Publié le 13 Avril 2019

Scandales de pédophilie qui révoltent, attitude du pape qui choque : en réaction, des baptisés demandent que leur acte de baptême soit radié des registres paroissiaux, un mouvement dont l’ampleur est difficile à mesurer mais qui témoigne d’un acte de «rupture» avec l’Église comme le montre letelegramme.fr dans son article du vendredi 12 avril 2019.

 

Anne-Lise, 50 ans, a suivi le catéchisme jusqu’à la confirmation, se «sentait catholique» et «dans la culture chrétienne», même si elle n’a pas baptisé ses enfants et ne s’est pas mariée à l’Église. Mais il y a un mois, elle a écrit à l’évêque de Gap et d’Embrun (Hautes-Alpes) pour lui faire part du «reniement» de son baptême. C’est «à la fois le film de François Ozon» sorti mi-février sur les victimes de pédophilie à Lyon «et la réaction du Pape au sujet du cardinal Barbarin» qui l’a poussée à cette démarche, dit-elle à l’AFP. Le pape a refusé en mars d’accepter la demande de démission de l’archevêque de Lyon, condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles commises dans son diocèse. «Ça me paraissait contradictoire avec le message du Christ». Le geste lui a coûté : «je faisais partie d’une grande famille et j’ai coupé ces liens-là». Mais elle espère qu’ils seront nombreux à l’imiter, «pour faire masse».

 

Olivier, 50 ans, réfléchissait lui depuis «quelques années» à apostasier. Se définissant comme «croyant», il ne va plus à la messe depuis une vingtaine d’années, «lassé des discours de «repentance», de «péché»». «La répétition des affaires de pédophilie» et leur ampleur «en Irlande, aux États-Unis, en France» l’ont particulièrement indigné. L’élément déclencheur, pour cet informaticien breton dont le frère est prêtre ? «L’affaire Barbarin, le fait que des prêtres laissent des prédateurs avec des enfants en connaissance de cause». Début mars, il a écrit au Vatican, puis à l’évêque de Beauvais, le diocèse de son lieu de baptême. Dans sa lettre, il fait valoir que «puisque l’Église catholique n’est toujours pas en capacité, de par le monde (…), de se réformer pour protéger ses brebis», il ne lui est «plus possible de se dire catholique».

 

Guy, un ancien ingénieur dans l’aéronautique de 65 ans, dit avoir lui-même été violé à l’âge de 11 ans par un prêtre, des faits qu’il n’a «jamais pu dénoncer». Adulte, il «s’oppose à la religion», et se dit aujourd’hui «sérieusement anticlérical». Après avoir vu le film de François Ozon «Grâce à Dieu» et avoir été en contact avec l’association lyonnaise de victimes La Parole Libérée à sa création en 2015, il vient de faire sa demande de «radiation» - il insiste sur le terme car il ne veut pas simplement «renier» - auprès de l’évêque de Nantes.

 

Marie, elle, a été baptisée «pour faire plaisir à sa grand-mère paternelle» et ne se dit «pas croyante». Elle a pourtant rédigé sa lettre d’apostasie en septembre, après avoir vu qu’en Argentine - pays du pape François - quelques jours après le rejet par le Sénat du droit à l’avortement, 3000 Argentins avaient fait la démarche collectivement pour protester contre le poids de l’Église dans le débat public. «C’était hypocrite de rester baptisée, ça ne correspondait pas à mes valeurs», explique la jeune femme.

 

«C’est un acte public, officiel, qui est posé» à travers cette demande, reconnaît Emmanuel Coquet, l’un des secrétaires généraux adjoint de la Conférence des évêques (CEF). En quelque sorte «une profession faite contre la foi». Mais le baptême étant considéré par l’Église «comme un fait, historique, un sacrement qu’on ne peut effacer, on ne raye pas quelqu’un d’un registre, mais on inscrit une mention dans la marge», sans effacer ni le nom ni la date, souligne-t-il. En revanche, si une personne souhaite plus tard se marier religieusement, «il lui faudra refaire profession de foi catholique».

 

Difficile d’obtenir des statistiques sur ce sujet. Ces dernières semaines, «quelques évêques témoignent d’une augmentation des demandes», dit-on à la CEF. Á contrario, il y a aussi «une hausse des demandes de baptêmes d’adultes et d’adolescents», ajoute-t-on. Le site apostasiepourtous, qui propose une lettre type, enregistre «des pics de fréquentation en fonction de l’actualité», selon l’un des co-concepteurs du site, Rémi Duval. Depuis sa création en 2013, trois pics sont à noter selon lui : le premier pendant les débats sur le mariage homosexuel, le deuxième en août dernier lors de propos du pape sur l’homosexualité et le troisième ces dernières semaines - plus grosse affluence depuis 2013 - avec le refus du pape d’accepter la démission du cardinal Barbarin. Ce développeur web, ex-enfant de chœur et fils d’une prof de catéchisme, mais qui n’a «jamais cru en Dieu», avait décidé de lancer ce site pour faciliter les démarches. «Afin de montrer à l’Église qu’on n’est pas toujours d’accord avec ses prises de position».

 

Plusieurs personnes demandent que leur nom soit véritablement effacé des registres paroissiaux, notamment au regard de l’entrée en vigueur en mai 2018 du Règlement européen sur la protection des données et du «droit à l’oubli». Interrogée, la Cnil affirme avoir été saisie d’une dizaine de plaintes de personnes réclamant cet effacement. Jean Baubérot, ancien titulaire de la chaire histoire et sociologie de la laïcité à l’École pratique des Hautes études, est favorable à ce droit, «qui traduit une volonté de rupture avec l’Église». Pour cet historien, «on baptise des enfants à un âge où ils sont trop jeunes, donc pas volontaires» et «l’adulte a le droit de rompre avec les choix faits par ses parents».

 

Ce n’est pas étonnant de voir des fidèles se débaptiser choqués qu’ils sont par une Église vivant dans le déni avec sa hiérarchie conservatrice préférant prier en attendant que ça se passe. Une autre Église sur de nouvelles bases, en dehors de tout cléricalisme, doit venir. La base devra pousser cette institution dont la barque n'avance plus à se faire violence pour son salut.

 

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Publié le 12 Avril 2019

Claire Giangravè, au Vatican, nous montre dans cruxnow.com ce vendredi 12 avril 2019 qu’un cardinal qui occupait autrefois l'un des postes les plus élevés au Vatican a déclaré jeudi que les propos controversés de Benoît XVI sur la crise des abus commis par le clergé étaient motivés par le désir d'aider le pape François et que ce serait «la plus grande souffrance» pour Benoît soit perçu comme contredisant son successeur.

 

«J'interprète [la lettre] comme le reflet d'un homme qui, avant ce terrible fléau de la pédophilie dans l'Église, tente d'aider le pape François et nous tous à en sortir», a déclaré le cardinal italien Giovanni Becciu. "Cela ne va pas à l'encontre du pape François, car il ne propose pas de législation", a déclaré Becciu. "Ce serait la plus grande souffrance pour Benoît d'être perçu comme étant en contradiction avec le pape François."

 

Becciu a également déclaré dimanche dernier que les homosexuels ne devraient pas devenir prêtres et a suggéré des sanctions financières pour les lanceurs d'alerte qui trahissent les secrets du Vatican. Le cardinal a déclaré que lorsqu'il était au Vatican, il avait demandé que cette proposition soit prise en compte et avait exprimé l'espoir que cela se concrétiserait aujourd'hui.

 

S'agissant des abus sexuels commis par le clergé, qui a été discuté par les chefs de conférences épiscopales du monde entier lors du sommet de février au Vatican, Becciu a déclaré qu'il était nécessaire de "ne plus se cacher" mais a ajouté que le signalement des abus aux autorités civiles devait varier d'un pays à l'autre. «La pédophilie est un tsunami pour l’Église», a-t-il déclaré. «Si cela s'était passé dans un pays, dans une région… mais non, cela s'est passé dans tous les pays. Pourquoi nos structures ecclésiales ont-elles produit de tels hommes ?»

 

Le pape François a trouvé la réponse, le cléricalisme «favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.» En cherchant bien, on trouve ce qui a engendré ces maux.

 

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Publié le 11 Avril 2019

Pablo Santos nous montre sur periodistadigital.com que le pape émérite Benoît XVI a publié par surprise un document présentant ses réflexions sur les abus sexuels dans l’Église catholique et dans lequel il affirme que son origine réside dans l’effondrement moral de la société et dénonce une justice garantie pendant des années avec des prêtres pédophiles.

 

Le document de 11 pages intitulé "L'Église et les abus sexuels" sera publié dans le magazine mensuel "Klerusblatt" consacré au clergé catholique en Bavière. Il a été publié le jeudi 11 avril 2019 par différents médias. Le texte ne donne pas d'indications sur la manière d'éradiquer les abus envers les mineurs dans l'Église et conclut que la pédophilie a atteint "ces proportions" avant "l'absence de Dieu".

 

Benoît XVI défend la publication de ce texte dans l’intention de contribuer à cette "période difficile" que traverse l’Église catholique et a décidé de le faire après la réunion qui s’est tenue en février au Vatican à l’invitation du pape François aux présidents des Conférences épiscopales à travers le monde. Joseph Ratzinger, qui a démissionné de son pontificat en février 2013 et a rompu son silence à quelques reprises, affirme qu'avant de le publier ce texte, qu’il avait contacté le pape François et le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin.

 

Dans le document, divisé en trois parties, Benoît XVI commence par analyser le contexte historique qui a conduit à ce fléau des abus, affirmant que, depuis les années 1960, "les normes contraignantes jusque-là en matière de sexualité se sont complètement effondrées" dans la société et il cite quelques exemples de son pays natal, l'Allemagne.

 

Il assure que parmi les libertés pour lesquelles la révolution de 1968 s'est battue, il y avait "la liberté sexuelle totale, une liberté qui n'avait plus de normes" et que cela est "fortement lié à cet effondrement mental". Et dans le même temps, "la théologie morale catholique a connu un effondrement qui a laissé l'Église sans défense devant ces changements de société", affirme-t-il.

 

Selon Benoît XVI, même "dans plusieurs séminaires ont été créés des groupes homosexuels qui ont agi plus ou moins ouvertement, ce qui a considérablement changé le climat qui les habitait". Il révèle que lors d'un séminaire dans le sud de l'Allemagne, les candidats au sacerdoce et au ministère laïc de spécialistes de la pastorale (Pastoralreferent) vivaient ensemble et même les mariés étaient parfois avec leur femme et leurs enfants; et parfois avec leurs copines. Pour Ratzinger, "le climat dans ce séminaire n'a pas fourni le soutien nécessaire à la préparation de la vocation sacerdotale".

 

Dans une autre partie du document, il est expliqué que "la garantie", un système fondé "pour garantir avant tout les droits de l'accusé" "est venu au point qu'il excluait complètement toute forme de condamnation". Il dit que c'était alors que "selon le pape Jean-Paul II ", il avait été décidé qu'il était "approprié de confier ces infractions à la Congrégation pour la doctrine de la foi", que dirigeait Ratzinger à l'époque. Et que cela "a permis d’infliger la peine maximale, c’est-à-dire l’expulsion de l’État clérical, qui n’aurait pu être imposée en vertu d’autres dispositions légales".

 

Mais Nicolas Senèze dans la-Croix.com montre les limites d’un tel raisonnement réducteur sur les abus sexuels (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Abus-sexuels-texte-troublant-Benoit-XVI-2019-04-11-1201015045). Ainsi, s’il explique son action résolue – et trop souvent occultée – contre les abus, le texte du pape émérite montre les limites de la tolérance zéro qu’il prônait. Le mot «victime» n’apparaît qu’une seule fois dans les 11 pages. On est ici loin de l’analyse du pape François, pour qui il faut aller au-delà de la tolérance zéro et de la punition des abus et développer une politique de prévention qui empêche qu’ils soient commis. D’où ses attaques contre le «cléricalisme» dans lequel le pape actuel voit le terreau d’une «culture de l’abus» et du «système de couverture qui lui permet de se perpétuer».

 

Benoît XVI, au contraire, se refuse à imaginer «une autre Église». Sa solution est «un renouveau dans notre foi dans la réalité de Jésus-Christ qui nous est donné dans le Saint-Sacrement». Elle n’est pas plus efficace que la prière selon le cardinal Sarah. Ce texte, dérangeant à bien des égards n’est qu’une suite de «réflexions qui n’ont aucune valeur magistérielle». Certains vont toutefois jusqu’à mettre en doute la paternité d’un texte dans lequel ils ne reconnaissent pas la plume habituelle de l’ancien pape qui, à 92 ans la semaine prochaine, leur apparaît plus que jamais sous la coupe de son entourage.

 

La théologienne Marie-Jo Thiel, médecin et professeure d’éthique à la faculté de théologie de l’université de Strasbourg, auteure d’une vaste somme sur les abus sexuels dans l’Église, interroge les causes de cette crise mises en avant par le pape émérite Benoît XVI sur la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Abus-sexuels-texte-Benoit-XVI-pose-beaucoup-questions-2019-04-11-1201015051?from_univers=lacroix). Comme elle le signale l’histoire de l’Église montre que les abus commis par des clercs ne datent pas d’hier. Dès les premiers siècles du christianisme, les conciles d’Elvire, d’Ancyre, ont condamné les abus sur des jeunes garçons, et ces condamnations concernaient aussi des clercs. Le texte Crimen Sollicitationis publié en 1962 par le Vatican reprend un texte de 1922, qui rappelle lui-même Sacramentum Penitentiae du pape Benoît XIV en 1741.

 

Pour elle ce n’est pas le relativisme ambiant qui explique cette situation mais une éthique qui isole la norme conduit au légalisme, et «isoler l’individu conduit au subjectivisme». «Pour qu’une norme puisse fonctionner dans la pratique, il faut qu’elle puisse être reconnue par la conscience dans sa pertinence. Si la norme est purement extrinsèque (c’est la perspective d’un certain néo-thomisme), elle est très facilement transgressable. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on a eu un tel nombre d’abus dans ces années-là.» Ensuite, elle explique que «l’Église s’est focalisée sur une image post-tridentine sacralisée du prêtre ne lui fournissant pas les ressources pour assumer sa propre vie sexuelle. Il y a aussi une question de formation, de prise en compte de l’apport des sciences humaines qui, étonnamment, sont absentes de ce texte.»

 

Et comme elle l’explique : «Si la pédophilie est due à un manque de foi, pourquoi, alors, autant de prêtres parmi les abuseurs ? Pourquoi autant de grands fondateurs de communautés nouvelles, que le pape Jean-Paul II n’a eu de cesse de donner en exemple ? Pourquoi Benoît XVI ne se saisit-il pas de l’analyse que fait le pape François, y compris au moment du sommet sur les abus en février ? Pourquoi ne prend-il pas en compte l’aspect systémique de la crise ? Il semble ne pas voir le problème d’ensemble, le lien avec les abus de pouvoir et de conscience qui n’apparaissent jamais dans ce texte. Ce texte pose beaucoup de questions.»

 

NCRonline.org (https://www.ncronline.org/news/accountability/new-letter-benedict-blames-clergy-abuse-sexual-revolution-vatican-ii-theology) nous montre aussi qu’un certain nombre de théologiens réputés se sont rendus sur Twitter pendant la nuit pour critiquer l'opinion de Benoît XVI sur les causes profondes des abus sexuels commis par le clergé. Julie Hanlon Rubio, professeure d'éthique sociale à la faculté de théologie jésuite de l'Université Santa Clara, a beaucoup écrit sur la moralité sexuelle. Elle a qualifié l'analyse de l'ex-pape de "profondément imparfaite". "La volonté de reprocher à une culture permissive et à la théologie progressiste un problème interne et structurel est stupéfiante", a déclaré Rubio.

 

Brian Flanagan, professeur agrégé à l'Université Marymount en Virginie, dont le livre le plus récent porte sur le besoin de l'Église de se purifier continuellement, a qualifié le texte de Benoît «d'embarrassant». "L'idée que la maltraitance ecclésiale d'enfants soit le résultat des années 1960, d’un supposé effondrement de la théologie morale et de la conciliarité est une explication embarrassante pour la maltraitance systémique des enfants et sa dissimulation", a écrit Flanagan.

 

Massimo Faggioli, un Italien qui enseigne à l’Université de Villanova et a beaucoup écrit sur le Concile Vatican II, a noté que Benoît XVI n’a pas mentionné de cas controversés comme ceux du père Marcial Maciel Degollado, un abuseur en série d’enfants et violeur, qui a fondé les Légionnaires du Christ, puissants et bien connectés. On ne mentionne pas non plus dans la lettre de Benoît XVI l'ex-cardinal déshonoré Theodore McCarrick, que Jean Paul II a nommé évêque de Metuchen, au New Jersey, en 1981, archevêque de Newark en 1986, archevêque de Washington en 2000 et devenu cardinal en 2001.

 

Finalement, cette lettre ne traite pas des problèmes structurels qui ont favorisés la dissimulation des abus, ni du rôle contesté de Benoît XVI pendant 24 ans à la tête de la puissante Congrégation de la Doctrine de la Foi au Vatican. Un beau déni de la réalité.

 

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Publié le 11 Avril 2019

cruxnow.com nous montre le mercredi 10 avril 2019 que le Vatican a ouvert pour la première fois sa propre enquête sur le cas d’Emanuela Orlandi, une citoyenne du Vatican âgée de 15 ans qui a disparu durant l’été 1983 alors qu’elle allait dans son école de musique.

 

L’avocate de la famille Orlandi, Laura Sgrò, a confirmé l’enquête mercredi. Elle a confié à l'Associated Press que "le Secrétariat d'État a autorisé l'ouverture d'une enquête sur une tombe dans le cimetière teutonique du Vatican", après qu'un informateur anonyme ait indiqué que les gens devraient regarder à l'endroit où pointe la statue d'un ange dans le cimetière Teutonique.

 

Le 27 mars, le Vatican a annoncé qu'il répondait à une demande de la famille Orlandi de rouvrir une tombe indiquée par l'ange. Le porte-parole du Vatican par intérim, Alessandro Gisotti, a déclaré mercredi que "pour le moment, je n'ai aucune déclaration à faire sur le sujet".

 

Depuis plus de 35 ans, les médias italiens sont obsédés par le destin d’Emanuela. Au fil des ans, de nombreuses rumeurs ont circulé sur ce qui lui est arrivé. Selon certaines théories, l'adolescent aurait été saisi par un gang du crime organisé pour faire pression sur les autorités du Vatican pour qu'elles recouvrent un prêt. Selon une autre affirmation, elle aurait été prise pour forcer la libération du prisonnier turc Mehmet Ali Agca, qui avait tenté d'assassiner le pape Jean-Paul II en 1981 (https://www.dailymail.co.uk/news/article-6907961/Vatican-opens-investigation-case-missing-girl-1983.html).

 

La famille espère que cette enquête qui est un moment important, sera un moment de vérité et de justice pour Emanuela (https://www.elmundo.es/internacional/2019/04/10/5cae2329fc6c83e8478b4679.html). Espérons le aussi.

 

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Publié le 10 Avril 2019

Marie Duhamel, à la Cité du Vatican nous montre dans vaticannews.va ce mercredi 10 avril 2019 que la Salle de presse du Saint-Siège fait état des progrès enregistrés à l’issue de la XXIXe réunion du Conseil des cardinaux, en présence du Pape, au Vatican.

 

Cette dernière rencontre portait essentiellement sur la nouvelle Constitution apostolique provisoirement intitulée "Praedicate evangelium" visant à régir la Curie, elle sera maintenant envoyée aux présidents des conférences épiscopales nationales, aux Synodes des Églises orientales, aux Dicastères de la Curie romaine, aux conférences des Supérieurs et Supérieures majeures et à certaines universités pontificales, qui  sont invités à faire connaître leurs observations et à formuler des suggestions, a précisé le directeur par intérim de la Salle de presse, Alessandro Gisotti, qui a notamment parlé de «l’engagement pris pour renforcer le processus de synodalité dans l’Église, à tous les niveaux» et de la place des femmes au sein des institutions du Saint-Siège.

 

Le cardinal Seán Patrick O’Malley, archevêque de Boston aux États-Unis, a longuement rendu compte de la récente assemblée plénière au Vatican de la Commission pontificale pour la Protection des mineurs qu’il préside. Il a remercié le pape pour la "Rencontre internationale sur la protection des mineurs dans l’Église" qui a rassemblé, en février au Vatican, l’ensemble des conférences épiscopales nationales. Le cardinal a également exprimé sa gratitude à la suite de la publication de normes sur les abus pour l’État de la Cité du Vatican, qui renforcent les efforts de l’Église dans sa lutte contre toute forme d’abus sur mineurs et sur des adultes vulnérables.

 

La prochaine session de travail aura lieu les 25, 26 et 27 juin prochain. Au Vatican, beaucoup craignent en effet que la future constitution ne donne trop de latitude aux conférences épiscopales au détriment du pouvoir central d’une Curie redimensionnée et réduite. Et Cette insistance sur la place des femmes, qui avait aussi été un des thèmes du Synode des jeunes, pourrait souligner que le projet de future constitution n’a pas trouvé de solution aux obstacles canoniques qui les empêchent actuellement d’accéder aux postes les plus élevés de la Curie, habituellement réservés aux titulaires du sacrement de l’ordre, donc des hommes (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/future-constitution-Curie-sera-presentee-conferences-episcopales-2019-04-10-1201014768).

 

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Publié le 10 Avril 2019

Adélaïde Patrignani (avec The Mainichi Shimbun) nous montre sur vaticannews.va le mardi 9 avril 2019 que début avril, la Conférence des évêques catholiques du Japon (CBCJ) a décidé de l’ouverture d’une enquête dans les seize diocèses du pays afin de faire la lumière sur les abus sexuels qu'auraient subi des mineurs ces dernières décennies. Les évêques ont également rencontré des victimes. Deux gestes forts qui témoignent de la poursuite du travail initié par l’Église au début des années 2000.

 

L’ouverture de l’enquête a été annoncée le 7 avril dernier par Mgr Mitsuaki Takami, archevêque de Nagasaki et président de la CBCJ. Celui-ci participait alors à une rencontre hautement symbolique, qui rassemblait des personnes affirmant avoir été victimes d’abus sexuels de la part de clercs catholiques. Mgr Takami a présenté ses excuses à l’une d’entre elles, parlant au nom de toute l’Église du Japon. Il  a regretté les souffrances causées aux victimes et le fait de ne pas avoir été «capable d’en faire assez».

 

Selon les précisions de l’archevêque de Nagaski, plusieurs évêques du Japon se sont réunis le 4 avril dernier, approuvant alors l’ouverture d’une enquête «le plus tôt possible» dans les seize diocèses de l’archipel. Les méthodes de l’enquête seront définies «à une date ultérieure». La participation de «tierces parties» est considérée comme «nécessaire» par les prélats, a rapporté Mgr Takami.

 

Le comité d’évêques s’est par ailleurs référé aux résultats des questionnaires diffusés par les conférences épiscopales du monde entier entre 2002 et 2012 à propos des abus sexuels dans l’Église. Au moins cinq «rapports de dommages» ont été déposés pour le Japon; ils seront étudiés lors de la future enquête.

 

En 2002, la CBCJ avait déjà fait état d’abus sexuels commis sur des mineurs par des prélats, ce qui l’avait conduit à publier, l’année suivante, un ensemble de lignes-directrices à destination des évêques japonais. «Concernant ce problème, nous devons confesser que nous n’avons pas assumé de manière adéquate nos responsabilités», avait reconnu la CBCJ dans une déclaration datée de 2002. «À tous ceux qui ont été blessés, nous promettons maintenant que nous, évêques, nous apporterons une réponse au problème en toute sincérité, et que tout prêtre ou religieux coupable sera traité avec sévérité», lit-on par ailleurs.

 

L’Église japonaise continue donc son travail, dans la ligne également du sommet sur la protection des mineurs qui s’est déroulée en février dernier au Vatican, et auquel Mgr Mitsuaki Takami a participé. C’est un changement notable. Il faut dire qu’au Japon, où le mouvement #MeToo n’a eu qu’une très faible influence, le viol reste un sujet tabou. Ainsi, après que la jeune journaliste Shiori Ito a révélé le viol en 2017 qu’elle avait subi de la part d’un homme politique proche du premier ministre Shinzo Abe, elle a été violemment humiliée et insultée. Au point d’être obligée de quitter le Japon pendant quelque temps – elle y est revenue depuis (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/eveques-Japon-ouvrent-enquete-abus-sexuels-denfants-2019-04-09-1201014458).

 

Cette volonté de répondre aux souffrances des victimes est aussi visible dans l’île Maurice dans vaticannews.va le mardi 9 avril (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-04/abus-mineurs-mesures-du-cardinal-piat-a-l-ile-maurice-vatiab.html). Dimanche 7 avril, à l’approche de la Semaine Sainte, le cardinal Maurice Piat, évêque de Port-Louis à l’Ile Maurice, a pris la plume pour s'exprimer sur les abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, tout en souhaitant remettre à plat l’esprit de cléricalisme. Il a comparé cette période que traverse l’Église à la Passion du Christ et a fait part dans sa lettre de plusieurs mesures prises dans son diocèse : l’instauration de procédures précises en cas d’allégation d’abus sexuel sur mineur de la part d’un diacre, d’un prêtre, ou d’un évêque ou de la part d’un laïc en poste de responsabilité auprès des mineurs.

 

Ces procédures peuvent être consultées sur le site du diocèse de Port-Louis. L’élaboration d’un code de conduite pour tous ceux qui exercent une responsabilité auprès des jeunes dans l’Église a aussi été décidée. Enfin, des sessions de formation, notamment par le père Stéphane Joulain, père blanc missionnaire d'Afrique et psychothérapeute, sont prévus en juin à destination des prêtres, religieux, responsables de mouvement de jeunes et des fidèles en général.

 

Il est très intéressant de voir ce souci de répondre aux  souffrance des victimes des prêtres pédophiles. Attendons de voir ce que cela peut donner dans la durée. Au moins, ici les intentions veulent être suivies d'actes.

 

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Publié le 9 Avril 2019

L'Obs avec l’AFP nous montre que l’exécutif retient du grand débat qu’il faut « baisser plus vite les impôts » face à une «immense exaspération fiscale», a affirmé lundi 8 avril 2019 Edouard Philippe, qui veut plus largement répondre sans «frilosité» à «un besoin de changement radical» des Français.

 

«La première exigence, c’est en fait une immense exaspération fiscale», a déclaré le Premier ministre lors d’un discours au Grand-Palais concluant le compte-rendu détaillé des remontées du grand débat en France. Face à «une sorte de tolérance fiscale zéro», «les débats, je le crois, nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts», a-t-il dit. Le Grand débat a mis en avant la baisse de la TVA, de l’impôt sur le revenu et le retour de l’ISF (https://www.ouest-france.fr/politique/grand-debat-national/grand-debat-national-ce-que-les-francais-ont-fait-remonter-dans-les-consultations-6300568).

 

Avant une adresse au Parlement mardi et mercredi, et à quelques jours des premiers arbitrages du président Macron, le Premier ministre a affiché la volonté de l’exécutif d’annoncer des décisions fortes après la crise des «gilets jaunes» et trois mois de grand débat national. «Nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu’une erreur, ce serait une faute. Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité serait à mes yeux impardonnable», a-t-il affirmé. «Le président l’a dit, nous ne pourrons plus gouverner comme avant», a déclaré le Premier ministre, jugeant nécessaire «de construire les outils d’une démocratie plus délibérative».

 

«Certains annonçaient la fin de la démocratie représentative et l’avènement de ce qui aurait pu être une forme de démocratie directe et médiatique permanente. Ça n’est pas ce que les Français veulent, ils sont exigeants, ils veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace et une exemplarité encore renforcée », selon les conclusions du Premier ministre. Ce que demandent les participants au Grand débat est la prise en compte du vote blanc et la réduction du nombre de parlementaire, la remise en cause des «privilèges des élus», référendum au niveau local (https://www.ouest-france.fr/politique/grand-debat-national/grand-debat-national-ce-que-les-francais-ont-fait-remonter-dans-les-consultations-6300568).

 

Quant à l’écologie, «nos concitoyens nous disent qu’ils sont prêts à changer de comportement, dans un grand nombre de domaines, en revanche, ils ne veulent pas, ils ne veulent plus, que des taxes leur dictent ce qu’ils doivent faire et dans les cas où ils peuvent l’envisager, ils veulent que leurs produits financent des dispositifs d’accompagnement», a relevé l’ancien maire du Havre après trois heures de compte-rendu. En réalité, le Grand débat montre une défiance envers la fiscalité écologique (https://www.ouest-france.fr/politique/grand-debat-national/grand-debat-national-ce-que-les-francais-ont-fait-remonter-dans-les-consultations-6300568).

 

«Ces réunions [du grand débat] ont fait honneur à leurs participants » du fait que l’immigration a été «peu évoquée» et des sujets polémiques n’ont presque pas été évoqués dans les débats, comme le nucléaire ou les sujets de société (peine de mort, mariage pour tous, PMA, GPA, cannabis, avortement), et «au débat démocratique», a-t-il salué, en s’en prenant aux «exemples de violences que d’autres se complaisent à donner chaque samedi» lors de manifestations de «gilets jaunes». Le samedi 6 avril, pour l'acte XXI de leur mobilisation, les «gilets jaunes» prévoyaient plusieurs rassemblements dans le pays, trois jours après la censure de l'article clé de la loi anticasseurs qui prévoyait des interdictions administratives de manifester. Les «gilets jaunes» ont enregistré la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement, 22 300 personnes selon le ministère de l'Intérieur (http://www.rfi.fr/france/20190406-france-gilets-jaunes-acte-xxi-mobilisation-manifestations-drouet-tissier).

 

Mais la restitution du grand débat pas par Edouard Philippe a suscité la déception de certaines figures des Gilets jaunes comme le montre LCI.fr ce mardi 9 avril (https://www.lci.fr/politique/grand-debat-dans-restitution-par-edouard-philippe-ric-isf-ou-sont-les-revendications-des-gilets-jaunes-2117865.html). Beaucoup de leurs revendications initiales n'apparaissent pas ou peu dans les conclusions de la concertation. Exit le "RIC", l'abandon de la hausse de la CSG ou encore le rétablissement de l'ISF, la renationalisation des autoroutes et des secteurs de l'énergie, la "hausse du seuil de pauvreté au niveau du Smic" ou encore la suppression du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE)... D'autres propositions convergent comme la lutte contre l'évasion et la fraude fiscales, la reconnaissance du vote blanc, et le contrôle des "privilèges" des élus, on peut également citer des mesures sociales (réindexation des pensions), environnementales (interdiction des pesticides, promotion de l'agriculture biologique) mais aussi la préservation des services publics, notamment dans le secteur de la santé.

 

Finalement, le Grand débat semble accoucher d’une souris, car c'est le président qui "fixera le cap et annoncera l'ouverture de grands chantiers", avec "les élus locaux", "les organisations syndicales et patronales" et encore "les associations", a tracé le Premier ministre, sous les applaudissements de la majorité ce mardi devant l'Assemblée nationale. Il ne faut pas attendre "de changement de ligne" puisque la restitution du Grand débat correspondant beaucoup à ce que le gouvernement espérait, aux orientations prises depuis des mois comme le montre les faibles scores de la consultation sur les demandes de "rétablissement de l'ISF", de justice fiscale ou de taxation du capital (https://www.lepoint.fr/politique/apres-le-bilan-du-grand-debat-l-executif-pose-ses-enjeux-devant-les-deputes-09-04-2019-2306499_20.php).

 

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Publié le 8 Avril 2019

Claire Lesegretain, nous montre dans la-Croix.com ce lundi 8 avril 2019 qu’à l’égard des divorcés remariés, les services de pastorale familiale ont le choix entre deux courants : l’un propose un retour aux sacrements, après un discernement, il est représenté par le réseau «Se DiRe» (de séparés, divorcés, remariés) de la Mission de France, propose aux personnes divorcées remariées de pouvoir cheminer vers un retour aux sacrements, si elles le souhaitent et après un temps plus ou moins long de discernement personnel et pastoral, «en conscience éclairée», souligne Nathalie Mignonat, et les Équipes Reliance (issues des Équipes Notre-Dame) ainsi que l’association Chrétiens divorcés, chemins d’espérance (fondée par le père Guy de Lachaux) s’inscrivent dans cette ligne, tandis que le cheminement Bartimée, proposé par les Équipes Reliance, s’y rattache également; l’autre ne l’envisage pas mais assure un accompagnement personnalisé, elle est représentée par le parcours Miséricorde et Vérité – fondé en 2011 par le père Gérard Berliet du diocèse de ­Dijon et issu d’Amour et vérité, de la communauté de l’Emmanuel –, insiste sur la communion spirituelle. De même, Cana-Samarie – la branche de Cana, du Chemin-Neuf, destinée aux divorcés remariés – ne propose pas d’accéder à nouveau aux sacrements. Actuellement, le diocèse de Versailles fait appel à Cana-Samarie et celui de Séez, à Miséricorde et Vérité.

 

Aujourd’hui, les diocèses de Poitiers, de Saint-Flour, d’Annecy, de Lille, de Toulouse, de Créteil, de Pontoise ou d’Évry s’inscrivent dans la ligne d’un retour aux sacrements, après un discernement. C’est le cas aussi du diocèse de Rouen, où Raphaëlle Tiberghien a mis en place, depuis longtemps, un parcours «Chrétiens divorcés, chemins d’espérance». C’est donc cette ligne qui semble majoritairement choisie. Mais l’essentiel, insistent Christian et Nathalie Mignonat, coordinateurs nationaux des Équipes Reliance, est que les responsables de pastorale familiale puissent se rencontrer régulièrement sur cette question. Ils en eurent l’occasion le 24 novembre dernier, en se retrouvant à Orsay (Essonne) avec la Mission de France et la théologienne Hélène Bricout, et le 30 mars à Paris, autour du père de Lachaux et de Véronique Margron. Ils pourront à nouveau partager à la Pentecôte, à Lourdes, où plusieurs accompagnateurs de Miséricorde et Vérité sont attendus.

 

Les divorcés remariés souffrent de ne pas être pleinement intégrés à l’Église, l’accueil et accéder à nouveau à l’Eucharistie est pour eux comme le signe qu’ils retrouvent leur place de baptisés. C'est un signe de miséricorde bien plus valorisant que de réciter la loi de l’Église à des fidèles en souffrance qui méritent qu'on leur tende la main.

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 8 Avril 2019

Olivier Bonnel, à la Cité du Vatican, nous montre dans son article pour vaticannews.va ce lundi 8 avril 2018 qu’au Vatican, la Commission pontificale pour la Protection des mineurs a tenu ces trois derniers jours sa dixième assemblée plénière. Présidée par le cardinal américain Sean O’Malley, cette nouvelle réunion a été l’occasion de faire le point sur la lutte contre les abus sexuels dans l’Église quelques semaines après la rencontre du mois de février, et de faire des propositions concrètes.

 

La Commission pontificale pour la Protection des mineurs a entamé cette assemblée plénière en écoutant d’abord une victime, une mère venant d’Afrique subsaharienne qui fut abusée sexuellement par un religieux lorsqu’elle était enfant. La commission rappelle dans un communiqué publié ce lundi matin que l’un de ses mandats est, justement, l’écoute de ces victimes.

 

Cette réunion a également été l’occasion de dresser un bilan de la Rencontre pour la protection des mineurs qui s’est tenue au mois de février dernier à Rome en présence de tous les présidents des conférences épiscopales à travers le monde. Ce rôle de protection, «essentiel à la vie et la mission de l’Église», est en train de mûrir, souligne la Commission. Bien qu’il reste, admet-elle, «beaucoup à faire».

 

Pour conseiller le Saint-Père et assister les églises locales, de nombreux projets concrets sont désormais sur la table. Un groupe composé essentiellement de victimes ou de leurs proches est en train d’être constitué. Ils organiseront des rencontres virtuelles avec d’autres victimes, via internet, un lieu sûr et culturellement familier, en lien avec les Églises locales. Ce «panel de conseil des survivants» existe déjà au niveau local au Brésil, en Zambie ou aux Philippines. Autres projets concrets : des missions de formation sur la protection des mineurs vont être lancées dans des écoles catholiques, à partir de projets pilotes en Afrique du Sud, en Colombie ou encore en Inde.

 

La Commission souhaite également mettre sur pied un instrument d’audit qui fournisse du matériel sur les lignes guides visant à protéger les mineurs mais également l’analyse de modèles permettant de surveiller les dernières mises à jour en cette matière. Il s’agit de créer une ressource pour venir en aide aux Eglises locales  afin qu’elles créent, mettent à jour, révisent leurs programmes de protection.

 

Une journée d’études avec des experts internationaux sera organisée pour approfondir ce qu’est un délit sexuel et ses implications afin de prévenir tout abus dans le futur. La compréhension du phénomène représente un facteur clé pour créer des espaces sûrs dédiés aux mineurs. Un séminaire académique se tiendra par ailleurs à Rome en décembre 2019 sur le thème «confidentialité et transparence» qui sera centré en particulier sur les procédures canoniques.

 

La Commission annonce enfin la prochaine tenue d’un symposium latino-américain sur la protection des mineurs dans les Églises et la société civile. Il sera co-organisé avec l’archevêché de Bogotá, auquel devraient participer les conférences épiscopales d’Amérique Latine, de nombreuses ONG, des écoles catholiques et des autorités gouvernementales.

 

Les groupes de travail de la Commission ont en outre poursuivi le travail engagé avec les congrégations et les dicastères de la Curie qui ont «des responsabilités particulières» concernant ce dossier : la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, les Congrégations pour les évêques et le clergé.

 

Espérons que l’Église fasse les réformes nécessaires pour combattre la pédophilie cléricale, car il est grand temps que les victimes des prêtres pédophiles aient gain de cause.

 

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Publié le 7 Avril 2019

En ce dimanche 7 mars 2018, j’ai entendu l’homélie faite par le diacre charismatique de ma paroisse Étienne Mellot, coordinateur de l’Instance de communion du Renouveau, jugeant à travers l’exemple de la femme adultère tiré de Jean 8, 1-11 que tout le monde était responsable des abus sexuels des prêtres même les fidèles, alors que c’est la hiérarchie qui a gardé dans l’ignorance les fidèles et couvert les prêtres abuseurs, que le divorce avait déstabilisé la société, et que la prière était la solution à la crise de l’Église. On est très proche de la pensée étroite du cardinal Sarah, qui propose comme solution à la crise de l’Église de tenir fermement à la doctrine, à l’enseignement de l’Église et de prier, et il invite d’abord à la conversion personnelle avant de critiquer l’Église. Pour lui, personne ne peut changer l’Église de Jésus. Et bien sûr, tous les baptisés participent à cette crise puisqu’ils ne témoignent pas de leur foi chrétienne. Et l’Église doit rester une réalité hiérarchique, et elle ne doit pas s’humaniser, et aller vers le monde (https://www.cath.ch/newsf/cardinal-sarah-la-peur-est-la-grande-faiblesse-de-leglise-aujourdhui/). Avec une telle vision réformiste, l’Église ne risque pas de survivre.

 

Mais l’histoire de la femme adultère ne parle pas de cela. Le pape dans son Angélus met en avant une vision plus séduisante, devant une foule nombreuse rassemblée sur la Place Saint-Pierre, dans laquelle Jésus critique l’attitude des scribes et des pharisiens qui veulent lapider cette femme, car ils se sentent les gardiens de la Loi. Le Christ, lui, renverse cette logique en incarnant le pardon inconditionnel de Dieu (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-04/angelus-7-avril-2019-femme-adultere.html). On peut pousser plus loin, car cet épisode montre que Jésus a pris la défense d’une femme adultère dans son style bien personnel d’accueil aux pêcheurs les plus méprisés, afin de montrer la compassion de Dieu. Aucune condamnation ne tombe de ses lèvres (José Antonio Pagola, Jésus : Approche historique, Cerf, 2012). Á travers cette femme que l’on dit adultère, Jésus est pleinement dans sa défense des plus petits et des fragiles de la société de son époque. Mais l’est-elle vraiment ? On amène une femme que l’on dit adultère, sans l’homme avec lequel elle aurait fauté, sans témoins, et sans jugement devant le Sanhédrin pour voir si elle est innocente ou pas. Cela ressemble à un piège tendu à Jésus, dont lui et la femme s’en sortent à bon compte et avec beaucoup de ruse.

 

Mais a-t-on cette Église qui défend les plus petits et fragiles de la société ? Pas quand on favorise, des hommes comme le père James Mallon. Ce prêtre canadien, qui prône le renouveau missionnaire à l’aide de l’association des Parcours Alpha, a exhortés 800 personnes, prêtres et laïcs, étaient réunies, vendredi 5 et samedi 6 avril, à Paris lors d’une conférence sur la «transformation pastorale» à abandonner des fonctionnements ecclésiaux dépassés. La sensibilité charismatique y domine, à l’image de cette journée ponctuée de temps de louange festifs. Malheureusement, la méthode du père Mallon reçoit bon accueil chez des participants avides de renouveau, dans le contexte de la crise de l’Église, et qui montre qu’ils iront forcément vers des faux prophètes plutôt que de réfléchir dans des groupes comme ceux créés par José Antonio Pagola, le Grupos de Jesús, ou la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones, ou le Réseau des Parvis, ou encore Parthénia, qui souhaitent véritablement réformer l’Église. Selon la-Croix.com, le succès indéniable de cette session montre que des catholiques sont prêts à changer, quitte à déplaire aux plus rétifs. (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/paroisse-morte-vive-paroisse-2019-04-07-1201014050?from_univers=lacroix). C’est une observation un peu précipitée puisque c’est la sensibilité charismatique qui domine durant ces conférences, tous les fidèles n’en font pas partie.

 

Enfin, comme le montre Sophie Maréchal dans la-Croix.com ce dimanche (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Parole-liberee-souhaite-recenser-toutes-victimes-dabus-sexuels-2019-04-05-1201014030?from_univers=lacroix) l’association de défense des victimes de prêtres pédophiles, la Parole libérée, a lancé jeudi 4 avril un projet de grande ampleur dépassant les frontières du monde de l’Église après avoir appris que 265 000 personnes s’estiment victimes d’abus sexuels, selon une étude réalisée en 2018 par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales et l’Insee.

 

Elle veut créer une base de données afin de mieux prendre en charge les victimes et les rediriger vers des associations partenaires, notamment Stop aux violences sexuelles. L’association souhaite également élaborer un partenariat avec les services de la justice (direction nationale de la police, Interpol, parquets), afin de déposer des signalements et des plaintes qualifiés. Autre nouveauté du projet : la mise en relation des victimes d’un même auteur d’abus sexuels.

 

Elle souhaite lever 1,3 million d’euros pour prendre en charge les victimes d’abus sexuels, majeures et mineures, dans toute la France. Une fois la totalité de la somme récoltée, la Parole libérée souhaiterait pouvoir salarier une dizaine de personnes : juristes, thérapeutes, personnels administratifs... La Parole libérée envisage également d’en appeler aux collectivités et à l’État.

 

La Parole libérée a sans doute mieux compris le message de Jésus que l’Église, trop occupé à vivre en dehors du monde et à refuser de changer pour son salut. L’association de victimes de prêtres pédophiles s’est mise du côté du plus petit et du fragile de la société en élargissant son cadre.

 

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Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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