Publié le 31 Mai 2019

L’AFP nous montre que le pape François est arrivé ce vendredi 31 mai 2019 en Roumanie pour une visite de trois jours destinée à renforcer le dialogue avec l'Église orthodoxe majoritaire et apporter son soutien aux minorités, tant religieuses qu'ethniques.

 

Cinq jours après un scrutin européen marqué par une montée des mouvements nationalistes à travers le continent, le pontife a d'entrée tenu à saluer les millions d'émigrés roumains partis travailler dans l'ouest de l'UE. "Je rends hommage aux sacrifices de nombreux fils et filles de la Roumanie qui, par leur culture, leurs valeurs et leur travail, enrichissent les pays où ils ont émigré", a lancé le pape François après une entrevue avec le président Klaus Iohannis, qui l'a accueilli à l'aéroport de Bucarest.

 

Des dizaines de milliers de Roumains sont attendus dans les rues de Bucarest pour cette visite historique, qui intervient vingt ans après celle qu'avait effectuée Jean Paul II. Le chef de l'État roumain, un pro-européen de confession luthérienne, s'était félicité jeudi d'"une heureuse occasion de rassembler les chrétiens orthodoxes, catholiques romains et gréco-catholiques" dans un pays divisé. Le pape François doit également s'entretenir vendredi avec des représentants du gouvernement et de la société civile ainsi qu'avec le patriarche orthodoxe Daniel, avant une messe en la cathédrale Saint-Joseph. Le pape arrive dans un pays en pleine crise politique et qui vit depuis fin 2016 au rythme de conflits entre M. Iohannis, un dirigeant de centre-droit, et une majorité de gauche accusée par Bruxelles de mettre en péril l'État de droit en affaiblissant la lutte anti-corruption.

 

La visite du pape doit essentiellement être consacrée aux questions des migrations, de la pauvreté et de l'exclusion. La Roumanie, un des pays les plus pauvres de l'UE, a vu quelque quatre millions de ses ressortissants émigrer depuis son adhésion en 2007, un phénomène qui touche en particulier les jeunes actifs. Le coût social de ce phénomène est jugé élevé par les experts, qui pointent des cas de fugues, de dépressions, voire de suicides parmi les enfants que certains de ces émigrés laissent au pays.

 

La visite du pape François est la 30e de son pontificat à l'étranger. En 1999, Jean Paul II avait été le premier pape à se rendre dans un grand pays orthodoxe depuis le schisme de 1054 entre Rome et Byzance. Mais alors que Jean Paul II avait dû limiter son voyage à Bucarest, une condition imposée par le patriarcat orthodoxe, le pape François a souhaité faire le tour de la "richesse ethnique, culturelle et religieuse de la Roumanie", a déclaré le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti.  Il se rendra ainsi au sanctuaire marial de Sumuleu-Ciuc (centre), surtout fréquenté par la minorité hongroise, à Iasi (nord-est), principal foyer de présence des catholiques latins de langue roumaine et enfin Blaj (centre), siège de l'Église gréco-catholique.

 

Le voyage prendra un caractère œcuménique dès vendredi après-midi: le pape doit rencontrer, en privé, le patriarche Daniel puis le synode permanent de l'Église orthodoxe. Mais s'ils prieront ensuite dans la nouvelle cathédrale orthodoxe de la capitale, l'un en latin et l'autre en roumain, les deux chefs religieux ne devraient pas apparaître ensemble en public, ce qui est interprété par certains observateurs comme un signe de défiance de l'Église orthodoxe roumaine à l'égard du chef des 1,3 milliard de catholiques de la planète. Le pape devrait prendre ensuite un bain de foule dans les rues de Bucarest en se rendant en papamobile à la cathédrale catholique Saint-Joseph, devant laquelle 30 000 personnes sont attendues pour une messe en fin de journée.

 

Située au carrefour de l'Europe orientale et occidentale, la Roumanie a établi des relations diplomatiques avec le Saint-Siège en 1920, mais les liens ont été rompus après la Seconde guerre mondiale avec l'arrivée des communistes au pouvoir. Sur les 20 millions d'habitants que compte aujourd'hui le pays, 85% se déclarent orthodoxes et on recense 5,4% de catholiques, soit 1,1 million de fidèles dont 150.000 appartiennent à l'Église gréco-catholique (ou uniate).

 

Lors d'une dernière étape dimanche à Blaj (centre), le pape doit béatifier sept évêques uniates arrêtés, torturés et morts à l'isolement pendant l'époque communiste. Un autre moment fort de ce voyage sera la rencontre du pape avec des jeunes et des familles sur une grande place à Iasi, capitale de la Moldavie roumaine, où près de 100000 personnes sont attendues. Le pape achèvera son voyage dimanche après une rencontre avec des familles de la communauté rom, qui souffre de discriminations diverses au travail, à l'école et dans l'administration.

 

En rencontrant les autorités, la société civile et le corps diplomatique du pays, rassemblés devant le palais présidentiel de Cotroceni, ce vendredi, le pape a invité toutes les forces vives de la nation à une «collaboration positive», résolument tournée vers le bien commun, et de créer une société inclusive qui intègre les plus pauvres (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-05/pape-francois-roumanie-discours-autorites.html). Le pape pose déjà les bases de son voyage.

 

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Publié le 30 Mai 2019

lavoixdunord.fr Avec l’Afp nous montre le mercredi 29 mai, que la mission d’information créée à la suite de la série de révélations d’abus sexuels dans l’Église catholique, l’été dernier, a rendu son rapport. Il fait état d’une analyse fine de la sphère religieuse. Consacrée aux «infractions sexuelles commises sur des mineurs par des adultes dans le cadre de leur métier ou de leurs fonctions», la mission avait été créée par le Sénat à l’automne, après le rejet d’une demande de commission d’enquête parlementaire sur la pédocriminalité dans l’Église. Une telle commission, qui aurait eu des prérogatives plus importantes, était réclamée par un collectif regroupant sénateurs socialistes, avocats, victimes de pédophilie ou religieux.

 

Dans leur rapport final, un épais document de plus de 250 pages, les rapporteures — Marie Mercier (LR), Michèle Meunier (PS) et Dominique Vérien (centriste) — formulent 38 propositions, dont quatre seulement concernent la sphère religieuse. «Omerta qui a régné pendant des années dans l’Église», «culture du secret», «crainte du scandale»... La mission explore les mécanismes qui ont pu être à l’œuvre au sein de l’institution. Elle relève toutefois une «nouvelle dynamique» depuis 2016 de la part de l’épiscopat dans la lutte contre la pédophilie. Et note la mise en place toute récente, par l’Église, d’une commission chargée d’ici fin 2020 de faire la lumière sur les abus sexuels commis par des clercs depuis 1950.

 

Craignant que cette commission confiée à Jean-Marc Sauvé «manque de moyens» et ait «un accès difficile aux archives», la mission du Sénat appelle à ce qu’elle ait «une réelle capacité d’action». Elle plaide aussi pour la «mise en place d’un mécanisme d’indemnisation financière», une demande forte des victimes, actuellement au stade de l’examen par la Conférence des évêques de France. La mission préconise par ailleurs de «renforcer la formation initiale et continue» des responsables de tous les cultes (modules sur l’obligation de signalement, rappel des sanctions pénales prévues, primauté du droit français sur le droit canon, etc.). Sur ce dernier point, les rapporteures soulignent que «lorsqu’il en va de l’intérêt d’un mineur victime», les prêtres «devraient pouvoir faire jouer leur option de conscience» pour révéler certains faits dont ils auraient eu connaissance dans le secret de la confession. Elles regrettent que le droit canon, contrairement au droit pénal, ne reconnaisse pas une telle option.

 

Chez les personnes ayant une attirance sexuelle pour les enfants, «la prévention du premier passage à l’acte reste très insuffisante», estiment les rapporteures, qui proposent de créer pour ces personnes un dispositif «assurant une permanence d’écoute» et une orientation vers une prise en charge thérapeutique, à l’instar de ce qui existe en Allemagne par exemple. Pour éviter par ailleurs la récidive des pédophiles condamnés, des efforts restent à faire pour renforcer la continuité de leur prise en charge lorsqu’ils sortent de prison, selon le rapport.

 

cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-vatican-va-communiquer-sur-le-cas-mccarrick/) nous apprend aussi ce jeudi 30 mai que le Saint-Siège mène une enquête sur le cas de l’ancien cardinal Theodore McCarrick en reprenant toute la documentation sur celui-ci, et fera une déclaration à l’issue de celle-ci, a déclaré le cardinal Pietro Parolin, dans des propos rapportés par le site spécialisé Vatican Insider le 30 mai 2019. Le secrétaire d’État du Saint-Siège s’exprimait après la révélation de nouveaux éléments concernant l’ancien archevêque de Washington reconnu coupable d’abus sexuels. Cette réponse intervient après la publication de nouveaux éléments par le site catholique américain Crux fournis par Mgr Anthony Figueiredo, ancien proche de McCarrick. Un extrait d’une lettre de 2008 de l’ancien archevêque de Washington est notamment publiée, dans lequel celui-ci évoque des mesures exigées par Benoît XVI à son encontre, notamment un changement de résidence et l’interdiction d’apparitions publiques. Si la première mesure semble avoir été respectée, la deuxième ne l’a clairement pas été.

 

Selon Mgr Figueiredo, le cardinal Tarcisio Bertone, à l’époque secrétaire d’État du Vatican, le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Pietro Sambi et le cardinal Donald Wuerl, alors archevêque de Washington, étaient au courant de l’affaire. Les sanctions en question avaient apparemment été faites par Benoît XVI à titre “privé” et de façon informelle. Le cardinal Ouellet, actuel préfet de la Congrégation des évêques, a ainsi démenti les accusations de Mgr Vigano selon lesquelles le pape François aurait annulé les sanctions contre Theodore McCarrick. “Après avoir réexaminé les archives, je certifie qu’il n’y a aucun document signé par l’un ou l’autre pape”, a déclaré le prélat québécois. Le 28 mai 2019, interrogé par la télévision mexicaine, le pape François a assuré qu’il ne savait rien des agissements de l’ancien archevêque de Washington avant que le Saint-Siège n’en soit informé par le diocèse de New York, en septembre 2017.

 

Enfin, comme le montre dans lalibre.be dans son article du lundi 27 mai (https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/australie-le-cardinal-pell-condamne-pour-pedophilie-ne-fera-pas-appel-de-sa-peine-5ceb94499978e223b1fa3ff2) le cardinal australien George Pell, condamné et incarcéré pour pédophilie, ne cherchera pas à réduire sa peine s'il perd en appel de sa condamnation, rapporte l'agence de presse australienne AAP lundi. George Pell, 77 ans, ancien numéro trois du Vatican tombé en disgrâce, a été condamné en mars à six ans de prison pour agressions sexuelles "éhontées" contre deux enfants de chœur, dans les années 60, dénoncées par le juge comme un "grave" abus de pouvoir. Les avocats de l'ecclésiastique ont introduit une demande d'appel de sa condamnation, laquelle sera examinée par un tribunal de Melbourne la semaine prochaine. Mais aucune demande de réduction de peine n'y sera jointe, rapporte AAP. Ses avocats entendent annuler la condamnation ou parvenir à un nouveau procès au motif, notamment, que la procédure présente selon eux une "irrégularité fondamentale". Trois juges décideront, le 5 juin, d'autoriser ou non George Pell à interjeter appel de sa condamnation. De son côté, le Vatican a également ouvert une enquête interne.

 

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Publié le 29 Mai 2019

Céline Hoyeau dans la-Croix.com nous montre ce mercredi 29 mai 2019 qu’une nouvelle plainte a été déposée auprès du diocèse de Paris contre le père Tony Anatrella, ce prêtre et thérapeute soupçonné d’abus sexuels sur d’anciens jeunes patients et récemment sanctionné par l’archevêque.

 

La nouvelle victime présumée, Pascal B., 58 ans, un père divorcé de trois enfants et deux fois grand-père, était mineur au moment des faits incriminés en 1974, il suivait une formation pour devenir menuisier-ébéniste, et a même fréquenté l’aumônerie du lycée Arago dans le XIIe arrondissement. Au cours d’un rendez-vous chez lui, le prêtre, alors aumônier du lycée Arago, aurait demandé à Pascal B. de lui montrer son sexe et l’aurait masturbé.

 

Par la suite, Pascal B. tombe dans la drogue, songe au suicide, se marie, a trois enfants, baptisés par le père Anatrella, traverse des difficultés conjugales, et finit par faire appel de nouveau au prêtre thérapeute sur les conseils de son frère. Pascal a 31 ans. Selon lui, Tony Anatrella lui aurait de nouveau proposé une thérapie corporelle faite de massages, nu, que Pascal suspend au bout de trois séances. Quelque temps plus tard, il s’ouvre à sa famille de ce qu’il a vécu à l’adolescence. Mon son frère ne l’a pas cru, et il a rompu avec ce dernier depuis lors.

 

Pascal B. affirme avoir confié ce qui lui était arrivé en 1974 à son meilleur ami de l’époque. Le père Anatrella ne faisait alors l’objet d’aucune plainte, la première victime présumée ayant alerté le diocèse de Paris à la fin des années 1990. Retrouvé par La Croix, l’ami de Pascal B., François-Xavier de M., aujourd’hui chef d’entreprise, qui n’avait plus contact avec ce dernier depuis des années, a confirmé son récit.

 

Pascal B., en région parisienne avait déjà témoigné en 2006 dans les colonnes de Golias. À l’époque, les faits incriminés étaient prescrits pour lui, mais la justice était par ailleurs interpellée par trois victimes présumées – elle classera l’affaire sans suite en 2007. Pascal ne s’était pas adressé au diocèse en revanche. Fin 2016, en pleine émergence de La Parole libérée, une de ses filles le presse de se manifester. Ce n’est finalement que lorsque le diocèse a annoncé avoir pris des sanctions contre le prêtre, en juillet 2018, qu’il contacte l’association lyonnaise des victimes du père Preynat, puis le diocèse de Paris.

 

Le conseiller ecclésiastique du père Anatrella, qui a toujours nié tout geste déplacé mettant en cause une cabale menée à son encontre en raison de ses ouvrages sur l’homosexualité, de ses prises de position contre le Pacs, puis contre le Mariage pour tous, n’a pas souhaité répondre à La Croix.

 

Comme le montre Libération.fr (https://www.liberation.fr/france/2019/05/28/l-excessive-discretion-de-l-eglise-catholique_1730285) l’affaire Pascal B. reste, en la matière, emblématique. L’Église catholique refuse aussi d’indiquer si la levée de la prescription (vingt ans après la majorité des faits, selon le droit canon, le droit interne à l’Église) est en cours d’étude ou non. Ce n’est pas exclu, puisque cela concerne une affaire de pédophilie. A l’automne 2017, le pape François avait refusé d’accéder à une première demande de levée de la prescription dans ce cas précis, formulée à l’époque par le précédent archevêque de Paris, André Vingt-Trois. Le prétexte invoqué était que les faits concernaient des adultes majeurs.

 

«Le dossier n’est pas clos, la procédure est toujours en cours à Rome», assure le diocèse. En mars, l’un des services de la curie romaine (la congrégation pour le clergé) a fait savoir aux trois victimes qui ont fait sanctionner le prêtre que son recours pour lever sa punition avait été rejeté. Selon des sources proches du dossier, un autre appel a été formulé par Tony Anatrella auprès de la Signature apostolique, dirigée par le cardinal français Dominique Mamberti, un équivalent de la Cour de cassation en France. Pour le moment, le flou demeure. Mais les victimes présumées du «psy de l’Église» continuent, elles, à se battre pour obtenir des compensations financières pour les préjudices subis.  

 

De fait, la procédure, comme il est d’usage dans l’Église, est placée sous le secret pontifical, sorte de secret de l’instruction qui bloque même une information minimale transmise aux plaignants. Les associations de victimes de prêtres pédophiles à travers le monde dénoncent depuis longtemps le manque de transparence de ces procédures.

 

Je suis d’accord pour dire avec Christine Pedotti aux responsables de l’Église, Qu'avez-vous fait de Jésus ?

 

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Publié le 29 Mai 2019

cath.ch nous montre ce mercredi 29 mai 2019 que Vatican News en espagnol a publié le 28 mai 2019 la retranscription d’un entretien accordé par le pape François à la journaliste Valentina Alzraki pour la télévision mexicaine. Que ce soit sur les migrants, l’islam ou encore la réforme de la Curie, le pape fait un large tour d’horizon dans ce long entretien dont la retranscription ne fait pas moins de 24 pages.

 

Le pape reconnaît que le phénomène migratoire n’est pas un problème facile et qu’il n’a pas de solutions concrètes à proposer. Pour lui, les responsables doivent développer une politique “créative”, de dialogue et de développement. Le pape n’en déplore pas moins voir la Méditerranée devenir “toujours plus un cimetière”. De même, il qualifie de cruels les murs barbelés aux frontières, et de cruauté encore plus grande la séparation des enfants de leurs parents. “Qui construit des murs finit prisonnier des murs qu’il construit”, met-il en garde.

 

Trop souvent, regrette le successeur de Pierre, les femmes ont la seconde place. Pourtant, une maison sans femme ne fonctionne pas, notamment car le patrimoine de la femme est la tendresse. L’évêque de Rome critique par ailleurs l’esclavage de femmes pas si rare, y compris en Europe. Il conseille notamment la lecture du livre de la Yézidie Nadia Murad, Pour que je sois la dernière. Prix Nobel de la Paix 2018, la jeune femme avait été réduite en esclavage par l’organisation État islamique.

 

Le dialogue avec l’islam est une priorité actuelle, affirme le pontife, d’autant que cette religion est entrée en Europe, ce qui est une réalité qui ne peut être ignorée. Pour lui, chrétiens et musulmans sont frères, étant tous descendants d’Abraham. Il ajoute toutefois que l’islam est blessé très fortement par des groupes extrémistes qui font des désastres, en particulier par le recours aux attentats-suicides.

 

“Je rêve de la Chine”, confie le pape. Avec le géant asiatique, considère-t-il, les relations sont très bonnes d’autant que l’accord ‘provisoire’ de septembre dernier a permis à tous les fidèles du pays de vivre ensemble les cérémonies pascales. Si le chef de l’Église catholique avoue beaucoup aimer l’idée d’aller en Chine, il ne donne aucune indication quant à une éventuelle visite apostolique.

 

Dans l’entretien, le pape s’exprime sur ces deux prélats contestés. Pour lui, les accusations – notamment de détournement d’argent – contre le cardinal Maradiaga, coordinateur du Conseil des cardinaux, sont des “calomnies”. “Personne n’a pu me prouver quoi que ce soit”, insiste-t-il. Il n’en va pas de même pour Mgr Zanchetta, cas sur lequel le pape s’attarde longuement. Il explique ainsi que le prélat avait assuré avoir été piraté après la découverte d’images pédopornographiques sur son ordinateur.

 

Après cette première accusation, Mgr Zanchetta avait fait l’objet d’une plainte auprès de la nonciature pour abus de pouvoir par des prêtres de son diocèse. Selon le pape, celui-ci l’avait alors convoqué à Rome pour exiger sa démission puis l’avait envoyé en Espagne suivre un test psychiatrique. Celui-ci recommandant un traitement tous les mois, le chef de l’Église catholique a nommé le prélat à Rome pour faciliter l’aller-retour avec l’Espagne. Les accusations pour abus sexuels sont parvenues ensuite et l’affaire est en cours de jugement par la Congrégation pour la doctrine de la foi, assure le pape.

 

Le pape François répète son attachement à la présomption d’innocence dans le cas du cardinal Barbarin. “Dans un procès public, la présomption d’innocence s’applique même aux juges les plus anticléricaux”, glisse-t-il.

 

“Je ne savais rien bien sûr, rien, rien”, assure le successeur de Pierre sur les abus sexuels de l'ex-archevêque McCarrick. Selon lui, le silence qu’il a gardé après la lettre d’accusations de Mgr Viganò était un silence de confiance pour laisser les médias faire leur travail d’investigation.

 

Cet entretien a été diffusé alors qu'un prêtre ayant été un proche collaborateur de McCarrick a publié dans la journée sur internet des extraits d'échanges qu'il a eus avec McCarrick. Les lettres et e-mails dévoilés par Anthony Figueiredo, dont la chaîne américaine CBS a rapporté en premier lieu la publication, montrent que le Vatican avait pris dans le secret des sanctions contre McCarrick avant l'élection du pape François et que d'importants représentants de l'Église catholique ont fermé les yeux sur des agissements de McCarrick allant à l'encontre d'ordres qu'il a reçus (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-pape-nie-avoir-couvert-les-abus-sexuels-de-l-ex-archeveque-mccarrick-20190529).

 

Le sommet de février sur les abus sexuels a permis au chef de l’Église catholique de sentir que les évêques se sentaient désormais pleinement impliqués pour mettre fin à cette corruption. En tant que successeur de Pierre, son rôle est d’initier des processus en ce sens pour combattre cette “grande monstruosité”.

 

“Je ne peux rejeter personne”, affirme le pape, car tous les fidèles sont fils de Dieu et donc aimés de Lui. Pour lui, il est important d’engager un processus d’intégration au sein de l’Église – ce qui ne veut pas dire approuver les actes homosexuels, précise-t-il en indiquant se reconnaître à la fois conservateur et libéral. Dans l’entretien, le pape François confie également sa colère face au traitement par certains médias de sa réponse dans l’avion de retour d’Irlande sur l’intégration des personnes homosexuelles. S’il avait expliqué que celles-ci ne devaient en aucun cas être rejetées par leur famille, il avait conseillé aux parents de jeunes enfants se déclarant homosexuels de consulter un psychiatre. Le mot était erroné, reconnaît l’évêque de Rome qui aurait voulu parler d’un spécialiste.

 

Le premier pape argentin de l’histoire réitère sa comparaison avec un tueur à gage pour l’avortement. “C’est un problème d’éliminer une vie humaine. Point.”, assène-t-il. Mais, sans que cela marche puisque les "foulards verts" ont à nouveau manifesté mardi en Argentine en soutien à une nouvelle proposition de loi prévoyant la légalisation et la gratuité de l’avortement. Le débat sur l'avortement avait été relancé en février quand une fillette de 11 ans a dû subir une césarienne, faute de pouvoir avorter après avoir été violée (https://www.france24.com/fr/20190529-argentine-ivg-nouveau-projet-loi-legalisation-avortement-parlement).

 

Interrogé sur la prise de position d’une quinzaine de théologiens l’accusant d’être hérétique, celui qui se confesse toutes les deux semaines affirme avoir vu cette accusation avec humour tout en priant pour ces “pauvres gens” dont certains sont manipulés. Il affirme ainsi avoir une tendresse paternelle pour ces théologiens.

 

Pour l’actuel évêque de Rome, la réforme de la Curie en cours n’est pas ‘sa’ réforme mais celle voulue par les cardinaux. Il explique en particulier que celle-ci doit permettre de faire disparaître les “structures de cour” alors que le Vatican est selon lui la dernière monarchie absolue d’Europe.

 

Le pape affirme se sentir bien avec les professionnels de la presse, d’autant que ceux-ci sont – selon lui – respectueux, patients et compatissants. Les échanges avec les journalistes figurent donc au nombre des belles choses de son ministère pétrinien. De plus, leur travail peut aider, comme ce fut par exemple le cas avec les abus sexuels au Chili. Le pape est également conscient que les journalistes ne sont pas toujours libres et doivent suivre une ligne éditoriale.

 

Le pape souffle le chaud et le froid. Toujours contre l’avortement, il tend la main aux homosexuels, désire que les femmes ont une place importante, reste prudent sur les cas d’abus sexuels sur mineurs notamment sur le cas Barbarin et Maradiaga qu’il souhaite combattre, sauf dans le cas Zanchetta et McCarrick, il souhaite aussi une ouverture de la Chine et que le Vatican ne soit plus une monarchie absolue. Enfin, il montre un grand respect pour la presse.

 

La question des migrants lui tient toujours à cœur. Une bonne nouvelle, 5000 personnes environ ont manifesté juste en face du siège de la commission européenne, encadré par d'importantes forces de sécurité, pour dire non au fascisme en Belgique et en Europe. Une marche pacifique, aucun incident n'a été déploré. Une réaction à la poussée populiste et extrémiste observée lors des élections européennes vu que le Rassemblement national de Marine Le Pen et la Ligue de Matteo Salvini arrivés en tête en France et en Italie, et plus particulièrement la seconde position en Flandre du parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang qui a particulièrement choqué les organisations belges antifascistes (https://fr.euronews.com/2019/05/29/contre-le-fascisme-en-europe-mobilisation-a-bruxelles).

 

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Publié le 28 Mai 2019

Emilie Henny avec l’AFP dans un article pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que pour la première fois, la justice a ordonné mardi pour la première fois à un évêque de communiquer le dossier religieux d'un prêtre condamné pour pédophilie à une victime qui le réclamait, dans le cadre d'une action engagée au civil contre l'Église.

 

 C'est la première fois qu'un évêque se voit condamné par la justice à communiquer le dossier religieux d'un prêtre condamné pour pédophilie à une victime qui le réclamait. La décision a été rendue par le tribunal de Bourg-en-Bresse en référé à l'égard de l'évêque du diocèse de Belley-Ars (Ain).

 

Mgr Pascal Roland, doit communiquer, dans un délai de 15 jours, à Jean-Yves Schmitt, un retraité de 67 ans qui vit dans le département, "l'intégralité du dossier concernant Félix Hutin détenu par l'évêché". Cet ancien prêtre de 86 ans avait été condamné au civil, en juillet 2015, par le juge de proximité de Nantua qui l'avait reconnu responsable des agressions sexuelles subies par M. Schmitt durant son enfance dans un lycée de Bourg-en Bresse, où le religieux officiait comme aumônier dans les années 60. Les faits sont prescrits depuis longtemps sur un plan pénal.

 

La victime, elle-même condamnée pour pédophilie par la suite, a engagé des poursuites judiciaires en France contre le Vatican, qu'il accuse d'avoir exfiltré le prêtre en Suisse dans les années 70 quand ses agissements ont fait scandale dans l'Ain. Á cette fin, il avait demandé une première fois au diocèse, à l'amiable, de lui communiquer le dossier du prêtre. Face au refus de l'évêque, il l'avait assigné devant le tribunal il y a quinze jours.

 

Et comme le montre HuffingtonPost.fr (https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-eveque-somme-de-communiquer-le-dossier-dun-pretre-pedophile-a-une-victime_fr_5ced28c7e4b0bbe6e3330d67?utm_hp_ref=fr-homepage), “C’est une première qui va faciliter le combat des victimes de prêtres pédophiles en leur donnant accès aux éléments de preuve qui sont souvent dissimulés par les évêchés”, s’est félicité l’avocat du demandeur, Me Emmanuel Ludot. “On vient d’avancer d’un grand pas. C’est le signe que les mentalités changent et qu’on a désormais une politique judiciaire de transparence totale”, a-t-il ajouté.

 

Le Vatican ayant refusé de comparaître à Bourg-en-Bresse, il devait normalement être jugé par défaut le 23 mai. Le procès a toutefois été renvoyé après que le Saint-Siège eût annoncé avoir désigné un avocat pour le représenter.

 

“C’est une décision très rassurante de la justice française, qui s’inscrit dans la continuité de la décision rendue à l’encontre de Philippe Barbarin et André Fort”, a salué mardi François Devaux, cofondateur de l’association de victimes La Parole Libérée. “Cette justice assume pleinement son devoir sans fléchir et c’est un message extrêmement positif pour les victimes. On ne peut pas dire la même chose de l’Église”, a ajouté M. Devaux.

 

Cette décision est très positive et montre que la justice ne laissera aucun passe droit à l’Église. La souffrance des victimes est entendue et l’Église est bien obligée de la voir.

 

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Publié le 28 Mai 2019

L’AFP nous montre que le pape François a dénoncé le lundi 27 mai 2019 "les méchancetés et les laideurs de notre temps" qui entraînent un rejet des migrants, dans un message à l'occasion de la Journée mondiale des migrants et des réfugiés.

 

"Les méchancetés et les laideurs de notre temps accroissent notre crainte des autres, les inconnus, les marginalisés, les étrangers. Cela se constate particulièrement aujourd'hui, face à l'arrivée de migrants et de réfugiés qui frappent à notre porte à la recherche de protection, de sécurité et d'un avenir meilleur", a-t-il souligné dans ce message. Le texte de ce message, préparé de longue date, a été rendu public au lendemain des élections européennes, marquées par une poussée de l'extrême droite, qui veut fermer les portes de l'Europe aux migrants.

 

"La crainte est légitime, notamment parce qu'il manque une préparation à cette rencontre. Le problème n'est pas tant d'avoir des doutes et des craintes. Le problème, c'est quand ceux-ci conditionnent notre façon de penser et d'agir au point de nous rendre intolérants, fermés, et peut-être même - sans nous en rendre compte - racistes", a insisté le pape argentin. "De violents conflits et de véritables guerres ne cessent de déchirer l'humanité, les injustices et les discriminations se succèdent (...) et ce sont surtout les plus pauvres et les plus défavorisés qui en font les frais", a poursuivi le pape François.

 

L'attitude à l'égard des migrants "constitue une sonnette d'alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette", a mis en garde le souverain pontife. "Il ne s'agit pas seulement de migrants: il s'agit de n'exclure personne. Le monde actuel est chaque jour plus élitiste et cruel envers les exclus", a lancé le pape, qui a fait de la défense des personnes les plus vulnérables l'un de ses principaux messages. La prochaine Journée mondiale des migrants et des réfugiés sera célébrée le 29 septembre.

 

Comme nous le montre Xavier Sartre, à la Cité du Vatican, dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-05/le-pape-exhorte-a-agir-pour-repondre-au-changement-climatique.html), le pape François n’a pas oublié l’écologie. Devant plusieurs ministres des Finances et la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Maria Fernando Espinosa, le pape François a appelé le lundi 27 mai durant l’après-midi à la mise en place d’un plan d’action pour lutter vraiment efficacement contre le réchauffement climatique. Il s’est permis de critiquer l’utilisation d’énergies fossiles. «Nous continuons d’avancer sur la mauvaise route parce que nous sommes prisonniers de notre mauvaise comptabilité et de la corruption des intérêts acquis. Nous continuons de considérer et de compter comme profit ce qui menace notre survie-même» s’est-il plaint.

 

Le pape a exhorté ainsi les ministres à agir «avec décision pour mettre fin aux émissions de gaz à effet de serre d’ici la moitié du siècle au plus tard et faire même plus.» Il a proposé plusieurs pistes : notamment ne plus poursuivre des activités qui détruisent notre planète, mettre fin à notre dépendance des énergies fossiles, favoriser les énergies propres, combattre l’idolâtrie de l’argent. Il a invité aussi les ministres présents à se mettre d’accord sur un plan commun en harmonie avec la science du climat, les nouvelles technologies et surtout avec l’éthique de la dignité humaine. «Nous attendons votre action décisive pour le bien de toute l’humanité» a ainsi conclu le pape.

 

Mais les espérances du pape vont devoir faire face aux réalités politiques puisque deux jours après les résultats des élections européennes, deux rendez-vous d’importance se tiennent ce mardi 28 mai à Bruxelles. Il y eu d’abord à 10h au Parlement européen la conférence des présidents des groupes politiques puis est attendu à 18h30 un sommet informel des chefs d’État et de gouvernement de l’UE. Le but : enclencher le processus de nomination des différents responsables des institutions européennes. Cette année, ce ne sera pas aussi simple qu’il y a cinq ans (http://www.rfi.fr/europe/20190528-union-europeenne-bruxelles-heure-tractations-macron-commission).

 

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Publié le 27 Mai 2019

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans la-Croix.com nous montre ce lundi 27 mai 2019 que si le Saint-Siège se félicite de la hausse de la participation et de la percée des écologistes, il s’inquiète aussi de la polarisation croissante de la vie politique européenne.

 

N’étant pas membre de l’Union européenne, le Saint-Siège n’a pas officiellement réagi au résultat des élections européennes. Toutefois, au Vatican, on suit avec attention la vie politique d’une Union européenne dans lequel il est immergé et où les chrétiens sont nombreux à être engagés en politique. C’est d’ailleurs la participation, d’un niveau jamais enregistré depuis 25 ans, qui était d’emblée relevée au Saint-Siège lundi 27 mai. «C’est un motif d’espérance», confie un haut responsable du Vatican qui note également la percée des écologistes dans plusieurs pays européens.

 

«Cela montre que la question environnementale est une préoccupation et c’est encourageant», commente-t-il, rappelant combien l’encyclique Laudato si’ du pape François a contribué à sensibiliser sur cette question. «En outre, même si le séisme des extrêmes n’a pas eu lieu, il faut reconnaître la défiance croissante par rapport aux politiques traditionnelles qui révèle la crise que traverse la démocratie», constate-t-on au Vatican. «Il faut écouter cela comme un appel à rénover le projet européen.»

 

Le fait que, dans plusieurs pays de l’UE, des responsables politiques ont brandi l’étendard des valeurs chrétiennes dans une optique plus identitaire que l’ouverture prônée par le pape semble provoquer un sentiment de gêne au Vatican. «Les hommes politiques ont le droit de manifester leur foi, du moment que c’est de bonne foi», relève-t-on ainsi à propos de Matteo Salvini qui fêtait sa victoire dimanche soir en Italie dans une photo montrant ostensiblement une icône de la Vierge. «C’est plus douteux quand des hommes politiques tentent de se justifier en s’appuyant sur les valeurs chrétiennes.» «Il doit y avoir une présence chrétienne dans tous les partis, à droite comme à gauche», estime un responsable du Saint-Siège. «Même si cela a pu se justifier à une époque, un seul parti politique ne peut incarner à lui seul les valeurs chrétiennes.»

 

Car, ce qui inquiète plus que tout le Vatican, c’est la polarisation croissante de la vie politique européenne avec «le risque d’un mouvement pendulaire d’un extrême à l’autre». «On peut exprimer ses idées, on doit parfois se battre pour elle. Mais il y a une différence entre se battre pour ses idées et diaboliser l’autre», explique-t-on au Vatican où l’on rappelle la nécessaire «recherche du consensus» qui caractérise le projet européen. «L’objectif de la vie politique est certes d’obtenir des résultats, insiste-t-on. Mais il s’agit surtout de trouver un consensus entre toutes les composantes de la société.»

 

Il faut dire que le consensus sera difficile comme le montre RFI.fr (http://www.rfi.fr/europe/20190527-quel-visage-nouveau-parlement-europeen-elections). La poussée des partis populistes, eurosceptiques ou carrément europhobes a bien eu lieu dimanche 26 mai, mais finalement dans une mesure bien moindre qu’annoncée. Au total, ils ne gagneraient à eux trois qu’une quinzaine de députés supplémentaires sur les 751 élus que compte le Parlement. Et la perspective du départ du Royaume-Uni priverait cette famille politique de la petite trentaine de sièges que peut escompter le parti du Brexit de Nigel Farage. Ce qui, en fin de compte, réduirait drastiquement la poussée des eurosceptiques lors de ce scrutin.

 

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), avec 179 sièges contre 217 auparavant, et les sociaux-démocrates, avec 150 élus contre 186 dans le Parlement sortant, sont en revanche les grands perdants de ces élections puisqu’ils perdent à eux deux plus de 70 sièges au total et perdent du même coup leur majorité absolue. Une première depuis 1979. Une situation qui va les obliger à composer et à créer des coalitions avec les deux véritables grands vainqueurs du scrutin, à savoir les Verts qui gagnent 20 sièges (70), et surtout les Libéraux, qui bondissent de plus de quarante sièges avec 107 députés grâce en particulier à l'arrivée des députés de La République en marche, et deviennent un des trois partis majeurs de ce Parlement. Mais pour ces derniers aussi, le Brexit devrait compliquer la donne puisqu’ils perdront les seize députés britanniques du Parti libéral-démocrate.

 

Les nouveaux députés européens prendront leurs fonctions le 2 juillet prochain et ils le feront donc dans un Parlement nettement recomposé. La famille pro-européenne reste majoritaire, mais la dispersion des voix augure de difficiles tractations entre les groupes puisqu'aucun des quatre premiers n'est en mesure d'atteindre la majorité absolue sans les trois autres. Il va donc y avoir une recherche de coalition qui va mettre au centre du jeu les Verts et les Libéraux. Les Libéraux de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ADLE), qui deviennent le troisième groupe du Parlement, comptent bien jouer un rôle pivot dans le nouvel hémicycle.

 

L'enjeu de ces tractations, c'est aussi la présidence de la Commission européenne. Trois prétendants sont entrés en lice dimanche pour succéder à Jean-Claude Juncker. Normalement, le président doit être choisi dans la famille politique arrivée en tête, en l’occurrence les conservateurs. Mais la tête de liste des conservateurs, l’Allemand Manfred Weber, semblait dimanche soir en perte de vitesse, ce qui pourrait ouvrir la voie à des tractations imprévues qui pourraient être favorables aux deux autres candidats.

 

Le candidat du Parti populaire européen, a, en tout cas, appelé dimanche soir à former une coalition europhile avec les socialistes, les centristes et jusqu'aux écologistes. Même chose pour le Néerlandais Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne et candidat des sociaux-démocrates : « Je veux travailler avec des partis qui comprennent vraiment qu'il faut prendre des décisions audacieuses sur le changement climatique, les injustices sociales, sur le besoin de transformer notre économie en une économie durable, d'imposer des taxes à des entreprises qui n'en paient pas, a-t-il déclaré. Et tous ceux issus de partis démocratiques qui partagent nos idées, je veux discuter avec eux et essayer de monter une coalition. Les seuls, et je l'ai dit tout au long de ma campagne, avec qui je ne veux pas travailler, c'est l'extrême droite ; je ne scellerai jamais d'accord avec eux parce que nous ne partageons pas la même vision de l'Europe et la même vision de l'humanité et de l'humanisme. Mais tous les autres partis qui partagent notre vision d'une Europe progressiste qui doit aller de l'avant, je pense pouvoir travailler avec eux. »

 

Membre de l'Alliance des libéraux, la Danoise Margrethe Vestager, 51 ans, est la troisième prétendante. «Nous pouvons avoir une femme à la tête de la Commission», a-t-elle lancé dimanche en plaidant elle aussi pour «une coalition de gens qui veulent changer les choses» après avoir félicité les Verts pour leur ascension. Les Verts qui, avec 68 voix, apparaissent comme les faiseurs de roi.

 

Les choix pour une autre Europe peut difficilement se trouver avec le PPE et l’ADLE qui pendant 15 ans ont appuyé la politique d’austérité en Europe. Si l’Europe veut du changement, alors les négociations seront terribles pour les conservateurs et les libéraux, et les Verts seront un arbitre très exigeant.

 

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Publié le 26 Mai 2019

Delphine Nerbollier, la correspondante à Erfurt (Allemagne) de la-Croix.com, nous montre le dimanche 26 mai 2019 qu’en Allemagne, de nombreuses voix se font entendre pour un débat théologique sur les questions de «pouvoir, de célibat et de morale sexuelle». Parmi elles, Julia Knop, théologienne à Erfurt, dont les mots ont beaucoup marqué les évêques allemands, lors de leur dernière Assemblée plénière.

 

Julia Knop a fait sensation lors de l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale allemande de mars dernier. Invitée à une session consacrée à la crise que traverse l’Église catholique depuis les révélations d’abus sexuels en 2010, cette théologienne de 41 ans n’a pas mâché ses mots. «Je suis allée droit au but mais je ne leur ai rien appris qu’ils ne savaient déjà», explique celle qui est professeur de dogmatique à la faculté de théologie catholique d’Erfurt, en se rappelant du «silence de plomb» ayant régné au moment de son intervention.

 

Son diagnostic se voulait sans appel. Si elle estime que «les abus sexuels ne font pas partie de l’ADN de l’Église catholique» et qu’ils « n’ont comme origine ni le célibat ni une surreprésentation des hommes homosexuels dans le clergé catholique». Julia Knop pointe en revanche le «lien destructif désormais impossible à nier » entre «pouvoir, célibat et morale sexuelle de l’Église ». Selon elle, la nouveauté est « de reconnaître que ces thèmes doivent être pensés ensemble».

 

Pour Julia Knop, la présentation en septembre dernier d’un rapport indépendant commandité par la Conférence épiscopale sur les abus sexuels, a marqué un tournant pour de très nombreux catholiques allemands. «Il a montré qu’il ne s’agissait pas de cas isolés ou individuels mais que ces abus étaient liés à des facteurs systémiques», rappelle-t-elle. Dès lors, la théologienne appelle les évêques allemands à agir rapidement. «Les croyants exercent une énorme pression pour que nous trouvions des solutions théologiques à cette crise, constate-t-elle. Le temps est compté, la fenêtre de tir semble limitée et peut-être est-il déjà trop tard», suggère-t-elle, en regrettant «un schisme intérieur entre les croyants et le clergé».

 

Du point de vue théologique, en tout cas, Julia Knop juge la période des plus passionnantes d’autant que la Conférence épiscopale allemande a annoncé début mars le lancement d’un synode pour affronter ces problèmes. Son efficacité, dit-elle, repose sur une condition : que les théologiens bénéficient d’une «réelle liberté de travailler, sans craindre d’être sanctionnés». À l’automne dernier, Ansgar Wucherpfennig, recteur de la faculté catholique de théologie Sankt Georgen, à Francfort, s’est vu menacé de perdre son poste après avoir remis en cause la position officielle de l’Église sur l’homosexualité. Julia Knop fait partie de ceux qui l’ont publiquement soutenu.

 

Originaire de Münster, bastion catholique de l’ouest de l’Allemagne, mais installée depuis deux ans dans l’une des régions les moins pratiquantes du pays, Julia Knop juge central le rôle des églises locales. «Une mentalité très centralisée s’est développée dans l’Église catholique. Or chaque église locale doit assumer sa part de responsabilité. Des solutions locales à ces questions théologiques peuvent être trouvées», estime-t-elle, en pointant une responsabilité particulière de l’Église catholique allemande et de ses universités de théologie, réputées au niveau international.

 

À Erfurt, en tout cas, Julia Knop constate un «immense intérêt» sur ces thèmes de pouvoir, de morale sexuelle et de célibat, de la part de ses étudiants dont certains se préparent à la prêtrise. «Ils vont concevoir l’Église de demain et ne pourront plus suivre les traces de leurs prédécesseurs», ose-t-elle croire.

 

Espérons-le, mais il faut attendre de voir si les évêques allemands auront le courage de se débarrasser du cléricalisme pour réformer l’Église.

 

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Publié le 25 Mai 2019

HuffingtonPost.fr avec l’AFP nous montre ce samedi 25 mai 2019 que la justice du Mississippi a bloqué vendredi 24 mai une loi très restrictive sur l’avortement dans cet État conservateur du sud des États-Unis qui prévoyait d’interdire l’IVG à partir de six semaines de grossesse. Cette décision est intervenue le jour où, dans l’État voisin d’Alabama, des associations ont demandé à la justice de faire de même à l’encontre d’une loi draconienne sur l’avortement récemment adoptée. Le gouverneur Phil Bryant a annoncé son intention de faire appel de cette décision. “En tant que gouverneur je me suis engagé à tout faire pour protéger la vie”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Plus d’une douzaine d’États ont adopté des lois interdisant ou limitant drastiquement l’accès à l’avortement, qui a été légalisé aux États-Unis en 1973 par l’arrêt historique “Roe v. Wade” de la Cour suprême. L’objectif affiché des opposants à l’IVG est de pousser la Cour, dorénavant dominée par les conservateurs, à revenir sur cette décision historique.

 

L’Alabama a promulgué le 15 mai le texte le plus répressif du pays, interdisant la quasi-totalité des interruptions volontaires de grossesse, même en cas d’inceste ou de viol. Il assimile l’avortement à un homicide et prévoit une peine de 10 à 99 ans de prison pour les médecins le pratiquant, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d’“anomalie létale” du fœtus.

 

La puissante association de défense des libertés civiles (ACLU) et le Planning familial ont demandé vendredi à la justice de l’Alabama de bloquer cette loi, qui doit entrer en vigueur en novembre. La loi “est de façon flagrante inconstitutionnelle et l’ACLU ne restera pas sans bouger alors que les responsables politiques, encouragés par le programme anti-avortement du président (Donald) Trump, exploitent notre santé et nos vies pour un profit politique”, a affirmé Alexa Kolbi-Molinas, avocate de l’ACLU.

 

L’accès à l’avortement est un combat difficile. Comme le montre l’article de france3-regions.francetvinfo.fr (https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/marches-cannoises-mobilisation-vert-defendre-avortement-1671671.html) une manifestation, sous le signe de la couleur verte, s'est déroulée samedi 18 mai au Festival de Cannes pour défendre l'avortement, avant la présentation du documentaire ("Que sea ley") sur l'élan brisé des Argentines en 2018, réclamant le droit à l'IVG. L'équipe du film de Juan Solanas et des militantes des droits des femmes ont gravi les marches du Palais des festivals, un foulard vert à la main, l'emblème de la lutte pour la légalisation de l'avortement qui a embrasé l'Argentine en 2018. Elles ont également brandi une banderole en espagnol réclamant le droit à l'avortement "sûr et gratuit". Une de ces manifestantes était entièrement parée de vert, avec une robe sur laquelle était brodé "légalisation. avortement".

 

Pour son film "Que sea ley" (Une loi, vite !), l'Argentin Juan Solanas a parcouru pendant huit mois l'Argentine, pour recueillir des témoignages dans les provinces les plus éloignées de la capitale. Les mobilisations féministes dans les rues de Buenos Aires ont pris en 2017 et 2018 une ampleur inédite, avec comme apogée les rassemblements devant le Parlement, pendant l'examen du projet de loi par les deux chambres. Au final, il a été adopté par la Chambre des députés, mais rejeté par le Sénat.

 

Le film fait le choix de donner majoritairement la parole aux femmes, de celles qui ont avorté jusqu'aux grands-mères qui s’occupent aujourd'hui des enfants orphelins. Les hommes, eux, restent à l'arrière-plan. Les fils, les frères, les grands-pères : tous apparaissent à l'écran mais semblent murés dans le silence. En revanche, pas un mot sur les hommes responsables de ces grossesses lourdes de conséquences. Ils ont disparu du tableau, purement et simplement. Leur engagement est inexistant. Le droit à l’avortement en Argentine est un combat que les femmes semblent mener seules. Désespérément seules. Et le beau discours final de Fernando Solanas, sénateur depuis 2013 et farouche défenseur de l'IVG, ne changera pas grand-chose à cette idée (http://www.slate.fr/story/177264/que-sea-ley-argentine-juan-solanas-avortement-cannes-cinema-culture).

 

C’est une initiative qui survient en pleine offensive aux États-Unis des États conservateurs contre l'avortement. L'Alabama interdit aux femmes d'avorter même en cas de viol, instaurant la loi anti-avortement la plus stricte des États-Unis. Le Missouri veut poursuivre les médecins s'ils pratiquent des interventions après la 8e semaine de grossesse, la Géorgie dès que les battements de cœur du fœtus sont détectables...

 

Malheureusement comme le montre 7 sur7.be (https://www.7sur7.be/monde/le-pape-compare-l-avortement-au-recours-a-un-tueur-a-gages~ad116f67/), le pape François devant les participants à un colloque sur la lutte contre l'avortement thérapeutique proposé quand les diagnostics anténataux ont révélé de graves malformations, a assuré ce samedi que l'interdit de l'avortement regardait l'humain, pas le religieux, réaffirmant qu'il équivalait au recours à un tueur à gages. "Est-il licite d'éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? Est-il licite d'embaucher un tueur à gages pour résoudre un problème?", a déclaré le pape. "N'allez pas sur le religieux pour quelque chose qui regarde l'humain", a-t-il ajouté.

 

Dans ces cas, les soins ne sont pas un gaspillage mais aident "les parents à préparer leur deuil et à le percevoir pas seulement comme une perte mais comme une étape (...). Cet enfant restera dans leur vie pour toujours, et ils auront pu l'aimer", a-t-il insisté. Pour le pape, plutôt que proposer l'avortement thérapeutique, il faut créer des "réseaux d'amour" pour éviter que la peur de la maladie et de la souffrance ne condamne les familles à la solitude.

 

Á de rares exceptions près – lorsque la vie de la mère est en danger – l’immense majorité des interruptions médicales de grossesse (IMG) sont pratiquées lorsqu’une anomalie a été détectée chez le fœtus. L’équipe médicale est tenue d’informer préalablement les parents des conséquences de la pathologie sur le bébé et des alternatives à l’IMG. Un délai de huit jours est théoriquement prévu entre le moment de l’annonce du diagnostic et celui de l’IMG, avec un entretien entre les deux où tout le protocole leur est expliqué. Ce temps est important pour qu’ils aient le temps de réfléchir, de poser toutes les questions qu’ils souhaitent, éventuellement de contacter des associations et, par leur biais, des parents qui sont passés par là. Mais, ce dont ont besoin les parents, et plus encore la mère, c’est de chaleur humaine, de compassion, d’une main qui se tend (https://www.santemagazine.fr/sante/grossesse-et-bebe/grossesse-et-sante/avortement-therapeutique-un-temps-de-reflexion-difficile-mais-necessaire-171934).

 

Elles n’ont pas besoin qu’on leur dise que c’est licite d'éliminer une vie humaine pour résoudre un problème, et d'embaucher un tueur à gages pour résoudre un problème, alors que ce choix a été difficile. Ce n’est pas très fin, ni humain.

 

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Publié le 24 Mai 2019

HuffingtonPost.fr avec l’AFP nous montre le samedi 23 mai 2019 que les travaillistes néerlandais (PvdA) ont déjoué les pronostics sur les élections européennes et devancé ce jeudi 23 mai les libéraux (VVD) et les populistes (FvD), dont les sondages et les analystes annonçaient la victoire, selon les premières estimations.

 

Le Parti travailliste de Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, avec 18,1% des suffrages, devrait remporter cinq des 26 sièges alloués aux Pays-Bas. Le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) quatre sièges avec 15% des suffrages et le Forum de la démocratie (FvD) du populiste Thierry Baudet trois sièges avec 11% des suffrages, selon les premières estimations Ipsos pour la télévision publique NOS. “Je me rends compte qu’il y a partout en Europe un besoin d’une autre Europe, d’une Europe qui lutte beaucoup plus contre le changement climatique”, a commenté Frans Timmermans, avant d’ajouter : “Une Europe qui voit que nous devons plus collaborer ensemble au niveau social, que les grandes entreprises doivent payer plus d’impôts. Ce sont des thèmes pour lesquels œuvre la social-démocratie.”

 

Les résultats officiels seront publiés dimanche soir, après la clôture du scrutin à travers le continent pour lequel plus de 400 millions d’électeurs voteront dans 28 pays pour élire 751 députés européens lors de ces élections qui se tiennent jusqu’à dimanche. Ce sera au tour vendredi de l’Irlande et la République tchèque, la plupart des autres pays de l’UE se prononçant dimanche. Les Néerlandais étaient les premiers à voter avec les Britanniques pour les élections européennes, qui se déroulent jusqu’à dimanche dans tous les pays de l’UE. Un envol des mouvements nationalistes et populistes est attendu lors du scrutin, qui doit selon les sondages faire perdre du terrain aux deux groupes les plus importants au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), groupe de la droite pro-européenne, et le Parti socialiste européen (PSE).

 

D’après les derniers sondages, le parti de Marine Le Pen (extrême droite) devance celui du président Emmanuel Macron en France tandis qu’en Italie, la Ligue de Matteo Salvini fait la course en tête avec un discours anti-UE. Au Royaume-Uni, les Britanniques ont voté dans un climat plombé par le Brexit, qui monopolise les débats politiques depuis le référendum de juin 2016. Faute d’être sorti de l’UE dans les temps, le Royaume-Uni a été contraint d’organiser ce scrutin d’autant plus surréaliste que les députés britanniques pourraient ne siéger que quelques semaines au parlement européen.

 

Et HuffingtonPost.fr (https://www.huffingtonpost.fr/entry/elections-europeennes-lirlande-et-de-la-republique-tcheque-votent-ce-vendredi_fr_5ce75413e4b0cce67c88254c?utm_hp_ref=fr-homepage) nous montre également ce vendredi 24 mai qu’en Irlande, les bureaux de vote du pays ouvriront à 7h (6h GMT). La plupart des principaux partis politiques irlandais se sont fortement mobilisés pour renforcer la place de leur pays dans l’avenir du projet européen, une manière d’atténuer les conséquences pour l’économie irlandaise du Brexit.

 

Actuellement douze au Parlement, les eurodéputés irlandais gagnent lors de ces élections deux nouveaux sièges, récupérés parmi les places censées être laissées vacantes prochainement par les Britanniques. Les Irlandais ne pourront occuper ces deux sièges que lorsque le Royaume-Uni aura effectivement quitté l’UE. Les Irlandais sont aussi appelés vendredi à se prononcer, par référendum, sur la modernisation du divorce dans leur pays, où un vent de changement et d’ouverture a balayé ces dernières années une tradition catholique enracinée.

 

En République tchèque, seul pays où le scrutin est étalé sur deux jours, les bureaux de vote ouvriront vendredi à 14h et samedi à 8h. Le mouvement populiste ANO du Premier ministre tchèque, le milliardaire Andrej Babis, part favori malgré une vague de protestations antigouvernementales dans ce pays membre de l’UE depuis 2004. Des dizaines de milliers de Tchèques sont sortis récemment dans la rue pour exiger sa démission et celle de sa nouvelle ministre de la Justice, soupçonnée de vouloir freiner les poursuites contre lui. Inculpé pour fraude présumée aux subventions européennes, Andrej Babis, 64 ans, fait également objet d’une enquête de l’UE sur un possible conflit d’intérêt entre ses activités politiques et ses affaires.

 

Toutefois, ANO remporterait les élections européennes avec plus de 25% des voix devant le parti de droite ODS et le Parti pirate (14% chacun), selon un sondage de l’institut Median auprès plus de 2100 personnes. “Andrej Babis a besoin d’une nouvelle victoire, pour des raisons psychologiques”, estime l’analyste politique de l’Université Charles à Prague, Josef Mlejnek, interrogé par l’AFP. Un nouveau succès permettrait au Premier ministre de minimiser les protestations. Comme lors du précédent scrutin européen -18,2% en 2014-, un faible taux de participation est attendu en République tchèque, ce qui risque de nuire au parti anti-européen SPD dirigé par le député Tomio Okamura, partisan d’un “Czexit”, crédité de 10% des intentions de vote.

 

Enfin, vaticannew.va nous montre que le frère Olivier Poquillon secrétaire général de la COMECE, invite les électeurs à discerner et à voter «en prenant en compte les plus faibles» et les exhorte à faire preuve de discernement rappelant que «l’Europe est un don de Dieu qui est entre nos mains». Sans doute l’ont-ils fait en votant travailliste aux Pays-Bas ? Qui sait…

 

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