Publié le 22 Avril 2019

vaticannews.va nous montre que pour prolonger la joie pascale, le pape François est revenu en ce lundi de Pâques sur le rôle des femmes, Marie de Magdala et les autres, dans l’annonce de la résurrection de Jésus, dans l'Évangile de Matthieu. «Les hommes, apeurés, étaient enfermés dans le cénacle», a souligné le pape. Pierre et Jean, avertis par Marie de Magdala ont seulement fait une sortie rapide au cours de laquelle ils ont constaté que la tombe était ouverte et vide, «mais ce sont les femmes qui sont les premières à rencontrer le Ressuscité, et à apporter l’annonce qu’Il est vivant». Les paroles de Jésus aux femmes résonnent encore aujourd’hui, a expliqué le pape François, «N’ayez pas peur». Il a également appelé à se laisser toucher par le message consolant de la Pâque et à se laisser envelopper par sa lumière glorieuse, qui dissipe les ténèbres de la peur et de la tristesse.

 

Regardons de plus près ce récit que l’on trouve dans Matthieu 28,1-8. D'après Mathieu (28,8), Marie de Magdala et l’autre Marie s'empressent d'obéir à l'ange, et d'annoncer la résurrection aux disciples après avoir découverte le tombeau vide sans y rentrer (Matthieu 28,1-2), puis Jésus vient à leur rencontre et leur demande de dire aux apôtres de venir en Galilée, où ils le verront (Matthieu 28,10). Mais dans Marc (16,8) elles reçoivent le même ordre, mais elles ont si peur qu'elles ne disent rien à personne. Le récit de Marc a été modifié par Matthieu, sans doute qu’au départ il suivait sa trame dans lequel les femmes fuyaient et se taisaient, et ensuite Jésus devait se révéler aux femmes sur le chemin pour qu’elles annoncent sa résurrection et pour pousser ses disciples à se rendre en Galilée.

 

Mais le récit de Matthieu montre également le doute sur le témoignage des femmes, qui n’étaient pas jugées comme des témoins fiables à l’époque, comme le signale Matthieu 28-16-17 puisque certains doutèrent en voyant Jésus lorsqu’ils se rendirent dans la montagne en Galilée, où il leur avait donné rendez-vous. En réalité, ce récit est loin de montrer la joie pascale et un message consolant, puisque nous voyons que le témoignage des femmes est loin d’être cru par les disciples, et le doute de la résurrection est palpable. En réalité, la certitude que Jésus est ressuscité a dû être longue à germer chez les disciples qui durent passer du doute à la croyance.

 

En reprenant la parole après avoir prononcé la prière du Regina Cœli, outre ses paroles pour le Sri Lanka où il a de nouveau exprimé sa «proximité spirituelle et paternelle au peuple du Sri Lanka» et sa proximité avec «le cardinal Malcolm Ranjith Patabendige Don, et de toute l’Église archidiocésaine de Colombo», avant de prier «pour les très nombreuses victimes et les blessés, et je demande à tous de ne pas hésiter à offrir à cette chère nation toute l’aide nécessaire. Je souhaite aussi que tous condamnent ces actes terroristes, des actes inhumains, jamais justifiables», et d’inviter la foule à réciter un Ave Maria pour les victimes de ces attentats, le pape a souhaité à chacun de «parcourir avec foi ces jours de l'Octave de Pâques, dans lesquels se prolonge la mémoire de la Résurrection du Christ. Profitez de toute bonne occasion pour être témoins de la joie et de la paix du Christ Ressuscité», a-t-il conclu (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-04/condoleances-sri-lanka-regina-coeli.html).

 

Un bilan des attentas fait état de 290 morts et 500 blessés. Des attaques qui ont été attribuées ce lundi par le gouvernement du Sri Lanka à un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ). «Il y avait eu des agressions à petite échelle contre les chrétiens, mais jamais d’une telle ampleur", estime Delon Madavan, géographe, chercheur associé au Centre d’études sur l’Inde et l’Asie du Sud à Paris et Montréal, invité de franceinfo dimanche. Jusqu’alors, "il y avait eu peu d’attaques contre la communauté chrétienne", sur l’île qui compte de 70 à 75% de bouddhistes. Les chrétiens avaient déjà été la cible des bouddhistes intégristes et de l’extrême-droite cinghalaise. Les chrétiens constituent "une communauté importante, entre 6 et 7% de la population. Catholiques ou protestants, les chrétiens représentent ainsi une importante minorité au niveau régionale", selon le géographe (https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/attentats-au-sri-lanka/attentats-contre-les-chretiens-au-sri-lanka-les-principales-victimes-etaient-plutot-musulmanes).

 

L’attaque n’est pas anodine d’après tv5monde.com (https://information.tv5monde.com/info/attentats-au-sri-lanka-l-eglise-catholique-une-communaute-influente-prise-pour-cible-296431). La communauté catholique est bien perçue dans le pays. Elle est unificatrice. On trouve des catholiques aussi bien du coté cingalais que du coté tamoul. L'Église catholique a toujours soutenu les efforts de médiation dans le processus de paix, notamment celui sous l'égide de la Norvège, en 2010. L'Église catholique s'est également mobilisée contre toute forme de répression aveugle contre les tamouls par les forces de sécurité. Elle a demandé à l'armée de rendre des comptes devant la justice. L'influence politique de l'Église reste donc largement supérieure à son poids démographique dans la société sri lankaise.

 

Les choses ont changé en un an et demi. On constate de nombreuses tensions entre bouddhistes et musulmans ces derniers mois. Fait inédit, un islam radical est apparu ces dernières années. Beaucoup d'ouvriers sri lankais sont partis travailler sur les chantiers en BTP des états arabes du Golfe, où ils ont été influencés par un islam wahhabite beaucoup moins tolérant vis-à-vis de la différence religieuse. Mais pour l'instant, les attentats du 21 avril 2019 ne sont pas revendiqués. L'apparition également d'églises évangéliques aux méthodes prosélytes, contrairement à l'église catholique, a fragilisé l'équilibre religieux.

 

Enfin, Maurice Page dans cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-cardinal-ranjith-condamne-les-attentats-a-la-bombe-au-sri-lanka/) ce lundi 22 avril nous montre que le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, au Sri Lanka s’est déplacé à l’église Saint-Sébastien de Negombo, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, après l’attentat du dimanche de Pâques qui a tué 91 personnes dans cet édifice. Il a demandé la tenue d’une enquête solide et impartiale pour trouver les responsables de huit attentats à la bombe dans le pays qui ont fait près de 300 morts. Il a également lancé un appel aux médecins à venir en aide aux blessés et au public pour qu’il donne du sang. Il a enfin exhorté les gens à rester calmes et à ne pas vouloir se faire justice eux-mêmes.

 

Le cardinal modère les choses et fait confiance aux autorités pour trouver les coupables. Dans cette situation, jouer l’apaisement est une très bonne chose.

 

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Publié le 21 Avril 2019

Comme le montre RTBF.be ce dimanche 21 avril 2019 le pape François s'est adressé lors de la Veillée pascale, samedi soir, à la foule rassemblée à la Basilique Saint-Pierre, au Vatican, lui demandant de se détourner du péché, de la méfiance et de la peur pour au contraire "chercher le Vivant" en toute chose, selon Vatican News.

 

Dans son homélie, le pape a déploré que l'on soit souvent "concentré sur nos problèmes". Il a parallèlement encouragé les fidèles à ne pas céder au pessimisme et "ne pas enterrer l'espérance". "Le Seigneur n'habite pas dans la résignation", a rappelé le pape argentin. Il a fait un parallèle entre les pierres qui fermaient le tombeau du Christ et les "pierres" qui nous encombrent au quotidien : celles "de la méfiance" et "du péché". "Le péché, c'est chercher la vie parmi les morts, le sens de la vie dans les choses qui passent", a résumé le souverain pontife selon des extraits de son homélie relayés par Vatican News. La fête de Pâques est justement la "fête de l'enlèvement des pierres", a-t-il précisé.

 

La "Nuit sainte" de Pâques clôture la Semaine sainte pour les chrétiens et mène au dimanche de Pâques, où l'on célèbre la Résurrection du Christ. Lors de la Vigile pascale, on procède traditionnellement au baptême d'adultes, et cela a également été le cas au Vatican où 8 personnes de différentes nationalités ont été baptisées par le pape samedi soir.

 

Le pape François a exprimé sa "tristesse" après les attentats meurtriers au Sri Lanka endeuillant le dimanche de Pâques, se déclarant proche de "toutes les victimes d'une si cruelle violence". Au moins 158 personnes, dont 35 étrangers, ont été tuées dimanche dans une série d'explosions dans des hôtels de luxe et des églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, a annoncé la police.

 

"J'ai appris avec tristesse la nouvelle des graves attentats, qui précisément aujourd'hui, jour de Pâques, ont porté deuil et douleur dans plusieurs églises et autres lieux de réunion au Sri Lanka", a déclaré le pape François dans un message à la foule, juste après la traditionnelle bénédiction Urbi et orbi (à la ville de Rome et au reste du monde).

 

"Je désire exprimer ma proximité affectueuse à la communauté chrétienne, touchée pendant qu'elle était recueillie et en prière, et à toutes les victimes d'une si cruelle violence. Je confie au Seigneur ceux qui ont tragiquement disparus et je prie pour les blessés et tous ceux qui souffrent à cause de cet événement dramatique", a ajouté le souverain pontife.

 

Le pape François a appelé dimanche à trouver des solutions pacifiques afin que "les armes cessent d'ensanglanter la Libye" et pour "favoriser le retour" des réfugiés en Syrie. Le souverain pontife a en outre appelé à "la réconciliation" au Soudan du sud : "Que les armes cessent d'ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leur propre maison", a-t-il lancé depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre. "J'exhorte les parties concernées à choisir le dialogue plutôt que l'oppression, en évitant que s'ouvrent à nouveau les blessures d'une décennie de conflits et d'instabilité politique", a-t-il dit.

 

Les combats ont redoublé d'intensité samedi aux portes de Tripoli, après l'annonce par les forces loyales au gouvernement d'union nationale (GNA) d'une "phase d'attaque" contre les troupes du maréchal Khalifa Haftar lancées à la conquête de la capitale libyenne. Le pape, qui suit de près la situation en Syrie, a également déploré que le peuple syrien soit "victime d'un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents". "C'est plutôt le moment de renouveler l'engagement pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice, qui affronte la crise humanitaire et favorise le retour en sécurité des personnes déplacées et de celles qui se sont réfugiées dans les pays limitrophes, surtout au Liban et en Jordanie", a-t-il conseillé.

 

Dans son tour du monde des zones de conflit dans le monde, le souverain pontife a en outre exhorté une nouvelle fois le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar à s'engager pour "la réconciliation de la Nation." Dans son message de Pâques, le pape a loué dimanche "les efforts accomplis par les autorités civiles et religieuses du Sud Soudan". "Puisse s'ouvrir une nouvelle page de l'histoire du pays, dans laquelle toutes les composantes politiques, sociales et religieuses s'engagent activement pour le bien-être commun et la réconciliation de la Nation", a-t-il commenté.

 

Enfin, cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-francois-preside-la-messe-de-paques/) nous montre qu’entouré de dizaines de milliers de fidèles, le pape François a célébré la messe du jour de Pâques sur la place Saint-Pierre au Vatican le 21 avril 2019. La célébration sur la place Saint-Pierre, ornée de fleurs des Pays-Bas, a débuté par le dévoilement d’une icône du Christ ressuscité, installée à côté de l’autel. Le Souverain pontife se tenait debout, face à l’icône, en symbole de l’apôtre Pierre témoin de la Résurrection. “Le Christ est vraiment ressuscité et Il est apparu à Simon”, a alors chanté le diacre. La cérémonie s’est ensuite poursuivie, avec notamment la lecture chantée de l’évangile (Jean 20, 1-9) en latin et en grec. Contrairement aux années passées où il improvisait une courte homélie, le pape a préféré rester un long moment en silence, favorisant la méditation des fidèles.

 

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Publié le 20 Avril 2019

tdg.ch nous montre dans son article du vendredi 19 avril 2019 que la traditionnelle cérémonie du Vendredi Saint à Rome, au Colisée, a été marquée par la douloureuse problématique des esclaves sexuelles.

 

Le pape François a assisté au traditionnel Chemin de croix du Vendredi Saint au Colisée. La cérémonie a été rythmée par le texte très militant d'une religieuse de 80 ans consacré aux esclaves modernes, notamment les prostituées sur les routes d'Italie. Dans la tradition catholique, le chemin de croix fait revivre le calvaire de Jésus, de sa condamnation à mort à sa mise au tombeau. Choisie par le pape pour rédiger «les méditations» de cette année, sœur Eugenia Bonetti, une Italienne longtemps missionnaire en Afrique mais qui se voue depuis vingt ans en Italie aux victimes d'esclavage, a mis en avant les «nouveaux crucifiés de l'histoire».

 

En premier lieu, les esclaves sexuelles «utilisées» mais «condamnées par une société qui refuse de voir ce type d'exploitation». Son texte cru et direct a été lu pendant que les porteurs d'une longue croix grise se sont relayés, marchant au fond du Colisée de Rome, puis à l'extérieur de ce site emblématique des persécutions contre les chrétiens sous l'Empire romain. La religieuse a égrainé les destins de jeunes femmes, comme celui d'une «mineure au petit corps gracieux, rencontrée une nuit à Rome, que des hommes à bord de voitures luxueuses exploitaient à tour de rôle. Et pourtant, elle pouvait avoir l'âge de leurs filles». Ou celui de trois Africaines «mutilées» par des adolescents avec des objets incendiaires. La sœur a appelé aussi à «s'engager» contre les «horribles centres d'hébergement de migrants en Libye». Elle a visé l'Italie en évoquant «les navires auxquels est refusé un port sûr, les longues négociations bureaucratiques concernant la destination finale».

 

Rassemblés autour de l'immense amphithéâtre, 20 000 fidèles, souvent une bougie à la main, ont suivi en silence la cérémonie nocturne. Le pape François a présidé la cérémonie, très recueilli, assis sous un dais sur une colline devant le Colisée illuminé. Dans une courte prière finale, il a appelé à voir «toutes les croix du monde», celles des personnes affamées ou abandonnées, mais aussi celle «des migrants qui trouvent les portes fermées à cause de la peur et de cœurs blindés par les calculs politiques», celle des «petits, blessés dans leur innocence». Il a aussi évoqué une société en pleine sécularisation, avec des religieux qui se sentent aujourd'hui «rejetés, bafoués, humiliés», des croyants «marginalisés et rejetés même par leurs proches».

 

Partout dans le monde entier, des chrétiens ont commémorés la Passion du Christ, c’est-à-dire le jour de la crucifixion et de la mort de Jésus. Aussi, des processions sont organisées dans de nombreux pays. Des hommes portent la Croix, d’autres sont habillés en romain comme en Espagne, au Kenya, à Jérusalem, aux Philippines, en Inde, en Allemagne et au Mexique. À Paris, des fidèles ont participé à une procession, le long des berges de la Seine, près de la cathédrale Notre-Dame dévastée par un incendie en début de semaine (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/en-images-des-processions-dans-le-monde-entier-pour-le-vendredi-saint-6316520).

 

Pas de messe en ce samedi, pas d’ornements ni de fleurs sur les autels; le tabernacle, vidé de la présence réelle, est ouvert. L’Église est entrée dans le «grand silence» qui précède l’exultation de Pâques (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-04/samedi-saint-silence-de-dieu.html).

 

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Publié le 19 Avril 2019

la-Croix.com avec l’AFP nous montrent ce vendredi 19 avril 2019 que des centaines d'hommes pieds nus se sont flagellés, et une dizaine ont été cloués sur des croix lors des cérémonies du Vendredi saint aux très catholiques Philippines, un témoignage de foi aussi sanglant qu'extrême, mais non cautionné par l’Église qui estime elle que les fidèles devraient passer le Carême dans la prière et la réflexion, pour ceux qui croient que la souffrance peut permettre d'expier les péchés ou d'obtenir une intervention divine. Un spectacle gore et une attraction touristique majeure.

 

Jésus n’a jamais porté nos fautes sur ses épaules, il n’a été qu’un de ses nombreux messies ratés, et n’a jamais demandé qu’on l’imite, poussant ses disciples à fuir les persécutions (Matthieu 10,23). En réalité, la crucifixion était une mort brutale et ignoble, celle des esclaves en fuite, des criminels et des révoltés contre Rome. Un supplice atroce que l’on ne souhaite à personne.

 

Devant l’autorité d’occupation, les autorités sacerdotales présentent une accusation recevable : il est messie, au sens politique, ou roi, et donc dangereux pour l’ordre impérial. Ponce Pilate n’est pas un tendre, il décide du supplice de la croix, largement pratiqué par les romains. Pilate l’a crucifié à l’évidence pour un motif politique. Les autorités romaines ont condamné un messie, un prétendant à la royauté, décision qui trouve sa confirmation dans la scène de la dérision qui a eu lieu dans les quartiers des soldats. Il annonçait l’avènement d’un royaume et était perçu comme un souverain. Sur la croix s’inscrivent «INRI», abréviation de la phrase latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdaeorvm (Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs) (https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Jesus-retour-sources-2019-04-04-1201013405, https://www.sudouest.fr/2018/12/20/peut-on-savoir-qui-etait-reellement-jesus-5670541-10275.php, https://theconversation.com/les-multiples-visages-de-jesus-de-nazareth-109471).

 

La crucifixion était en effet une véritable mise en scène publique, d’une brutalité et d’un sadisme inouïs, qui avait pour but de réduire à néant le condamné à mort et de détruire son honneur et celui des siens, même au-delà de sa mort – une expression puissante du système politique oppressif de l’Empire romain. Dans le supplice de la crucifixion, l’exposition du criminel était l’élément central de la scénarisation du châtiment. Les croix était érigées dans un lieu public, dans le cas de Jésus, sur un mamelon rocheux appelé Golgotha. Le condamné était nu, le comble de l’humiliation. Il était cloué aux avant-bras, ou bien les bras attachés à l’arrière de la traverse (patibulum) que le condamné portait jusqu’au lieu de l’exécution ce que n’a pas fait Jésus, puisqu’on réquisitionna Simon de Cyrène pour le faire à sa place, et les talons du supplicié étaient cloués sur le côté chacun par un clou de 11,5 cm de long. Le condamné finit par mourir d’asphyxie, le corps tétanisé de douleur. Quant à la flagellation, elle fait partie intégrante de la condamnation, et elle était exécutée en public, impressionnant ceux qui devaient y assister (Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Fayard, 1998, et Jésus : Dictionnaire historique des évangiles, Omnibus, 2017, et https://www.tdg.ch/vivre/histoire/Les-plus-anciens-textes-chretiens-ne-parlent-pas-d-un-tombeau-vide/story/29709234).

 

Pilate donna son autorisation pour enlever le corps de la croix. La découverte d’un archéologiques d’un reste d’un crucifié dans un ossuaire familial corrobore les témoignages des écrivains juifs de l’époque et confirme que les corps d’un condamné pouvaient être rendus à leur proche pour faire l’objet de funérailles décentes. C’est ainsi que les évangiles justifient l’initiative de Joseph d’Arimathie, auprès de Pilate, pour donner à Jésus une tombe convenable, incluant toilette du corps et embaumement. L’initiative viendrait des notables juifs, car la Torah interdit de laisser des corps pendus pendant la nuit (Marie-Françoise Baslez, Jésus : Dictionnaire historique des évangiles, Omnibus, 2017).

 

Et vaticannew.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-04/synthese-chemin-de-croix-colisee-soeur-eugenia-bonetti.html) nous montre que la “Via Crucis” au Colisée est dédiée aux nouveaux crucifiés d’aujourd’hui. «Avec le Christ et avec les femmes sur la voie de la croix» : c’est sur cet axe que sœur Eugenia Bonetti, missionnaire de la Consolata, a élaboré les méditations du Vendredi Saint au Colisée. Ses 14 stations évoquent les victimes de la traite, les mineurs victimes de la marchandisation, les femmes contraintes à la prostitution, les migrants… Ils sont les nouveaux crucifiés qui doivent réveiller les consciences de tous, en amenant ceux qui prennent des responsabilités à écouter le cri des pauvres, à nous montrer que ne savons plus secourir celui qui est dans le besoin, que l’argent, le bien-être et le pouvoir, les idoles de tout temps, et que la mort et la résurrection sont des enseignements de vie.

 

Jésus est mort seul dans la douleur, quelques galiléennes fidèles restèrent à ses côtés. Tout était fini. Mais son combat continue, car la foi en Dieu, la loyauté envers Dieu, implique de confronter et de contester les nombreuses sources de misères et de souffrances humaines inutiles, dont la plupart viennent des systèmes sociaux injustes et violents créés par l'homme. C'était le cœur des luttes de Jésus. Il a été exécuté par les puissances qui gouvernait son monde parce qu’il était devenu un critique radical de la situation actuelle. Les chrétiens sont appelés à participer à sa passion pour un monde différent.

 

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Publié le 19 Avril 2019

Le pape lave les pieds de douze détenus à l'occasion de la messe du jeudi saint

7sur7.be nous montre dans son article du jeudi 18 avril 2019 que le pape a été très chaleureusement applaudi à son entrée par quelque 200 détenus de cette prison de Velletri dans la grande banlieue sud-est de Rome, qui compte au total près de 600 prisonniers et 200 surveillants.

 

Après une courte homélie improvisée, le pape de 82 ans s'est agenouillé, soutenu par deux assistants, pour laver et embrasser les pieds de douze détenus, dont neuf Italiens, un Brésilien, un Ivoirien et un Marocain. Le pape a rappelé jeudi qu'il s'agissait d'un geste réservé jadis aux "esclaves" lorsqu'un visiteur arrivait dans une maison. Il a conseillé à tous les détenus de faire entre eux ce geste de "fraternité", répété aujourd'hui par les évêques. "Chacun doit être le serviteur des autres", "le plus grand doit servir le plus petit", a-t-il plaidé en écartant "le geste de dominer, de faire du mal, d'humilier les autres".

 

Dans la tradition chrétienne, le Jeudi saint commémore le jour où le Christ lave les pieds des apôtres et institue l'eucharistie lors de son dernier repas (la Cène). Le rituel a été perpétué dans le christianisme, sauf dans certaines branches du protestantisme. Depuis le début de son pontificat, le pape François a décidé de décentraliser cette célébration en dehors du Vatican. Le pape s'est déjà notamment rendu dans le passé dans une prison pour mineurs ou encore dans un centre de détention pour mafieux repentis.

 

Jeudi matin, le pape François avait aussi présidé, dans la basilique Saint-Pierre, la traditionnelle messe "chrismale" qui donne lieu à la bénédiction de l'huile sainte servant à la célébration de certains sacrements tout au long de l'année. Lors de cette messe devant des prélats et des religieux de Rome, il a précisé : "nous ne sommes pas des distributeurs d'huile en bouteille". "Nous faisons l'onction en nous salissant les mains en touchant les blessures, les péchés, les angoisses des gens", a déclaré le pape.

 

Cela fait penser à ce qu’a écrit hier le père James Martin dans son compte Twitter (@JamesMartinSJ) : «Dans l'Évangile de Jean, le dernier repas est centré sur l'eucharistie et davantage sur le fait que Jésus lave les pieds de Pierre (13,1-15). Sandra Schneiders (une professeure émérite de la  Jesuit School of Theology à la Graduate Theological Union de Berkeley) suggère qu'en plus d'un acte de "service humble" et de "leadership serviteur", Jésus crée une "communauté d'égaux" Et le père Martin se demande : «à quoi ressemblerait notre église si, en plus de la célébration eucharistique, le célébrant rendait un acte physique de service humble à chaque messe ?» Cela serait souhaitable.

 

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Publié le 18 Avril 2019

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre sur la-Croix.com la première étape du Triduum pascal, durant laquelle le pape a célébré la messe chrismale, Jeudi saint matin 18 avril 2019 en la basilique Saint-Pierre de Rome, appelant les prêtres à la «proximité avec le peuple» et à ne pas perdre le «contact direct avec les gens».

 

Cela ne sera possible qu’avec un véritable changement, comme le montre  Sophie Maréchal sur la-Croix.com ce jeudi (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Larcheveque-Dublin-appelle-changement-lEglise-2019-04-18-1201016632?from_univers=lacroix) dans son homélie prononcée pour la messe chrismale, l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, appelle l’Église irlandaise à s’adapter au changement de la société et à accroître la coopération entre laïcs et prêtres. Pour s’adapter à cette donnée sociale et affronter la tempête que traverse l’Église, l’archevêque de Dublin encourage les initiatives de réflexion. Mgr Martin appelle également au renouveau des relations entre prêtres et laïcs, répondant à «un besoin de nouvelles formes de coopération» qui fait «consensus». «Le défi pour le diocèse est de mobiliser et de faciliter l’envie de beaucoup de laïcs de prendre les responsabilités impliquées par leur baptême.» Il a également salué l’investissement croissant des paroissiens, notamment dans la catéchèse. Toutes ces initiatives et ces questionnements redonnent à l’Église un nouveau souffle, selon l’archevêque de Dublin.

 

Un avis que partage aussi Mgr Michel Aupetit dans ses propos recueillis par Bruno Bouvet et Claire Lesegretain dans la-Croix.com ce jeudi (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Mgr-Michel-Aupetit-Donner-Notre-Dame-cest-donner-coeur-2019-04-18-1201016644?from_univers=lacroix). Heureux de l’élan de solidarité mondiale pour reconstruire «sa» cathédrale, l’archevêque de Paris affirme que Dieu tire toujours le bien d’un mal. Convaincu que l’on saura rebâtir l’édifice de pierres, il appelle aussi à relever l’Église, après la crise des abus sexuels de ces dernières années.

 

Cette d’envie de changement prônée par l’archevêque a été visible mercredi. Venus en nombre, mercredi 17 avril, participer à la messe chrismale, délocalisée à Saint-Sulpice à la suite de l’incendie de Notre-Dame, les catholiques parisiens veulent saisir «l’élan» donné par cet événement pour «reconstruire» l’Église, comme cela sera nécessaire pour la cathédrale ravagée par les flammes (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Paris-A-messe-chrismale-reveil-chretiens-rebatir-lEglise-2019-04-17-1201016464?from_univers=lacroix).

 

Cette envie de changement, Jésus la désirait lors du jeudi 6 avril 30. Son ultime tentative pour amener les autorités religieuses à accueillir son message fut vaine, car elles avaient déjà pris la décision de le faire mourir. Pour s’en débarrasser rapidement, elles résolurent de profiter de sa présence à Jérusalem pour la fête, de se saisir de lui par surprise, de le juger et de le faire exécuter par les autorités romaines avant qu’il ne quitte la ville. Jésus sentit l’étau se resserrer sur lui, mais il fit face à ses adversaires (https://theconversation.com/les-multiples-visages-de-jesus-de-nazareth-109471).

 

Après un dernier repas festif de Pâques, où il fait un geste symbolique sur le pain et le vin, et de ce repas une alternative neuve et radicale face au système du Temple, où le service du Royaume de Dieu serait lié à l’expérience fraternelle d’un repas, qui sera démontré par le geste des lavements de pieds fait par Jésus à ses disciples, où il se met pareil aux esclaves et aux serviteurs, tout en poussant Judas à le remettre aux autorités pensant qu’elles vont enfin le reconnaître comme roi des Juifs (José Antonio Pagola, Jésus. Approche historique, Éditions Cerf, 2012).

 

Il se rend ensuite au mont des Oliviers pour y prier, pensant que le Règne de Dieu va arriver comme dans Zacharie 14, mais il est arrêté par les soldats du Temple guidés par Judas et mené devant les autorités juives (mais pas le Sanhédrin, qui ne siégeait pas la nuit), où il reçoit un interrogatoire informel pour savoir quels motifs avancer devant Pilate, et il semble que c’est ses prétentions messianiques qui ont été retenues (Daniel Marguerat, Enrico Norelli et Jean-Michel Poffet, Jésus de Nazareth : nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides, 1998, Mireille Hadas-Lebel, Une histoire du Messie, Albin Michel, 2014, et https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Jesus-retour-sources-2019-04-04-1201013405).

 

Le Royaume de Dieu n’est pas venu, Jésus ne s’est pas fait reconnaître roi les autorités sacerdotales et il est mené au petit matin devant le terrible préfet de Judée, Ponce Pilate. Et le changement voulu par Jésus semblait compromis, mais l’histoire sait aussi réserver des surprises. Qui sait ? Pour nous aussi.

 

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Publié le 17 Avril 2019

Olivier Peguy nous montre ce mercredi 17 avril 2019 sur euronews.com que l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a ému particulièrement la communauté chrétienne.

 

Dès lundi soir, le Vatican avait exprimé son "incrédulité" et sa "tristesse", se désolant pour ce "symbole de la chrétienté, en France et dans le monde". Hier, le pape François s'est entretenu au téléphone avec le président français. Ce mercredi, lors de l'audience générale place Saint-Pierre, il a exprimé la gratitude de toute l'Église à l'égard des pompiers de Paris : «Je saisis cette occasion pour exprimer au diocèse de Paris, à tous les Parisiens et à tout le peuple français, ma grande affection et ma proximité après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame. Chers frères et sœurs, j'ai été très attristé et je me sens très proche de vous tous. La gratitude de toute l’Église va à tous ceux qui se sont dépensés au risque même de leur vie, pour sauver la cathédrale.» Le Vatican a proposé à la France l'envoi d'experts, susceptibles d'apporter une contribution technique à la reconstruction de Notre-Dame de Paris... des experts qui ont acquis un savoir-faire dans la restauration d’œuvres dans les musées du Vatican.

 

Hier soir, lors d'une allocution télévisée depuis l’Élysée, le président français Emmanuel Macron a fixé le cap des réparations. "Nous sommes ce peuple de bâtisseurs, nous avons tant à reconstruire. Alors oui, nous rebâtirons la cathédrale de Notre-Dame, plus belle encore. Je veux que cela soit achevé d'ici cinq années, nous le pouvons". Hier soir ils étaient des centaines à marcher dans le centre de Paris, jusqu'à Notre-Dame. Et Des centaines de catholiques se sont retrouvés sous la statue de Saint-Michel, à Paris, pour un moment de recueillement et de prière au lendemain du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale de Paris. Chants, orchestre à cordes et prières ont rythmé cette soirée de recueillement qui a duré plusieurs heures, certains agenouillés, d’autres avec des bougies (https://fr.euronews.com/2019/04/17/notre-dame-defiguree-les-francais-mobilises, et https://www.nouvelobs.com/societe/20190417.OBS11698/notre-dame-les-images-de-la-veillee-a-saint-michel.html).

 

Á l'image de la très large mobilisation qui touche la France. Les dons affluents. Des Français, mais aussi du monde économique. La famille Pinault, Apple, Total, L'Oréal, Kering... Déjà plus de 850 millions d'euros récoltés. A 18h50, à l'heure où les flammes sont apparues, les cloches de toutes les cathédrales de France ont résonné (https://fr.euronews.com/2019/04/17/notre-dame-defiguree-les-francais-mobilises). Le diocèse de Paris a annoncé que l'église Saint-Sulpice accueillerait les offices jusqu'à samedi, tandis que la messe de Pâques sera célébrée, dimanche, en l'église Saint-Eustache. Edouard Philippe a annoncé la mise en place d'un "concours international" pour trancher la question de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui s'est effondrée lors de l'incendie du monument. Le Premier ministre s'exprimait au terme d'un Conseil des ministres dédié à la question de la reconstruction de l'emblématique bâtiment religieux (https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/direct-incendie-notre-dame-de-paris-cathedrale-feu-reconstruction-macron-dons-collecte-cagnotte_3402019.html).

 

Enfin, la jeune Suédoise Greta Thunberg, fer de lance en vogue de la lutte contre le réchauffement climatique, s'est inspirée de l'incendie de Notre-Dame de Paris. La lycéenne de 16 ans s'est exprimée devant la commission de l'environnement du Parlement européen, à Strasbourg (Bas-Rhin), mardi 16 avril. "Il va falloir passer en mode cathédrale. Je vous demande de vous réveiller et de faire ce qui est nécessaire", a-t-elle souligné. "Hier, le monde entier a assisté avec tristesse et désespoir à l'incendie de Notre-Dame de Paris, mais Notre-Dame sera reconstruite, a-t-elle déclaré. J'espère que ses fondations sont solides. J'espère que nos fondations sont solides aussi, mais je n'en suis pas sûre" (https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/la-cathedrale-notre-dame-de-paris-metaphore-de-la-planete-pour-la-militante-suedoise-greta-thunberg_3402465.html).

 

L’incendie de Notre-Dame de Paris est comme une parabole qui nous montre que la reconstruction ne met pas fin au passé, mais qu’elle invite aussi à voir l’avenir tant pour l’Église que pour nos sociétés. Une reconstruction qui est une invitation à voir l’histoire et à avancer.

 

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Publié le 16 Avril 2019

Un violent incendie a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi soir et a été maîtrisé vers 3h30. Le sinistre a ravagé la charpente, provoquant l'effondrement de la flèche vers 19h50, mais la situation reste préoccupante, car la structure de l'édifice est préservée malgré quelques vulnérabilités qui ont été identifiés au niveau de la voûte notamment. "Cela s'est joué à un quart d'heure, une demi-heure près", a souligné le secrétaire d'État Laurent Nuñez. Il y a aussi des inquiétudes sur le pignon du transept nord et une partie du beffroi sud. La piste accidentelle est privilégiée ce mardi 16 avril 2019. Parmi les trésors de Notre-Dame, la tunique de Saint-Louis et la Couronne d'épines ont été préservés. «Les grandes peintures de Notre-Dame de Paris n’ont pas subi de dommages liés à l’incendie, mais plutôt aux fumées», a déclaré, mardi, le ministre de la culture, Franck Riester. Emmanuel Macron a indiqué qu'une "souscription nationale" serait bientôt lancée (https://www.bfmtv.com/societe/en-direct-notre-dame-le-feu-maitrise/, et https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/direct-notre-dame-de-paris-incendie-feu-cathedrale-fleche-nef-rosaces-pompiers-macron_3400557.html).

 

Près de 800 millions d’euros de promesses de dons ont été faites depuis hier par de nombreux groupes privés, dont l’engagement est salué par les élus, qui notent tout de fois qu’une majorité de ces dons donneront lieu à des réductions d’impôts. Les familles Arnault, Bettencourt, Pinault, Bouygues, Decaux ont promis d’aider à la reconstruction, tout comme le groupe Total, le Crédit Agricole, ou encore la mairie de Paris et d’autres communes comme Rennes, Nantes, Bordeaux ou Toulouse, sans oublier les donateurs anonymes. Un appel aux dons des particuliers a également été lancé par le Centre des monuments nationaux. Il faudra dix à quinze ans et des centaines de millions d'euros pour restaurer Notre-Dame de Paris après l'incendie qui l'a dévastée lundi soir, a estimé mardi la fédération du bâtiment spécialisée dans les monuments historiques (https://www.lci.fr/police/en-direct-notre-dame-de-paris-les-familles-pinault-et-arnault-lvmh-promettent-300-millions-d-euros-pour-la-reconstruction-2118494.html, et https://www.lemonde.fr/societe/live/2019/04/16/notre-dame-de-paris-en-direct-apres-une-nuit-de-lutte-l-incendie-de-la-cathedrale-a-ete-maitrise_5450778_3224.html).

 

Le pape François a aussi appelé mardi à la "mobilisation de tous" pour que la cathédrale Notre-Dame, ravagée par un incendie, puisse redevenir "le joyau architectural d'une mémoire collective". "En saluant le courage et le travail des pompiers qui sont intervenus pour circonscrire l'incendie, je forme le vœu que la cathédrale Notre-Dame puisse redevenir, grâce aux travaux de reconstruction et à la mobilisation de tous, ce bel écrin au cœur de la cité, signe de la foi de ceux qui l'ont édifiée, église mère de votre diocèse, patrimoine architectural et spirituel de Paris, de la France et de l'humanité", a écrit le pape dans un télégramme adressé à l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit (https://www.lepoint.fr/societe/en-direct-notre-dame-defiguree-mais-notre-dame-debout-3-16-04-2019-2307825_23.php). Alessandro Gisotti, le directeur par intérim du Bureau de presse du Saint-Siège, nous apprenait sur sa page Twitter (@AGisotti) que le pape François a eu cet après-midi un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron. Au cours de cet échange, le pape a exprimé sa solidarité avec la population française au lendemain de l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Enfin, la Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé ce mardi que toutes les cloches des cathédrales de France sonneront mercredi à 18h50. "Pour manifester la solidarité de tous les diocèses de France avec le diocèse de Paris, les cloches de toutes les cathédrales de France sonneront demain mercredi à 18h50, heure du début de l’incendie à Notre-Dame" indique la CEF dans un communiqué.  Ce qui a été fait. Et, au lendemain de l’incendie de Notre-Dame, certains ont appelé au rassemblement. Rendez-vous est donné à 20h devant Saint-Sulpice, à Paris, pour ensuite marcher vers la place Saint-Michel, face à la cathédrale, pour notamment chanter et prier. (https://www.lci.fr/police/en-direct-notre-dame-de-paris-les-familles-pinault-et-arnault-lvmh-promettent-300-millions-d-euros-pour-la-reconstruction-2118494.html, et https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/en-direct-incendie-a-notre-dame-sauver-la-cathedrale-n-est-pas-acquis-dit-laurent-nu-ez-7797435400).

 

L’incendie de Notre-Dame de Paris malgré la surprise a su mobiliser la population autour et cessé une campagne électorale européenne tout sauf engageante. Mais Emmanuel Macron est trop ambitieux puisqu’il veut rebâtir la cathédrale "d'ici cinq années". Á l’image de Notre-Dame, l’Église doit se rebâtir pour avancer dans le présent et le futur.

 

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Publié le 15 Avril 2019

Pablo Santos sur periodistadigital.com nous montre le dimanche 14 avril 2019 nous montre que le cardinal Robert Sarah a rendu public sur Twitter un message de remerciement au pape émérite Benoît XVI pour avoir publié son analyse de la crise que traverse l'Église.

 

Les apparitions publiques de Joseph Ratzinger sont très peu nombreuses, et plus encore lorsqu'il décide de faire entendre sa voix. Le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements du Vatican a exprimé les remerciements suivants au pape émérite pour sa dernière lettre : «Nous devons remercier le pape émérite Benoît XVI d'avoir eu le courage de parler. Votre dernière analyse de la crise de l'Église me semble de la plus haute importance. La suppression de Dieu en Occident est terrible. La force du mal découle du rejet de l'amour de Dieu. RS +» L’appréciation de Benoît XVI par le cardinal Sarah est bien connue. En mai 2017, le pape émérite a assuré que le cardinal africain était un "maître spirituel".

 

Le texte de Ratzinger, qui plaçait entre autres l'origine des abus sexuels dans la révolution de 68 et une interprétation erronée du concile Vatican II, a suscité les critiques de nombreux experts qui estiment qu'il peut nuire et délégitimer le pape François. Des sources du Vatican affirment qu’elles en sont venues à la conclusion que ce n’est pas une lecture opposée à la vision de Bergoglio de tolérance zéro contre les abus, mais qu’elle la complète par une explication de son pontificat, considéré comme crucial dans la lutte contre les abus. "Sinon, le pape ne l'aurait pas laissé paraître", soulignent-ils. Benoît XVI, dans le préambule de sa lettre, note qu'il a l'approbation du pontife et du secrétaire d'État, Pietro Parolin.

 

Mais les prêtres attendent sans doute autre chose comme en France, car bon nombre d’entre eux ont réalisé seulement ces derniers mois «l’ampleur» de la crise des abus dans l’Église, qui ne se cantonne pas à des «cas individuels», comme ils le croyaient jusque-là, mais revêt à leurs yeux une dimension «systémique». Même lorsqu’ils n’ont pas essuyé eux-mêmes de remarque désobligeante, les prêtres sont aussi conscients du climat de «suspicion» qui s’est installé. Plus que tout, ils témoignent de la nécessité de mettre des mots sur cette crise, et de leur besoin de parler et de renforcer la fraternité entre eux (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/tempete-pretres-plient-rompent-pas-2019-04-15-1201015808?from_univers=lacroix).

 

Andrea Tornielli dans vaticannews.va nous montre ce lundi 15 avril (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-04/anniversaire-benoit-xvi-92-ans-editorial-vatiab.html) que le pape François suggère un chemin pénitentiel, très loin de toute forme de triomphalisme, -ainsi qu’il l’a répété lors de l’homélie du dimanche des Rameaux-, et de l’image d’une Église forte et protagoniste, qui cherche à cacher ses faiblesses et son péché. La même proposition que son prédécesseur.

 

Mais cela ne risque pas d’apporter de l’espoir pour des prêtres, religieuses, laïcs, et simples croyants qui se sentent touchés par les scandales et espèrent enfin du changement.

 

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Publié le 14 Avril 2019

Reuters.com nous montre ce dimanche 14 avril 2019 que le pape a invité dimanche les dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre pour la cérémonie des Rameaux à l'humilité. Le dimanche des Rameaux, qui marque l'entrée dans la Semaine sainte, célèbre l'arrivée triomphale de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant sa crucifixion.

 

"Les acclamations de l'entrée à Jérusalem et l'humiliation de Jésus. Les cris festifs et l'acharnement féroce. Ce double mystère accompagne chaque année l'entrée dans la Semaine Sainte, dans les deux moments caractéristiques de cette célébration : la procession avec des rameaux de palmier et d'olivier au début et puis la lecture solennelle du récit de la Passion", a déclaré le pape François, après une longue procession en compagnie d'évêques et de cardinaux. "Le Prince de ce monde avait une carte à jouer : la carte du triomphalisme (...) Le Seigneur a répondu en restant fidèle à son chemin, le chemin de l'humilité"

 

Jeudi, le pape François se rendra dans une prison de Velletri, au sud de Rome, pour laver les pieds de 12 détenus, comme Jésus l'a fait avec ses apôtres, la veille de sa mort, selon la bible. Le lendemain, il prendra la tête de la procession sur la Via Crucis, autour du Colisée, et prononcera dimanche son traditionnel message "Urbi et Orbi".

 

Mais cet épisode de la vie de Jésus n’est pas aussi spectaculaire qu'on le croit même si les évangiles décrivent cette entrée en une entrée officielle des souverains. Comme le montre Marie-Françoise Baslez dans son ouvrage Jésus : Dictionnaire historique des évangiles en 2017, ce ne fut sans doute pas une manifestation spontanée, et son arrivée coïncidait sans doute lors d’une des nombreuse fête commémoratives célébrées à l’époque, ici c’est sans doute celle des Tentes (souccot). On peut comprendre alors que les Romains laissèrent se développer cette ovation populaire puisqu’elle se déroulait dans un cadre religieux réglementé.

 

Cette entrée à Jérusalem était aussi un contre modèle à celle du préfet et de ses cohortes à Jérusalem, celle d’un homme monté sur un âne dans la paix sans armées à sa suite, un geste montrant quel Royaume désirait Jésus. Ça laisse songeur quand on voit les dirigeants de nos institutions politiques actuelles.

 

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