Publié le 31 Juillet 2019

RFI.fr nous montre ce mercredi 31 juillet 2019 que presque considéré comme un saint, le jésuite chilien Renato Poblete est accusé d’au moins 22 cas de violence sexuelle, selon un rapport publié mardi 30 juillet par sa congrégation. Comme dans d'autres affaires révélées au Chili ces dernières années, l'enquête montre que celui qui était considéré comme un prêtre modèle, mort en 2010, a été longtemps protégé par le prestige de son statut.

 

Tout est parti du témoignage d'une victime, Marcela Aranda, qui a dénoncé en janvier dernier les viols à répétition, les avortements forcés que lui a fait subir Renato Poblete, alors qu'elle était encore mineure. Un témoignage qui a permis à d'autres victimes de parler et surtout d'être entendues.

 

Des responsabilités individuelles et celle de la Compagnie de Jésus ont été établies. En effet, divers éléments ont pu être rassemblés, suite à l’enquête indépendante d’un criminaliste de l'Université du Chili, Waldo Brown montrant «qu'il y avait un nombre significatif de personnes, jésuites et laïcs, qui avaient des informations sur le comportement inadéquat du prêtre Renato Poblete Barth». Cependant, l'avocat Waldo Bown n'a pas attesté «l'existence d'une dissimulation, telle qu’elle est communément compris dans le système juridique chilien», sans toutefois «ignorer le fait qu'il appartient au ministère public et aux tribunaux d'établir son existence» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-07/compagnie-jesus-jesuites-chili-abus-victimes-pere-poblete-barth.html).

 

Cristian Del Campo, plus haute autorité jésuite au Chili, a présenté mardi 30 juillet les conclusions de l'enquête commandée par la congrégation : «Cette enquête a montré de manière indiscutable que Renato Poblete a abusé sexuellement de manière grave, répétée et systématique, en s'abritant derrière le pouvoir que lui conférait son statut de prêtre, l'argent dont il disposait et le prestige dont il bénéficiait du fait des actions qu'il a réalisées en tant que prêtre.» Le jésuite a demandé pardon au nom de sa congrégation et a dit que le rapport sera transmis à la justice.

 

Les Jésuites du Chili précisent enfin que des «mesures de réparation» ont été proposées, comme «un soutien financier pour les traitements thérapeutiques aux victimes qui en ont fait la demande». «Cette offre de soutien sera réitérée à chacun d'eux», est-il écrit. La province jésuite s’engage aussi «à approfondir les espaces de dialogue afin de définir les mesures réparatrices les plus appropriées» en faveur des victimes du père Poblete et d’autres prêtres de la Compagnie auteurs d'abus (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-07/compagnie-jesus-jesuites-chili-abus-victimes-pere-poblete-barth.html).

 

Mais pour Oscar Contardo, journaliste qui a longuement enquêté sur les violences sexuelles dans l'Église, le prêtre a forcément été protégé et la congrégation essaye de blanchir l'image de l'institution : «En termes de communication, ils sont très doués ! Ils ont agi seulement quand ils y ont été forcés, quand Marcela Aranda a donné une interview dans les médias. Malheureusement, si elle n'avait pas exposé son intimité de cette manière, les choses n'auraient pas bougé.» Le service de presse de la compagnie de Jésus n'a pas souhaité laisser entrer le journaliste lors de la présentation du rapport.

 

Pour Juan Pablo Hermosilla, l’avocat de Marcela Aranda, il s'agit d'une personne qui a eu le soutien et l'admiration de l'Église. Et grâce à cette plate-forme, il a pu commettre des abus.  Comme Karadima, il a tiré parti de l'asymétrie qui lui donne du pouvoir, de manipuler les gens et de trahir la confiance dans un contexte institutionnel qui lui donne une plate-forme conférant une crédibilité à laquelle nous avons tous avoir confiance dans le contexte ecclésiastique. Il y a une trahison de l’abuseur et de l’Institution qui ne peut pas être réparée ou isolée. Les victimes attendent que les dossiers soient remis au procureur, une méthode plus humaine et simple, plutôt que de faire confiance à l’Église qui a couvert les abuseurs (https://www.latercera.com/nacional/noticia/murillo-compara-casos-renato-poblete-karadima-similitudes-evidentes-aprovechan-la-asimetria-les-da-poder/761578/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 31 Juillet 2019

Frei Betto sur religiondigital.org nous montre le mardi 30 juillet 2019 dans un écrit que la sécurité n’est pas un tout et qu’elle est une résultante de la peur qui nous prive de la liberté :

 

«C'est l'heure des simulateurs et des arrivistes. À bas les politiciens et bienvenue à ceux qui incarnent politiquement l'antipolitique, tels que Bolsonaro au Brésil, Trump aux États-Unis, Macri en Argentine, Macron en France, etc. En Ukraine, le comédien Volodymyr Zelenskiy, sans parti structuré, a été élu président avec 73% des voix.

 

Un puissant mécanisme idéologique favorable à la privatisation de l’État incite le peuple à ne plus croire aux politiciens, aux partis et au pouvoir public. Maintenant, chacun pour soi et Dieu pour moi. Après la satanisation du socialisme, c’est au tour de la répudiation de la démocratie libérale vouée à l’égalité des droits. Ni le pacte qui a jeté les bases de l'État providence ne mérite d'être salué.

 

Les inégalités se creusent. Et le système n’est plus considéré comme un problème, mais comme une solution : l’endettement croissant des pauvres et l’enrichissement des riches.

 

Dans le film Batman, le Chevalier noir, le Joker suggère : «Entrez un peu d'anarchie. L'ordre actuel est perturbé et tout devient chaos. Et savez-vous quelle est la clé du chaos ? La peur !"

 

La peur amène les gens à changer la liberté pour la sécurité. Les immeubles des riches sont de véritables prisons de luxe. Les dépenses consacrées aux entreprises de sécurité, au blindage des véhicules et aux équipements de contrôle sont exorbitantes. Et le gouvernement devient un propagandiste de l'industrie de guerre.

 

La paix à laquelle nous aspirons tous ne sera pas le fruit de la justice, comme le propose le prophète Isaïe (32,17), mais de la corrélation des forces. Achetez des armes, inscrivez-vous dans des écoles de tir, transformez votre maison en arsenal ! Patrie armée, le Brésil !

 

Si le Statut du désarmement, le feu jaune pour la possession et le port d’armes, n’empêche pas les criminels d’avoir des armes exclusives aux forces armées, il est facile d’imaginer quand le feu vert s’allume. Le Brésil, champion du monde des homicides avec plus de 60 000 meurtres par an, reçoit maintenant une incitation de l'État au commerce des armes. Et le gouvernement ne demande à aucun moment quelles sont les causes d'une telle violence. Combattre ses effets équivaut à essayer d'éteindre un feu avec de l'essence. Comme l'a dit Darcy Ribeiro, moins il y a d'écoles, plus il y a de prisons.

 

Il existe de nombreuses propositions de réduction des dépenses publiques, couronnées par la réforme "miraculeuse" de la sécurité sociale. Et pas de mesures pour élever plus. Comme l'impôt progressif. Entre 2013 et 2016, la collecte a diminué de 13%.

 

Le gouvernement ne songe même pas à supprimer son ensemble de prérogatives au groupe le plus favorisé : exemptions, subventions, crédits aisés, amnisties fiscales, etc. En 2003, les avantages offerts par le gouvernement aux plus riches représentaient 3% du PIB. En 2017, à 5,4%. Les exonérations fiscales représentaient 2% du PIB en 2003. En 2017, 4,1%. Les subventions financières et de crédit représentaient 1% du PIB en 2003. En 2017, 1,3%. Si le Brésil retrouvait les indices de 2003 appartenant aux catégories susmentionnées, une économie de 2,4% du PIB serait réalisée chaque année. Soit 24% du PIB en 10 ans, soit 1600 milliards de réais en 2018, une valeur 60% plus élevée que l'ambition du ministre Guedes avec la réforme de la sécurité sociale.

 

Selon Fagnani et Rossi (2018), des dépenses de 1% du PIB en éducation et en santé généreraient respectivement une croissance de 1,85% dans éducation et de 1,7% dans la santé. Chaque 1% d’investissement supplémentaire dans la Bolsa Familia et dans la sécurité sociale augmente le revenu des familles de 2,25% (Bolsa Familia) et de 2,11% (sécurité sociale).

 

Ce n'est pas en criant qu'une nation est gouvernée et que le développement est promu. Gouverner exige quelque chose que beaucoup d'électeurs ne veulent pas et ne savent pas comment faire : la politique. L'art de rechercher le consensus et d'éradiquer les causes des problèmes les plus graves. Mais ce n'est pas une chose dont les gens sont fanatiques.»

 

Mais cette peur que l’on rencontre dans la société est aussi visible dans l’Église depuis 1969 et dans sa restauration conservatrice lors du pontificat de Jean-Paul II (1978-2005) face au progressisme qui voulait pourtant revenir à l’essentiel comme l’option préférentielle pour les pauvres avec le modèle d’une Église pauvre pour les pauvres, la participation des fidèles à la liturgie, une meilleure connaissance des écritures de ceux-ci, un rôle plus important pour les femmes, une morale sexuelle moins rigide, et l’idée du célibat optionnel, en gros rendre son esprit communautaire à l’Église primitive. D’ailleurs, l’Église a aussi appuyé ce modèle de société actuelle à travers les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux, où les abus sexuels et des pouvoirs sont nombreux, et où l’obsession de la morale sexuelle et de l’avortement permet de mettre sous le boisseau les revendications sociales.

 

Avec les protestants évangéliques, ces catholiques conservateurs ont permis l’arrivée aux pouvoir des populistes Trump, Bolsonaro, et Salvini. Pourtant, ces mouvements religieux sont minoritaires et leur recrutement se trouvent en grande partie dans les classes bourgeoises. Mais, la société a changé, elle a compris qu’il y avait une hypocrisie, un mensonge. L’Église doit changer au lieu de s’enfermer derrière une forteresse, et si le pape veut que l’Église soit un hôpital de campagne, elle doit alors accueillir tout le monde et accepter qu’on ne pense pas comme elle, afin que la société ne se centre pas seulement sur une minorité conservatrice voulant garder ses privilèges.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 30 Juillet 2019

Claire Lesegretain, nous montre dans la-Croix.com ce mardi 30 juillet 2019 qu’à la suite de l’assassinat à coups de poignards, le 23 juillet, d’un chef indien Wajâpi dans une réserve située dans l’État d’Amapá dans l’État amazonien d’Amapa, à l’extrême nord du Brésil et à la frontière avec la Guyane française après l'intrusion présumée d'un groupe d'orpailleurs illégaux lourdement armés au sein du village de Mariry, la Conférence des évêques du Brésil (CNBB) appelle le gouvernement à respecter les droits des peuples indigènes.

 

Les évêques brésiliens s’inquiètent de cet assassinat, signe de l’aggravation de la crise socio-environnementale qui est fatale pour les Indiens d’Amazonie. Dans un texte court, publié le 29 juillet, la Conférence des évêques du Brésil (CNBB) demande aux «activités minières, forestières et agroalimentaires» de «revoir leurs concepts de progrès, de croissance et de développement».

 

«La marchandisation des terres autochtones est née du désir débridé de ceux qui veulent accumuler des richesses», peut-on lire dans cette déclaration signée par Mgr Walmor Oliveira de Azevedo, archevêque de Belo Horizonte (Minas Gerai) et président de la CNBB, ses vice-présidents Mgr Dom Jaime Spengler, archevêque de Porto Alegre (État du Rio Grande do Sul), et Mgr Mário Antônio da Silva, évêque de Roraima, ainsi que Mgr Joel Portella Amado, évêque auxiliaire du diocèse de Rio de Janeiro et secrétaire général.

 

Depuis l’arrivée de Jair Bolsonaro à la tête de la République du Brésil, le 1er janvier dernier, la Fondation nationale de l’Indien (Funai, organisme gouvernemental brésilien qui élabore et applique les politiques relatives aux peuples indigènes) et bon nombre d’ONG de défense des Indiens d’Amazonie alertent l’opinion internationale sur l’accélération des processus de destruction et d’exploitation de la forêt qui mettent en péril les droits des ethnies indigènes.

 

Le 19 juillet, le président brésilien avait d’ailleurs accusé l’agence spatiale brésilienne (INPE), chargée de mesurer la déforestation de l’Amazonie, de fournir à la presse des données «mensongères» et d’exagérer la déforestation de l’Amazonie. Samedi 27 juillet, alors que la mort du chef Wayapi venait d’être confirmée, le président brésilien a menacé explicitement l’intégrité d’une autre réserve, celle des Yanomami, à la frontière avec le Venezuela. Une «terre richissime» qu’il conviendrait d’exploiter, a-t-il déclaré. Avant de préciser : «Je suis à la recherche de contacts au sein du premier monde pour explorer ces zones en partenariat.»

 

Le président brésilien Jair Bolsonaro a affirmé hier qu'il n'y avait pas "d'indices forts" prouvant qu'un leader indigène avait été assassiné par des orpailleurs dans un village reculé du nord du pays. Le président Bolsonaro a également affirmé que l'orpaillage à petite échelle, connu sous le nom de "garimpo" au Brésil, pourrait être légalisé, "y compris pour les indigènes". "Ils devraient avoir le droit d'exploiter leur sous-sol (...) même si des ONG étrangères voudraient les voir confinés dans un zoo, comme des animaux préhistoriques", a ajouté le chef de l'Etat. L'ONG Survival International a considéré les propos de M. Bolsonaro "stimulaient les orpailleurs illégaux et autres envahisseurs" des terres indigènes et s'apparentaient "à une déclaration de guerre contre les peuples autochtones". Le Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Michelle Bachelet a condamné le meurtre du leader indigène, conséquence, selon elle, "de l'empiètement sur les terres indigènes par les mineurs, les bûcherons et les agriculteurs au Brésil" "La politique proposée par le gouvernement brésilien d'ouvrir davantage de zones de l'Amazonie à l'exploitation minière risque de conduire à des incidents violents, des intimidations et des meurtres comme celui dont a été victime le peuple Waiapi la semaine dernière", a-t-elle écrit dans un communiqué (https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/bresil-bolsonaro-met-en-doute-l-assassinat-d-un-chef-indigene-5d3f688df20d5a58a888e29f).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 29 Juillet 2019

Arrêté le 18 juillet dernier avec 69 autres catholiques alors qu’il s’était introduit dans le Sénat pour dénoncer le sort des enfants de migrants latino-américains, le frère franciscain Joseph Nangle, est revenu sur cet épisode lors d’une conférence de presse relayée par le site franciscain espagnol pazybien.es comme le montre Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine le samedi 27 juillet 2019.

 

Joseph Nangle a d’abord tenu à rappeler que les franciscains et les franciscaines s’efforçaient de promouvoir sur l’ensemble du pays «la culture de la rencontre et de l’intégration sociale des migrants». «Partout dans le pays, notre travail pastoral constitue souvent une lumière et un espoir pour nos frères et sœurs d’Amérique latine. (..) Je crois que chacun des franciscains perçoit le rôle crucial que nous avons auprès des migrants pour qu’ils puissent vivre en paix dans notre pays». Le frère Joseph Nangle a d’ailleurs rappelé que «la mobilisation et le soutien des franciscains de tous les pays était fondamentaux».

 

Il s’en est pris également aux catholiques qui soutiennent la politique migratoire du président américain, ce qui est pour lui «une tragédie, un scandale, quelque chose d’incroyable». C’est pour cela que l’exemple franciscain contre tout cela est essentiel. Nous nous trouvons au cœur, des paroles et des actions de Jésus «malheur à vous, pharisiens!».

 

Interrogé sur la possibilité de renouveler des manifestations et actions comme celle du 18 juillet, Frère Joseph Nangle a estimé que «de telles actions pouvaient et même devaient être répétés constamment, en particulier par les catholiques nord-américains. J’appellerais mes frères et sœurs franciscaines à faire partie de qui pourrait être un grand mouvement pour la justice des «petits». Il me semble que ce mouvement pourrait promouvoir un nécessaire renouvellement et revitalisation de la communauté franciscaine de notre pays».

 

Le frère franciscain a également tenu à définir ce qu’il appelle le «péché national originel» : «Malgré les grandes phrases sur la liberté et l’indépendance, la déclaration fondatrice du pays a été tourmentée par le racisme et la misogynie. Écrite par de nombreux propriétaires d’esclaves et excluant les femmes de droit de commenter la vie publique du pays, ce document contient une grande insulte aux américains originaux».

 

Plus de deux siècles après la Déclaration d’Indépendance de 1776, le frère franciscain souligne que «nous pensions avoir commencé à surmonter ce péché originel». «L’esclavagisme a été officiellement aboli. Les femmes ont obtenu le droit de vote au début du XXème siècle, et le mouvement des années 1960 pour les droits civils a abordé les injustices persistantes à l’égard des afro-américains». Pourtant, regrette Joseph Nangle, «aujourd’hui, Donald Trump nous entraîne de nouveau vers ces temps sombres, avec un mélange de peur irrationnelle, de haine des personnes qui ne sont pas comme lui et de pure cruauté».

 

«Et ce qui est presque pire, conclue le franciscain, c’est que ceux qui se disent chrétiens, appuient, applaudissent et permettent cette nouvelle chute vers une nouvelle ère de ténèbres». «Aujourd’hui, conclut-il, nous faisons nôtres les paroles de l’évêque catholique de El Paso, Mgr Mark Seitz, lorsque, face aux horreurs qui surviennent quotidiennement entre sa ville et Ciudad Juárez, au Mexique, il affirmait: «Ce gouvernement et cette société ne vont pas bien. Nous souffrons d’un durcissement du cœur qui menace la vie»

 

Cette contestation de la politique de Trump vient aussi du Mexique comme le montre Mélinée Le Priol ce lundi 29 juillet dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Au-Mexique-eveques-refusent-leur-pays-cede-pression-Donald-Trump-2019-07-29-1201038211). Dans une lettre pastorale publiée le 23 juillet, deux évêques mexicains dénoncent le fait que leur pays ait cédé aux pressions américaines pour réduire les flux migratoires en direction des États-Unis. Ses signataires sont Mgr Alfonso Miranda Guardiola, évêque auxiliaire de Monterrey et secrétaire général de la CEM, et Mgr José Guadalupe Torres Campos, évêque de Ciudad Juarez et responsable de la pastorale des migrants. «Notre pays s’est vendu à Donald Trump.» Voilà ce que dénoncent, en substance, ces deux poids lourds de l’épiscopat mexicain. Pour eux, la solution n’est donc pas de céder à la pression américaine mais de mettre en place de façon «urgente» une politique d’immigration «garantissant une libre circulation des personnes qui soit ordonnée, responsable et réglementée, et veillant aux intérêts légitimes de notre nation». Enfin, ces évêques mexicains dénoncent les «actes de harcèlement, de criminalisation et d’entrave» dont ont fait l’objet des acteurs des droits de l’homme ces derniers mois, citant quatre exemples s’étant déroulés dans des villes proches de la frontière américaine.

 

Et se vendre à cette personne est indigne de n’importe quel pays quand on voit que Donald Trump a accusé ce lundi 29 juillet le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits des noirs, d’“escroc” qui “déteste les blancs et les policiers”, s’exposant à de nouvelles accusations de racisme après ses attaques pendant le week-end contre un élu noir de la ville de Baltimore (https://www.huffingtonpost.fr/entry/repondant-aux-accusations-de-racisme-trump-sattaque-a-un-pasteur-noir_fr_5d3eedc1e4b0d24cde02ee72). L’Amérique a perdu son honneur avec un tel homme à sa tête.

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 28 Juillet 2019

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a appelé, dimanche 28 juillet, la communauté internationale à agir «avec promptitude et décision» pour éviter de nouveaux drames en mer, après le naufrage qui a fait plus de 110 morts et disparus jeudi au large de la Libye, après avoir déclaré d’un ton grave : «J’ai appris avec douleur la nouvelle du naufrage dramatique survenu ces derniers jours dans les eaux de la Méditerranée, où des dizaines de migrants ont perdu la vie, parmi lesquels des femmes et des enfants», a dimanche (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-demande-dagir-avec-promptitude-eviter-dautres-naufrages-migrants-2019-07-28-1201038037).

 

Il a ensuite invité les milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre à se recueillir quelques instants en silence pour prier pour les victimes et leurs proches, malgré la pluie et le vent, et pour «demander aussi au Père ‘Pourquoi ?’» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-demande-dagir-avec-promptitude-eviter-dautres-naufrages-migrants-2019-07-28-1201038037).

 

Les secours libyens ont annoncé vendredi avoir repêché les corps de 62 migrants après le naufrage la veille de leur embarcation au large de Khoms, à 120 km à l’ouest de Tripoli. Quelque 145 personnes avaient été secourues, mais le total des victimes est estimé à plus de 110, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon l’ONU, il s’agit de la pire catastrophe de l’année en Méditerranée.

 

Pendant ce temps le navire des garde-côtes italiens Gregoretti a été autorisé à accoster dimanche 28 juillet à l'aube dans le port d’Augusta, en Sicile. Mais Rome attend un accord de l'UE sur un mécanisme de répartition des migrants, annoncé le 22 juillet par le président Macron, suite à une réunion boudée par Salvini qui critique l’axe Paris-Berlin sur les questions migratoires, avant de faire débarquer 131 migrants encore bloqués à bord depuis trois jours (http://www.rfi.fr/europe/20190728-italie-bloque-toujours-le-debarquement-131-migrants-port-augusta-gregoretti).

 

Consternant de marchander des vies humaines pour qu’un accord soit en sa faveur. Combien de mort faudra-t-il encore pour que l’Europe retrouve son humanité. ‘Odieux’ et ‘abject’ sont les seuls mots qu’on peut avoir en voyant ça.

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 28 Juillet 2019

Arnaud Bevilacqua dans la-Croix.com nous montre le vendredi 26 juillet 2019 que Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, doit présider le 5 août la messe de clôture du festival des jeunes au sanctuaire marial de Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine. Il s’agirait de la première visite officielle d’un très haut responsable du Vatican sur place.

 

Cet événement sera ouvert le 1er août par Mgr Angelo De Donatis, vicaire du pape pour le diocèse de Rome. Mgr José Rodríguez Carballo, secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, Mgr Luigi Pezzuto, nonce apostolique en Bosnie-Herzégovine, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, ou encore Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste, sont également annoncés à Medjugorje durant le festival.

 

La venue de ces membres éminents de l’Église intervient dans un contexte favorable pour le sanctuaire de Medjugorje. Depuis mai, le pape y autorise les pèlerinages. En revanche, cette autorisation ne signifie pas la reconnaissance des apparitions mariales. En juin 1981, six enfants et adolescents bosniens ont raconté avoir été témoins de l’apparition de la Vierge. Elle réapparaîtrait quotidiennement à certains de ces témoins devenus adultes. Depuis, touristes et pèlerins accourent en masse.

 

Pour accompagner et réguler cette ferveur, le pape a nommé Mgr Henryk Hoser, le 31 mai 2018 comme «visiteur apostolique à caractère spécial pour la paroisse de Medjugorje». «Medjugorje est une référence de prière internationale où l’on touche des fruits spirituels extraordinaires, a-t-il assuré, faisant un premier bilan de sa mission dans un entretien au quotidien italien l’Avvenire, le 23 juillet. Je me réfère par exemple aux conversions, aux vocations sacerdotales et religieuses et aux confessions incessantes. Je ne pense pas qu’il y ait de traces d’hérésie.»

 

«Aujourd’hui, ma mission à Medjugorje, est d’accompagner les pèlerins qui viennent de tous les continents et d’être à leurs côtés, a poursuivi celui qui n’a pas la responsabilité de se prononcer sur l’authenticité des apparitions présumées. Les plus nombreux sont les Italiens et les Polonais. Mais il y a des pèlerins de quatre-vingts pays différents.»

 

Pourtant comme le montre cruxnow.com (https://cruxnow.com/church-in-europe/2019/07/25/vatican-turning-more-benevolent-eye-to-medjugorje-apparitions/), l'évêque du lieu a affronté les franciscains associés aux visionnaires et les frères ont été expulsés en 1999. En 2008, le directeur spirituel des visionnaires a été suspendu «pour diffusion de doctrines douteuses, manipulation de consciences, mysticisme suspect, désobéissance vers des ordres légitimement émis.» 

 

Une autre enquête visant à déterminer la validité du site de pèlerinage a été lancée en 2010 par le pape Benoît XVI et dirigée par l'ancien vicaire de Rome, le cardinal Camillo Ruini. La commission a achevé ses travaux en 2014 et a transmis ses résultats à la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican. Les résultats de l'enquête ont été gardés secrets et le pape François a envoyé Hoser superviser Medjugorje, dans l'attente de la décision de sanctionner ou non le site de pèlerinage. Néanmoins, le pontife argentin, connu pour sa partialité envers les dévotions populaires, a exprimé quelques inquiétudes concernant le site marial. Le pape a déclaré que le rapport Ruini soulignait la nécessité d'enquêter davantage sur les apparitions originales et d'"exprimer des doutes" sur les apparitions annuelles survenues depuis.

 

Mais le pape François a ajouté que le «véritable noyau» du rapport était les dévotions spirituelles suscitées par le lieu de pèlerinage. Mais le fait de dissocier la proximité avec les pèlerins de la reconnaissance ou non des prétendues visions pose problème puisque comme le précise Mgr Ratko Perić les prétendues apparitions, ne sont que des manipulations des visionnaires et des prêtres qui travaillent dans l'église Saint-Jacques, qui sert également de centre d'accueil pour les pèlerinages. Les commissions locales et nationales sont arrivées à la conclusion qu'il n'y avait rien de surnaturel aux apparitions. La curie diocésaine de Mostar-Duvno ne peut que confirmer calmement que "la Vierge Marie n'est pas apparue à Medjugorje" (https://cruxnow.com/global-church/2017/02/28/local-bishop-says-no-truth-alleged-apparitions-medjugorje/).

 

Comme le dit Jésus dans Matthieu 7,18 : «Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.…» Un pèlerinage portant sur un mensonge et une manipulation ne peut rien donner de bon.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

Repost0

Publié le 27 Juillet 2019

Laura Cambaud nous montre sur euronews.com ce samedi 27 juillet 2019 que le cardinal Jaime Ortega est décédé vendredi à Cuba des suites d'un cancer malgré les prières de ses fidèles. Il était âgé de 82 ans. Depuis plusieurs semaines, la rumeur de la maladie du cardinal Ortega courait dans La Havane (http://www.rfi.fr/ameriques/20190726-cuba-deces-puissant-cardinal-jaime-ortega-82-ans).

 

Au total, il a passé 35 années à la tête de l’Église cubaine. Originaire de l’ouest de l’île, Jaime Ortega étudie au séminaire de Matanzas et de Québec. Ordonné prêtre en 1964, il est interné dans un camp de travail deux ans plus tard, à l’époque où l’Église catholique est considérée comme opposée à la révolution castriste. En 1981, à 45 ans seulement, Jaime Ortega devient archevêque de La Havane, puis il est élevé au rang de cardinal par Jean Paul II en 1994 (http://www.rfi.fr/ameriques/20190726-cuba-deces-puissant-cardinal-jaime-ortega-82-ans).

 

Et il n'a pas chômé. Plus que religieuse, sa fonction est même devenue éminemment politique. Les Cubains se souviendront de lui comme d'un homme de consensus. Principal succès : messager du pape, il est devenu l'artisan du rapprochement entre les États-Unis et Cuba à l'époque de Barack Obama et de Raul Castro. Un dégel qui s'est accompagné de la visite historique du président américain sur l'île.

 

Depuis les années 90, cet habile diplomate est aussi parvenu à apaiser les relations entre le Cuba et le Saint-Siège. Auparavant, l’Église catholique était considérée comme opposée à la révolution castriste. Et malgré les critiques, le cardinal Ortega a aussi souvent servi d’intermédiaire entre le gouvernement et l’opposition politique, sans prendre parti. Et il a également facilité la venue du pape Jean-Paul II en 1998 (http://www.rfi.fr/ameriques/20190726-cuba-deces-puissant-cardinal-jaime-ortega-82-ans).

 

Á l'annonce de sa mort, les catholiques cubains ont pleuré un homme doux et proche de ses fidèles. Le gouvernement a salué son travail infatigable et son amour pour Cuba.

 

Le cardinal Ortega à défendu des principes fondamentaux tels que la liberté de religion et le bien-être de tous les Cubains, et n’a pas promu promouvoir un programme politique partisan, ce qui lui a valu plus tard le reproche d’avoir abandonné les victimes de l'oppression et d’être devenu trop à l'aise avec le gouvernement, en échange d'un siège à la table du pouvoir (https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/tristesse-cuba-suite-au-deces-du-cardinal-jaime-ortega-fervent-artisan-detente-734254.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualité de l'Église

Repost0

Publié le 27 Juillet 2019

Dan Morris-Young dans son article du vendredi 26 juillet 2019 pour NCRonline.org nous montre que dans son allocution d'ouverture, prononcée le 25 juillet à la neuvième conférence annuelle du Napa Institute, le célèbre commentateur catholique conservateur George Weigel et le cardinal de renom critique, Mgr Raymond Burke, ont exhorté l'assemblée catholique à la richesse abondante à lutter contre les erreurs omniprésentes, divisions et apostasies dans l’Église et embrasser ses enseignements immuables.

 

Tous les deux ont appelé les quelque 700 participants à la manifestation des 24 et 28 juillet à Napa, en Californie, à "des vies catholiques plus approfondies et intenses" et à être un "disciple missionnaire", selon les mots de Weigel. C'était la première apparition du cardinal à une conférence du Napa Institute, organisée dans l'élégant Meritage Resort and Spa, qui fait partie des participations du co-fondateur de l'institut, Tim Busch.

 

Burke a vivement critiqué le document de travail pour le Synode des évêques d'automne sur l'Amazonie au Vatican, qui inclut une discussion sur l'ordination sacerdotale potentielle d'hommes mariés très respectés afin d'améliorer l'accès aux sacrements dans cette région. "Le célibat découle de l'exemple de Jésus-Christ", a déclaré le cardinal. "Notre grand souverain sacrificateur a fait ce choix" et il fournit un exemple de "continence parfaite" pour les prêtres. Weigel accepte. "Se détendre, bouger ou de disposer les quelque 1000 ans de tradition qui se cachent derrière le célibat sacerdotal, c'est s'abandonner profondément au chant des sirènes de la culture saturée par le sexe qui se tue et qui tue sa progéniture", a-t-il déclaré.

 

Intitulé "Proclamer les vérités de la foi en temps de crise", le discours de Burke était centré sur l'examen d'une récente "déclaration" en 40 points signée par lui et quatre autres prélats - un cardinal à la retraite de Lettonie (Janis Pujats) et trois évêques du Kazakhstan (Mgr Athanasius Schneider, archevêque auxiliaire, Mgr Tomash Peta et l’archevêque émérite Jan Pawel Lenga). Publiée en juin, la "Déclaration des vérités relatives à certaines des erreurs les plus courantes dans la vie de l'Église de notre temps" de huit pages "examine" l'enseignement officiel de l'Église sur 40 points "sur lesquels il y a beaucoup d'erreur et de confusion", et dans laquelle Burke, se charge avec franchise des critiques de l'enseignement du pape François.

 

Parmi les 40 "erreurs omniprésentes" relevées par Burke à Napa, figurent : 1) la "Confusion" sur le fait de travailler pour amener des musulmans ou des juifs au christianisme : beaucoup estiment que les deux religions «revendiquent leur propre intégrité» et qu'il «est injuste d'œuvrer à leur conversion», mais «il existe un salut par la foi au seul Christ», a-t-il déclaré sous les applaudissements, 2) le manque de clarté sur le fait que l'Église autorise l'autorité civile à exercer la peine capitale, déclaration qui semble en contradiction avec la description récente de la peine de mort par le pape François comme "une violation grave du droit à la vie de toute personne" et des évêques américains, il faut donc un mouvement pour refondre le catéchisme américain sur le sujet, 3) "Des implications sérieuses pour toute la vie de l'Église" lorsque le rôle "agissant de manière divine" des prêtres "agissant en la personne du Christ" lors de la consécration à la messe est mal compris : une erreur  qui "est actuellement en cours si aucun prêtre ordonné" n'est-il pas qu’"il suffit aux fidèles de désigner l'un d'entre eux pour offrir le sacrifice", a-t-il déclaré, et 4) La doctrine de l'église qui se place à côté du fait que "le seul exercice moral sur le sexe" peut avoir lieu "dans le cadre d'un mariage valide" entre un homme et une femme.

 

Burke a multiplié les "erreurs concernant les vérités fondamentales de la foi" au pied de "décennies de catéchèse et de prédication médiocres ... dans une société complètement laïcisée". Le cardinal a exhorté l'auditoire à "témoigner de manière morale sans équivoque" lorsqu'il rencontre un enseignement d'Église "obscurci et sapé" et un "péché généralisé contre la foi". Les catholiques "en apostasie ouverte, ne sont pas un petit nombre", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait vu dans les assistants de Napa un "mouvement" de "fidèles" qui comprenaient "et montraient" de la sagesse et du courage face à tant de confusion et d'erreur. "Un tel mouvement", a-t-il déclaré, "ne se jugera pas lui-même en fonction du nombre, mais en fonction de la vérité. Dieu ne se réjouit pas du nombre. Dieu se réjouit de la vérité." Ses remarques se sont terminées par une ovation soutenue.

 

Weigel a déclaré qu'une vie bien vécue était centrée sur la question : "Comment ai-je amené les autres à Christ ?" Weigel, qui prône le "catholicisme intégral", se moque de ce qu'il appelle "une allégresse catholique" et argue : "Nous n'attirerons pas les autres vers Jésus", à moins qu’il "ne se manifeste dans nos vies" et soit dans "des services rendus aux pauvres et aux marginalisés, dans notre culture décadente ainsi que dans une pratique sacramentelle rigoureuse". "Nous allons devoir faire preuve de courage pour parler à des amis, des voisins et des partenaires commerciaux" de questions telles que "la protection juridique de la vie de la naissance à la mort naturelle", a déclaré Weigel. Dans cette optique, il a déclaré que les catholiques pro-vie devaient faire plus que débattre de la question de l'avortement et soutenir les femmes enceintes en crise. Weigel et Burke ont tous deux fortement critiqué l’acceptation des unions de même sexe, la modification de l’égalité entre les sexes et la décision de rendre le célibat des prêtres de rite latin facultatif.

 

Cinq manifestants - quatre du Thomas Merton Center de Palo Alto et un du chapitre Northern California Call to Action - sont arrivés jeudi matin alors que Weigel et Burke parlaient. Le groupe a été escorté hors du campus de la station par la police locale appelée par la sécurité de Meritage. Entre autres choses, les cinq personnes ont dit à NCR qu'elles voulaient attirer l'attention sur ce qu'elles qualifiaient de parti pris anti-François du Napa Institute. Dans une déclaration préparée, le Thomas Merton Center a déclaré que l'Institut "est allié à d'éminents dirigeants politiques et religieux conservateurs - certains des critiques les plus virulents du pape François. Nous considérons que cette alliance est antithétique aux enseignements chrétiens des Béatitudes." "L’Église catholique est une église pour tous", a-t-il ajouté, "pas seulement ceux qui répondent à l'auto-promotion du Napa Institute en tant que conférence catholique prééminente aux États-Unis, réunissant des leaders catholiques pour la foi, la fraternité et la communauté ". Les frais d'inscription de 2600 $ par personne limitent cette participation au 1% qui exerce déjà une influence indue aux États-Unis. Les frais d'inscription n'incluent pas l'hébergement. Des prix considérablement réduits étaient disponibles pour le grand nombre de prêtres, de religieuses et de diacres présents.

 

Burke a refusé de parler à NCR. Burke est l'un des quatre cardinaux à avoir signé une lettre ouverte au pape François en 2016, posant cinq questions par oui ou par non qui clarifieraient ce qu'ils ont décrit comme une ambiguïté doctrinale dans Amoris Laetitia, l'exhortation apostolique du pape François sur la vie familiale. Renvoyé de la tête de la plus haute instance judiciaire de l'Église, la Signature apostolique, en 2014 par le pape François, Burke a été un détracteur majeur du pape, notamment de son approche du mariage et de la vie familiale, et de ses réformes des procédures d'annulation  du mariage. Le pape François a renommé Burke comme membre de base de la Signature en 2017. Une belle erreur de sa part.

 

Cette conférence du Napa Institute montre un bel exemple du cléricalisme et de ceux qui se pensent plus pape que le pape voulant enfermer la Tradition et n’admettant aucune nouveauté. Pourtant en Espagne, une autre vision plus louable est mise en avant par Xavier Pikaza sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/libros/Xavier-Pikaza-Jesus-Dios-absolutizado_0_2140285954.html) : «Car il y aurait le chemin du christianisme: être capable de découvrir la joie qu'il y a un Royaume de Dieu; une manière humaine de partager et de vivre ensemble. En ce sens, une certaine Église s'accroche, peut-être trop, à des choses plus marginales de nature moraliste. De caractère, encore, lié à la sexualité et à la famille, qui sont importants, mais en laissant de côté le radicalement important qu'est la famille humaine; Partager.»

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

Repost0

Publié le 26 Juillet 2019

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre le jeudi 25 juillet 2019 dans la-Croix.com que lors d’une rencontre avec les lecteurs de son diocèse de Munich, le président de la Conférence des évêques allemands s’est dit «un peu déçu» par certaines homélies qu’il a entendues dans les paroisses de son diocèse, par manque de travail exégétique sur les textes. Pour aider les prédicateurs, il a d’abord promis que le site Internet du diocèse de Munich publierait chaque semaine «une introduction théologique aux textes bibliques du dimanche à venir».

 

Il a également exprimé son souhait d’«une plus grande variété d’homélies». «Quelle est l’homélie du futur  ?», s’interrogeant par exemple sur la possibilité d’entendre «le témoignage» d’une personne. «Ne voulons-nous pas demander à celui qui a un don de parler ?», s’est-il interrogé, visant explicitement les laïcs ayant ce talent et dûment formés.

 

Aux lecteurs de son diocèse, le cardinal Marx a préconisé par ailleurs un approfondissement de leur formation. «Partager la parole de Dieu est l'une des choses les plus importantes que nous fassions dans l'Église», a-t-il rappelé. Une formation peut les aider à acquérir des compétences spécifiques, telles que l’utilisation du micro ou l’acquisition de la bonne tonalité. Les lecteurs doivent également préparer les textes à lire. Avant la messe, ils doivent les lire «à voix haute» et, si possible, «connaître également les autres textes du jour».

 

Concernant l’usage des tablettes électroniques dans un cadre liturgique, le cardinal Marx s’y est déclaré opposé. «Il a reconnu qu'il lisait le bréviaire, c'est-à-dire la prière des heures, uniquement sur tablette. Cependant, dans la liturgie, il faut, selon lui, conserver l’usage des livres imprimés», écrit le site catholique suisse kath.ch.

 

Pourtant aux Xe-XIIe siècles, et en particulier dans le contexte de la Réforme grégorienne, il est attesté que l’officium praedicandi fut pratiqué de manière féconde, tout spécialement au sein de ces mouvements évangéliques laïcs qui se développèrent au début du deuxième millénaire chrétien, comme le rappelait Enzo Bianchi, prieur de la communauté monastique de Bose, dans un article publié dans l’Osservatore Romano du 2 mars 2016. 

 

Mais depuis le XIIIe siècle - et l’interdiction posée par le pape Grégoire IX (1228) de la prédication aux laïcs - seuls les ministres consacrés peuvent prêcher dans l’Église catholique. Mettre fin à cette interdiction pourrait aider les prêtres surchargés de travail et permettre à des paroisses de ne pas fermer.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost0

Publié le 25 Juillet 2019

Dans un entretien recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner, le mercredi 24 juillet 2019 sur la-Croix.com nous montre que l’archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort dit sa «tristesse» devant les mesures annoncées par le gouvernement dans son projet de loi de bioéthique, car selon lui, «pour répondre à des manques, on modifie les conditions d’engendrement, de filiation, notre rapport au corps alors qu’il serait possible de vivre tout cela autrement».

 

Il s’inquiète «de l’invention d’une forme de «procréation sans corps», dans laquelle le géniteur ne serait qu’un fournisseur de matériel génétique. On veut répondre au désir de certaines femmes d’avoir un enfant en organisant une procréation sans père. Et d’un autre côté, on veut prendre en compte le désir des enfants nés ainsi de rencontrer leur père qui n’est pas qu’un fournisseur de gamètes.» Il estime aussi  qu’«Il semble en effet qu’à chaque révision de la loi, les encadrements sautent, que les précautions qui avaient été prises la fois précédente sont rabotées. Il n’y a pas si longtemps, certains – dont le premier ministre – étaient contre la PMA pour les femmes seules et ont changé d’avis.»

 

Tout en poussant plus loin : «Ce projet de loi ouvre déjà la porte à une possible commercialisation des gamètes. Car comment fera-t-on, une fois que l’on aura autorisé les couples de femmes ou les femmes seules à avoir un enfant, si l’on manque de sperme ? Nous serons bien obligés d’aller en acheter à l’étranger. Tout en gardant un certain sens de la dignité humaine, du principe de non-disponibilité du corps humain, nos sociétés se laissent entraîner dans des conceptions extrêmement techniciennes et mercantiles de l’être humain.»

 

Même s’il comprend la douleur des gens qui n’ont pas d’enfant, il dit : «Mais doit-on bricoler le système de la filiation pour répondre à ce désir ? Derrière ce désir se cache sans doute une peur de la mort, de la solitude, sans doute aussi un désir d’aimer et d’être aimé de manière inconditionnelle. Ce désir complexe doit être clarifié. Mais nous, catholiques, pouvons affirmer que ce double désir peut être assumé autrement, à l’intérieur de la famille ou dans des engagements sociaux.»

 

Tout en espérant un débat serein, qui doit avoir lieu d’après lui dans les paroisses, car «Les catholiques sont comme tout le monde : eux aussi ont peur de ne pas avoir d’enfant, parce qu’infertiles ou homosexuels. Certains partagent se laissent donc tenter par ces solutions techniques et je me doute bien que, dans l’opinion catholique, on pourra trouver toutes les réponses.»

 

Á propos de l’appel à manifester, dimanche 6 octobre, il estime «qu’il n’est pas dans le rôle des évêques ou des prêtres de prescrire les moyens politiques avec lesquels les catholiques doivent travailler comme citoyens». Et selon lui : «Si certains pensent que manifester peut être utile, et parce que cela peut avoir un certain poids pour aider les parlementaires à avoir un débat serein et complet, qu’ils le fassent. Mais cela ne peut être le dernier mot, ou le seul marqueur, d’une attitude chrétienne.»

Chez les évêques «Il y aura toujours des prises de position différentes.» Mgr Éric de Moulins-Beaufort pense, quant à lui, «qu’en politique, chaque catholique a à chercher le moyen le plus juste d’apporter sa contribution. Il est de notre devoir, à nous évêques, de nourrir leur réflexion, de les encourager à être des citoyens actifs, adultes, et de les aider à respecter les autres comme croyants, y compris lorsqu’ils font d’autres choix politiques et sociaux. Cela ne doit pas les empêcher de s’estimer.»

 

Mgr Éric de Moulins-Beaufort devra faire attention et éviter de se ranger derrière les associations opposées à la PMA dans un souci de neutralité. Il peut s’y opposer sous son opinion personnelle, mais il doit éviter de pousser les catholiques à le suivre. Et comme il le signale, il souhaite un débat serein, alors qu’on laisse aussi des paroles ouvertes sur le sujet de la PMA s’exprimer. Un débat pousse au dialogue, et s’il n’y a pas de dialogue, rien de bon ne peut venir d’une ligne unique et définitive.

 

Mais ce sera difficile d’avoir un dialogue serein, quand seulement la vision étroite et conservatrice au sein du catholicisme est mise en avant et qu’une autre partie des catholiques est inaudible. Comme L'Obs nous le montre dans son article du 24 juillet 2019 (https://www.nouvelobs.com/societe/20190724.OBS16351/des-associations-anti-pma-annoncent-une-manifestation-en-octobre-a-paris.html) une vingtaine d’associations opposées à l’extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes dont La Manif Pour Tous, Alliance Vita ou encore l’Association des Familles Catholiques de France, ont annoncé par Frank Meyer, porte-parole de Maires pour l’Enfance, mercredi 24 juillet qu’elles manifesteraient le 6 octobre pour rappeler leur opposition à la loi bioéthique présentée en conseil des ministres.

 

Les différents représentants d’association ont fustigé le projet de loi bioéthique, présenté le matin même en conseil des ministres qui amène selon eux au «développement de la marchandisation de l’humain», à la «libéralisation de la GPA (gestation pour autrui)» et au «risque de détournement de la médecine». Au-delà de l’argumentaire sur la «PMA sans père», la Manif pour tous compte également alerter sur le remboursement par la Sécurité sociale qui sera étendu aux couples de femmes et aux femmes seules. Dans leur communiqué, les associations dénoncent un gouvernement «jusqu’au-boutiste» qui fait «passer en force» le texte.

 

La manifestation, intitulée «Marchons Enfants» et avec pour slogan «Liberté, Égalité, Paternité» est prévue quelques jours après le début de l’examen parlementaire du projet de loi bioéthique attendu à l’Assemblée nationale fin septembre. «En fonction de l’impact politique», d’autres marches pourront être décidées par la suite, a expliqué Albéric Dumont. D’autres actions plus médiatiques et ciblées sont également prévues, sans que plus de précisions ne soient données pour le moment.

 

Le problème, c’est que cette vision de la PMA au sein de certains groupes catholiques, se limite à une vision idéalisée de la parentalité et de la famille. Et souvent la vision bourgeoise de la famille, où le mari travaille, et la femme attend amoureusement son mari au foyer, élevant seule ses enfants, ou bien utilisant une nourrice pour cela, une vision qui n’a jamais eu cours dans les familles des classes laborieuses. La PMA existe déjà, et les femmes homosexuelles et célibataires y ont déjà recours en allant dans des pays étrangers comme l’Espagne, donc il est vain d’essayer d’arrêter ce qui existe déjà et on doit surtout penser à donner une situation légale à ces enfants né à partir de la PMA. L’Église parle de PMA sans père, et elle qui idéalise la famille veut des enfants sans situation. Donc, pour elle il est mieux d’avoir des enfants sans famille légale ? C’est difficile à croire. Et pourtant…

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0