Publié le 30 Juin 2019

Maurice Page dans son article pour cath.ch du samedi 30 juin 2019 qu’environ 150 personnes ont manifesté le 29 juin 2019, à Berne, contre les abus sexuels dans l’Église catholique-romaine. En brandissant des balais, les manifestants, ont appelé le Vatican à faire le ménage.

 

Réuni sur l’Helvetia Platz, le rassemblement, lancé par les théologiens zurichois, a été l’occasion de réclamer une réforme en profondeur dans l’Église, afin de faire respecter les droits des victimes. Pour Marie-Jo Aeby, membre du comité du groupe de soutien aux personnes abusées dans une relation d’autorité religieuse (SAPEC), malgré la faible représentation de la Suisse romande, la manifestation a été un succès. “C’est un bon début, l’organisation était parfaite, les contributions de haut niveau et les échanges de très bonne qualité. J’en reviens contente.”

 

La théologienne allemande Doris Wagner a apporté son témoignage d’ancienne religieuse victime d’abus. “Ce qu’il y a de plus cruel dans la violence, c’est l’impuissance et la solitude.” Les auteurs d’abus ont la vie facile, quand leurs victimes sont sans défense. Par ses actes l’agresseur dit à sa victime: “Tu ne comptes pas. Personne ne peut t’aider. Personne ne te croira. Je peux faire ce que je veux de toi. Tu es toute seule, abandonné de Dieu.” Face à cette situation, les responsables ont souvent préféré détourner le regard. Pour Doris Wagner, l’Église ressemble à un régime totalitaire. Les possibilités de se défendre de manière formelle sont quasi nulles. Il n’y a pas de parlement, pas de débats ouverts et pas de recherche théologique vraiment libre. Il n’y a pas de processus législatifs transparents. Il n’y a pas de juges indépendants, pas de commissions d’enquête, pas d’organes de surveillance. Et enfin aucune procédure de destitution.

 

Pour l’ancienne religieuse de “Das Werk”, on ne peut plus tolérer aujourd’hui que l’Église soit une maison où règne la loi du plus fort, où quelques-uns imposent leur façon de penser à beaucoup d’autres. Une maison de laquelle ceux qui ouvrent la bouche sont jetés à la porte.  “Nous voulons que l’église soit un bon foyer pour tous. Un endroit où même les plus vulnérables sont en sécurité, où chacun peut venir avec sa propre expérience et ses besoins et peut s’exprimer.” Un endroit où les personnes aux postes de direction n’ont pas seulement le pouvoir, mais assument aussi leur responsabilité pour écouter, prendre soin, protéger en encourager.

 

Dans un article de catch.ch du mercredi 27 juin (https://www.cath.ch/newsf/doris-wagner-je-doute-que-les-eveques-soient-assez-courageux-pour-faire-des-reformes/) la théologienne allemande Doris Reisinger, née Wagner, n’attend cependant pas grand chose des autorités ecclésiales. Face à la rigidité du droit canon, elle prône l’idée de la ‘désobéissance civile’. Pour elle, «Cela se passera de la même manière qu’en Allemagne, en Autriche ou en Russie lorsque les monarchies sont tombées. Les gens ordinaires n’avaient pas beaucoup de pouvoir non plus. Néanmoins, ils y sont parvenus parce que les monarchies étaient devenues faibles.» De plus, «Les monarchies ont pris fin de différentes manières. Je ne pense pas que cela se passera de manière sanglante dans l’Église (sourire). Des transitions en douceur sont également possibles. Le résultat peut aussi être différent. Par exemple, il existe des monarchies constitutionnelles et parlementaires. Il serait peut-être concevable qu’à la fin, nous ayons encore un pape et des évêques qui célèbrent les offices pontificaux, mais qui n’auraient plus de pouvoir décisionnel.»

 

Elle met en avant qu’«Au lieu de rester silencieux et de démissionner, les croyants disent clairement : “Nous ne tolérons pas que la direction de l’Eglise reste inactive ou prenne seulement des mesures cosmétiques” Pour Doris Wagner, «Le simple fait de sentir que nous sommes nombreux peut déployer une force qui conduira vraiment à un changement à long terme dans le fonctionnement de l’Église.» Elle voit les choses différemment et «Il suffit qu’il y ait assez de gens qui n’adhèrent plus aux directives des évêques, car ils auront constaté qu’elles sont absurdes. Si suffisamment d’autres personnes dans l’Église font ce qu’elles pensent être juste, sans se préoccuper de ce que les évêques veulent ou ne veulent pas, alors il n’est plus nécessaire de modifier le droit canonique. Il ne sera tout simplement plus appliqué. Á long terme, il en sortira peut-être quelque chose de nouveau.» Et le principe de ‘désobéissance civile’ peut venir dans le domaine de la liturgie, où «il existe déjà beaucoup de communautés qui ne s’en tiennent pas aux prescriptions. Par exemple sur le choix des personnes qui font la prédication. Ce principe de désobéissance pourrait aussi s’appliquer ailleurs, notamment sur les critères d’accès aux ministères.»

 

Jean-Marie Fürbringer, a rappelé, au nom du groupe Sapec, les revendications des victimes. Il y a le droit de savoir, le droit à la justice, le droit à des réparations et l’assurance que tout est mis en œuvre pour que les abus ne se reproduisent pas. L’accès aux dossiers et aux archives reste le plus souvent impossible dans les affaires d’abus. Les victimes veulent qu’on leur explique pourquoi, comment et qui a déplacé un prêtre abuseur au lieu de le sanctionner. Le droit de justice c’est le droit de la victime de voir les personnes qui ont mal agi par intérêt, par manque de courage ou pour éviter de voir dévoiler leurs propres turpitudes soient dénoncées.

 

Le droit à des réparations. Actuellement, en Suisse, les victimes reconnues touchent une indemnisation entre 5000 et 20 000 francs. Mais ailleurs, les victimes qui n’ont même pas la chance que leur dol soit reconnu. Enfin, même si l’impunité recule, il y a encore énormément à faire pour que la tolérance zéro ne reste pas lettre morte tant au niveau des auteurs d’abus que des responsables qui les ont activement ou passivement couverts. Marie-Jo Aeby note aussi l’absence de représentants officiels des diocèses. “J’en ignore les raisons, mais je le regrette. Je pense que l’on avance à petits pas dans la prise de conscience de la nécessité des réformes, mais cela viendra de la base. Les balais que nous avons amenés vont retourner dans les paroisses, les autres seront remis à la nonciature avec la pétition pour des réformes dans l’Église.”

 

Pendant ce temps en France, la plateforme téléphonique mise en place par la commission d'enquête indépendante sur les agressions et crimes sexuels dans l'Église est prise d'assaut comme le montre le lejdd.fr (https://www.lejdd.fr/Societe/pedophilie-dans-leglise-les-victimes-des-pretres-brisent-le-silence-3907243). Plus de mille personnes se sont déjà confiées. Ce sont en majorité des hommes âgés de plus de 50 ans. "Nous avons été surpris qu'il y en ait autant, et ce dès le matin du premier jour", explique Jean-Marc Sauvé, le président de la Ciase, chargée par la Conférence des évêques de France de faire la ­lumière sur les agressions et crimes sexuels commis par des religieux sur des mineurs depuis les années 1950.  Au total, 1 131 témoignages venus de presque tous les départements de France – 807 par téléphone, 520 par e-mail et le reste par courrier – ont été ­recueillis pendant les trois semaines qui ont suivi le lancement de cet appel à libérer la parole prévu pour durer un an. Soit une moyenne de 50 par jour! "La majorité sont des victimes directes", précise le haut fonctionnaire. Pour briser un tabou français, la Ciase a fait appel au savoir-faire de France Victimes. Les personnes qui se confient sont en majorité des hommes, en général âgés de plus de 50 ans, et beaucoup de victimes ont donné leur accord pour venir témoigner devant la commission d'enquête. Cela donnera une radiographie complète prévue en 2020.

 

Enfin, la parole se libère et sans frein, elle peut s’avérer forte comme en Suisse, où la confiance ne règle plus envers l’Église. Espérons que la souffrance des victimes de prêtres pédophiles soit vraiment entendue.

 

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Publié le 29 Juin 2019

la-Croix.com avec l’afp nous montre que le Vatican a publié le vendredi 28 juin 2019 des recommandations aux catholiques chinois sur les modalités d'adhésion à l'Église officielle, en insistant sur la nécessité de ne pas imposer de pressions à ceux qui choisiraient de rester dans l'Église clandestine.

 

Le document invite les fidèles chinois à adhérer à l'Association patriotique catholique de Chine, l'Église officielle, comme la loi les y oblige, mais leur laisse la liberté de refuser au nom de la liberté de conscience. Il suggère aux évêques de demander, lors de leur adhésion, l'ajout d'une phrase affirmant l'indépendance et l'autonomie de l'Eglise, en Chine comme partout dans le monde. Si cet ajout écrit n'est pas autorisé, l'évêque ou le prêtre peut émettre cette précision oralement, si possible en présence d'un témoin.

 

"Dans le même temps, le Saint-Siège comprend et respecte le choix de ceux qui, en conscience, décident qu'ils ne sont pas en mesure d'adhérer dans les conditions actuelles", ajoute le document, qui apparaît ainsi comme un soutien à l'Église clandestine. D'autant qu'il s'accompagne d'une critique claire : "Le Vatican demande qu'aucune pression ou intimidation ne soit appliquée aux communautés catholiques non-officielles, comme cela a malheureusement eu lieu". C'est une approche qui se veut "réaliste", loin de toute "naïveté", a expliqué Andrea Tornielli, directeur éditorial du "ministère" pour la communication du Saint-Siège, dans un communiqué.

 

Aux termes d'un accord annoncé en septembre, le pape François a accepté de reconnaître la nomination de sept évêques désignés sans son accord par le gouvernement chinois. La question des évêques reconnus par Rome mais pas par Pékin n'a pas été réglée. Selon des fidèles, la répression engagée contre l'Église clandestine n'a pas diminué depuis ce rapprochement, alors que le régime du président Xi Jinping semble accroître sa surveillance de l'ensemble des cultes. Des églises ont été détruites, des croix enlevées des clochers, des crèches religieuses fermées. Et des membres du clergé clandestin sont fréquemment placés en détention. Ainsi en novembre, un évêque de l'Église clandestine a disparu pour la 4e fois, laissant craindre une nouvelle interpellation.

 

Mais l’Église en Chine semble ne pas suivre cet accord qui ressemble plus à un piège pour l’Église qu’à une réussite puisqu’à Hongkong la religion est en première ligne de la contestation comme le montre l’AFP dans sa dépêche du vendredi (https://actu.orange.fr/monde/alleluia-la-religion-en-premiere-ligne-de-la-contestation-a-hong-kong-CNT000001gP4qJ/photos/un-manifestant-brandit-une-croix-lors-d-un-rassemblement-devant-le-quartier-general-de-la-police-a-hong-kong-le-21-juin-2019-c040a8eb1f4c221eccc5e7b974a1893d.html). Au-dessus de la marée humaine qui manifeste au cœur de Hong Kong flotte une pancarte au message étrange : "Arrêtez les matraques, sinon on chante Alleluia au Seigneur". Cette menace ironique destinée aux policiers a enchanté les réseaux sociaux. C'est une référence au cantique devenu cri de ralliement des manifestations monstres qui secouent l'ex-colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997. Le chant illustre également le rôle clé joué par la communauté chrétienne dans la fronde contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine.

 

La plupart des Églises hongkongaises évitent de se mêler de politique. Mais le texte, désormais suspendu, a touché une corde sensible parmi celles qui soutiennent les Eglises clandestines en Chine continentale. "Tout le monde a peur que la ligne rouge soit franchie", explique à l'AFP Elton Lo, l'un des pasteurs à l'origine d'un appel à jeûner et à prier pour soutenir le mouvement. Á la différence de la Chine continentale, où les religions sont étroitement contrôlées par l'État, la liberté de culte prévaut à Hong Kong. Les communautés catholique et anglicane héritées de l'ère coloniale sont influentes. Hong Kong compte aussi des méga-Églises évangéliques et il n'est pas rare de croiser des témoins de Jéhovah ou des Hare Krishnas. Mais les fidèles sont angoissés.

 

Aux termes de l'accord de rétrocession signé avec Londres, Hong Kong bénéficie de libertés inconnues sur le continent et d'un système judiciaire indépendant, et ce, en théorie jusqu'en 2047. Cependant, de nombreux Hongkongais ont l'impression que Pékin renie ses engagements. Le projet d'extraditions n'a fait que raviver les craintes des fidèles qui craignent une justice chinoise opaque et politisée. En Chine, les religions subissent une répression croissante, avec la fermeture de lieux de culte, le démontage de croix ostentatoires ou encore l'interpellation de dirigeants religieux. Les Hongkongais qui soutiennent les Eglises chinoises non déclarées sont vent debout.

 

"Le gouvernement chinois pourrait dire que ces congrégations s'adonnent à des activités illégales soutenues par les Églises de Hong Kong", estime Chan Shun-hing, spécialiste des religions à l'Université baptiste de Hong Kong. Les dirigeants d'Eglises hongkongaises "pourraient être arrêtés". Depuis le mouvement prodémocratie de 2014, qui n'avait pas arraché la moindre concession à Pékin, le père Stephen Chan célèbre chaque dimanche une messe en plein air. Les catholiques "savent que si Hong Kong devient la Chine communiste, il n'y aura plus" de liberté de religion, déclare-t-il à l'AFP. De l'avis d'Elton Lo, les responsables religieux et les congrégations sont davantage engagés dans le combat actuel qu'en 2014, après avoir longuement débattu de "ce que devraient être les relations entre les Églises et la société". Aujourd'hui, des personnalités religieuses organisent des séances de prières et de chants, souvent pour désamorcer les tensions entre manifestants et policiers.

 

Les chrétiens représentent 11% de la population de Hong Kong mais ils sont très influents, surtout parmi les élites. La cheffe du gouvernement, Carrie Lam, accusée d'être inféodée à Pékin, n'en est pas moins elle-même une catholique fervente. Mais le projet d'extradition a été critiqué par ses alliés religieux traditionnels. Le pasteur d'une méga-Église habituellement progouvernementale a expliqué qu'il ne pouvait pas soutenir le texte. Le diocèse catholique et une association représentant 21 Églises ont appelé Mme Lam à le retirer définitivement. Le cardinal Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong hostile au récent rapprochement entre le Vatican et Pékin, est descendu régulièrement dans la rue. "Il n'y a pas d'autre choix que de manifester", déclare l'octogénaire à l'AFP"On ne parle pas beaucoup de 2047. Ce qui se passera alors dépend aussi de ce qu'on fait aujourd'hui. J'espère qu'un changement radical de situation aura lieu en Chine avant 2047".

 

L’Église devrait éviter un tel rapprochement avec un régime dont la parole ne vaut pas grand-chose. Les fidèles chinois n’ont pas confiance et on peut les comprendre puisque la répression continue pour eux.

 

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Publié le 29 Juin 2019

L'Obs avec l’AFP nous montre que la Cour de Cassation a ouvert la voie vendredi 28 juin 2019 à un nouvel arrêt des traitements maintenant en vie Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis dix ans, devenu symbole du débat sur la fin de vie en France, selon son arrêt consulté par l’AFP.

 

Les traitements de Vincent Lambert peuvent s’arrêter «dès maintenant», a estimé au palais de justice Patrice Spinosi, avocat de l’épouse de Vincent Lambert, Rachel Lambert. Celle-ci est favorable à un arrêt des traitements, contrairement aux parents de Vincent Lambert, de fervents catholiques qui jugent que leur fils n’est pas en fin de vie mais simplement handicapé. «Il n’y a plus de voies de recours possibles car il n’y a plus de juges à saisir», a ajouté Me Spinosi, estimant qu’il s’agissait du «point final à cette affaire».

 

Les avocats des parents de Vincent Lambert ont annoncé immédiatement qu’ils porteraient plainte pour «meurtre avec préméditation» contre le médecin qui ordonnerait un arrêt des traitements de ce patient après l’arrêt de la Cour de Cassation. «Si le docteur Sanchez [du CHU de Reims] prétend remettre en route le processus de mort […], il sera poursuivi également par plainte avec constitution de partie civile pour meurtre avec préméditation sur personne vulnérable», a déclaré Me Jérôme Triomphe, agitant également la menace de «poursuites pénales» contre «les ministres concernés» si les traitements maintenant Vincent Lambert en vie étaient interrompus.

 

La haute juridiction a cassé la décision de la cour d’appel de Paris qui, le 20 mai, avait ordonné la reprise de son hydratation et de son alimentation. Elle a jugé que la cour d’appel, juge judiciaire, n’était pas compétente, et a prononcé cette cassation «sans renvoi» devant une autre juridiction, ce qui rend possible un nouvel arrêt des traitements par les médecins du CHU de Reims.

 

Dans RTL.fr (https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/affaire-vincent-lambert-la-menace-de-poursuites-pour-meurtre-delirante-pour-son-neveu-7797945062), François Lambert, le neveu de Vincent qui s'était opposé à la reprise des traitements, se dit serein : "C'est pas vraiment un soulagement", affirme ce dernier, car "On savait que l'arrêt de la Cour d'appel de Paris était délirant", poursuit-il. Quant aux menaces de poursuites pour "meurtre" brandies par les parents de Vincent Lambert, fermement opposés à l'arrêt des soins, le neveu de l'ancien infirmier n'est en rien surpris "C'est une certitude qu'ils vont le faire", dit-il, évoquant le "budget illimité" de ces derniers pour déposer d'autres plaintes. "Vous imaginez 'meurtre avec préméditation' quand vous avez la Cour de cassation, le Conseil d'État, la Cour européenne des Droits de l'homme qui ont dit qu'il fallait arrêter les traitements de Vincent, c'est quand-même assez délirant.", ajoute le jeune homme pas encore trentenaire, dénonçant à nouveau l'acharnement des époux Lambert pour maintenir leur fils en vie.

 

Concernant le médecin traitant de Vincent Lambert au CHU de Reims, François soutient ne pas avoir de ses nouvelles, "c'est quelqu'un d'extrêmement secret qui ne dit rien à son équipe, même à l'administration du CHU", indique-t-il. Mais il précise cependant que le médecin "excédé" et "fou de rage" après la reprise des traitements sera certainement favorable à l'arrêt de ceux-ci, qu'il mettra en œuvre "assez rapidement". Enfin, François Lambert se projette après l'arrêt des soins : "C'est extrêmement violent d'en arriver à souhaiter que quelqu'un puisse partir pendant six ans avec des raisons pour le maintenir en vie qui sont totalement absurdes", explique-t-il, confiant s'être senti "apaisé" à la suite de la dernière décision prise en ce sens.

 

Aux yeux de Me Jérémy Kalfon, avocat pénaliste au barreau de Paris, cette voie juridique n’est tout simplement pas envisageable comme il le montre sur LCI.fr (https://www.lci.fr/justice/affaire-vincent-lambert-la-cour-de-cassation-ouvre-la-voie-a-l-arret-des-traitements-de-soins-est-ce-le-point-final-de-la-bataille-judiciaire-fin-de-vie-2125536.html). Et ce pour deux raisons. Il nous rappelle notamment qu’en droit français, un meurtre implique nécessairement un "élément matériel". Ce qui veut donc dire une action résultant d’un "acte positif" et non d’une "abstention". "Pour qu’il y ait meurtre, il faut prouver la causalité entre un acte positif et la mort d’un être humain. Là nous n’avons pas d’acte positif puisqu’on s’abstient de faire quelque-chose : les soins."

 

Selon lui, si les parents voulaient vraiment prouver l'existence d'un crime, il leur faudrait aller sur le terrain de la non-assistance à personne en péril ou de parler d’un empoisonnement. "Si on l’euthanasie, c’est-à-dire si on injecte dans son corps un produit de nature à provoquer la mort, là, c’est un empoisonnement. Et donc il y a une qualification pénale criminelle." Sauf que dans le cas de Vincent Lambert, il n’y aura pas d’euthanasie mais arrêt des soins avec, parallèlement, une sédation profonde. Celle-ci peut résulter d’un "acte positif". Mais encore faut-il prouver qu’elle est "de nature à causer la mort". "Je ne suis pas médecin, mais je ne pense pas que ce soit le cas", reprend l’avocat.

 

Enfin, Vincent Lambert va pouvoir partir et ne sera plus utilisé dans le combat contre l’euthanasie des catholiques intégristes, qui n’a jamais eu rien à voir avec lui. Malheureusement, sa mère doit intervenir lundi devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour évoquer la situation de son fils et surtout le refus du gouvernement français de respecter les mesures conservatoires prescrites par le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2019-06/vincent-lambert-vers-un-nouvel-arret-des-soins.html). Quel triste aveuglement de sa part.

 

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Publié le 28 Juin 2019

Peter Feuerherd dans son article du vendredi 28 juin 2019 sur NCRonline.org nous montre qu’alors que la ville se préparait pour la Gay Pride Weekend, marquant cette année le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall qui ont sensibilisé sur les droits des LGBTQ, les catholiques se sont réunis à l'Université Fordham le 26 juin pour explorer la manière dont leur Église fait face aux mouvements des droits des LGBTQ dans le monde. Des activistes catholiques d’Ouganda, du Mexique et des Philippines ont décrit l’impact de l’Église sur les droits des LGBTQ, par exemple un barrage total en Ouganda, et aussi sur les signes d’espoir au sud de la frontière américaine. L'événement "Activisme LGBTQ + catholique : une conversation mondiale" a été co-sponsorisé par le département de théologie de Fordham et l'église de St. François Xavier, une paroisse jésuite de Manhattan. Le modérateur était Jamie Manson, éditorialiste et éditeur de livres dans NCR, et Craig Ford, chercheur postdoctoral en enseignement de la théologie à Fordham.

 

Ssenfuka Joanita Warry, directrice exécutive de Freedom and Roam Uganda, un groupe voué à la défense des droits des LGBTQ, a déclaré que la situation dans son pays était dramatique et que l'Église catholique ne l'aidait pas. "Vous ne voulez pas que votre enfant sache que vous êtes gay en Ouganda", a-t-elle expliqué, décrivant sa situation avec une partenaire lesbienne, élevant trois enfants de son partenaire. L'ancien mari de sa partenaire a répandu le mot qu'elle était dans une relation lesbienne, un acte que Warry a qualifié de menaçant dans un pays où l'homosexualité est souvent dénoncée avec véhémence. Elle et son partenaire ont essayé de garder tranquille leur orientation pour les trois enfants qu’ils élèvent. "Tout doit être dans le placard. Lorsque l'enfant le découvre, il y a un retour de bâton", a-t-elle déclaré. Les évêques et les prêtres ougandais encouragent régulièrement la discrimination à l'égard des personnes LGBTQ, tant dans les homélies que dans les déclarations publiques. Mais Warry pense qu'il est important pour elle de continuer à assister à la messe en tant que témoin du fait que l'on peut être lesbienne et avoir une vie spirituelle catholique. Elle a dit que son objectif est d'être un jour prêtre.

 

Le frère Argel Tuason, président du comité de développement de la spiritualité et de la foi du Global Network of Rainbow Catholics, est un oblat bénédictin du monastère sans murs. Il a décrit sa vie comme une quête de spiritualité et de communauté catholiques, malgré la vive opposition de l'Église et de la culture philippine au sens large. Dans sa jeunesse, il a découvert le Chemin néocatéchuménal, un groupe catholique attrayant pour les jeunes aspirants spirituels. Pendant qu'il était avec ce groupe, Tuason a fait face à un panel qui aurait tenté d'exorciser son homosexualité. Le but, dirigé par un prêtre argentin, était de "prier pour mon homosexualité", a déclaré Tuason. Le rituel incluait le prêtre entonnant : "Croyez-vous que le pouvoir du Christ peut vous changer ?" Après une série de dénégations, Tuason a répondu par l'affirmative, car, a-t-il déclaré, "je suis fatigué" des questions insistantes. Il a quitté cette communauté et a dit qu'il se sentait dépourvu, sans famille spirituelle. Il a découvert un livre écrit par le père jésuite John McNeill dans une librairie, feuilletant les pages avant la fermeture du magasin, car il ne pouvait se permettre de l’acheter au vu de son prix. McNeil, décédé en 2015, était un auteur et un psychothérapeute qui prônait les droits des LGBTQ dans l'Église. Tuason s'est lié d'amitié par courriel avec McNeill, qui a été contraint de quitter la communauté jésuite en 1987 pour ses écrits et ses conférences que les supérieurs du Vatican considéraient comme trop favorables à l'homosexualité.

 

Alors que les difficultés des catholiques homosexuels sont au centre des préoccupations en Ouganda et aux Philippines, il existe des raisons d’espérer au Mexique, a déclaré Carlos Navarro, qui a contribué à la création du Réseau mexicain des catholiques arc-en-ciel. Environ la moitié des 32 États mexicains ont légalisé le mariage homosexuel et Navarro est lui-même marié à Eduardo, son partenaire depuis 22 ans. "Nous avançons et nous atteindrons éventuellement les 32 États", a-t-il déclaré. Alors que l'Église s'opposait au mariage entre personnes de même sexe, son groupe, a déclaré Navarro, qui travaillait autrefois dans les médias de l'Église à Mexico, "utilise les outils de l'Église", y compris en citant les Écritures, "pour que l'Église sache qu'ils se trompent, ils ont tort." Navarro a déclaré qu'il s'était impliqué dans les relations avec les catholiques LGBTQ parce qu'il voulait recréer le sens de la communauté spirituelle qu'il avait expérimenté avec un groupe de jeunes de sa ville natale de Puebla. La communauté qu'il a fondée à Mexico compte aujourd'hui une soixantaine de membres, issus de tous les milieux, y compris des homosexuels et des hétérosexuels, qui se réunissent deux fois par mois. Un prêtre a invité le groupe à former une chorale pour sa paroisse. "Il ne fait aucun doute que c'est une chorale gay", a-t-il déclaré. Mais la messe elle-même est pour tout le monde. Ce sentiment d’inclusion est ce que Navarro tente de développer au Mexique. Il a dit que d'autres groupes catholiques LGBTQ avaient un style plus conflictuel. Mais à long terme, a-t-il déclaré, l'inclusion est ce qui va changer les mentalités. "L'Église n'est pas l'ennemi", a-t-il déclaré. "Les hétérosexuels ne sont pas l'ennemi." Il a ajouté que l'Église ne changera pas par un décret papal mais par l'exemple de personnes LGBTQ qui font ouvertement partie de sa vie.

 

En Ouganda, aux Philippines et au Mexique, la présence croissante d'évangéliques, dont beaucoup sont financés par les États-Unis, constitue une menace plus agressive pour les droits des LGBTQ que l'Église catholique, ont déclaré les panélistes. Ils sont devenus politiquement impliqués, luttant contre une législation qui interdirait la discrimination. Les trois panélistes ont déclaré que le pape François, dont les paroles de bienvenue à la communauté LGBTQ avaient été très médiatisées, pourrait faire davantage pour lutter contre la discrimination déclarée. "Si seulement le pape dénonçait la discrimination, ils écouteraient", a déclaré Warry, qui a souligné la forte influence de l'Église en Ouganda, un pays où les chefs religieux sont vénérés.

 

Le combat pour ses droits de la communauté LGBTQ au sein de l’Église s’avère difficile comme le montre abcnews.go.com le jeudi 27 juin (https://abcnews.go.com/US/wireStory/indiana-archbishop-defends-firing-teacher-gay-marriage-63995261) avec l'archevêque d'Indianapolis, Mgr Charles Thompson qui a déclaré jeudi que ses ordres concernant le licenciement d'enseignants gays dans deux lycées catholiques de la ville visaient à défendre l'enseignement de l'Église sur le mariage et non sur l'orientation sexuelle. Plus inquiétant encore, il dit qu’il ignorait les employés de l'école qui vivaient ensemble ou qui étaient divorcés et qui se sont remariés sans recevoir l'annulation de l'Église. Il a déclaré que les dirigeants de l'Église aideraient les employés à prendre des mesures pour vivre conformément aux enseignements catholiques.

 

Les dirigeants du Cathedral High School ont annoncé dimanche qu'ils mettaient fin au contrat de l'enseignant afin d'éviter une scission avec l'archidiocèse qui coûterait à l'école son statut d'organisme à but non lucratif et son aptitude à faire célébrer la messe sur le campus. Cette décision a été prise quelques jours à peine après que Thompson ait publié un décret indiquant que l’archidiocèse ne reconnaîtrait plus l’école préparatoire jésuite de Brebeuf comme catholique parce qu’elle insistait pour garder un enseignant qui est marié.

 

L'archidiocèse exige de tous les enseignants, conseillers d'orientation et administrateurs des écoles catholiques qu'ils signent un contrat de travail reconnaissant qu'ils sont considérés comme des ministres obligés de suivre les enseignements de l'Église. Les actions de Thompson ont déclenché des pétitions de protestation en ligne et un débat sur les médias sociaux. Plus de 100 étudiants de la cathédrale et d'autres opposants aux actions de Thompson ont organisé une manifestation de prière plus tard jeudi devant les bureaux de l'archidiocèse près du centre-ville d'Indianapolis.

 

La cathédrale et Brébeuf sont affiliées à des ordres religieux et ne sont pas directement dirigées par l'archidiocèse. Le lycée Roncalli d'Indianapolis, géré par l'archidiocèse, a limogé ou suspendu deux conseillères d'orientation au cours de la dernière année en raison de mariages homosexuels. Les femmes ont déposé des plaintes pour discrimination à l’emploi au niveau fédéral et ont annoncé leur intention de porter plainte.

 

La lutte de la communauté LGBTQ continue au sein de l’Église qui joue le double langage, en parlant d’accueil mais qui dit que les actes homosexuels sont «intrinsèquement désordonnés», et que ces derniers doivent vivre dans la chasteté et ne peuvent pas se marier, ni adopter des enfants. Que vaut le «Qui suis-je pour juger ?» du pape François s’il ne juge pas les homosexuels apte pour élever des enfants et se marier ? Dénoncer la discrimination des couples LGBTQ serait un plus grand geste de sa part.

 

Il y a 50 ans jour pour jour, le 28 juin 1969, les clients d’un bar gay de New York se sont insurgés après une énième descente de la police dans l’un des seuls établissements de la ville où leur présence était tolérée. Un événement fondateur dans la lutte des droits de la communauté LGBTQ. Malgré l’acquisition de nouveaux droits, la communauté LGBTQ n’est pas à l’abri d’un retour en arrière comme on peut le voir aux Brésil, aux États-Unis, en Russie, en Pologne, en Hongrie, et en Italie où les partis conservateurs et populistes se rangent du côté des protestants évangéliques et des catholiques réactionnaires peu enclin à montrer leur amour du prochain.

 

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Publié le 28 Juin 2019

Emmanuel Lucas nous montre le jeudi 27 juin 2019 que l’association LGBT catholique «David et Jonathan» qui milite pour l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, a organisé une table ronde le mercredi 26 juin à Paris, lors de laquelle des catholiques pratiquants ont raconté leur expérience de familles homoparentales et de ce qu’apportera selon eux la loi.

 

Ils sont trois à s’exprimer, dans la salle des mariages de la mairie du 2e arrondissement de Paris. Isabelle, qui évoque son histoire d’amour avec Bernadette et la naissance de leurs deux enfants en 2004 et 2007 à l’issue d’une PMA en Belgique, elle témoigne des allers-retours compliqués, du suivi médical à distance, et de la «violence» de la procédure qu’elle a dû suivre pour adopter ses enfants nés à l’étranger, Marianne, se présente comme issue d’une famille de quatre sœurs, qui allait, enfant, à la messe le dimanche, elle raconte aussi sa rencontre avec Catherine, dont la précédente compagne avait adopté un enfant au Vietnam, et Benoît, qui confie le grand malentendu de son existence, marié à une femme sans se connaître, sont membres de l’association «David et Jonathan». Ils sont catholiques pratiquants et homosexuels et viennent raconter leur parcours et leur engagement en faveur de la PMA pour toutes.

 

«Mon catholicisme m’a inculqué le respect de l’autre et le non-jugement», justifie Marianne, dont la fille est inscrite au caté. Benoît n’hésite pas à relire l’Évangile et la Bible à l’aune de son combat. «La Bible est traversée de volontés d’enfanter, et Dieu n’est pas avare de moyens pour y aider, commence-t-il. L’éthique chrétienne consiste à réfléchir à ce qu’est le bien et le mal, sans utiliser la technique de l’amalgame. En cela, il est assez pervers pour un chrétien de procéder de la sorte pour faire peur», n’hésite-t-il pas à avancer, dénonçant au passage les arguments des opposants à la PMA qui estiment qu’elle ouvre potentiellement la porte à la GPA.

 

Dans une contribution réalisée dans le cadre des états généraux de la bioéthique en 2018, l’association «David et Jonathan» assumait de faire entendre une voix dissonante : «En tant que chrétien-ne-s, (nous pensons qu’) une parole d’ouverture sur l’accès à la PMA de toutes les femmes peut être apportée, en considérant tous les aspects éthiques et spirituels du débat. (…). Nul n’est exclu de cette invitation à réussir et épanouir son humanité dans la joie de l’amour. C’est un appel que rien ne peut disqualifier ou rendre impossible. À tous égards, cette parole chrétienne d’ouverture enrichit donc cette réflexion.»

 

Comme le montre Loup Besmond de Senneville dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/PMA-contre-militants-preparent-leur-mobilisation-2019-06-27-1201031821) qu’ils soient pour ou contre l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, les associations s’apprêtent à se mobiliser.

 

Une manière de maintenir la pression sur le gouvernement, comme l’a fait, jeudi 27 juin, La Manif pour tous. Le mouvement a annoncé avoir déposé la veille à l’Élysée une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Dans ce texte de 74 pages, le mouvement développe les arguments qu’il porte depuis plusieurs mois contre cette réforme : la société est divisée, la place du père ne doit pas être négligée, l’extension de la PMA engendrera une pénurie de gamètes qu’on ne sait pas gérer et la PMA est la porte ouverte à la GPA. À ce stade, la présidente du mouvement, Ludovine de La Rochère, refuse d’évoquer l’organisation de manifestations, même si son entourage laisse bien entendre que celles-ci auront bien lieu à l’automne. La mobilisation se prépare aussi dans une autre association hostile à l’extension de la PMA, Alliance Vita. Le délégué général du mouvement, Tugdual Derville, prévoit des campagnes d’affichage mais aussi plusieurs actions «fondées sur les principes de la désobéissance civile et de la non-violence».

 

Pour SOS Homophobie, pas question de sortir dans la rue. L’association s’appuiera aussi sur le film de sa campagne «C’est quoi, un bon parent ?», qui met en scène la vie quotidienne d’un couple de femmes avec leur petit garçon. «Il sera diffusé à la télévision dans les prochains mois pour accompagner les débats sur la PMA», annonce Joël Deumier, qui précise que plusieurs chaînes de télévision ont mis à disposition des espaces publicitaires «à titre gracieux». En attendant, la PMA sera centrale lors de la «Marche des fiertés» qui se déroulera samedi 29 juin dans plusieurs villes françaises. Les manifestants auront pour mot d’ordre «Filiation, PMA : marre des lois a minima !»

 

L’association David et Jonathan prend une voie différente du conservatisme ambiant d’associations catholiques particulièrement partenarisés par les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux, et montre qu’il faut réfléchir à un débat réfléchi où le dialogue est ouvert. Un catholique peut réfléchir calmement si sa hiérarchie et les associations qu’elle partenarise ne les laisse pas dans un climat anxiogène. On comprend mieux sans la peur et l’effet de groupe.

 

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Publié le 27 Juin 2019

francetvinfo.fr nous montre le jeudi 27 juin 2019 que la cour d'appel de Paris estime que le film porte atteinte à la présomption d'innocence du père Preynat mais que la suspension de sa diffusion serait "disproportionnée".

 

C'est une deuxième défaite, en appel cette fois, pour le père Preynat. La cour d'appel de Paris a rejeté le 26 juin le recours du prêtre qui demandait la suspension de l'exploitation du film Grâce à Dieu de François Ozon. Il lui reproche de bafouer sa présomption d'innocence alors qu'il n'a pas encore été jugé. Le père Preynat, mis en examen pour agressions sexuelles à Lyon, avait fait appel de la décision du tribunal de Paris qui avait, le 18 février, rejeté sa demande d'interdire la sortie du film, alors imminente, jusqu'à la décision définitive de la justice dans cette retentissante affaire de pédophilie.

 

Le film, primé au festival de Berlin, était sorti le 20 février et a connu un grand succès avec plus de 900 000 entrées en France. Inspiré de l'histoire de trois hommes qui accusent le père Preynat, ancien aumônier scout, d'avoir abusé d'eux il y a trente ans, le film raconte leur combat pour constituer l'association La Parole Libérée afin de porter l'affaire devant la justice et dénoncer l'inaction de l’Église.

 

Grâce à Dieu n'étant plus à l'affiche, la cour d'appel devait statuer seulement sur son avenir en VOD, DVD et à l'international. Le 26 juin, elle a jugé que le film portait certes atteinte à la présomption d'innocence du père Preynat, mais que l'insertion d'un encart rappelant ce principe à la fin du film constituait "une mesure proportionnée" de compensation. "La loi ne dit pas que les tiers doivent prendre des mesures proportionnées à l'atteinte qu'ils causent à la présomption d'innocence, mais tout simplement qu'il ne doivent pas y porter atteinte", a réagi l'avocat du prêtre, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci, qui envisage un pourvoi en cassation.

 

Les avocats de la production lui avaient opposé le risque d'une "atteinte grave et très disproportionnée au principe de la liberté d'expression et à la liberté de création", retenue dans le premier jugement. "Il ne s'agit pas d'un film sur le procès Preynat, mais sur la libération de la parole des victimes d'actes de pédophilie dans l'Église", qui participe "d'un débat d'intérêt général", lui avait rétorqué Me Benoît Goulesque-Monaux, un des avocats de la production. La cour a estimé que la suspension du film serait "disproportionnée car elle reviendrait à reporter la diffusion d'une œuvre à échéance inconnue".

 

C’est une excellente nouvelle de savoir que le recours du père Preynat a été rejeté. On peut à nouveau voir Grâce à Dieu, un film montrant le mécanisme du silence dans l’Église et le peu de cas qu’elle a fait des victimes pour protéger ses prêtres pédo-criminels, les laissant seules face à leur souffrance, les poussant à mener eux-mêmes la lutte pour qu'une institution sans compassion ni main tendue se réveille et se réforme.

 

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Publié le 27 Juin 2019

Bernadette Sauvaget nous montre le dimanche 23 juin 2019 sur Libération.fr que le sort de Vincent Lambert est devenu l’une des grandes causes du moment pour les instances officielles de l’Église catholique. Avec un durcissement marqué des autorités. Comme le pape et deux responsables de la curie romaine - le cardinal Kevin Farrell et Mgr Vincenzo Paglia -, les leaders de l’épiscopat français ont exprimé ces derniers temps des positions voisines de celles des parents Lambert. Á travers leurs déclarations, les évêques réclament ainsi que Vincent Lambert soit désormais considéré comme une personne handicapée et non pas en fin de vie, un tournant pris récemment dans l’affaire.

 

«Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour», a écrit, dans un communiqué au ton très dramatique, l’archevêque de Paris, Michel Aupetit. Cet ancien médecin est très engagé sur les questions bioéthiques. Plutôt discret sur le terrain strictement politique, il manque rarement une occasion pour s’exprimer sur les questions de PMA ou de fin de vie.

 

Élu en avril président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims, Eric de Moulins-Beaufort, est moins cash que son collègue de Paris. Mais quand même… Il évoque à propos du sort de Vincent Lambert «une situation complexe». «Face à de telles situations, aucune décision humaine ne peut être assurée d’être parfaite, ni même d’être la meilleure.» Nuancé dans la forme mais ferme sur le fond, l’archevêque de Reims estime lui aussi que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et qu’il devrait être transféré dans une unité spécialisée dans l’accompagnement des patients en état végétatif. Mgr Eric de Moulins-Beaufort dans son interview dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Mgr-Eric-Moulin-Beaufort-Il-faut-renover-lassemblee-eveques-2019-06-26-1201031612) du mercredi 26 juin 2019 continue de rester sur cet avis : «Ce qui ne me paraît pas juste, c’est de considérer qu’il s’agit d’un cas de fin de vie. Il n’entre pas dans cette catégorie-là, me semble-t-il.»

 

«Les évêques sont très mobilisés dans cette affaire et leurs positions sont plus radicales qu’il y a quelques années», remarque la sociologue des religions Séverine Mathieu, spécialiste de l’éthique et de la famille. Á l’été 2015, tandis que la bataille faisait déjà rage au sujet d’un arrêt des traitements de Vincent Lambert, l’épiscopat ne marchait pas, loin de là, comme un seul homme derrière les plus ultras de la famille Lambert. Le cardinal archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, avait certes commis un texte assez radical, en faisant signer avec lui les évêques de la région. Mais les spécialistes des questions bioéthiques à l’épiscopat, tel que Pierre d’Ornellas, l’archevêque de Rennes, étaient demeurés plus discrets. Dans un communiqué, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), Olivier Ribadeau Dumas, avait réclamé, au nom de son institution, «pudeur, modération et discrétion», ce qui avait paru une réponse au texte offensif de Barbarin. Mais le paysage a changé. L’archevêque de Paris Michel Aupetit semble désormais imposer sa vision ultraconservatrice, de plus en plus partagée parmi les leaders émergents de l’épiscopat français.

 

Formée sous le pontificat de Jean-Paul II, une nouvelle génération, plus strictement doctrinale est en train de prendre les commandes du catholicisme français tandis que des personnalités ouvertes comme l’archevêque de Marseille, Georges Pontier, s’apprête à quitter les affaires. Bref, les positions se rigidifient, au risque de mettre en péril l’équilibre (certes précaire) trouvé autour de la loi Claeys-Leonetti. Empêtrée dans les scandales d’abus sexuels, l’Église catholique a conscience d’être difficilement audible dans son opposition à la PMA si elle avance son thème favori de la défense des droits de l’enfant. La question de la fin de vie et de l’euthanasie est donc sa nouvelle frontière à défendre. «Quoi qu’il en soit, la sédation profonde et continue jusqu’au décès a toujours été une question pour les évêques catholiques», pointe l’historien et sociologue du catholicisme Philippe Portier.

 

Les ultras de la famille Lambert peuvent désormais compter sur un large soutien des instances catholiques. Bien au-delà des cercles intégristes lefebvristes de la Fraternité Saint-Pie-X qui les avaient appuyés au début de l’affaire et qui avaient été alors très efficaces. Touchant à peu près 500 000 personnes en France, toujours officiellement en rupture avec Rome mais en négociations pour rejoindre le giron romain, la Fraternité Saint Pie-X peut s’appuyer sur des militants très déterminés et sur un maillage solide d’écoles privées. C’est dans l’une d’elles qu’avait été scolarisé Vincent Lambert… Avant de rompre radicalement avec ce milieu.

 

Anne-Bénédicte Hoffner, Clémence Houdaille et Céline Hoyeau nous font savoir le mercredi 26 juin  sur la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/chantiers-attendent-Mgr-Eric-Moulins-Beaufort-2019-06-26-1201031614)

que la révision des lois de bioéthique, dont le projet sera présenté à l’Assemblée nationale fin septembre, est suivie de près à la CEF qui s’est largement impliquée à travers la publication de plusieurs textes. Extension de l’aide médicale à la procréation à toutes les femmes, et non plus seulement aux couples hétérosexuels stériles, établissement de la filiation, recherches sur l’embryon… autant de sujets ultrasensibles sur lesquels l’Église compte encore faire entendre sa voix. «Il est évident qu’il n’y a pas de consensus sur ces sujets de bioéthique», reconnaissait en avril Mgr Pierre d’Ornellas, responsable du groupe de travail dédié au sein de la CEF. «Un projet de loi outrancier risque d’augmenter les fractures.»

 

L’Église aura du mal à se faire entendre si elle a une position aussi ferme sur la bioéthique. On peut se demander où est l’Église synodale, qui doit prendre le tournant de «la concertation, de l’écoute mutuelle, du recueil des expériences, du goût de la mission partagée», selon Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille et président du comité études et projets. Dans le cadre de la bioéthique, il n’y pas de concertation, ni d’écoute.

 

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Publié le 26 Juin 2019

Jacques Berset, dans cath.ch, avec I.Media nous montre ce mercredi 26 juin 2019 que sur fond de désaccords avec Steve Bannon, l’ancien stratège politique de Donald Trump qui cherche à fédérer les mouvements nationalistes et d’extrême-droite à travers l’Europe, le cardinal Raymond Burke a annoncé sa démission de l’Institut Dignitatis humanae (DHI). Cette institution conservatrice, dont le cardinal Burke est président honoraire, est basée dans la Certosa di Trisulti, une chartreuse du 13e siècle située à une centaine de kilomètres au sud-est de Rome. Elle vise à former les futurs cadres du nationalisme européen.

 

Dans un communiqué du 25 juin 2019, le cardinal Raymond Burke, cardinal-patron de l’Ordre de Malte et adversaire déclaré du pape François,  démissionne de la présidence d’honneur de l’Institut Dignitatis humanae. Le prélat traditionaliste estime que le DHI est “de plus en plus identifié avec le programme politique” de Steve Bannon. Cette rupture fait notamment suite au souhait de l’ancien conseiller de Donald Trump d’adapter en film de l’ouvrage Sodoma, du journaliste français Frédéric Martel, qui se déclare lui-même “catholique athée” et ouvertement homosexuel.

 

Le 24 juin 2019, explique le prélat américain, un article du site LifeSiteNews – depuis retiré – révélait une rencontre entre Steve Bannon et l’auteur français. Cette réunion, a été organisée par l’entremise de Benjamin Harnwell, fondateur de Dignitatis humanae. Une phrase “maladroite” de l’article, reconnaît le site conservateur “pro-vie”, laissait entendre que le cardinal Burke était impliqué dans ce rendez-vous visant l’adaptation cinématographique de Sodoma. Une affirmation fermement démentie par le cardinal-patron de l’Ordre de Malte. “Je ne suis en aucun cas d’accord avec l’avis de M. Bannon sur ce livre”, précise-t-il en outre.

Le cardinal américain va plus loin : “Je suis en complet désaccord avec M. Bannon sur nombre de ses déclarations sur la doctrine et la discipline de l’Église catholique romaine”. S’il reconnaît avoir déjà échangé avec l’ancien chef de la campagne de Donald Trump, le cardinal Burke réfute avoir travaillé avec lui. Le prélat américain affirme également qu’il n’a rien à voir avec “The Movement”, une organisation politique européenne créée par Steve Bannon en 2017 dans le but de rassembler des mouvements européens d’extrême droite ou populistes.

 

Plus encore, il aurait pressé l’Institut Dignitatis humanae de revenir à sa mission originale plutôt que d’être “de plus en plus identifié avec le programme politique” de Steve Bannon. Le cardinal Burke démissionne donc avec effet immédiat de la présidence honoraire de cette institution conservatrice – qu’il assumait depuis le début de l’année – et rompt toute relation. Une dizaine de cardinaux apparaissent sur la liste du conseil consultatif de DHI.

 

Plus précisément, l’ancien préfet du Tribunal de la Signature apostolique reproche à Dignitatis humanae son implication dans une initiative de Steve Bannon. Celui qui se décrit comme membre de l’alt-right (la droite ‘alternative’ américaine, mot créé pour ne pas dire extrême droite) voulait créer une école ‘souverainiste’ au sein de la chartreuse de Trisulti, confiée par l’État italien à l’Institut Dignitatis humanae.

 

Si DHI était favorable à ce projet, le gouvernement italien a réagi en engageant la procédure de révocation de la concession pour manquements aux obligations liées à celle-ci. Créé en 2008 par l’Anglais Benjamin Harnwell, l’Institut Dignitatis humanae affirme sur son site vouloir “défendre la dignité humaine sur la base de la vérité anthropologique selon laquelle l’homme est né à l’image et à la ressemblance de Dieu. (…) Nous existons en raison d’une intolérance sécularisée croissante à l’égard des chrétiens de toutes les confessions, ce qui a conduit à une multitude d’atteintes à la dignité humaine à différents niveaux”.

 

En gros, de Rome à Washington, l'extrême droite veut faire démissionner le pape François. Une guerre menée par des millionnaires, des think-tanks, des cardinaux et même par Steve Bannon, avec le bel outil qu’est l’Institut Dignitatis humanae (DHI). Cela semblait trop important pour le cardinal Burke qui a eu peur de perdre son poste confortable de cardinal-patron de l’Ordre de Malte.

 

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Publié le 25 Juin 2019

20Minutes.fr  avec l’AFP nous montre le lundi 24 juin 2019 que les ordinations sont traditionnellement fréquentes aux alentours du 29 juin, fête de saint-Pierre et saint-Paul, apôtres considérés comme les deux piliers de l'Église.

 

D’une année à l’autre, les effectifs restent les mêmes. En 2019, et notamment le week-end prochain pour une partie d’entre eux, 126 prêtres catholiques contre 125 l’an dernier vont être ordonnés en France, un nombre quasi identique à 2018, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF), ce lundi. Certains séminaires ferment leurs portes, en raison d’effectifs trop faibles

 

Parmi eux, la CEF compte 76 prêtres «diocésains», qui vont servir d’une façon ou d’une autre dans un diocèse. S’y ajoutent 20 nouveaux prêtres, issus d’une communauté comme la communauté Saint-Martin (9) ou la communauté de l’Emmanuel (3) et qui vont être actifs en paroisses. Enfin seront aussi ordonnés 30 prêtres religieux, c’est-à-dire liés à des congrégations et instituts religieux, notamment cinq de la Compagnie de Jésus (jésuites), ou quatre frères de Saint-Jean, et Dominicains, et trois Carmes. Beaucoup, en revanche, n’ordonnent qu’un prêtre; c’est le cas des Fils de la Charité ou des chanoines du Latran (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/125-nouveaux-pretres-France-2019-2019-06-25-1201031321).

 

En 2017, la CEF avait comptabilisé 117 ordinations, une centaine en 2016, 120 en 2015, mais environ 140 en 2014. Par ailleurs, ces dernières semaines, le séminaire (lieu de formation des prêtres) de Bordeaux et le séminaire de Lille ont annoncé qu’ils fermaient, en raison d’effectifs trop faibles. Á Lille, il s'agit à ce stade d'une fermeture temporaire.

 

Un problème se dégage puisque la CEF se fonde en effet sur les chiffres que lui communiquent diocèses et communautés qui compte également les prêtres étrangers qui ne sont pas destinés à rester, et les ordinations de l’année demeurent loin de compenser les 800 décès de prêtres estimés chaque année en France (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/125-nouveaux-pretres-France-2019-2019-06-25-1201031321).

 

Les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux ne semblent plus freiner la chute des vocations. Il faut sans doute réfléchir à un nouveau modèle pour éviter le regroupement des paroisses et qui fasse réellement confiance aux fidèles qui pourraient gérer les paroisses et faire la célébration en cas de manque de prêtres.

 

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Publié le 25 Juin 2019

Quentin Marchal dans sont article pour RTL.fr et l’AFP nous montre le lundi 24 juin 2019 que pour le premier match à l'étranger de son histoire, l'équipe féminine de football du Vatican a été confrontée aux contestations anti-avortement d'une équipe autrichienne, causant l'annulation de la rencontre.

 

C'est une rencontre fondatrice qui attendra. La nouvelle équipe féminine de football du Vatican a dû annuler son match, le premier de son histoire à l'étranger, ce week-end à Vienne, face au club de Mariahilf. Une annulation causée non par des raisons sportives ou météorologiques mais parce que plusieurs joueuses autrichiennes ont protesté contre les positions anti-avortement de l'Église catholique, provoquant le refus de jouer des joueuses du Vatican.

 

Celles-ci ont en effet soulevé leur maillot pour dévoiler des messages en faveur du droit à l'IVG, peints sur leur ventre et leur dos, alors que les hymnes nationaux étaient joués avant le coup d'envoi du match, a raconté le président de l'équipe de Mariahilf, Ernst Lackner. Selon lui, les responsables autrichiens n'avaient pas été informés des intentions de leurs joueuses et cet incident sera analysé, bien que la liberté d'expression "doive être respectée" a-t-il déclaré.

 

Des spectateurs ont aussi affiché des messages anti-homophobie, selon «die Presse». Une bannière intitulée «Règles du football - pas des règles de genre» a été placée près du terrain - l’Église catholique interdit la prêtrise aux femmes - de même que des drapeaux LGBT arc-en-ciel (https://www.nouvelobs.com/societe/20190623.OBS14808/l-equipe-de-foot-feminine-du-vatican-se-heurte-a-des-defenseuses-de-l-ivg.html).

 

"Le match a été annulé parce que nous sommes ici pour le sport, pas pour des messages de politique ou autre", a de son côté expliqué un représentant de l'association sportive du Vatican, Danilo Zennaro, cité par la chaîne publique ORF. Une joueuse de l'équipe féminine Mariahilf de Vienne a déclaré que son équipe ne s'attendait pas à ce que cette action de protestation aboutisse à l'annulation du match.

 

Même si les joueuses de l’équipe du Vatican ont été surprises, il n’est pas surprenant que les joueuses autrichiennes et le public ont tenu à leur rappeler les positions du Vatican sur le sujet et leur désapprobation de la vision sociétale de leur État sur l’IVG et l’homosexualité. Le sport n’est pas seulement un événement sportif et festif, comme le montre les JO de Mexico en 1968, on peut aussi y faire des revendications.

 

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