Publié le 6 Avril 2019

RFI.fr nous montre ce samedi 6 avril 2019 que certains observateurs évoquent un «moment historique» : des militants LGBT ont été reçus pendant plus d’une heure par le secrétaire du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin. Ils sont venus demander à l’Église catholique de prendre position pour condamner la criminalisation de l’homosexualité, encore en vigueur dans de nombreux pays.

 

Ils sont une cinquantaine, des juristes mais surtout des activistes LGBT à avoir fait le déplacement au Vatican, une première pour eux. Pendant la rencontre, une étude sur la criminalisation de l’homosexualité dans les pays des Caraïbes a été remise au secrétaire d’Etat du Saint-Siège, qui a manifesté son intérêt.

 

«Je pense qu’il serait très important qu’une position officielle, une déclaration du Vatican ou du pape lui-même soit faite, où l’Église dise clairement qu’elle condamne la criminalisation, quel que soit le sexe ou le genre des personnes. C’est ça qui est important», explique l'auteur du rapport, l’avocat argentin Leonardo Raznovich.

 

Selon celui-ci, le pape François aurait fait jouer de son influence pour que l’Église au Belize retire son appel après que la Cour suprême a jugé inconstitutionnel une loi pénalisant l’homosexualité. Un signe d’espoir pour ces membres de la délégation comme la Canadienne Helen Kennedy, qui dirige Egale, une association de défense des LGBT : «Ce n’est pas un endroit où l’on se sent d’habitude accueillis. Si le cardinal n’a pas mentionné explicitement les personnes LGBT, on sait lire entre les lignes et on souhaite les encourager à s’engager plus fortement contre la criminalisation de ces personnes à où qu’elles vivent.»

 

Le cardinal Parolin a tenu à rappeler l’opposition de l’Église à toute violence contre les personnes et promis de faire remonter cette rencontre au pape François. Pour les militants LGBT, un dialogue s’est désormais ouvert. Sur 70 pays pénalisant encore l’homosexualité dans le monde, six prévoient toujours la peine de mort.

 

Aussi historique soit-il, ce geste ne peut pas enlever comme nous le montre 20minutes.fr et l’AFP (https://www.20minutes.fr/monde/2489955-20190405-pays-bas-eglise-catholique-genee-coming-out-pretre) le fait que dimanche dernier, au cours d’une messe, le prêtre de l'église de la Vredeskerk à Amsterdam, aux Pays-Bas, a annoncé aux paroissiens son homosexualité. Il a été immédiatement suspendu de ses fonctions par le diocèse, a révélé le quotidien néerlandais Trouw, ce mardi.

 

Profitant d’une messe spécialement organisée pour ses 25 ans de sacerdoce pour dévoiler son homosexualité​ aux paroissiens, Pierre Valkering leur a également présenté son nouveau livre dans lequel il avoue ne pas avoir respecté le célibat et avoir fréquenté des lieux de rencontre gays. L’homme a également déclaré : «Il y a un grand éléphant rose à Rome», suggérant que l’homosexualité était taboue, mais courante, au Vatican. Des déclarations qui ont particulièrement gêné le Vatican, entraînant la suspension du prêtre.

 

«Les visiteurs de la Vredeskerk d’Amsterdam sont bouleversés par la suspension du prêtre Pierre Valkering après son coming out», ajoute le quotidien néerlandais. Consigne a été donnée aux fidèles de ne pas s’exprimer sur le sujet. «À l’attention de la presse, les paroissiens ont interdiction de s’exprimer. Vous pouvez directement prendre contact avec Pierre Valkering», indique une affichette prise en photo par Trouw.

 

Finalement, rien ne viendra du Vatican comme le montre Fréderic Martel sur son compte Twitter (@martelf) puisque le porte-parole du pape, Alessandro Gisotti dément “catégoriquement” que le pape fasse un "discours historique" sur l'homosexualité le vendredi 5 mars. La réunion s’est faite finalement à huis-clos.

 

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Publié le 6 Avril 2019

vaticannews.va nous montre que le mouvement encadrant les groupes du Renouveau charismatique en Italie se réunit durant trois jours à Rimini, sur la côte de la mer Adriatique.

 

Dans un télégramme signé par le cardinal Parolin, le pape salue «un moment significatif» qui doit aider «chacun à se mettre en syntonie avec le Maître qui traverse les routes de notre vie quotidienne». Le pape parle du désir du cœur de chaque chrétien et de la conformation au Christ. En invoquant «sur chacun une abondante effusion de l’Esprit Saint», il confie «désirs, propositions et espérances à la maternelle intercession de la Bienheureuse Vierge Marie».

 

Le thème de la rencontre, “Aujourd’hui, le salut est venu pour cette maison”, a «des dynamiques spirituelles, ecclésiales, sociales et humaines d’une très grande actualité», explique Salvatore Martinez, le président du Renouveau dans l’Esprit. En tout homme, il y a le désir de voir Jésus et le désir d’une vie bonne, juste, pleine et heureuse. Ceci concerne les riches comme les pauvres. Il y a beaucoup de pauvretés spirituelles que souvent les richesses matérielles cherchent à remplir.»

 

Il n’est pas étonnant de retrouver une sorte de théologie de la prospérité propre aux protestants évangéliques dans ce mouvement qui détourne considérablement l'option préférentielle pour les pauvres pour affirmer que les riches ont besoin davantage de l'amour de Dieu.

 

Ce mouvement ecclésial implique en Italie plus de 200 000 personnes, réparties en près de 2000 groupes. Cette convocation nationale sera l’occasion de définir les nouveaux organes pastoraux pour la période 2019-2022.

 

Mais doit-on faire confiance au Renouveau charismatique ? Les doutes sont permis. Dimanche dernier, nous avons eu le droit à une réunion entre 9h30 et 11h15 sur la sainteté dans mon église, où les fidèles partageaient leurs avis sur ce sujet, lors d’un atelier un des membres de ce mouvement nous parla de Mary Healy qu’il avait vu dans une réunion du RC, une docteur en théologie biblique qui enseigne l’Écriture au Grand Séminaire Sacré-Cœur à du Détroit (Michigan, USA) et préside la Commission Doctrinale du Service International du Renouveau Charismatique Catholique (ICCRS) à Rome. En 2014, le pape François l’a nommée à la Commission Pontificale Biblique.

 

Mais le plus inquiétant est qu’il disait qu’elle était directement en contact avec Dieu et qu’elle faisait des miracles, tout en nous certifiant la guérison du cancer par la prière. Ce n’est pas étonnant puisque Mary Healy, croit au baptême dans le Saint-Esprit, et que les charismes de ce dernier sont plus manifestement surnaturels comme les guérisons, les miracles et les prophéties. Pour elle, ils avaient été «négligés» au cours des derniers siècles et mis de côté en faveur d'une vision institutionnelle déséquilibrée de l'Église et de la vie chrétienne. Elle est un fervent soutien aux prières de guérison (http://catholicleader.com.au/people/have-you-met-the-holy-spirit-us-theologian-urges-all-christians-accept-the-fruits-of-the-holy-spirit). Beaucoup d’entre nous étaient choqués et il se fit remettre à l’ordre par celui qui animait l’atelier. Il est dangereux que l’Église mette en avant de tels personnages qui ont l’air de gourous plus que de guides spirituels.

 

Le pape au lieu de favoriser de tels mouvements devrait plutôt regarder une lettre ouverte lui étant adressée, publiée dans la presse alémanique comme le montre Maurice Page sur cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/leglise-de-zurich-interpelle-le-pape-francois/), dans laquelle le vicaire général de Zurich, Josef Annen, et la présidente de la corporation ecclésiastique catholique cantonale Franziska Driessen-Reding, dénoncent l’état d’une Église ‘en flammes’. Ils réclament du pape une série de mesures visant à une réforme profonde de l’institution.

 

Pour les signataires, il faut prendre conscience que les abus ne sont pas seulement le fait des fautes personnelles de quelques-uns, mais remontent à la structure même de l’Église catholique. Parmi les revendications de la lettre ouverte, figure en premier lieu une approche de la sexualité ‘plus proche de la vie’. Pendant des siècles, l’Église a refoulé et diabolisé la sexualité humaine au lieu de la soigner et de la cultiver. Une sexualité refoulée et immature est le fond qui a conduit aux abus. C’est pourquoi, il est nécessaire de développer une morale sexuelle basée sur le message d’amour de l’Évangile, l’évolution actuelle des sciences humaines et la proximité avec la vie.

 

Le deuxième chapitre énumère les doléances concernant le partage du pouvoir et la participation. Pour les signataires, le pouvoir dans l’Église doit être limité, partagé et contrôlé. Dans une société démocratique actuelle, cela va de soi. Des processus synodaux, dans lesquels clercs et laïcs partagent les décisions sont importants et urgents, aussi dans l’Eglise catholique. Concrètement la lettre demande des tribunaux indépendants devant lesquels les droits fondamentaux puissent être défendus. Les femmes doivent pouvoir accéder à des responsabilités de direction. Les conditions d’accès à certaines fonctions ecclésiales, comme le célibat pour les prêtres ou l’exclusion des femmes, devraient pouvoir être décidées au plan régional. Les évêques devraient être tenus de diriger leur diocèse en co-responsabilité avec les laïcs et les prêtres. Il faut également mettre fin aux résistances ouvertes et cachées aux réformes du pape.

 

Enfin, il faut pour le canton de Zurich, après le départ de l’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, assurer que le nouvel évêque donne son oui sans restriction à une Église synodale. Le dernier paragraphe de la lettre ouverte appelle à plus de courage et de créativité. Rappelant que l’exhortation apostolique du pape François La joie de l’Évangile avait suscité des espoirs et des attentes, les auteurs soulignent que le temps presse. “Mettez en route le processus de réformes, disent-ils au pape François. Nous vous soutiendrons. Comme vous nous nous engageons pour une Eglise qui n’exclut personne et où tous sont les bienvenus. Nous partageons votre engagement pour les pauvres, les malades, les étrangers, les marginalisés.”[…]  Le temps de l’attente est dépassé. Ensemble nous devons agir.”

 

L’Église ne devrait pas favoriser les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux, mais entendre ces fidèles qui ont réfléchis aux réformes nécessaires de l’Église et qui souhaitent qu’elle soit plus ouverte et sachant parler au monde.

 

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Publié le 5 Avril 2019

Jacques Berset, dans son article du jeudi 4 mars 2019 sur cath.ch nous montre que l’assemblée plénière de printemps des évêques espagnols, qui se tient du 1er au 5 avril 2019 au siège de la Conférence épiscopale espagnole (CEE) à Madrid, a abordé le drame des abus sexuels contre les mineurs.  Elle a traité des conclusions du sommet sur la protection des mineurs tenu au Vatican du 21 au 24 février dernier, des vocations et des élections du 28 avril en Espagne. En ouverture de l’assemblée, le cardinal Ricardo Blázquez, président de la Conférence épiscopale espagnole, a appelé à la conversion.

 

Abordant la plaie des abus sexuels commis dans l’Église, le cardinal Blázquez, archevêque de Valladolid, a reconnu qu’il n’était pas possible d’effacer le passé, “mais nous pouvons l’affronter en ‘purifiant la mémoire’ par la conversion, la réparation des blessés et la prévention pour l’avenir”. Il a rappelé que l’appel lancé par le pape François dans son discours du 24 février appelle à “écouter, protéger et prendre soin des enfants maltraités, exploités et oubliés” et à “travailler ensemble pour éradiquer cette brutalité du corps de notre humanité en adoptant toutes les mesures nécessaires déjà existantes aux niveaux international et ecclésial”.

 

Les intentions sont bonnes, mais elles doivent être plus visible comme à Lyon, où Arnaud Bevilacqua sur la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/debat-inedit-Lyon-autour-film-Grace-Dieu-2019-04-05-1201013741?from_univers=lacroix) ce vendredi nous apprend que Le père Yves Baumgarten, vicaire général modérateur du diocèse de Lyon, François Devaux, président de la Parole libérée et le réalisateur François Ozon vont débattre samedi 6 avril après la projection du film «Grâce à Dieu».

 

Alors que l’Église lyonnaise demeure dans la tourmente, la présence du vicaire général modérateur peut être interprétée comme un signe d’apaisement et de bonne volonté. Dans le diocèse, les divisions restent vives alors que vient de paraître sur Internet un «manifeste pour le cardinal Barbarin» à l’initiative de «laïcs engagés, prêtres en responsabilité, hommes et femmes de bonne volonté, du diocèse de Lyon, ou membres actifs de la société civile rhodanienne».

 

Malheureusement, Maurice Page nous apprend ce vendredi sur cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/convaincu-dabus-sexuels-lex-archeveque-de-guam-maintient-son-innocence/) que malgré l’échec de son appel et la confirmation de sa condamnation, l’ex-archevêque de Guam, dans le Pacifique, Anthony Apuron, maintient son innocence face aux accusations d’abus sexuels sur mineur et a qualifié la peine, qui l’empêche de vivre à Guam, de “condamnation à mort”. Selon l’ex-archevêque, un climat de peur et la publicité dans les médias locaux ont entravé le travail du tribunal du Vatican dans sa condamnation. Des personnes lui auraient révélé qu’on leur avait demandé de faire de fausses accusations contre lui en échange d’argent.

 

C’est difficile à croire, car si la Congrégation pour la doctrine de la foi a annoncé, jeudi 4 avril, qu’elle avait confirmé en appel les sanctions prononcées en première instance contre Mgr Anthony Apuron, archevêque d’Agaña, sur l’île de Guam, c’est que les preuves contre lui étaient assez solides. Cette seconde décision, qui n’est plus susceptible d’aucun autre recours, devient donc définitive. Il convient désormais d’appeler l’ancien archevêque «le père Apuron». Le maintien dans l’état clérical est peut-être aussi un moyen pour l’Église de le garder sous son contrôle. En effet, l’ordination épiscopale du père Apuron ne peut lui être retirée et demeure. Compte tenu de son réseau et de ses soutiens dans l’Église, le risque courait qu’il se mette à célébrer des sacrements, certes valides mais illégitimes. À cause des délais de prescription extrêmement courts sur l’île de Guam – jusqu’aux 21 ans de la victime – aucun procès pénal devant les juridictions civiles n’a pu se tenir sur cette affaire (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Larcheveque-Guam-definitivement-condamne-Rome-2019-04-04-1201013484).

 

Enfin, biobiochile.cl nous montre dans son article de ce vendredi (https://www.biobiochile.cl/noticias/nacional/chile/2019/04/05/scicluna-por-abusos-mayoria-de-victimas-son-hombres-y-muchos-de-los-ultimos-casos-son-de-chile.shtml) que le secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi et archevêque de Malte, Charles Scicluna, a parlé vendredi de la situation actuelle des cas d'abus commis par l'Église au Chili, il a rassemblé tous les témoignages avec lesquels il a rédigé un rapport de plus de 2000 pages, révélant au pape la vérité sur les exactions commises au Chili par les religieux et leur possible dissimulation, tout en disant qu’il n'avait toujours pas de chiffres précis, et dans la plupart des cas, les victimes étaient de sexe masculin,  tout en appelant au maintien du courage et de l'espoir pour éliminer ces irrégularités de l’institution.

 

En ce qui concerne les raisons pour lesquelles son enquête n'a pas encore été communiquée à la justice, Scicluna a répondu qu'il s'agissait de témoignages qui avaient été livrés en secret pour être vus par le pape. "C’était l’intention et le désir des gens avec qui nous sommes au Chili", a-t-il déclaré. Sans préjudice de cela, les religieux ont invité toutes les personnes qui le souhaitent, à présenter leurs versions devant les tribunaux et, si le bureau du Procureur a besoin de précédents, ils peuvent toujours être sollicités; mais très ponctuellement. Scicluna a aussi exclu le mariage des prêtres comme une option.

 

Si on veut mettre fin à la pédophilie cléricale, il faut prendre des décisions courageuses et accepter de trouver de nouvelles solutions dans une institution trop engoncée dans des traditions qui ne supposent pas qu’elle doivent être immuables.

 

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Publié le 4 Avril 2019

Ouest-France.fr nous montre qu’Eric de Moulins-Beaufort, l’évêque de Reims a été élu ce jeudi 4 avril, président de la Conférence des évêques de France. Le religieux est connu pour son engagement contre les agressions sexuelles et la pédophilie au sein de l’Église.

Arrivé à Reims à l’automne dernier, après avoir été dix ans évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris, Eric de Moulins-Beaufort, 57 ans, succède à Mgr Georges Pontier, 75 ans, qui était à la tête de la CEF depuis 2013. L’élection a eu lieu à Lourdes, où 118 évêques de France sont réunis à huis clos pour leur session de printemps jusqu’à vendredi. Le président de la CEF n’est pas le chef de l’Église catholique en France, chaque évêque étant maître dans son diocèse sous l’autorité du pape. Mais il incarne la première confession de France auprès des autorités et de la population et prépare avec le conseil permanent de la CEF les décisions prises collégialement par les évêques.

 

Né en 1962 à Landau (Allemagne), Eric de Moulins-Beaufort est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris; il a suivi le séminaire français de Rome (1990-1992), a été ordonné diacre en 1990 puis prêtre l’année suivante. Directeur au séminaire de Paris, enseignant (notamment à la Faculté de théologie Notre-Dame), il est, de 2000 à 2005, curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis, avant de devenir, en 2005 et pour trois ans, secrétaire particulier de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris. L'archevêque de Reims confiait à nos confrères à La Croix en août 2018 "avoir beaucoup appris auprès de Mgr Vingt-Trois, et d’abord à ne pas se soucier de l’image que l’on peut produire" (https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/ce-qu-il-faut-savoir-eric-moulins-beaufort-nouveau-president-conference-eveques-france-1649774.html).

 

À Paris, Eric de Moulins Beaufort a notamment été à l’initiative de la création, en 2016, d’une commission pour prévenir les agressions sexuelles, puis a coordonné la lutte contre la pédophilie au sein du diocèse. Il a mené des auditions de personnes accusant d’abus sexuels le prêtre et «psychanalyste» Tony Anatrella. C’est dans ses fonctions d’évêque auxiliaire qu’il a «reçu en pleine figure» la question des violences sexuelles dans l’Église, à laquelle il a été directement confronté. «Découvrir que des prêtres que nous connaissons, que nous estimons, sont abîmés intérieurement au point de faire du mal… Depuis 2016, ça a été extrêmement douloureux à vivre», avait-il déclaré à la chaîne KTO, lors de sa nomination comme archevêque de Reims, en août 2018. «Rien ne m’avait laissé même pressentir que j’aurai à constater tant de faits graves et inadmissibles commis par des prêtres à l’encontre de ceux et de celles qui leur étaient confiés ; rien ne me permettait d’imaginer que les autorités de l’Église pouvaient s’être montrées si peu attentives, si peu responsables, si peu soucieuses de tout tirer au clair face à de tels faits», a-t-il écrit aux catholiques de son diocèse de Reims, en février (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/04/eric-de-moulins-beaufort-sera-le-prochain-president-de-la-conference-episcopale_5445731_3224.html).

 

C’est en se chargeant des dossiers parisiens qu’il plonge dans les histoires particulières, rencontrant victimes et prêtres accusés. Cela lui permet de constater que les archives diocésaines sont souvent « très parcellaires ». «J’aspire à ce qu’un jour nous puissions faire un vrai rapport complet, en se faisant aider pour cela par des personnes extérieures, pour (…) avoir une sorte d’étude épidémiologique», indiquait-il au Monde en septembre 2018. Quelques jours avant cette assemblée des évêques, des victimes d’abus, reçues il y a six mois par les évêques, se sont indignées que rien n’ait bougé depuis le mois de novembre (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/04/eric-de-moulins-beaufort-sera-le-prochain-president-de-la-conference-episcopale_5445731_3224.html).

 

Son élection survient dans un contexte de désarroi des catholiques lié aux affaires de pédophilie dans l’Église. Ces dernières semaines, des fidèles ont exprimé doute et incompréhension après l’accumulation de révélations d’affaires de pédocriminalité à travers le monde mais aussi après le refus par le pape François d’accepter la démission du cardinal Philippe Barbarin, condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des abus sexuels d’un prêtre.

 

Il a mis aussi en avant le dialogue interreligieux, en allant inaugurer le 14 mars 2018 la mosquée de Reims, ce qui lui a valu certaines critiques. Et un soutien affirmé de la communauté musulmane. Lors de cette inauguration, il avait adressé un message de rassemblement. Face aux critiques sur sa présence dans cette mosquée à Reims, Eric de Moulins-Beaufort a répondu sans détour dans un post : "J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’Islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière" (https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/ce-qu-il-faut-savoir-eric-moulins-beaufort-nouveau-president-conference-eveques-france-1649774.html).

 

Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, avant cela, il a été vicaire général d’Angers et curé d’une paroisse du Maine-et-Loire, il était auparavant président du Conseil pour les associations et mouvements de fidèles (https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2019/04/04/mgr-blanchet-eveque-de-belfort-montbeliard-elu-vice-president-de-la-conference-des-eveques-de-france), et Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, avant cela il était prêtre puis vicaire général du diocèse de Versailles et titulaire d'une licence canonique de théologie morale, et aussi le conseiller ecclésiastique de la Confédération nationale des associations familiales catholiques, ont été élus vice-présidents de la CEF.

 

Et comme le montre Libération.fr (https://www.liberation.fr/france/2019/04/04/eric-de-moulins-beaufort-signe-de-renouvellement-dans-l-eglise-catholique_1719331), sous le coup des scandales sexuels à répétition, les évêques viennent de renouveler leurs instances dirigeantes, avec une volonté marquée de changement, pressés de tourner la page des scandales d’abus sexuels et de l’affaire Barbarin.

La jeunesse et la lutte contez la pédophilie cléricale sont mises en avant, ensuite il faudra voir si dans les faits tout se passe comme le souhaite les victimes de prêtres pédophiles et les évêques qui semblent souhaiter un changement.

 

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Publié le 3 Avril 2019

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi 3 avril 2019 qu’alors que le pape François a refusé la démission du cardinal Barbarin, créant une situation inédite, le vicaire général Yves Baumgarten, qui gère le diocèse de Lyon depuis la mise en retrait de l’archevêque, réclame «une solution plus pérenne» au Vatican. «Nous avons pu dire que la situation actuelle ne saurait durer trop longtemps et qu’il serait bon de trouver une solution plus pérenne.»

 

Pressé par des prêtres d’obtenir un vrai départ du cardinal Barbarin, le vicaire général Yves Baumgarten, qui gère le diocèse de Lyon depuis la mise en retrait de l’archevêque, a réclamé «une solution plus pérenne» au Vatican mais une démission est toujours exclue. Accompagné de l’évêque auxiliaire Emmanuel Gobilliard et du vicaire Eric Mouterde, Yves Baumgarten s’est rendu à Rome lundi pour évoquer la situation «inédite» créée depuis que le pape a refusé la démission de Philippe Barbarin après sa condamnation pour non-dénonciation d’agressions sexuelles, dont il a fait appel.

 

«Nous avons pu dire que la situation actuelle ne saurait durer trop longtemps et qu’il serait bon de trouver une solution plus pérenne. Le diocèse est bien au cœur des préoccupations du Saint-Siège. Nous pouvons compter sur sa vigilance et son accompagnement», détaille-t-il dans un texte publié mercredi sur le site internet de l’Église lyonnaise.

 

«Le Saint-Père dans sa décision du 18 mars n’a pas accepté cette démission, il a récemment, dimanche dernier, rappelé sa position au regard des conséquences judiciaires qu’une démission pourrait avoir sur un plan universel. La situation est donc clarifiée sur ce point, le cardinal Barbarin est et demeure archevêque de Lyon», poursuit le prélat.

 

Cette adresse aux membres du diocèse intervient une semaine après une réunion extraordinaire du conseil presbytéral, du conseil du diaconat et du conseil des laïcs en mission ecclésiale, qui s’est tenue à Lyon «dans un très bel esprit de communion, de paix et d’unité», assure M. Baumgarten.

 

«Les débats ont été riches et sereins. Je ne peux pas accepter que ce beau travail de communion soit réduit aux quelques lignes écrites dans certains médias, qui ne reflètent absolument pas l’esprit de cette assemblée et qui présentent une interprétation partiale des avis responsables qui ont été demandés et donnés», ajoute-t-il.

 

À l’issue de cette réunion, une source proche du dossier avait indiqué à l’AFP qu’une démission «rapide et définitive» du cardinal Barbarin avait été votée par 48 voix sur 50. Un prêtre lyonnais avait relayé publiquement cet appel. «Pour le bien de l’Église, même si c’est dur pour lui, je pense qu’il faut que lui-même accepte de tourner la page, de tourner sa propre page, de partir vraiment, de démissionner vraiment et de faire accepter sa démission au pape», avait notamment déclaré le père Michel Raquet au micro de France Info.

 

«Les critiques se font entendre de part et d’autre, j’en suis conscient et je les écoute. Je compte sur la bienveillance de tous afin d’agir pour le bien du diocèse», conclut M. Baumgarten dans son communiqué de mercredi.

 

L’attitude du vicaire général Yves Baumgarten est très positive pour que le l’archevêché de Lyon puisse tourner la page, et la solution la plus rapide serait que le cardinal Barbarin parte.

 

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Publié le 3 Avril 2019

Marta Belver nous montre dans elmundo.es le mardi 2 avril 2019 que la Communauté de Madrid a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête sur les cours de "guérison" des homosexuels dispensés par l'évêché d'Alcalá de Henares. Selon les informations fournies par 'eldiario.es', le diocèse de Juan Antonio Reig Pla propose des thérapies illégales en application de l'article 70 de la loi contre LGTBphobie à Madrid. Le porte-parole du gouvernement régional, Pedro Rollán, a indiqué que le ministère des Politiques sociales donnerait instruction au dossier correspondant afin de déterminer si des irrégularités avaient été commises. Dans ce cas, a-t-il indiqué, "la sanction correspondante sera appliquée, car il ne pourrait en être autrement."

 

Selon le futur président de la Communauté de Madrid, "qu’il s’agisse d’une clinique privée [celle qui dispense les cours] ou de toute autre nature, il est logique de procéder à une enquête" pour déterminer si elle encourt "dans certains cas, sur un type de non-conformité sur la base de la législation LGTBI". Ces faits ont été dénoncés par la Fondation Arcópoli et par le député de Podemos lors de l'Assemblée de Madrid, Eduardo Fernández Rubiño, bien qu'il l'ait fait au nom du Más Madrid, parti avec lequel il participera aux prochaines élections régionales.

 

Pour sa part, l’évêché d’Alcalá a affirmé que les informations qui ont déclenché la controverse sont une "fake news", bien qu’il ait indiqué ne pas renoncer à "accueillir et accompagner les personnes qui le demandent librement", "à la lumière de la Parole de Dieu et du magistère de l'Église catholique", rapporte Efe. Dans une déclaration, le diocèse de Reig Pla estime que le rapport d’"eldiario.es" est basé sur "une assemblée théâtrale construite sur mesure", dans laquelle un journaliste, se faisant passer pour un jeune homme souhaitant changer d'orientation par aide et conseils dans un premier temps, pour ensuite provoquer une conversation manipulée faisant référence à l’idéologie de genre et à sa protection législative.

 

Le journal en ligne a publié dans son édition de ce mardi un rapport de l'un de ses rédacteurs qui avait assisté le 21 mars à une séance de thérapie offerte "pour" guérir "l'homosexualité" au Centre d’Orientation Familiale Regina Familiae, un service qui appartient à l'évêché d’Alcalá et qui est dans le même complexe. L'institution religieuse considère qu'il s'agit d'une formation "éducative-sexuelle (éducation amoureuse)" et non de "thérapies réparatrices".

 

Cela n’aurait rien d’étonnant que Juan Reig Pla ait mis ces pratiques de façon déguisées dans son diocèse, car il est connu pour être un opposant au pape François. L'évêque d'Alcalá est convaincu que les homosexuels "trouvent l'enfer" (comme il l'a souligné dans une messe controversée du vendredi saint, diffusée à la télévision publique) et que leur condition sexuelle les rend plus "vulnérables" à devenir pédophiles (dit un rapport publié sur son site internet) (https://www.periodistadigital.com/religion/espana/2019/04/02/los-cursos-para-curar-la-homosexualidad-del-obispado-de-alcala-de-henares.shtml).

 

Espérons que cette génération d’évêques laisse sa place à une plus pastorale et ouverte sur les autres pour le salut de l’Église.

 

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Publié le 2 Avril 2019

Ouest-France.fr avec Reuters nous montre que dans une «Exhortation apostolique» publiée ce mardi 2 avril, le pape François invite l’Église à reconnaître l’existence dans son histoire d’une domination masculine et de violences sexuelles aux dépens de femmes et d’enfants. Une façon pour lui de retrouver grâce aux yeux des jeunes.

 

L’Église catholique doit reconnaître l’existence dans son histoire d’une domination masculine et de violences sexuelles commises aux dépens de femmes et d’enfants pour retrouver grâce aux yeux des jeunes, recommande le pape François dans une «Exhortation apostolique» publiée ce mardi. Le document de 50 pages lui a été inspiré par le Synode sur  Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, qui s’est déroulé en octobre.

 

«Une Église vivante, écrit-il, peut réagir en prêtant attention aux revendications légitimes des femmes qui demandent plus de justice et d’égalité. Elle peut se rappeler l’histoire et reconnaître une large trame d’autoritarisme de la part des hommes, de soumission, de diverses formes d’esclavage, d’abus et de violence machiste. » «Grâce à ce regard, elle sera capable de faire siennes ces revendications de droits, et elle donnera sa contribution avec conviction pour une plus grande réciprocité entre hommes et femmes, bien qu’elle ne soit pas d’accord avec tout ce que proposent certains groupes féministes».

 

Les onze membres du comité de rédaction - exclusivement féminin - du magazine «Donne Chiesa Mondo» («Femmes Église Monde»), supplément mensuel de L’Osservatore Romano, ont présenté leur démission collective le mois dernier en accusant le nouveau directeur du journal du Vatican, Andrea Monda, de vouloir contrôler leur travail et limiter leur autonomie. Le magazine a publié plusieurs articles controversés, notamment sur les religieuses victimes d’agressions sexuelles de la part de prêtres. Dans son Exhortation apostolique, le pape reconnaît également qu’un nombre important de jeunes se sont détournés de l’Église.

 

«Certains demandent même expressément qu’elle les laisse tranquilles, car ils ressentent sa présence comme désagréable, sinon irritante.» «Cette demande ne découle pas toujours d’un mépris non critique ou impulsif. Elle peut aussi avoir des raisons sérieuses et compréhensibles : des scandales sexuels et financiers ; un clergé mal préparé à s’engager efficacement avec les sensibilités des jeunes». «Une Église sur la défensive, qui n’a plus l’humilité, qui cesse d’écouter, qui ne permet pas qu’on l’interpelle, perd la jeunesse et devient un musée», ajoute-t-il.

 

Pas sûr que les jeunes et les femmes qui trouvent que l’Église est un musée soient rassurés par le fait que Mgr Patrick Descourtieux, 61 ans, official d’Ecclesia Dei depuis une dizaine d’années, a été nommé par le pape, samedi 30 mars, à la tête de la section de la Congrégation pour la doctrine de la foi en charge des relations avec les lefebvristes, succédant à Mgr Guido Pozzo comme le montre Marie Malzac dans la-Croix.com ce mardi (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-charge-Mgr-Descourtieux-dialogue-lefebvristes-2019-04-02-1201012981?from_univers=lacroix).

 

La sphère traditionaliste a salué cette nomination. Mgr Descourtieux est en effet un bon connaisseur de la liturgie traditionnelle et s’est montré à l’écoute des fidèles qui souhaitaient célébrer selon le rite tridentin, notamment lorsqu’il était à Rome. À Paris, il faisait partie des prêtres diocésains délégués pour la célébration selon cette forme.

 

Selon plusieurs sites traditionalistes, les lefebvristes souhaitaient sa disparition afin de pouvoir dialoguer directement avec la Congrégation pour la doctrine de la foi. En vertu de ces changements, les discussions entre Rome et Ecône vont-elles se recentrer sur un terrain doctrinal ? Jusqu’à présent, le pape François a choisi une approche beaucoup plus pragmatique et pastorale.

 

Mais, les points doctrinaux sont non négociables pour les lefebvristes, et pour leur retour le geste ne doit pas venir de Rome mais d’eux, car la reconnaissance pleine et entière du concile Vatican II est nécessaire que ça leur plaise ou non.

 

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Publié le 2 Avril 2019

Libération.fr nous montre ce mardi 2 avril 2018 qu’un «trouble profond» s’est emparé de beaucoup au sein de l’Église, a affirmé mardi le président de la Conférence des évêques de France (CEF), qui assure aux victimes d’agressions sexuelles qu'«un pas a été franchi».

«Il n’est pas étonnant qu’un trouble profond se soit emparé de beaucoup : évêques, prêtres, personnes victimes, religieux, religieuses, fidèles, laïcs, observateurs de la vie en société», a déclaré Mgr Georges Pontier, lors de l’ouverture de l’assemblée plénière de printemps de la CEF réunie à huis clos à Lourdes, selon un discours retransmis sur KTO TV.

 

Il a cité les différents rebondissements concernant le cardinal Barbarin, qui n’est pas présent à Lourdes : sa récente condamnation à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles, l’appel formé par ses avocats, la décision du pape François d’attendre «la fin du processus judiciaire» pour statuer sur sa demande de démission, «les réactions vives de certaines victimes d’abus»... «Tout cela marque nos Églises diocésaines», a-t-il admis, ajoutant à ce tableau la diffusion récent d’un reportage sur Arte montrant «l’horreur vécue par des religieuses agressées par des prêtres diocésains ou religieux».

 

Aux victimes, Mgr Pontier a assuré «qu’un pas a été franchi». «Nous avons pleine conscience de notre responsabilité par rapport aux enfants et aux jeunes que l’Église accueille, ainsi qu’à l’égard des personnes déjà victimes. Nous ne reviendrons pas en arrière», a-t-il dit. En novembre, la précédente assemblée avait voté le principe de la création d’une commission chargée de faire la lumière sur les abus sexuels dans l’Église.

 

«Notre société est traversée par des remous profonds, voire violents : les liens organiques de solidarité et de fraternité sont à la peine», a encore estimé le responsable de la CEF. Dans ce contexte, il a appelé à ce que les décisions à venir en matière de bioéthique n’ajoutent pas «à ces remous».

 

L’assemblée plénière, qui rassemble environ 120 évêques jusqu’à vendredi, doit procéder à l’élection d’un nouveau président, le mandat de Mgr Pontier arrivant à échéance au 1er juillet. Le nonce apostolique, représentant du Saint-Siège en France, visé par une enquête pour «agressions sexuelles», n’y est pas non plus présent.

 

Désormais unanimement convaincu de la réalité de la crise, l’épiscopat est encore partagé sur son ampleur et la nature des réponses à y apporter comme le montre Gauthier Vaillant avec le service Religion dans la-Croix.com ce mardi (https://www.la-croix.com/Religion/crise-eveques-doivent-dessiner-leur-avenir-2019-04-01-1201012761?from_univers=lacroix).

 

Désormais, un mot revient presque systématiquement : «purification». Plusieurs évêques prédisent que le sujet occupera bien des conversations à Lourdes. Car si le constat de réalité s’impose désormais à tous, la marche à suivre pour surmonter la crise, elle, fait largement débat. Certains jeunes évêques, par exemple, n’hésitent pas à mettre en cause leurs aînés, ce qui fut longtemps un tabou au nom de la solidarité.

 

Il y a ceux qui ne les comprennent pas, estimant avoir déjà fait tout le nécessaire. Ceux-là se sentent souvent malmenés par les médias et s’inquiètent que la crise n’occulte tout le bien que fait l’Église par ailleurs, dans les paroisses et les associations, auprès des pauvres, des familles. Pour eux, la réponse à la crise doit être, avant tout, spirituelle.

 

Le débat pourrait être vif, dans le secret de l’assemblée à huis clos, avec un certain nombre de leurs confrères qui ne cachent plus leur volonté de renverser la table. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, peu connu pour être un révolutionnaire  propose de «mettre fin à une gestion solitaire, au profit d’une gestion plus collective dans nos diocèses.»

 

Dans les diocèses, mais aussi à la conférence épiscopale. À l’heure de dire au revoir à Mgr Georges Pontier et de lui choisir un successeur, certains aimeraient voir émerger des pistes importantes de réforme de cette assemblée, vitrine institutionnelle de l’Église de France, et amenée, dans l’esprit du pontificat du pape François, à gagner en responsabilités.

 

Les évêques attendent avant tout pour remplacer Mgr Pontier un évêque jeune qui poursuivra de la lutte contre les abus qui sera le premier de ses chantiers.

 

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Publié le 1 Avril 2019

vaticannews.va nous montre dans son article du dimanche 31 mars 2019 qu’en parlant avec les journalistes du vol papal à son retour du Maroc, le pape François évoque le dialogue avec les musulmans dont «les fruits arriveront plus tard» à l’exemple de la déclaration conjointe signée en février à Abou Dhabi comme un signe de paix et de fraternité, et la déclaration sur Jérusalem comme un pas en avant fait par des frères «croyants qui souffrent de voir cette ville d’espérance manquer de l’universalité que tous réclament : juifs, musulmans et chrétiens». Le dialogue n’est pas «un laboratoire» pour le pape. Bien au contraire, le dialogue est «humain».

 

Il est aussi revenu sur la liberté religieuse. Pour le pape François, «au Maroc, il y a liberté de culte, il y a la liberté religieuse, il y a la liberté d’appartenance à une religion. Ensuite, la liberté se développe toujours, elle croît.» Selon le pape la croissance de la foi «doit être consolidée dans les années, élargie dans le temps, mais c’est la même foi, sublimée par les années».

 

Sur les migrants, il en appelle à la générosité de l’Europe. Pour le pape, l’accueil, l’accompagnement et l’intégration restent les valeurs clés de la solution à élaborer. Le pape François a cité Alexis Tsipras, le premier Ministre grec, qui lui faisait part des difficultés d’appliquer les accords pour freiner l'entrée des migrants et lui a fait savoir que «‘les droits de l’homme passent avant les accords’», et il cite aussi Angela Merkel. La Chancelière allemande qui prône une politique d’investissements européens dans les pays d'émigration afin de relever le niveau d’éducation. Une façon de contrer par la générosité les phénomènes migratoires issus de la faim, de la soif et de la guerre.

 

Vient également une question sur le cardinal Philippe Barbarin, dont le procès en appel confirmera ou infirmera la condamnation en première instance pour non dénonciation d’abus sur mineurs. En attendant, le pape François insiste sur le fait que l’archevêque de Lyon doit être considéré innocent. «Peut-être qu’il ne l’est pas» dit le pape François qui refuse de céder à la pression médiatique. «Lorsque la sentence du procès en appel arrivera, on verra» dit-il. Pour l’instant, il invite les médias à réfléchir à deux fois avant de condamner «superficiellement»  le cardinal, qui rappelle-t-il, «a pris un congé volontaire» en attendant la conclusion de l’appel.

 

Mais difficile de croire que cette parole va aider le diocèse de Lyon dans sa situation des plus difficiles. L'évêque auxiliaire de Lyon et le vicaire général Yves Baumgarten, qui assure l'intérim à la tête du diocèse de Lyon depuis le retrait de Mgr Barbarin sont attendus cette semaine au Vatican pour un entretien avec le cardinal Ouellet, préfet de la congrégation pour les évêques. Ils sont porteurs des conclusions d'un conseil presbytéral et diaconal qui s'est tenu la semaine dernière à  Lyon. Un profond malaise s'est installé au cœur même du diocèse depuis les révélations sur le père Preynat, la plainte de la Parole libérée, la décision de justice et la démission refusée du pape. Le collège qui assure la gouvernance sous l'autorité du Père Baumgarten a voté à la quasi unanimité le départ rapide et définitif du cardinal Barbarin, sans attendre son procès en appel. La plupart des prélats et laïcs qui assistaient à cette réunion au sommet militent pour qu'une page se tourne sans tarder mais la hiérarchie de l'Église a donc choisi de temporiser. Au risque d'aggraver encore le clivage qui commence à poindre dans le diocèse (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/affaire-barbarin-pape-francois-temporise-1648140.html).  

 

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