Publié le 31 Mars 2019

Sophie Pons, et Catherine Marciano dans leur article sur l’AFP du dimanche 31 mars 2019 nous montre que le pape François consacre dimanche sa seconde journée au Maroc aux minuscules communautés chrétiennes du pays, l'occasion de les mettre en garde contre toute tentation de "prosélytisme" pour étoffer leurs rangs.

 

Dans la cathédrale de Rabat, entourée d'un dispositif de sécurité étanche, le pape a expliqué aux petites communautés chrétiennes que l'important n'était pas d'être nombreux mais d'illustrer très concrètement les enseignements de l'Église. "Continuez à vous faire proches de ceux qui sont souvent laissés de côté, des petits et des pauvres, des prisonniers et des migrants", a conseillé le pape, qui avait rencontre la veille 80 migrants dans un centre humanitaire Caritas.

 

En revanche, "les chemins de la mission ne passent pas par le prosélytisme, qui conduit toujours à une impasse", a fortement insisté le pape. "S'il vous plait, pas de prosélytisme !", a-t-il martelé en sortant de son texte, "l'Église croît non par prosélytisme mais par le témoignage". La remarque récurrente du pape prend une résonance particulière dans un pays où le prosélytisme actif auprès de musulmans marocains peut valoir jusqu'à trois ans de prison. En revanche, les musulmans ont en théorie le droit de se convertir si c'est leur propre choix, une ouverture notable par rapport à d'autres pays comme les Émirats arabes unis où la conversion encourt la mort.

 

Le roi du Maroc Mohammed VI, présent samedi toute l'après-midi au côté du pape à l'exception de la rencontre plus confidentielle avec des migrants, avait précisé : "je protège les juifs marocains et les chrétiens d’autres pays qui vivent au Maroc". Il n'a donc fait aucune référence à l'existence très discrète de milliers de Marocains convertis au christianisme, qui se gardent de passer la porte d'une église et plaident depuis 2017 pour bénéficier pleinement de la liberté de culte inscrite dans la Constitution.

 

Á l'intérieur de la cathédrale de Rabat, pavoisée et repeinte à neuf pour l'occasion, des représentants religieux, des prêtres et des sœurs, venus du Maroc mais aussi d'autres pays d’Afrique de l'Ouest, ont accueilli le pape avec émotion, ponctuant son arrivée de youyous et d'applaudissements, immortalisant le moment avec leurs téléphones portables. Le pape les a remerciés pour leur "présence humble et discrète", embrassant leur doyenne sœur Ersillia Mantovani, 97 ans, une Italienne franciscaine qui vient de célébrer 80 ans de vie religieuse. Avant de participer à un bain de foule chaleureux, au cours duquel certaines sœurs ont malicieusement posé un baiser sur son anneau pontifical. Un prêtre avait pourtant averti les quelque 400 personnes présentes dans la cathédrale que le souverain pontife n'aimait pas cette pratique, qui peut propager des microbes entre fidèles.

 

Le pape a salué avant de partir les représentants du Conseil des Églises chrétiennes du Maroc, créé pour promouvoir le dialogue œcuménique, qui réunit églises catholique, anglicane, évangélique, grecque orthodoxe et russe orthodoxe. Quelques centaines de fidèles, originaires d'Europe ou d'Afrique subsaharienne, attendaient aussi avec impatience la sortie du pape de la cathédrale, au cœur du vieux Rabat. "Viva papa!", s'est époumoné un fidèle.

 

"La visite du pape montre que le vivre-ensemble est possible au Maroc", a commenté Antoine, un Nigérian de 36 ans. Mais "il y a des choses à améliorer, notamment la question des migrants et celle des chrétiens marocains", nuance cet homme qui travaille à Rabat dans une association de défense des droits des migrants. "On s'est réveillés à 03H00 du matin pour être ici", a confié Iris, une Française qui vit "trois mois par an" à Essaouira, à 450 km au sud de Rabat. "Voir le pape à Rome c'est quelque chose, mais le voir à Rabat, s'en est encore une autre", a ajouté la retraitée qui a trouvé l'homélie du pape "émouvante et réelle".

 

Dans la matinée, le souverain pontife s'était aussi rendu dans un centre social géré par des sœurs et des bénévoles à une vingtaine de km de Rabat, doté notamment d’un centre de soins où le pape a salué des petits malades. Très attendue par la petite communauté portée par les fidèles originaires d'Afrique subsaharienne, le point d'orgue de la journée sera toutefois la célébration d'une messe dans un complexe sportif couvert. Le Maroc compte environ 30 000 catholiques, dix fois moins qu'avant son indépendance, en 1956. Il y avait 200 églises à l'époque de la colonisation française et espagnole, il en reste aujourd'hui 44.

 

Enfin, lors du dernier temps de ce voyage au Maroc : Le pape François lors la messe célébrée au stade Moulay Abdellah de Rabat, animé par une chorale de plus de 500 personnes, des migrants pour la plupart, a invité les fidèles à dépasser les tentations de haine et de division, à contempler le Père pour se redécouvrir frères à travers la parabole du Fils prodigue dont la fin est ouverte, ce qui lui permet de remercier les chrétiens du Maroc «pour les efforts réalisés afin que vos communautés soient des oasis de miséricorde», les encourageant à faire grandir cette culture «dans laquelle personne ne regarde l’autre avec indifférence ni ne détourne le regard quand il voit sa souffrance» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-03/messe-stade-rabat-papmar.html).

 

Le pape François a impulsé durant ce voyage ces sujets favoris : dire non au fanatisme, mettre en avant le dialogue interreligieux, donner espoir aux minorités chrétiennes, ne pas fermer les yeux sur les migrants, et un refus du prosélytisme et des divisions. Et cela ne vise pas que les catholiques marocains.

 

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Publié le 31 Mars 2019

francetvinfo.fr nous montre ce dimanche 31 mars 2019 que selon l’Intérieur, 33 700 manifestants ont été recensés dans toute la France pour ce 20ème acte des "gilets jaunes". Quelques heurts ont eu lieu à Avignon, en dehors de la zone de sécurité, ou à Bordeaux, où ils étaient 2 500 manifestants en tout en fin d'après-midi mais rapidement maitrisés.

 

Deux policiers ont été légèrement blessés à Montpellier par des jets de projectiles, lors d’une manifestation qui a rassemblé 1650 personnes, selon la préfecture. Plusieurs centaines de manifestants ont défié les forces de police à Nice devant leur commissariat, après qu’une manifestante septuagénaire, Geneviève Legay, a été grièvement blessée la semaine dernière au cours d’un rassemblement interdit (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/30/gilets-jaunes-mobilisation-en-baisse-pour-un-acte-xx-marque-par-les-interdictions-de-manifester_5443605_3224.html).

 

Entre plus d’un millier de «gilets jaunes», selon une source policière, et 2 000, selon les organisateurs, ont défilé à Lille, respectant le parcours alternatif proposé, traversant notamment les secteurs de Wazemmes, Montebello et Cormontaigne. Des accrochages ont éclaté à plusieurs reprises, les forces de l’ordre faisant parfois usage de gaz lacrymogène, notamment après qu’un groupe de «black blocs», vêtus de noir et cagoulés, a aspergé de peinture la devanture d’une banque (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/30/gilets-jaunes-mobilisation-en-baisse-pour-un-acte-xx-marque-par-les-interdictions-de-manifester_5443605_3224.html).

 

Les "gilets jaunes" veulent rester mobilisés. "On est le peuple, c'est le peuple qui doit bouger, se réveiller", explique un manifestant. "On se bat pour la justice sociale, pour la liberté, la démocratie". Á Paris, une mobilisation en recul avec 4000 personnes. Ils étaient 40 000 samedi dernier. Les «gilets jaunes», qui contestent depuis le début du mouvement les chiffres officiels, ont quant à eux recensé 102 713 personnes descendues dans les rues.

 

Mais doit-on seulement voir la violence ? Ce serait réducteur. Comme le montre Matthieu Balu dans le HuffingtonPost.fr à travers a Alexandra Ocasio-Cortez qui voit dans les gilets jaunes le symbole des inégalités (https://www.huffingtonpost.fr/entry/alexandria-ocasio-cortez-voit-dans-les-gilets-jaunes-le-symbole-des-inegalites_fr_5ca08396e4b00ba6327e4e3f), le sujet est plus complexe. “Les gilets jaunes sont le parfait exemple de ce qui se passe quand vous oubliez la justice sociale.” La phrase prononcée par Alexandria Ocasio-Cortez au micro de la chaîne américaine MSNBC le 30 mars fait des Français en colère un véritable symbole : la manifestation, d’après l’élue à la chambre des représentants des États-Unis, de ce qui arrive lorsque des mesures environnementales sont prises sans s’occuper en parallèle de réduire les inégalités.

 

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Publié le 30 Mars 2019

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce samedi 30 mars 2019 que le pape s’est exprimé samedi devant des milliers de fidèles à Rabat, appelant à la solidarité face au «fanatisme».

 

Le pape François a commencé, samedi 30 mars, une visite de deux jours au Maroc, attendue par une communauté de plus de 30 000 fidèles. Au premier jour de son voyage, il a défendu «la liberté de conscience» et «la liberté religieuse» dans un discours prononcé sur une immense esplanade de Rabat, devant des milliers de fidèles et le roi Mohammed VI.

 

«La liberté de conscience et la liberté religieuse – qui ne se limitent pas à la seule liberté de culte mais qui doivent permettre à chacun de vivre selon sa propre conviction religieuse – sont inséparablement liées à la dignité humaine», a souligné le souverain pontife, en appelant les croyants à «vivre en frères».

 

Le pape François a par ailleurs jugé «indispensable d’opposer au fanatisme et au fondamentalisme la solidarité de tous les croyants, ayant comme références inestimables de notre manière d’agir les valeurs qui nous sont communes». Selon lui, une «préparation appropriée des futurs guides religieux est nécessaire».

 

Le pape et Mohammed VI ont par ailleurs appelé à «préserver» Jérusalem comme «patrimoine commun des trois religions monothéistes», dans un texte commun. «Nous pensons important de préserver la Ville sainte de Jérusalem/Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes», ont-ils dit dans cette déclaration, soulignant son «unicité et sacralité».

 

Au Maroc, où l’islam est la religion d’État, les autorités aiment souligner la «tolérance religieuse» qui permet aux chrétiens étrangers et aux juifs d’exercer librement leur religion. Reste que pour les Marocains, considérés automatiquement comme musulmans quand ils n’appartiennent pas à la communauté juive, l’apostasie (l’abandon de la foi) est désapprouvée par la société et le prosélytisme en faveur d’une autre religion condamné par la loi.

 

Si le renoncement à l’islam n’est pas explicitement mentionné dans le code pénal, ceux qui sont soupçonnés d’«ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion» peuvent être poursuivis. Longtemps dans l’ombre, la petite minorité des convertis plaide ouvertement depuis 2017 pour vivre sa foi «sans persécution» et «sans discrimination».

 

Le pape François et Mohammed VI souhaitent «la liberté de conscience» et «la liberté religieuse», s’opposent au fanatisme et au fondamentalisme, tout en appelant aussi à «préserver» Jérusalem. Mais pour cela, il faudra rendre les sociétés ouvertes et admettre les différences en leur sein, ce qui doit naturellement pousser les religions monothéistes à travailler en ce sens.

 

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Publié le 30 Mars 2019

L’AFP nous montre ce samedi 30 mars 2019 que la famille traditionnelle poursuit à Vérone, dans le nord-est de l'Italie, son congrès mondial, marqué samedi par une contre manifestation de mouvements féministes à cette réunion de militants ultraconservateurs, anti-avortement et défenseurs d'un modèle familial traditionnel.

 

Un cortège de plusieurs milliers de personnes, principalement des femmes, venues d'Italie et de divers pays d'Europe, s'est mis en marche en début d'après-midi dans le centre ville pour dénoncer les thèses défendues par les congressistes ainsi que la campagne anti-avortement lancée à l'occasion de l'événement qui fracture la majorité au pouvoir en Italie formée par la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème).

 

Á l'initiative du mouvement féministe "Non una di Meno" ("Pas une de Moins"), un flash mob (rassemblement éclair) a eu lieu dans la matinée à proximité du bâtiment où se déroulent les débats. L'édifice est entouré par un important dispositif des forces de l'ordre pour empêcher d'éventuels affrontements. Des militantes ont entonné "Bella Ciao" (le chant des résistants italiens pendant la Seconde Guerre mondiale) en brandissant une banderole sur laquelle était écrit : "Pour nos corps et nos désirs, c'est nous qui décidons".

 

L'intervention du populaire ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue, Matteo Salvini, est attendu lors de cette deuxième journée, également marquée par le lancement d'un comité réclamant un référendum pour l'abrogation de la loi dite "194", qui a légalisé l'avortement en Italie en 1978. "Nous demandons que toute la loi soit appliquée, y compris les premiers articles, ceux qui ne sont jamais appliqués et qui garantissent qu'une femme puisse vraiment choisir de mettre son enfant au monde", a déclaré à la presse Filippo Savarese, président pour l'Italie de Citizen Go, mouvement qui milite contre l'avortement, l'euthanasie et le mariage entre personnes de même sexe.

 

La polémique s'est poursuivie au sujet d'un petit "gadget" anti-avortement en caoutchouc remis en "cadeau" aux participants du congrès et représentant un fœtus de 10 semaines portant la mention "l'avortement arrête un cœur qui bat". Une initiative dénoncée comme "monstrueuse" par la militante féministe et ancienne président de la Chambre des députés italiens, Laura Boldrini.

 

Inauguré en 1997 par l'Américain Brian Brown, président de l'Organisation internationale de la famille, le congrès mondial réunit chaque année depuis 2012 les défenseurs de la famille traditionnelle. Son credo : "affirmer, célébrer et défendre la famille naturelle comme seule unité fondamentale et durable de la société". Les précédentes éditions ont eu lieu l'an dernier en Moldavie, sous le patronage du président moldave Igor Dodon, présent à Vérone, et en 2017 à Budapest avec la participation du Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Le choix de l'Italie cette année a toutefois fait des vagues dans la péninsule, y compris au sein du gouvernement.

 

Sous la pression, la présidence du Conseil des ministres a retiré son patronage, accordé néanmoins par le ministère de la Famille, dirigé par Lorenzo Fontana, membre de la Ligue (extrême droite) et ardent défenseur de la famille traditionnelle. Et si Matteo Salvini, qui est aussi vice-président du Conseil italien, a apporté son soutien aux familles "composées d'un papa et d'une maman", son homologue du gouvernement Luigi Di Maio a clairement pris ses distances. "La vision défendue par ce congrès à Vérone est une vision du monde appartenant substantiellement au Moyen Âge, qui considère la femme comme soumise", a déclaré M. Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème).

 

Au nombre des participants cette année figurent, outre le président moldave, la ministre ultraconservatrice hongroise de la Famille, Katalin Novak, ou un dirigeant de l'Église orthodoxe russe, Dmitri Smirnov. Cette année, les thèmes retenus pour les débats qui se poursuivront jusqu'à dimanche sont centrés sur "la beauté du mariage", les "droits des enfants", "la femme dans l'Histoire", la "croissance et le déclin démographique" ainsi que la "défense légale de la vie".

 

Comme on peut le voir ceux qui s’appellent les "guerriers culturels", ont décidé de transformer le christianisme en champ de bataille avec leur opposition sourde à l’avortement et au mariage gay, en les opposant à la famille traditionnelle qui ne leur a rien demandé. L'absence notable à Vérone est celle du Forum national des associations de familles, composé de 582 organismes catholiques. Pour elle, ce Congrès à Vérone n’existe pas (https://www.lastampa.it/2019/03/30/vaticaninsider/congresso-delle-famiglie-la-crociata-nata-negli-usa-nel-mirino-c-francesco-tD6cPYRXcyTHzO97kY7p9L/pagina.html).

 

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Publié le 29 Mars 2019

L’Express.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi 29 mars 2019 que le pape François a publié ce vendredi une loi de prévention contre les violences sur mineurs et personnes vulnérables.

 

Le pape François est à la manœuvre après les multiples scandales sexuels dans l'Église. Le souverain pontife a publié ce vendredi une loi sur la prévention et la lutte contre les violences sur mineurs et personnes vulnérables, dont les abus sexuels. Celle-ci doit s'appliquer aux employés de la Curie [gouvernement du Vatican] et de l'État de la Cité du Vatican, ainsi qu'au corps diplomatique. Cette loi est assortie d'une prescription de vingt ans pour dénoncer des actes de violence, un décompte qui s'applique à partir de l'âge de 18 ans pour des mineurs agressés.

 

Un article prévoit l'obligation de dénonciation, sauf en cas de sceau du sacrement de la confession pour les ecclésiastiques. En cas de manquement, une personne peut être condamnée à une amende, voire à une peine de prison. La loi est accompagnée d'un motu proprio explicatif - lettre apostolique à l'initiative du pape - consacrée à "la protection des mineurs et des personnes vulnérables" au sein de la Curie romaine et de la Cité du Vatican. Le pape François y rappelle le droit des victimes d'exploitation, d'abus sexuels ou de maltraitance à "être accueillies, écoutées et accompagnées". Les victimes et leurs familles doivent bénéficier d'un "soutien spirituel, médical, psychologique et légal", écrit le pape.

 

Une personne condamnée pour avoir abusé d'un mineur ou d'une personne vulnérable doit être "démise de ses fonctions". Mais cette personne doit aussi se voir offrir une aide psychologique et spirituelle adéquate en vue de sa "réinsertion sociale", ajoute le pape. Le souverain pontife spécifie aussi qu'on doit tout faire pour rétablir la bonne réputation d'une personne injustement accusée. Le texte prône en outre des programmes de formation pour le personnel de la Curie romaine et des institutions liées au Saint-Siège. Il préconise aussi un contrôle de la sélection du personnel, y compris bénévole, appelé à travailler avec des mineurs et des personnes vulnérables. 

 

Des lignes directrices pour gérer les cas d'abus sexuels sont exigées depuis 2011 par le Saint-Siège aux conférences épiscopales de la planète. Mais la Cité du Vatican et la Curie romaine se trouvaient elles-mêmes dans un vide juridique en la matière. 

 

Indications claires et protection des droits des victimes : ce sont les aspects les plus importants des trois documents publiés ce vendredi, selon Mgr Charles J. Scicluna, archevêque de Malte et secrétaire-adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi comme le montre vaticannews.va ce vendredi (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-03/interview-mgr-scicluna-vatiab.html). Il juge important «d’avoir aussi des lignes-directrices pastorales dans ce secteur», qui est «une entité pastorale, avec deux paroisses : celle de Sainte-Anne et celle de Saint-Pierre», et «l’insistance sur les droits des victimes et le fait qu’il n’y ait pas que l’obligation de dénoncer les abus – l’absence de dénonciation devient aussi un délit dans l’État de la Cité du Vatican -, mais il y a aussi des indications très claires soit légales soit pastorales pour aider les victimes.»

 

Enfin, dans son éditorial pour vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-03/editorial-andrea-tornielli-protection-mineurs-vatican-vatiab.html) Andrea Tornielli nous montre qu’à ces documents venant d’être publiés, comme annoncé à la fin du sommet de février, suivra la publication de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la foi d’un vademecum anti-abus pour l’Église universelle, et la création de mécanismes pour aider les diocèses en carence de personnel qualifié à affronter ces cas. Le pas franchi par le pape François est donc clair et non-équivoque : «La protection des mineurs et des personnes vulnérables fait partie intégrante du message évangélique que l’Église et tous ses membres sont appelés à diffuser dans le monde».

 

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Publié le 28 Mars 2019

Marie Malzac dans la-Croix.com nous apprend le mercredi 27 mars 2019 que la justice chilienne a condamné mercredi 27 mars l’Église chilienne à indemniser des victimes de l’ancien prêtre Fernando Karadima, accusé d’agressions sexuelles multiples sur des mineurs et au centre du scandale qui secoue l’institution catholique de ce pays.

 

«Affaire Karadima : la cour de Santiago accepte la plainte contre l’Église catholique et ordonne le paiement de 100 millions de pesos chiliens (soit quelque 130 000 euros) à chacun des plaignants». C’est par ce tweet que le tribunal de Santiago du Chili a annoncé, mercredi 27 mars, l’indemnisation de trois des victimes de Fernando Karadima, cet ancien curé d’une paroisse huppée de la capitale chilienne qui s’est révélé être un véritable prédateur sexuel.

 

Cela fait plusieurs années que Juan Carlos Cruz, José Andrés Murillo et James Hamilton sont engagés dans une procédure pour obtenir une indemnisation du préjudice subi de la part de l’archevêché de Santiago, qui devra désormais verser cette somme. En octobre 2018, les trois plaignants avaient déjà annoncé avoir obtenu gain de cause, se disant à la fin d’un «long chemin». Mais dès le lendemain, un juge de la Cour d’appel de Santiago en charge de l’affaire avait démenti l’existence d’une décision sur l’indemnisation, précisant que cette possibilité était encore «à l’étude».

 

Les victimes de Karadima ont eu gain de cause et le cardinal Marx souhaite des changements notables dans l’Église comme le montre la-Croix.com ce jeudi 28 mars (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Cardinal-Marx-solutions-doivent-etre-trouvees-toute-lEglise-pas-seulement-Rome-2019-03-28-1201011880?from_univers=lacroix). En visite à La Croix à l’occasion d’un colloque organisé à Paris par les conférences épiscopales allemandes, suisse et française sur «Le bien commun en Europe», le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du conseil rapproché du pape, est revenu sur la crise que l’Église traverse actuellement.

 

Pour le cardinal Marx, l’Église ne peut plus se contenter d’enseigner et le «pape François a très bien compris cela : dans sa manière de s’adresser aux catholiques, il cherche cette nouvelle manière d’inviter à la foi.» Pour lui, «Le chemin est à trouver avec l’Église universelle, et pas seulement à Rome. On ne peut penser l’Église universelle sans les Églises locales, ce n’est pas une pyramide.» Elle doit être «une force de progrès, une réponse pour aujourd’hui et pour demain et, pour cela, revenir à l’Évangile et à la charité avec les pauvres. Pour nous chrétiens, tout homme et toute femme, quelle que soit sa couleur, sa religion, son orientation sexuelle est à l’image de Dieu. Nous sommes une même famille et cette affirmation, dans sa radicalité, nous distingue des autres religions. C’est le message le plus nécessaire aujourd’hui !»

 

Mais il faut pousser plus loin, car il est «favorable également à une meilleure organisation et surtout une meilleure répartition des responsabilités. J’ai mis plusieurs années à en prendre conscience mais il me paraît évident que l’on ne peut plus réunir un synode des évêques sans y inviter aussi des laïcs, femmes et hommes. C’est urgent. Un autre problème vient de la confusion entre sacerdoce et pouvoir : il est de notre devoir de distinguer davantage et de penser à plus d’accès au pouvoir. Il faut trouver aussi des manières d’associer des femmes à la gouvernance de l’Église. Sur le fond, il faut une nouvelle réflexion et vision du pouvoir.» Pour le cardinal, «le célibat est possible mais il est nécessaire d’intégrer aussi des aspects communautaires. Il faut tout autant réfléchir au sujet des viri probati (à l’ordination d’hommes mariés, d’âge mûr, à la foi éprouvée) Et il faut donc «aborder tous ces sujets, de même que certains points de notre morale sexuelle, comme par exemple l’homosexualité, y compris dans le clergé.»

 

Enfin, l’affaire Barbarin secoue toujours le diocèse de Lyon qui cherche une solution comme le montre francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/pour-la-premiere-fois-un-pretre-du-diocese-de-lyon-appelle-le-cardinal-barbarin-a-demissionner-vraiment_3253835.html). "Pour le bien de l'Église, même si c'est dur pour lui, je pense qu'il faut que lui-même accepte de tourner la page, de tourner sa propre page, de partir vraiment, de démissionner vraiment et de faire accepter sa démission au pape", a déclaré Michel Raquet, prêtre du diocèse de Lyon jeudi 28 mars sur franceinfo. C'est la première fois qu'un prêtre du diocèse de Lyon demande publiquement la démission du cardinal Barbarin, qui a été condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d'actes pédophiles. Le cardinal Barbarin va faire appel et le pape avait refusé sa démission il y a une dizaine de jours.

 

Mardi, à Lyon, une réunion a rassemblé une cinquantaine de prêtres, diacres et laïcs pour discuter de l'avenir de la gouvernance du diocèse. Lors d’un vote organisé, 48 des 50 votants se sont prononcés pour une démission rapide du primat des Gaules. Le cardinal Philippe Barbarin en a été informé aussitôt. Dans le compte rendu de ce conseil presbytéral extraordinaire, que franceinfo a pu consulter, le vicaire général Yves Baumgarten, chargé du dossier depuis le retrait du cardinal, estime que ce retrait "ne peut être que temporaire". "Il faut, écrit-il, trouver une solution rapide à la crise de gouvernance actuelle". "Le père Baumgarten prend vraiment conscience de la difficulté actuelle de la gestion du diocèse", a commenté le prêtre Michel Raquet. "La situation est quand même incroyable d'avoir un évêque qui dit s'être retiré, et puis un pseudo administrateur diocésain, deux évêques auxiliaires, c'est quand même un peu difficile. En prenant conscience de cette difficulté-là il renvoie le cardinal à sa propre responsabilité".

 

Une entrevue au Vatican a été demandée en urgence par Yves Baumgarten, vicaire général, et Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon. Ils devraient être reçus la semaine prochaine à Rome par le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques.

 

Une volonté de changement s’impulse et il faudra voir cela dans la durée, car pour changer l’Église devra faire ses preuves.

 

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Publié le 28 Mars 2019

ledauphine.com nous montre dans son article du mercredi 27 mars 2018 que Véronique Margron qui préside la Conférence des religieux et religieuses de France, rassemblant les représentants de toutes les congrégations catholiques. Cette sœur dominicaine, théologienne de renom, se bat contre les abus sexuels au sein de l'Église. Elle publie un livre de combat, "Un moment de vérité" (Albin Michel), pour en finir avec "ce désastre".

 

Véronique Margron est la première femme à la tête de la Conférence des religieux et religieuses de France qui regroupe tous les prieurs, provinciaux, abbés, abbesses et responsables monastiques. "C'est une voix catholique qui compte et une responsable reconnue de l'institution ecclésiale", souligne son éditeur, Albin Michel, chez qui elle publie "Un moment de vérité", livre sans concession, appelant l'Église à faire son examen de conscience, à se réformer et à couper les racines du mal qui la ronge : les abus sexuels. "Un désastre", selon ses mots.

 

Depuis mars, les affaires de pédophilie dans l'Église catholique française se multiplient. Longtemps, "on n'en a pas assez parlé", selon la dominicaine, mais désormais, "il y a eu une avalanche de révélations". "Tout cela m'a plongé dans un profond désarroi, mais surtout, une grande colère". L'Église, martèle-t-elle, "est faite pour servir les plus fragiles et se retrouve avec des prédateurs dont elle s'est fait le complice, par son déni et son silence".

 

Et aujourd'hui, que la parole des victimes s'est libérée, que les scandales ont éclaté, que des jugements ont été rendus ou des procès en cours, "l’Église n'en fait pas assez", selon Sœur Véronique. La parole du pape, sa convocation en février d'un sommet des présidents des conférences épiscopales du monde entier au Vatican, la mise en place d'une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs au sein de l'Église ne sauraient suffire. "Il ne suffit pas que le chef dise que ça va changer pour que ça suive". Si des mesures ont été prises, leurs effets non seulement se font attendre, mais il faut aller plus loin, dans la formation des prêtres, dans l'organisation même de l'Église et dans la prise en compte et l'indemnisation des victimes, selon la dominicaine.

 

Après le silence, la révélation, le temps est venu de la justice. Pas seulement celle des hommes, mais celle de l'institution. "L'Église ne fait pas tout ce qu'il faut s'agissant des agresseurs". La propre justice interne de l'Église catholique, qui prononce des peines ecclésiastiques, est défaillante : "Á partir du moment où il existe un droit, autant l'appliquer", juge Sœur Véronique.

 

Véronique Margron a des mots sévères envers le cardinal Philippe Barbarin, dont le pape a refusé la démission, invoquant "la présomption d'innocence", après que l'archevêque de Lyon, qui depuis s'est mis en retrait de son diocèse, a été condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis, pour non dénonciation à la justice des agressions pédophiles imputées par des scouts lyonnais au père Bernard Preynat.

 

Sœur Véronique déplore l'appel formé par les avocats de Mgr Barbarin, archevêque de Lyon depuis 2002, cardinal depuis 2003, primat des Gaules : "Comme archevêque, il a proposé sa démission au pape, mais comme homme, il fait appel. Mais il n' a pas été condamné comme citoyen, mais bien comme responsable dans l'exercice de sa fonction épiscopale. Ce n'est pas comme s'il s'agissait d'un simple accident de la circulation, qui là relèverait du citoyen. Sa condamnation relève de son rôle ecclésiastique".

 

La présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France n'est pas plus indulgente avec le pape François, qui a longtemps pris personnellement la défense du cardinal français et avait déjà refusé une première fois sa démission, "un contresens, une imprudence", avait objecté le Saint-Père. Dans le refus de la démission de Barbarin, Véronique Margron voit un symptôme du dysfonctionnement de l'institution et de son organisation. "Ce pape est lui-même dans une pouvoir tellement autocentré qu'il court le risque d'être discrétionnaire. Il est rattrapé par ce pouvoir alors que lui-même l'a dénoncé comme une de causes de cette crise".

 

Le changement dans l’Église est difficile et il devra sans doute partir de la base comme le montre la-Croix.com ce jeudi 28 mars (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Reparons-lEglise-lappel-Croix-2019-03-27-1201011767?from_univers=lacroix et https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Reparons-lEglise-prenez-parole-2019-03-27-1201011768?from_univers=lacroix). «La Croix», tout comme l’hebdomadaire «Pèlerin», lance ce jeudi 28 mars un vaste appel à ses lecteurs et internautes dans le cadre d’une opération intitulée «Réparons l’Église». Cette formulation fait écho à l’appel qui est à l’origine de la vocation de François d’Assise : «Va, répare mon Église en ruine». C’est une invitation à poser un diagnostic sur la situation actuelle de l’Église, mais aussi à faire acte de proposition pour une plus grande fidélité à l’Évangile.

 

Celle-ci vise à permettre à tous les catholiques qui le souhaitent d’exprimer leur opinion et faire part de leurs propositions, alors que l’institution traverse une grave crise liée aux abus sexuels. Ils rendront compte de leurs apports, et ils en produiront une synthèse qui leur seront restituées. Ils envisagent également d’animer plusieurs débats en région. Toutes les suggestions seront bienvenues jusqu’au 7 juin.

 

Et cette initiative est souhaitable au vu de l’image de l’Église comme le montre Bernadette Sauvaget dans Témoignage chrétien le mercredi 27 mars (https://www.temoignagechretien.fr/eglise-catholique-une-crise-sans-precedent/) puisque le sondage exclusif qu’il a publié montre à quel point le catholicisme français est profondément ébranlé par les scandales sexuels dans l’Église. Cette crise affecte aussi la société française dans son ensemble. Tout cela est ponctué par la fine analyse de Philippe Portier, historien et sociologue des religions.

 

Malgré cette crise, l’Église catholique bénéficie encore d’un capital de confiance significatif, aux alentours de 40 % dans la population française. L’institution catholique est encore, je dirais, relativement préservée, même si les affaires de pédophilie l’affectent grandement. Près des deux tiers des Français reconnaissent que l’image qu’ils ont de l’Église s’est dégradée. Mais pour que la confiance dans l’Église se maintienne, il faut que ses serviteurs – j’entends par là les prêtres, les évêques et jusqu’au pape – soient à la hauteur. Le sondage met bien en évidence cette difficulté. Il faut que les clercs passent une sorte d’oral de rattrapage pour que le capital encore investi dans l’Église ne disparaisse pas.

 

La gestion de la crise par le pape François est désavouée par 65 % des Français. Ce chiffre atteint même 58 % parmi les catholiques. Le pape a bénéficié d’une image très ouverte. Mais, dans sa gestion de la crise, il renvoie l’Église à une culture du secret, en déconnexion totale avec ce qu’il promettait dans beaucoup de ses discours. Les sensibilités contemporaines n’acceptent plus cette distorsion. Pour une large majorité de Français (83 %), les scandales des abus sexuels constituent l’une des crises majeures traversées par l’Église catholique. Le mariage des prêtres et l’ordination des femmes sont plébiscités comme remèdes à la crise actuelle. L’institution catholique est en crise parce qu’elle n’est plus adaptée aux principes sur lesquels la société contemporaine se construit. Elle n’a pas compris qu’elle n’était plus dans la société de la culture du secret, de l’inégalité, de l’absence de contrôle qui caractérisait les temps anciens.

 

Le sondage révèle aussi qu’une majorité de catholiques plaide pour un pouvoir accru des laïcs et un réel contrôle de la hiérarchie sur les prêtres. L’Église catholique peut se maintenir comme une structure vivante dans la société, estiment les Français, à condition qu’elle veuille bien s’adapter aux principes de la démocratie constitutionnelle dans laquelle nous vivons. Cela suppose bien plus qu’un aggiornamento, une restructuration complète !

 

L’Église centrée sur le prêtre et un pape monarque n’a plus la faveur du Peuple de Dieu, qui souhaite une Église qui part de la base aidant le pape dans son rôle de pasteur. Espérons que cela soit possible.

 

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Publié le 27 Mars 2019

Le correspondant au Vatican de RFI.fr, Eric Sénanque nous montre le mardi 26 mars 2019 que c’est une démission qui fait du bruit au Vatican : la directrice du supplément féminin de l’Osservatore Romano le quotidien du Saint-Siège claque la porte, tout comme son comité de rédaction, dénonçant une reprise en main de la publication, qui a beaucoup fait pour évoquer la place des femmes dans l’Église. Sa voix ne parlera plus désormais depuis l’intérieur du Vatican. Lucetta Scaraffia a décidé de claquer la porte de «Femme, Église, Monde», le supplément  mensuel du très sérieux quotidien du Saint-Siège.

 

Lancée en 2012 sous l’impulsion du pape Benoît XVI, cette publication jouissait d’une grande liberté éditoriale, sous la baguette de cette historienne respectée. C’est ce supplément qui avait publié l’an dernier une enquête approfondie sur les conditions de travail des religieuses, et dévoilé la réalité des abus sexuels sur les sœurs. Une réalité que le pape François avait pour la première publiquement évoquée en janvier dernier.

 

Dans son dernier éditorial, Lucetta Scaraffia ne cache pas son amertume, dénonçant le manque d'appui de la nouvelle direction de l’Osservatore Romano qui depuis trois mois n’a cessé selon elle d’affaiblir la ligne éditoriale de sa publication. L’historienne démissionne, accompagnée des 10 autres femmes membres du comité éditorial. L’Italienne a même écrit une lettre ouverte au pape dans laquelle elle déplore d’être placée «sous le contrôle des hommes».

 

Mme Scaraffia évoque un retour "à la coutume dépassée et aride de choix venant du haut (...) de femmes considérées comme faibles". Elle a aussi rendu public l'éditorial du dernier magazine qui doit théoriquement être publié le 1er avril, dans lequel elle met directement en cause "la nouvelle direction de L'Osservatore Romano", accusée d'avoir mis les femmes dos à dos. La revue de femmes avait le soutien de l'ex-directeur de L'Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, un érudit professeur d'université remercié du jour au lendemain en décembre, remplacé par l'écrivain Andrea Monda dans le cadre d'un plus vaste remaniement de toute la communication du Vatican (https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/26/femmes-eglise-monde-revue-feministe-du-vatican-cesse-sa-publication_a_23700575/).

 

Le directeur de l’Osservatore Romano, dans une note se défend de toute interférence dans la ligne éditoriale du supplément féminin. «Je n'ai jamais sélectionné qui que ce soit selon le critère de l'obéissance» explique-t-il. Il affirme toutefois n'être jamais intervenu dans le mensuel, se limitant à "suggérer" des thèmes et des personnes à éventuellement impliquer (https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/26/femmes-eglise-monde-revue-feministe-du-vatican-cesse-sa-publication_a_23700575/).

 

Difficile de se faire une place dans une Église cornaquée par les hommes souhaitant que les femmes restent dans le rang, plus encore quand on voit une initiative comme le supplément de l’Osservatore Romano, «Femme, Église, Monde», qui permettait de voir la touche féminine de l’Église se faire peu à peu contrôler par un homme.

 

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Publié le 26 Mars 2019

Sylvain Duchampt dans son article sur france3-regions.francetvinfo.fr nous informait le vendredi 22 février 2019 que depuis 2017, le père Bernard Peyrous est démis de ses fonctions par l'archevêque de Bordeaux «à la suite de gestes gravement inappropriés» sur une femme. La communauté l’Emmanuel et le cardinal Ricard n’en disent pas plus mais comme le souligne un prêtre bien informé sur ce type d’affaires «en pur langage ecclésiastique, cela signifie que les faits sont graves.» La victime n’aurait pas souhaité déposer plainte. L’abbé Peyrous a reconnu les attouchements et a été démis de ses fonctions.

 

Difficile, au sein de l’Église, de ne pas connaître l’abbé Bernard Peyrous. Ce prêtre de 71 ans est une figure de la communauté de l’Emmanuel. Il est, notamment, spécialiste en histoire de la spiritualité et en théologie spirituelle, et ancien postulateur de la cause en béatification de Marthe Robin.

 

L’abbé vient d'être affecté, près de Toulouse, dans la plus grande discrétion et malgré l'existence de nouveaux faits. Mgr Le Gall le nomme avec un autre membre de la communauté de l’Emmanuel, le père Pierre Protot, au sein de l’ensemble paroissial d’Aucamville. Mais très rapidement, cette trace est effacée. Sur la page des nominations du diocèse toulousain le nom de l’abbé a disparu. Désormais, seul est cité le père Protot.  Au sein même de la paroisse d’Aucamville, les fidèles se contentent d'appeler l’ecclésiastique d'un simple «père Bernard».  L'abbé est semble-t-il dissimulé aux yeux du grand public.

 

Mélinée Le Priol, dans son article pour la-Croix.com du mardi 26 mars (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Imbroglio-autour-transfert-dun-pretre-accuse-gestes-gravement-inappropries-2019-03-26-1201011397) nous informe de cette situation qui s’avère de plus en plus consternante puisque les diocèses de Toulouse et de Bordeau, ainsi que la communauté de l’Emmanuel dont est membre le prêtre, semblent incapables de se mettre d’accord sur les responsabilités qui leur incombent ainsi que la marche à suivre désormais. Selon la communauté de l’Emmanuel, le père Peyrous a signé une «charte stricte» régissant le «cadre clair et précis» dans lequel il intervient au sein de cette paroisse de Haute-Garonne, et continue également d’être suivi par un psychologue.

 

Autre fait accablant pour ces deux diocèses du sud-ouest et la communauté charismatique chargés de gérer cette situation : peu après le retrait du père Peyrous en octobre 2017, trois autres femmes ont témoigné auprès de l’Emmanuel avoir vécu des attitudes «inacceptables» de la part du prêtre. Il précise que ces trois femmes – qui n’ont pas non plus souhaité porter plainte – ont estimé «ce qui devait être fait avait été fait», qu’elles avaient été «reconnues comme victimes et entendues». Or ces trois autres victimes, le diocèse de Toulouse n’en avait pas entendu parler au moment où de l’arrivée du père Peyrous à la rentrée 2018.

 

Dans la mesure où il n’avait «pas connaissance de l’intégralité des faits reprochés au père Peyrous», l’archevêque de Toulouse Mgr Robert Le Gall a demandé, vendredi 22 mars, l’ouverture d’une enquête canonique préalable. La communauté de l’Emmanuel assure que selon le droit canonique, une telle enquête doit être ouverte par l’ordinaire du diocèse où est incardiné le prêtre accusé : en l’occurrence le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux.

 

Mais celui-ci ne semble pas décidé à le faire. «Le cardinal n’a aucune intention d’ouvrir une enquête canonique, puisqu’il estime avoir fait ce qu’il devait faire en prenant des mesures conservatoires», explique le père Jean Rouet au diocèse de Bordeaux. Il certifie que selon le droit canonique, rien n’oblige le cardinal Ricard à ouvrir une telle enquête, les faits en question ne relevant pas du délit pénal (canon 1777). En réalité, les faits, qui n’ont encore fait l’objet d’aucune procédure judiciaire, n’ont simplement pas été caractérisés.

 

Il est très pénible de voir un cardinal, un archevêque et un mouvement charismatique ne pas savoir quoi faire de l’abbé Peyrous. La lutte contre les abus sexuels dans l’Église de France a du plomb dans l’aile.

 

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Publié le 25 Mars 2019

la-Croix.com nous montre que le 25 mars 2019, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié un communiqué intitulé : «Élections européennes : quelle Europe voulons-nous ?» Dans un contexte difficile – l’«Europe n’a pas bonne presse» actuellement, relèvent-ils – les évêques appellent les catholiques et au-delà l’ensemble des citoyens français, «à participer aux élections des députés au parlement européen…».

 

Tout en reconnaissant que l’Europe peut sembler «lointaine», «technocratique» ou même «inefficace» à beaucoup de gens, les évêques rappellent leur attachement au projet européen. Ils rappellent ainsi que beaucoup des « valeurs et principes communs » aux pays membres sont «issus du christianisme» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/eveques-France-plaident-lEurope-lapproche-elections-2019-03-25-1201011269).

 

Sans s’enfermer «dans un schéma manichéen (pour ou contre l’Europe)», ils leur demandent de s’exprimer sur «le modèle économique, social, culturel et spirituel» qui leur semble «le plus adapté» pour le continent aujourd’hui. Les évêques se positionnent résolument en défense de l’Union européenne. «Certaines solutions ne peuvent être trouvées sur une seule base nationale», affirment-ils par exemple, évoquant notamment la crise des migrants. Pour eux, seule l’Europe peut être «la cheville ouvrière et le fer de lance » de relations internationales « mieux organisées et davantage régulées» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/eveques-France-plaident-lEurope-lapproche-elections-2019-03-25-1201011269).

 

«Nous avons à aider les citoyens européens à discerner la nature des choix à effectuer pour que l’Europe réponde davantage à leurs attentes mais aussi à sa mission propre dans l’évolution du monde», souligne également le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.

 

Enfin, Les évêques appellent donc les fidèles, et tous les citoyens, à aller aux urnes le 26 mai prochain, non pas pour dire «oui» ou «non» à l’Europe mais pour dire «quelle Europe nous voulons, le modèle économique, social, culturel et spirituel qui nous semble le plus adapté pour notre continent aujourd’hui» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/eveques-France-plaident-lEurope-lapproche-elections-2019-03-25-1201011269).

 

La montée populiste fait craindre le pire et les évêques prennent une bonne position celle de demander aux citoyens quelle Europe ils veulent. La sensation de ne pas être écouté peut mener aux pire choix, et se responsabiliser permet aux citoyens de prendre pleinement en main la politique.

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