Publié le 31 Août 2018

L’AFP nous montre que les chefs de l'Église catholique australienne se sont engagés vendredi 31 août 2018 à ne plus jamais tolérer les abus pédophiles mais ont rejeté une demande de lever le secret de la confession pour permettre aux prêtres de dénoncer de tels abus. L'Église répondait au rapport final de la commission d'enquête royale qui a travaillé pendant cinq ans sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie.

 

"Beaucoup d'évêques n'ont pas écouté, n'ont pas cru et n'ont pas agi", a dit le président de la Conférence des évêques catholiques australiens, l'archevêque Mark Coleridge. "Ces échecs ont permis à certains auteurs de commettre leurs crimes encore et encore, avec des conséquences tragiques et parfois fatales. Les évêques et dirigeants d'ordres religieux s'engagent aujourd'hui : Plus jamais".

 

Après une décennie de pressions, le gouvernement australien avait lancé la commission d'enquête en 2012.  Elle a rendu ses conclusions en décembre dernier après avoir été contactée par plus de 15 000 personnes disant avoir été victimes d'abus pédophiles impliquant l'Église, des orphelinats, des clubs de sport, des écoles ou des organisations de jeunesse. Plus de 4000 institutions ont été mises en cause - dont de nombreuses entités catholiques - dans ces témoignages souvent très éprouvants au cours d'auditions publiques ou à huis clos.

 

Parmi les recommandations de la commission, l'idée que les prêtres puissent rompre le secret de la confession pour dénoncer des abus pédophiles qui leur seraient révélés dans ce cadre. Mais cela empièterait sur la liberté religieuse et le secret du confessionnal est "non négociable", a déclaré l'archevêque Coleridge.

 

"Ce n'est pas parce que nous nous considérons comme au-dessus de la loi ou parce que nous ne considérons pas que la sécurité des enfants soit suprêmement importante, nous le pensons." "Mais nous ne n'acceptons pas l'idée que la sécurité et le secret de la confession s'excluent mutuellement. Nous ne pensons pas que l'abolition du secret renforcerait la sécurité des enfants."

 

La commission royale avait également recommandé que le célibat des prêtres puisse être observé sur la base du volontariat. Les catholiques australiens ont accepté à cet égard de demander les conseils d'experts en théologie en coordination avec le Saint-Siège. Dans son rapport, la commission avait estimé que l'Australie avait "gravement manqué à ses devoirs" envers ses enfants pendant des décennies.

 

Elle avait affirmé que sept pour cent des religieux catholiques australiens avaient fait l'objet d'accusations d'abus sexuels sur des enfants entre 1950 et 2010 sans que les soupçons ne débouchent sur des investigations. Les enfants dénonçant de tels abus étaient au mieux ignorés, au pire punis. Dans certains diocèses, la proportion atteignait 15% de prêtres soupçonnés de pédophilie. L'Ordre des Frères hospitaliers de Saint-Jean de Dieu était le pire, avec 40% de ses membres mis en cause.

 

Mark Coleridge a reconnu que l'Église avait commis des "manquements colossaux" en Australie comme ailleurs dans le monde. "Nous savons que seules les actions, pas les mots, peuvent rétablir la confiance. Et tant que la confiance n'aura pas été rétablie, toutes les excuses du monde ne pourront que manquer leur cible." "Nous répondrons promptement aux accusations contre des membres de l’Église. Nous améliorerons nos structures de gouvernance, nous serons plus transparents et nous écouterons."

 

Sœur Monica Cavanagh, présidente de Catholic Religious Australia, a souligné que l'Église australienne avait accepté 98% des recommandations de la commission, dont l'enquête a représenté un "moment important et nécessaire" pour le pays. "La procédure pour réformer les pratiques de l'Église de façon à assurer une sécurité intégrale est déjà engagée", a-t-elle souligné.

 

L’Église australienne ne se conformera donc pas à la nouvelle réglementation, approuvée dans plusieurs États du pays, qui vise à briser le secret de la confession afin de dénoncer les auteurs de crimes graves, tels que les abus sexuels. Mais en ce qui concerne le célibat sacerdotal Coleridge a admis qu’il était «improbable» qu’il y ait «un changement rapide ou dramatique» dans la discipline du célibat, il a également révélé qu’il y avait des personnes à Rome avec qui il pensait qu’"il y aurait une possibilité de changement dans ce type de mouvement" (http://www.periodistadigital.com/religion/mundo/2018/08/31/religion-iglesia-mundo-australia-obispos-australianos-secreto-confesion-proteccion-menores-celibato-transparencia-abusos.shtml).

 

Mais comme le montre The New York Times (https://www.nytimes.com/2018/08/31/world/australia/catholic-church-sex-abuse-confessions.html) les avocats des victimes d'abus ont bien accueilli la volonté apparente de l'Église de faire face à ses problèmes, mais ont également noté que les changements auraient dû être adoptés depuis longtemps. "Cela aurait dû être la norme pendant des années et des années et, bien sûr, ce n’était jamais le cas", a déclaré Judy Courtin, avocate représentant les victimes de violences institutionnelles. Mme Courtin était également en désaccord avec la position de l'Église sur le signalement des cas d'abus sexuels entendus pendant les aveux. "La seule considération", a-t-elle déclaré, "devrait être la protection et la sécurité des enfants et des adultes vulnérables".

 

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Publié le 31 Août 2018

Reuters le jeudi 30 août 2018 nous montre que le plus haut clerc du Chili a présenté ses excuses pour la "tension" affectant l'Église catholique du pays après la démission de cinq évêques dans un scandale d'agressions sexuelles qui a entraîné une enquête civile majeure.

 

Ricardo Ezzati, l'archevêque de Santiago, dit à ses collègues lors d’un événement interne à l’Église mardi que l'Eglise catholique faisait face à une «situation tout à fait sans précédent», selon le texte de son discours publié sur le site Web de l'archevêché. "Les termes pour décrire cette situation sont bien connus : douleur, honte, colère, indignation, tension", a-t-il déclaré. "Nous vivons une période de tension dans le pays et dans l’Église. Nous avons contribué à cette tension avec nos problèmes et nos crimes".

 

Ce mois-ci, Ezzati devrait être interrogé par un procureur comme suspect de dissimulation d’abus sexuels dans l’Église catholique chilienne, mais ses avocats ont demandé plus de temps pour se préparer. Il faut dire que le scandale de l’Église catholique chilienne, dans lequel des procureurs affirment que des centaines d’enfants auraient pu être maltraités, a fait écho dans le monde entier lors de la plus grande crise de la carrière du pape François.

 

Cette semaine, l’archevêque Carlo Maria Vigano, le nonce pontifical à Washington de 2011 à 2016, a publié une lettre dans laquelle il affirmait que le pape avait connu pendant des années des allégations d’abus sexuels de la part d’un éminent cardinal américain et lui a demandé de démissionner.

 

"Ce n'était pas une nouvelle", a déclaré Ezzati en réponse aux revendications. "Il n’est pas difficile de trouver des frères de foi, des prêtres, des laïcs qui dénoncent ouvertement leurs évêques, leurs frères prêtres." "Les évêques accusé de dissimulation, sur les crimes, les laïcs qui déclarent être l'Église et disent qu'ils n’ont pas besoin pasteurs. Cependant, sans aucun doute toutes ces choses que nous nous racontons ont besoin du temps et de la sagesse spirituelle afin de pouvoir pour discerner ce qui s'est passé."

 

Discerner ? Il n’est pas difficiles de le faire, les évêques chiliens n’ont pas fait leur travail envers les victimes et devront payer durement leur complicité avec des prêtres dévoyés qui ont abusés de mineurs.

 

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Publié le 30 Août 2018

Andrés Beltramo Álvarez dans son article du jeudi 30 juin 2018 nous montre que le secrétaire d'État, Pietro Parolin, raconte à Vatican Insider l'environnement vécu dans la Curie après les allégations portées contre le pape par l’ancien nonce aux États-Unis Viganò.

 

Le pape est serein, malgré les difficultés. Mais "l'amertume" et "l'agitation" demeurent au Vatican. Avec ces mots, le Secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, a déclaré pour la première fois l'impact qu'elle a eu sur le pape, et surtout dans la curie romaine, la «bombe» a chuté dimanche dernier par l'ancien nonce apostolique aux États-Unis, Carlo Maria Viganò.

 

Les accusations de l'archevêque italien, contenues dans un document de 11 papes qui ont été lues dans le monde entier, ont causé une "grande peine" chez les collaborateurs du pape François, reconnaît le cardinal Parolin. Selon Viganò, le pape savait en 2013 à propos des abus sexuels commis pendant des années par le cardinal et ancien archevêque de Washington, Theodore McCarrick, mais a décidé de ne pas prendre des mesures contre lui. Une attaque impliquant le cardinal Parolin lui-même et d’autres prélats de la curie au Vatican.

 

Le texte, dont les lacunes et les incohérences ont déjà été signalées, n’a pas modifié le rythme du travail au Saint-Siège. En effet, mercredi soir, plusieurs responsables de haut rang ont assisté à une réception avec de la musique et des plats typiquement mexicains dans l'une des cours du musée du Vatican. Il y avait aussi Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de la Cité du Vatican, et Paul Richard Gallagher, chef des relations avec les États.

 

Un problème demeure en lisant des évêques américains faire l'éloge de "l'intégrité" de Viganò, c’est étrange qu'ils ne semblent par être dérangés par l'assassinat de la réputation du pape dans sa lettre, ou son obsession pour éradiquer les "réseaux homosexuels", ou le fait qu'il appelle le pape un propagateur du mal. Mais quand on regarde de plus près, ces évêques ont été pour la plupart nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI et sont plus obsédés par le sociétal que le pape François.

 

Il faut dire que les principaux appuis de Viganò comme l'évêque Joseph Strickland au Texas ou David Konderla dans l'Oklahoma, ont emboîté le pas au cardinal Raymond Burke (qui n’a pas attendu longtemps pour avancer qu’il était licité de demander la démission du pape) figure de proue des prélats conservateurs américains posté à Rome, en faisant valoir la crédibilité des allégations de M. Vigano. Certains prélats ont notamment repris le thème des libertés religieuses, cher aux conservateurs américains, pour présenter l'Église catholique comme attaquée, ou fait de la bataille contre l'avortement ou le remboursement par l'assurance-santé de la contraception des thèmes-clé, selon M. Doyle. De tous les thèmes actuels, "le plus unificateur est leur attaque contre l'homosexualité", dénoncée comme "une hérésie" alors même qu'elle est de plus en plus acceptée dans la société américaine (http://www.lepoint.fr/monde/l-eglise-americaine-revele-ses-divisions-apres-les-accusations-contre-le-pape-29-08-2018-2246636_24.php).

 

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Publié le 30 Août 2018

La déclaration maladroite du pape se voulait bienveillante. Elle l'est incontestablement si on la compare aux diatribes de Paul. C’est l’analyse de Christian-Georges Schwentzel (The Conversation France) publiée dans LePoint.fr le mercredi 29 août 2018 :

 

«Alors que le pape François vient de tenir des propos controversés sur les homosexuels, quelles sont les origines de l'homophobie chrétienne ?

 

Le pape François sous-entend, dans sa conférence de presse, que l'homosexualité est une sorte de maladie. C'est pourquoi il emploie le mot remède. François reprend ici des idées déjà exprimées par son prédécesseur, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, alors à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans les années 1980 : l'homosexualité n'est pas un péché, mais tout de même une mauvaise tendance d'un point de vue moral. Cette position officielle de l'Église catholique, tout en prenant la défense des homosexuels en tant que personnes, demeure néanmoins sujette à controverse, dans la mesure où elle présuppose que l'homosexualité est un problème «moral», voire médical.

 

Au cours de l'histoire de l'humanité, les relations sexuelles entre personnes du même sexe n'ont pas toujours été condamnées. Dans la mythologie grecque, les principaux dieux et héros (Zeus, Apollon, Héraclès…) ont des aventures homosexuelles, sans faire l'objet de critiques. En fait, comme l'ont montré Michel Foucault ou encore Paul Veyne, le concept même d'homosexualité, tel que nous l'entendons aujourd'hui, n'existait pas dans l'Antiquité gréco-romaine.

 

Beaucoup d'hommes, au cours de leur existence, alternaient des relations avec des partenaires des deux sexes. Les individus n'étaient pas catégorisés en «hétérosexuels» ou «homosexuels», comme aujourd'hui. Une forme de «bisexualité» prédominait dans les faits. Rois grecs et empereurs romains s'affichaient tantôt avec des femmes, tantôt avec des hommes, comme Alexandre le Grand qui aima Roxane, son épouse iranienne, mais aussi son ami d'enfance Héphestion : une sorte de ménage à trois.

 

Ce problème entre homosexualité et christianisme ne date pas des déclarations de François, le 26 août 2018. Il remonte aux origines mêmes de la nouvelle religion qui triompha dans l'Empire romain, à la fin de l'Antiquité.

 

Jésus ne parle pas de relations homosexuelles dans les Évangiles. C'est l'apôtre Paul qui aborde cette question pour la première fois dans l'histoire du christianisme. Bon connaisseur de la tradition juive, il s'inspire d'un passage de la Bible :

 

«Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu'ils ont fait tous les deux est une abomination ; ils seront mis à mort, leur sang retombe sur eux» (Lévitique 20, 13).

 

Dans son Épître aux Romains (1, 18-31), Paul associe la sodomie au paganisme. Il condamne les femmes qui «ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature», c'est-à-dire celles qui acceptent des relations anales avec leurs partenaires masculins, ou encore les femmes qui aiment d'autres femmes.

 

Mais surtout, l'apôtre stigmatise avec vigueur les hommes qui, «abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés de désir les uns pour les autres, commettant l'infamie d'homme à homme». Suit une cascade de termes négatifs, constituant une diatribe exceptionnellement longue. Paul entend marteler sa désapprobation absolue à l'égard des homosexuels :

 

«Ils sont remplis de toute sorte d'injustice, de perversité, de cupidité, de méchanceté, pleins d'envie, de meurtres, de querelles, de ruse, de dépravation, diffamateurs, médisants, ennemis de Dieu, provocateurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, sans cœur, sans pitié.»

 

Parmi toutes ces accusations, la plus terrible est sans conteste celle d'«ennemis de Dieu», puisqu'elle conduit les homosexuels à être finalement déclarés «dignes de morts» par Dieu lui-même.

 

On peut se demander pourquoi Paul s'intéresse tant aux «sodomites». Dans quelle mesure ceux ou celles qui pratiquent la sodomie par consentement mutuel et pour leur seul plaisir personnel indisposent-ils Paul ? Pourquoi s'occupe-t-il de ce qui se passe dans les chambres à coucher des autres ? Paul dit qu'il a choisi le célibat pour lui-même. Soit. Mais pourquoi vouloir ainsi réglementer, voire réprimer, les désirs sexuels des autres ?

 

C'est que Paul, de même d'ailleurs que l'auteur du Lévitique avant lui, considère la sodomie comme une pratique contre nature et «contre-Dieu», pourrait-on dire, puisque Dieu est confondu avec la «nature». Les relations sexuelles ne devraient avoir qu'un seul but selon lui : la procréation. On comprend dès lors pourquoi des pans entiers de la sexualité humaine ont été prohibés par le christianisme : homosexualité masculine et féminine, sodomie, fellation, masturbation…

 

L'idéologie chrétienne qu'entreprend de définir Paul est parfaitement logique. Le christianisme dénigre le plaisir sexuel ; l'homophobie n'est qu'une manifestation de ce refus plus général de l'érotisme et du sexe pour le plaisir.

 

Mais en cela, le christianisme s'éloigne aussi de la tradition juive. En effet, si le Lévitique condamne sans appel la sodomie, les plaisirs érotiques entre un homme et sa femme sont vantés dans la Bible. L'époux peut profiter des charmes de sa belle épouse : «Jouis de la femme. […] Que ses seins te comblent en tout temps», peut-on lire dans le livre des Proverbes (5, 18-19).

 

Dans le christianisme, par contre, le plaisir sexuel paraît toujours plus ou moins suspect. Il est facilement associé au péché, à la culpabilité et à la honte. Et ce, à plus forte raison, s'il n'est pas directement lié à une nécessité reproductive dans le cadre d'un mariage légal entre deux individus de sexe opposé.

 

Lorsque le christianisme triomphe dans l'Empire romain, au IVe siècle, les empereurs mettent en place une législation réprimant durement les «sodomites».

 

En 342, Constance II et Constant Ier décrètent : «Lorsqu'un homme s'accouple comme s'il était une femme […] alors nous ordonnons que les lois s'insurgent, que le droit soit armé de l'épée vengeresse, de manière à ce que les peines prévues soient infligées aux infâmes d'aujourd'hui et de demain» (Code théodosien IX, 7, 3). Le texte ne donne pas de précisions sur ce supplice de l'épée. On peut supposer qu'il s'agissait d'une décapitation ou d'une émasculation.

 

En 438, Théodose II les condamne au bûcher, sur la place publique : ainsi, ils «expireront dans les flammes vengeresses, devant le peuple» (Code théodosien IX, 7, 6).

 

Au VIe siècle, l'empereur byzantin Justinien confirme cette répression des homosexuels. En 542, deux évêques, Isaïe de Rhodes et Alexandre de Diospolis, surpris en flagrant délit, sont amputés de leurs pénis et traînés dans les rues de Constantinople, pour servir d'exemple à tous les prélats et à la population.

 

Au Moyen Âge, pour effrayer les fidèles, des peintures de supplices affreux ornent les édifices religieux. À San Gimignano, en 1393, Taddeo di Bartolo imagine le châtiment de deux homosexuels lors du Jugement dernier : un diable empale un homme qui porte sur la tête un bonnet sur lequel est écrit Sottomitto (sodomite). À gauche, son partenaire est transpercé par le même pieu, mais à travers la bouche : une manière de rappeler que la sodomie et la fellation sont deux pratiques également condamnées par Dieu.

 

Au regard de cette sanglante répression des homosexuels, les propos tenus par le pape François paraissent plutôt modérés. Ils s'inscrivent néanmoins dans une vieille tradition chrétienne homophobe et sur des préjugés tenaces remontant à saint Paul

 

Le pape voulait parler d’accompagnement, a précisé le Vatican face à la polémique. Sauf que le mal est fait et l’histoire de l’Église n'aide pas non plus ce dernier tant elle a été cruelle pour les personnes LGBT. Des excuses seraient un début, mais il faudra en faire beaucoup plus pour les personnes LGBT pour qu’elles aient enfin l’impression d'avoir leur place dans l’Église, surtout que le propos du pape met à mal tous les efforts de paroisses voulant les accueillir et les intégrer pleinement dans un souci d’ouverture.

 

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Publié le 29 Août 2018

Comme le montre Elise Harris sur cruxnow.com parlant de sa récente visite en Irlande mercredi 29 août 2018, le pape François a déclaré que le voyage était un sac mélangé dans lequel il était confronté à la joie exsudée par les familles de tous âges qui se sont rendues aux événements papaux en référence au thème de la rencontre mondiale des familles du 22-26 août, "L'évangile de la famille, joie pour le monde", car pour lui la famille doit participer au "rêve de Dieu qui est l'unité, l'harmonie et la paix", où le monde est une maison "où personne n'est seul, indésirable ou exclu", tout en soulignant les témoignages de familles de tous âges et de tous âges, y compris les couples âgés de plus de 50 ans et les jeunes couples se préparant au mariage ou récemment mariés, et impacté par les abus perpétrés par l’Église catholique dans le pays, dont les autorités ecclésiales "ne savaient pas comment réagir de manière adéquate à ces crimes".

 

Il a souligné qu’à plusieurs reprises, dans presque tous les discours, il avait évoqué le sujet des abus et demandé pardon non seulement pour le scandale, mais aussi pour le sentiment de trahison que les gens ressentaient. Les évêques, a-t-il dit, ont subi "un processus sérieux de purification et de réconciliation" avec ceux qui ont subi des abus. «Et avec l'aide des autorités, a-t-il ajouté, ils ont depuis été en mesure d'établir un ensemble de normes et de lignes directrices pour aider à garantir la sécurité des enfants».

 

Parlant de sa rencontre avec les évêques, le pape François a déclaré qu’il était en mesure de les encourager dans leurs efforts pour «remédier aux lacunes du passé avec honnêteté et courage, en faisant confiance aux promesses du Seigneur et en comptant sur la foi profonde du peuple irlandais, afin d'inaugurer une saison de renouvellement de l'Église en Irlande.»

 

Pour le pape «le monde a besoin d'une révolution d'amour, de tendresse! Et cette révolution commence au cœur de la famille.» Il aussi déclaré que les "grands-parents" avaient tendance à être considérés comme un fardeau. Ils jouent un rôle essentiel, car "Ils sont la sagesse, ils sont la mémoire du peuple, la mémoire de la famille." Les grands-parents doivent donc transmettre cette mémoire aux enfants, a-t-il dit, et les enfants "doivent parler avec leurs grands-parents ... ne rejetez pas les grands-parents!"

 

Le pape François a également souligné sa visite à la soupe populaire des Capucins, où il a rencontré quelque 80 sans-abri servis quotidiennement par les frères capucins qui dirigent le centre de Dublin, qui alimentent chaque jour quelque 1000 habitants pauvres de la ville. Le centre, a-t-il déclaré, est un signe concret de "la solidarité et du soutien qui sont des fruits de la charité".

 

Sa visite en Irlande a été surtout centrée sur les abus sexuels sur mineurs suite au rapport de Philadelphie et aux accusations de l’ancien nonce Vigano, il a pu mettre en avant ce qu’il voulait dire aux familles lors de la Rencontre mondiale des familles. Le pape François souhaite aussi pousser les diocèses à adopter des solutions sur les cas de pédophilie cléricale plutôt qu’à chaque fois d’en revenir toujours à Rome, dans un souci de décentralisation sachant sans doute qu’avec de la curie romaine il ne pourra rien faire. Difficile.

 

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Publié le 29 Août 2018

Jesús Bastante nous montre dans son article sur periodistadigital.com du mardi 28 août 2018 que le vaticaniste ultraconservateur, Marco Tosatti, a révélé avoir aidé Carlo Maria Viganò à écrire et à diffuser dans les médias son accusation brutale de camouflage contre le pape François après le scandale en Pennsylvanie.

 

Parlant à AP, Tosatti a expliqué qu'il avait aidé Vigano à écrire, réécrire et éditer son témoignage de 11 pages, notant qu'ils avaient passé trois heures assis sur une table en bois dans le salon du journaliste le 22 août. Vigano, qu’il avait connu auparavant, l’avait appelé quelques semaines plus tôt pour lui demander une réunion, a déclaré Tosatti, un critique conservateur du Pape, à l’Associated Press.

 

Le prélat lui a ensuite raconté les histoires qui ont servi de base à son témoignage contre le pontife. Le document de Vigano affirme que le pontife argentin a connu depuis 2013 les accusations d'abus sexuel à l'encontre de l'ex-archevêque de Washington, Theodore McCarrick, mais il l'a néanmoins réhabilité des sanctions imposées par son prédécesseur, Benoît XVI. Vigano a demandé la démission du pape François pour ce qu'il a qualifié de complicité pour dissimulation des crimes de l'ancien cardinal Cependant, il est amplement prouvé que le Vatican a fait la même chose sous le commandement de Benoît XVI et de Jean-Paul II, et que les sanctions du pape précédent, le cas échéant, n'ont jamais été appliquées, ni par Vigano.

 

L'ex-nonce est silencieux depuis la publication de son attaque contre le pape et ignore où il se trouve. Ainsi, la reconstruction proposée par Tosatti est la seule version de l’élaboration du document. Tosatti a été correspondant pour La Stampa pendant des années, mais il n’écrit actuellement que sur des blogs ultraconservateurs. Dans la conversation avec AP, Tosatti dit qu'après sa première réunion, il y a quelques semaines, Vigano n'était pas prêt à rendre sa plainte publique. Mais le journaliste l'a appelé après la publication du rapport de Pennsylvanie, qui montre comment plus de 300 «prédateurs sexuels» ont abusé de plus d'un millier d'enfants au cours des 70 dernières années.

 

Tosatti qu’il a dit à l'archevêque : "Je pense que si tu veut dire quelque chose, c'est le moment, car tout est à l'envers aux États-Unis." "Ok", lui a-t-il dit. Les deux se sont alors rencontrés dans l'appartement de Tosatti à Rome. "Il avait préparé une sorte de document préliminaire et était assis à mes côtés", a déclaré Tosatti à AP derrière son bureau, montrant une chaise en bois à sa droite. "Je lui ai dit que nous devions travailler sur lui parce qu'il n'avait pas de style journalistique." Tosatti affirme avoir convaincu Vigano d'éliminer les plaintes qui ne pouvaient être soutenues ou documentées "car elles devaient être absolument irréfutables".

 

Dans son bureau romain, tous deux ont travaillé pendant trois heures à la rédaction de la note. Pour Tosatti, Vigano a eu du mal à prendre cette décision. " Ils sont élevés (diplomates du Saint-Siège) pour mourir en silence ", a- t-il souligné, "alors ce qu'il faisait était absolument contre sa nature". Avec le document en main, le journaliste chevronné a cherché des publications prêtes à le publier intégralement : le petit journal italien La Verita, National Catholic Register, publié en anglais, et l’espagnol InfoVaticana, tous les médias ultraconservateurs qui, comme Tosatti, critiquent le pape François comme un leitmotiv et ils ont décidé de publier la lettre pendant le voyage du pape en Irlande, afin que l'impact de la «bombe» se multiplie.

 

Finalement la bombe se dégonfle peu à peu comme le montre Cameron Doody sur periodistadigital.com dans son article de ce mercredi 29 août à travers un proche du pape émérite Benoît XVI, George Gänswein : «Gänswein démonte l'histoire selon laquelle Benoît XVI soutient les accusations de Viganó : "Fake news!"». "Fake news! Fake news!". C'est ainsi que le secrétaire privé de Benoît XVI, George Gänswein, a annoncé que le pape émérite avait confirmé le contenu de la brochure anti-François de l'archevêque Carla Maria Vigano. "Le pape Benoît XVI n'a pas commenté le rapport de l'archevêque Viganò et il ne le fera pas", a déclaré Gänswein au quotidien allemand Die Tagespost.

 

Gänswein dément aussi les propos du National Catholic Register sur le prétendu rendez-vous de Benoît XVI où il instruit le cardinal Bertone d’imposer des mesures contre McCarrick dont Vigano ne se souvient pas de la nature exacte. Témoignage confirmé par le fait que le New York Times a appris que deux semaines avant le lancement de sa bombe, Vigano partageait son plan visant à saboter le pontificat de Bergoglio avec l'un des directeurs de l'EWTN, la matrice du National Catholic Register : le riche avocat conservateur américain Timothy Busch.

 

Busch a déclaré avoir vu les accusations "crédibles" de M. Vigano, mais qu'il ne savait pas à l'avance que l'ancien nonce choisirait le Register pour publier son attaque. Il a ajouté que les rédacteurs de cette publication l'avaient assuré que Benoît XVI avait soutenu l'histoire de Vigano, et qu’il encourageait le prélat à continuer. L’interférence de Busch dans la procédure avant la publication du rapport de Vigano s’ajoute à celle des journalistes italiens Marco Tosatti et Aldo Maria Valli, qui ont confirmé avoir rencontré Vigano dans les jours précédant la diffusion de la lettre, et ils l'ont même aidé à écrire et à retoucher les lignes de sa version.

 

D'autre part, l'agence ANSA - citant "des proches collaborateurs du pontife" - a publié hier des informations suggérant que, bien que le pape François soit "aigri" par le "Viganogate", "il ne pense pas à la démission". Le journal des évêques italiens, Avvenire, citant d'autres sources, a assuré que le "pape n'est pas amer mais travaille comme d'habitude". Cette dernière publication cite Greg Burke pour souligner la bonne humeur dans laquelle le pape François se trouverait lui-même : "A-t-il semblé aigri dimanche soir dans l'avion ? S'il vous plait ..."

 

C’est une opération rudement bien menée pour pousser le pape à la démission, mais elle s’avère peu à peu démentie car le but des ultraconservateurs était de profiter du voyage du pape en Irlande en tentant de discréditer le pape François. Des buts peu nobles pour des catholiques qui seront toujours derrière de l’histoire.

 

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Publié le 29 Août 2018

L’OBS nous montre le mardi 28 août 2018 qu’une centaine de personnes se sont rassemblées mardi soir devant la représentation du Saint-Siège à Paris, la nonciature apostolique, pour dénoncer les propos du pape François recommandant le recours à la psychiatrie pour les enfants homosexuels, et exiger leur condamnation par Emmanuel Macron.

 

Réunies aux cris de "L'homophobie tue, le pape la banalise" et munies de pancartes barrées des slogans : "C'est votre homophobie qui nous rend malades" ou "Le pape nous rend folles", elles ont manifesté pendant une heure à l'appel de plusieurs associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) dont Acceptess Transgenres, Aides, Actu-Up Paris et le Collectif Irrécupérables.

 

"On est venu pour dénoncer les propos du pape", a déclaré à l'AFP Lou Depreaux-Kraviec, 29 ans, membre d'Act Up, au milieu des drapeaux noir et rose de l'association. Selon lui, le pape a fait ces déclarations pour "détourner l'attention des crimes pédophiles" de prêtres qui embarrassent l'Église.

 

"Les propos du pape vont permettre une légitimation des attaques homophobes. C'est contraire au message d'amour qu'il est censé véhiculer", a de son côté souligné un autre manifestant, Patrick Lopez, fonctionnaire.

 

"Les propos de l'Église m'ont angoissé. Aujourd'hui on demande une prise de position sérieuse du président Macron pour condamner les propos du pape", a ajouté Fred Bladou, un homosexuel de 50 ans militant à l'association Aides.

 

Le pape est-il homophobe ? Ce n’est pas le cas pour le père James Martin dans sa page Facebook le lundi 27 août (https://www.facebook.com/FrJamesMartin/photos/a.139618381495/10155519834906496/?type=3&theater), celui pour qui Jésus serait le premier à accueillir les personnes LGBT et favorise leur place au sein de l’Église : «Chers amis, Je salue les mots pastoraux du pape Francis au sujet de leurs parents, pour accepter leurs enfants homosexuels «comme ils sont» et invitant les parents au «dialogue, comprendre et faire un espace pour eux.» En outre, mon sens de ses commentaires, lors de son voyage de retour en avion de Dublin, en ce qui concerne l'utilisation des psychologues n’était pas une approbation de la «thérapie de conversion», que quelques-uns ont suggéré, ou que les adolescents homosexuels doivent être immédiatement mis dans les mains de psychiatres ou de psychologues, mais plutôt que de nombreux enfants et jeunes adultes gays doivent bénéficier souvent de conseils adaptés à leur âge pendant cette période importante de leur vie. Cela les aide à mieux comprendre et à accepter qui ils sont.

 

À mon avis, le commentaire du pape François était une déclaration tranquillement révolutionnaire. Ses paroles - «Tu es mon fils ou une fille, comme tu es» - sont sensiblement différentes de nombreux dirigeants de l'Église. Ceux qui dans le passé, auraient insisté en soulignant sur le péché ou sur une thérapie de conversion quand on parle d'un enfant gay.

 

Et rappelez-vous : cela vient après Juan Carlos Cruz, un homme qui avait été abusé sexuellement au Chili, lors  d’une réunion avec le pape, qui lui avait dit : «Dieu t'aime comme ça.» Souvent, dans ce pontificat, François fait une déclaration privée qui suscite la controverse (et dont la véracité est remise en cause, ce qui est souvent injuste), mais est confirmé plus tard par le pape quand il est interrogée sur ses paroles.

 

François parle aux parents en tant que pasteur. Et il sait que la réponse des parents à un coming out jeune est souvent le facteur prédictif le plus important de la capacité des jeunes à traiter leur orientation sexuelle leur son identité - «comme ils sont.»»  

 

Le pape François aurait dû éviter d’utiliser le mot «psychiatrie», surtout que comme le montre Anthony Favier, coprésident de l'association LGBT chrétienne David & Jonathan, qu’une partie du discours du pape François n’est pas négative sur francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/on-ne-peut-pas-laisser-passer-ca-une-association-lgbt-chretienne-decue-des-propos-du-pape-sur-les-enfants-aux-tendances-homosexuelles_2913039.html) : «Je nuancerais juste car selon le verbatim que j’ai sous les yeux, tout n’est pas négatif. Il dit que "le silence" n'est pas un "remède" : on comprend que les enfants sont incités à faire leur coming out à leurs parents. On peut saluer le fait qu’il dise qu'il faille être en vérité avec l'orientation sexuelle de ses enfants. Il invite aussi à ne pas renier ses enfants ["donner une place au fils ou à la fille"] Et selon lui : «On ne peut pas juger tout un pontificat sur une phrase.»

 

Qu’à voulu dire le pape ? Il serait bon qu’il s’explique et qu’il donne des gages à la communauté LGBT dont le mot «psychiatrie» lui rappellent que des ‘thérapies de conversion’ existent toujours à leur encontre. Une manifestation contre ce propos peut montrer au pape que souvent les mots peuvent faire mal et qu'en parlant il faut savoir expliquer où l'on veut en venir pour ne blesser personne.

 

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Publié le 28 Août 2018

Comme le montre Lauren Provost et Eléonore Brault dans leur article pour HuffingtonPost.fr ils n'ont besoin ni du pape ni de psychiatre et ils le disent haut et fort sur Twitter. Ce mardi 28 août, la militante féministe et LGBTQ Alice Coffin a lancé le mot-clé #NiPapeNiPsychiatre en partageant une photo d'elle enfant.

 

"Moi, enfant-à-tendances-homosexuelles, qui ne connut ni pape, ni psychiatre", peut-on lire en légende de ce cliché, le point de départ d'un véritable mouvement en ligne pour dénoncer l'homophobie du pape François recommandant le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des penchants homosexuels dès l'enfance chez leur progéniture.

 

L'utilisation du mot "psychiatrie" a rapidement fait réagir. La secrétaire d'État chargée de l'égalité hommes/femmes, Marlène Schiappa, a qualifié ces propos "incompréhensibles et indéfendables". Pour l'élu Jean-Louis Touraine (LREM), "dire qu'il faut voir un psychiatre, ça entérine l'idée que l'homosexualité est une maladie". Cette sortie pontificale a provoqué un tollé dans la communauté LGBTQ dès dimanche et a été corrigée par le Vatican ce lundi.

 

Avec ce tweet, Alice Coffin a inspiré des centaines d'autres internautes. Á l'heure où nous publions cet article, le hashtag #nipapenipsychiatre compte plus de 1100 tweets comme celui de la militante. Ils montrent majoritairement des enfants heureux et souvent souriants. Cet album de photos variées, parfois drôles et souvent touchantes montre la normalité des enfances des personnes LGBTQ.

 

Au HuffPost, Alice Coffin explique que ce hashtag a fait beaucoup de bien à la communauté LGBT qui préfère répondre de "façon positive aux propos offensants et blessants" du pape. Selon elle, cette émotion toute particulière en France face à la polémique s'explique aussi par les débats très crispés autour de la PMA ou encore le Mariage pour tous. Ce hashtag "est une démarche de fierté. Il n'y a pas à se cacher d'être homosexuel, explique-t-elle. On nous dit souvent 'pas la peine de se montrer', qu'on 'en rajoute' mais non, on se montre."

 

Parmi les utilisateurs du hashtag, certains font remarquer que voir un psy, quelle que soit la raison, n'est pas non plus une honte, alors que se prépare un rassemblement, ce mardi à 18h30, devant l'ambassade du Vatican à Paris.

 

Jérôme Cordelier sur le site internet LePoint.fr (http://www.lepoint.fr/societe/le-pape-francois-face-a-la-question-homosexuelle-28-08-2018-2246513_23.php) montre que le fait que le pape François associe le mot «psychiatrie» à l'homosexualité est une erreur indéniable, comme l'écrit noir sur blanc le directeur de La Croix, Guillaume Goubert, à la une du quotidien catholique. Ceux qui se paient de mots, et ils sont nombreux, en glosant ad nauseam sur ce dérapage pontifical devraient déjà s'intéresser au contexte. Rares sont les médias, sauf Brut FR, à avoir transmis l'intégralité de l'interview formelle du pape François dans l'avion qui le ramenait d'Irlande. On y voit le pape répondant à une question d'un journaliste. Que doit faire un père, une mère quand son jeune enfant – «bambino» – lui annonce qu'il est homosexuel ? À cette question – complexe –, le pape répond avec une grande bienveillance, et non par une simple phrase à l'emporte-pièce.

 

Le pape François invite d'abord les parents à «prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille pour qu'il s'exprime». Et il dit cette parole, qu'auraient tout aussi bien pu retenir les associations LGBT ainsi que la secrétaire d'État française chargée de l'égalité hommes-femmes, Marlène Schiappa, indignée à juste titre par l'emploi du mot «psychiatrie» : «Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité.»

 

Sur la forme, le pape François évolue en faisant preuve d'ouverture d'esprit sur ces questions. Sur le fond, il reste conforme à la doctrine de l'Église : il insiste davantage que ses prédécesseurs sur l'accueil et l'accompagnement des personnes homosexuelles, mais pas plus…

 

C’est une grosse bourde du pape qui vient de blesser les personnes LGBT et renvoie à une dimension thérapeutique qui ne correspond plus à la culture contemporaine. Une explication et des excuses seraient préférables, car ce serait déjà un 1er pas vers les personnes LGBT qui attendent mieux d’une Église qui a basé son message sur l’amour du prochain.

 

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Publié le 28 Août 2018

Jesús Bastante dans son article pour periodistadigital.com du lundi 27 août 2018 nous montre que Carlo Maria Viganò ment. Ou, s'il ne le fait pas, Benoît XVI et lui-même étaient aussi des dissimulateurs. L’accusation médiatique programmée de l’ancien nonce aux États-Unis, accusant le pape François de dissimuler les abus du cardinal McCarrick, ne tient pas, même si parmi les secteurs les plus ultraconservateurs on entend dire que le pape émérite "se souvient" du cardinal.

 

La réalité démantèle les principales accusations de Vigano, même si le Saint-Siège et le pape lui-même estiment que la meilleure stratégie (comme cela a déjà été le cas pour Dubia) est celle du silence. Une erreur qui ne fait qu'augmenter la boule de neige dans laquelle les secteurs ultraconservateurs veulent convertir l'accusation de l'ancien nonce américain et forcer la démission du pape François.

 

La vérité est que la principale des accusations, la plus grave, contre le pape François, n’est pas très crédible. Car, McCarrick n'a jamais été sanctionné par Benoît XVI (en 2009 ou 2010, car l'ex-nonce ne s'en souvient pas), pour mener une vie de silence, de prière et de pénitence, de ne pas célébrer en public, de ne pas voyager, et le pape lui-même ne l'a pas fait respecter. Ce qui est clair, c'est que, si c'est le cas, Vigano a été photographié juste à côté de McCarrick en mai 2013 (avant la rencontre supposée avec le pape François en juin 2013).

 

Le jésuite Matt Malone, rédacteur en chef du magazine America, l'une des publications les plus prestigieuses des États-Unis, a écrit un fil Twitter dans lequel il démantèle un à un les mensonges de Vigano sur le pape François. Un pape qui, à propos, a forcé McCarrick à renoncer au cardinalat, en même temps qu'il ordonnait "sa suspension de l'exercice de tout ministère public, avec l'obligation de rester dans une maison qui lui sera indiquée, pour une vie de prière et de pénitence, même lorsque les accusations qui lui sont adressées seront clarifiées par le processus canonique normal."

 

Ceci est la traduction du "fil" de Matt Malone, qui comprend des images, des communiqués de presse et des vidéos : «Quelques questions sur le témoignage de Mgr Vigano qui affirme que le pape Benoît XVI a imposé au cardinal McCarrick des sanctions "similaires" à celles du pape François. Plus précisément, il a écrit que le cardinal McCarrick avait été informé qu'«il allait quitter le séminaire où il vivait, il lui était interdit de célébrer la messe en public, de participer à des réunions publiques, de faire des conférences et de voyager».

 

Il a écrit que le pape Benoît XVI a pris cette mesure "en 2009 ou 2010", bien que "je ne puisse en être sûr". En supposant que le pape Benoît XVI ait pris cette mesure, comme le décrit Vigano, comment expliquer les événements suivants, qui ont tous eu lieu après 2010 ?

 

30 octobre 2011 : McCarrick prêche à la plus importante chaire aux États-Unis, la cathédrale Saint-Patrick, à l'occasion de l'anniversaire de Maryknoll. 16 janvier 2012 : McCarrick se joint aux évêques américains pour son audience avec le pape Benoît lors de la visite ad limina des évêques nord-américains au Vatican. Ce même jour, McCarrick a concélébré la messe avec le cardinal Wuerl et d'autres au Vatican, sur la tombe de saint Pierre. 16 avril 2012 : McCarrick assiste à une audience avec le pape Benoît pour la fondation papale des États-Unis. Ils présentent au pape Benoît un gâteau d’anniversaire. McCarrick, entre autres, chante Joyeux anniversaire à Ratzinger.

 

27 février 2013: McCarrick assiste à la dernière audience générale du pape Benoît sur la place Saint-Pierre. Il est assis dans une position importante, trois chaises à la droite du cardinal Schönborn. Ce même jour, McCarrick rejoint d'autres cardinaux dans un adieu au pape Benoît, qui le salue chaleureusement. 10 mai 2013 : Vigano lui-même concilie une messe avec le cardinal McCarrick et le cardinal Wuerl et d'autres personnes juste avant le dîner annuel des cardinaux en soutien à l'université catholique.

 

Dans chacun de ces événements, le cardinal McCarrick a fait des choses qui, selon le témoignage de Viganó, ont été interdites par le pape Benoît XVI : «célébrer la messe en public, participer à des réunions publiques, donner des conférences, voyager, etc. Benoît XVI a participé à plusieurs de ces événements. Vigano a participé à au moins un. Les actions du pape Benoît XVI ne semblent donc pas refléter celles d'un homme qui savait parfaitement ce que McCarrick avait fait ou les graves douleurs que le pape lui-même avait apparemment commises.

 

En supposant que tout cela puisse donner une réponse de manière satisfaisante, une autre question demeure : si le cardinal Bergoglio (maintenant le pape François) observait tous les événements mentionnés ci-dessus, ne serait-il pas légitime de penser que le cardinal McCarrick n’était pas sanctionné comme l’affirme Vigano ?»

 

Ces propos tenus par Mgr Vigano se sont fait contrer rapidement par les cardinaux nord-américains comme le montre à nouveau Jesús Bastante ce mardi 28 août dans periodistadigital.com dans l’article : «Les cardinaux nord-américains démantèlent les accusations de Vigano». Le complot orchestré contre le pape François continue à se dégonfler. Après les dures accusations de Carlo Maria Vigano, la réponse des cardinaux ne s’est pas faite attendue, niant avec une forte énergie les propos du nonce aux États-Unis et proclamant leur soutien sans faille à Bergoglio.

 

Le premier à le faire fut le cardinal de Chicago, Blase Cupich. Après lui, l'un des plus impliqués, le cardinal de Washington, Donald Wuerl, qui a remplacé McCarrick et qui, selon Vigano, a su de sa bouche les excès du cardinal limogé par Bergoglio. Dans un communiqué, l’archidiocèse affirme catégoriquement que Vigano "n’a jamais fourni au cardinal Wuerl d’informations sur le prétendu document du pape Benoît XVI sur certaines directives de Rome concernant l’(ex) archevêque McCarrick."

 

L’archidiocèse de Wuerl a également souligné que Vigano n'avait aucune preuve vérifiable contre lui et a expliqué que personne n'avait jamais comparu devant l'archevêque en tant que victime des abus de McCarrick. "Pendant tout son mandat en tant qu’archevêque de Washington, personne ne l’a contacté (à Wuerl) pour lui dire : "Le cardinal McCarrick a abusé de moi ou fait toute autre revendication similaire"", a déclaré un communiqué de son archidiocèse.

 

Une autre cible des attaques des ultras, le cardinal Joseph Tobin de Newark, a exprimé "le choc, la tristesse et la consternation" pour ces accusations graves dont il dit qu’"on ne peut pas comprendre qu'elles contribuent à la guérison des survivants d'abus sexuel." "Avec le pape François, nous sommes convaincus que l'analyse des accusations aidera à établir la vérité", a déclaré M. Tobin.

 

Pour sa part, le président de la Conférence épiscopale américaine, le cardinal Daniel DiNardo, a souligné que les questions posées par l'ancien nonce "méritent des réponses concluantes et fondées sur des preuves". "Sans ces réponses", a-t-il ajouté, "des hommes innocents peuvent être condamnés par de fausses accusations et les coupables peuvent répéter les péchés du passé".

 

DiNardo s'est dit "inquiet" de rencontrer le pape "pour obtenir son soutien" face à la visite apostolique que les évêques américains ont demandé au pape François de répondre à la crise des abus provoquée par le scandale en Pennsylvanie et aux accusations contre le pape François à propos de McCarrick, maintenant forcé à une vie de silence et de prière, sans apparitions publiques, que l'ancien cardinal doit accomplir.

 

Le pape aurait dû donner un traitement plus rapide sur les affaires d’abus sexuels sur mineurs, cela lui aurait évité de subir ces attaques ne visant qu’un seul but, sa démission. Ses ennemis sont nombreux, et souhaitent qu’ils partent. Pour faire de réelles réformes, il lui faudra sans qu’il les fasse sans eux et que des actes suivent.

 

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Publié le 28 Août 2018

Maurice Page nous montre dans son article du dimanche 26 août 2018 sur cath.ch que pour Mgr Marian Eleganti, le scandale des abus sexuels révélé en Pennsylvanie est lié à l’homosexualité dans le clergé. L’évêque auxiliaire de Coire invite à la lucidité avant de reconnaître l’homosexualité comme une variante de la création de même valeur que l’hétérosexualité.

 

Dans une interview en allemand à la chaîne catholique américaine ETNW.TV, en marge de la Rencontre mondiale des familles à Dublin, Mgr Eleganti insiste d’abord sur la transparence nécessaire pour comprendre pourquoi les agissements de certains prêtres catholiques ont été couverts et pas dénoncés plus tôt. Á son avis, ces enquêtes doivent être menées par des commissions externes afin de permettre un grand nettoyage.

 

Sur l’existence d’une sous-culture homosexuelle au sein de l’Église américaine, le prélat estime qu’un lien existe entre abus sexuels et homosexualité. Dans 90% des cas en Pennsylvanie, les victimes sont de jeunes hommes pubères, notamment des séminaristes, donc en relation directe avec une inclination homosexuelle.

 

Pour Mgr Eleganti, nier que l’Église ait un problème avec l’homosexualité serait faire preuve d’aveuglement. Même s’il juge très positif que chaque personne soit accueillie et accompagnée avec un grand respect et sans être jugée, il pense que “peut-être que cela apporterait quelque chose d’avoir un peu plus de lucidité avant de considérer l’homosexualité comme une variante de la création de même valeur que le mariage hétérosexuel, de voir qu’autre chose est en jeu.”

 

L’évêque suisse conclut en rappelant que le pape François a répété récemment que les personnes avec une profonde tendance homosexuelle ne devaient pas être admises dans les séminaires et le sacerdoce.

 

Ce propos de Mgr Eleganti a beaucoup déplus au diocèse de Saint-Gall qui s’est permis de corriger ses propos comme le montre l’article de cath.ch du lundi 27 août : «Le diocèse de Saint-Gall qualifie d'"intolérables" les déclarations de Mgr Eleganti sur l'homosexualité». Le diocèse de Saint-Gall rejette fermement les déclarations de Mgr Marian Eleganti sur l’homosexualité. L’évêque auxiliaire de Coire a évoqué, le 24 août 2018, un lien entre l’homosexualité et le scandale des abus dans l’Église catholique.

 

“Nous nous distançons clairement de la déclaration de l’évêque auxiliaire Marian Eleganti. Il est intolérable que le thème des abus soit lié à celui de l’homosexualité”, a réagi le diocèse de Saint-Gall sur sa page Facebook, le 27 août 2018. “Une telle déclaration va à l’encontre des efforts sérieux visant à prévenir de futures agressions sexuelles et à accepter les actes répréhensibles commis contre les victimes, poursuit le texte du diocèse. Il blesse les homosexuels dans leur dignité en particulier, ce qui est inacceptable”.

 

Mais pouvait-on attendre mieux d’un tel prélat, comme nous le montre 360° (https://360.ch/suisse/44915-un-eveque-suisse-relie-homosexualite-et-abus-sexuels-dans-leglise/), le magazine LGBT dans un de ses article, probable dauphin de l’ultraconservateur Mgr Vitus Huonder, bête noire des catholiques progressistes suisses, Marian Eleganti n’a rien à envier au chef du diocèse de Coire. Ce Saint-Gallois avait notamment œuvré en 2010 pour que l’Église catholique zurichoise cesse toute collaboration avec les groupes de chrétiens LGBT actifs lors de la gay pride de la ville, un «événement de propagande» selon lui. Dans la foulée, le «Tages-Anzeiger» avait révélé son affiliation à un séminaire intégriste clandestin, dont le leader, un prêtre autrichien aussi sulfureux que mégalomane, avait été accusé de multiples abus sexuels.

 

Le pape devrait plutôt faire aller certains de ses hiérarques en psychiatrie plutôt que les enfants, le sommet de l’Église au lieu de faire des liens douteux avec l’homosexualité devrait soigner son homophobie chronique et maladive qui est surtout devenue un alibi pour ne rien faire contre la pédophilie.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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