Publié le 30 Septembre 2018

Moins d’une semaine après la publication, aux-États-Unis, d’un rapport accablant du procureur de Pennsylvanie sur les abus sexuels commis par des prêtres, le Vatican a publié, lundi 20 août, une «lettre du pape François au peuple de Dieu». Dans ce texte, le pape appelle à une réponse de toute l’Église au problème des abus en son sein. Il demande à tous d’œuvrer pour mettre un terme à la culture du cléricalisme, et appelle les fidèles à la prière et au jeûne.

 

Pourtant  l'Église catholique qui est régulièrement secouée par des affaires de pédophilie dans ses rangs, fait face à une crise sans précédent et multiforme : crise de la formation du prêtre, dont le corps est censé ignorer toute sexualité; crise du droit canonique et des institutions, en décalage avec les exigences de la société moderne dans la gestion des situations; crise humaine pour les victimes, oubliées de l'Église. Mais c'est surtout une crise de sens : la pédophilie cléricale constitue un véritable choc entre deux figures sacrées, celle de la tradition, le prêtre, et celle de la modernité, l'enfant.

 

Mais cette situation aurait pu être évitée. L’Église catholique est très malade après la politique de deux papes, Jean-Paul II et Benoît XVI, qui ont tenté et tentent de la «restaurer» dans le sens le plus traditionnel (rigorisme constamment réaffirmé en matière morale, «discipline» ecclésiastique renforcées, traditionalisme liturgique…). Tout cela aboutit aux affaires retentissantes de début 2009 : réhabilitation d’un évêque négationniste, évêque condamnant l’avortement d’une petite fille, pape condamnant le préservatif…Un peu plus tard, éclate le scandale des prêtres pédophiles. L’Église catholique est affectée d’une crise sans précédent en Europe : absence de prêtres, départ des fidèles, Fuite des fidèles, dissensions internes, tarissement du clergé, conflits d’autorité, méfiance envers la science théologique et biblique, remises en ordre et mesures de restauration, rapports distendus entre Rome, les Églises locales et les communautés de fidèles.

 

La perpétuation du système romain – de puissance, de fermeture, d’arrogance – a fait son temps, mais continue de faire son œuvre. Ce système s’est centré avant tout sur le juridisme, le cléricalisme, la méfiance envers la sexualité humaine, le système de gouvernement médiéval, la mentalité de croisade, le refus de toute réforme, le mépris de la science aujourd’hui comme hier, le refus de la démocratie – réservée aux autres –, le goût de l’autoritarisme et du secret, la haine du moderne, l’autocélébration et l’autoconservation internes qui se refusent à toute autocritique digne de ce nom, etc.

 

Faut-il se résigner à voir l'Église catholique se replier sur elle-même, comme par un étrange effet de glaciation ? Peut-elle toujours être coupée à ce point des hommes d'aujourd'hui ? Non, il faut que l'Église trouve un nouvel élan. Un élan qui passe nécessairement par une mutation profonde : promouvoir des vraies communautés d'Évangile, en allégeant l'institution, offrir aux femmes une place digne de ce nom, revenir aux grandes intuitions du concile Vatican II. Il y a urgence à aller de l'avant. Il y a urgence à inscrire une nouvelle espérance, loin des peurs ou des crispations du passé.

 

Le Pacte des catacombes en 1965 avait pourtant donné un signal fort, les signataires ont juré de renoncer à leurs possessions personnelles, à des vêtements de fantaisie et à des noms et titres qui font la part belle au pouvoir, et ils ont déclaré qu'ils feraient du plaidoyer pour les pauvres et les impuissants au centre de leur ministère. Dans tout cela, ils ont dit : «Nous chercherons des collaborateurs dans le ministère afin que nous puissions être des animateurs selon l'Esprit plutôt que des dominateurs selon le monde; nous allons essayer de nous rendre aussi humainement présent et accueillant que possible; et nous nous montrerons ouverts à tous, quelles que soient leurs croyances.»

 

Les réformes sont cependant nombreuses pour que l’Église change de visage : une révision majeure du droit canon, une réforme de la curie romaine, de la transparence et de la démocratie dans les opérations financières, l'abolition de la Congrégation de la doctrine de la foi, une remise en question de l'infaillibilité du pape, l'abolition du célibat des prêtres et des évêques, l'ouverture de tous les ministères ecclésiastiques aux femmes (y compris la prêtrise), l'implication du clergé et des laïcs dans le choix des évêques, et plus de crédibilité de l’Église en matière de sexualité et de contraception.

 

Comme Dom Helder Camara, il faut aussi une pastorale axée sur le service des pauvre et prête à écouter les pauvres et les groupes socialement marginalisés d'aujourd'hui (l'étranger (le migrant), les femmes, les jeunes, etc.), travailler en même temps pour que des politiques publiques inclusives – qui viennent réparer des injustices – soient mises en œuvre, souhaiter que les futurs prêtres soient aussi bien formés à l’action sociale qu’à la théologie, confier les diocèses et les archidiocèses à une équipe compétente de collaborateurs, dont un grand nombre de laïcs, qu’il faut encourager à s’affirmer au sein de l’Église. Il faut aussi déléguer des responsabilités, en particulier aux femmes. Il y aussi l’urgence de redécouvrir que le ministère est d’abord service et que le pape est le premier des ministres, le serviteur des serviteurs, pas un souverain autocrate.

 

En réalité, l’Église entière doit chercher le style de sa présence au monde, en réalisant, suscitant, animant de vraies communautés fraternelles, des initiatives et de structures de service, des actes de témoignage, plus en peuplant les conférences épiscopales de prélats dociles, souvent issus du des communautés nouvelles et des nouveaux mouvements ecclésiaux. Et ce dimanche 30 septembre, lors de la messe de rentrée de ma paroisse, celle de la Trinité à Roubaix, le père Michel Clincke en prenant l’exemple de Eldad et Médad dans le livre des Nombres (11, 25-29) lors de l’homélie dit qu’il est bon qu’il y ait de la contestation et de la rébellion contre la prêtrise et la prophétie institutionnalisées. Comme Moïse, il a souhaité que le Peuple de Dieu soit «un peuple de prophètes», et donc que les laïcs aient un rôle plus important en combattant une vision cléricale qui souhaite limiter à un petit nombre de personnes la Parole de Dieu. Tout cela sous le regard mécontent du diacre charismatique. Il est donc bon que des groupes de laïcs contestent et se rebellent contre le cléricalisme et ses errements pour bouger une Église qui s’est trop longtemps enfermée sur elle-même.

 

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Publié le 30 Septembre 2018

Laure-Hélène de Vriendt nous montre dans son article pour RTL.Fr avec l’AFP publié ce dimanche 30 septembre 2018 qu’un groupe de personnalités réunissant des religieux, des anciens ministres, des avocats et des victimes lancent un appel pour une enquête parlementaire indépendante sur les abus sexuels dans l'Église en France, afin que le pays commence à rattraper son "retard" en la matière.

 

"À côté des procédures judiciaires qui permettront de sanctionner les crimes et les délits individuels (...), seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu'il ne se reproduise", affirment les auteurs de cet appel, transmis samedi à l'AFP, révélé par Le Parisien et publié prochainement dans Témoignage chrétien.

 

Une telle commission pourrait exiger "la communication des archives diocésaines" et permettre d'informer la justice de "faits dont celle-ci n'aurait pas eu connaissance", écrivent-ils, au moment où de vastes scandales de pédophilie viennent d'être mis au jour aux États-Unis ou en Allemagne.

 

Parmi les signataires figurent les avocats Jean-Pierre Mignard et William Bourdon, les fondateurs de l'association de victimes La parole libérée, François Devaux et Alexandre Dussot-Hezez ou l'ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. L'ex-ministre de la Famille et actuelle sénatrice Laurence Rossignol, le député LREM Jacques Maire ou encore le père Vignon, qui a récemment lancé une pétition pour demander la démission du cardinal Barbarin, soutiennent ce texte.

 

Ce n'est pas la première fois que de telles doléances se font jour, mais elles peinent à être suivies d'actes. "On peut s'étonner à quel point la France est en retard par rapport à ce qui a été fait dans d'autres pays" comme l'Australie ou les États-Unis, affirme Laurence Rossignol. "J'aspire à ce qu'un jour nous puissions faire un vrai rapport complet en se faisant aider pour cela par des personnes extérieures, pour avoir une vision plus scientifique", affirmait récemment au Monde Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, plaidant pour "une sorte d'étude épidémiologique".

 

Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, suggère, elle, une "investigation" menée par des chercheurs qui serait "scientifiquement incontestable". "En France, on n'a aucune donnée statistique, sur la pédophilie au sens large", souligne François Devaux, président de La Parole libérée. "Tant qu'on ne peut pas mesurer l'ampleur du fléau, on ne peut pas y répondre correctement", dit-il.

 

"Tous les pays qui ont fait un travail d'inventaire l'ont fait grâce à des instances indépendantes de l'institution ecclésiale", observe Christine Pedotti, directrice de la rédaction de Témoignage Chrétien. C'est le cas de la Commission d'enquête royale en Australie, de la Commission Ryan en Irlande ou encore de l'enquête du grand jury de l'État de Pennsylvanie aux États-Unis.

 

En Allemagne, une enquête dévoilée cette semaine et réalisée par un consortium indépendant d'universitaires fait état d'au moins 3677 victimes agressées entre 1946 et 2014 par au moins 1670 membres du clergé. Pour les auteurs de l'appel en France, le caractère contraignant d'une commission d'enquête parlementaire (obligation de répondre aux convocations, auditions sous serment, poursuites pénales possibles) donnera du poids à leur démarche.

 

Leur pétition consultable en ligne doit être transmise à chacun des présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat. "Le Parlement doit se saisir de cette demande", estime Laurence Rossignol, qui prévient toutefois : "Une commission parlementaire, ce n'est pas le tribunal". Le père Vignon comme La parole Libérée souhaitent eux que l'enquête englobe toutes les institutions en contact avec les enfants (éducation, justice...).

 

Pour beaucoup, il est en tout cas temps de faire bouger les lignes. "L'Église, navire gigantesque, bureaucratie énorme, donne l'impression qu'elle ne sait pas comment prendre les choses. Les catholiques s'irritent qu'on ne leur réponde que par des propositions de type 'journée de jeûne et de pénitence'. Ça ne résout rien", explique Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions.

 

Pour l'heure, il reste difficile d'estimer le nombre de victimes de pédophilie dans l'Église. "Nous ne sommes qu'au début de ces révélations", affirmait récemment le sociologue Olivier Bobineau dans le Monde. Dans un entretien à La Provence samedi, Mgr Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France, a ébauché une estimation en indiquant que "1 %" des prêtres en France auraient commis des actes pédophiles.

 

Il est grand temps de faire bouger les lignes, les victimes ont trop attendues qu’on leur rende justice. Les fidèles ne veulent plus prier et faire pénitence, ils veulent autre chose : des actes tout simplement. Si vous voulez signer cette pétition, je vous mets le lien en dessous.

 

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Publié le 29 Septembre 2018

L’AFP nous montre que le pape François a invité ce samedi 29 septembre 2018 les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de "protéger l'Église contre le diable", a indiqué le Vatican dans un communiqué.

 

"Le Saint Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de dieu place l'Église sous sa protection : afin de la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et la rendre toujours plus consciente des coups, des erreurs et des abus commis aujourd'hui et dans le passé", précise ce texte. Le diable, peut-on lire, "cherche toujours à nous séparer de Dieu et les uns des autres".

 

Cette exhortation à la prière intervient au moment où l'Église catholique est secouée par les révélations d'abus sexuels perpétrés par des membres du clergé, en Allemagne, aux États-Unis ou encore au Chili et en Australie. Et comme le montre Andrea Tornielli pour Vatican Insider (http://www.lastampa.it/2018/09/29/vaticaninsider/il-papa-invito-i-fedeli-del-mondo-a-pregare-per-la-chiesa-attaccata-dal-diavolo-uOvInjdv2W2FYsLSQTjtsN/pagina.html) cette préoccupation de l’évêque de Rome pour le scandale des abus sexuels sur mineurs porte aussi sur la montée des attaques contre le pape, la curie, les évêques, par ceux qui sèment quotidiennement des divisions et inculquent la haine et le ridicule envers les successeurs des apôtres, encourageant la propagation d'une mentalité schismatique.

 

Les faits sont là pour tout le monde : l'utilisation instrumentale du scandale de la pédophilie cléricale pour les luttes du pouvoir dans l'Église, la mise en état d’accusation du pape, les critiques acerbes et martelées sur sa personne, quoi qu'il fasse ou dise. La réponse envers eux est plutôt simple de la part du pape : "Avec des gens qui ne recherchent que le scandale et la division", devant les "chiens sauvages" et ceux qui cherchent la guerre et non la paix, le seul moyen de parvenir à tenir est celui du "silence" et de la "prière".

 

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Publié le 29 Septembre 2018

Cameron Doody nous montre ce samedi 29 septembre 2018 dans periodistadigital.com que le célibat sacerdotal obligatoire contribue-t-il aux abus sexuels? C’est la question que l’évêque de Mayence (Allemagne), Peter Kohlgraf souhaite que l’Église discute, marquant un tournant à 180 degrés dans son approche sur cette question. Dès l’année dernière, Kohlgraf a défendu la discipline de la chasteté cléricale en tant que partie non négociable du "charisme" du catholicisme, mais maintenant, après le cataclysme des abus dans l’Église allemande, il veut qu’il soit discuté librement et sans aucune sorte de veto.

 

"Á mon avis, ça ne devrait pas être tabou d'en parler", a-t-il déclaré lors d'une interview accordée à la chaîne publique SWR. Le prélat a réagi aux nombreux cas d'abus sexuels qu’ont récemment révélé un rapport publié en Allemagne, puisqu’entre 1946 et 2014, au moins 3677 mineurs victimes de violence de 1670 religieux ont été recensés. Dans le cas de l’évêché de Mayence, 53 religieux ont été accusés d’abuser sexuellement de 122 enfants et de 47 filles. "Le système a été remis en question, le système a échoué", a souligné Mgr Kohlgraf.

 

Outre les propos qu’il a tenus lors de l’interview, le pasteur de la capitale de l’état de Rhénanie-Palatinat a également écrit aux paroisses de son diocèse, déplorant que le sacerdoce, tel qu’il est proposé actuellement, puisse attirer des gens qui se convertissent en auteurs [d'abus] à cause de la structure de sa personnalité. "Certains points de vue sur la doctrine ecclésiastique morale" empêchent une approche ouverte des expériences et des questions concernant la sexualité humaine, a également souligné l'évêque dans sa lettre.

 

Mgr Kohlgraf a toutefois averti que lors de ce débat sur le célibat, des réponses trop simples peuvent être données. "Ce que l'étude [des abus] montre aussi, c'est que les réponses flashy sont aussi des réponses faciles, c'est très simple à dire : nous mettons fin au célibat et nous n'avons plus de problèmes, je ne sais pas si cela répond à la perspective des victimes", a-t-il déclaré.

 

La question du célibat sacerdotal est mise en avant, mais la pédophilie cléricale ne cessera pas tant que le cléricalisme porteur de cette notion existera. Et comme le montre dans cruxnow.com Inés San Martín ce samedi (https://cruxnow.com/church-in-the-americas/2018/09/29/221-priests-8-bishops-face-probes-for-abuse-and-cover-up-in-chile/) selon le dernier recensement du parquet national chilien, quelque 221 prêtres et 8 évêques font l’objet d’enquêtes sur des accusations d’abus sexuel et de dissimulation, à la suite d’allégations datant de 2000 à ce jour.

 

Des soutiens progressistes de Precht sont fâchés du traitement subis par ce dernier déjà privé de son sacerdoce pendant 5 ans (2012-2017) avant sa privation de l’état clérical cette année, au dépend de Karadima qui a été seulement retiré de l’état clérical il y deux jours. D’ailleurs, le pape François a fait savoir qu’il n’a toujours pas de candidat pour remplacer Ricardo Ezzati comme archevêque de Santiago du Chili.

 

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Publié le 28 Septembre 2018

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce vendredi 28 septembre 2018 dans la-Croix.com qu’un mois après avoir lancé des accusations contre le pape François, l’ancien nonce aux États-Unis Carlo Maria Vigano publie une nouvelle lettre dans laquelle il s’insurge de pas avoir reçu de réponse à ses allégations. Estimant que le fait que «ni le pape, ni aucun des cardinaux à Rome n’ont nié les faits que j’ai affirmé dans mon témoignage», Mgr Vigano a jugé que ce silence vaut approbation.

 

«Si le pape avait dit Vigano est un menteur”, il aurait contesté ma crédibilité et cherché à accréditer la sienne. Ce faisant, il aurait cependant fait croître la demande de la part du peuple de Dieu et du monde pour des documents nécessaires pour déterminer qui des deux dit la vérité», insiste néanmoins Mgr Vigano.

 

L’ancien nonce en appelle aussi au cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques qui, déjà épargné dans ses précédentes accusations, aurait été au courant des sanctions prononcées par le pape Benoît XVI contre Mgr McCarrick, tout en faisant référence aux amitiés homosexuelles de son dicastère.

 

Mais Andrea Tornielli dans Vatican Insider (http://www.lastampa.it/2018/09/27/vaticaninsider/torna-vigan-e-si-paragona-a-un-eroe-santo-in-lotta-contro-il-demonio-CL7KddCfwn7P1XCCaB9BbN/pagina.html) montre que la nouvelle "lettre" de Vigano est une fois de plus intéressante pour ce qu'elle ne dit pas, pour les faits qu'elle omet. Il ne revient pas sur la nomination de McCarrick et au rôle des plus proches collaborateurs de Jean-Paul II, c'est-à-dire du pape qui a promu à quatre reprises le cardinal abuseur.

 

Il ne dit pas pourquoi lui-même, Viganò, en tant que nonce aux États-Unis, même pendant le pontificat de Benoît XVI, n’a pas été en mesure de faire respecter les instructions de McCarrick de vivre en retrait et de ne pas voyager. Il n'apporte pas de preuves ni même d'indices que McCarrick soit devenu un conseiller influent pendant le pontificat actuel. Il ne se souvient pas que le pape François ait été le premier à pénaliser lourdement le cardinal abuseur en lui supprimant la pourpre comme cela n’était pas arrivé dans l’Église depuis 91 ans.

 

Peut-on encore croire Vigano ? Le fait qu’il accuse le pape sans aucune preuve d'avoir "couvert" le cardinal américain Theodore McCarrick et qu’il publie cette lettre sur le réseau amis de médias, ne joue pas en sa faveur et pour sa crédibilité.

 

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Publié le 28 Septembre 2018

Periodisatdigital.com nous montre dans son article de ce vendredi 28 septembre 2018 que Les victimes de violences sexuelles commises depuis des années par le prêtre chilien Fernando Karadima ont appelé jeudi les autorités judiciaires à agir en toute indépendance et à punir les abus et la dissimulation à l'intérieur de l'Église catholique.

 

"L'histoire nous dira si l'État chilien et ses juges étaient en faveur de l'abus et de la corruption, et soumis au pouvoir de l'Eglise ou si c'était un pouvoir autonome qui a fait le travail qui lui correspond, c'est-à-dire juger" a déclaré James Hamilton, l'un des plaignants de Karadima. Hamilton et deux autres victimes ont intenté une action civile en 2011 contre l'archidiocèse de Santiago pour avoir prétendu dissimuler les exactions commises par Karadima, condamnée cette même année par la justice canonique à une peine d'emprisonnement et de pénitence. En mars dernier, un juge a rejeté la demande, de sorte que les plaignants, représentés par l’avocat Juan Pablo Hermosilla, feront appel de la décision.

 

L’appel devait être examiné ce jeudi dans la troisième salle de la Cour d’appel de Santiago, bien que l’affaire soit finalement réglée dans une ou deux semaines. Hamilton a estimé que le pouvoir judiciaire devait démontrer son "indépendance" envers l'Église et donner un signal clair qu'il défendait les plus démunis. "L'important n'est pas ce que pensent le Pape ou l'Église, mais que nous sommes un peuple souverain et que le Chili doit rester souverain dans ses lois et la protection des plus démunis et des plus faibles, enfants, adolescents et adultes vulnérable", a-t-il déclaré à la presse au palais de justice. Hamilton a souligné la situation délicate que connaît l’Église chilienne en raison des abus sexuels. "Toute la Conférence épiscopale chilienne a renoncée, c'est le seul endroit au monde où tous les évêques ont démissionné", a-t-il déclaré.

 

José Andrés Murillo, un autre des plaignants, a souligné que les abus et la dissimulation commis par Karadima et d'autres religieux chiliens sont prouvés et ont été reconnus par le Vatican. Le moment est donc venu pour l'État chilien et ses tribunaux de se prononcer. "La justice chilienne doit dire que l'abus sexuel et la dissimulation sont des crimes, et qu'ils causent aussi beaucoup de tort", a déclaré Murillo. Hermosilla a déclaré que ses attentes quant à l’avancement de l’affaire sont "neutres" en raison de la "position ambivalente" qu’à son avis, l’État a montré dans les cas de sévices sexuels.

 

Le cas d'agression sexuelle commis par Fernando Karadima est l'un des plus emblématiques du Chili en raison de l'influence du prêtre au sein de l'Église. Depuis des années, la commune de Santiaguina d'El Bosque, située dans un quartier aisé de la capitale, a tissé des liens étroits avec des secteurs de l'élite politique et économique du pays. Selon un cadastre publié par le Parquet national du Chili à la fin du mois d’août, il ya actuellement 119 enquêtes en cours sur 167 personnes liées à l’Église et 178 victimes quantifiées, dont 79 mineurs.

 

Raphaël Zbinden dans son article «Les évêques allemands veulent ouvrir la discussion sur le célibat des prêtres» de cath.ch de ce vendredi, nous montre la réaction des évêques catholiques d’Allemagne suite au rapport sur les cas d’abus sexuels des prêtres dans le pays, et ces derniers osent des pistes courageuses. Ils entendent engager un processus de “discussion ouverte” sur le célibat des prêtres et la morale sexuelle dans l’Église, ont-ils annoncé le 26 septembre 2018. Cette option fait partie d’un plan de mesures concrètes destinées à combattre les abus sexuels dans l’institution.

 

Les prélats allemands ont présenté à Fulda, au centre du pays, un programme d’action en sept points, rapporte l’agence de presse Katholische Nachrichten-Agentur (KNA). Ils entendent notamment impliquer davantage dans la démarche les victimes d’abus et des experts indépendants externes. Ils s’engagent également à faire toute la lumière sur les diverses responsabilités institutionnelles dans les cas d’abus, en particulier concernant les efforts de dissimulation et de transfert des auteurs.

 

Outre l’ouverture du débat sur le célibat des prêtres et la sexualité, les évêques veulent réformer et développer les procédures d’indemnisation des victimes. Il est également question de standardiser la gestion des dossiers des employés de l’Église, jugée lacunaire jusqu’à présent. “Un monitoring interdiocésain contraignant” est envisagé, qui signalerait de façon régulière les démarches entreprises dans chaque diocèse en matière de prévention et de lutte contre les abus. Mgr Stephan Ackermann, responsable de la lutte contre les abus au sein de la Conférence épiscopale, a souligné que les évêques souhaitaient également développer la coopération avec les autorités publiques.

 

Le plan d’action fait suite à un rapport présenté le 25 septembre 2018 par la Conférence des évêques d’Allemagne sur les cas d’abus sexuels dans l’Église catholique dans le pays au cours des dernières décennies. Le document a révélé que 3677 enfants et adolescents avaient été victimes de telles violences entre 1946 et 2014, pour 1670 prêtres coupables.

 

Le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale, a souligné que les discussions sur le célibat et la sexualité devaient se faire sans tabou. Il a indiqué que des médecins, des psychologues, des sociologues et d’autres experts extérieurs à l’Église seraient impliqués dans les débats. Les thèmes du pouvoir et de la division des rôles dans l’institution devraient également être abordés.

 

La question du célibat obligatoire des prêtres, une discipline appliquée dans le rite latin de l’Église catholique, a récemment été soulevée dans d’autres pays. Les prêtres australiens ont soumis, début septembre 2018, au pape François une proposition visant à permettre, dans certains cas, l’ordination d’hommes mariés et la réintégration à leur poste de ministres l’ayant quitté pour se marier. Dans le canton suisse des Grisons, une pétition a été lancée fin septembre par des fidèles demandant la fin du célibat obligatoire.

 

La possibilité d’un célibat optionnel est discutée principalement dans les zones où le manque chronique de prêtres pose de sérieux problèmes pastoraux, notamment en Amazonie brésilienne. La question pourrait être abordée à l’occasion du Synode des évêques sur l’Amazonie, en octobre 2019 au Vatican.

 

Enfin, une bonne nouvelle est donnée dans le Direct de Libération.fr de ce vendredi, le pape François a réduit vendredi à l'état laïc Fernando Karadima, un ancien prêtre charismatique chilien condamné pour pédophilie, dont l'affaire avait empoisonné le voyage du pontife argentin au Chili en janvier. «Le Saint-Père a pris cette décision exceptionnelle en conscience et pour le bien de l’Église», a expliqué le Vatican dans un communiqué.

 

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Publié le 27 Septembre 2018

Dans france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg, Lionel Gonzalez nous montre dans un entretien accordé à l'émission "C Politique" du dimanche 23 septembre, Bernard Xibaut, prêtre et chancelier de l'archevêché de Strasbourg reconnaît : "On n'était pas suffisamment conscients de ce que ça produisait chez les enfants."

 

Bernard Xibaut, prêtre et chancelier de l'archevêché de Strasbourg l'a reconnu dimanche dans l'émission C Politique de France 5 : "On n'était pas suffisamment conscients de ce que ça produisait chez les enfants." Le prêtre et chancelier de l'archevêché de Strasbourg (Bas-Rhin) indique qu’à cette époque-là, "il n'y avait pas encore la loi qui obligeait à dénoncer ces actes". Il ajoute "Autrefois, on était plus attentifs à la réputation de l'institution, donc il fallait à tout prix sauver l'Église".

 

Le témoignage du prêtre Bernard Xibaut est édifiant : "Eh bien parce qu'on n'était pas suffisamment conscients de ce que produisait chez les enfants, pour leur vie entière, ce type d'acte", ajoute l'évêque. "On pensait que pour l'enfant, ce serait un mauvais souvenir et qu'il allait s'en remettre. Maintenant on a compris, à la lumière des gens qui ont 75 ans qui se souviennent encore de ce qu'ils ont dans leur chair ce qu'ils ont vécu à 15 ans. Il fallait en prendre conscience."

 

Mais comme le montre HuffingtonPost.fr (https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/24/pretres-pedophiles-la-justification-choquante-de-ce-cure-sur-le-silence-de-leglise_a_23540224/), la séquence diffusée sur le compte Twitter de l'émission a outré bon nombre d'internautes.

 

La journaliste Béryl Chaumeil a rencontré des lanceurs d’alerte de l’Église. Ceux-ci ne veulent plus se taire face aux scandales de pédophilie. Des victimes s'expriment à travers des associations comme la Parole libérée, mais des prêtres comme le père Vignon souhaitant décléricaliser l’Église, sont aussi bien décidés à lutter contre ce fléau qui ronge l’église catholique. Pour François Devaux, l’Église parle de pédophilie, mais ne fait rien contre elle. Avec la Parole libérée, il a fait des propositions de réformes concrètes à la cellule de lutte contre la pédophilie. Depuis, pas de contact. Face au scandale de pédophilie, des catholiques quittent l’Église et demandent à se faire débaptiser. Á Strasbourg le père Bernard Xibaut, a reçu une vingtaine de lettres pour se faire débaptiser.

 

Cette enquête de France 5 a été diffusée le dimanche 23 septembre alors que l'Église catholique est en pleine tourmente avec la multiplication des enquêtes judiciaires pour agressions sexuelles présumées commises par des membres de l'Église sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960.

 

L’optimisme n’est pas de mise puisque La République du Centre nous montre ce jeudi 27 septembre (https://www.larep.fr/orleans/faits-divers/justice/2018/09/27/pedophilie-dans-l-eglise-l-abbe-de-castelet-et-l-ancien-eveque-d-orleans-juges-le-30-octobre_12996541.html) que le père de Castelet, prêtre dans le diocèse d'Orléans, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans. Il est accusé d'avoir abusé de plusieurs jeunes garçons en juillet 1993, dans un camp d'été des Pyrénées-Atlantiques. Une dizaine d'enfants âgés de 11 à 13 ans auraient été victimes d'attouchements à l'occasion de "visites médicales" que le prêtre organisait. Trois d'entre eux, aujourd'hui adultes, se sont portés partie civile. Mgr André Fort, qui était son supérieur hiérarchique, devra répondre de non-dénonciation d'atteinte sexuelle sur mineurs. En effet, l'une des victimes présumées, Olivier Savignac, était venue le rencontrer en 2010, peu de temps avant son départ du diocèse d'Orléans.

 

Comme la boite de Pandore est ouverte, d’autres affaires viendront et les fidèles risquent de manquer de patience et pousseront l’Église à bouger.

 

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Publié le 26 Septembre 2018

Nicolas Senèze, sur le vol papal Tallinn-Rome dans son article pour la-Croix.com nous montre que lors de sa traditionnelle conférence de presse, dans le vol qui le ramenait, mardi soir 25 septembre de son voyage dans les pays baltes, le pape s’est longuement expliqué sur le récent accord signé avec la République populaire de Chine sur la nomination des évêques.

 

«Un processus de longue haleine», a-t-il reconnu, saluant «l’humble patience» de Mgr Claudio-Maria Celli, l’un des principaux négociateurs du Vatican, et le rôle de Mgr Gianfranco Rota Graziosi, «un humble curial, qui voulait devenir curé mais qui est resté à la Curie pour accompagner ce processus». Le pape s’est surtout félicité de son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, vieil artisan du rapprochement avec Pékin, sous le feu des critiques des opposants à l’accord, notamment le cardinal Joseph Zen, qui a demandé sa démission.

 

Saluant «un homme très dévoué», il a confié que le cardinal Parolin avait «étudié tous les documents, à la virgule près». «Cela me donne une très grande sécurité», a reconnu le pape. Surtout, le pape François a souligné que les dossiers de chacun des évêques qui ont demandé la levée de leur excommunication ont été étudiés «au cas par cas sur mon bureau». «C’était ma responsabilité de signer», a-t-il affirmé, comme pour l’accord lui-même : «c’est moi qui l’ai signé, du moins les lettres de créance de ceux qui sont allés le signer. Le responsable, c’est moi.».

 

Il a aussi expliqué que, après les accusations de son ancien nonce aux États-Unis, Mgr Carlo-Maria Vigano, il avait reçu des lettres de soutien des épiscopats du monde entier… dont la Chine. «Les fidèles chinois ont écrit et ce sont l’évêque traditionnel (clandestin) et l’évêque de l’Église patriotique qui ont signé : tous les deux ensemble», s’est-il réjoui. Il a aussi assuré qu’il ne s’agissait pas que le gouvernement chinois nomme les futurs évêques : «ce sera un dialogue sur les candidats éventuels, a-t-il expliqué. Nous discuterons, mais c’est le pape qui nommera. Ce sera moi : la chose est claire.»

 

Le pape est aussi longuement revenu sur la question des abus sexuels dans l’Église, dont il avait reconnu, le matin devant les jeunes réunis à Tallinn, combien ceux-ci en étaient «scandalisés» par cette «corruption». Sur cette question, le pape a relevé qu’entre l’époque des faits relevés notamment par le récent rapport sur la Pennsylvanie (entre 1948 et 2002), le nombre d’abus avait «diminué». «Car l’Église a compris qu’elle devait les combattre autrement», a-t-il insisté.

 

«Autrefois, on cachait ces choses, a-t-il reconnu. À la maison aussi : quand l’oncle violait la nièce, quand le papa violentait les enfants : cela se cachait car c’était une chose trop honteuse.» «C’était la façon de faire du siècle dernier», a-t-il expliqué, rappelant qu’«un fait historique doit être interprété avec l’herméneutique de l’époque et non celle d’aujourd’hui».

 

Le pape a aussi expliqué avoir reçu, «ces derniers temps, énormément de condamnations». «Et jamais, jamais, je n’ai signé une demande de grâce après une condamnation», a-t-il insisté, répondant à des accusations récurrentes à son endroit. «Sur cela, on ne peut pas négocier», a-t-il martelé.

 

Interrogé également sur la course aux armements, alors qu’il revenait de pays baltes où Russie et Otan affichent leurs forces respectives, il a jugé «scandaleuses» les dépenses mondiales en armes sont scandaleuses. «On m’a dit qu’avec ce qui se dépense en armes en un mois, on pourrait donner à manger à tous les affamés du monde pendant un an. Je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est terrible», s’est-il indigné.

 

Le pape François n’a toutefois pas rejeté le besoin pour un pays d’avoir une armée : «Je crois que pour organiser un pays, il faut qu’il y ait une armée de défense raisonnable et non agressive, a-t-il expliqué. Ainsi, la défense est licite et c’est un honneur de défendre la partie.» «Le problème est quand elle devient agressive, et non plus raisonnable et on fait les guerres de frontières», a-t-il conclu.

 

Le pape François tend à montrer que récent accord signé avec la République populaire de Chine sur la nomination des évêques est une bonne chose, dont les grand perdant seront ceux de l’Église clandestine, essaye de rassurer la pédophilie cléricale en disant que l’Église va la combattre autrement et ne plus couvrir les prêtre abuseurs, même si la prudence est de mise, et il se permet une pique envers la Russie qui mène une guerre agressive en Ukraine en disant que les Pays Baltes doivent défendre leur territoire de façon raisonnable.  

 

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Publié le 26 Septembre 2018

Lysiane Larbani dans son article du 25 septembre 2018 pour Libération.fr nous montre que des sympathisants de l’organisation ont manifesté mardi devant le Comité consultatif national d'éthique qui a rendu un avis qui ouvre la voie à l'extension de la PMA.

 

Plusieurs centaines de sympathisants de la Manif pour tous se sont réunis mardi soir devant le siège du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), pour dénoncer l’avis favorable à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

 

«Nous sommes de retour, nous allons battre le pavé, hurle une jeune sympathisante dans le micro. La PMA on n'en veut pas, on n'en voudra jamais». Elle saute alors sur la camionnette installée devant le 106 rue de Grenelle dans le XVe arrondissement de la capitale. La sono crache Papaoutai de Stromae. La foule danse, applaudit, brandit des cartons rouges, scande ses nouveaux slogans : «GPA, PMA, on n'en veut pas».

 

En plus d'être farouchement opposés à la PMA, les manifestants présents sont déjà dans l'expectative de l'ouverture en France de la Gestation pour autrui (GPA). Ce, malgré le fait que le CCNE ait réaffirmé son opposition. Le lien entre les deux est «une évidence» pour les personnes présentes. «La GPA sera la suite logique de la PMA pour toutes, pensent Michel et Catherine, mariés et parents de cinq enfants. Le CCNE est défavorable pour le moment, mais il nous prend pour des imbéciles.»

 

C’est également l’avis de Baptiste Laroche, tout juste 20 ans, biberonné aux manifestations contre le mariage pour tous en 2013 : «Á l’époque, on disait que l’ouverture du mariage pour tous mènerait forcément à la PMA pour toutes, on nous disait que non. Aujourd’hui, la PMA arrive, et on va forcément arriver à la GPA au nom de l’égalité entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels.» Derrière la PMA et la GPA, les prédictions capilotractées vont bon train : «Marchandisation du corps» «GPA au marché noir» «suppression du quotient familial» «suppression de la famille telle qu'elle est», s'emballent Michel et Catherine. La présidente la Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, a quant à elle dénoncé mardi matin une «décision [du CCNE] qui n’est pas éthique mais politique.»

 

Si l'ouverture de la PMA à toutes les femmes n'est pas encore actée, les «anti» n'ont pas attendu pour contester. La majorité d'entre eux, déjà descendus dans la rue en 2012 et 2013 au moment du mariage pour tous, sont prêts à recommencer. «La question n'est pas de savoir si on sera aussi nombreux, mais si on sera plus nombreux», se préparait déjà le week-end dernier Ludovine de La Rochère, à l'occasion de l'université d'été de la Manif pour tous.

 

La GPA est un épouvantail bien pratique, qui sert à être un repoussoir pour la légalisation de la PMA. Pour éviter cela, il faut faire tout un travail de pédagogie pleinement dans la réalité de la vie et du couple, et ne plus entendre les discours intégristes ne voulant pas voir qu’en 50 ans, les familles ont beaucoup évoluées.

 

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Publié le 25 Septembre 2018

francesoir.fr nous montre que le pape a reconnu ce mardi 25 septembre 2018 à Tallinn, lors d'une visite en Estonie, que les scandales sexuels impliquant le clergé catholique étaient un repoussoir pour une jeunesse ne percevant pas une condamnation suffisamment forte de la part de l'Église.

 

Les jeunes "sont indignés par les scandales sexuels et économiques, face auxquels ils ne voient pas une nette condamnation", a-t-il constaté, devant la jeunesse chrétienne du pays conviée dans une église luthérienne. Á une semaine d'un "synode" (réunion d'évêques du monde entier) à Rome consacré aux problématiques de la jeunesse, le pape a noté sans fard que beaucoup de jeunes "trouvent la présence de l’Église pénible voire irritante". "Nous voulons leur répondre", a-t-il dit, "être une communauté transparente, accueillante, honnête, attirante".

 

L'Église catholique est actuellement au cœur d'une crise existentielle dévastatrice en raison de la multiplication de révélations sur des abus sexuels. Mardi, l'Église catholique allemande a officiellement présenté ses excuses après la publication d'un rapport accablant relatant des agressions sexuelles sur plus de 3600 mineurs sur la période 1946-2014. Fait nouveau, de très nombreux évêques sont désormais dans le collimateur de la justice de leur pays pour avoir détourné le regard, voire organisé les transferts de paroisse de prêtres pédophiles.

 

Le pape François n'a pour sa part pas encore répondu aux allégations incendiaires d'un prélat italien, Mgr Carlo Maria Vigano, selon lesquelles il aurait sciemment ignoré durant cinq années des signalements sur les agissements du cardinal américain Theodore McCarrick, présenté comme un prédateur jetant son dévolu sur des jeunes séminaristes et prêtres.  Le cardinal de 88 ans a été accusé fin juillet d'abus sexuels anciens sur un adolescent de 16 ans. Le pape a immédiatement accepté sa démission du collège des cardinaux, une démarche quasi sans précédent.

 

La présidente de la catholique Lituanie Dalia Grybauskaite, qui a reçu le pape samedi et dimanche, s'est posée comme son alliée. "J'ai vu un leader qui a une immense responsabilité sur ses épaules", notamment pour "les erreurs passées" de l'Église qui doivent "être corrigées", a-t-elle déclaré mardi dans un entretien radiophonique. Á la veille de son voyage, le pape a accepté la démission de deux nouveaux évêques au Chili, où 119 enquêtes sont ouvertes pour agressions sexuelles présumées commises par des membres de l'Église depuis les années 1960.

 

Dans ce contexte international chargé, le pape a cherché à rassurer mardi la jeunesse chrétienne d'Estonie. "L'amour n'est pas mort", leur a-t-il dit, une parole contredisant une chanson populaire du pays. Il répondait notamment au témoignage de Lisbel, une luthérienne de 18 ans qui a raconté les affres d'avoir un père alcoolique peu aimant mais a trouvé un réconfort dans la religion. Les jeunes "voient que l’amour de leurs parents s’est épuisé, que l’amour des couples à peine mariés se dissout", a décortiqué le pape. Ajoutant : "ils expérimentent une douleur intime quand ils voient que cela n’importe à personne qu’ils doivent émigrer pour chercher du travail". "Il a créé une atmosphère de respect mutuel et de compréhension entre tous", a estimé Adeele, lycéenne de 18 ans de confession luthérienne.

 

Á l'image du pays, beaucoup des jeunes participants se présentaient comme des non croyants. Comme Linda Pajula, 13 ans : "Le discours était compliqué, mais je crois que j'ai compris l'essentiel", a-t-elle confié. L'Estonie, dont un quart de la population est d'origine russe, compte 16% d'orthodoxes, 10% de luthériens et seulement 6.000 catholiques. Une vaste majorité se proclame réfractaire à la religion.

 

Le pape a achevé mardi un voyage sous le sceau de l'histoire tourmentée des pays baltes, occupés pendant un demi-siècle par l'URSS. A la frontière immédiate de la Russie, il a dénoncé ceux qui ont recours à la "menace des armes" et au "déploiement de troupes", en évitant toute référence directe à Moscou. Mais c'est bien celle-ci qui, depuis l'annexion de la Crimée et le conflit dans l'est de l'Ukraine, inquiète les dirigeants et les sociétés en Lituanie, en Lettonie et en Estonie.

 

Le pape a formulé un spectaculaire constat aux allures de mea-culpa en direction des nouvelles générations, et a fini par faire une allusion au puissant voisin russe. Mais le scandale de la pédophilie cléricale continue comme le montre francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/abus-sexuels-l-eglise-catholique-allemande-presente-ses-excuses-aux-victimes_2956449.html) puisque l'Église catholique allemande fait son mea culpa. L'institution a officiellement présenté ses excuses, mardi 25 septembre, après la publication d'un rapport accablant relatant des abus sexuels par des membres du clergé sur plus de 3 600 mineurs durant des décennies. "Pour toutes les défaillances et les souffrances, je voudrais m'excuser", a déclaré le président de la conférence épiscopale allemande, Reinhard Marx, lors d'une conférence de presse.

 

"Les abus sexuels sont un crime et doivent être punis", a-t-il ajouté, regrettant que l'Église ait "trop longtemps détourné les yeux, dissimulé, nié" les faits. Le document de 356 pages, dont le contenu a fuité dans la presse mi-septembre, fait état d'au moins 3 677 victimes entre 1946 et 2014. Il s'agit en majorité de garçons âgés de moins de 13 ans, qui ont été les proies d'au moins 1 670 membres du clergé. "L'ampleur des abus m'a ébranlé", a déclaré le professeur Harald Dressing, de l'institut de psychologie de Mannheim, coordinateur de l'étude. Pire, le problème est loin d'appartenir au passé, selon lui. "Les abus sexuels sont un problème persistant, et non un problème historique" dans l’Église catholique, a-t-il déclaré lors de la même conférence de presse.

 

Pour lui, ce résultat suggère que les structures de l’Église ont encouragé la violence. “Cela inclut l’abus de pouvoir clérical, mais aussi le célibat et le traitement de la sexualité, en particulier de l’homosexualité.” Le rôle de la confession doit également être reconsidéré, car les auteurs l’ont utilisé à mauvais escient, en partie pour commettre les crimes, mais aussi pour les dissimuler. Selon lui, un examen plus approfondi de ces structures et de ces thèmes est plus important qu’une analyse des chiffres individuels, qui ne peuvent montrer que “la pointe de l’iceberg”. Le psychiatre s’est défendu aussi contre les critiques envers l’étude, notamment son caractère anonyme. Dès le départ, il avait été établi que les enquêtes devaient être menées de manière anonyme pour des raisons de protection des données, et qu’il ne serait pas possible d’avoir connaissance de tous les cas depuis 1946. Malgré ces restrictions, les chercheurs ont pu mettre au jour de nombreuses découvertes importantes. La Conférence épiscopale, en tant que mandataire, a toujours laissé carte blanche aux chercheurs, a ajouté le coordinateur de l’étude. Cette liberté s’est également appliquée à la présentation et à l’interprétation des résultats, qui ont été formulés uniquement par les scientifiques (https://www.cath.ch/newsf/rapport-de-leglise-allemande-sur-les-abus-sexuels-3670-victimes-entre-1946-et-2014/).

 

Enfin, Mgr Luc Crepy, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, a fait le point sur les affaires qui concernent la France dans LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/religions/article/2018/09/25/pedophilie-dans-l-eglise-j-observe-encore-la-tentation-de-minimiser_5359963_1653130.html) et ce n’est pas rassurant. Il appelle à conduire un «gros travail de vérité et de purification». Des outils ont été mis en place pour permettre aux victimes de parler. Une adresse Internet a été créée pour recueillir les témoignages et les signalements d’actes pédophiles [parolesdevictimes@cef.fr]. Des cellules locales d’écoute ont également été créées dans presque tous les diocèses, où près de cinquante journées de prévention ont été menées en deux ans, en partenariat avec les pouvoirs publics. Le but selon Mgr Crepy est de «rétablir la confiance avec les victimes, et à faire en sorte que l’Église devienne une maison sûre». Il observe encore la tentation de minimiser le problème, y compris parmi les évêques, afin de défendre l’Église.

 

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