Publié le 31 Janvier 2019

francetvinfo.fr nous montre ce jeudi 31 décembre 2019 que la voie est à nouveau ouverte à la procédure d'arrêt des soins de Vincent Lambert, voulue par le CHU de Reims. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a confirmé, jeudi 31 janvier, "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis dix ans. "Il résulte (...) que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie", affirme l'arrêt.

 

Les parents du patient, fermement opposés à sa fin de vie par arrêt des traitements, avaient déposé une requête en urgence, pour tenter de suspendre la décision collégiale du CHU, prise le 9 avril 2018.

 

L'état "irréversible" du patient tétraplégique de 42 ans, père de famille, a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018. Dans ces conditions, la décision du médecin n'est "pas contraire aux prescriptions" posées par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, reprises dans le Code de la santé publique, a souligné le tribunal administratif dans un communiqué.

 

La mise en œuvre effective de l'arrêt des soins demeure cependant incertaine : les parents du patient avaient en effet annoncé qu'ils feraient appel devant le Conseil d'État si leur requête était rejetée.

 

Espérons que l’acharnement finisse. Vincent Lambert a le droit de partir en paix et de ne pas servir une cause qui n’a jamais été la sienne.

 

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Publié le 31 Janvier 2019

vaticanews.va nous montre le mercredi 30 janvier 2019 que quelques semaines avant la rencontre sur la protection des mineurs dans l’Église, souhaitée par le pape, le père Hans Zollner, référent du comité d’organisation, a raconté ses espérances, la préparation, l’organisation et les objectifs concrets de ce rendez-vous très attendu.

 

Dans son interview à Vatican News, en vue de la désormais imminente rencontre sur “La protection des mineurs dans l’Église”, programmée au Vatican du 21 au 24 février, le père jésuite Hans Zollner, référent du Comité d’organisation, explique que les objectifs du sommet sont de «construire de la confiance» et de «susciter la prise de conscience que la protection des enfants et des jeunes est un objectif commun».

 

Il souligne que la rencontre, à laquelle sont invités les présidents de conférences épiscopales du monde entier, n’est ni le début ni la fin de l’engagement de l’Église dans ce domaine, et il explique que parmi les rapporteurs il y aura des femmes et des hommes, des clercs et des laïcs. Un questionnaire a été envoyé à tous les invités pour définir l’état des lieux concernant le traitement du phénomène des abus, et, à l’occasion de la rencontre, un espace sera ouvert sur internet pour tous les participants. «Outre les mesures immédiates nécessaires, il faut un changement profond de sensibilité», souligne le père Zollner.

 

Mais difficile d’avoir une réelle réussite, quand le ver est dans le fruit avec des groupes aux pratiques sectaires comme l’Opus Dei comme le montre periodistadigital.com ce jeudi 31 janvier (https://www.periodistadigital.com/religion/espana/2019/01/31/religion-iglesia-espana-diocesis-girona-otros-cinco-exalumnos-opus-dei-denuncian-haber-sufrido-abusos-cura-vilobi-mosen-tomas.shtml) avec cinq anciens élèves de Bell-lloch de Girona, une école de l'Opus Dei, qui dénoncent avoir également été victimes d'abus commis par l'ancien prêtre Tomàs de Vilobí d'Onyar (Selva) en place depuis 1967. Pourtant, ces événements sont venus à deux reprises aux oreilles de l'évêché de Gérone. Ils se sont adressés à la fois à une famille de la ville et à deux des maires précédents pour leur demander de retirer le prêtre du village.

 

On a préféré croire l’Opus Dei et ce prêtre plutôt que les victimes, l’évêché de Gérone aurait dû être un bon Samaritain, mais il ne l’a pas été.

 

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Publié le 30 Janvier 2019

Violaine Epitalon dans la-Croix.com nous montre le mercredi 30 janvier 2019  que des évêques américains ont fait entendre leur désaccord à la suite d’une nouvelle mesure sur l’avortement adoptée dans le courant de la semaine du 21 janvier dans l’État de New York, permettant, dans certains cas, de mettre un terme à la grossesse au-delà des vingt-quatre semaines réglementaires si le fœtus n’est pas viable ou pour protéger la santé de la mère, allant jusqu’à demander d’interdire la communion comme l’évêque d’Albany, Mgr Edward Scharfenberger, ou l’excommunication comme l’évêque Rick Skita, du diocèse de Knoxville, d’Andrew Cuomo, homme politique américain, ouvertement catholique et gouverneur de New York, pour avoir signé cette loi.

 

Le «Reproductive Health Act» indique que l’avortement est «l’une des interventions médicales les plus sécuritaires aux États-Unis». En ferme opposition avec cette affirmation, le cardinal Dolan affirme que l’État de New York «est devenu un endroit dangereux pour les femmes et les bébés qu’elles portent». Depuis longtemps le droit à l’avortement fait l’objet de débats virulents entre progressistes et conservateurs aux États-Unis. Depuis l’arrêt Roe vs. Wade de la Cour suprême, en 1973, la justice américaine fédérale considère que le droit d’une femme à l’avortement concerne le droit à la vie privée protégé par le 14e amendement.

 

Mais il faut être raisonnable et voir ce qu’il en est comme le montre Robin Andraca sur Libération.fr ce mercredi (https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/30/l-etat-de-new-york-a-t-il-legalise-l-avortement-jusqu-a-9-mois-de-grossesse_1706336). C’est le site «Info Chrétienne» ce 23 janvier, suivi six jours plus tard par Valeurs Actuelles qui ont laissé ainsi penser que toutes les femmes, dans l’État de New York, pouvaient désormais avorter jusqu’au dernier jour de leur grossesse, sans raison particulière.

 

Une femme pourra désormais avoir recours à l’avortement jusqu’au dernier jour de sa grossesse, si sa santé ou celle de l’enfant est en danger, ou encore si le fœtus n’est pas jugé viable. C’est en effet le sens du texte voté le 22 janvier par le Sénat de l’État de New York, avec 38 voix pour et 24 contre. Que prévoit ce «Reproductive Health Act», bloqué depuis des années par les Républicains lorsqu’ils contrôlaient encore cette chambre ? Trois choses.

 

La première : le fait de pouvoir avorter après 24 semaines de grossesse (et jusqu'au terme) lorsque le fœtus n’est pas viable. Jusqu'à présent, pour l'État de New York, les avortements tardifs étaient seulement autorisés si la vie de la mère était en danger. Deuxième point : ce vote étend la liste des professionnels qui peuvent pratiquer cet acte. Il ne concerne désormais plus seulement les médecins, mais aussi les infirmières praticiennes, les sages-femmes habilitées, et les assistants médecins.

 

Dernier point : l’avortement est retiré du Code pénal de l’État de New York, et dépend désormais du code de la santé publique. Réaliser un avortement tarif était jusque-là considéré comme un crime dans l’État de New York et poussait certains médecins à refuser cet acte, de peur d’un procès. Il contraignait aussi les femmes à aller dans d’autres États pour interrompre sa grossesse : ainsi, une habitante de l’État de New York avait dû se rendre au Colorado pour avorter, après avoir appris après 31 semaines de grossesse que son bébé n’avait aucune chance de survivre après la naissance.

 

Comme l’explique le New York Times, la législation sur l’avortement n’avait pas évolué depuis 1970 dans cet État, et ne comprenait pas certaines dispositions prévues par l’emblématique arrêt Roe v.Wade, rendu par la cour suprême trois ans plus tard, en 1973, et qui a reconnu le droit des femmes à l’avortement aux États-Unis. Voilà, en réalité, deux ans que le gouverneur de New York entendait protéger le droit à l’avortement dans son État, en raison du nouveau rapport de force à la cour suprême, où Trump avait nommé en janvier 2017 un juge anti-avortement, menaçant ainsi directement l’arrêt Roe v.Wade.

 

«Alors que Washington veut restreindre les droits des femmes, nous voulons les protéger, et puisqu’ils menacent les droits reproductifs, je propose un amendement constitutionnel pour inscrire Roe V. Wade dans la Constitution de l’État de New York et empêcher toute attaque sur le droit de choisir», déclarait dès janvier 2017 le gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

 

Avant de croire des inepties comme l’autorisation d’avorter jusqu’à la naissance que l’on retrouve également dans vaticannew.va, il faut s’informer.

 

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Publié le 29 Janvier 2019

RFI.fr nous montre qu’après neuf ans passés dans les couloirs de la mort au Pakistan, Asia Bibi est libre. La Cour suprême a confirmé, mardi 29 janvier 2019, l’acquittement de cette chrétienne condamnée à mort pour blasphème en 2010.

 

C’était le dernier volet d’une saga judiciaire tragique. Elle a pris fin dans la salle d’audience numéro un de la Cour suprême par ces mots de la part du juge : «L’acquittement d’Asia Bibi est juste et définitif. Nous ne reviendrons plus jamais sur ce cas». L’appel des islamistes radicaux, qui contestaient le verdict, a donc été rejeté. La Cour confirme ainsi son jugement du 31 octobre 2018. On peut y lire que les témoignages des accusés se contredisent et que les aveux d’Asia Bibi ont été formulés sous la contrainte.

 

D’après l’avocat de la chrétienne, elle compte rejoindre ses enfants au plus vite. Tandis qu’elle était maintenue en résidence surveillée, son mari et ses filles ont fait les frais de son acquittement. Des associations chrétiennes ont affirmé qu’ils avaient été traqués par des militants islamistes avant d’obtenir des visas pour l’étranger.

 

Un dispositif sécuritaire important, incluant les forces paramilitaires, a été déployé dans la capitale Islamabad, car les autorités craignent qu’un attentat frappe la Cour suprême. Plusieurs pays européens dont la France ont manifesté leur bonne volonté pour accueillir Asia Bibi. C’est probablement au Canada qu’elle compte se rendre, le plus loin possible du Pakistan.

 

Comme le montre LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/29/pakistan-la-cour-supreme-rejette-un-recours-contre-l-acquittement-d-asia-bibi_5416112_3210.html) les défenseurs des droits de l’homme voient en Asia Bibi un symbole des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels. Une quarantaine de personnes condamnées pour blasphème se trouvent actuellement dans le couloir de la mort au Pakistan, selon une estimation de la Commission internationale pour la liberté religieuse des États-Unis datant de 2018.

 

C’est une excellente nouvelle, espérons que le cas d’Asia Bibi fasse jurisprudence au Pakistan, où la minorité chrétienne subit la dérive de la loi interdisant le blasphème, et que les autorités pakistanaises fassent un geste pour elle.

 

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Publié le 29 Janvier 2019

LeParisien.fr avec AFP nous montre ce mardi 29 janvier 2019 qu’un haut responsable d’un ministère du Vatican, accusé par une ancienne religieuse allemande d’avoir été trop pressant dans un confessionnal, a annoncé sa démission, selon un communiqué publié mardi par le Saint-Siège.

 

Le père autrichien Hermann Geissler a remis sa démission au préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), garante des questions sur le dogme catholique, mais aussi chargée d’examiner des dossiers sur les abus sexuels du clergé. Il était l’un des trois chefs de bureau de la CDF. «Le père Geissler a pris cette décision pour limiter les dommages déjà causés à la Congrégation et à sa communauté», indique dans son communiqué la CDF. «Il affirme que l’accusation portée contre lui est fausse» et «se réserve le droit d’entamer une éventuelle poursuite au civil».

 

Au terme d’un procès canonique déjà terminé, le père Geissler avait reçu en 2014 un simple avertissement pour s’être montré plus que pressant envers une jeune religieuse, avait rapporté début décembre le quotidien français La Croix. Á l’époque, il avait reconnu les faits, selon le journal.

 

Doris Wagner, une philosophe et théologienne allemande de 34 ans, avait récemment raconté à Rome des agressions et autres abus subis au cours de huit années de vie religieuse. Elle avait diffusé la vidéo de son intervention sur les réseaux sociaux. La religieuse allemande avait d’abord dénoncé un viol, commis par un prêtre en 2008, auprès du supérieur de sa communauté à Rome. L’ecclésiastique, qui travaillait à la secrétairerie d’État du Saint-Siège, avait été renvoyé du Vatican, mais reste prêtre dans une communauté où vivent «de nombreuses jeunes religieuses», a dénoncé Doris Wagner.

 

Elle avait ensuite subi des pressions d’un autre prêtre qui avait demandé à être son confesseur, en l’occurrence le père Geissler. «Il me gardait des heures, agenouillée devant lui, il me disait qu’il m’aimait et qu’il savait que je l’aimais et que même si on ne pouvait pas se marier, il y avait d’autres moyens», a-t-elle affirmé.

 

Un jour, «il a essayé de me prendre dans ses bras et de m’embrasser. J’ai paniqué et je suis partie en courant», a-t-elle raconté. Quand elle a demandé à changer de confesseur, sa supérieure a dit savoir que ce prêtre avait un «penchant» pour les jeunes femmes. En 2012, après avoir abandonné la vie religieuse, elle a dénoncé les deux prêtres devant la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Au sein même du Vatican, les abus sexuels existent, malheureusement rien n’est fait pour les arrêter et cela rend déjà peu crédible le somment sur ceux-ci entre le 21 et 24 février.

 

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Publié le 28 Janvier 2019

Véronique Pueyo, de France Bleu Isère, nous montre le dimanche 27 janvier 2019 dans francebleu.fr que la communauté catholique de Grenoble est inquiète. La Maison Diocésaine a été victime de dégradations volontaires, le week-end dernier, celui du 18-19 janvier, avec des tags ont été écrits à la peinture rouge les mots "fachos", "réacs". Un incendie accidentel a détruit une église mais l'acte a tout de même été revendiqué par l'extrême gauche, sur le site alternatif Indy Media. Une plainte a été déposée. Mais le Procureur de la République de Grenoble est sceptique. Il parle, lui, de récupération car selon l’enquête, l'incendie est bien accidentel.

 

En ce moment, tous les lundis soirs, un cycle de conférences sur la bioéthique - avec des questions, comme : "faut-il fabriquer la vie à tout prix ?" ou encore "Toute vie vaut-elle d'être vécue ?" est organisé à la Maison Diocésaine par l'association Alliance Vita. Il y a eu des manifestations du PCF, de NPA ou d'associations féministes à cette occasion deux lundis de suite contre les prises de position de l'Eglise sur ces sujets de société. Les participants à la conférence ont été agressés verbalement. Des slogans étaient scandés et les manifestants faisaient du bruit en tapant sur des casseroles.

 

Alors faut-il faire le lien avec les dégradations qui ont été constatées ensuite ? Le père Loïc Lagadec est vicaire général, c'est l'adjoint de l'évêque, il ne souhaite pas faire d’amalgame, et voudrait juste pouvoir discuter avec ces personnes, tout en revendiquant la liberté de penser du diocèse tout en disant que ces cycles de conférences sont là pour nous faire réfléchir. Pour le père Lagadec, écrire sur les murs de la Maison diocésaine : "Réacs" et "Fachos", c'est se tromper de cible. D’après le religieux, ce climat délétère est symptomatique de ce qui se passe en ce moment en France.

 

Le site internet de la maison Diocésaine semble avoir été piraté. Ce lundi soir encore, à 19h30, il y a eu une conférence d'Alliance Vita. La police sera présente sur les lieux pour éviter tout dérapage.  Pour les associations féministes, qui appellent à manifester, on peut lire sur leur site qu'Alliance Vita est, je cite, "une structure anti-ivg, patriarcale et homophobe."

 

Une ambiance tendue et des policiers devant à nouveau protéger une nouvelle conférence d’Alliance Vita sur la bioéthique, il aurait mieux valu que le diocèse de Grenoble fasse un débat ouvert sur le sujet en dehors d’une association à la réputation aussi mauvaise qu’Alliance Vita.

 

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Publié le 28 Janvier 2019

Dimanche soir 27 janvier, le pape François a, comme à son habitude, répondu aux questions des journalistes qui l’accompagnaient sur le vol de retour du Panama, où il venait de clore les Journées mondiales de la jeunesse comme nous le montre Nicolas Senèze, envoyé spécial sur le vol papal Panama-Rome sur la-Croix.com le lundi 28 janvier 2019.

 

Interrogé sur le problème de savoir si des vocations naissantes lors de ces JMJ ne pourraient pas être freinées par le célibat sacerdotal, le pape a affirmé qu’il n’était «pas d’accord pour permettre le célibat optionnel» : «Personnellement, je pense que le célibat est un don pour l’Église». Il s’est toutefois montré moins tranchant que Jean-Paul II qui, en en faisant un enseignement «définitif», avait fermé toute discussion sur le sujet : «C’est une chose en discussion entre théologiens», a-t-il reconnu, estimant que son «opinion personnelle» était de dire «non» à l’idée d’un célibat «en option» avant l’ordination diaconale. «Je ne le ferai pas, que cela reste clair. Je peux peut-être sembler fermé là-dessus, mais je ne me sens pas paraître devant Dieu avec cette décision.»

 

Il a néanmoins relevé le livre «très intéressant» de Mgr Fritz Lobinger, prêtre fidei donum puis évêque en Afrique du Sud, qui émet l’idée de confier à un «ancien», dans des endroits isolés comme «les îles du Pacifique», le munus sanctificandi des prêtres, c’est-à-dire la possibilité de célébrer la messe, d’administrer le sacrement de réconciliation et l’onction des malades. «Je crois que la question doit rester ouverte là où il y a un problème pastoral, à cause du manque de prêtres, a-t-il confié. Je ne dis pas qu’il faut faire cela, car je n’ai pas tout réfléchi, pas suffisamment prié cela. Mais les théologiens doivent l’étudier.»

 

Sur la question de l’avortement, le pape a été invité à réagir sur des paroles jugées très dures d’un jeune pendant le chemin de croix de vendredi soir – évoquant «la tombe qui s’ouvre dans le ventre des mères d’où on arrache la vie innocente» – que certains ont trouvées en contradiction avec son message sur la miséricorde. «Le message de la miséricorde est pour tous. Aussi pour la personne humaine qui est en gestation», a expliqué le pape François, soulignant que «problème n’est pas de donner le pardon» mais «d’accompagner une femme qui a pris conscience d’avoir avorté».

 

«Ce sont des drames terribles», a-t-il confié, évoquant son expérience de confesseur. «bien le comprendre le drame de l’avortement, il faut être au confessionnal : tout ce qu’on peut y faire c’est de donner la consolation et de ne rien dire», a-t-il expliqué, racontant les larmes des femmes qu’il y a rencontrées : «Il y a ton enfant au ciel : parle-lui, chante lui les berceuses que tu n’as pas pu lui chanter», leur conseille-t-il, estimant qu’«il faut trouver une voie de réconciliation de la mère pour son enfant. Avec Dieu, c’est déjà fait. Dieu pardonne. Dieu pardonne toujours. Mais, la miséricorde est aussi pour elles, et il faut travailler à cela.»

 

À propos de ce qu’une jeune Américaine a évoqué samedi devant lui à propos des abus sexuels, le pape François a précisé ses attentes vis-à-vis de la rencontre des 21-24 février sur les abus sexuels. Il y voit d’abord l’occasion d’une «catéchèse» devant permettre aux évêques de «tout d’abord prendre conscience du drame : ce qu’est un petit garçon abusé ou une petite fille abusée». «Je reçois régulièrement des personnes abusées, a-t-il rappelé. Je me souviens d’un : 40 ans sans pouvoir prier… C’est terrible. La souffrance est terrible. La première chose est de prendre conscience de cela.»

 

La rencontre devra ensuite permettre aux évêques d’être au clair sur les procédures : «Que doit faire l’évêque ? L’archevêque ? Le président de la conférence épiscopale ?». «Parfois, les évêques ne savent pas quoi faire», a-t-il regretté. Il a toutefois mis en garde contre les «attentes surdimensionnées» face à cette rencontre, relevant que «le problème des abus continuera». «C’est un problème humain qui est partout, a-t-il rappelé. Il faut le résoudre dans l’Église mais, par cette prise de conscience, nous contribuerons à le résoudre dans la société, dans les familles, où la honte fait que l’on couvre tout.»

 

«Dans ces moments, je soutiens tout le peuple vénézuélien. Un peuple qui est en train de souffrir, que ce soit d’un côté ou de l’autre, tout le peuple souffre», a insisté le pape, se refusant «à dire faites ceci ou faites cela». Il se refuse néanmoins à prendre parti. «Ce serait une imprudence pastorale de ma part. Je dois être le pasteur de tous», a-t-il expliqué, rappelant son appel à «une solution juste et pacifique». «Le sang n’est pas la solution», a-t-il insisté.

 

Alors qu’une question était posée au pape, au nom des journalistes français, par Caroline Pigozzi, de Paris Match, le pape François l’a remerciée de lui avoir donné, lors du vol aller, le livre du père Benoist de Sinéty, vicaire général du diocèse de Paris, Il faut que des voix s’élèvent (Flammarion). «Je voudrais remercier le père de Sinéty», a-t-il répété, confiant que le prêtre français avait concélébré la messe avec lui. Il a aussi remercié les jeunes du diocèse de Paris que le prêtre lui a fait rencontrer samedi matin, avant la messe à la cathédrale de Panama.

 

Pas de célibat ecclésiastique optionnel, mais l’envie de confier à un ancien la célébration de la messe en cas de manque de prêtres, l’avortement toujours vu de façon négative avec l’utilisation de la confession et du pardon, et sur les abus sexuels pas d’attentes démesurées, est ce qu’on peut retenir de ces réponses aux journalistes de la part du pape François.

 

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Publié le 27 Janvier 2019

Dernière journée du pape François au Panama

Euronews.com nous montre que le pape François termine ce dimanche sa quatrième et dernière journée au Panama pour célébrer les Journées mondiales de la jeunesse. Dans son homélie de ce dimanche devant plus de 600 000 pèlerins, le pape a appelé les jeunes à réaliser sans attendre l’amour du Seigneur, pour vivre dès à présent, avec passion, la mission particulière que Dieu leur confie (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-01/pape-fracois-panama-jmj-2019-messe-finale-homelie.html).

 

Samedi, devant plus de 600 000 pèlerins, le souverain pontife a invité les jeunes "à vivre, à lutter, et aimer", dit-il, Le pape a aussi mis en garde la jeunesse contre la tentation de vivre dans le monde virtuel de l'internet. "La vie que Dieu nous offre n'est pas un tutoriel", a notamment clamé le pape. Le pape François a également évoqué les scandales d'agressions sexuelles par des religieux. L’Église est blessée par le péché face aux "cris des victimes" qui n'ont pas été entendus, a déclaré en substance le pape. Des prélats du monde entier débattront au Vatican fin février de "la protection des mineurs" au sein de l'Église.

 

Après avoir présidé la messe de clôture des Journées Mondiales de la Jeunesse, le pape s’est rendu ce dimanche à la Casa Hogar du Bon Samaritain Juan Díaz. Situé en périphérie de la capitale panaméenne, ce lieu accueille des jeunes malades du sida. Le pape François y a rencontré les résidents avant de prononcer un discours, où il a évoqué la figure du Bon Samaritain, dont le foyer porte le nom, pour dénoncer «l’indifférence», offrant aussi une réflexion sur le sens du foyer, lieu de vie, de partage et de pardon, et de réciter avec eux la prière de l’Angélus (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-01/pape-francois-panama-jmj-2019-angelus-casa-hogar-jeunes-sida.html#play). Le pape François regagnera Rome dans la nuit de dimanche à lundi.

 

Réseaux sociaux, contraception, célibat des prêtres : entre ce que prêche l’Église et ce que disent ou vivent certains des pèlerins présents aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) du Panama, le fossé semble parfois immense. Pour certains, comme Lucas Mendes, Brésilien de 20 ans, électeur de Jair Bolsonaro, le nouveau président d'extrême-droite du Brésil, le discours de l'Église sur la contraception dans des pays comme le Brésil ne peut pas exister, elle doit s’ouvrir sur le sujet, d’autre encore comme une jeune Panaméenne, Erika de Bucktron, qui est venue raconter comment elle avait choisi de garder son bébé, en apprenant qu'il était atteint de trisomie, plaident en faveur du "droit à la vie", et d’autres encore comme Joao Abrantes, Portugais de 25 ans récemment converti au catholicisme, plaide pour une église "plus moderne" et confie ne pas comprendre pourquoi l'Église interdit toujours le mariage des prêtres (https://fr.news.yahoo.com/jmj-entre-lestrade-public-visions-parfois-contradictoires-111649025.html).

 

Enfin, Europe 1.fr (https://www.europe1.fr/international/les-prochaines-jmj-auront-lieu-a-lisbonne-en-2022-3846413) nous apprends que les prochaines journées mondiales de la jeunesse (JMJ) auront lieu à Lisbonne en 2022, ont annoncé dimanche un responsable du Vatican et les organisateurs de cet événement. "Les prochaines Journées mondiales de la jeunesses auront lieu au Portugal", a déclaré à la fin de la messe de clôture des JMJ au Panama le cardinal américain Kevin Farrell, préfet du dicastère  pour les laïcs, la famille et la vie.

 

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Publié le 26 Janvier 2019

Acte XI des «gilets jaunes» : la mobilisation toujours au rendez-vous

RFI.fr nous montre que des milliers de «gilets jaunes» ont défilé ce samedi 26 janvier 2019 partout en France pour leur acte XI. Des manifestations émaillées de violences dans plusieurs villes.

 

Après les «gilets jaunes», place à la «nuit jaune». Pour conclure leur acte XI, les «gilets jaunes» ont décidé de veiller une partie de la nuit dans plusieurs villes de France. Dans plusieurs villes françaises, des slogans anti-extrême droite ont résonné dans les cortèges comme à Lyon, sous les cris «fachos, fachos, cassez-vous», ou à Caen, où des manifestants ont crié «cassez-vous» à d’autres qu’ils pensent être militants d’extrême-droite (https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/26/acte-xi-a-lyon-et-caen-des-gilets-jaunes-scandent-des-slogans-anti-fachos_a_23653376/?utm_hp_ref=fr-homepage).

 

Á Paris, des centaines de manifestants se sont réunis place de la République en fin d'après-midi, avant d'être dispersés par les CRS peu avant 19h. Tout avait pourtant commencé dans le calme. Les «gilets jaunes» et en particulier le groupe d'Eric Drouet, l'un des plus déterminés du mouvement, avaient appelé à se rassembler sur cette place pour une première «nuit jaune», référence au mouvement «Nuit debout» qui s'était tenu pendant plusieurs mois sur cette place.

 

Mais les discussions tranquilles autour de sandwichs ont vite laissé place à un regain de tensions. Des «gilets jaunes» se sont rapprochés du cordon des forces de l'ordre. Un CRS a été touché par un jet de projectile avant d'être évacué. Les forces de l'ordre on répliqué avec au moins un tir de LBD 40, cette arme très décriée qui tire des balles de défense de 40 mm. S'en sont suivis des mouvements de foule, émaillée de slogans «Tout le monde déteste la police» ou «Macron démission». Tous les accès à la place ont été bloqués. Deux canons à eau ont été positionnés et les manifestants dispersés.

 

Dans son dernier bilan publié peu après 19h, le ministère de l'Intérieur fait état de 69 000 manifestants partout en France, dont 4 000 à Paris. En comparaison, les autorités avaient dénombré 84 000 manifestants lors des deux derniers samedis en fin de journée, en augmentation après la trêve de Noël et du Nouvel An mais sans retrouver le niveau de mobilisation de début décembre.

 

Dans la capitale, deux figures historiques du mouvement aujourd'hui ennemies, Eric Drouet et Priscillia Ludosky, avaient initié des marches distinctes. Le premier a pris place dans un cortège parti du cours de Vincennes, la seconde a rallié le siège parisien de Facebook depuis le ministère des Outre-mer, où la ministre des Outre-mer Annick Girardin est allée à la rencontre de quelques gilets jaunes (https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/26/annick-girardin-a-discute-avec-des-gilets-jaunes-devant-son-ministere_a_23653290/?utm_hp_ref=fr-homepage). Un troisième cortège est parti des Champs-Elysées. Dans ces cortèges, les revendications restaient cependant unanimes, la première d'entre elles réclamant un référendum d'initiative citoyenne (RIC).

 

Quant à la liste «gilets jaunes» qu'Ingrid Levasseur souhaite former pour les élections européennes, les manifestants rencontrés à Paris y sont tous hostiles.

 

Quelques incidents ont émaillé les cortèges, notamment à Nantes, Dijon, Evreux, Montpellier ou encore à Paris, place de la Bastille, où une figure connue des «gilets jaunes», Jérôme Rodrigues, blessé à un œil par un projectile alors qu'il se trouvait face à des forces de l'ordre, a été évacué par les pompiers du cœur de la place, puis hospitalisé. La préfecture de police a annoncé sur son compte Twitter avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

 

Au lendemain de l'acte XI, les "foulards rouges" défileront dimanche à Paris dans une "marche républicaine des libertés" pour faire entendre "la majorité silencieuse" et défendre "la démocratie et les institutions". En réalité, le gros des troupes attendu ce dimanche à partir de 14 heures entre Nation et Bastille devrait être pour l'essentiel des sympathisants du chef de l'État.

 

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Publié le 26 Janvier 2019

Panama. Le pape François prend la défense des migrants

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montrent ce samedi  26 janvier 2019 qu’en déplacement au Panama, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le pape François a défendu les migrants alors que la politique migratoire des États-Unis se durcit.

 

Le pape François a pris la défense des migrants qui ne sont pas, selon lui, porteurs du «mal social», vendredi soir en Amérique centrale, d'où partent régulièrement vers les États-Unis des caravanes de milliers de personnes fuyant violence et misère. «Nous voulons être l'Église qui favorise une culture qui sait accueillir, protéger, promouvoir et intégrer; qui ne stigmatise pas et, surtout, qui ne généralise pas, par la condamnation la plus absurde et la plus irresponsable, en identifiant tout migrant comme porteur de mal social», a déclaré le souverain pontife aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), rassemblement catholique au Panama. «Nous voulons être l'Eglise qui favorise une culture qui sait accueillir, protéger, promouvoir et intégrer; qui ne stigmatise pas et, surtout, qui ne généralise pas, par la condamnation la plus absurde et la plus irresponsable, en identifiant tout migrant comme porteur de mal social», a déclaré le pape François devant 400.000 personnes, selon les organisateurs.

 

Des mots qui ont trouvé un écho particulier chez Herberth Cruz, étudiant salvadorien de 29 ans qui a fait 40 heures d'autocar pour venir au Panama. «Mes voisins ont dû émigrer à cause des gangs. On peut te tuer si tu passes par la mauvaise rue. Je ne pouvais pas aller à la messe dans ma paroisse car elle était sur le territoire d'une autre bande», a-t-il déclaré. Chaque année, environ un demi-million de personnes d'Amérique centrale traversent le Mexique à la recherche du rêve américain, mais l'an dernier les migrants ont décidé de circuler en groupe, en caravanes misérables, provoquant la colère du président Donald Trump. L'année 2018 a également été marquée par l'exode massif de Vénézuéliens fuyant la crise économique et politique dans leur pays.

 

Comme le montre news.yahoo.com (https://fr.news.yahoo.com/jmj-pape-%C3%A0-recherche-vocations-perdues-030752415.html), vendredi, le scandale des affaires de pédophilie au sein du clergé, absent jusqu'ici des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) au Panama, a refait surface. Lors d'une conférence de presse, le porte-parole par intérim du Vatican, Alessandro Gisotti, a été interrogé pour savoir pourquoi ce dossier n'avait pas été abordé la veille par le pape lors d'une rencontre avec les évêques d'Amérique centrale.

 

M. Gisotti a assuré que ce thème était "au cœur des préoccupations" du pape François, qui prépare pour fin février au Vatican une réunion mondiale de prélats très attendue sur "la protection des mineurs" au sein de l'Église. "Il s'agira d'une occasion sans précédent d'affronter le problème et de trouver de vraies mesures concrètes pour que, lorsque les évêques repartiront de Rome vers leurs diocèses, ils soient en mesure de faire face à ce terrible fléau", a poursuivi le responsable du Vatican. "Ce que je veux souligner, c'est qu'il n'est pas nécessaire qu'il (le pape) aborde ce sujet lors de chaque conférence avec les évêques ou à chaque fois qu'il y a des jeunes (...) Vous pouvez comprendre à quel point cette réunion (de février à Rome) est importante pour le pape", a-t-il ajouté.

 

Nicolas Senèze, à Panama, pour la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/A-Panama-pape-Francois-face-fatigue-lassitude-pretres-2019-01-26-1200998266) nous montre aussi que le pape François a consacré, samedi matin 26 janvier, l’autel rénové de la cathédrale de Panama. Devant les prêtres, religieux et laïcs engagés, il a reconnu que les fatigues de l’apostolat pouvaient être la cause d’une «lassitude paralysante», source des pires maux. Sans citer expressément les abus sexuels, il a aussi souligné combien cette «lassitude de l’espérance naît du constat d’une Église blessée par son péché» qui «laisse de la place pour que s’installe un pragmatisme gris dans le cœur de nos communautés». Pour le pape, il ne faut donc pas «penser que le Seigneur et nos communautés n’ont rien à dire et à apporter à ce monde nouveau qui est en gestation». Selon lui, c’est l’occasion de retrouver une «fidélité créative» qui guérie «l’espérance fatiguée» afin de retrouver «la part la plus authentique de nos charismes fondateurs».

 

Le pape François délivre son message pour défendre les migrants et demande aux prêtres d’abandonner la lassitude paralysante les rendant incapables de voir l’espérance, mais on attend toujours plus que des paroles contre les prêtres pédophiles.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église, #Actualités

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