidence du pape au Vatican.

 

Ces trois hommes sont les représentants des victimes de l’ancien prêtre Fernando Karadima, ancien curé d’une paroisse d’un quartier huppé de Santiago (Chili) à l’origine de nombreuses vocations, mais qui s’est révélé un redoutable prédateur sexuel. Dénoncé en 2004, il n’a été renvoyé de l’état clérical qu’en 2011.

 

Le Vatican n’a pas prévu de publier de communiqué officiel sur le contenu des échanges de ces trois victimes avec le pape François : «Sa priorité est de les écouter, de leur demander pardon et de respecter la confidentialité de ces discussions», indique-t-on à Rome. À la veille de ces rencontres, le pape souhaitait laisser ses invités parler «aussi longtemps que nécessaire», c’est pourquoi des horaires n’avaient pas été fixés précisément.

 

José Andres Murillo, qui devait être le premier des trois à rencontrer le pape, a déclaré lors d’une conférence de presse improvisée avant le début des audiences privées : «C’est une étape importante. Nous voulons poser le nom des victimes d’abus sexuels de la part d’hommes d’Église. Certains se sont suicidés, d’autres souffrent, d’autres enfin se battent avec nous.»

 

«Ce n’est pas facile d’être ici», a pour sa part reconnu James Hamilton, tout en remerciant le pape François pour son soutien et en soulignant que «ce qui va se passer maintenant dépendra de beaucoup de choses, en particulier du pape.» «Nous espérons apporter notre contribution pour mettre fin à la culture de l’abus et des dissimulations dans l’Église», a ajouté Juan Carlos Cruz.

 

En janvier, le pape avait pris la défense de l’évêque accusé d’avoir couvert ces abus, avant de mandater une enquête et de reconnaître de «graves erreurs» à la mi-avril, puis d’inviter le 11 avril ces trois hommes victime du père Karadima. Une enquête mandatée par le Vatican fin janvier et menée par Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, a révélé au printemps que Mgr Juan Barros était bien impliqué dans le scandale Karadima.

 

Après avoir reçu cette invitation à Rome, les trois représentants des victimes chiliennes n’avaient pas immédiatement donné leur réponse, dans l’expectative de ce que le pape ferait concrètement au Chili. Certaines victimes avaient en effet souligné, dans la presse chilienne, ne voir dans la lettre du pape publiée le 11 avril aucune véritable annonce.

 

Les victimes de Karadima sont satisfaites de cette rencontre, elles espèrent également qu’on leur fasse justice et que le pape prenne enfin les choses en main. Pour l’instant, la lutte contre la pédophilie dans l’Église doit continuer.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost0

Publié le 28 Avril 2018

L’OBS nous montre le samedi 28 avril 2018 nous montre que le pape François s'est dit "profondément touché" samedi par la mort du petit Alfie Evans, le bébé britannique en état semi-végétatif, mort après une longue bataille judiciaire de ses parents pour obtenir en vain la poursuite de son traitement contre l'avis des médecins.

 

"Je suis profondément touché par la mort du petit Alfie. Aujourd'hui, je prie spécialement pour ses parents, alors que Dieu l'accueille tendrement dans ses bras", a écrit le pape sur son compte Twitter.

 

La justice britannique avait rejeté mercredi un dernier recours des parents d'Alfie, Kate James et Tom Evans qui, forts du soutien du pape et du gouvernement italien, demandaient de pouvoir poursuivre le traitement de leur enfant en Italie où des hôpitaux avait proposé de l'accueillir. Le pape François s'était personnellement impliqué en faveur du garçonnet, lançant plusieurs appels pour le maintien en vie du bébé et recevant en audience privée Tom Evans.

 

Comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Alfie Evans : pourquoi la polémique autour de la mort de ce bébé de 23 mois dépasse les frontières du Royaume-Uni», au-delà du retentissement de cette affaire au Royaume-Uni, la mort de ce bébé a provoqué une vague d'émotions et de réactions en France, en Italie, en Pologne et même jusqu'aux États-Unis.

 

En plus, des multiples manifestations de soutien aux parents ont eu lieu devant l'hôpital de Liverpool où se trouvait Alfie, des catholiques se sont également mobilisés en Pologne, notamment en disposant des bougies devant l'ambassade du Royaume-Uni, ainsi qu'une banderole appelant à "sauver Alfie", et en Italie. Outre-Atlantique, l'ancien candidat républicain à la présidentielle Ted Cruz a multiplié les tweets en faveur de la poursuite des soins. Le 25 avril, il a adjuré le gouvernement britannique d'accéder à la demander de la famille Evans de soigner son fils Alfie en Italie.

 

Samedi matin, après l'annonce de la mort de l'enfant, des internautes s'indignaient, au nom des valeurs du christianisme, de la mort de l'enfant, y voyant une victoire de l'"euthanasie". Le site de l'hebdomadaire Valeurs actuelles estime ainsi que "le petit Alfie Evans" avait été "condamné à mort par la justice et ses médecins britanniques".

 

Rien n’est aussi simple, car le bébé, né le 9 mai 2016, était atteint d'une pathologie neurodégénérative rare et pour laquelle il n'existait pas de traitement. Ses médecins estimaient qu'il était dans son intérêt de ne pas poursuivre les soins. Ses parents voulaient continuer à poursuivre le traitement de leur enfant sans que cela puisse vraiment l’aider, mais pour rester quelques temps de plus avec lui. L’acharnement thérapeutique n’était pas la solution envisageable, mais la douleur reste.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 27 Avril 2018

francetvinfo.fr nous montre ce vendredi 27 avril 2018 que 'évêque de Gap en a appelé  à "la solidarité nationale". Il veut organiser l'accueil de mineurs isolés dans les Hautes-Alpes, où "la situationse tend", tout en s'inquiétant d'une "instrumentalisation" des réfugiés après des actions anti et pro-migrants le week-end dernier.

 

"Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes", c 'est le cri lancé par Mgr Xavier Malle dans une tribune diffusée sur le site d'information franceinfo. Comme une bouteille à la mer, il rappelle que "pendant quatre mois, d'août à novembre, jusqu'à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap".

 

Le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l'aide de nombreux bénévoles d'autres associations ou d'individuels. Mais, la situation se tend à nouveau avec la fin de l'hiver et les bénévoles sont épuisés. Précise l'évêque de Gap. Selon Mgr Malle, il faut "préparer l'intégration" de ces mineurs, "par la culture, la littérature, la langue; tout ce qui fait notre civilisation (...)".

 

Revenant sur les actions de militants anti et pro-migrants, le week-end dernier dans la région, l'évêque a exhorté à ne pas "instrumentaliser" les migrants. "Nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s'affronter des personnes, d'un bord comme de l'autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n'en avons vraiment pas besoin", a-t-il estimé.

 

Ensuite, l’article de francesoir.fr «Identitaires ou pro-migrants : l'évêque de Gap dénonce "l'instrumentalisation"», montre aussi que l'évêque dénonce par ailleurs les "idées reçues" relayées par les anti-migrants sur les "appels d'air", la distinction entre migrants économiques et réfugiés, la délinquance, le chômage ou la préférence prétendument accordée aux migrants sur les autres nécessiteux. "Aucun d’entre nous, tout seul, n'a la solution. Pas plus l’État que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte", écrit-il également.

 

Deux Suisses et une Italienne doivent être jugés pour avoir participé à l'entrée dans les Hautes-Alpes d'une vingtaine de migrants venus d'Italie. Cette action était intervenue au lendemain d'une manifestation hostile aux migrants organisée par le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire. Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. En 2016, 315 personnes en situation irrégulière avaient été refoulées vers l'Italie, contre 1900 en 2017.

 

C’est pour cela que dans francesoir.fr, l’évêque rappelle la mobilisation des bénévoles "épuisés" pour venir en aide aux migrants mineurs; il appelle à la "solidarité nationale" et à l'État pour poursuivre cette action.

 

L’évêque n’a pas tort, le sort des réfugiés et des migrants ne doit pas être instrumentalisé pour servir de la minable communication politique, mais doit être pris au sérieux et mieux traité sans préjugés. "Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles" est ce que doivent faire les chrétiens, mais aussi tous les hommes de bonnes volontés quels que soient leur religion, nationalité, ou idée politique.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 26 Avril 2018

francetvinfo.fr nous montre ce jeudi 26 avril 2018 qu’Alfie est un bébé de 23 mois atteint d'une maladie dégénérative considérée comme incurable. Les médecins préconisent d'arrêter les traitements, mais ses parents refusent, et veulent qu'il soit transféré en Italie, où les autorités sont prêtes à le prendre en charge.

 

Alfie Evans ne sera pas transféré en Italie : ce nouveau rejet fait la une des télévisions britanniques ce soir. La Haute Cour de Londres a refusé le transfert du petit garçon de 23 mois en Italie. L'enfant est atteint depuis sa naissance d'une maladie dégénérative. Lundi 23 avril, le considérant comme incurable, l'équipe médicale de l'hôpital de Liverpool a débranché son assistance respiratoire. Cela a déclenché la colère des soutiens de la famille du petit garçon. Comme le montre l’article de L’OBS «Faut-il arrêter les soins du petit Alfie ou le traiter en Italie ? L'affaire qui déchire l'Angleterre», un important groupe de manifestants récitant le "Notre père" et scandant "Sauvez Alfie Evans" a d'ailleurs tenté lundi d'occuper le hall d'entrée de l'établissement, avant d'être bloqué par la police.

 

C'est le quatrième refus de la justice britannique de donner une chance à Alfie. Pourtant, ses parents ont même sollicité le soutien du pape. À la suite de leur rencontre à Rome, l'Italie s'est elle aussi mobilisée, jusqu'à accorder la nationalité italienne au petit Alfie afin de l'accueillir. À Liverpool, un avion médical se tenait prêt mercredi. Jusqu'à il y a quelques heures, le plus grand hôpital pédiatrique d'Italie le Bambino Gesù attendait l'arrivée du petit garçon. Alfie devait y être accueilli dans un service de soins palliatifs.

 

Les parents d’un enfant atteint d’une maladie orpheline qui veulent tout tenter afin de le sauver, contre l’avis de médecins pourtant impuissants à le guérir est terrible. Il faut dire qu’il est atteint d’une maladie orpheline du système nerveux contre laquelle il n’existe pas de traitement. Cela devient de l’acharnement thérapeutique. La philosophe Michela Marzano dans l’article dans letemps.ch «Alfie Evans, un bébé de 2 ans en fin de vie au cœur d’un terrible débat médical», juge d’ailleurs «incompréhensible que Rome vienne s’immiscer dans une question médico-légale du ressort de la Grande-Bretagne» dans La Repubblica, d’autant plus que «l’Italie a elle aussi adopté une loi interdisant aux médecins d’administrer aux patients des thérapies inutiles ou disproportionnées». «Il n’y a aucune raison de douter de l’avis des médecins, dit-elle : maintenir Alfie en vie revient à lui infliger des souffrances supplémentaires.»

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 25 Avril 2018

ouest-france.fr nous montre ce mercredi 25 avril 2018 que les déclarations du pape François lors de sa visite au Chili avaient suscité la polémique. Pour les faire définitivement taire, le souverain pontife va rencontrer ce week-end des victimes d’un prêtre pédophile chilien.

 

«Le Saint-Père accueillera cette fin de semaine à la maison Sainte Marthe (sa résidence au Vatican) trois victimes d’abus commis par le clergé au Chili : respectivement Juan Carlos Cruz, James Hamilton et Jose Andrés Murillo», a précisé M. Burke dans un communiqué.

 

Au cours de ces journées de rencontre «personnelle et fraternelle», le pape «désire leur demander pardon, partager leur douleur et leur honte pour ce qu’ils ont souffert», a encore ajouté le porte-parole. Jorge Bergoglio avait reconnu début avril avoir commis de «graves erreurs» d’appréciation de la situation au Chili, après avoir lu les conclusions d’une enquête sur des abus sexuels commis par le clergé.

 

Au cours d’un voyage au Chili du 15 au 18 janvier, le pape avait défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile, se déclarant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité.

 

Il avait ensuite présenté des excuses pour ses propos maladroits dans l’avion qui le ramenait à Rome, puis dépêché au Chili un enquêteur renommé du Vatican pour recueillir des témoignages de victimes présumés.

Enfin comme nous le montre Nicolas Senèze, à Rome, dans son article ce mercredi pour la-Croix.com, le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa pourrait faire les frais de ce retournement de situation : «Le pape François va rencontrer des victimes d’abus sexuels au Chili».

 

L’annonce de cette rencontre intervient au dernier jour de la rencontre bimestrielle du «C9», le conseil des cardinaux chargé de conseiller le pape dans le gouvernement de l’Église et la réforme de la Curie, dont fait partie le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, archevêque de Santiago du Chili jusqu’en 2010.

 

Selon nos informations, celui-ci a été, tout au long de son épiscopat à Santiago, un des protecteurs les plus actifs de Fernando Karadima, comme du groupe de séminaristes qu’il accompagnait. Dans sa lettre aux évêques chiliens, le pape expliquait d’ailleurs ses erreurs par «un manque d’informations véridiques et équilibrées» sur cette affaire.

 

Selon ce qu’annonce M. Burke le pape souhaite écouter tout ce que vont suggérer Juan Carlos Cruz, James Hamilton et Jose Andrés Murillo pour éviter que tout cela se reproduise. Espérons que les victimes aient gain de cause.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost0

Publié le 25 Avril 2018

Une belle leçon de démocratie de la part du président portugais

En ce mercredi 25 avril 2018, où l’on fête les 44 ans de la révolution des œillets, le président portugais a défini ce que doit être la démocratie à travers les articles de rtp.pt «25 avril Marcelo met en garde contre les risques des "solutions creuses"», de cmjornal.pt «Marcelo défend le rôle central des forces armées et met en garde contre les messianismes», et celui de dn.pt «Combat fermé au populisme dans le discours de Marcelo».

 

Dans son discours du 25 avril, le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa a mis en garde au Parlement contre les dangers résultant d'une rupture de l'équilibre du pouvoir au Portugal, ainsi que le risque des «solutions creuses». Marcelo Rebelo de Sousa a également souligné qu'il est essentiel d'anticiper les défis des systèmes politiques et sociaux, en alertant sur les problèmes créés par le populisme. Le chef de l'État a fait appel pour cela à la «capacité de renouvellement du système politique et la réponse des systèmes sociaux, pour anticiper les défis, la prévention des erreurs ou omissions», mais il a aussi mis l'accent sur la «balance des pouvoirs», avertissement contre "les messianismes d'un ou de certains, soi-disant pour le salut des autres", ou de confondre «le prestige ou la popularité plus ou moins conjoncturelle d'un ou plusieurs détenteurs de pouvoir avec la déification ou la vocation salvifique».  

 

Il a rappelé, il y a un siècle,  c’est ce qui avait conduit le pays dans un régime dictatorial. Dans ce contexte, il a également parlé de la nécessité de lutter efficacement contre la corruption. Le chef de l'État a également mis en garde contre le danger des phénomènes de "contestation inorganique et anti-systémique et du scepticisme contre les partis". C’est pour cela que la classe politique, a-t-il dit, doit prendre en compte la nécessité d'une "proximité permanente avec les citoyens", car il est plus important d'éviter les discours antisystème qui ébranlent l'équilibre des pouvoirs. Dans la construction de la liberté, la justice sociale, la cohésion interne et la projection externe "aucun transfert de principes ne peut être admis". C'est-à-dire, conclut-il, que "le Portugal impose ce que les Portugais demandent".

 

Trois autres thèmes ont marqué le discours présidentiel: le rôle des forces armées, la création soutenue de croissance et d'emploi et les enjeux européens. A cet égard, il a déclaré que "l'Europe a toujours perdu en se divisant et a peu gagné en s'unissant, en convergeant". Et Dans son discours devant le Parlement, le Président a également défendu l'impératif d'affirmer «le rôle structurel» des Forces armées pour l'unité nationale.

 

Alors qu’en France, Emmanuel Macron utilise la réforme des institutions pour concentrer le pouvoir autour de lui, le Président de la République au Portugal célèbre la révolution des œillets qui a chassé une dictature en 1974 et montre comment devrait fonctionner la démocratie depuis son arrivée au pouvoir en 2016, il est indépendant des partis, appelle à la modération et au consensus pluripartite, tout ce que ne fait pas notre président de la République.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 24 Avril 2018

Le Direct de Libération.fr nous montre ce mardi 24 avril 2018 qu’une trentaine d'imams réagissent dans Le Monde ce mardi à la tribune «contre le nouvel antisémitisme» publiée dimanche dans le Parisien. «Si nous avons décidé de prendre la parole, c'est parce que la situation, pour nous, devient de plus en plus intenable ; et parce que tout silence de notre part serait désormais complice et donc coupable, même s'il ne s'agissait jusqu'à présent que d'un mutisme de sidération», écrivent-ils.

 

Ils décrivent un étau : d'un côté, «des lectures et des pratiques subversives de l'islam sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrenant toute la société». Mais de l'autre, ils relèvent que certains «intellectuels et politiques» ont vu dans les attentats récents «une occasion attendue pour incriminer toute une religion», laissant entendre «que le musulman ne peut être pacifique que s'il s'éloigne de sa religion : un musulman positif, totalement sécularisé. Bref, un musulman sans islam.»

 

Ce réaction faite suite au manifeste "contre le nouvel antisémitisme" comme nous le montre l’article de LePoint.fr du lundi 23 avril : ««Nouvel antisémitisme» : la tribune qui divise». Un manifeste, écrit par Philippe Val et signé par 300 personnalités, s'insurge de la flambée d'un «nouvel antisémitisme», fruit d'un islam identitaire, voire radical, avec la complicité d'une partie des élites françaises – sous le couvert de l'antisionisme –, le tout dans le «silence médiatique».

 

Alors que le Premier ministre Édouard Philippe a récemment annoncé un nouveau plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, les signataires réclament que cet antisémitisme, responsable «d'une épuration ethnique à bas bruit», soit une «cause nationale». Le texte a été signé par des personnalités politiques de gauche comme de droite (Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, Manuel Valls, Bertrand Delanoë...), des artistes (Charles Aznavour, Gérard De pardieu...), des intellectuels (Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Élisabeth Badinter...), des responsables religieux juifs, musulmans et catholiques.

 

Tandis que la Grande Mosquée de Paris a dénoncé lundi un «procès injuste et délirant » instruit aux Français musulmans, et qui «présente le risque patent de dresser les communautés religieuses entre elles», la presse était assez divisée lundi matin. Certains éditorialistes s'en félicitent. D'autres sont plus critiques, jugeant que le texte caricatural ajoute de l'huile sur le feu.

 

Enfin, comme le montre francetvinfo.fr ce mardi dans l’article «Manifeste contre l'antisémitisme : le grand rabbin de France était "réticent" à une "compétition des risques" entre juifs et musulmans», Haïm Korsia, grand rabbin de France, a signé le texte, même si "tel ou tel ou mot" ne convenait pas a-t-il expliqué lundi sur franceinfo.

 

Le manifeste "contre le nouvel antisémitisme" publié dimanche dans le journal Le Parisien continue de faire débat. Les auteurs de cette tribune estiment que ce nouvel antisémitisme serait alimenté par la radicalisation islamiste. Haïm Korsia, grand rabbin de France, a signé le texte, même si "tel ou tel ou mot" ne convenait pas a-t-il déclaré lundi 23 avril sur franceinfo. Mais "il y avait l'intérêt de pousser un cri d'alerte, un cri d'alarme" a-t-il ajouté : il y a des mots qui sont "difficiles à entendre, difficiles à admettre, mais ils sont tragiquement vrais".

 

Cette trentaine d’imam souhaitent mettre leurs "compétences" et leurs "expériences" au service de la lutte contre le fondamentalisme. Tout en souhaitant également s’engager aux côtés des pouvoirs publics en proposant leur expertise théologique aux différents acteurs qui sont confrontés aux phénomènes de la radicalisation dans les prisons, dans les établissements publics, fermés et ouverts. Ce serait une bonne solution pour contrer le phénomène de l’extrémisme.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 23 Avril 2018

Anne-Bénédicte Hoffner dans son article pour la-Croix.com nous montre ce lundi 23 avril 2018 que votée il y a cinq ans, le 23 avril 2013, la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe a profondément fracturé les communautés chrétiennes.

 

Pour beaucoup de catholiques, l’intense débat qui a précédé le vote de la loi a été le révélateur d’une grande souffrance, du sentiment de «rejet» de l’Église vécu par nombre de personnes homosexuelles et par leurs proches. Dans plusieurs diocèses, des laïcs, des diacres et parfois des prêtres ont été chargés d’analyser la situation et de proposer des pistes pastorales, venant compléter le travail effectué par les mouvements d’homosexuels chrétiens. De Nantes à Saint-Étienne, de Nîmes à Lille, les témoignages sont les mêmes. Ceux de laïcs, mariés ou non, parfois solidement engagés dans leur paroisse et brutalement déchargés de leurs responsabilités après avoir révélé leur homosexualité – au prix parfois d’un «assassinat en règle pendant une heure par le curé», raconte un prêtre – ou même «ostracisés» depuis par des paroissiens. Ceux aussi de parents confrontés à la découverte de l’homosexualité d’un enfant, seuls avec leurs questions : qu’avons-nous raté pour en arriver là ? Pourra-t-il être heureux ?

 

«Les personnes homosexuelles et leurs parents ont l’impression que l’Église parle d’accueil mais qu’elle les place à part», rapporte Fabienne Daull, membre du groupe Cados (Chrétiens s’accueillant dans leurs différences d’orientations sexuelles) à Nîmes. «Beaucoup se sont sentis agressés par les manifestations, qu’ils ont vécues d’autant plus douloureusement qu’ils ont eu le sentiment que “l’Église était derrière”», ajoutent Loïc et Delphine Hussenot, responsables de la pastorale des personnes concernées par l’homosexualité dans le diocèse de Saint-Étienne. L’homophobie, encore très présente dans l’ensemble de la société, «reste une des causes majeures des suicides d’adolescents», rappelle Isabelle Parmentier, à qui Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, a confié cette mission en 2013 et qui ne ménage pas sa peine, depuis, pour accompagner des parents, des personnes ou des couples homosexuels, chrétiens ou non, et le cas échéant, reconstruire leur lien avec l’Église.

 

«Dans certaines familles catholiques, la souffrance est encore aggravée par l’idée que leur enfant homosexuel “vit dans le péché”», constate-t-elle. Les réticences restent encore vives, parmi les prêtres comme parmi les fidèles, à l’égard de toute proposition pastorale adressée aux personnes homosexuelles. Lors de ses premières conférences après le vote de la loi, Claude Besson, pionnier de l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église, a constaté que certains catholiques craignaient une «banalisation de l’homosexualité, au point que les jeunes, et donc leurs enfants, puissent se dire “pourquoi pas ?”».

 

«Moi-même j’ai hésité avant de m’investir dans cette pastorale par crainte des réactions de mes confrères», reconnaît un prêtre, désormais responsable de l’équipe diocésaine. «Des craintes justifiées puisque l’un d’eux, lors d’un échange un peu vif, m’a lancé : “Oh toi, de toute façon, tu serais capable de marier un couple gay !”» Ici, les affiches sur la porte de l’église annonçant une conférence sont arrachées. Là, l’évêque a reçu «des insultes inimaginables» lorsque son souhait d’accueillir une formation sur le sujet «s’est su dans son diocèse»

 

De nombreux diocèses en ont pris conscience et se sont organisés pour mieux accueillir les personnes homosexuelles. La mobilisation progresse. Jusque-là très discrets, voire cachés ou réservés à «certains prêtres» connus comme «plus ouverts», l’accueil et l’accompagnement des personnes et aussi des couples homosexuels sortent de l’ombre. Le pape François a apporté, en deux temps, un appui inespéré à ceux qui plaidaient, parfois de longue date, pour que l’Église fasse davantage preuve d’ouverture. D’abord avec sa réponse au journaliste qui l’interrogeait dans l’avion qui le ramenait des JMJ de Rio«Si une personne est homosexuelle et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?» – puis, de manière plus structurée, avec son exhortation apostolique Amoris laetitia.

 

Cinq ans après le «mariage pour tous», 35 diocèses ont «missionné» des personnes «pour proposer des initiatives en lien avec l’homosexualité», se réjouit Claude Besson, qui compte envoyer un tableau récapitulatif à l’ensemble des évêques. «Bien sûr, certains voudraient que les propositions aillent plus vite, plus loin, mais il y a dix ans, je n’aurais jamais pensé que nous en serions là aujourd’hui.»

 

Grandes conférences, mais aussi marches spirituelles sur une journée comme ces «Chemins d’Emmaüs» nés à Nanterre, ou encore cycles de formation à l’image des «Jeudis de la différence» bâtis sur quatre séances par Isabelle Parmentier à Poitiers… Les propositions se multiplient et se diversifient à l’égard des personnes homosexuelles, de leurs proches, ou de «l’ensemble des communautés chrétiennes». Organisateur des «Jeudis de la différence» à Nantes, le père Bernard Ollivier a constaté «la soif de prendre la parole et d’être écouté». «Certains partageaient des choses lourdes, d’autres ont raconté sereinement comment ils avaient bâti leur vie et leur couple, d’autres n’ont rien dit mais ont écouté.»

 

Parfois les équipes tâtonnent. À Lille, comme à Nîmes, les permanences d’accueil ont reçu peu d’écho. «Peut-être les gens ont-ils peur d’être embrigadés par l’Église, ou que leur soit servi le discours officiel, avec plus ou moins de tact», avance Michel Anquetil. «La participation est en tout cas plus large lorsqu’ils peuvent venir anonymement.» L’objectif reste le même : «Dire et redire que l’on peut être chrétien et homosexuel, que ce n’est pas incompatible ni contraire à la foi», résume Fabienne Daull. «La feuille de route que m’a donnée mon évêque est très claire : aider les gens à vivre leur homosexualité et à trouver Dieu dans leur vie», appuie Isabelle Parmentier.

 

Dans le diocèse de Créteil, comme dans de nombreux autres, tout a commencé il y a cinq ans. Après le vote de la loi sur le «mariage pour tous», l’évêque – Mgr Michel Santier – et son conseil épiscopal ont mesuré à quel point les paroisses s’étaient divisées. C’est ainsi qu’est né le groupe «Se parler», confié à un diacre et son épouse, et constitué de personnes homosexuelles – seules ou en couple, pacsées et même mariées – et de parents d’enfants ayant révélé leur homosexualité. Pas de mission explicite, sinon de «témoigner d’une présence fraternelle d’Église» aux côtés des personnes concernées, et d’en être «le signe au sein du diocèse». «La première année, nous l’avons passée à nous découvrir, à écouter les blessures de chacun et à panser les plaies», raconte Augustin Grillon, qui préparait alors son ordination diaconale et ne s’attendait guère à se voir confier ce dossier délicat. «Elle s’est conclue par une marche, au cours de laquelle l’évêque a dit aux participants qu’ils “font partie du corps du Christ”. Certains, qui n’avaient pas entendu cette parole depuis longtemps, en ont pleuré…»

 

L’objectif des équipes pastorales est aussi de faciliter l’intégration des personnes homosexuelles dans les paroisses. Là encore, la tâche est immense. Il faut rappeler qu’elles peuvent y prendre des responsabilités, que leurs enfants peuvent être baptisés, etc. Concernant les demandes de bénédiction de couples de même sexe mariés civilement, les pratiques divergent encore d’un diocèse à l’autre, et même d’un prêtre à l’autre. Dans le diocèse de Saint-Étienne, l’évêque – alors Mgr Dominique Lebrun – a fixé un cadre. «Il a écrit une note rappelant que l’accueil de la part de tous les chrétiens était une absolue nécessité, soulignent Delphine et Loïc Hussenot. Concernant les baptêmes, il demande aux responsables pastoraux de rappeler la contradiction entre le choix de vie des parents et la position de l’Église mais aussi d’accueillir l’enfant. Quant aux demandes de bénédiction après un mariage, il suggère un temps de prière avec le couple, pour confier à Dieu son amour, plutôt en dehors de l’église pour éviter toute confusion.»

 

À Angoulême ou en région parisienne, des équipes diocésaines mutualisent leurs réflexions à l’échelle de la province ou de la région. Du chemin a été parcouru depuis cinq ans, mais le travail ne fait que commencer.

 

Cela va être difficile d’accueillir les homosexuels dans l’Église tant qu’on se limitera à une vision partielle de celle-ci venant de textes bibliques ressortis de leurs contextes. Comme le montre l’article de rts.ch du 18 mars 2016 «Thomas Römer : L'homosexualité revisitée», Lʹhomosexualité est aujourd’hui un des grands thèmes de société. Le débat sʹinscrit aussi dans le cadre des Églises et lorsque les chrétiens abordent ce thème, lʹargument biblique joue un rôle décisif. Or, ce recours à la Bible est une affaire hautement piégée, car bien souvent on cite les Écritures pour légitimer sa propre position sur la question. Au-delà des lectures apologétiques qui ont trop souvent réduit les textes bibliques au rôle dʹarguments justifiant ou condamnant lʹhomosexualité, mais on ne peut pas les utiliser dans le monde dans lequel nous vivons, car il faudrait réintroduire la peine de mort, la polygamie, l’esclavage, l’inégalité homme-femme. Le concept d’homosexualité n’existe pas dans le texte biblique, c’est une idée moderne selon laquelle la sexualité est un marqueur d’identité (https://www.rts.ch/play/radio/le-grand-entretien/audio/thomas-roemer-lhomosexualite-revisitee?id=7544355&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db).

 

Thomas Römer et Loyse Bonjour dans «L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible» aux éditions genevoises Labor et Fides en 2016 montrent que les exemples choisis pour condamner l’homosexualité ne se justifient pas. Pour Sodome et Gomorrhe, par exemple, ils établissent la faiblesse du rapport entre le mythe et la question de l’homosexualité, et relèvent que ce qui y prédomine est la dimension d’agression sexuelle et la violation du principe d’hospitalité. Les textes, de l’Ancien ou du Nouveau Testament présupposent une société qui n’a rien à voir avec la nôtre. Imaginer pouvoir utiliser ces textes comme s’ils n’avaient pas une histoire ou un contexte historique, c’est une aberration.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost0