Publié le 30 Novembre 2019

Abus sexuels dans l'Église : la commission Sauvé a débuté son tour de France en rencontrant les victimes de Lille

Vendredi 29 novembre, Lille accueillait la commission Sauvé, créée par l'épiscopat catholique pour mesurer l'ampleur des abus sexuels commis depuis 1950 dans l'Église comme nous le montre Clara De Beaujon dans france3-regions.francetvinfo.fr ce samedi 30 octobre 2019.

 

Les rangs étaient clairsemés mais l'amphithéâtre de Sciences Po Lille était rempli de doutes et de craintes. Des victimes sont venues faire part de leurs interrogations et de leur souffrance devant la commission. Jean-Marc Sauvé, le président de la commission,  a dû répondre avec empathie aux réserves de l'assistance quand à l'impartialité de sa commission. Oui, son instance est financée par l'Église, à hauteur de 3 millions d'euros via les évêques et les congrégations, mais elle est indépendante, clame Jean-Marc Sauvé. "Il est tout à fait légitime que vous posiez ce genre de question", estime-t-il. "Regardez le pedigree" de ses membres, tous bénévoles, argumente l'homme. "Nous n'avons pas la réputation d'être (...) des gens accommodants" ni de "mettre" la poussière sous le tapis".

 

Une fois la présentation de la commission achevée, les témoignages se succèdent sous les yeux de l'archevêque de Lille. Monseigneur Ulrich a fait part de son étonnement de voir autant de victimes prendre la parole dans la salle. Un membre de l'association de victimes La Parole libérée, agressé "pendant deux ans au collège des jésuites à Lille", raconte son difficile parcours et ses deux tentatives de suicide. Il a contacté la Ciase. "Le seul ressenti que j'en ai eu, c'est qu'à travers toutes les questions, on voulait établir des statistiques". "Bien sûr, il y a un travail de recherche (...) et les chiffres auront de l'importance. (...) C'est d'abord de l'humain dont il s'agit", se défend Alain Corbier, un autre membre de la commission.

 

Jean-François, 47 ans, essaie de "contenir son émotion". Des questions, il "en a trop". En 1983, il a été victime "d'attouchements et de viol" de la part d'un "prêtre charismatique, très apprécié" de la paroisse d'Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), "muté précipitamment" et aujourd'hui décédé. "J'ai appelé la Ciase, je suis tombé sur quelqu'un d'adorable", explique-t-il. Mais "j'ai été déçu car j'attendais qu'on me donne des informations sur ce prêtre", pour "savoir s'il était déjà connu pour des faits similaires". "Que faites-vous des informations qu'on vous donne ? Parce qu'on se met un peu à nu...", dit-il.

 

Depuis juin 2019, les victimes de pédophilie dans l'Église peuvent être auditionnées pendant deux heures, selon leur demande, ont expliqué les membres de la CiaseMarie-Noëlle, agressée par une "sœur homosexuelle" au sein d'une congrégation religieuse a regretté que l'appel à témoignage ait été peu relayé, en juin, dans certaines paroisses du Pas-de-Calais. Elle s'est aussi inquiétée de l'indemnité perçue par les victimes en novembre dernier, alors que la commission ne doit rendre ses recommandations qu'au premier trimestre 2020. 

 

Ce début de tour de France intervient la même semaine où les victimes du père Preynat ont été entendues à Lyon (Rhône), dans le procès en appel du cardinal Barbarin, jugé pour ne pas avoir dénoncé le prêtre pédophile. La Ciase se rendra d'ailleurs dans la ville prochainement ainsi qu'à Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Toulouse et Nantes. 

 

La commission Sauvé a choisi de sensibiliser et d’écouter, et d’après son président les informations provenant des archives pourraient s’avérer plus riches que celles des témoignages, et selon lui la vérité germera au croisement de toutes les sources qui pourront être mobilisées (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Abus-sexuels-Lille-franchise-emotion-entre-Commission-Sauve-victimes-2019-11-30-1201063641).

 

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Publié le 30 Novembre 2019

"La justice évite la recherche du symbole" : aucune condamnation n'a été requise vendredi 29 novembre 2019 contre le cardinal Philippe Barbarin, jugé en appel à Lyon pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d'un prêtre du diocèse comme le montre L'Obs avec l’AFP.

 

L'avocat général Joël Sollier a appelé la cour à rendre une décision "raisonnée et sereine", en distinguant le "cas individuel" de l'archevêque de Lyon des "fautes morales et pénales" commises par l’Église face à la pédophilie de certains de ses prêtres. "Je suis soulagé, je m'en remets à la décision de la justice (...) Et je veux dire aux victimes que je (ne) pense qu'à elles", a déclaré Mgr Barbarin devant la presse au sortir de la salle d'audience. La cour rendra son arrêt le 30 janvier.

 

En première instance déjà, le ministère public avait suggéré de relaxer le Primat des Gaules, plus haut dignitaire catholique du pays. Mais le tribunal correctionnel l'avait condamné, le 7 mars, pour ne pas avoir dénoncé les agressions commises sur des scouts, avant 1991, par le père Bernard Preynat. Une décision retentissante dont l'onde de choc s'était propagée jusqu'au Vatican, qui avait refusé la démission du prélat dans l'attente de son procès en appel.

 

Comme les juges, l'avocat général a retenu la prescription des faits datant de 2010, quand Preynat avait avoué ses agissements au cardinal et qu'il n'avait rien dit. Mais à la différence du tribunal qui a condamné les faits de 2014, quand une victime, cette fois, avait informé Mgr Barbarin sans qu'il dénonce le prêtre, Joël Sollier estime que l'archevêque n'a pas eu, alors, la volonté d'entraver la justice. Aux yeux des juges de première instance, le cardinal a voulu "préserver l'institution" et éviter le scandale public, comme le lui enjoignait Rome.

 

L'avocat général se refuse, lui, à lui reprocher de ne pas avoir dénoncé des faits vieux de trente ans : il y voit une "conception extensive" du droit qui "fait courir le risque d'ajouter de l'injustice à l'injustice". Á l'issue du réquisitoire, François Devaux, cofondateur de l'association de victimes La Parole libérée qui porte la procédure, s'est défendu d'être dans le "symbole". "Il y a des faits qui sont caractérisés et cela a déjà été souligné par la condamnation en première instance", a-t-il commenté. À ses yeux, le ministère public, qui avait classé sans suite une première enquête en 2016, n'est "pas à la hauteur".

 

Pour la défense au contraire, "à aucun moment le cardinal ne s'est rendu coupable de la moindre infraction", concédant seulement des "erreurs" et "maladresses" dans la gestion du cas Preynat. "Est-ce qu'une procédure pénale où l'on utilise un symbole, un relais, ce n'est pas le danger ? (...) Ici, lui se retrouve seul à porter le poids de l'absence de paroles de tous", a lancé l'un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, dont le client "ne mérite pas ce pilori qu'il subit depuis des années".

 

Selon lui, les neuf plaignants, à travers cette procédure, expriment "une forme de déception qui vient surtout du traitement du père Preynat par l'Église depuis le début des années 1990", le cardinal Barbarin n'arrivant qu'à la fin de ce processus, en 2002. "J'ai entendu de la douleur, j'ai saisi cette douleur, mais est-ce que cette douleur c'est le droit ? Est-ce qu'elle peut permettre de condamner un homme parce qu'il serait l'incarnation d'une institution ?", a martelé l'avocat pour qui l'archevêque n'avait pas à porter plainte à la place des victimes de Preynat. "Il est insupportable d'entendre que se substituer à elles, c'était les priver de leur liberté de parler, quand elles disent que parler était au-dessus de leurs forces", a rétorqué Me Elsa Loizzo, avocate d'une partie civile.

 

Sa consœur Me Raphaëlle Hovasse a soutenu "l'utilité de dénoncer, y compris des faits prescrits" car c'est bien "grâce au témoignage d'Alexandre Hezez", la victime venue voir Mgr Barbarin en 2014, que l'enquête sur les abus du père Preynat a débuté. Et "qu'en janvier, dix personnes vont pouvoir se constituer parties civiles" devant le tribunal correctionnel qui jugera le prêtre, défroqué en juillet. "Vous avez raté le rendez-vous avec votre histoire", a lancé Me Yves Sauvayre, avocat d'un autre plaignant, au cardinal, dont la défense martèle au contraire que sans lui, personne n'aurait porté plainte.

 

Comme le montre Bernadette Sauvaget dans Libération.fr (https://www.liberation.fr/france/2019/11/29/proces-barbarin-les-lecons-d-un-scandale_1766343), en la matière, Barbarin n’a pas fait mieux que ses prédécesseurs contrairement à ce que disent ses soutiens clamant qu’ils paient pour les cardinaux Albert Decourtray et Louis-Marie Billé. L’actuel archevêque de Lyon a commis les mêmes erreurs qu’eux. Ce qui n’aurait dû être que l’affaire Preynat est donc devenu l’affaire Barbarin. De juin 2014 à août 2015, l’archevêque de Lyon n’a pas su ou voulu prendre les décisions qui s’imposaient : relever immédiatement de ses fonctions un prêtre et favoriser efficacement l’ouverture d’une procédure judiciaire à son encontre afin que Preynat soit jugé pour ses abus sexuels. De par sa position et sa notoriété, le prélat l’a payé en termes de réputation. Avant même la vague #MeToo, l’association de victimes fondée dans le sillage de l’affaire, la Parole Libérée, a envoyé un message essentiel : aucun puissant ne sera plus à l’abri s’il a manqué à son devoir de protéger l’enfance. En 2020, quoi qu’il en soit de la décision judiciaire le concernant, Barbarin va très vraisemblablement quitter son poste, avec la trace indélébile d’un destin fracassé.

 

La cour d'appel de Lyon rendra sa décision le 30 janvier dans l'affaire Barbarin. Espérons que le cardinal Barbarin ne s’en sorte pas, car il a laissé un prêtre pédophile au contact d’enfants jusqu’en 2015, le déplaça en 2011 suite au signalement d’une de ses victimes et l’a promut en 2013. S’il ne voit pas ses torts, c’est qu’il est tout simplement insensible à la souffrance des victimes du père Preynat.

 

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Publié le 28 Novembre 2019

LeMonde.fr avec l’AFP nous montrent que son procès en appel, alors qu’il a été condamné en mars pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles d’un prêtre de son diocèse, s’est ouvert jeudi 28 novembre 2019 à Lyon. Il reconnaît des «torts», mais conteste toujours sa culpabilité.

 

«Quelle est la raison de votre appel ?», lui a demandé, jeudi, le président de la cour, Eric Seguy, en entamant son interrogatoire sur les faits. «C’est un droit que la justice française me donne, je le saisis parce que je n’arrive pas bien à voir en quoi je suis coupable et quels sont les faits qu’on me reproche», a répondu l’archevêque de 69 ans. «J’ai reconnu des torts ou des difficultés, mais je n’ai pas pensé que j’avais à aller devant la justice et je crois que lui non plus, lors de ma rencontre avec M. Hezez en 2014. Ce n’est passé ni dans sa tête ni dans la mienne.»

 

Alexandre Hezez, un ancien scout de la région, avait mis au courant le cardinal, en 2014, des agressions qu’il avait subies dans les années 1980 d’un prêtre du diocèse, Bernard Preynat, destitué par l’Église en juillet et qui doit être jugé en janvier 2020. «Les faits pour lui étaient prescrits et empêchaient une action devant la justice. J’ai donc agi devant mon autorité à moi, celle de Rome», se défend l’archevêque. Le cardinal Barbarin «ne m’a jamais, jamais, jamais demandé de trouver d’autres victimes», a affirmé à la cour Alexandre Hezez dans l’après-midi, «c’est une transformation de la vérité», «je ne peux pas laisser dire ça». En 2015, M. Hezez avait finalement pris la décision de porter plainte auprès du parquet de Lyon, malgré cette prescription, déclenchant l’ouverture de l’enquête sur le père Preynat, dont neuf victimes ont ensuite décidé de poursuivre le cardinal pour non-dénonciation.

 

Jeudi après-midi, les parties civiles ont pressé de questions le primat des Gaules, souvent brouillon et répétitif dans ses réponses. «Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de dénoncer des faits à la justice ?», lui demande Me Raphaëlle Hovasse. «Consulter le procureur, y compris le procureur général, pour savoir ce que je dois faire, oui, cela m’est arrivé», répond l’archevêque.

 

«Consulter, mais pas dénoncer», rétorque l’avocate. «Et pourquoi ne l’avez-vous pas fait dans ce dossier, appeler le procureur ou lui écrire ?», relance-t-elle. Et le prévenu de répéter, comme un leitmotiv, qu’il ne savait pas «comment faire» avec des faits anciens. «On va essayer de clarifier» ce que vous saviez avant 2014, lance plus tard Me Jean Boudot, manifestement agacé par l’attitude de l’archevêque. «Les rumeurs sur Preynat, c’était quoi ? Il leur apprenait à tricher au Monopoly ?»

 

«C’était pas clair, donc voilà, personne ne m’a rien dit. Personne n’est venu me voir, on m’a dit qu’il y avait des “trucs” qui remontaient à Decourtray», répond-il, en évitant de parler d’«abus sexuel», comme si le mot restait tabou dans sa bouche. En 2010, pourtant, il avait convoqué le prêtre pour l’interroger sur son passé, avant de le renommer à la tête d’une paroisse. Son seul souci, explique-t-il, était alors de savoir s’il avait pu recommencer ses agressions après 1991. «Pourquoi on me reproche de l’avoir cru ? On ne le reproche pas à la police aujourd’hui, alors qu’il est libre et qu’il peut aller à la sortie d’une école s’il le souhaite», a lancé le cardinal à la cour, sans sourciller.

 

Des témoins affirment avoir parlé à l’archevêque bien avant, «dès 2002», soutient un ancien prêtre prénommé François, qui le révèle dans une interview au quotidien Le Parisien de mercredi. La défense du Primat des Gaules dément.

 

Consternant de voir le cardinal Barbarin faire l’autruche, lui qui a laissé un prêtre pédophile au contact d’enfants jusqu’en 2015 alors qu’il était au courant de sa dangerosité depuis 2002, et qui n’est intervenu contre la pédophilie cléricale sous la pression des victimes du père Preynat, après un ignoble «La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits» en 2016.

 

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Publié le 28 Novembre 2019

Bernadette Sauvaget dans Libération.fr le mercredi 27 novembre 2019 nous montre que condamné à six mois de prison avec sursis en mars, l'archevêque a fait appel et comparaît une seconde fois, jeudi à Lyon, devant les juges. L'affaire Preynat-Barbarin a provoqué une véritable déflagration dans le catholicisme français depuis trois ans.

 

Philippe Barbarin n’en démord pas. Le cardinal archevêque de Lyon revient, jeudi, devant les juges de la cour d’appel de sa ville pour tenter d’effacer le déshonneur d’une sanction judiciaire. Le 7 mars, le primat des Gaules a en effet été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements pédocriminels d’un prêtre de son diocèse, Bernard Preynat, au cœur d’un vaste scandale de pédophilie qui a éclaté publiquement à l’automne 2015.

 

Ce n’était pas une première en France. Avant Barbarin, deux autres prélats catholiques avaient été déjà sanctionnés par la justice pour de tels faits : l’évêque de Bayeux et Lisieux, Pierre Pican, qui avait écopé de trois mois de prison avec sursis en septembre 2001, et l’ex-évêque d’Orléans, André Fort, qui a été condamné, lui, à huit mois de prison avec sursis en novembre 2018. Mais l’un et l’autre, par souci d’apaisement, avaient renoncé à faire appel.

 

«Le choix de Barbarin de contester sa condamnation a été plutôt mal compris dans les milieux catholiques, commente la sociologue des religions Céline Béraud. Majoritairement, les catholiques considèrent que Barbarin a au moins commis une faute morale.» Et fait preuve de graves manquements à sa fonction en ne traitant pas le cas Preynat, connu depuis longtemps au sein de la hiérarchie de l’Église pour ses penchants pédophiles. Preynat (qui sera, lui, jugé du 13 au 17 janvier) les avait d’ailleurs confirmés à Barbarin en 2010, mais avait soutenu qu’il n’avait pas commis d’abus depuis 1993. Sur les bases de ces dires, Barbarin avait promu Preynat comme curé doyen, en charge de plusieurs paroisses, et sans l’éloigner du contact des enfants.

 

En juillet 2014, un quadragénaire et ancien scout, Alexandre Hezez, avait alerté Barbarin, affirmant avoir subi des agressions sexuelles de la part de Preynat. L’archevêque avait longuement attendu avant de relever le prêtre de ses fonctions et n’avait pas non plus signalé ces agissements à la justice. C’est ce qui a valu à Barbarin d’être condamné en première instance. Le tribunal a estimé que le prélat a voulu «éviter le scandale» et préféré «prendre le risque d’empêcher la découverte de très nombreuses victimes d’abus sexuels par la justice et d’interdire l’expression de leur douleur».

 

L’affaire Preynat-Barbarin a provoqué une véritable déflagration dans le catholicisme français, dans le sillage de la création, à l’hiver 2015, de l’association de victimes La parole libérée, qui regroupe d’anciens scouts ayant subi les abus de Preynat, reconnus par le prêtre lui-même au cours de l’enquête. Pour la première fois en France, des victimes de prêtres pédophiles se manifestaient collectivement, entraînant la révélation de nombreuses autres affaires. Et c’est une révolution sociale qui a eu lieu avant même le déclenchement du mouvement #MeToo. Elle se poursuit avec, ces derniers mois, la mise en place de plusieurs autres collectifs de victimes d’abus sexuels dans l’Église, notamment en Vendée et dans les Alpes-Maritimes.

 

«Dans leur majorité, les catholiques ont pris conscience, en France, de la gravité des abus sexuels commis par des clercs», remarque Céline Béraud. Une profonde crise de confiance s’est installée vis-à-vis de la hiérarchie catholique, en particulier des évêques. L’épiscopat a tenté de réagir en mettant en place des cellules d’écoute, des protocoles d’accord avec la justice, des sessions de formation pour sensibiliser à la question. Toutefois, la crise n’est pas résolue et suscite des débats sur l’exercice du pouvoir au sein du catholicisme.

«Le cardinal Barbarin n’a guère plus d’appui auprès de ses collègues évêques», souligne un théologien catholique. Mais malgré un désaveu assez général, le cardinal lyonnais bénéficie encore de soutiens dans les milieux catholiques attachés à la défense de l’institution. «Ses supporters estiment généralement qu’il paie pour ses prédécesseurs à la tête du diocèse de Lyon», pointe un religieux catholique. Ce genre d’argument a été réfuté lors du premier procès.

 

Quoi qu’il en soit du jugement de la cour d’appel, dont le résultat ne devrait pas être connu avant plusieurs semaines, l’avenir du cardinal Barbarin est fortement compromis à Lyon. Même relaxé, le prélat ne devrait pas reprendre ses fonctions à la tête de son diocèse. Pour le moment, celui-ci est administré par un évêque émérite (à la retraite), Michel Dubost, chargé par le pape François de remettre de l’ordre et d’apaiser les tensions. Comme ailleurs en France, l’affaire Barbarin a déchiré le catholicisme local, autant parmi les prêtres que parmi les fidèles. Âgé de 69 ans, le cardinal lyonnais est cependant encore loin de la retraite au regard des règles de l’Église catholique : c’est seulement à 75 ans que ses cadres cessent leur activité.

 

Assez isolé dans l’Hexagone, Barbarin dispose cependant d’une carte maîtresse : le soutien du pape François. Affectif dans ses relations interpersonnelles, le chef universel de l’Église catholique entretient des rapports cordiaux avec le primat des Gaules, l’un des rares évêques français qu’il reçoit à Rome. Et depuis le début de l’affaire, le pape François a manifestement protégé l’archevêque de Lyon. Le 19 mars, il a ainsi refusé sa démission pour la seconde fois. Barbarin au Vatican ? L’hypothèse est assez probable, selon les informations qui circulaient cet automne dans les cercles proches de la curie romaine. A quel poste ? Tout dépendra du résultat du procès. Plusieurs observateurs français considèrent que «nommer Barbarin à Rome serait une faute du pape».

 

Le mutisme du cardinal Barbarin sera examiné, lui qui a laissé en poste un prêtre pédophile jusqu’en 2014 au contact d’enfant, et la décision de la cour d’appel sera importante pour l’avenir afin que l’on réponde réellement à la souffrance des victimes des prêtres pédophiles. La hiérarchie sera enfin obligée de faire quelque chose et de ne plus décevoir tant leurs réponses ont été mauvaises face au fléau de la pédophilie cléricale.

 

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Publié le 27 Novembre 2019

vaticannews.va nous montre dans son article du mardi 26 novembre 2019 que sur le vol le ramenant du Japon au terme de son 32e voyage apostolique, le pape François s'est exprimé sur la situation de plusieurs pays du globe, notamment Hong Kong ou la Bolivie qui d’après le pape a déposé une demande aux Nations Unies qui ont envoyé des délégués, dont quelques-uns de pays européens.

 

Le pape a par ailleurs réitéré son rêve de se rendre un jour en voyage en Chine : «cela me plairait d’aller à Pékin, j’aime la Chine». Interrogé sur la crise actuelle à Hong Kong, il a pointé d’autres crises comme le Chili ou le Nicaragua, en y accolant la France, «la France démocratique, un an de Gilets jaunes !» (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-va-inscrire-l-immoralite-de-la-possession-d-armes-atomiques-dans-le-catechisme-6626426).

 

Il a aussi à nouveau condamné l'usage et la détention d'armes nucléaires, demandant que leur caractère immoral soit inscrit dans le Catéchisme de l'Église catholique. Il a pointé au passage l’incapacité des organisations internationales, comme le Conseil de sécurité des Nations Unies, à prendre des décisions pour réduire l’armement ou éviter les guerres en raison de droits de véto. Et il a critiqué «l’hypocrisie de ceux qui produisent des armements, pays chrétiens ou au moins de culture chrétienne, pays européens ou de culture européenne» (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-va-inscrire-l-immoralite-de-la-possession-d-armes-atomiques-dans-le-catechisme-6626426).

 

«Ils parlent de paix et ils vivent des armes, cela s’appelle de l’hypocrisie», a-t-il souligné. «Une Nation doit avoir le courage de dire, je ne peux pas parler de paix car mon économie gagne beaucoup avec la fabrication des armes», a estimé le pape François, jugeant la paix aujourd’hui dans le monde «très fragile». Au cours d’une conférence d’une heure, le pape François a néanmoins fait une concession au recours aux armes : «la légitime défense», mais «en ultime recours» précédée de médiations diplomatiques (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-va-inscrire-l-immoralite-de-la-possession-d-armes-atomiques-dans-le-catechisme-6626426).

 

Au sujet de l'enquête financière en cours au Vatican, le Saint-Père s'est dit «heureux parce que c'est la première fois au Vatican que le couvercle a été soulevé de l'intérieur, et pas de l'extérieur», y voyant la preuve que «la réforme commencée par Benoît XVI est allée de l’avant». Il a alors raconté en détail comment le responsable du contrôle des comptes l’a alerté sur des agissements suspects et qu’il l’a lui-même poussé à les dénoncer au promoteur de justice, le procureur du Vatican. Après enquête, celui-ci a obtenu du pape la permission de faire les perquisitions et, selon François, les interrogatoires des cinq personnes suspectées doivent bientôt commencer. «On verra s’ils sont coupables ou pas», a-t-il affirmé, tout en rappelant la présomption d’innocence (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Nucleaire-finances-vaticanes-pape-clot-visite-Asie-2019-11-26-1201062928).

 

Et comme le montre le Xavier Le Normand dans la-Croix.com ce mercredi 28 novembre 2019 (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Carmelo-Barbagallo-prend-tete-police-financiere-Vatican-2019-11-27-1201063047), le pape François a réagit très vite en nommant à la présidence de l’Autorité d’information financière, un spécialiste du contrôle bancaire et financier, Carmelo Barbagallo. Le pape François montre ainsi qu’il est déterminé à existant au Vatican.

 

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Publié le 26 Novembre 2019

Nicolas Senèze, à Tokyo, pour la-Croix.com nous montre que c’est avec les jésuites du Japon, dont il rêvait autrefois de faire partie et auxquels il a envoyé plusieurs confrères argentins, dont l’actuel provincial, que le pape François a voulu achever, mardi 26 novembre 2019 au matin, son séjour japonais.

 

Pour cela, il avait choisi pour cadre la prestigieuse université Sophia qui, avec ses 13 000 étudiants, dont 1 400 étrangers, est l’une des plus belles réalisations de la Compagnie de Jésus dans le pays, et un témoignage des liens étroits qui y unissent l’Église et la société.

Une société, a-t-il relevé dans son discours, dans laquelle il aura observé pendant son voyage, « que, malgré l’efficacité et l’ordre (…) l’on cherche et désire, manifestement, quelque chose de plus : une profonde aspiration à créer une société toujours plus humaine, compatissante et miséricordieuse ».

 

Lundi et mardi à Tokyo, le pape François n’a eu en effet de cesse de se confronter aux maux d’une société bien souvent enfermée «dans le cercle vicieux de l’anxiété et de la compétition» ou focalisée «sur la recherche, étouffante et frénétique, de la productivité et sur le consumérisme», comme il l’a résumé lors de la messe célébrée lundi après-midi dans le Tokyo Dome, un immense stade couvert plein à craquer de 50 000 fidèles, plus d’un dixième de la petite communauté catholique japonaise. C’est ainsi que le pape a élevé pour élever la l’immoralité de l’usage et de la possession des armes atomiques, et en encourageant les jeunes à «construire un futur basé sur la culture de la fraternité» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-11/pape-francois-voyage-japon-thailande-retour-avion-rome-vatican.html).

 

Enfin, les évêques américains font bloc derrière le pape François sur le désarmement nucléaire. L’épiscopat d’un des premiers pays à avoir développé cette arme a publié une forte déclaration ce mardi 26 novembre, se joignant à l’appel lancé par l’évêque de Rome au Japon en faveur d’une dénucléarisation totale et intégrale. Pour l’épiscopat américain, «plus qu’un idéal moral», le désarmement nucléaire mondial doit donc être «un objectif politique» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-11/l-episcopat-americain-soutient-le-pape-francois-sur-le-nucleaire.html).

 

L’avion du pape a atterri à l’aéroport de Rome Fiumicino à 16h13 (heure de Rome), au terme de 12 heures 30 de vol. Il achève ainsi son 32e voyage apostolique, d’une durée de huit jours, qui l’a conduit en Thaïlande et au Japon (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-11/pape-francois-voyage-japon-thailande-retour-avion-rome-vatican.html).

 

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Publié le 25 Novembre 2019

RFI.fr nous montre qu’au troisième jour de son voyage au Japon, le pape François a évoqué ce lundi 25 novembre 2019 sa «préoccupation» face à l’usage de l’énergie nucléaire. Et il a appelé à une mobilisation renforcée pour aider les victimes du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 suivi de l’accident nucléaire de Fukushima.

 

Devant le pape, Matsuki Kamoshita qui avait huit ans lorsque des vagues de 15 mètres de haut détruisirent la centrale de Fukushima, raconte : «Nous avons été harcelés après notre évacuation, les évacués étaient traités comme des pestiférés. C’était si dur que j’avais envie de mourir.» Le pape à Tokyo l’écoute attentivement. Matsuki Kamoshita lui demande de prier pour l’élimination de la menace que représente l’exposition aux radiations pour notre avenir. Après son témoignage, le pape François le serre dans ses bras. 50 000 personnes évacuées de Fukushima vivent toujours dans des logements temporaires.

 

En 2016, la Conférence des évêques du Japon avait lancé un appel à l’abolition de la production d’énergie nucléaire. Le pape François est aujourd’hui plus diplomate. Il ne demande pas la fermeture des centrales nucléaires. Il faut réfléchir, déclare le souverain pontife, nous demander quelles sources d’énergie nous voulons utiliser à l’avenir. «Le premier pas, je crois, outre la prise de décisions courageuses et importantes concernant l’exploitation des ressources naturelles, et en particulier concernant les futures sources d’énergie, c’est d’œuvrer et de tendre vers une culture en mesure de combattre l’indifférence», a souligné le pape.

 

Le pape François a rencontré ensuite des jeunes dans la cathédrale Sainte-Marie à Tokyo. Il leur a conseillé de ne pas trop se regarder dans le miroir. Et a souri, avant de dire : «Beaucoup de choses ont été inventées. Mais grâce à Dieu, les selfies de l’âme n’existent pas encore». Et Le pape François qui a présidé une messe, au Tokyo Dome, un vaste stade couvert de la capitale japonaise, a appelé la petite communauté catholique du pays à répondre aux maux de la société japonaise (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/A-Tokyo-pape-denonce-letouffante-recherche-consumeriste-2019-11-25-1201062588).

 

Le pape a été ensuite au Palais impérial pour une conversation privée d'une demi-heure avec l’empereur du Japon Naruhito. En fin de journée, le Souverain Pontife s'est entretenu avec le Premier ministre Shinzo Abe, avant de prononcer un discours aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique du Japon. Le pape est revenu sur quelques aspects caractéristiques de la société japonaise, invitant les gouvernants à toujours être attentifs aux personnes dans le besoin et à se faire «promoteurs de vie», en particulier par le dialogue et la rencontre, avec cet ultime encouragement, «pour façonner un ordre social qui protège toujours davantage la vie, qui respecte toujours plus la dignité et les droits des membres de la famille humaine». (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-11/pape-francois-empereur-naruhito.html, et https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-11/pape-francois-voyage-rencontre-autorites-japon-kantei-shinzo-abe.html).

 

Le pape doit quitter le Japon mardi 26 novembre en milieu de journée, après avoir visité dans la matinée la prestigieuse université jésuite Sophia de Tokyo. Il est attendu en fin d’après-midi à Rome.

 

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Publié le 24 Novembre 2019

L'utilisation de l'énergie atomique à des fins militaires est aujourd'hui plus que jamais un crime. Ce sont les paroles prononcées par le pape à Hiroshima ce dimanche 24 novembre 2019 comme nous le montre fr.euronews.com, lors d'une cérémonie en présence de plusieurs survivants des bombardements atomiques sur le Japon en 1945. "Ici, nous levons nos yeux vers cet endroit qui est un carrefour de vie et de mort, de défaite et de renaissance, de souffrance et de compassion", a déclaré le pape. Il y a rappelé que la «vraie paix» est «le fruit de la justice, du développement de la solidarité, de la sauvegarde de la maison commune et de la promotion du bien commun» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-11/le-pape-a-hiroshima-en-pelerin-de-paix.html).

 

Plus tôt à Nagazaki, le pape François avait aussi dénoncé le "concept incohérent et anachronique de dissuasion nucléaire", une première dans la doctrine catholique. Le pape a ensuite célébré une messe devant quelque 35 000 fidèles réunis dans un stade, où l’on a pu entendre à nouveau entendre son nouveau cri de guerre contre les guerres et appeler durement la responsabilité de chacun ou laissez-les continuer à détruire l’humanité dans «cette troisième guerre mondiale en morceau» (https://www.religiondigital.org/mundo/Misa-Papa-Nagasaki-estadio-Beisbol-victimas-guerras-callar-responsabilidad-sufrimiento-esperanza_0_2179881991.html). Au Japon, les catholiques ne représentent que 0,4 % de la population, moins d'un demi-million de personnes.

 

Plus de 10 millions de Japonais ont signé une pétition réclamant l'interdiction des armes nucléaires de par le monde. Mais le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe ne veut rien entendre. Il estime que, pour sa sécurité, le Japon ne peut pas se passer du parapluie nucléaire de son puissant allié américain (http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20191124-nagasaki-pape-francois-denonce-logique-dissuasion-nucleaire).

 

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Publié le 23 Novembre 2019

L’Express.fr avec l’AFP nous montrent qu’après la Thaïlande, le pape François est arrivé samedi 23 octobre 2019 à Tokyo pour une visite de quatre jours au Japon où il a promis de se faire dimanche l'avocat du désarmement nucléaire depuis Nagasaki et Hiroshima, villes martyres de la bombe atomique. "Sous peu je visiterai Nagasaki et Hiroshima où je prierai pour les victimes du bombardement affreux de ces deux villes et je me ferai l'écho de vos propres appels prophétiques pour le désarmement nucléaire", a promis le pape argentin dans un discours, juste après son arrivée, devant des évêques à la nonciature apostolique de Tokyo, la représentation du Vatican au Japon.

 

Âgé de 82 ans, le souverain pontife a déjà maintes fois exprimé sa fascination pour le Japon où il souhaitait se rendre en tant que missionnaire dans sa jeunesse, un projet auquel il avait dû renoncer après une opération à un poumon.  "Depuis ma jeunesse j'éprouvais de la sympathie et de l'affection pour ce pays. Beaucoup d'années se sont écoulées depuis cette impulsion missionnaire dont la réalisation s'est fait attendre", a-t-il rappelé samedi. Il a atterri en fin d'après-midi à l'aéroport de Tokyo-Haneda, sous la pluie et des bourrasques de vent. Le temps fort de son séjour sera une journée marathon dimanche à Nagasaki (sud-ouest) puis Hiroshima (ouest), où il y a 74 ans des bombes atomiques américaines firent respectivement 74 000 morts et 140 000 morts.

 

Le pape François est le premier pape depuis Jean Paul II en 1981 à se rendre dans l'archipel nippon, qui compte à peine 440 000 catholiques japonais, sur une population totale de 126 millions d'habitants. Les deux principales religions dans le pays, le shinto et le bouddhisme, s'entremêlent dans la vie des Japonais selon les circonstances. Certains éléments du christianisme sont aussi populaires, comme les fêtes de Noël ou les mariages dans des chapelles, mais sans motif religieux. "Nous savons que l'Église au Japon est modeste et que les catholiques sont une minorité. Mais cela ne doit pas diminuer la valeur de votre engagement pour une évangélisation", a lancé devant ses évêques le chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde.

 

Le christianisme a été introduit au Japon avec l'arrivée de premiers missionnaires catholiques en 1549. Mais il a été interdit quelques décennies plus tard et les chrétiens ont été impitoyablement persécutés, torturés et exécutés s'ils n'abjuraient pas leur foi.  Le pays s'est isolé du reste du monde du début du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XIXe. Quand des missionnaires sont revenus à cette époque, ils ont découvert avec surprise l'existence de "chrétiens cachés" dans la région de Nagasaki : des dizaines de milliers de convertis japonais qui pendant plus de 250 ans avaient gardé en secret leur foi catholique en la brassant avec la culture et des rites nippons. Le pape François a rendu hommage dès samedi aux "chrétiens cachés" ainsi qu'aux "martyrs" du Japon, dont le "don de soi pour garder vivante la foi dans la persécution a aidé la petite communauté chrétienne à grandir, à se consolider et à porter du fruit".

 

Le pape doit par ailleurs rencontrer lundi à Tokyo des victimes du "triple désastre" du 11 mars 2011 au Japon: le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. "Le mal ne fait pas acception des personnes et ne demande pas les appartenances; il fait irruption simplement avec sa violence destructrice" a-t-il commenté samedi, en faisant aussi référence au violent typhon Hagibis, qui a tué plus de 80 personnes au Japon en octobre. Le pape François doit également rencontrer lundi le nouvel empereur du Japon, Naruhito, ainsi que le Premier ministre Shinzo Abe.

 

Le pape François sera attendu dans une Église qui peine à retrouver un second souffle et dont les fidèles devront être le moteur d'un changement.

 

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Publié le 23 Novembre 2019

En Thaïlande, le pape met en garde une jeunesse obsédée par le consumérisme

L’AFP nous montre ce vendredi 22 novembre 2019 que le pape François a mis en garde vendredi en Thaïlande la jeunesse contre "le consumérisme" et les dangers de la technologie, appelant aussi l'Église catholique dans ce pays majoritairement bouddhiste à ne "pas avoir peur" d'adapter son discours pour attirer de nouveaux fidèles.

 

Á la veille de s'envoler pour le Japon, le pape François, 82 ans, a consacré à la jeunesse une grande partie de sa troisième journée de visite en Thaïlande. Et lui a lancé un avertissement. "Les progrès technologiques rapides" peuvent "conduire à la croissance du consumérisme", a-t-il relevé. "Nous pouvons être influencés par les voix de ce monde qui rivalisent pour attirer notre attention", mais elles "finissent par entraîner un vide", a-t-il insisté lors d'une messe dédiée aux jeunes dans la cathédrale de l'Assomption à Bangkok.

 

La Thaïlande est férue de nouvelles technologies. Le pays est l'un des cinq plus gros consommateurs d'internet au monde, chacun s'y consacrant en moyenne plus de neuf heures par jour sur son smartphone, d'après différentes études. Une tendance qui pourrait contribuer à détourner le royaume, à plus de 95% bouddhiste, de la religion. Et encore affaiblir les quelque 400 000 catholiques du pays, ultra-minoritaires mais très actifs dans le domaine éducatif et médical.

 

Évangélisée par des missionnaires européens à partir du XVIe siècle, la Thaïlande "est confrontée à la même situation que d'autres pays du monde, à savoir une crise de vocations en décroissance", reconnaît l'évêque Joseph Pradhan Sridarunsil. Face à cela, le pape François a encouragé l'Église à ne "pas avoir peur" de s'adapter à la culture du royaume pour attirer de nouveaux fidèles.

 

Un discours qui n'est pas nouveau : dans la tradition chrétienne, "l'inculturation" consiste à intégrer les traditions locales dans l'enseignement religieux. "Pour beaucoup la foi chrétienne est une foi étrangère, la religion des étrangers", a décrit le pape. Il faut donc "oser" parler "en dialecte local, aller bien au-delà des simples traductions de textes", a-t-il ajouté.

 

Le pape François ne prône pas le prosélytisme agressif qui a marqué le passé de l'Église catholique, une attitude qui serait très périlleuse pour les chrétiens minoritaires de certains pays moins tolérants que la Thaïlande. Mais il répète sans cesse qu'il faut attirer les fidèles en agissant concrètement sur le terrain.

 

En Thaïlande, les prêtres et évêques doivent se préoccuper du "fléau des drogues et de la traite des personnes" - dont le pape a déploré les ravages à plusieurs reprises lors de sa visite. Ils doivent aussi s'attaquer  aux "inégalités économiques et sociales".

 

Malgré la faible présence catholique dans la région, des dizaines de milliers de fidèles, venus aussi en nombre du Vietnam ou du Cambodge, ont répondu présents lors de cette visite papale. Soixante mille d'entre eux ont assisté à une grande messe, célébrée jeudi en plein air au stade national de Bangkok.

 

Ce vendredi, il a salué longuement les représentants de l'ensemble des cultes de Thaïlande. Puis, de jeunes musulmans venus du sud du pays, en proie à un conflit séparatiste qui a fait quelque 7000 morts depuis 2004, ont chanté pour lui aux côtés de chrétiens dans une grande université de Bangkok.

 

Le souverain pontife s'envole samedi pour le Japon, une deuxième étape beaucoup plus politique puisqu'il se rendra à Nagasaki et Hiroshima, où il y a 74 ans deux bombes atomiques américaines firent respectivement 74 000 et 140 000 morts. À Nagasaki, au Japon, le dimanche 24 novembre, le pape y publiera un message sur les armes nucléaires et il participera, le soir, à Hiroshima, à une rencontre interreligieuse sur le lieu même de l’explosion de la première bombe. Les Japonais attendent une parole forte du pape sur le sujet des armes nucléaires et veulent que le pape appuie une politique de désarmement réaliste (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Au-Japon-pape-redira-non-armes-nucleaires-2019-11-22-1201062145).

 

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