Publié le 30 Avril 2019

Nicolas Senèze, à Rome nous montre ce mardi 30 avril 2019 sur la-Croix.com que publié vendredi 26 avril, un nouveau document de la Commission théologique internationale étudie les défis contemporains de la liberté religieuse, notamment face aux nouvelles tendances autoritaires des États dits libéraux, qui selon elle la menace, tout en proclamant sa neutralité en matière de religion à travers «une éthique de l’État de tendance libéral-libertaire, avec une inflation des droits subjectifs conduisant à minimiser la liberté religieuse qui semble devenir un droit subjectif comme les autres».

 

Les théologiens chargés de conseiller le pape mettent donc en garde contre «une forme de “totalitarisme doux”» d’un État « moralement neutre» tendant à devenir «éthiquement autoritaire (…) lorsqu’il commence à contrôler le domaine de tous les jugements humains», en décidant de «l’orthodoxie et l’hérésie de la liberté, au nom d’une vision politico-salvifique de la société idéale».

 

La CTI prend ainsi l’exemple des restrictions mises aujourd’hui à l’objection de conscience, régulièrement défendue par les papes successifs de Jean-Paul II à François. Face à ces menaces, les théologiens de la CTI rappellent la nécessité de la «laïcité positive» définie par Benoît XVI pour «assurer la relation nécessaire et concrète de l’État de droit avec la communauté des ayants droit». Le document insiste en effet longuement sur la dimension communautaire de la liberté religieuse, et la nécessité de ne pas négliger les corps intermédiaires tels que les Églises.

 

La liberté religieuse pour le bien de tous aborde aussi la question du fondamentalisme religieux comme menace pour la liberté religieuse, tout en relevant que celui-ci «ne semble pas être un simple retour plus “observant” à la religiosité traditionnelle», mais relève justement plus souvent «d’une réaction spécifique à la conception libérale de l’État moderne, en raison de son relativisme éthique et de son indifférence envers la religion». Sans citer spécifiquement l’islam, ce document met toutefois en garde contre la confusion entre le martyre chrétien et «le suicide-homicide au nom de Dieu» dans lequel il voit «une corruption de l’esprit et une blessure de l’âme».

 

Au contraire, explique la CTI, le martyre chrétien est le «suprême témoignage non-violent d’une fidélité personnelle à la foi, devenue objet de haine spécifique, d’intimidation et de persécution» et le symbole de cette «liberté d’opposer l’amour à la violence et la paix au conflit». Les martyrs «ont résisté à la pression des représailles, en annulant l’esprit de vengeance et de violence par la force du pardon, de l’amour et de la fraternité», explique-t-elle, rappelant aussi le «martyre blanc» de ceux qui «doivent subir des comportements profondément offensants, qui les tiennent aux marges de la vie sociale».

 

Si ce document n’a pas de visée pratique, il servira à aider la Curie ou les différentes Églises locales «à comprendre la situation actuelle avec un regard chrétien».

 

Mais, il est dangereux de ne pas voir ce qui se cache derrière ce souci de la liberté religieuse puisque le cardinal Pietro Parolin a montré ce que sous entend le CTI sur les États libéraux lors d’un colloque international tenu à l’ambassade des États-Unis près du Saint-Siège, mercredi 3 avril 2019 notamment sur l’institution du mariage ou le droit inviolable à toute vie humaine (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-04/le-plaidoyer-du-cardinal-parolin-pour-la-liberte-religieuse-dans.html), donc une opposition nette contre le mariage gay et l’avortement.

 

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Publié le 30 Avril 2019

41 ans et toujours pleins d’espoir

Aujourd’hui nous fêtons notre 41e anniversaire, et nous pensons à quelle Église nous devons choisir en cette période de crise due à la pédophilie cléricale, au double langage des prélats du Vatican qui fustigent l’homosexualité tout en la pratiquant, sans oublier l’abus de religieuses par des clercs, et José Antonio Pagola dans Jésus : Approche historique en 2012 nous donne une piste engageante : «Je ne vois pas comment aimer plus authentiquement l’Église que de travailler à sa conversion à l’Évangile. Je veux vivre en l’Église en me convertissant en Jésus. Je veux travailler pour une Église qui les gens sentent comme l’«amie des pêcheurs». Une Église qui recherche les «égarés», en négligeant peut être d’autres aspects qui peuvent sembler importants. Une Église dans laquelle la femme occupe la place que lui assignait Jésus. Une Église qui se soucie du bonheur des personnes, qui accueille et accompagne tous ceux qui souffrent. Une Église au grand cœur dans laquelle chaque matin, nous nous mettions à travailler pour le Royaume, en sachant que Dieu fait se lever le soleil sur les méchants et les bons.»

 

Mais comment en arriver là ? Pour cela il faut construire une Église ouverte, proche des gens, qui s’arrête pour eux et leur consacre du temps, essayant de les aider au mieux. Elle doit mûrir et évoluer. Elle ne doit pas être d’accord avec le fait que de nombreux groupes souffrent de discrimination à l’intérieur et à l’extérieur d’elle. C’est pour cela qu’elle doit soutenir les pauvres, les femmes, les jeunes, les divorcés remariés, les migrants, le mouvement lesbien, gay, bisexuel et transgenre (LGBT), et tous les exclus de la société. Elle doit combattre la haine et en finir avec elle. L’Église doit donc écouter, mais aussi parler, et décider de sa marche à suivre, ce qui doit la pousser à s'impliquer dans la société, auprès des gens, et trouver le moyen, de rassembler les chrétiens autour du message libérateur de l’Évangile. Elle doit se construire sur les valeurs de liberté, de solidarité, d’ouverture et d’égalité présentent dans l’Évangile et qui ont été si souvent oubliées.

 

Nous ne faisons pas partie de ceux qui croient que la solution à la crise est de se mettre à genou et prier ou dans un renouveau de la foi dans le Saint-Sacrement, ou encore qui accuse la société des dysfonctionnements dont l’Église est elle-même responsable. Il est difficile de briser les structures qui ont rendu les abus possibles, pourtant, rien n’est impossible, car l’Église doit devenir «servante et pauvre», faire confiance à la mobilisation des sociétés civiles pour obtenir les réformes des structures injustes par la «pression morale libératrice» non violente, et aider à rendre le «monde plus respirable, plus juste et plus humain».  Elle ne doit plus repousser les diverses tentatives des gouvernements occidentaux d’étendre les droits de procréation et les protections accordées aux femmes, aux jeunes filles et aux homosexuels.

 

Et comme le dit Dom Helder Camara : «Les chrétiens sont comme les autres citoyens. Ils n’ont pas la formule magique, ils cherchent». C’est en cherchant, que nous pouvons aider l’Église à revenir sur les bons rails.

 

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Publié le 29 Avril 2019

Jacques Berset, nous montre sur cath.ch ce lundi 29 avril 2019 que près d’un millier de personnes en Suisse soutiennent les réformes demandant l’égalité des femmes dans l’Église. Fin mars 2019, sept théologiennes et théologiens ont adressé aux évêques suisses une liste de revendications dans un message intitulé “Nous en avons assez !” L’impulsion a été donnée à ces revendications par l’annonce, en novembre 2018, de la sortie collective de l’Eglise de six personnalités catholiques suisses bien connues. Cécile Bühlmann, ancienne conseillère nationale des Verts (LU), Anne-Marie Holenstein, ancienne directrice d’Action de Carême, Monika Stocker, ancienne conseillère nationale et conseillère municipale de Zurich, Doris Strahm, et Regula Strobel, théologiennes féministes, ainsi que Ruth-Gaby Vermont ancienne conseillère nationale et membre du Conseil de l’Europe, avaient déclaré ne plus vouloir appartenir à une institution “qui nie les droits des femmes et les exclut de la hiérarchie ecclésiale, en raison de leur sexe et du pouvoir masculin”.

 

Les sept signataires seront reçus à la mi-juin par Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle et président de la Conférence des évêques suisses (CES), et son vicaire général Markus Thürig. “Nous n’aurions jamais pensé qu’il y aurait autant de soutiens, et surtout de la part d’autant de personnes actives au sein de l’Église”, a annoncé le 26 avril 2019 Jacqueline Keune, l’une des initiatrices du catalogue des revendications. Á chaque courriel, relève la théologienne lucernoise, on pouvait lire : “Les gens veulent – enfin – une autre Église ou une Église autrement”. “Les gens ne veulent pas attendre des changements encore pendant des décennies”, insiste la théologienne, connue pour ses livres et son engagement au sein des Communautés chrétiennes de base en Suisse.

 

La liste des signataires comprend des personnalités éminentes telles que Simone Curau-Aepli, présidente de la Ligue suisse des femmes catholiques, Sœur Ingrid Grave, de la communauté des dominicaines d’Ilanz, Odilo Noti, ancien responsable de la communication et du marketing à Caritas Suisse, et Sepp Riedener, pionnier de la pastorale de rue des Églises à Lucerne. En plus des nombreuses personnes qui travaillent dans la pastorale, le soutien est également venu de milieux académiques : Leo Karrer, professeur émérite de théologie pastorale, Walter Kirchschläger, ancien professeur d’exégèse du Nouveau Testament, Max Küchler, également professeur émérite d’exégèse du Nouveau Testament, et Udo Rauchfleisch, professeur émérite de psychologie. La majorité des soutiens vient de Suisse, mais on trouve également des signataires à l’étranger, notamment en Allemagne et en Autriche. Les initiatrices et initiateurs, en Suisse alémanique, sont Jacqueline Keune, Marie-Theres Beeler, Angela Büchel Sladkovic, Nico Derksen, Monika Hungerbühler, Elke Kreiselmeyer et Felix Senn.

 

Les revendications concernent notamment le droit canonique, qui doit être “fondamentalement révisé” en ce qui concerne l’égalité des droits entre hommes et femmes. En outre, selon les signataires, les évêques suisses doivent suivre leur conscience “indépendamment des directives romaines” et assumer leur responsabilité personnelle en appliquant des solutions régionales. De plus, peut-on lire, les hommes ne devraient plus être ordonnés prêtres et diacres avant que les femmes n’aient accès à ces ministères. Les évêques suisses devraient également se distancier des déclarations romaines “qui dénigrent les femmes ou même les criminalisent”. Dans la demande numéro 19, les sept théologiennes et théologiens exigent en outre que les évêques suisses, dans un délai de deux ans, “s’engagent également dans un processus de réforme avec d’autres évêques et donnent des premiers signes encourageants”.

 

Les laïcs répondent aux soucis de réforme de l’Église, et plus particulièrement les femmes qui veulent enfin jouer un rôle plus important dans une institution qui les a vu trop longtemps dans des rôles de servantes plutôt que de direction. Les femmes proposent une réforme viable pour l’institution afin que l’égalité y soit pleine et entière, les hommes qui la dirigent doivent alors laisser de la place et savoir que l’Église a autant besoin d’elle que d’eux. Il est grand temps que les femme prennent pleinement leur place dans celle-ci.

 

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Publié le 29 Avril 2019

Isabelle de Gaulmyn (à Strasbourg) nous montre dans la-Croix.com le dimanche 28 avril 2019 qu’un colloque à la faculté théologique de Strasbourg intitulé opportunément «la tentation du cléricalisme», et qui conviait une série de disciplines, histoire, théologie, droit canonique, pour cerner le cléricalisme, a permis de lancer quelques pistes pour rééquilibrer les pouvoirs entre prêtres et laïcs.

 

L’intervention d’historiens, comme Nicole Lemaître, fut de ce point de vue rassurante : elle a permis de constater que le cléricalisme actuel est d’abord une construction historique, qui doit beaucoup au Concile de Trente. S’est opérée à partir du XVIIe siècle, une «radicalisation catholique» qui a concentré toutes les fonctions sacrées sur le prêtre ordonné, à partir de l’Eucharistie et de la confession. En particulier, l’École française de spiritualité de de Berulle et Olier, a façonné un imaginaire du prêtre idéal, le «saint prêtre» au-dessus des fidèles, identifié au Christ.

 

La première manière de lutter contre ce cléricalisme, et sans doute la plus immédiate, constitue dans une meilleure maîtrise du droit canonique, dont l’objet est justement de sanctionner de telles dérives. Comme l’a noté non sans humour le canoniste Alphonse Borras, «le premier réflexe de l’évêque est de chercher un avocat de la société civile, en oubliant de se tourner vers ses propres autorités judiciaires internes». L’accent mis sur la miséricorde a fait oublier ce que le droit canonique peut avoir de punitif. Il manque aussi de lieux de régulation dans les structures ecclésiales, qui permettraient de signaler les dysfonctionnements graves. Dans le même ordre d’idée, Marie-Jo Thiel a pointé une culture du secret, et l’absence de transparence des procédures et des décisions.

 

Autre piste, plus théologique, l’apprentissage de la liberté spirituelle, et le juste exercice de leur «pouvoir spirituel» par les prêtres. Mgr Eric de Moulin-Beaufort, archevêque de Reims et président élu de la Conférence des évêques de France, a développé une réflexion sur la figure du «pasteur». «Il n’y a qu’un vrai pasteur, c’est le Christ». Il a fustigé les prêtres qui se prenaient eux-mêmes pour le Pasteur. Cela passe aussi par la vigilance des «brebis», c’est-à-dire des fidèles, qui, a-t-il rappelé, ne doivent pas être soumises, ou idolâtres par rapport aux ministres ordonnés.

 

Mais si la conception actuelle du prêtre clerc actuel doit beaucoup à l’histoire, il est sans doute possible d’en repenser la définition actuelle. Le canoniste Thibault Joubert insiste sur l’importance prise par la figure du prêtre au détriment de celle de l’évêque et des autres ministères : «Nous avons eu une théologie du sacrement de l’ordre trop concentrée sur le sacerdoce. Il subsiste aujourd’hui une tension entre deux théologies du ministère : la première centrée sur la figure sacerdotale du prêtre, l’autre partant d’une pluralité organique des ministères sous la présidence de l’évêque». En quelque sorte, la concentration progressive sur le prêtre des tâches originellement réparties dans une grande variété de fonctions sacrées, a nui à la diversité des rôles dans le catholicisme. Un défaut de pluralisme qui a nourri les abus de pouvoir que l’on sait.

 

C’est une bonne chose de trouver des solutions pour mettre fin au cléricalisme avec le souci de mettre plus avant le pluralisme, qui espérons le amènera un rôle plus important aux femmes.

 

Marie Malzac, nous apprend également sur la-Croix.com ce lundi 29 avril 2019 (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/A-Avignon-diocese-CCFD-reconcilient-2019-04-29-1201018637?from_univers=lacroix) que quelques semaines après la décision du diocèse d’Avignon de ne plus reconnaître le CCFD-Terre solidaire comme mouvement d’action catholique, Mgr Jean-Pierre Cattenoz a réintégré le Comité. Une décision qui fait suite au retrait du CCFD du collectif Rosmerta en opposition avec le diocèse. Pour marquer cette réintégration, «un signe fort», Mgr Cattenoz proposera aux prêtres du diocèse d’encourager la campagne d’appels aux dons du CCFD entre l’Ascension (30 mai) et la Pentecôte (9 juin). Habituellement, cette campagne a lieu pendant le Carême, une période au cours de laquelle le diocèse avait coupé ses liens avec le Comité.

 

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Publié le 28 Avril 2019

Ouest-France.fr avec L’AFP nous montre que lors de la prière de ce dimanche 28 avril 2019 sur la place Saint-Pierre, le pape François a appelé à l’évacuation des réfugiés détenus en Libye, notamment les femmes et les enfants, dont la situation est rendue encore plus dangereuse par le conflit en cours dans le pays.

 

Le pape François a demandé dimanche l’évacuation à travers des couloirs humanitaires des réfugiés détenus en Libye, plus spécialement les femmes et les enfants. «Je vous invite à vous unir à ma prière pour les réfugiés qui se trouvent dans les centres de détention en Libye et dont la situation, déjà très grave, est rendue encore plus dangereuse en raison du conflit en cours», a-t-il dit aux fidèles sur la place Saint-Pierre à l’issue de la prière dominicale. «Je lance un appel pour que plus particulièrement les femmes, les enfants et les personnes malades puissent être le plus rapidement évacués à travers des couloirs humanitaires», a ajouté le pape argentin.

 

Un groupe d’environ 140 réfugiés provenant de la Libye est attendu lundi à Rome. Organisations humanitaires et institutions internationales s’alarment de la situation de milliers de migrants en Libye, pris au piège des combats qui font rage depuis trois semaines entre les forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) et celles du maréchal Haftar. Le nombre de migrants, souvent clandestins, est estimé à plusieurs centaines de milliers. Parmi eux, l’Organisation internationale de la migration (OIM) en recense 5933 retenus dans des «centres de détention» officiels. D’autres sont détenus par des groupes armés dans des installations échappant à tout contrôle.

 

Ce souci du pape envers les migrants est à rapprocher avec a seconde édition de la marche solidaire pour les migrants, baptisée «relais solidaire contre la montre» et organisée par l’association l’Auberge des migrants, est partie de Vintimille, près de la frontière franco-italienne, dimanche 28 avril. Dix jours de marche ainsi que trente et une étapes sont prévus pour traverser la France jusqu’à Calais, un point de blocage important pour plusieurs centaines de personnes vivant dans des conditions plus que précaires en attendant de tenter un passage vers l’Angleterre, et sensibiliser sur l’accueil des réfugiés étrangers en France (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/28/seconde-edition-contre-la-montre-pour-la-marche-solidaire-pour-les-migrants_5455927_3224.html).

 

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Publié le 27 Avril 2019

Marie Malzac, nous montre sur la-Croix.com ce samedi 27 avril 2019 que dans des propos rapportés par l’hebdomadaire catholique espagnol Vida Nueva, les cardinaux Oscar Maradiaga et Oswald Gracias, membres du Conseil des cardinaux chargés de réformer la curie, confirment, entre autres, la création prochaine d’un grand dicastère pour l’évangélisation, qui aurait la préséance sur la Congrégation pour la doctrine de la foi, considérée à l’heure actuelle comme l’organe ayant le plus de poids au sein de la curie.

 

Le nouveau dicastère serait le fruit d’une fusion entre la Congrégation pour l’évangélisation des peuples (connue aussi comme Propaganda fide) et le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Un autre changement ecclésiologique majeur est introduit dans les propositions du «C6» : les dicastères du Vatican seront mis au service du collège épiscopal. De ce fait, l’évêque d’un diocèse, même petit, se verrait désormais reconnaître le même poids hiérarchique qu’un préfet de dicastère romain.

 

Selon le nouveau document, les dicastères ne seraient plus un «instrument» du pape pour «superviser» les évêques mais leur «rôle principal serait de les aider». Le texte, précise-t-il en ce sens, consacre en outre la possibilité que des laïcs soient mis à la tête de dicastères. Enfin, le document prévoit d’inclure parmi les «institutions liées au Saint-Siège» la Commission pontificale pour la protection des mineurs, créée par le pape en 2014.

 

Après la promulgation de Praedicate Evangelium et le retour des conférences épiscopales après étude, on pourrait envisager de consacrer une assemblée synodale à ces nouvelles lignes d’ecclésiologie pratique. La dernière version rédigée par les cardinaux de la garde rapprochée du pape doit en effet désormais être envoyée pour de dernières vérifications aux dicastères de la curie, aux conférences épiscopales et à certaines universités catholiques de renom dans le monde.

 

La nouvelle constitution doit remplacer Pastor Bonus, le texte en vigueur, promulgué en 1988 par Jean-Paul II. Toutefois, de l’aveu même des rédacteurs du texte, il devrait être difficile de rester dans ces délais. D’ailleurs, selon les informations de La Croix, le document n’est pas encore arrivé à la Conférence des évêques de France.

 

Malgré cette très intéressante réforme de la curie, l'ONU vient de voter une résolution pour combattre le viol comme arme de guerre, un texte bien moins ambitieux que prévu suite aux pressions américaines, puisque les États-Unis ont accepté de voter en faveur de cette résolution mais après en avoir fait retirer des mentions liées aux droits sexuels et reproductifs. La création d'un "mécanisme" facilitant la poursuite en justice des auteurs de violences sexuelles a aussi été rejetée par Washington, Moscou et Pékin. Le désarroi était visible sur les visages de l'avocate Amal Clooney, aux côtés de Nadia Murad, et du docteur Denis Mukwege face aux positions américaines lors du vote de la résolution à l'ONU. Loin de ces batailles diplomatiques, des survivantes osent briser le silence. Pour la première fois, elles étaient une cinquantaine à parler d'une même voix lors d'une tribune internationale au Luxembourg (https://information.tv5monde.com/terriennes/viol-en-temps-de-guerre-paroles-de-survivantes-296007).

 

Comme on pouvait s’y attendre les États-Unis ont bien été aidé par le Vatican. À l’occasion de ce vote sur les violences sexuelles, l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New-York n’a pas manqué, une nouvelle fois, de redire la position de l’Église sur l’avortement prise en charge des crimes sexuels lors de conflits, en appelant à ne pas «stigmatiser» les enfants qui pourraient naître de ces violences et à leur accorder le «droit élémentaire de naître», sans s’exprimer sur la référence à la «santé sexuelle et reproductive» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Le-Vatican-appelle-proteger-enfants-nes-viol-zones-guerre-2019-04-27-1201018249?from_univers=lacroix).

 

Ici, l’Église ne  tente pas de lutter efficacement contre le viol dans les conflits et d’offrir des soins de santé sexuelle et reproductive aux victimes de violences sexuelles. Pourtant, elle fait erreur puisque comme le disent les groupes de défense des droits des femmes – entre autres organisations à but non lucratif – contestent l’idée selon laquelle ces références à la santé sexuelle et reproductive cautionneraient l’avortement et affirment que la communauté internationale ne peut lutter contre la violence sexuelle dans les conflits sans reconnaître toute l’importance de ces questions (http://www.slate.fr/story/176232/etats-unis-onu-resolution-violences-sexuelles-viol-guerre-veto-avortement).

 

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Publié le 26 Avril 2019

Pablo Santos dans periodistadigital.com ce vendredi 26 avril 2019 nous montre qu’après que le pape François eut donné il y a quelques semaines une nouvelle législation sur la pédophilie à l'État de la Cité du Vatican, il apparaît un signe que, dans les églises locales, l'idée que la dissimulation est révolue est révolue et que les victimes doivent être des protagonistes.

 

Le signal est venu du Japon, où la communauté catholique a ouvert une enquête interne sur des allégations d'abus sexuels sur des enfants commis par des religieux. Ce pas en avant a été annoncé par la Conférence épiscopale japonaise, qui a expliqué que les enquêtes concerneront les 16 archidiocèses du pays, dans lesquels vivent 450 000 fidèles.

 

Jusqu'à présent, seuls cinq cas de pédophilie ont été révélés, mais ils pourraient être plus nombreux. Récemment, il y a eu une rencontre entre des victimes possibles d'ecclésiastiques pédophiles et l'archevêque de Nagasaki, Joseph Mitsuaki Takami, qui s'est excusé pour "ne pas être en mesure de faire plus" pour faire face à ces événements.

 

Les membres de la commission d'enquête surveilleront la réaction des évêques aux accusations d'abus présentés dans leurs diocèses, les sanctions imposées aux responsables et le traitement réservé aux victimes, a expliqué un porte-parole des évêques, qui a assuré que les résultats de ce groupe de travail seront publiés.

 

Enfin, ce souci de vérité est aussi visible dans l’archidiocèse de Baltimore comme le montre l’article Hadrien Genieys (avec National Catholic Reporter) ce vendredi sur la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Abus-sexuels-diocese-Baltimore-revele-nom-23-pretres-accuses-leur-mort-2019-04-26-1201018103?from_univers=lacroix). Dans le but de rétablir la confiance avec les fidèles, l’archevêque de Baltimore pérennise la pratique de divulgation des noms de prêtres accusés d’abus dont l’archidiocèse est pionnier en rendant a rendu public, mercredi 24 avril le nom de 23 prêtres accusés après leur mort d’abus sexuels sur mineur. Ces noms viennent s’ajouter aux 103 autres qui avaient déjà été communiqués au public par le diocèse.

 

La divulgation de noms supplémentaires n’était pas liée à une enquête menée par le Bureau du procureur général du Maryland, mais relevait de l’initiative du diocèse.

 

Lutter contre la pédophilie cléricale sera un long travail, mais ce n’est pas impossible et les gestes doivent primer pour rendre réelles les paroles. L’Église doit faire un grand nettoyage spirituel, moral et institutionnel pour que les victimes des prêtres pédophiles retrouvent la confiance en celle-ci.

 

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Publié le 25 Avril 2019

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre le mercredi 24 avril 2019 sur la-Croix.com que le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié mardi 23 avril : «Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Éléments d’anthropologie catholique». Préfacé par Mgr Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, et postfacé par Mgr Jean-Pierre Batut, celui de Blois, il reprend dans son titre l’interrogation du psalmiste. Ce court texte, très pédagogique, reprend quelques-unes des notions fondamentales comme la liberté, la vérité, le corps ou la famille à la lumière de la Tradition catholique en repartant du discours de l’Église sur l’homme et sur la société, et d’aborder les sujets qui fâchent au fil du texte, comme autant d’illustrations.

 

Même «la loi naturelle», cette notion si mal comprise et si contestée de la doctrine catholique, est abordée. «Cette loi morale, qui est appelée loi naturelle, n’est pas la loi de la nature au sens des animaux», souligne ce texte dont la rédaction, assure Mgr Batut, a été «longtemps travaillée, discutée et reprise» au sein du Conseil permanent. «Du point de vue de l’homme, il est sans intérêt de savoir si la monogamie ou l’homosexualité existent chez les animaux, d’ailleurs, les animaux ne connaissent pas l’interdit de l’inceste. La loi naturelle est la loi de la nature humaine, qui dit ce qu’il est bon que l’homme fasse pour trouver le bonheur.»

 

Ce nouveau texte du Conseil permanent, qui «répond d’abord à un besoin des catholiques», reconnaît l’évêque de Blois, offre des repères utiles et pédagogiques à tous ceux qui souhaitent comprendre les positions éthiques de l’Église catholique. «Nous avons voulu montrer l’anthropologie catholique dans sa beauté et sa capacité à intégrer des phénomènes qui nous apparaissent isolés les uns des autres», ajoute-t-il. Il ne dit pas, en revanche, les combats nécessaires pour que ces convictions catholiques prennent corps dans leur vie quotidienne. Peut-être la rubrique sur Internet d’anthropologie catholique dont la CEF annonce le lancement simultané – et «qui devrait s’enrichir de vidéos, de textes de référence, mais aussi de questions» – permettra-t-elle de compléter ce travail.

 

Mais cette initiative veut donner surtout des outils pour soit disant prendre de la hauteur au cœur des débats qui peuvent traverser la société française, notamment à la faveur de la révision des lois de bioéthique. Plus encore lorsque les propositions de cette révision concernent 7 thématiques sur lesquels l’Église veut peser : procréation, personnes intersexes, recherches sur l'embryon et sur les cellules souches, médecine génomique et tests génétiques, intelligence artificielle en santé et cadre du débat bioéthique (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/bioethique-la-revision-de-la-loi-en-10-questions_133034).

 

Mais doit-on être étonné ? Non. L’Église veut surtout offrir à tout catholique et à toute personne désireuse de découvrir l’essentiel des fondements de l’anthropologie catholique un bref recueil pour faire du lobbying au moment l'élaboration d'un projet de loi qui devrait être présenté au Parlement en juin pour un vote durant l'été.

 

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Publié le 24 Avril 2019

Charles Delouche nous montre ce mercredi 24 avril 2019 dans Libération.fr que la plus haute juridiction administrative du pays a validé la décision médicale, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims était légale. d'interrompre les traitements de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans et symbole du débat sur la fin de vie en France pour faire cesser «un acharnement thérapeutique». Fin janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) avait validé cette procédure d’arrêt des soins, tout en accompagnant l’interruption de ce traitement d’une sédation profonde et continue, qualifiant son maintien comme une «obstination déraisonnable».

 

Opposé à l'arrêt du traitement, ses parents, proches des catholiques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, opposés à l’euthanasie passive et à ce que le traitement de leur fils de 42 ans soit stoppé, ont déposé des recours devant deux instances internationales devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU.

 

Pour François Lambert, neveu du patient interrogé par l’AFP, «cette décision était prévisible, je ne vois pas très bien comment le Conseil d’État pouvait faire autrement, puisque l’état de Vincent s’était sensiblement dégradé, qu’il n’y avait rien d’autre comme élément nouveau». En face, l’avocat de Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert, avait fait valoir que celle-ci avait la «certitude» que son mari «n’aurait pas souhaité cet acharnement à le maintenir en vie» et «aurait préféré qu’on le laisse partir». (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Pour Nicolas Hervieu, spécialiste du droit européen et chargé d’enseignement à Sciences Po, «il est très vraisemblable que la CEDH rejette assez rapidement la demande des parents Lambert, peut-être en quelques jours, car sa jurisprudence sur le sujet, établie lors de sa première décision dans l’affaire Lambert le 5 juin 2015, est claire». Le juriste estime par ailleurs possible que la France choisisse d’«ignorer» une «mesure provisoire» que pourrait prendre le CIDPH interdisant au CHU de mettre en œuvre la décision d’arrêt des traitements le temps qu’il se prononce. «On est donc à un point de bascule potentiel dans la mesure où il n’y a plus d’obstacle juridictionnel qui empêcherait la mise en œuvre d’arrêt des traitements», assure-t-il (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Une analyse partagée par Caroline Lantero, avocate et maître de conférences en droit de la santé à l’université Clermont-Auvergne (UCA). « J’ai l’impression que c’est l’épilogue, dit-elle. Une fois que la CEDH aura rejeté la requête des parents, même si humainement et politiquement c’est compliqué, le médecin pourra arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et le basculer sur une sédation profonde jusqu’à son décès» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/24/affaire-vincent-lambert-le-conseil-d-etat-juge-legale-la-decision-d-arret-des-traitements_5454289_3224.html).

 

Les parents de Vincent Lambert devraient arrêter de s’acharner et laisser partir leur fils en paix, il n’a pas être le symbole d’un combat qui n’a jamais été le sien.

 

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Publié le 23 Avril 2019

Pablo Santos nous montre ce mardi 23 avril 2019 sur periodistadigital.com que l’Église souhaite placer la personne et le bien commun au centre des politiques de l’Union européenne. Jean Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et président de la Commission des conférences des évêques de la Communauté européenne, a analysé la situation actuelle de l'Union européenne avant les prochaines élections.

 

Dans un article, Hollerich a affirmé que "les élections au Parlement européen peuvent être l'occasion d'une réflexion plus profonde sur l'Europe". "La politique doit prendre en compte les craintes du peuple", a rappelé l'archevêque, car, s'ils ne sont pas suffisamment pris en compte, les citoyens peuvent tomber "entre les mains d'un populisme qui insiste pour que ces craintes apparaissent comme des sauveurs" (Le Parlement européen rappelle au fugitif Puigdemont qu'il ne bénéficiera pas de l'immunité s'il ne récupère pas le procès-verbal à Madrid).

 

Hollerich a souligné la crise migratoire que traverse actuellement l’Europe. "Les migrations sont effrayantes, elles semblent perturber l'ordre interne des pays européens", a-t-il déclaré. L'immigré, "qui à l'époque d’abondance était le bienvenu parce que cela garantissait le bien-être économique, est devenu un étranger : un étranger qui, en raison de sa différence religieuse et culturelle, apparaît comme une menace pour notre petit monde", a-t-il poursuivi. Ainsi, "les émotions négatives explosent : l’autre n’est plus considéré comme une occasion de se rencontrer, mais celui qui nous fait perdre notre identité", a-t-il averti.

 

Pour l'archevêque, "la situation difficile des réfugiés et des migrants en Méditerranée est une honte pour l'Europe", qui a transformé cette mer en "un mur de séparation en eau et un immense cimetière". Pour cette raison, il a indiqué que, pour le chrétien, "l'amour des autres nous oblige à penser à la migration avec les yeux des migrants : des yeux qui révèlent leur peur, leurs inquiétudes, leur faim, leur désir de sécurité et leur désir de stabilité économique."

 

Et cette inquiétude de l’Église en Europe semble fondée, puisque déjà forte d’une percée en Andalousie, la formation VOX pourrait s’adjuger plus de 10 % des sièges mis en jeu à l’occasion des législatives du 28 avril. Une première pour un mouvement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique, depuis la fin du franquisme (http://www.rfi.fr/europe/20190419-vox-parti-populiste-portes-parlement-espagnol).

 

L’heure n’est pas non plus à l’optimisme puisque l'Italien Matteo Salvini, allié au Rassemblement national de Marine Le Pen, tente aussi de bâtir un grand groupe eurosceptique à l'occasion des élections européennes du mois prochain. Des nouvelles alliances viennent d'être conclues avec les Allemands de l'AfD et les Espagnols de VOX, d'autres pourraient se faire notamment avec le PiS polonais (https://www.lejdd.fr/Politique/carte-europeennes-lalliance-de-salvini-et-le-pen-peut-devenir-la-3e-force-a-strasbourg-3894516).

 

Pour contrer cette montée de l’extrême droite, les solutions ne manquent pas comme le montre la Charte de l’Atlantique en 1941 qui pour mettre fin au nazisme proposait de traverser sans entraves les mers et les océans, de renoncer à l'usage de la violence, de mettre en avant le droit pour chaque peuple de choisir la forme de son gouvernement, et de réaliser entre les nations la collaboration la plus complète dans le domaine économique, afin de garantir à toutes de meilleures conditions de travail, le progrès économique et la sécurité mondiale.

 

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