Publié le 31 Mai 2018

Marie Duhamel (Cité du Vatican), dans son article pour vaticannews.va nous montre ce jeudi 31 mai 2018 que Les enquêteurs du pape s’apprêtent à retourner au Chili pour poursuivre leur travail sur les abus sexuels commis dans le pays. Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Greg Burke précise que Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, et Mgr Jordi Bertomeu, officiel de la Congrégation pour la doctrine de la foi partiront «dans les prochains jours» pour le diocèse d’Osorno, «avec l’accord du Pape».

 

Quatre mois après leur première visite à New York et dans la capitale chilienne pour réunir des informations sur les dénonciations formulées contre l’évêque d’Osorno, Mgr Juan Barros Madrid, accusé d’avoir couvert les abus sexuels du père Fernando Karadima dont il était proche, les deux enquêteurs du Saint-Siège vont de nouveau traverser l’Atlantique. Ils se rendront cette fois au sud du Chili. Ils iront sans escale dans le diocèse où le pape François nommait Mgr Juan Barros Madrid en 2015, déclenchant un vif émoi à travers le pays. De leur nouvelle mission, on sait qu’elle vise «à aller de l’avant dans le processus de réparation et de guérison des victimes d’abus», pas plus. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège précise dans la note publiée ce jeudi que le pape fera parvenir «au président de la Conférence épiscopale du Chili, une lettre rédigée personnellement, adressée à tout le Peuple de Dieu, comme il l’avait promis aux évêques».

 

Pour l’instant, le pape François n’a pas pris de décision, alors que les évêques chiliens lui remettaient en bloc leur charge pastorale 18 mai dernier. Il faut dire que le pape s’apprête à rencontrer, pendant trois jours à compter de ce vendredi 1er juin à Sainte Marthe au Vatican, un nouveau groupe de victimes d’abus «de pouvoir, de conscience et sexuels» dans la paroisse du Sacré Cœur d’El Bosque, le quartier chic de Santiago où le père Karadima s’est rendu coupable d’une série d’abus sur mineurs entre 1980 et 2006. Il s’agit de 5 prêtres qui seront accompagnés de deux autres les ayant «soutenus dans leurs parcours juridique et spirituel», ainsi que de deux laïcs «impliqués dans cette souffrance». Le pape célèbrera avec eux une messe samedi matin à Sainte-Marthe, avant une rencontre en groupe, suivie d’entretiens individuels dans l’après-midi, «dans un climat de confiance et de confidentialité».

 

Le pape François se met à l’œuvre et désire que les affaires de pédophilie au Chili soient prises au sérieux, ce qui est une bonne chose. Il faut maintenant que la hiérarchie change pour que les victimes aient une véritable confiance sur les futures mesures prises.

 

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Publié le 30 Mai 2018

Gauthier Vaillant nous montre le mercredi 30 mai 2018 qu’un an et demi après avoir déposé plainte contre un prêtre pour des abus subis par elle et sa fille, une catholique de Versailles accuse son diocèse de «graves dysfonctionnements» dans le traitement de sa situation. Le parquet de Versailles n’a toujours pas statué et refuse de communiquer «compte tenu de la minorité de la victime supposée». L’avocat du prêtre n’a pas non plus souhaité s’exprimer, même s’il dit espérer un non-lieu. Pour la plaignante, l’attente est interminable.

 

Pourtant, ce ne sont pas les lenteurs de la justice qu’elle et son entourage dénoncent, mais bien l’attitude du diocèse. Ils ont le sentiment d’avoir été écoutés sans bienveillance, et de ne pas avoir été pris au sérieux. Dans un courrier adressé à La Croix, ces femmes déplorent une «présomption de mensonge pour les victimes». Le diocèse assure au contraire avoir fait tout son possible, et se dit impuissant face aux lenteurs de la justice.

 

Normalement interdit d’entrer à nouveau en contact avec la plaignante et sa fille, le prêtre désobéit à plusieurs reprises à ces consignes. Il aurait entre autres contacté la plaignante, et serait allé à la rencontre de sa fille à la sortie d’une messe. «Il désobéit, c’est vrai, reconnaît Clémence Le Grelle. Ces manquements sont notifiés dans le dossier d’instruction canonique, mais on ne peut pas le surveiller en permanence…»

 

Convaincues que l’homme est dangereux, la plaignante et ses amies demandent alors au diocèse de rendre publiques les mesures prises par l’évêque. Refus. «Cela porterait atteinte à la présomption d’innocence, estime Clémence Le Grelle. Cela signifierait qu’on qualifie les faits avant la justice.» Ces mesures sont pourtant connues localement, et le diocèse les indique volontiers aux médias.

 

Parmi les griefs de la mère de famille, figure aussi le fait que sa fille, qu’elle décrit comme «fracassée dans sa foi», n’ait jamais été reçue par la cellule d’écoute diocésaine sur la pédophilie. «Les mineurs ne sont jamais reçus, c’est une consigne nationale», répond le diocèse, rappelant que la mère a été reçue deux fois par le vicaire général, et une fois par l’évêque, «peu de temps après que j’ai envoyé mon dossier directement au Vatican» précise la plaignante.

 

Le diocèse de Versailles doit répondre favorablement aux demandes des victimes de ce prêtre, la présomption d’innocence ne permet pas de fermer les yeux devant la dangerosité d’une telle personne.

 

L’Église est plus judicieuse en Australie comme le montre le Direct de Libération.fr dans son article de ce mercredi : «Australie : l’Église participera au dispositif d'aide aux victimes de pédophilie». L'Église australienne a annoncé mercredi qu'elle participerait à un dispositif national de dédommagement des victimes de crimes pédophiles, en estimant qu'elles «méritent la justice».

 

Après une décennie de révélations, le gouvernement australien avait finalement cédé en 2012 aux pressions et créé une Commission d'enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie. Dans son rapport, celle-ci avait estimé en décembre que l'Australie avait «gravement manqué à ses devoirs» envers ses enfants pendant des décennies. Sur la base du témoignage de milliers de victimes, elle avait affirmé que sept pour cent des religieux catholiques australiens avaient fait l'objet d'accusations d'abus sexuels sur des enfants entre 1950 et 2010 sans que les soupçons ne débouchent sur des investigations.

 

Á l'exception de celui de l'État d'Australie-Occidentale, tous les gouvernements régionaux d'Australie ont annoncé qu'ils participeraient à ce dispositif, qui pourrait allouer jusque 150 000 dollars australiens (97 000 euros) de dédommagements à chaque victime. Dans une annonce très symbolique, l'Église est devenue mercredi la première entité non gouvernementale à participer au dispositif, qui entrera en vigueur le 1er juillet.

 

L’Église australienne n’avait pas le choix, pour redorer son blason elle devait montrer sa bonne volonté, et donc les dédommager alors que jusque-là sa réponse avait été peu engageante envers les victimes. Mais elle ne devra pas rester sur une compensation financière, elle devra aussi faire une profonde réforme structurelle.

 

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Publié le 29 Mai 2018

Le Direct de Libération.fr du  29 mai 2018 nous montre que le Parlement portugais doit se prononcer mardi sur quatre propositions de loi légalisant l'euthanasie ou le suicide assisté, dont celle du Parti socialiste au pouvoir, mais le résultat du vote en première lecture prévu en fin de journée restait très incertain. Le texte déposé par des élus socialistes entend fixer «les conditions spéciales dans lesquelles la pratique de l'euthanasie n'est pas sanctionnée», tandis que celui du Bloc de gauche (extrême gauche) se réfère à une «anticipation de la mort». Celui des Verts parle de «mort médicalement assistée» et celui du Parti des animaux et de la nature évoque à la fois l'euthanasie et le «suicide médicalement assisté».

 

Si l'une de ces propositions est adoptée mardi, elle sera analysée en commission parlementaire spécialisée avant de revenir en séance plénière pour un vote définitif, et risquerait ensuite de se heurter au véto du président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa. Le chef de l'État, catholique pratiquant, a jusqu'ici refusé de prendre position publiquement, mais l'hebdomadaire Expresso assurait samedi qu'il opposerait son veto si la dépénalisation de l'euthanasie était adoptée par une courte majorité.

 

Mais le vote risque d’être très serré comme le montre l’article de tv5monde.com de ce mardi : «Portugal : l'euthanasie débattue par un Parlement divisé». Le résultat du vote reste incertain car plusieurs élus socialistes pourraient s'abstenir ou voter contre, même si le Premier ministre Antonio Costa a annoncé ce week-end qu'il était favorable à la légalisation de l'euthanasie.

 

Le chef de l'opposition Rui Rio a également pris position en faveur d'un changement de la loi, tout en demandant aux députés de son Parti social-démocrate (PSD, centre droit) de voter "en totale liberté et en fonction de leur conscience". En revanche, le plus haut prélat de l'Église catholique portugaise, le cardinal-patriarche de Lisbonne Dom Manuel Clemente, a appelé les membres du Parlement à voter contre la légalisation de l'euthanasie.

 

Finalement comme le montre l’article de lematin.ch (https://www.lematin.ch/monde/Le-Portugal-ne-veut-pas-legaliser-l-euthanasie/story/14941795), le Parlement portugais a rejeté ce mardi à une courte majorité quatre propositions de loi visant à légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté. Pendant le débat, un groupe d'une vingtaine de catholiques assis autour d'un curé priait devant le Parlement.

 

Il est dommage que des débats comme l’euthanasie soient pris entre des croyances et des opinions politiques plutôt que dans un débat serein et sérieux qui portent sur la souffrance de personnes qui souhaitent mourir dignement.

 

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Publié le 28 Mai 2018

theguardian.com dans son article du dimanche 27 mai 2017 nous montre que deux archevêques irlandais ont reconnu le renversement dramatique de la domination de l'Église catholique sur la société irlandaise après les résultats du référendum sur l'avortement.

 

Eamon Martin, archevêque d'Armagh et primat de toute l'Irlande, a déclaré que la culture irlandaise avait changé et que les gens s'étaient éloignés de l'Église. Le référendum "a confirmé que l'Irlande se conforme à la démocratie libérale occidentale", a-t-il dit, se référant à l'acceptation sociale de l'avortement, des relations homosexuelles et du divorce.

 

Diarmuid Martin, l'archevêque de Dublin, a dit à une congrégation que les résultats seraient perçus comme un signe du rôle marginal de l'Église dans la société actuelle. Il a déclaré aussi que beaucoup de gens considèrent l'Église comme "d'une certaine manière faible dans la compassion". Et pousse l’Église à renouveler son engagement à soutenir la vie par des actes, notamment aider les femmes aux prises avec des décisions très difficiles, et à toujours être pro-vie. Un peu mauvais perdant l’archevêque.

 

Pendant ce temps, le pape François est resté silencieux sur le référendum dans son discours du dimanche matin sur la place Saint-Pierre à Rome. Le fil Twitter du pape a également échoué à publier toute réaction au résultat, et son porte-parole n'a pas répondu à une demande de commentaire du Guardian. Le pape François doit faire sa première visite en Irlande dans trois mois, un voyage qui se déroulera maintenant à l'ombre d'un rejet populaire de l'enseignement de l'Église sur un sujet critique.

 

Le vote massif de  l'Irlande pour légaliser l'avortement vendredi marque la fin de la domination de l'Église catholique sur la République. La dernière indication de l'affaiblissement de l'autorité morale de l'Église suit le soutien populaire pour le mariage homosexuel lors d'un référendum il y a trois ans , et une série de scandales qui ont englouti l'Église au cours des dernières décennies.

 

Le père Joe McDonald, un prêtre catholique à l'église St Matthew à Ballyfermot, près de Dublin, et l'auteur de Why The Irish Church Deserves To Die, avait prédit un vote oui. "Cet argument [sur l'avortement] a été perdu il y a longtemps", a-t-il déclaré cette année. "L'Église a complètement perdu sa voix morale à la suite des scandales successifs. Je pense que les signes de la mort sont massifs."

 

Le silence du pape François n’a pas duré longtemps comme le montre Nicolas Senèze, à Rome, pour la-Croix.com dans son article du lundi 28 mai 2018 : «Le pape François rappelle le droit à la vie». Devant une délégation de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC), le pape François s’exprimait pour la première fois sur le sujet depuis le résultat du référendum en Irlande, vendredi 25 mai, où deux tiers des citoyens ont dit «oui» à une libéralisation à venir de l’avortement.

 

Le pape François a fortement souligné l’engagement de l’Église en faveur du droit à la vie. «L’Église est pour la vie, et son souci est que rien ne soit contre la vie comme réalité d’une existence concrète, qu’elle soit faible ou sans défense, même non développée ou peu avancée», a expliqué le pape François, trois jours après le référendum qui a ouvert la voie à la légalisation de l’avortement en Irlande.

 

Dans son discours, le pape a notamment rappelé que la responsabilité des médecins catholiques est de «travailler dans leurs pays respectifs et au niveau international, en intervenant dans des environnements spécialisés mais aussi dans des discussions concernant la législation sur des questions éthiques sensibles, telles que l’interruption de grossesse, la fin de vie et la médecine génétique».

 

L’Irlande montre qu’au niveau du sociétal, l’Église n’est plus écoutée, mais cela n’empêche pas l’Église de dire que les Irlandais ont mal voté et le plus inquiétant est qu’Eamon Martin a montré ce qu’il pensait de la liberté de conscience des Irlandais qui ont voté majoritairement pour l’avortement puisque «pour l'Eglise, c'est en effet un temps missionnaire, un temps pour la nouvelle évangélisation» (https://cruxnow.com/church-in-uk-and-ireland/2018/05/27/after-abortion-loss-irish-prelates-look-to-popes-vision-of-pro-life/). On ne peut pas faire plus hypocrite, cette érosion de l’Église qui a préféré se tourner vers les courants conservateurs est en grande partie due au fait qu’elle s’est intéressée aux sujets sociétaux, qui n’intéresse en rien les exploités du monde entier.

 

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Publié le 28 Mai 2018

Céline Hoyeau nous montre le dimanche 27 mai 2018 que Mgr Alejandro Goic, l’évêque de Rancagua, au Chili, dont le diocèse a été secoué par un scandale d’abus sexuels impliquant 13 prêtres et un diacre de son diocèse, dont certains sont soupçonnés d’abus sexuels sur mineurs, a été remplacé samedi 26 mai par Mgr Juan Ignacio González, évêque de San Bernardo et membre de l’Opus Dei dans, de la présidence du Conseil national de prévention des abus sexuels et pour l’accompagnement des victimes, l’organe créé en 2011 au sein de l’épiscopat chilien pour empêcher de tels abus, lui-même très critiqué par certaines victimes.

 

Ce dernier est pourtant très décrié par les victimes de l’ancien prêtre Fernando Karadima dont les abus ont été à l’origine de la violente crise qui vient de secouer l’Église du Chili, ou de ses proches. Il les avait notamment critiquées par le passé, en affirmant que «leur demande de pardon» était «exagérée».

 

L’une d’elles, Juan Carlos Cruz, s’était par ailleurs récemment étonnée dans un tweet que Mgr Gonzalez ait affirmé avoir rencontré de nombreuses victimes et connaître celles que le pape avait reçues au Vatican en mai. «Je ne l’ai jamais vu de ma vie», avait-il écrit sur Twitter. Par le passé, Mgr Gonzalez avait critiqué les victimes de Fernando Karadima.

 

Les réactions ne se sont pas faites attendre comme le montre periodistadigital.com dans son article du dimanche 27 mai : «L'évêque de San Bernardo remplace celui de Rancagua dans le conseil anti-abus de l'Église chilienne». Le premier à se prononcer sur la nomination de Gonzalez à la tête du conseil anti-abus était Juan Carlos Cruz, qui a déclaré sur son compte Twitter : "Quel désastre, il protège Barros, se donne comme le paladin des victimes, ment à des conférences de presse ... il est aujourd'hui en charge de l’office des abus."

 

"Le Pape les a tous jeté à juste titre. Ils ne comprennent rien, j'espère qu'ils commencent à accepter les démissions, puis partent !", a écrit le journaliste américain indigné qui a fait allusion à la démission des 34 évêques, dont Gonzalez et Goic, mais toujours en fonction en attendant la décision du pape François.

 

Une autre victime du prêtre d’El Bosque, José Andrés Murillo, a également exprimé dans son compte Twitter son mécontentement face à la nomination de Gonzalez : "Un gars avec l'empathie d'une pierre, arrogant, désobligeant et avec une histoire mouvementée pendant la dictature. Laissez partir tous les évêques."

 

C’est à croire que les évêques démissionnaires chiliens vont aller toujours plus loin pour humilier les victimes des prêtres pédophiles, le choix de Mgr Juan Ignacio González après Mgr Alejandro Goic montrent qu’ils n’ont rien compris. Il est grand temps pour eux de laisser la place.

 

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Publié le 26 Mai 2018

L'OBS nous montre ce samedi 26 mai 2018 que les Irlandais ont approuvé à une majorité écrasante la libéralisation de l'avortement lors d'un référendum historique organisé vendredi dans leur pays à forte tradition catholique, selon des résultats définitifs annoncés samedi. 66,4% des électeurs irlandais ont voté en faveur du changement constitutionnel, a annoncé la commission électorale irlandaise, un résultat que le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a qualifié de "révolution tranquille". La participation a atteint 64,1%.

 

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a salué samedi "l'aboutissement d'une révolution tranquille" en Irlande. "Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est l'aboutissement d'une révolution tranquille qui s'est déroulée en Irlande au cours des 10 ou 20 dernières années", a déclaré Leo Varadkar. "Le peuple a dit que nous voulons une Constitution moderne pour un pays moderne, que nous faisons confiance aux femmes et que nous les respectons pour prendre les bonnes décisions concernant leur propre santé". La mobilisation de l'électorat a été l'un des grands axes des militants anti- et pro-avortement, les premiers tablant sur un sursaut de l'Irlande rurale, tandis que les seconds ont fortement encouragé les jeunes à s'inscrire et à voter.

 

La consultation posait précisément la question de l'abrogation du 8e amendement de la constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdit l'avortement au nom du droit à la vie de "l'enfant à naître [...] égal à celui de la mère". Après le décès de septicémie d'une femme enceinte, une réforme a été introduite en 2013 permettant une exception lorsque la vie de la mère est menacée. La législation irlandaise n'en reste pas moins l'une des plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte, contraignant des dizaines de milliers de femmes à aller avorter à l'étranger au cours des trente dernières années.

 

La consultation intervient à trois mois d'une visite du pape François en Irlande et trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel, qui avait provoqué un séisme culturel dans la petite République. Elle traduit le déclin de l'influence de l'Église catholique, dont la tutelle s'est érodée en raison des bouleversements économiques et sociaux mais aussi des nombreux scandales qui ont frappé l'institution religieuse, dont les affaires de pédophilie impliquant des prêtres.

 

Selon Diarmaid Ferriter, professeur d'histoire irlandaise à l'University College Dublin, les mentalités ont profondément évolué depuis 1983. "Á l'époque, le débat était dominé par des voix plus âgées, masculines, et l'Église se trouvait manifestement dans une position beaucoup plus puissante qu'aujourd'hui", a-t-il dit à l'AFP. "Le profil des militants des deux côtés est bien plus jeune aujourd'hui".

Le gouvernement élaborera dans la foulée un nouveau projet de loi qui, s'il est voté par le Parlement, devrait autoriser l'avortement pendant les douze premières semaines de grossesse, et jusqu'à 24 semaines pour raisons de santé. "On se bat pour ça depuis des années, essayant désespérément d'obtenir des gouvernements successifs de faire quelques chose. J'espère que notre jour est arrivé", a déclaré Helen, 47 ans, devant son bureau de vote à Dublin.

 

Les mentalités changent et l’Irlande en est le plus bel exemple en matière d’évolution sociétale, mais plus encore c’est une victoire pour les femmes qui peuvent enfin disposer pleinement de leurs corps. L’Église en s’opposant stérilement aux évolutions de la société et sa protection des criminels pédophiles l’ont rendu peu crédible pour prétendre donner un modèle de société.

 

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Publié le 25 Mai 2018

Selon l’article de cruxnow.com du jeudi 24 mai 2018 les évêques italiens, le pape François a déclaré lundi que les hommes ayant des tendances homosexuelles "profondément enracinées", qui "pratiquent des actes homosexuels", ne devraient pas être autorisés à entrer au séminaire.

 

Un rapport de Vatican Insider dit que le pape François a dit aux prélats italiens : "Ces tendances, lorsqu'elles sont" profondément enracinées "et la pratique des actes homosexuels, peuvent compromettre la vie du séminaire au-delà de celle du jeune homme lui-même et de son futur sacerdoce." La réunion s'est tenue à huis clos, et il n'y a pas de confirmation par le Vatican de ce que le pape a dit aux évêques.

 

Jeudi, le cardinal italien Gualtiero Bassetti, président de la Conférence épiscopale italienne (CEI), a répondu à la question d'un journaliste de manière à confirmer que le pape avait abordé la question de l'homosexualité face à la crise des vocations au sacerdoce. Les commentaires du pape seraient conformes à un document du Vatican de 2005 intitulé "Instruction concernant les critères de discernement des vocations à l'égard des personnes homosexuelles en vue de leur admission au séminaire et aux ordres sacrés", publié par la Congrégation pour l'éducation catholique peu de temps après l'élection du pape émérite Benoît XVI.

 

Ce document dit que "tout en respectant profondément les personnes en question", l'Église catholique "ne peut admettre au séminaire ou aux ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondes ou soutiennent la soi-disant "culture gay"."

 

En 2016, la Congrégation pour le Clergé du Vatican a publié un autre document, "Le don de la vocation sacerdotale", qui, citant directement le précédent, dit : "Si un candidat pratique l'homosexualité ou présente des tendances homosexuelles profondes, son directeur spirituel ainsi que son confesseur a le devoir de le dissuader en conscience de procéder à l'ordination".

 

L’Église qui prône la chasteté pour les homosexuels, ne veut pas qu’ils pratiquent la chasteté dans un séminaire et en étant prêtre, ce qui semble contradictoire. Et il semble que la vision donné des personnes homosexuelles se limite seulement à leur sexualité, et à croire qu’ils sont des pervers. Un tel avis ne respecte pas les personnes concernées.

 

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Publié le 24 Mai 2018

Cameron Doody nous montre dans son article sur periodistadigital.com du jeudi 24 mai 2018 que selon le cardinal Robert Sarah l'ordination de viri probati aurait des «conséquences sérieuses», comme «rompre définitivement avec la tradition apostolique». Bien qu'il soit à l'ordre du jour du Synode des évêques pan-amazoniens de 2019, le cardinal Robert Sarah a dénoncé la possibilité que des hommes mariés deviennent prêtres et a prévenu qu'en l'introduisant, l'Église "créerait un sacerdoce selon notre dimension humaine."

 

Dans une homélie à la fin d'un pèlerinage à Chartres, le préfet du culte divin part du principe que le célibat clérical est de la plus haute importance, car il proclame au monde ce que signifie «être avec le Christ sur la Croix». D'où les «conséquences graves» du plan de «certains» de «séparer le célibat du sacerdoce en conférant l'ordre aux hommes mariés». Il n'y a pas de «raisons ou de besoins pastoraux» pour cela, a dit le cardinal guinéen, puisque l'innovation aurait l'effet désastreux de mettre fin au sacerdoce institué par Jésus-Christ.

 

"Nous créerions un sacerdoce selon notre dimension humaine", a expliqué le cardinal Sarah, "sans perpétuer, sans étendre le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste". La raison ? Que les hommes mariés ne peuvent pas agir comme ipse Christus, comme le "même Christ", qui est la véritable identité du prêtre, au-delà de l'être Christus, "un autre Christ". Le Christ ne s'est jamais marié, et donc la tradition la plus vénérable de l'Église, selon le cardinal, est que les prêtres ne peuvent pas non plus le faire.

 

Les prêtres ne peuvent pas être un autre Christ, car il y en a eu qu’un seul, un homme qui dédaignait la hiérarchie sacerdotale de son époque en restant un laïc proche des plus démunis, et annonçant un Royaume qui devait venir et non une institution dirigé par des hiérarques sacrés. Ensuite, jusqu’au XIe et XIIe siècle, le célibat sacerdotal était choix et non une obligation, des hommes mariés pouvaient aussi être prêtres, avant qu’on l’impose en 1123 au concile de Latran comme une mesure disciplinaire.

 

Les déclarations de Sarah se heurtent aux réclamations de prélats de la longueur et de la largeur du monde, qui ont opiné que l'ordination des hommes mariés est une possibilité réelle. Par exemple, ceux du préfet de la Congrégation pour le Clergé, le Cardinal Beniamino Stella, qui a déclaré que l'ordination de viri Probati «rétablirait la structure existant dans l'Église primitive». Ou ceux de l'évêque de Xingu, Erwin Kraütler, qui voit dans l'ordination des hommes mariés - et des femmes diaconesses - la seule solution à la pénurie «affreuse» de prêtres en Amazonie.

 

Le cardinal Robert Sarah semble ne pas se rendre compte que la baisse des vocations est préoccupante, et des hommes mariés peuvent aider les prêtres restants à se soulager de leur trop plein de travail. Dans la Tradition, il y aussi la solidarité, et le cardinal Sarah semble avoir oublié que les prêtres ne sont pas des surhommes, mais seulement des hommes qui ont besoin aussi qu’on les aide.

 

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Publié le 23 Mai 2018

Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com ce mercredi 23 mai 2018 nous montre que l'un des cardinaux de la dubia contre le pape, Walter Brandmüller, est retourné à l'attaque. Le président émérite du Comité Pontifical des Sciences Historiques a proclamé dans une tribune dans Die Tagespost, sans un indice dans la langue, que la personne qui défend l'ordination des femmes "remplit les conditions de l'hérésie, qui a pour conséquence l'exclusion de l'Église : l'excommunication".

 

Tout cela parce qu’il regrette qu’«avec insistance certains sujets sont maintenus en vie dans le catholicisme allemand». Des sujets tels que «le sacerdoce féminin, le célibat, l'intercommunion, le mariage après le divorce», ou le récent «oui» de l'Église à l'homosexualité. Pour le cardinal, qu'ils continuent à parler de ces problèmes ne produiront pas un «printemps catholique», comme certains le prétendent, mais un long hiver. Comme cela s'est passé dans l'Église évangélique allemande, les innovations pourraient avoir «l'effet de vider les églises».

 

Ce n’est pas le sacerdoce féminin qui fait se vider les églises, qui se montrent souvent par un l’éloignement et le manque de lien avec elles qui souvent viennent de leurs prises de position sur certains sujets. Un autre fait joue comme le fait que tous les Chrétiens baptisés sont soumis à l’impôt sur le culte et que certains ne veulent plus payer pour leurs églises. Le cardinal allemand fait des raccourcis rapides.

 

La cible immédiate de l'attaque du cardinal Brandmüller est Annegret Kramp-Karrenbauer, le bras droit d'Angela Merkel. Dans une interview à Die Zeit, la politique exigeait un «quota rose» dans la hiérarchie ecclésiale et l'ordination des femmes. Quelque chose d'impossible, souligne le cardinal allemand, puisque l'Église vit selon les «formes, structures et lois qui lui ont été données par son divin fondateur et qu'aucun homme, pape ou conseil n'a le pouvoir de changer». Brandmuller assure que le pape Jean-Paul II a définitivement résolu la question dans son exhortation Ordinatio sacerdotalis. Un dogme "qui a été évident pendant 2000 ans, mais qui a été contesté ces derniers temps par des activistes féministes".

 

Jésus n’a en réalité rien institué, pas plus que la prêtrise d’hommes. Il est bizarre d’oublier que Jésus avait des disciples femmes et Marie de Magdala est appelé l’«apôtre des apôtres» par Hippolyte de Rome (mort en 328). Cela a été fait aussi par son «divin fondateur». Un dogme si évident qu’on a dû dire à deux reprises en 1976 et 1994 que la prêtrise est masculine, ce qui montre qu’il est tout sauf fiable si on doit le rappeler. D’ailleurs, et ce dogmes n’est pas que contesté que par les féministes, mais par des groupes de femmes qui demandent depuis 1962 l’égalité ecclésiale entre hommes et femmes.

 

Et comme le veto sur l'ordination des femmes est un dogme, ajoute le cardinal, ceux qui le défendent "ont quitté la base de leur foi" et sont tombés dans l'excommunication. Pas seulement les laïcs, mais aussi "ceux qui occupent des positions dans l'Église". Les faits que le cardinal ne peut pas faire plus que regretter, demandant : "Comment se fait-il que depuis les jours de la révolution de 1968 ces questions sont discutées encore et encore, ad nauseam, en dépit du fait qu'il y a déjà eu des réponses théologiques et magistérielles claires ?"

 

Revoilà mai 68, cause de tous nos mots, mais le problème remonte déjà au XIXe siècle quand le marxisme attirait déjà plus que l’Église, puisque lui promettait le paradis sur Terre, au lieu d’un paradis céleste après la mort, l’oubli que Jésus proclamait un Royaume des Cieux qui devait venir à son époque permettait à l’institution de se ranger plus aisément du côté de l’élite romaine qui s’était débarrassé de Jésus car elle craignait son message.

 

L’excommunication, la meilleure solution pour montrer qu’on a aucune réponse valable à donner à son opposant et qu’on ne veut pas débattre. Qu’il est triste de voir des hérétiques partout sans chercher à écouter. Il serait temps que l’Église choisissent des pasteurs et non des bergers mercenaires.

 

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Publié le 23 Mai 2018

RFI.fr nous montre qu’une nouvelle affaire de pédophilie secoue l'Église catholique, cette fois-ci en Australie. Un archevêque a été reconnu coupable ce mardi 22 mai d'avoir couvert des abus pédophiles dans les années 70. L'archevêque d'Adélaïde, Philip Wilson, qui nie les faits, risque jusqu'à deux ans de prison. C'est l'un des ecclésiastiques les plus hauts placés dans la hiérarchie catholique dans le monde à être poursuivi avec succès dans un tel dossier.

 

Les faits se sont déroulés en 1976 dans la région de Hunter en Nouvelle-Galles-du-Sud. A l'époque, Peter Creigh, un enfant de chœur âgé de 15 ans s'était confié à l'archevêque Philip Wilson en lui racontant les abus sexuels dont il a été victime 5 ans plus tôt. Des abus commis par Jim Fletcher, un prêtre pédophile notoire aujourd'hui décédé.

 

Philip Wilson alors jeune prêtre avait caché les faits. Devant la barre, l'ecclésiastique a démenti toutes les charges, et raconté ne pas se souvenir de cette conversation. Et de fait, l'archevêque australien âgé de 67 ans est atteint de la maladie d'Alzheimer, ses défenseurs avaient tenté à quatre reprises d'obtenir l'abandon des poursuites, sans succès.

 

Reconnu coupable d'avoir caché un crime grave, Philip Wilson risque aujourd'hui jusqu'à deux ans de prison. La condamnation doit avoir lieu le 19 juin prochain. Ce jugement est un nouveau coup dur pour le pape François, après la démission récente de l'ensemble de la hiérarchie catholique chilienne dans le cadre d'un énorme scandale de pédophilie. Les victimes quant à elles, espèrent que ce jugement ouvrira la voie à d'autres poursuites, pour briser l'omerta, une bonne fois pour toutes.

 

Comme le montre Europe1.fr dans son article «Australie : l'archevêque coupable d'avoir caché des abus pédophiles prend congé», le prélat de 67 ans, a annoncé ce mercredi 23 mai qu'il renonçait à ses fonctions pour soupeser le verdict. "Je suis toujours en train d'étudier les motivations avec mes conseils", a-t-il dit dans un communiqué. "Ce faisant, il est convenable, au vue des conclusions de son Honneur, que je renonce à mes responsabilités d'archevêque", a-t-il ajouté. "Si, à un certain moment, il est nécessaire ou convenable pour moi de prendre des mesures plus formelles, comme ma démission du poste d'archevêque, je le ferai", a-t-il dit.

 

Bientôt au tour du cardinal Pell, qui sera jugé pour des accusations d’agressions sexuelles anciennes, ce qui pourra espérons le débarrasser l’Église de ces clercs plus intéressés par le pouvoir que d’être des pasteurs.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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