Publié le 31 Décembre 2018

Quentin Lazeyras dans son article pur LOBS du lundi 31 décembre 2018 nous montre que Benjamin Harnwell, fondateur du think tank Dignitatis Humanae Institute, l'Institut pour la dignité humaine, il a pu se construire un réseau de personnalités importantes, comme le cardinal Raymond Burke, premier opposant au pape Francois, et Steve Bannon, qui a déjà commencé à faire avec son groupe politique basé à Bruxelles, Le Mouvement, et avec lequel il rassemble et conseille les partis populistes et nationalistes de droit ont un nouvel objectif : transformer la chartreuse de Trisulti, en Italie, en académie pour les étudiants qui souhaitent maîtriser les outils de la politique populiste. Ils veulent transformer le monastère en  "académie pour les Judéo-chrétiens de l'Occident".

 

Avec le financement de cette école en Italie, raconte le "Washington Post", Steve Bannon s'ancre un peu plus dans la révolution populiste de droite à laquelle il aspire. De son côté, Harnwell envisage d'y organiser des sessions de cours intensifs. Au programme : théologie, philosophie, économie, histoire et des enseignements de Bannon lui-même sur "les arts appliqués aux nouveaux médias". Il ne faut pas oublier tous les outils des politiques populistes : la critique des élites et la promotion des valeurs traditionnelles et chrétiennes. Avec cette école, il semblerait que Bannon et Harnwell souhaitent produire la prochaine génération des Matteo Salvini et autres Viktor Orban.

 

Trop peu de moines vivent encore au monastère. Le tourisme ne permet pas de l'entretenir. Il a suffi au gouvernement italien de faire un appel d'offre, pour que Benjamain Harnwell saute sur l'occasion. Il propose 100 000 euros par an et assure que le monastère continuera de dédier un espace aux activités culturelles. Le "Washington Post" cite le maire du village de Collepardo, où se trouve la chartreuse, qui déclare que sur place "presque tout le monde est contre, […] les citoyens ont du mal à accepter qu'il [le monastère] va devenir un endroit où seront formés de futurs politiques". Ce monastère, encore prisé aujourd'hui par les touristes et la population de la région, renferme une forte tradition religieuse. Même si Benjamin Harnwell se veut défenseur des valeurs "judéo-chrétiennes", l'un des résidents du monastère ne se réjouit pas de la venue des deux hommes d'affaires et juge les attitudes de Steve Bannon de "contestables".

 

D'après le "Washington Post", "l'école pour populistes a l'air d'être la préoccupation principale" de Benjamin Harnwell. Ce dernier est visiblement optimiste puisqu'il affirme que l'école va "clairement fonctionner". Il souhaite l'ouvrir l'an prochain, avec un campus temporaire à Rome avant d'accueillir les étudiants dans les locaux rénovés du monastère en 2020. Mais il lui faut encore obtenir l'habilitation et recruter des professeurs.

 

Mais, ce sera difficile pour Steve Bannon d’ouvrir son école car elle déchaîne protestations et divisions. Et aussi une marche, organisée à Collepardo le samedi 29 décembre, dans la province de Frosinone. "Trisulti terre de l'Europe - Bien de la communauté", montrait la bannière d'ouverture de la procession organisée contre l'académie souverainiste à l'intérieur de la Certosa. La population locale ne veut pas leur laisser le champ libre (https://www.repubblica.it/politica/2018/12/29/news/trisulti_bannon_monastero_sovranisti-215433936/).

 

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Publié le 31 Décembre 2018

Comme le montre Joshua J. McElwee dans son article du lundi 31 décembre 2018 pour Vatican Insider les démissions de l'Américain Greg Burke, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, et de son adjointe Espagnole Paloma García Ovejero ont semblé surprendre leur superviseur, l'Italien Paolo Ruffini. Le pape François a nommé Alessandro Gisotti, un Italien qui occupait le poste de responsable des médias sociaux pour le dicastère de la communication, au poste de directeur par intérim du service de presse.

 

Aucune raison n'a été donnée pour le remaniement. Dans un tweet, Burke a annoncé que lui et García partiraient le 1er janvier. "En ce moment de transition dans les communications au Vatican, nous pensons qu'il est préférable que le Saint-Père soit complètement libre de constituer une nouvelle équipe", a-t-il déclaré. La démission surprise survient deux semaines après que le pape François ait nommé un ami personnel, l'Italien Andrea Tornielli, pour occuper un poste de haut niveau dans le dicastère de la communication. Tornielli, qui a précédemment dirigé le site d'informations Vatican Insider et publié en 2016 une interview d'un livre avec le pape, est désormais en charge de la coordination de la ligne éditoriale de tous les médias du Vatican.

 

Le pape François a fait de la réforme de la structure de communication du Vatican l'une des priorités de son papisme de près de six ans. Il a créé le nouveau dicastère en 2015, lui donnant ainsi autorité sur toutes les entités médiatiques de la cité, y compris le bureau de presse, auparavant semi-autonome. Ruffini, est un journaliste laïque qui dirigeait auparavant le réseau de télévision et de radio des évêques italiens, dirige le dicastère depuis juillet. Avant d'être admis au dicastère de la communication, Gisotti avait été rédacteur en chef adjoint de l'ancienne radio du Vatican. Dans un communiqué, le nouveau directeur du bureau de presse par intérim a remercié Burke et García pour leur exprimer son "estime et son amitié".

 

Le pape semble vouloir faire confiance à des laïcs expérimentés pour la communication et se détourne de lOpus Dei qui avec Greg Burke ne lavait pas beaucoup aidé en une année 2018 tourmentée avec une série de scandales d'abus sexuels concernant le Chili, l'Australie et les États-Unis.

 

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Publié le 31 Décembre 2018

Cécile Mérieux, envoyée spéciale à Madrid, nous montre dans son article pour la-Croix.com le dimanche 30 décembre 2018 que jusqu’au mardi 1er janvier, le Pèlerinage de confiance sur la Terre de Taizé, rassemble à Madrid 18 000 jeunes chrétiens pour cinq jours de prières, de rencontres et de réflexion. À cinq mois des élections européennes, La Croix les a interrogés sur le rapport qu’ils entretiennent avec l’Europe.

 

Pour eux, cela permet de tisser des liens d’amitié avec des jeunes du même continent. Depuis 1990, l’Europe a évolué, confortée dans ses institutions mais pas toujours dans sa légitimité. Dans les rues de la capitale espagnole, ces doutes et ces tensions politiques ne sont guère perceptibles. Une joyeuse cacophonie s’élève des groupes venus de toute l’Europe, qui se rencontrent avec joie et prient avec ferveur. La plupart des jeunes restent très profondément attachés à cette Union européenne, promesse de paix. Ces jeunes chrétiens regrettent que beaucoup estime que l’Union européenne est une bureaucratie, source de problèmes. Ils attendent d’elle une politique humaine et écologique.

 

Les jeunes de divers horizons rencontrés par La Croix expriment une même volonté de rendre intelligible et accessible l’Union européenne à ses citoyens. Tous reconnaissent à Taizé une «atmosphère européenne», multiculturelle et fraternelle. Pour eux, les rencontres de Taizé promeuvent cet élan d’union européenne. À Taizé, ils découvrent à quoi correspond ce mot d’Europe. Nombre de jeunes se sentent concernés par l’Europe et se disent prêts à s’y investir, mais ils regrettent de ne pas trouver leur place dans le fonctionnement actuel.

 

Ces jeunes chrétiens, qui n’ont pas vu naître le projet européen, sont majoritairement bienveillants à l’égard de l’Union européenne : ils y voient avant tout un organisme favorable au dialogue, à la bonne entente et à la solidarité entre les pays. Ils ne cachent pas qu’il y a des échecs dans les décisions européennes, «notamment en ce qui concerne l’écologie». Pour d’autres, les jeunes ont une véritable place en Europe à occuper en tant que chrétiens.

 

Au cours de ce 41e Pèlerinage de confiance sur la terre, le prieur de Taizé, frère Alois, a annoncé que la prochaine rencontre européenne de jeunes aura lieu à Wrocław (Pologne), du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020. Comme le signale vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-12/prochaines-rencontres-europeennes-jeunes-taize-pologne-wroclaw.html) ce sera la troisième fois que ce rassemblement de la jeunesse chrétienne européenne de toutes les confessions aura lieu à Wrocław (après 1989 et 1995) et la cinquième fois en Pologne (après Varsovie 1999 et Poznan 2009). «Au moment où la construction de l’Europe rencontre beaucoup de résistance, où des incompréhensions se multiplient entre les pays, une rencontre en Pologne donnera à des milliers de jeunes de faire l’expérience qu’une confiance réciproque peut être construite», lit-on sur le communiqué publié par la communauté de Taizé.

 

«En annonçant cette rencontre, la communauté de Taizé répond à une invitation qui lui a été adressée de Wrocław simultanément par l’archevêque catholique Kupny, par l’évêque luthérien Bogusz et par le maire», est-il aussi écrit. Le Primat des évêques de Pologne, Mgr Wojciech Polak, archevêque de Gniezno, et l’évêque auxiliaire de Wrocław, Mgr Andrzej Siemieniewski, se sont rendus spécialement à Madrid pour être présents lors de cette annonce.

 

Ces rencontres européennes annuelles font partie d’un «pèlerinage de confiance sur la terre» animé par Taizé depuis quarante ans. Les jeunes qui participent à ces rencontres se rassemblent pour prier ensemble, pour s’insérer pendant quelques jours dans une Église locale et pour chercher à approfondir des thèmes comme l’entente entre les peuples, la paix, la compréhension de la foi et l’engagement social. Un des objectifs est de permettre à des jeunes de vivre une expérience de l’Église comme lieu d’amitié, d’accueil et de communion.

 

Espérons que ces jeunes bougent l’Europe qui a besoin d’une transformation en profondeur dans ses orientations économiques et politiques pour faire face aux populismes d’extrême droite qui gagnent du terrain.

 

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Publié le 30 Décembre 2018

En ce dimanche 30 décembre où l’Église fête la Sainte Famille, le pape François a mis en avant deux aspects de l’Évangile du jour : l’angoisse et l’étonnement qui saisissent Marie et Joseph lorsqu’ils sont séparés de Jésus puis le retrouvent. Deux sentiments qui manifestent l’importance de Jésus dans leur vie, qui selon le pape devraient être les nôtres. En particulier lorsque «nous sommes loin de Lui».

 

Pour le pape l’étonnement et l’émerveillement consistent à «s’ouvrir aux autres, comprendre les raisons des autres». Un comportement indispensable pour «assainir des relations compromises» ou «pour guérir les blessures ouvertes dans l’environnement familial». Et l’angoisse «manifeste la centralité de Jésus dans la Sainte Famille», d’après le pape.

 

Marie et Joseph retrouvent Jésus dans le Temple, en train d’enseigner : une indication supplémentaire pour le rencontrer, nous aussi, «dans la maison de Dieu», notamment «dans la célébration eucharistique». C’est à la messe qu’«Il nous parle, Il nous offre sa Parole qui illumine notre chemin, Il nous donne son Corps dans l’Eucharistie d’où nous tirons de la force pour affronter les difficultés de chaque jour», a conclu le pape, avant de prier avec la foule pour «toutes les familles du monde»

 

Après avoir récité la prière de l’Angélus, le pape François a adressé une salutation spéciale aux habitants de la République Démocratique du Congo, attendus aux urnes ce dimanche 30 décembre pour les élections générales. «Prions ensemble pour tous ceux qui en République Démocratique du Congo souffrent à cause de la violence et du virus Ebola», a demandé le Saint-Père. «Je souhaite que tous s’engagent à maintenir un climat pacifique qui permette un déroulement régulier et pacifique des élections», a-t-il conclu.

 

Mais ce texte ne prône en rien la Sainte-Famille, mais un épisode de la vie de Jésus, celui où il est au Temple à 12 ans (Luc 2, 41-52). Comme le dit Chris Keith ("Jesus and Literacy", n.p. [cited 30 Dec 2018]. Online: https://www.bibleodyssey.org:443/tools/ask-a-scholar/jesus-and-literacy) c’est le seul texte qui place Jésus au temple avant son ministère public en tant qu'adulte - Luc 2, 41-52 - et souligne que Jésus était au même niveau que les enseignants, même à l'âge de douze ans (Luc 2, 46-47). Même cette représentation de Jésus dans le temple qui impressionne les enseignants instruits à 12 ans ne peut toutefois pas être automatiquement prise pour argent comptant.

 

D’après Didier Long (L'Invention du christianisme : Et Jésus devint Dieu, Éditions de La Renaissance, 2012), tout au plus cet épisode de la vie de Jésus aurait eu lieu durant sa bar-mitsva à 12 ans au Temple, ou la pratique du sabbat et la proclamation de la Torah qui se serait faite dans la synagogue de son enfance à Nazareth «suivant la coutume pharisienne».

 

G. J. Goldberg (New Testament Parallels to the Works of Josephus, dans http://www.josephus.org/ntparallels.htm) voit dans cet épisode l’allusion à une démonstration de l'apprentissage d'un garçon à l'époque de sa bar-mitsva, qui se déroule dans la tradition moderne lorsqu'il a treize ans. Cela fait sans doute simplement partie de vanteries conventionnelles puisées dans les souvenirs de fiers parents juifs. Dire que des érudits de Jérusalem ont appris des choses d’un garçon est d’une vanterie extraordinaire. Cela faisait-il également partie de la tradition de la bar-mitzva de l'époque ? Qui sait ?

 

Cet épisode de la vie de Jésus a été romancé pour le rendre plus extraordinaire afin de montrer que dès le plus jeune âge, Jésus avait conscience de sa mission, car l’auteur ou les auteurs de l’évangile de Luc vouait montrer que Jérusalem est le lieu où Jésus révèle sa filiation divine (Joseph Stricher, L’Évangile de Luc : où se joue le destin du monde, partie III : Á Jérusalem, dans Jésus, une encyclopédie contemporaine, Bayard, 2017).

 

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Publié le 29 Décembre 2018

RFI.fr nous montre la nouvelle journée de mobilisation des «gilets jaunes» ce samedi 29 décembre 2018. Un acte VII qui a rassemblé moins de monde que les précédents mais qui s'est déroulé dans un plus grand calme avec des cortèges dans les principales villes de France et sur des barrières de péages d'autoroutes. Á Paris, les Champs-Elysées n'ont cette fois pas été le point de convergence. Les manifestants se sont en effet réunis plus au sud dans le 15e arrondissement devant les sièges de certains médias.

 

Le point de rendez-vous a été donné à la dernière minute pour tromper les forces de l'ordre et c'est finalement devant les locaux de la télévision BFM TV que se sont réunis un millier de «gilets jaunes». Une manifestation pour une fois déclarée en préfecture qui devait faire le tour des médias nationaux implantés à Paris pour dénoncer une couverture du mouvement jugée partiale. Elle «devait faire le tour», car la manifestation a tourné court devant les locaux de France Télévision où les forces de l'ordre ont bloqué sa progression.

 

S'en est suivi un face à face d'une heure dans le calme avant que le cordon de gendarmes mobile ne soit brisé et qu'une manifestation sauvage ne parte dans les rues du 15e arrondissement se désagrégeant au gré des charges policières en queue de cortège. En fin d'après-midi, quelques groupes de «gilets jaunes» se sont rendus sur les Champs-Elysées où la circulation n'a pas été interrompue.

 

Il y a donc eu peu d'incidents à Paris comme dans le reste du pays. De nombreux autres rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes comme Marseille, Rouen, Toulouse, Nice ou Nantes et c'est une nouvelle fois Bordeaux qui a réuni le plus de monde avec 2400 manifestants selon la préfecture. Cette manifestation a été un peu plus agitée puisque quelques incidents ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre. Des incidents ont aussi eu lieu à Lille, Toulouse et Metz. Quelques incidents ont éclaté à Rouen où des établissements bancaires ont été pris pour cible, par des manifestants (https://www.lci.fr/social/en-direct-gilets-jaunes-paris-toulouse-bordeaux-lyon-medias-info-lci-12-000-gilets-jaunes-a-travers-la-france-800-dans-la-capitale-2103673.html).

 

Environ 12 000 gilets jaunes ont été recensés, selon les informations de LCI. La préfecture de police de Paris a dénombré 800 manifestants dans la capitale, à 18 heures. Dans un communiqué diffusé sur Twitter en début de soirée, l'entreprise Vinci Autoroutes a indiqué que plusieurs manifestations étaient encore en cours à 18h30, conduisant à des interruptions de circulation (https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/30/lacte-vii-des-gilets-jaunes-demarre-timidement_a_23629178/?utm_hp_ref=fr-homepage).

 

Les actions semblent faiblir, mais attention à ne pas crier victoire trop vite, car pour une grande partie des «gilets jaunes», cette baisse est due aux fêtes avant une reprise très forte en janvier.

 

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Publié le 29 Décembre 2018

Vatican Insider nous montre ce samedi 29 décembre 2018 le cardinal secrétaire d'État du Vatican a été interviewé sur le sommet des évêques sur les abus sexuels par Vatican News à la fin de sa visite en Irak, où il a célébré Noël avec les communautés chrétiennes dans la cathédrale syrienne catholique d'Altahera. Le cardinal Pietro Parolin a demandé de gagnez contre le mal avec le pardon, de ne pas céder pas à la haine et de rende le monde "plus propre". Des paroles que le cardinal n’a pas considérées comme acquises, car elles ont été prononcées dans une bande de terres blessées comme l’ancienne ville irakienne de Qaraqosh, théâtre des dernières années de morts, de sang et de destructions en raison de la violence djihadiste de l’État islamique (https://www.lastampa.it/2018/12/28/vaticaninsider/parolin-in-iraq-tra-i-perseguitati-dallisis-non-cedere-allodio-3oUNMe6kUAd37hyWSSpqkM/pagina.html).

 

"Je pense que février sera une réunion très importante que nous préparons avec un grand engagement. J'espère que cette réunion convoquée par le pape, de tous les présidents des conférences épiscopales, pourra se renforcer ou continuer à être meilleure - car il y a déjà eu un engagement de l'Église dans la lutte contre ce phénomène d'abus - l'attention en faveur des victimes et surtout la création de conditions de sécurité pour les mineurs et les personnes vulnérables". C’est ce que dit le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, à propos de la rencontre que le pape voulait faire en février sur la pédophilie.

 

"Il me semble que c'est surtout sur ce point que l'attention des participants sera concentrée - explique Parolin dans son interview à Vatican News sur comment créer un environnement sûr pour les mineurs et les personnes vulnérables. J'espère donc que nous marcherons de la même manière et en même temps qu'il y aura une approche de plus en plus courante de toute l'Église face à ce phénomène".

 

"Naturellement, chacun peut postuler, même en fonction de la situation locale dans laquelle il / elle vit, mais la "politique" de toutes les Églises est claire. C’est aussi une approche qui prend en compte tous les aspects du phénomène, qui sont multiples et interconnectés, pour ensuite adopter une approche inspirée des critères de l’Évangile envers tous les peuples", ajoute-t-il.

 

Pourtant, malgré cet optimisme vatcinanew.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-12/mccarrick-enquete-new-york.html) nous montre que James Grein accuse Theodore McCarrick, l’ancien archevêque de Washington, de l’avoir abusé à partir de l’âge de 11 ans, a été entendu dans le cadre d’une enquête mandatée par le Saint-Siège, à travers la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il a laissé une déclaration à l’Associated Press à travers son avocat Patrick Noaker. «Il veut retrouver son Église, et il a senti que pour obtenir cela, il devait aller témoigner et raconter ce qui s’est passé pour donner à l’Église elle-même la possibilité de faire la chose juste».

 

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Publié le 28 Décembre 2018

Comme le montre periodistadigital.com ce vendredi 28 décembre 2018 Juan Carlos Cruz, l'une des victimes de Fernando Karadima, a témoigné hier devant le bureau du procureur de Rancagua, affirmant qu'il disposait d'éléments de preuve contre les cardinaux Ricardo Ezzati et Francisco Javier Errázuriz.

 

Cruz a déclaré que le procureur de l'affaire possédait les antécédents nécessaires pour accréditer la dissimulation des deux cardinaux. "Les procureurs vont prouver que ces hommes ont dissimulé et fait ce qu'ils ont fait et, parlant dans leur langue, ils méritent les peines de l'enfer, ils doivent faire face à la justice", a déclaré Cruz, ajoutant que l'un d'entre eux pourrait être emprisonné. "D'après ce que nous avons vu, je ne serais pas surpris si certains pensent qu'il s'agit de pigeons innocents, mais la quantité d'informations et de preuves dont dispose le Bureau du Procureur est impressionnante. Je ne serais pas surpris que l'un d'entre eux finisse en prison et je suis heureux", a-t-il déclaré.

 

Pour sa part, José Andrés Murillo, un autre des personnes touchées par les crimes du pasteur d’El Bosque et qui est également allé témoigner devant le procureur, a déclaré qu'il avait été convoqué pour parler de la dissimulation macroéconomique. "C'était un modèle dans lequel les leaders du groupe sont Ezzati, Errázuriz et plusieurs autres", a- t-il déclaré. Murillo a également affirmé qu’Errázuriz avait entravé l'enquête d'une certaine manière, ce qui a été confirmé dans une lettre présentée à l'audience.

 

Enfin, Juan Carlos Cruz a chargé les cardinaux, les qualifiant de vrais criminels. "Ils sont tous inculpés, et bien que nous attendions une résolution, dans notre vie à tous c’est véritablement des criminels, et pas seulement avec nous, mais ils ont détruit la vie de gens ... Nous avons des amis qui se sont suicidés parce que ces personnes les ont amenés à cela", a déclaré Juan Carlos Cruz.

 

On apprend également sur periodistadigital.com (https://www.periodistadigital.com/religion/mundo/2018/12/28/los-obispos-norteamericanos-se-encierran-a-reflexionar-por-los-abusos-religion-iglesia-cantalamessa.shtml) que du 2 au 8 janvier, au séminaire de Mundelein de l'archidiocèse de Chicago, les évêques américains organiseront une retraite spirituelle dirigée par le prédicateur de la Maison pontificale, le franciscain Raniero Cantalamessa. La retraite se déroulera à l'invitation du pape François, qui a demandé aux prélats de "faire une pause dans la prière pendant que l'Église cherche à répondre aux signes des temps". Et le thème sera "Il en a nommé douze, pour être avec lui et les envoyer prêcher". La structure de la retraite privilégiera la réflexion, y compris les repas en silence, ainsi que la messe quotidienne, le temps de la prière personnelle et communautaire devant le Saint-Sacrement, les vêpres et une occasion de confession.

 

Se référant à la retraite spirituelle, le cardinal Daniel DiNardo, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a exprimé sa gratitude au pape François pour avoir offert les services de son prédicateur personnel pour la retraite et a remercié en particulier le cardinal Blase Cupich pour avoir organisé la retraite dans l'archidiocèse de Chicago. Le cardinal DiNardo a également demandé aux fidèles de se joindre à la prière pour les évêques des États-Unis lors de la célébration. Enfin, le cardinal américain a demandé à prier également "pour les victimes d'abus sexuels, afin que leurs souffrances servent à nous renforcer dans la tâche difficile d'éradiquer un terrible fléau de notre Église et de notre société afin que ces souffrances ne se multiplient jamais".

 

Mais rien ne va se passer comme prévu puisqu’une nouvelle bombe menace de secouer l'Église américaine quatre jours après que les évêques se soient enfermés dans une retraite, afin de reconsidérer leur réponse à la pédophilie institutionnalisée. Le président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs et archevêque de Boston, Seán O'Malley, a dénoncé son homologue à New York, le cardinal Timothy Dolan, devant le nonce à Washington dans une lettre datée du 21 décembre dernier pour la dissimulation des crimes d'un homme, un curé pédophile, Donald Timone, comme nous l’apprend RD. Le cardinal Dolan avait indemnisé deux victimes de Timone en 2017 et, plus tard, il a permis à l'agresseur de continuer à exercer un ministère actif, même à ce jour. Le soutien de Dolan à Timone a atteint un tel degré qu'en 2013, après avoir reçu des accusations contre le prêtre pédophile, le cardinal l'a loué comme un homme "remarquablement tendre et saint" (https://www.periodistadigital.com/religion/america/2018/12/28/religion-iglesia-america-o-malley-denuncia-dolan-ante-nuncio-eeuu-encubrimiento-abusos-pederastia-donald-timone.shtml).

 

Enfin, NCRonline.org (https://www.ncronline.org/news/accountability/exclusive-ex-papal-abuse-commission-members-want-february-summit-reevaluate) nous montre hier que trois anciens membres de la commission du pape François sur les violences sexuelles commises par des membres du clergé appellent le sommet pontifical de février sur la protection des enfants, organisé par le pape François, à réévaluer la structure du groupe afin de le rendre plus efficace dans la poursuite des réformes politiques.

 

Marie Collins, une survivante de violences irlandaise qui a démissionné de la commission en 2017, a déclaré que le rôle de la commission méritait une discussion spéciale lors du sommet de février, car les frustrations suscitées par son travail illustrent à quel point l'Église catholique luttait depuis des décennies pour faire face à la crise des violences. "La commission elle-même est en quelque sorte un microcosme du problème mondial (...) le travail effectué ne semble pas produire de résultats", a-t-elle déclaré. "Nous avons besoin de clarté maintenant sur la commission, son objectif, ses pouvoirs, son avenir et exactement où elle va et ce à quoi nous pouvons nous attendre", a déclaré Collins, qui a quitté le groupe à la mi-2017 en raison de sa frustration vis-à-vis des responsables du Vatican. "Les gens ont mis beaucoup d'espoir dans le projet, et celui-ci n'a pas été à la hauteur", a-t-elle ajouté. "Il devrait y avoir un examen pour savoir pourquoi."

 

Krysten Winter-Green, l'un des six membres de la commission qui n'ont pas été nommés de nouveau par le pape François début 2018 après la fin du premier mandat de trois ans du groupe, a déclaré qu'elle doutait que le sommet ait le rôle de la commission à son ordre du jour, mais a ajouté : "autant que je suis concerné, il devrait vraiment l’être." "Depuis le début, la Commission pontificale pour la protection des mineurs a été confrontée à de graves problèmes qui ont entravé les progrès", a déclaré Winter-Green, une Néo-Zélandaise vivant aux États-Unis et fournissant des services de conseil aux diocèses et aux congrégations religieuses.

 

Catherine Bonnet, une autre des six membres non renouvelés en 2018, a souligné la nécessité pour le pape François de commencer à rencontrer la commission plus régulièrement, afin de pouvoir les interroger directement sur leurs propositions. "Il n'est jamais venu à l'une de nos réunions", a-t-elle déclaré, évoquant ses trois années au sein du groupe. "Si la commission ne fait qu'écrire des rapports au pape François ... ce n'est pas suffisant", a déclaré Bonnet, respectée dans toute l'Europe pour ses recherches sur la violence périnatale. "Vous avez besoin d'un débat et d'une explication de la raison pour laquelle nous suggérons cela."

 

Le comité organisateur a déclaré dans une note du 18 décembre que la réunion traiterait de trois grands domaines de "responsabilité, imputabilité et transparence", mais n'a pas identifié de problèmes spécifiques, tels que la commission, qui pourraient être couverts par ce vaste champ. Mais le cardinal de Boston Sean O'Malley, président de la commission papale, a déclaré que le groupe serait impliqué dans la préparation de la réunion. La présence de Zollner au sein du comité organisateur du sommet peut faire penser à une question soulevée par Collins et Winter-Green : le groupe s'est-il écarté de sa construction initiale en tant qu'organe de changement de politique au lieu d'un organisme d'éducation. Ils ont tous deux mentionné le mélange des travaux de la commission et du Centre de protection de l'enfance de Zollner, un institut universitaire fondé en 2012.

 

Deux experts externes, Francis Sullivan, qui a dirigé la réponse de l'église australienne à une enquête nationale de 2013-2017 sur les réponses des institutions à la maltraitance des enfants, et Kathleen McChesney, une ancienne directrice adjointe du FBI qui a quitté l’agence en 2002 pour diriger le bureau de la protection de l’enfance des évêques américains, qui conseillent depuis des années les évêques sur la manière de lutter contre les abus du clergé ont convenu avec les membres de l'ancienne commission que le groupe devrait être soumis à une réévaluation lors du sommet de février. Ils pensent que la commission doit être dirigée par un laïc, qu’elle rencontre personnellement le pape et dispose d'un budget garanti pour effectuer son travail. Pour eux, ils doivent corriger les impressions erronées sur ce qu'ils sont censés faire, et évaluer ... sa structure, son mandat, où elle doit aller, comment elle devrait être doté en personnel.

 

Sullivan, McChesney et chacun des anciens membres de la commission ont déclaré que le sommet de février devrait être une période propice à des actions concrètes. Pour autant, on ne peut qu’attendre et voir ce que cela donne.

 

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Publié le 27 Décembre 2018

Cyprien Viet, à la Cité du Vatican, nous montre sur vaticannews.va dans son article du jeudi 27 décembre 2017 que le pape François a adressé un message aux milliers de jeunes chrétiens qui sont en train de converger vers Madrid, la capitale de l’Espagne où débutera demain la 41e rencontre de Taizé, sur le thème «ne pas oublier l’hospitalité». Les termes employés par de nombreuses personnalités à l’occasion de cette rencontre de Madrid montre que dans une contexte de grande polarisation politique en Europe, ce rassemblement constitue une occasion de communion et d’unité.

 

Le pape «vous fait confiance» : c’est le cœur du message signé par le cardinal Parolin au nom du Saint-Père, et rendu public à l’approche du rassemblement de Taizé, qui s’ouvrira ce vendredi, tout juste deux mois après la clôture du Synode sur les Jeunes. L’évêque de Rome se réjouit de voir des jeunes protestants, catholiques et orthodoxes, ouvrir leur cœur «au Seigneur et à sa Parole» en soulignant que «grâce à l’amitié avec Jésus, il est possible de vivre une hospitalité généreuse, d’apprendre à s’enrichir des différences des autres et de faire fructifier ses propres talents pour devenir des bâtisseurs de ponts entre les Églises, les religions et les peuples» et ainsi «accueillir la différence comme un chemin de communion». Le pape invite les jeunes à se faire «proches de cette humanité blessée et de celles et ceux qui sont tenus à l’écart, rejetés ou exclus, des petits et des pauvres».

 

Parmi les autres personnalités religieuses qui ont adressé des messages à cette occasion, le patriarche Bartholomée souligne que «la force de la vocation chrétienne dans la cité est conditionnée par l’attachement des Églises à l’unité. Même si aujourd’hui cette unité continue à être ébranlée, il n’en demeure pas moins que le désir et la volonté de rapprochement, qui définissent l’identité même du dialogue œcuménique, sont non seulement une chance, mais aussi une opportunité». «L’Église orthodoxe pense qu’il est de son devoir d’encourager tout ce qui est mis réellement au service de la paix et qui ouvre la voie vers la justice, la fraternité, la véritable liberté et l’amour mutuel entre tous les enfants de l’unique Père céleste, ainsi qu’entre tous les peuples qui constituent une seule famille humaine», insiste Bartholomée en reprenant les termes du document officiel issu du Saint Concile de Crète, en 2016.

 

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, souligne lui que «le mouvement œcuménique doit être basé sur l’amour. Il s’agit de faire pleinement l’expérience de la base solide qui vient d’une foi partagée, d’une vie partagée, du partage de la prière, du chant et du silence. Il s’agit de renouveler et de redonner vie à nos Églises, et de transformer le monde par une solidarité aimante. L’hospitalité est une forme d’accueil inconditionnel de l’autre par amour. C’est là le don spécifique, le charisme de Taizé», une communauté «qui incarne à bien des égards tout ce qui se fait de mieux dans le mouvement œcuménique», souligne-t-il.

 

De personnalités du monde politique et civil ont également adressé des messages aux participants, notamment le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui a employé des termes à la tonalité très personnelle : «Jusqu’à aujourd’hui, je me souviens du rassemblement de Taizé auquel j’ai participé comme jeune étudiant et je garde de vifs souvenirs de l’esprit œcuménique qui caractérise vos rencontres», révèle l’ancien Premier ministre du Portugal dans un message enthousiaste, invitant les jeunes à prendre des responsabilités.

«Pendant mon mandat, j’ai vu des jeunes relever des défis planétaires et montrer qu’ils ne sont pas seulement les leaders de demain, mais ceux d’aujourd’hui (…). En 2019, je continuerai à compter sur vous pour faire avancer nos objectifs communs de paix, de développement durable et de respect des droits de la personne pour tous. Veuillez accepter mes meilleurs vœux pour un rassemblement plein de sens, un Joyeux Noël et une Bonne Année», écrit le Secrétaire général de l’Onu.

 

Comme le montre l’agence Sir  (https://agensir.it/europa/2018/12/27/incontro-di-taize-a-madrid-fr-alois-una-civilta-dellospitalita-e-possibile/) dans cette 41e rencontre européenne de la jeunesse qui se déroulera du 28 décembre au 1er janvier à Madrid, où  viendront 15 000 jeunes, 170 paroisses et des milliers de familles ouvriront leurs portes dans un esprit d'accueil afin que les jeunes puissent vivre une expérience de prière, de silence et d'amitié par-delà les frontières. De nombreuses églises du centre accueilleront les prières communes du midi, puis l’événement se déroulera tous les soirs dans les salles de la Foire de Madrid. "Chaque année, nous vivons une expérience d’hospitalité lors des réunions européennes", déclare le frère Alois, prieur de la communauté de Taizé, à l’agence Sir de Madrid. "Les jeunes sont accueillis dans la famille et chaque année, nous éprouvons une grande joie". Le frère Alois a dit également à Sir : "Nous vivons dans une époque où les peurs sont amplifiées et les frontières fermées. Mais aucune société ne peut vivre sans confiance et notre pèlerinage de confiance sur la terre veut simplement être un signe d'espoir. L'espoir qu'une civilisation de l'hospitalité soit possible".

 

Il conclue en disant «Que l'Église puisse être un lieu d'universalité et qu'en tant que chrétiens, nous avons la possibilité, je dirais la responsabilité, de rechercher une mondialisation à partir du visage humain. La réunion de Madrid à laquelle participent tant de jeunes montre que les jeunes veulent et cherchent cette mondialisation. Et tout cela doit aller de pair avec la reconnaissance des particularités propres à chaque peuple et aux différentes Églises. La réunion de Madrid veut dire à l'Europe qu'il est possible de se reconnaître dans les particularités et, en même temps, de créer une expérience d'universalité.»

 

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Publié le 26 Décembre 2018

Comme nous le rappelle James Martin, dans son compte twitter @ JamesMartinSJ : «Pourquoi l'église célèbre-t-elle aujourd'hui la fête de saint Étienne le martyr et propose-t-elle des lectures sur le fait d'être livrée aux tribunaux et flagellés (Mt 10, 17-22) ?  Nous rappeler que suivre le Christ coûte cher, mais qu’il n’y a toujours qu’une personne à suivre : celle qui est née dans la crèche.»

 

Ensuite vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2018-12/angelus-pape-francois-saint-etienne-joie-bethleem.html) nous montre que lors de l'Angélus, le pape François est revenu sur les similarités entre Jésus et Étienne. Deux parcours marqués par la prière et le pardon. Étienne, dont le martyr est narré dans la première lecture de ce jour (Actes des Apôtres), est mort comme Jésus, «confiant sa propre vie à Dieu et en pardonnant à ses persécuteurs» a détaillé le pape. Lors de sa lapidation, Étienne priait ainsi: «Seigneur Jésus, reçois mon esprit». Ces mots rappellent ceux du Christ prononcés sur la Croix, a déclaré le pape François.

 

Étienne a également imité Jésus à travers le pardon. Il n’a pas maudit ses persécuteurs mais a prié pour eux: «puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : “Seigneur, ne leur compte pas ce péché”». Le proto-martyr Étienne indique de cette manière la route à suivre dans nos relations familiales, à l’école et au travail, dans les paroisses et dans nos communautés. «La logique du pardon est toujours victorieuse et ouvre des horizons d’espérance», et se cultive avec la prière.

 

Sur son compte twitter @Pontifex_fr, le pape a mis en avant ce jour avec ce que subissent les chrétiens du Proche-Orient : «L'Église grandit avec le sang des martyrs, hommes et femmes qui donnent leur vie pour Jésus. Aujourd'hui, il y en a beaucoup, même cela ne fait pas la une des journaux.»

 

Mais est-ce tout ? La prière, le pardon et le martyr est-ce suffisant pour voir la mort d’Étienne ? Luc décrit Étienne dans les Actes des Apôtres comme un martyr au modèle de Jésus, sa mort est décrite de façon semblable à celle de Jésus (7, 55-60), et en le décrivant comme proto-martyr, Étienne est assassiné comme Jésus parce qu’il défend la cause des pauvres. Le motif de sa mort et sa façon de mourir font de Jésus une bonne nouvelle (Jon Sobrino, Thérèse Benito, et José Ignazio González Faus, La foi en Jésus Christ : Essai à partir des victimes, Editions du Cerf, 2016).

 

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Publié le 25 Décembre 2018

francetvinfo.fr nous montre que le pape François a adressé son sixième message urbi et orbi devant de nombreux fidèles réunis au Vatican mardi 25 décembre.

 

Conformément à la tradition, le pape François, qui a fêté ses 82 ans, a prononcé ce message "à la ville et au monde" du balcon de Saint-Pierre (Vatican), mardi 25 décembre. Il appelle à la paix dans les régions dévastées par la guerre notamment au Yémen et en Syrie. "J'appelle la communauté internationale à œuvrer pour une solution politique qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans. De sorte que le peuple syrien, surtout ceux qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs, puisse retourner en paix dans leur pays".

 

Il s'est aussi dit "proche" des communautés chrétiennes d'Ukraine, alors que le président russe Vladimir Poutine a condamné la création en Ukraine d'une Église orthodoxe indépendante dans le pays. "Seule grâce à la paix, respectueuse des droits de chaque nation, le pays peut se remettre des souffrances subies et rétablir des conditions de vie dignes pour ses citoyens. Je suis proche des communautés chrétiennes de cette région, et je prie pour qu'elles puissent tisser des liens de fraternité et d'amitié", a souligné le pape (https://fr.euronews.com/2018/12/25/le-message-du-pape-francois-pour-noel).

 

Il s'est également adressé aux non-chrétiens et a parlé de fraternité, de s'aimer les uns les autres quels que soient les différences de couleurs, de races et d'opinions politiques. "Nos différences ne sont pas un danger, mais une richesse. Comme pour un artiste qui veut faire une mosaïque, c'est mieux d'avoir à disposition de multiples couleurs plutôt que des carrés d'une seule couleur", a rappelé le pape François (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/noel-le-pape-francois-appelle-au-partage-des-richesses_3116435.html).

 

Lundi 24 décembre, dans la majestueuse basilique Saint-Pierre, 10 000 fidèles sont venus commémorer la naissance de Jésus. Lors de cette messe de Noël, le pape François a dénoncé la soif de consommation effrénée alors que d'autres sont dans la souffrance. "L'homme est devenu avide et vorace. Quelques-uns se livrent à des banquets tandis que d'autres n'ont pas de pain pour vivre", a-t-il déclaré. Un peu plus tard, près de la basilique de la Nativité à Bethléem (Cisjordanie), a été célébrée la traditionnelle messe de minuit. Au premier rang, le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Profitant d'une accalmie dans le conflit israélo-palestinien, 10 000 pèlerins étrangers ont choisi cette année de vivre leur foi chrétienne dans la ville de naissance de Jésus.

 

Dans son homélie, l’archevêque Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du patriarche latin de Jérusalem, a rendu hommage à la ville palestinienne, précisant que la naissance du Christ à Bethléem était «un choix divin». «Bethléem, Nazareth, Cana, Capharnaüm, Jérusalem : ce sont des noms chers à nos cœurs puisque ces villes ont été aimées par Jésus», a-t-il dit. Evoquant une «responsabilité» vis-à-vis de «la ville et la terre que nous habitons», il a ajouté : «il ne s’agit pas de la posséder ou de l’occuper mais de la transformer» pour que puisse y fleurir «l’expérience de communion et de paix» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/25/a-noel-le-plaidoyer-du-pape-contre-un-consumerisme-vide-de-sens_5401943_3224.html).

 

Ce mardi 25 décembre, Monseigneur Georges Pontier, évêque de Marseille et président de la conférence des évêques de France, appelle sur France Bleu Provence à davantage de dialogue, notamment pour régler le conflit des gilets jaunes. Dans un souci d'apaisement, il avait appelé déjà il y a quelques semaines à un dialogue constructif entre les gilets jaunes et le gouvernement. Depuis, le climat s'est davantage tendu et il reconnaît qu'il existe un véritable fossé. "Beaucoup de personnes ont le sentiment que les inégalités se creusent. Il y a une justice sociale qui doit occuper tout le monde, et pour cela, il faut retrouver la confiance et se parler", nous dit Mgr Pontier. Un message aussi après celui du pape François qui a appelé lundi soir les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles. "Nous sommes pris dans une spirale de la consommation, dans une société qui nous propose toujours la consommation comme le seul moteur qui nous apporterait le bonheur" (https://www.francebleu.fr/infos/societe/l-eveque-de-marseille-monseigneur-pontier-appelle-a-un-dialogue-constructif-pour-regler-la-crise-des-1545730895).

 

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