Publié le 17 Août 2019

vaticanews.va nous montre dans un message signé par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, et adressé à l’évêque local, Mgr Francesco Lambiasi, le pape adresse sa bénédiction aux participants au meeting de Rimini, organisé par le mouvement Communion et Libération.

 

«Pensons aux milliers d’individus qui chaque jour fuient des guerres et de la pauvreté : avant d’être des nombres, ce sont des visages, des personnes, des noms et des histoires. Nous ne devons jamais l’oublier», écrit le Secrétaire d’État, au nom du pape François. «Combien d’oubliés ont un besoin urgent de voir le visage du Seigneur pour pouvoir se retrouver eux-mêmes !» Dans une société qui souvent désoriente les personnes, «regarder Jésus purifie la vue et nous prépare à tout regarder avec des yeux neufs».

 

C’est donc la façon dont chaque chrétien reflète le visage de Jésus que nous pouvons devenir des «disciples missionnaires» dont les «noms sont inscrits dans les cieux». Le pape François invite donc tous les participants au meeting de Rimini à savoir «fixer les visages» pour mieux prendre conscience de leur propre identité, et à faire en sorte que la mémoire des quatre décennies écoulées «puisse susciter de nouvelles énergies, pour le témoignage de la foi ouverte aux vastes horizons des urgences contemporaines».

 

Le pape François a déjà parlé sévèrement de Communion et Libération au début de son pontificat en 2015, en l'accusant d'auto-référentialité et d’aimer plus le "charisme" du fondateur (le père Giussani) que le Christ (http://www.pensalibero.it/papa-francesco-fa-pace-con-la-lobby-di-comunione-e-liberazione-o-la-teme/). Ce message n’est en rien un retour à la normale entre Communion et Libération et le pape François qui se permet de dire vers qui doit se tourner le mouvement actuellement, les migrants et les pauvres, pas vers les entrepreneurs, les hommes d’affaires et les hommes politiques.

 

Communion et Libération a amené l’intérêt de Ferruccio Pinotti dans “La lobby di Dio” (Chiarelettere, 2010), qui nous montre les relations du mouvement avec Berlusconi depuis les années 1970, les liens avec la gauche et la Ligue du Nord. CL est une entreprise valant des milliards d’euros et séduisant tout le monde : entrepreneurs, hommes politiques et hommes d’affaires. Pas sans conséquences judiciaires, comme le montrent les enquêtes Pétrole contre nourriture, Why Not, La Cascina, ainsi que celle du Procureur général de Padoue sur les fonds de l'UE ou les procédures relatives à la santé lombarde.

 

Et l’enquête de Saverio Tommasi dans “Gesù era ricco” (Aliberti Editore, 2014), nous montre que le mouvement est un pouvoir capable d'influencer la santé, les écoles privées catholiques, les universités et la politique, sachant mettre en avant la contradiction entre les paroles de Jésus et son œuvre des plus fondamentalistes dans l’Église catholique allant à l’encontre de l’Église pauvre pour les pauvres. Paradoxalement, son poids à l'intérieur de l'Église a diminué. L'organisation la plus structurée demeure, avec des branches à tous les niveaux ecclésiastiques très influente, mais avec l'élection du pape François, elle échoua.

 

Nous ne somme pas ici dans une acceptation du mouvement, mais dans un de ces mouvements qui perd son influence et veut se raccrocher à tout ce qu’il peut. Ces mouvements conservateurs ont fait leur temps, qu’ils laissent leur place à des groupes plus ouverts sur le monde plutôt que d’essayer de se tenir à une ficelle pour éviter la chute.

 

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Publié le 16 Août 2019

rts.ch nous montre ce vendredi 16 août 2019 qu’en conséquence d’une nouvelle loi, le «Child Victims Act», des centaines de plaintes au civil pour pédophilie ont été déposées mercredi dans l’Etat de New York. Elles inquiètent de nombreuses institutions comme l’Église catholique, directement visée. La nouvelle législation permet aux victimes de demander réparation pendant un an, sans aucun délai de prescription. Les plaignants espèrent mettre au jour les complicités et protections dont les agresseurs ont bénéficié. Ainsi, les tribunaux new-yorkais ont enregistré mercredi 14 août des centaines de nouvelles plaintes au civil (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/lEtat-New-York-centaines-nouvelles-plaintes-agressions-sexuelles-mineurs-2019-08-16-1201041287).

 

L’avocat Jeff Anderson, spécialisé dans la défense de victimes de crimes sexuels, a déclaré que son seul cabinet allait déposer plus de 200 plaintes au nom de victimes présumées de membres du clergé, ainsi que d’autres plaintes contre des chefs scouts, des professeurs et des médecins. «C’est un grand moment pour les rescapés courageux qui ont attendu si longtemps pour obtenir justice dans l’État de New York», a déclaré l’avocat. «Ils ont maintenant la possibilité de reprendre le pouvoir qui leur avait été enlevé quand ils étaient enfants et d’entamer leur guérison.» L’une de ses clientes, Jeanne Marron, qui a raconté avoir été sexuellement agressée par un professeur de son lycée catholique dans les années 1970 à partir de l’âge de 15 ans, a ajouté : «Jamais je n’aurais imaginé voir ce jour» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/lEtat-New-York-centaines-nouvelles-plaintes-agressions-sexuelles-mineurs-2019-08-16-1201041287).

 

James Grein est aussi l’une de ces nombreuses victimes qui vient de porter plainte et son cas est emblématique. Son agresseur présumé - l'ancien cardinal Theodore McCarrick défroqué l’an dernier après ses accusations - l’avait emmené rencontrer le pape Jean Paul II au Vatican en 1988. Âgé de 30 ans à l'époque, il assure avoir confié au Souverain pontife lui-même et à quelques cardinaux les sévices dont il était victime depuis son plus jeune âge, sans aucun effet. Grâce à la nouvelle législation, James Grein, âgé aujourd’hui de 61 ans, peut porter plainte et c’est le Vatican lui-même qui est visé. Ses avocats vont exiger d’obtenir des archives et documents qui pourraient prouver l’ampleur des protections et complicités au sein de l’Église catholique.

 

D’autres institutions sont aussi visées, comme les Scouts américains, le département de l'Éducation de New York ou encore l’université Rockefeller de Manhattan. Le nombre et l’importance des dossiers attendus est tel que 45 juges ont été spécialement désignés pour les traiter. Il faut dire qu’au-delà de cette fenêtre d’un an, la nouvelle loi allonge les délais de prescription pour les crimes d’agressions sexuels sur mineurs : les victimes présumées auront désormais jusqu’à l’âge de 28 ans, au lieu de 23 ans auparavant, pour poursuivre les criminels au pénal, et jusqu’à 55 ans pour les attaquer au civil (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/lEtat-New-York-centaines-nouvelles-plaintes-agressions-sexuelles-mineurs-2019-08-16-1201041287).

 

On ne pourra plus se servir de la prescription pour échapper à la justice et cela explique pourquoi le diocèse de New York a décidé de prendre les devants puisque depuis avril déjà, il a mis en ligne les noms de 115 prêtres et 5 diacres accusés d’abus sexuels sur mineurs ou faisant l’objet d’une plainte. Et le diocèse de Buffalo, autre diocèse dans l’État de New York, avait également révélé publiquement une liste de 42 noms de prêtres accusés d’abus sexuels, dont 27 inconnus jusque-là. Quant au diocèse de Syracuse, autre diocèse dans l’État de New York, il a déjà versé 11 millions de dollars d’indemnisation à des victimes d’abus (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/lEtat-New-York-centaines-nouvelles-plaintes-agressions-sexuelles-mineurs-2019-08-16-1201041287).

 

Enfin, ouest-france.fr (https://www.ouest-france.fr/monde/australie/australie-le-resultat-de-l-appel-du-cardinal-pell-condamne-pour-pedophilie-annonce-le-21-aout-6481078) nous montre le jeudi 15 août que la justice australienne se prononcera la semaine prochaine sur l’appel formé par le cardinal George Pell, ancien numéro 3 du Vatican, contre sa condamnation pour agressions sexuelles sur des enfants de chœur dans la sacristie de la cathédrale St Patrick de Melbourne, dont Mgr Pell était l’archevêque, où les deux victimes s’étaient cachées pour y boire du vin de messe. Ses avocats ont soulevé 13 moyens pour contester la condamnation, en soutenant notamment qu’il était «physiquement impossible» que les faits allégués aient été commis par le prélat alors que la cathédrale était bondée. L’un des principaux fondements de leur recours est de dire que ce verdict est «déraisonnable», car basé exclusivement sur le témoignage d’une des victimes. L’autre est décédée en 2014 d’une overdose sans jamais reconnaître avoir subi une agression. La défense s’en est également prise à la crédibilité de la victime.

 

Jeremy Gans, professeur de droit criminel à l’Université de Melbourne, a dit à l’Agence France Presse (AFP) qu’il était «probable mais pas sûr» que George Pell gagne en appel, pointant le fait que le jugement repose en grande partie sur le témoignage d’une personne. Quel que soit l’arrêt de la Cour, il devrait faire l’objet d’un pourvoi devant la Haute Cour d’Australie, la plus haute juridiction d’appel australienne. Le Vatican a ouvert sa propre enquête sur les faits pour lesquels le cardinal a été condamné. Il risque dans ce cadre d’être exclu du statut de prêtre.

 

Si le Vatican a ouvert sa propre enquête, c’est que les accusations s’avèrent très sérieuses et le cardinal Pell ne s’avère plus en odeur de sainteté auprès du pape.

 

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Publié le 15 Août 2019

Amina Lahmar nous montre dans la-Croix.com que ce jeudi 15 août marque la fin des 10 jours de prières pour la paix et contre l’armement nucléaire au Japon, 74 ans après les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, qui ont eu lieu les 6 et 9 août 1945. Année après année, du 6 au 15 août, les évêques japonais prient pour la paix et le désarmement nucléaire. Le 25 février 1981, Jean-Paul II s’était en effet rendu à Hiroshima afin de lancer un appel à la paix percutant. Depuis, du 6 au 15 août de chaque année, un espace de prière, de discussion et de réflexion se crée autour de ces problématiques. Pour la Conférence des évêques du Japon, «la stabilité basée sur la peur augmente cette dernière et compromet la confiance dans les relations entre les nations. En ce cas, nous devons nous demander comment il est possible de maintenir la stabilité».

 

«La paix est le fruit du développement intégral de toutes les personnes», selon Mgr Mitsuaki Takami, archevêque de Nagasaki et président de la conférence des évêques catholiques du Japon. Il s’exprimait dans un communiqué publié à l’occasion du 74e anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki et dans lequel il invitait les Japonais, comme chaque année depuis 38 ans, à consacrer dix jours de prière pour la paix et contre les armes nucléaires.

 

«La paix doit être construite sur la justice, le développement humain intégral, le respect des droits fondamentaux, la protection de la Création, la participation de tous à la vie publique, la confiance entre les peuples, le soutien des institutions pacifiques, l’accès à l’éducation et à la santé, le dialogue et la solidarité», ajoute Mgr Takami. L’archevêque de Nagasaki conclut en affirmant que «pour construire et assurer la paix et la sécurité au niveau mondial, il est nécessaire non seulement d’éliminer la menace nucléaire en éliminant les armes nucléaires, mais de permettre en même temps l’enrichissement des peuples dans tous les domaines».

 

«Le pape François visitera le Japon en novembre 2019, 38 ans et 9 mois après l’appel à la paix de Jean-Paul II à Hiroshima», ajoute l’archevêque de Nagasaki. Celui-ci espère du pape François qu’il envoie un nouveau message de paix au monde, en rappelant qu’en 2017, le Vatican fut l’un des trois premiers pays à ratifier le traité sur l’abolition des armes nucléaires adopté trois jours plus tôt par l’Assemblée générale de l’ONU.

 

En Espagne, en ce jour d’Assomption à Tolède et à Séville, le souci n’est pas à la paix au développement, puisque l'archevêque de Tolède, Braulio Rodriguez, a déclaré lors de son homélie ce jeudi la cathédrale Primada à l'occasion de la fête de la Vierge del Sagrario que la société avait besoin "comme de manger" de vivre la Foi comme le faisait la Vierge Marie face à une "culture quelque peu agnostique" et "avec un certain goût d'athéisme" (https://www.religiondigital.org/diocesis/Braulio-denuncia-sociedad-regusto-ateismo_0_2149585030.html), et Monseigneur Asenjo étant malade, c’est son assistant, Santiago Gómez Sierra, qui a profité de la messe pontificale de l'Assomption à Séville pour lancer dans son homélie contre une "idéologie du genre selon laquelle il n'y a pas de sexe, la différence homme-femme n'est qu'une affaire de des rôles, des orientations sexuelles changeantes, qui peuvent être changés dans la vie autant de fois qu'ils le souhaitent", un problème selon lui qui "a conduit notre législation" a souler "des défis urgents auxquels doivent faire face les familles, l'éducation des enfants, la défense de la liberté des citoyens", et "il existe une violence majeure à l'encontre des corps des citoyens dans notre culture, l’idéologie de genre" (https://www.religiondigital.org/diocesis/auxiliar-Sevilla-ideologia-violencia-cultura_0_2149585029.html).

 

Ces deux ecclésiastiques devraient plutôt voir le rôle de Marie comme le père James Martin sur son compte Twitter (@JamesMartinSJ) : «Qui a dit ces mots révolutionnaires, subversifs et beaux ? "[Dieu] a rejeté les puissants de leurs trônes, et a élevé ceux qui sont modestes. Il a rempli les affamés de bonnes choses et les riches, il les a renvoyés les mains vides." La Sainte Vierge. Bonne fête de l’Assomption.»

 

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Publié le 14 Août 2019

Augustine Passilly dans la-Croix.com nous montre ce mercredi 14 août 2019 que le Parlement de l’État de Victoria, après le Territoire de la capitale australienne (où se trouve la capitale Canberra), l’Australie méridionale ou encore l’État insulaire de Tasmanie, veut renforcer la protection des mineurs en interdisant aux prêtres de taire les actes pédophiles appris en confession en examinant à partir du 14 août une série d’amendements dans ce sens.

 

S’ils s’y opposent, les prêtres risquent jusqu’à trois ans de prison. Or, le pape a récemment rappelé l’inviolabilité du secret de confession. Et L’archevêque de Melbourne, Mgr Peter Comensoli a d’ores et déjà prévenu qu’il ne briserait pas le secret de confession. Il a par ailleurs certifié que, si de tels crimes lui étaient confessés, il inciterait son responsable à se dénoncer. On ne peut pas être aussi naïf, à moins de le vouloir.

 

Un engagement insuffisant aux yeux du procureur général Jill Hennessy. «Je ne pense pas que dans le contexte et le courant actuel, et compte tenu de ce dont nous avons désormais connaissance, nous pouvons faire autre chose que d’affirmer que les droits des enfants se situent au-dessus des opinions religieuses de qui que ce soit », tranche-t-elle. «Il n’y a tout simplement aucune excuse pour ne pas signaler le mal fait à un enfant», renchérit depuis son compte Twitter le premier ministre de Victoria, Daniel Andrews.

 

Aux États-Unis, certains gouvernements refusent également de tolérer une exception à l’obligation de dénoncer les actes pédophiles tandis qu’en France, le Code pénal assimile le secret de confession au secret professionnel et prévoit sa levée dans les situations de sévices sur mineurs de moins de 15 ans. L’Australie devrait aussi se mettre à ce niveau de protection des mineurs.

 

Enfin sur religiondigital.org on apprend également ce mercredi (https://www.religiondigital.org/mundo/Dolan-sacerdotes-Ley-Nueva-York-abusos-menores_0_2149285052.html) que deux prêtres à New York ont ​​été démis de leurs fonctions ce mardi et ont été inscrits sur une liste des personnes accusées de sévices sexuels dans le diocèse du district de Brooklyn, après que les accusations portées contre eux aient été jugées "crédibles". Les prêtres ont été identifiés comme étant Charles White et Hugh Byrne, tous deux à la retraite, qui ne pourront célébrer la messe en public, effectuer aucun service lié à leur charge ni vivre à la résidence paroissiale, selon un communiqué du diocèse.

 

Le cardinal Dolan a voulu montrer sa bonne volonté en révoquant ces deux prêtres avant  la "loi sur les enfants victimes" qui entrera en vigueur à New York, des milliers de poursuites seront engagées contre des églises, des crèches, des scouts, des parents d'accueil, entre autres. Cette loi, que le gouverneur Andrew Cuomo a signée en février dernier, permettra aux victimes présumées d’abus d’ouvrir une procédure civile jusqu’à 55 ans et d’engager des poursuites pénales jusqu’à 28 ans, contre les 23 ans autorisées par la loi précédente. Elle établit également une période de litige d'un an pour que toute victime, quel que soit son âge, puisse engager une action civile. Certains avocats ont déjà déclaré que demain ils iraient au tribunal avec les premières plaintes.

 

C’est une bonne chose que l’Église se mette enfin à la ‘tolérance zéro’ par des gestes autres que symboliques, espérons que ceux-ci se multiplient pour répondre à la souffrance des victimes des prêtres pédophiles.

 

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Publié le 13 Août 2019

Magda Viatteau (à Varsovie), nous montre dans la-Croix.com ce mardi 13 août 2018 que la montée des revendications des milieux LGBT a provoqué en Pologne une tempête politico-religieuse qui risque de prendre de l’ampleur d’ici les élections législatives du 13 octobre.

 

Selon l’archevêque de Cracovie, Mgr Marek Jedraszewski, s’exprimant lors d’une messe célébrée jeudi 1er août, une «peste arc-en-ciel» menace la Pologne. Les propos, visant les revendications de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), ont entraîné une avalanche de critiques, lui rappelant le respect témoigné aux personnes homosexuelles par le pape François. Des dizaines de personnes ont protesté les 2 et 4 août près du palais de l'archevêque de Cracovie. Une autre manifestation populaire a eu lieu le 8 août devant le siège de la nonciature apostolique à Varsovie pour demander la démission de Jędraszewski. L'évêque auxiliaire de Płock, Mgr Adam Milewski a sur le même modèle le 4 août, lors d'une homélie à Radzymin en l'honneur de Notre-Dame des Neiges, contre "l'idéologie LGBTI" qu’il juge que «nocive» et «mauvaise», invoqué Marie contre les marches des fiertés qu’il jugeait immorale (http://www.gaynews.it/2019/08/07/polonia-crociata-episcopale-anti-lgbt-vescovo-plock-pride/).

 

Ces réactions ont conduit le président de l’épiscopat polonais, Mgr Stanislaw Gadecki, à prendre la défense de l’archevêque de Cracovie, dénonçant dans un communiqué publié le 8 août le «totalitarisme idéologique de certains milieux, consistant à repousser hors du champ de liberté les personnes pensant autrement». Une analyse partagée par le président de l’agence d’information catholique KAI, Marcin Przeciszewski. Selon ce dernier, la campagne des milieux LGBT est une stratégie à long terme visant à changer profondément la société, à laquelle les personnes attachées à d’autres valeurs ont le droit de résister. Mais, à l'appui de l'archevêque, la Gazeta Polska a invité à la participation massive à une manifestation organisée le 10 août par le jésuite Dariusz Kowalczyk, et elle est également été convaincue que la Pologne était menacée par la "peste arc-en-ciel" (http://www.gaynews.it/2019/08/07/polonia-crociata-episcopale-anti-lgbt-vescovo-plock-pride/).

 

Du côté du pouvoir, le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), a saisi l’occasion pour mobiliser son électorat, réaffirmant son attachement à la foi et aux valeurs traditionnelles et son refus de céder aux idées «importées de l’étranger». Le mouvement LGBT est pour lui un «ennemi», analyse Anna Materska-Sosnowska, politologue de l’Université de Varsovie. Une stratégie qui a pu apparaître parfois à double tranchant. Ainsi, une violente attaque de nationalistes contre une Gay Pride le 20 juillet à Bialystok a suscité une vague de protestations bien au-delà des milieux LGBT. Reste que la cause LGBT est utilisée aussi par l’opposition de gauche pour mobiliser ses troupes. La coalition formée par le parti progressiste Wiosna (Printemps) du député européen Robert Biedron qui, athée, a écrit au pape François le 8 août pour lui demander d'intervenir dans l'épiscopat polonais pour bloquer une telle spirale de haine et de violence verbale (http://www.gaynews.it/2019/08/07/polonia-crociata-episcopale-anti-lgbt-vescovo-plock-pride/), le SLD social-démocrate, et le parti de gauche Razem (Ensemble), a trouvé dans le mouvement pour les droits des homosexuels un allié naturel anti-PiS.

 

Quant à l’Église, elle a aussi ses voix divergentes. Un dominicain, le frère Pawel Guzynski, a ainsi publiquement appelé à la démission de l’archevêque de Cracovie, ce qui lui a valu de la part de ses supérieurs une pénitence de trois semaines dans un couvent. Un autre religieux, le marianiste Adam Boniecki, rédacteur en chef de l’hebdomadaire catholique libéral Tygodnik Powszechny, a prononcé dimanche 11 août une homélie à Varsovie dans laquelle il a critiqué le pouvoir qui a recours à la peur pour gouverner. «C’est le désir d’avoir des sujets confiants, unis et prêts à agir qui pousse (les dirigeants) à susciter en permanence un climat de danger. Unis par la peur, confiants que seul leur maître les défendra, ils deviennent obéissants et prêts à se sacrifier et à attaquer l’ennemi présumé», a asséné le religieux de 85 ans. 

 

Je préfère laisser le dernier mot au père James Martin qui le 5 août s’est soulevé contre les propos de Mgr Marek Jedraszewski sur sa page twitter (@JamesMartinSJ) : «De tels propos, de telles comparaisons incendiaires, ne font que promouvoir la haine et la violence contre les personnes LGBTQ» et «Les personnes LGBTQ ne sont pas des nazis. Ils ne sont pas fascistes. Ils ne sont pas communistes. Ce ne sont pas des bolcheviks. Et les gens ne "deviennent" pas LGBTQ à cause d'une "idéologie". Imaginez être un jeune catholique homosexuel qui grandit en Pologne et qui entend ce genre de langue parlé par un dirigeant de l'Église.»

 

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Publié le 13 Août 2019

David Noriega dans religiondigital.org avec eldiario.es nous montre ce mardi 13 août 2019 que le processus pour cesser d'être prêtre est apparemment simple et peut être résolu en quelques mois. Le prêtre en question doit communiquer sa décision dans son diocèse et répondre à un questionnaire comportant des questions de toutes sortes. Le diocèse commence alors l'instruction d'une procédure administrative et envoie ses conclusions à la congrégation pour le clergé du Saint-Siège, où il est analysé et, si jugé approprié, un rescrit est envoyé dans lequel il est dispensé de presque toutes ses responsabilités comme prêtre. Simple sur le papier. La procédure comporte également des obstacles qui, dans certains cas, durent plusieurs années, laissant ceux qui le demandent dans un vide juridique. La première est que le diocèse ralentit l'instruction; le second, est le fait  de la curie du Vatican. "Nous ne parlons pas de fonctionnaires ou d'employés. Ils ne demandent pas le règlement. C'est une chose totalement différente, une vocation divine qui ne peut pas être résolue de manière mécanique. Cela fonctionne avec une autre logique et, qui n'a pas cette logique, ne la comprendra jamais", disent des experts en droit canonique qui affirment que "ce que l'Église considère dans ces cas-là est le bien de la personne et du peuple de Dieu", de sorte que la laïcisation "ne soit pas un droit invocable". José Ángel, qui préfère ne pas être identifié, a demandé la dispense en 2005, mais regrette que personne ne lui ait répondu. "Ils m'ont laissé à la dérive. J'étais sans tête et je n'avais aucun évêque pour me représenter. Ils ne savaient rien de moi, jusqu'à ce que je vienne pour donner une ville spécifique et qu'un évêque dise : cet homme est ici et depuis des années. En 2008, ils ont envoyé les papiers à Rome. En 2010, ils m’avaient déjà répondu", dit-il. Chaque pape a son propre agenda politique à cet égard. En l’espèce, c’était l'époque de Benoît XVI, qui avait tenté d'alléger le fardeau accumulé par son prédécesseur.

 

Le pape Jean XXIII a ouvert la porte à la laïcisation des prêtres et, après le Concile Vatican II (1962-1965), Paul VI a facilité les dérogations accordées à ceux qui souhaitaient quitter l'exercice presbytéral. À ce moment-là, Josemari Lorenzo a obtenu la dispense en six mois seulement. C'était l'année 70. Avec l'arrivée de Jean-Paul II, le rythme des dispensations a changé. "Beaucoup ne l'ont pas eu depuis 12 ans", se souvient ce prêtre âgé de près d'un demi-siècle "aidant les prêtres qui veulent partir et les autres qui veulent continuer et ne savent pas comment faire". "Dans cette situation, il y a un processus chez la personne. La plupart du temps, il s'agit d'une affaire de célibat, parce qu'ils sont tombés amoureux. D'autres parce qu'ils ont perdu la foi, mais ils sont très peu nombreux", explique-t-il. "Les politiques changent", disent les experts. "Après le Concile, tout le régime canonique traditionnel en matière de dispense du célibat et de la perte du statut de prêtre a été changé. C’était quelques années où il y avait une grande hémorragie. La période postconciliaire a introduit un changement dans cette question, et Jean-Paul II a rétabli le critère de l'examen plus approfondi, de sorte que ce n'était pas une chose automatique", expliquent-ils. Il n'y a pas de chiffres officiels, mais environ 100 000 laïcisations ont été dispensées dans le monde, dont environ 6000 en Espagne. Ramón Alario a reçu sa dispense avec perplexité en 2017. "En l'année 80, en raison de profondes divergences - avec certaines décisions de Rome -, j'étais tombé amoureux, j'ai décidé de quitter le travail de prêtre", dit-il. Il a refusé de répondre au questionnaire. "L'objectif est de montrer que celui qui veut cesser d'être prêtre, ne s'est jamais senti prêtre. C'est une erreur sur le dos. C'est un peu comme essayer de dire que lorsqu'un mariage se brise, c'est parce qu'il n'y a pas eu de véritable mariage", estime-t-il.

 

"J'ai parlé avec mon évêque, le cardinal Tarancón, et j'ai évoqué ma situation. Je lui ai dit qu'en conscience, je n'allais pas faire la déclaration qu'on me demandait de faire, ni de passer à l'interrogatoire de cette fiction à laquelle je ne crois pas, que je voudrais enregistrer mon décalage, pourquoi je suis devenu prêtre, quel a été mon parcours et pourquoi je ne me sens pas consciemment à l'aise de mener une double vie ou d'agir en tant que prêtre lorsque je ne suis pas d'accord avec beaucoup de choses", explique-t-il. "Il envoie ce papier à Rome et je ne reçois plus de nouvelles ni de réponse avant 2017. Trente-sept années se sont écoulées. J'ai trois filles, une petite-fille et je reçois un journal dans lequel on me dit que j'ai reçu l'autorisation quitter le ministère", dit-il surpris. Ce qu'il appelle "interrogatoire" est un questionnaire dans lequel il pose des questions sur des problèmes "très intimes", estime José Ángel. "Ils touchent à tous les points : l'adolescence, les enfants, pourquoi tu es entré, quelle était la raison, si c'était pour l'argent, si l'environnement familial t’a influencé ... Et la question sexuelle, si tu avais des penchants dès ton plus jeune âge, si tu avais relations intimes avec des femmes ou des hommes, si vous sortez beaucoup. Elles sont intimes, car le document a pour but de justifier que c'est vraiment un cas qui mérite la dispense", développe-t-il.

 

Le sens de ces questions n’a pas changé depuis des décennies, parce que Josemari se souvient du questionnaire comme quelque chose de "terrible" et "humiliant, dans le sens où on vous a demandé toute votre vie, si vous étiez amoureux, si vous accomplissiez la chasteté ... des choses qui sont plus à dire dans un confessionnal". "L'autorité, doit savoir quelles sont les circonstances personnelles et les motivations. Cela peut être facilité par un questionnaire, mais cela dépend de l'initiative du responsable", justifient les sources consultées. Les écrits incluent généralement une série de recommandations qui n’ont pas trop changé. L'un de ces documents, déjà remis avec le pape François à la tête du Vatican, auquel eldiario.es a eu accès, indique qu'outre la démission de l'État clérical, la dispense du célibat, les vœux et l'absolution de censure. Il comprend également des interdictions explicites. "Il ne peut remplir aucune fonction dans des séminaires ou des institutions équivalentes"; "dans les établissements d'enseignement supérieur (...) il ne peut enseigner aucune discipline d'un ordre proprement théologique ou étroitement lié à la théologie"; "Dans les établissements d'enseignement secondaire, qui dépendent de l'autorité ecclésiastique, ils ne peuvent ni diriger ni enseigner les disciplines théologiques", ni enseigner la religion, même s'ils ne dépendent pas de cette autorité.

 

Les prêtres sécularisés qui se marient sont priés de le faire "discrètement, sans faste ni apparat". En outre, ils doivent accepter une autre exigence : "Le prêtre dispensé du célibat sacerdotal et, en outre, le prêtre marié, doivent rester à l'écart du lieu ou du territoire où leur ancien État est connu et ne peut exercer, en quelque lieu que ce soit, la fonction de lecteur, d’acolyte, de distribution ou de ministre extraordinaire de l’Eucharistie", tâches que tout profane peut accomplir. "Ce sont des restrictions qui semblent exagérées", se lamente Lorenzo, pour qui la demande de quitter le diocèse est "une sorte d'exil". «C’est traumatisant, car souvent, la hiérarchie traite les prêtres sécularisés comme s’ils étaient puants. Vous l’avalez seul, vous l’assimilez seul et vous faites la digestion seul. J'ai besoin d’une aide psychologique. Dès qu’ils vous disent que vous ne pouvez plus aller à cette paroisse, c'est comme si tu faisais du saut à l'élastique sans corde", se lamente José Ángel. "Le prêtre qui quitte le corps, à moins qu'il ne soit très chanceux et que l'évêque veuille donner un coup de main, reste dans la plupart des cas avec une main devant et l'autre derrière. Pour certains prêtres, l'évêque conservait leur salaire jusqu'à ce qu'ils aient un travail différent. Les autres personnes, évidemment, renoncent", déclare Ramón. José Ángel a reçu 1000 euros.

En tout état de cause, la dispense ne signifie pas que le prêtre cesse de l’être, puisque, selon la théologie catholique, ce sacrement est pour toujours. "Bien que cette dispense soit accordée, cette personne reste un prêtre. C'est inaliénable. Le sacrement de l'ordre imprime caractère, c'est une marque sur l'âme même s'il n'a pas le statut juridique de prêtre", expliquent les experts. En effet, les prêtres sécularisés peuvent, par exemple, se confesser en cas de besoin extrême. "La nature imprime", dit Josemari Lorenzo qui "ne cessera jamais d'être un prêtre."

 

Les prêtres «sécularisés» comme ils se nomment en Espagne, connaissent une grande souffrance du fait d’être traité comme des catholiques de seconde zone. Est-ce un crime d’aimer une femme ? Non. Ils ne sont ni des pédophiles ou des hérétiques ? Alors pourquoi un tel acharnement à leur encontre. L’Église se dit miséricordieuse, et elle punit des hommes qui ont été de bons pasteurs, méritant mieux que le mépris et l’oubli.

 

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Publié le 12 Août 2019

Pablo Santos sur periodistadigital.com nous montre le dimanche 11 août 2019 que la foule proteste. Depuis le 31 mars, Hong Kong a été le théâtre de manifestations contre les lois qui permettraient d'extrader ses habitants vers des territoires avec lesquels aucun accord d'extradition n'a été signé, y compris Taiwan et la Chine communiste. La région a son propre système administratif et juridique en Chine, en vertu du transfert de souveraineté convenu par Margaret Thatcher en 1984 et entré en vigueur le 1er juillet 1997.

 

Les marches et les rassemblements ont été sévèrement réprimés par la police et ont à leur tour provoqué des révoltes d’une grande importance pour l’ordre institutionnel et public, telles que l’occupation de l’assemblée législative début juillet et le blocage de l’aéroport. Le suivi est massif et on craint que, même si les autorités ne soient pas en mesure de contrôler les rues, Xi Jinping, qui encourage un processus de retour aux sources du maoïsme, décide d'envoyer l'armée chinoise pour prendre en charge la situation. L’Église participe activement au mouvement, bien que récemment l’évêque auxiliaire de Hong Kong, Joseph Ha Chishing, ait appelé à un "cessez-le-feu" de deux ou trois mois afin de calmer les choses et de rechercher un dialogue fructueux. Les catholiques ne représentent que 5% de la population, mais ils ont «un pouvoir disproportionné en politique, dans la culture et dans les médias», déclare Massimo Introvigne, expert en sociologie des religions et directeur du Cesnur (Centre de nouvelles études). Dans un article intitulé "Les manifestations à Hong Kong : le facteur catholique", publié sur un portail qui promeut la liberté religieuse et les droits de l'homme en Chine, Introvigne rappelle que le chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, «dont les positions favorables au parti communiste chinois ont déclenchées les manifestations», qui s’est déclarée catholique et consulte régulièrement les évêques sur les questions du gouvernement.

 

Mais avant tout, "Hong Kong est un pont traditionnel entre le Vatican et la Chine", où l'opposition à un accord entre les deux États est plus grande. Le cardinal Joseph Zen, évêque de Hong Kong entre 2002 et 2009, avait constitué - explique Introvigne - un bon tandem avec l'archevêque salésien Savio Ho Tai-fai, «le prélat chinois le plus influent de la curie romaine, où il occupait depuis 2010 le poste de secrétaire pour la Congrégation pour l'évangélisation des peuples». Là, ils ont eu le soutien de Monseigneur Ettore Balestrero, un puissant bastion anticommuniste, sous-secrétaire de la Secrétairerie d’État aux relations avec les États. Deux jours après la démission de Benoît XVI, il a été envoyé comme en nonce en Colombie. Lorsque le pape François a été élu pape en mars 2013, il a placé comme l'une de ses priorités la conclusion d'un accord avec Pékin. En 2009, le cardinal John Tong Hon succéda au cardinal Zen, "moins belliqueux que le Zen contre le Parti communiste chinois et (contrairement à son prédécesseur) peu enclin à critiquer le Vatican sur quelque point que ce soit". En 2014, le pape François l'a nommé deux auxiliaires, le susdit Ha Chi-shing, franciscain, opposé au Parti communiste chinois, et Stephen Lee Bun-Sang, membre de l'Opus Dei, plus favorable à l'accord. En 2016, Ho Tai-fai a été envoyé en tant qu'évêque à Guam. Au même moment, Bun-Sang fut nommé évêque de Macao, également une région administrative spéciale pour laquelle il aurait reçu "l'approbation du Parti communiste chinois".

 

En 2017, le cardinal Tong, âgé de 78 ans, a quitté le siège de Hong Kong et a été remplacé par Michael Yeung, très proche de Carrie Lam : «Il est difficile d'éviter l'impression qu'il a été nommé pour faire respecter l'accord Vatican-Chine qui ne sera signé qu’en 2018». Mais Yeung est allé un peu loin dans son enthousiasme pour l'accord, dit Introvigne, au point d'appuyer presque la destruction de points de passage, mettant ainsi le Vatican en difficulté. En outre, parce qu’il est un adversaire déterminé du lobby LGBTIQ +, il démontre qu’en Chine, les positions doctrinales (conservatrices ou progressistes) et politiques (opposés ou pro-pékinois, respectivement) ne doivent pas forcément aller de pair. À la mort de Yeung le 3 janvier à l'âge de 72 ans, le pape "surprit tout le monde". Au lieu d'opter pour Bun-Sang ou Chi-shing, qui ressemblerait à des successeurs naturels, il demanda à Tong, déjà octogénaire, de reprendre ses fonctions pour remplir le poste vacant. C'est donc Tong qui a dirigé l'église de Hong Kong dans cette crise. Il conseilla à Carrie Lam de ne pas signer la loi et appuya prudemment les manifestations, permettant ainsi à Chi-shing de devenir l'un de ses référents populaires. Dans le même temps, il a clairement indiqué qu'il ne suivrait pas la ligne du cardinal Zen, très critique vis-à-vis de l'accord Pékin-Vatican, malgré l'intensification de la persécution religieuse ces derniers mois.

 

Mais le pape et Tong savent tous deux que leur mission est provisoire et que, tôt ou tard, le Vatican devra rompre le silence sur les manifestations, ce qui complique la succession car la désignation de l'un ou l'autre évêque auxiliaire aura une signification politique beaucoup plus grande, que celle qui aurait eu lieu en janvier, après la mort de Yeung. Citant "certaines" sources, Introvigne suggère que l'accord controversé, dont le texte reste secret, pourrait inclure la sauvegarde de l'approbation de Pékin également pour la nomination de l'évêque de Hong Kong. Par conséquent, n'excluez pas que "le pape François surprenne à nouveau tout le monde" en inventant "un troisième candidat, au nom duquel il n'y a pas encore d'indices ni de rumeurs."

 

Pendant ce temps RFI.fr nous montre ce lundi 12 août 2019 (http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190812-hong-kong-tous-vols-annules-aeroport-sit-in) que le «sit-in» organisé depuis ce week-end à l'aéroport international de Hong Kong n'a pas plu à Pékin, qui a comparé le mouvement aux «révolutions de couleur» pour le discréditer, a passé un cap dans la rhétorique, parlant de «terrorisme» après les nouveaux affrontements de dimanche. Mais ce lundi, il ne s'agit plus d'un petit rassemblement. Des milliers de manifestants s'y sont retrouvés. Ils dénonçaient les dernières violences policières. Les vols sont annulés pour la journée, et la compagnie Cathay Pacific rappelle à ses équipes que soutenir ou participer au mouvement de révolte peut conduire au licenciement.

 

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Publié le 11 Août 2019

Claire Lesegretain (avec Crux), le dan son article sur la-Croix.com que dimanche 11 août 2019, après la prière de l’Angelus, le pape François a fait allusion au 70e anniversaire de la signature des quatre Conventions de Genève, le 12 août 1949. Ces traités internationaux fondamentaux dont le Saint-Siège est signataire dictent les règles de conduite à adopter en période de conflits armés, notamment pour la protection des civils, des blessés et des prisonniers de guerre. Et le Saint-Siège les cite fréquemment lors de ses appels en faveur de corridors humanitaires, de la protection des populations civiles et du traitement des prisonniers de guerre.

 

«Demain marque le 70e anniversaire des Conventions de Genève, instruments juridiques internationaux importants qui limitent le recours à la force et visent à protéger les civils et les prisonniers en temps de guerre», a-t-il déclaré. Le pape a prié pour que cet anniversaire «sensibilise de plus en plus les États à la nécessité indispensable de protéger la vie et la dignité des victimes des conflits armés».

 

Il a rappelé également que, selon ce traité, «tous sont tenus de respecter les limites imposées par le droit international humanitaire, protégeant les populations non armées et les structures civiles, notamment les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, les camps de réfugiés ». Avant d’ajouter : « Et n’oublions pas que la guerre et le terrorisme représentent toujours une perte sérieuse pour toute l’humanité

 

Le pape François a d’ailleurs récemment cité les Conventions de Genève pour appeler à la fin des bombardements de populations civiles en Syrie par la Russie et les forces syriennes fidèles au président Bashar Al Assad – les hôpitaux et les quartiers civils ayant régulièrement été les cibles de roquettes et de bombardements depuis le début de la guerre civile en Syrie.

 

Difficile de ne pas y voir une nouvelle ‘fléchette’ du pape à l’égard de Matteo Salvini, qui a fait exploser jeudi la coalition formée avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), au pouvoir depuis 14 mois, et réclame la fin du gouvernement de Giuseppe Conte et des élections anticipées. Mais son désir risque de rencontrer une solide résistance. L’ancien chef du gouvernement de centre-gauche Matteo Renzi a proposé dimanche à toutes les forces politiques («de la Ligue au M5S, de Forza Italia (parti de Silvio Berlusconi) à la gauche radicale, des autonomistes aux souverainistes, jusqu’aux groupes parlementaires du PD (Parti démocrate) que je sais très solides») de s’unir derrière un gouvernement «institutionnel» pour «sauver» l'Italie d’une dérive «extrémiste» et préparer des élections sans précipitation (https://www.20minutes.fr/monde/2581323-20190811-salvini-pourrait-entrainer-italie-hors-ue-estime-ancien-premier-ministre-italien).

 

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Publié le 11 Août 2019

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre le samedi 10 août 2019 que le tout-puissant cardinal George Pell, condamné en mars par un tribunal australien à six ans de prison pour avoir violé deux enfants en 1996 "avec une indifférence cruelle" et "une arrogance écrasante", reprend les faits. Et il le fait en prison, s’ajoutant du côté des opposants au pape François, et critiquant sévèrement les propositions d'ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés et de définir les responsabilités des femmes dans l'Église.

 

Dans une lettre de deux pages, écrite de sa main et adressée à ses disciples, Pell affirme son innocence et se compare à Jésus-Christ lui-même, offrant ses "souffrances" en prison pour le bien de l'Église. Maintenant, il s’acharne contre le prochain Synode en Amazonie, qui se tiendra en octobre prochain au Vatican et dont le document préparatoire comprend des propositions visant à approuver le sacerdoce pour hommes mariés et à aborder le débat sur «le ministère des femmes» dans l’Église.

 

Dans sa lettre, Pell rejoint le groupe de critiques du Synode et du pape, dirigé par un autre «ex», le préfet de la Doctrine de la Foi, Gerhard Müller, qui a qualifié d'"hérésie" la possibilité que les femmes fassent l'Eucharistie. "Müller a écrit une excellente critique", déclare le cardinal australien. "Amazonienne ou non amazonienne, dans tous les pays, l'Église ne peut permettre à aucune confusion, ni même à tout enseignement contraire, de porter atteinte à la tradition apostolique", souligne Pell dans sa lettre écrite depuis la prison d'évaluation de Melbourne, où il passera au moins trois ans et sept mois. Tout cela si l'appel de sa défense ne dure pas, puisqu’elle soulève des «défauts de forme» dans la composition du tribunal qui l'a condamné et elle exige un nouveau procès.

 

"Nous avons des raisons d'être perturbés par l'Instrumentum laboris (document de travail) du Synode sur l'Amazonie", a déclaré Pell. «Ce n’est pas le premier document de qualité médiocre produit par le Secrétariat du Synode», dénonce le cardinal, notant que c’est le pape lui-même qui a reconnu le travail que des milliers de communautés autochtones ont réalisé, pendant des mois, pour lancer leurs propositions qui seront discutées au Vatican.

 

Entre autres choses, l’Instrumentum laboris parle de la possibilité d’ordonner aux viri probati (des hommes au prestige reconnu dans leur communauté), mariés, pour répondre au manque de vocations sacerdotales. Une exception à la norme universelle qui, si elle était approuvée par le Synode, pourrait être étendue à toute l'Église, ce serait sans aucun doute la porte ouverte pour supprimer le célibat obligatoire. Dans le même temps, le document demande au Synode d'identifier «le type de ministère officiel pouvant être conféré aux femmes, en tenant compte du rôle central qu'elles jouent aujourd'hui dans l'Église amazonienne», ce que beaucoup considèrent comme le premier pas à franchir. Et enfin,  de progresser vers la pleine égalité des hommes et des femmes aux postes de responsabilité dans l’Église catholique.

 

Les propositions ont le droit au rejet frontal des secteurs les plus ultraconservateurs, le même qui opposait l'accès à la communion des divorcés remariés et l'approche du mouvement LGTBI approuvée par le Synode sur la famille, et qui a conduit plusieurs cardinaux à susciter publiquement la désobéissance à la norme et au pape. "Un point est fondamental, la tradition apostolique, l'enseignement de Jésus et des apôtres, tirés du Nouveau Testament et enseigné par les papes et les conciles, par le Magistère, est le seul critère doctrinal de tout enseignement sur la doctrine et la pratique", dit Pell dans sa lettre.

 

Mais à force de jouer le malin, les critiques du cardinal Pell risque de lui couter cher comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Pell-violado-reglamento-penitenciario-publicar_0_2148085187.html). Dans cette lettre où le cardinal George Pell attaque le synode sur l'Amazonie et compare ses souffrances en prison à celle de Jésus-Christ sur la croix lui seront coûteuse. Après avoir révélé le contenu d'une lettre manuscrite du cardinal, reconnu coupable de pédophilie, les autorités australiennes vont vérifier si la lettre a été écrite par le détenu, ce qui constituerait une violation du règlement pénitentiaire. La lettre, datée du 1er août et distribuée sur Twitter (dans un compte des supporters du Cardinal Pell), est écrite à la main sur deux pages. Cependant, sa publication enfreint les règles qui interdisent aux détenus de publier sur des réseaux sociaux ou d'utiliser Internet, ou de demander à des tiers de le faire en leur nom. Peu de temps après l'annonce de la nouvelle, ce compte a supprimé ce tweet.

 

Les cardinauxs Pell et Müller représentent l’Église du passé, celle qui a peur du changement, celle qui a laissé les abus sexuels et de pouvoirs se produire, et celle qui s’est détourné des faibles. Leur échec est complet, les écouter n’apportera rien de bon.

 

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Publié le 10 Août 2019

Le Hogar de Cristo a évoqué l'étendue des plaintes contre l'ancien curé décédé en 2010 comme nous le montre cnnchile.com le jeudi 8 août 2019. "Il est de la plus haute importance de préciser qu'il n'a jamais eu le pouvoir d'administrer des fonds provenant directement du foyer", explique-t-on dans le courrier électronique. Vous verrez plus bas, que cette version de l’institution qui a fait son prestige sur ce personnage est contestable tant le pouvoir de Renato Poblete au Hogar de Cristo fut bien plus grand qu’on pourrait le croire.

 

Les frontières signalées d'abus et de viol à l'encontre du prêtre Renato Poblete ont même atteint l'une des représentations les plus emblématiques des jésuites, le Hogar de Cristo. L’institution à laquelle le prêtre décédé était lié depuis plus de 20 ans. «Nous avons connu avec horreur les résultats de l'enquête sur les agressions sexuelles dont Renato Poblete Barth, aumônier du Hogar il y a 20 ans. Nous condamnons fermement les abus commis et faisons preuve de solidarité avec les victimes tout au long de ces années», déclare une partie d'un courrier électronique envoyé par le Hogar de Cristo à ses partenaires. La politique de travail du Hogar consiste à reconnaître les plaintes déposées contre Poblete et à apporter un soutien sans faille aux plaignants.

 

L’un des points sur lesquels l’institution a été le plus interrogée est le traitement de l’argent par Poblete et donc de l’entité elle-même. La déclaration en fait une mention particulière et assure qu’"en ce qui concerne le pouvoir économique qu’il gérait, il est de la plus haute importance de préciser qu’il n’a jamais eu le pouvoir de gérer des fonds provenant directement du foyer", explique-t-il. «Et chaque argent qui entre et sort de notre fondation passe par un processus interne rigoureux et est en même temps audité de manière externe par la société Deloitte. Le Hogar de Cristo est également la première institution de la société civile à incorporer les pratiques recommandées par le Conseil de la transparence», a déclaré le courrier.

 

«Le Hogar de Cristo accueille plus de 32 000 personnes par an grâce à des personnes comme vous qui, par leur engagement, contribuent au travail en faveur de l'inclusion de ceux qui en ont le plus besoin. Le Hogar de Cristo transcende ceux qui y ont travaillé et nos énergies continueront à être utilisées pour faire du Chili un pays plus digne et plus juste», a-t-il conclu.

 

L’affaire Renato Poblete a enchainé une réaction en chaine comme le montre latercera.com le vendredi 2 août (https://www.latercera.com/nacional/noticia/alberto-hurtado-por-caso-poblete/765107/) puisque les religieux ont dû répondre à une préoccupation journalistique liée à la figure d'Alberto Hurtado : «Cela semble une spéculation injuste. S'il y a une personne qui a fait l'objet d'une enquête pour ses processus de béatification et de canonisation, sous tous les angles de sa vie, c’est le père Hurtado.»

 

Cependant, le procureur national Jorge Abbott a déclaré que «le ministère public n'exclut jamais aucun type d'enquête. De nombreuses années ont passé et il est important d'établir des lignes de recherche à cet égard. Nous ne pouvons donc ni l'affirmer ni le nier, car nous devons analyser le fond.» Ce vendredi, celui a abordé la figure d’Hurtado, le directeur social du Hogar de Cristo, Paulo Egenau, a déclaré à la radio T13: «S'il y avait des raisons et des doutes qui donnent lieu à un nouveau regard d'investigation concernant Alberto Hurtado, nous devrons le faire.»

 

Enfin, elmostrador.cl nous apprend ce vendredi 9 août (https://www.elmostrador.cl/noticias/pais/2019/08/09/poder-y-dinero-el-efecto-poblete-que-complican-el-legado-del-hogar-de-cristo/) que le père Renato Poblete s’est constitué un réseau de contacts puissants et influents, fondé sur deux inspirations : le large chemin de la bienfaisance avec la figure d’Alberto Hurtado et l’ouverture commerciale que lui avait donnée le cardinal Raúl Silva Henríquez, par le biais de la Fondation pour le développement, au vu de ses talents financiers. Aidé par son neveu le prêtre Maximiliano Poblete, à la comptabilité, il put étendre le pouvoir du Hogar de Cristo dans les années 1980 sur le monde des affaires émergent, tant et si bien qu’il est devenu l’ami du président actuel, le conservateur Sebastián Piñera. De plus, il s’attachait les donateurs fortunés en faisant les mariages et les baptêmes pour eux. Il fit aussi du Hogar de Cristo un point de rencontre pour les hommes d’affaire, les visages de la télévision et de la politique lors des mythiques cènes Pain et Vin, que les élites maintiennent encore actives. En gros, tout le monde savait, mais personne n’a rien dit.

 

Mais les cas d'abus sexuels à son encontre sont devenus un «flanc ouvert» pour le Hogar, où l’institution tente de séparer les eaux du legs du prêtre interrogé, afin de résister à la débâcle financière qui dure depuis des années et qui s'intensifie aujourd'hui. Un éventuel retrait des partenaires - le maillon essentiel de leur financement et de leur subsistance - est une "peur palpable" parmi leurs dirigeants et leurs travailleurs, ce qui poussa le Hogar de Cristo à contacter ses 363 818 partenaires le 31 décembre 2018 de ne pas s’inquiéter des révélations du rapport Brown.

 

Devant cette affaire qui touche les Jésuites chiliens, on apprend ce vendredi que Gabriel Roblero est nommé nouveau provincial de la Compagnie de Jésus au Chili. Cette nomination intervient quelques jours après le rapport lapidaire Bown, qui révèle que 22 femmes, dont quatre mineures, ont subies les abus commis par le jésuite Renato Poblete. Il assumera ses fonctions le 2 septembre (https://www.elmostrador.cl/noticias/pais/2019/08/09/nombran-a-gabriel-roblero-como-nuevo-provincial-de-la-compania-de-jesus/).

 

Enfin, si vous voulez une enquête plus étoffér sur le sujet, je vous mets le lien en dessous de l’article de Régine et Guy Ringwald sur le site de Nous Sommes Aussi l’Église : «Le Père Renato Poblete : une icône, et aussi un homme d’affaires».

 

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https://nsae.fr/2019/08/09/chili-poblete-%E2%80%89polvete%E2%80%89-les-jesuites-a-leur-tour-dans-la-tourmente/

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