Publié le 31 Décembre 2019

Une nouvelle année arrive, et si nous suivions ce que souhaite le pape François pour l’Église, c’est-à-dire qu’elle change comme il l’a fait savoir lors de ses vœux à la curie le 21 décembre et lors de la messe de Noël 2019.

 

Les exemples à suivre peuvent être ceux de ces prêtres qui ont vécu Vatican II, dans l’ouvrage de Nicolas de Brémond d’Ars, Catholiques, rouvrez la fenêtre. Mémoires de prêtres qui ont vécu Vatican II publié le 24 octobre 2019, où ils ont vécu le concile comme une libération du carcan qui les enfermait dans une Église catholique figée dans ses certitudes. Une période de changement rapidement fermée dans les années 1980, permettant les dérives et une exacerbation du pouvoir clérical autour de mouvements déviants. Pour eux, il est temps que les catholiques rouvrent la fenêtre car ‘Il faut être prêt à vivre dans un monde qui change, sans regret, dans la confiance. Un changement, c’est un appel à vivre autrement, sans résignation et sans angoisse’.

 

Ou bien René Poujol, qui raconte son analyse sur la crise actuelle de l’Église dans Catholique en liberté, publié le 24 octobre 2019. Dans celui-ci, il interpelle sa hiérarchie sur ses dérives centralisatrices, cléricales et dogmatiques, ses amis catholiques sur leurs travers moralisateurs et intransigeants, et ses concitoyens sur les dérives d'une société qui, au nom d'une laïcité dévoyée, refuse d'entendre la sagesse des grandes traditions religieuses. Il plaide pour le pluralisme et la liberté des enfants de Dieu.

 

Ou encore la plate-forme espagnole ‘Théologie pour une Église en sortie’, qui a débuté le 19 décembre 2019 sur Religion Digital, pour être un espace de réflexion pour ceux qui «pagayent avec le pape», et dont plus de 30 théologiens ont déjà rejoint l'initiative et leurs contributions apparaîtront chaque semaine dans RD. La plateforme est toujours ouverte à de nouvelles incorporations. Ses Seules exigences sont d’être théologien et de parier sur Vatican II et les réformes du pape François. Elle doit est d'offrir une réflexion qui guide et crédible aux chrétiens, aux fidèles des autres religions et aux non-croyants de toute religion.

 

Ou enfin, Anne-Marie Pelletier qui dans L'Église des femmes avec des hommes publié le 5 septembre 2019 fait le constat d’une Église où les  stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d’hommes – des clercs en l’occurrence. La prise en compte des femmes questionne donc à frais nouveaux l’identité de l’Église, l’économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Il est temps de mettre en avant le «temps des femmes» qui cherche à advenir et peut apporter du renouvellement dans l’intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l’imaginaire en monde chrétien.

 

Ce souhait de réformes a été bien mis en avant par le cardinal Carlo Maria Martini sous la formule : «L’Église a besoin de constantes réformes». Et selon lui cette «force réformatrice doit naître à l’intérieur de l’Église.» L’Église doit donc renoncer à son attitude défensive et rechercher des idées nouvelles. Et si comme le cardinal Martini, nous choisissions «une Église qui suive la voie de la pauvreté, de l’humilité, libre à l’égard des pouvoirs de ce monde.» Et elle doit donc pour cela «ouvrir un espace aux personnes capables de penser avec ouverture, encourager «surtout ceux qui sentent petits et pêcheurs». En gros, une «Église jeune» qui nous permet de rêver.

 

Un souci de réforme tout autant partagé par Laurent Grzybowski et Anne Guillard dans Une autre Église est possible, publié le 22 novembre 2019, qui veulent une Église moins dogmatique et plus incarnée, moins moralisatrice et plus joyeuse, moins infantilisante et plus égalitaire. Il faut donc réfléchir à  l'exercice du pouvoir, le partage des responsabilités entre clercs et laïcs, la formation des prêtres et des fidèles, l'accès des femmes aux ministères, la place des plus pauvres dans les communautés paroissiales ou encore la qualité des liturgies. Ils veulent diffuser un message d'espoir : "Oui, une autre Église est possible !"

 

Une autre Église est possible, mais elle ne le sera pas avec ces jeunes prêtres chanteurs, ou porteurs de soutanes aimant les titres de «Don», et trop centrés sur la morale, qui perpétueront le cléricalisme responsable de tous les abus de pouvoirs et sexuels que nous connaissons actuellement. Il est grand temps que les laïcs que nous sommes mènent un travail d’égal à égal avec les évêques pour être au cœur de la réforme de l’Église.

 

Merci et bonne année à tous !

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Publié le 30 Décembre 2019

religiondigital.org nous montre le dimanche 29 septembre 2019 qu’AP a atteint ce nombre en comparant ces listes avec les bases de données des prêtres accusés enregistrés par le groupe BishopAccountability.org, puis en suivant les documents de faillite, les poursuites judiciaires, les informations sur les règlements, les rapports des jurys d'enquête et les articles de presse.

 

Les responsables ecclésiastiques affirment qu'en l'absence d'un aveu de culpabilité, ils doivent peser la publication du nom qui nuirait à la réputation des prêtres qui peuvent avoir été faussement accusés. En identifiant les prêtres accusés, soulignent-ils, ils se prêtent également aux demandes de ceux qui se disent innocents.

 

Plus d’une centaine d’anciens membres du clergé qui ne figuraient pas sur les listes des diocèses ou des ordres religieux ont été signalés pour des délits sexuels, y compris le viol, la demande de relations sexuelles et la réception ou la visualisation de pornographie juvénile. Les prêtres décédés qui n'avaient qu'une seule accusation contre eux, les prêtres ordonnés dans d'autres pays et, parfois, les diacres ou séminaristes expulsés avant d'être ordonnés ont été enlevés des listes.

 

En plus de cela, AP a trouvé environ 400 autres prêtres et membres du clergé accusés d'abus alors qu'ils servaient dans des diocèses qui n'avaient pas encore publié de listes. D'autres, comme Poster, ont été exclus par des détails techniques. Son nom n'a pas été inclus lorsque le diocèse de Davenport, en Iowa, a publié la première liste d'une vingtaine de prêtres avec des signes crédibles en 2008.

 

Le diocèse a déclaré que son crime de posséder plus de 270 vidéos et photographies de pornographie juvénile sur son ordinateur de travail ne constituait pas à l'origine une infraction car il n'y avait pas de victime directe. Moins d'un an après sa sortie de prison, il a reconnu s'être masturbé parmi les buissons d'une propriété de l'Église, qui borde un lycée catholique. Malgré cela, le diocèse ne l'a pas inclus. De plus, il a ensuite violé les conditions de sa probation en reconnaissant qu'il avait eu des contacts avec des mineurs.

 

La pornographie juvénile a été incluse dans son statut de maltraitance des enfants en 2011 et, bien que le diocèse ait promis de mettre à jour sa liste d'agresseurs comme l'exige un plan de mise en faillite approuvé par le tribunal, il n'a jamais inclus Poster. "C'était un oubli", a déclaré à l'AP le diacre David Montgomery, porte-parole du diocèse. Les gens ont été tenus informés de l'affaire par le biais de communiqués de presse publiés depuis l'arrestation de Poster jusqu'à son expulsion du sacerdoce en 2007, a-t-il ajouté. Poster, qui vit maintenant à Silver Spring, dans le Maryland, a refusé de commenter lorsque l'AP l'a contacté.

 

"Personne ne devrait penser 'Ah, les évêques publient leurs listes, il n'y a plus rien à faire'", a déclaré Terence McKiernan, co-fondateur de BishopAccountability.org, un groupe qui surveille la crise des abus depuis près de deux décennies et a étiqueté les prêtres accusé. Il a tout à fait raison.

 

Ensuite, Bruno Bouvet (avec CNN Chili et Il Sismografo), nous montre dans la-Croix.com ce lundi 30 décembre 2019 (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/nominations-pape-Chili-font-pas-lunanimite-2019-12-30-1201068984) qu’alors que le pape François a nommé deux nouveaux archevêques à Santiago et à Puerto Montt, vendredi 27 décembre, des voix s’élèvent au Chili dans la presse chilienne, sur les réseaux sociaux et chez une partie des fidèles pour protester contre ces choix dans une Église gravement atteinte par le scandale des abus sexuels.

 

En cause : la proximité supposée du capucin espagnol Mgr Celestino Aós Braco, 74 ans, jusque-là évêque de Copiapó, nommé administrateur apostolique du diocèse, avant, qu’il soit donc désigné, vendredi 27 décembre comme archevêque de plein exercice de la capitale chilienne et surtout de Mgr Luis Fernando Ramos Pérez, jusqu’ici évêque auxiliaire de Santiago, avec les évêques ayant participé à l’enfouissement de cas d’abus sexuels dans l’Église chilienne, et notamment pour le dernier avec le cardinal Ezzati.

 

La communauté des laïcs d’Osorno, diocèse dont Mgr Barros fut l’évêque, a décoché les premières flèches contre Mgr Ramos Pérez, aussitôt déclaré «persona non grata». «Il appartient à un cercle de pouvoir qui opère dans une Église qui ne veut pas de réforme», a déclaré son porte-parole Mario Vargas, estimant que le nouvel archevêque a protégé Mgr Barros, lui-même accusé d’avoir «couvert» Fernando Karadima dont la mise au jour des multiples abus a révélé la grave crise de l’Église chilienne.

 

«Ces personnages n’ont rien à voir avec l’Église de Jésus-Christ et le renouveau que la hiérarchie ecclésiastique chilienne devrait mener, sans taches et à la recherche d’une nouvelle renaissance», indique, par ailleurs, la communauté des laïcs d’Osorno, dans un communiqué. Ces propos sont à l’unisson de nombreux commentaires qui affleurent dans la presse chilienne et sur les réseaux sociaux, reprochant aux deux nouveaux archevêques d’appartenir à l’ancien système. Là encore, les mots les plus durs sont adressés à Mgr Ramos Pérez, auquel est accolé le substantif de «complice». Face à ces critiques, Mgr Ramos Pérez, s’est dit «attristé» et a réfuté toute volonté de camoufler des abus sexuels.

 

Ces nominations épiscopales sont seulement les deuxièmes au Chili depuis la renonciation simultanée de tous les évêques du pays. En juin dernier, le pape avait ainsi nommé deux évêques auxiliaires pour Santiago. Mais l’une de ces nominations avait tourné court, l’un des deux prêtres concernés ayant démissionné avant même d’avoir eu le temps de recevoir la consécration épiscopale. Cette décision avait été prise à la suite de la polémique suscitée par certaines de ses déclarations sur les abus et sur les femmes.

 

Le pape François aura fort à faire, car les évêques chiliens en grande majorité ont fait partie du système de dissimulation des crimes des prêtres pédophiles. Il devrait sans doute penser à prendre des hommes sentant l’odeur de leur brebis, plutôt que de garder des hommes de pouvoir et des courtisans.

 

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Publié le 29 Décembre 2019

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org qu’en l’Angélus du jour de la fête de la Sainte Famille, le pape François met la famille de Nazareth comme exemple de "réponse chorale à la volonté du Père", un modèle "pour nos familles, afin que parents et enfants se soutiennent mutuellement en adhérant à l’Évangile, fondement de la sainteté de la famille", et de solidarité avec "toutes les familles du monde qui sont forcées à l'exil".

 

Comme le montre le père James Martin sur sa page Twitter (@ JamesMartinSJ), dans l’Évangile de ce jour, «nous lisons comment Jésus, Marie et Joseph sont revenus de leur temps de réfugiés et sont venus à Nazareth (Mt 2). Là, ils ont vécu la «vie cachée», la vie ordinaire de la plupart des familles d'aujourd'hui: aimer, travailler, lutter, se réjouir...» 

 

Il nous livre aussi cette belle hypothèse montrant que Jésus était pleinement homme : «Dans le livre de John Meier «A Marginal Jew», sur le Jésus historique, il passe en revue les raisons pour lesquelles les Évangiles ont si peu à dire sur les 30 ans de Jésus à Nazareth. Sa conclusion : sa vie était ordinaire, il ne s'est pas passé grand-chose que les évangélistes considéraient comme intéressant à enregistrer»,  «sauf pour la visite du temple».

Mais plus enthousiasmant est cet appel du prêtre de ma paroisse Michel Clincke pour l’égalité homme-femme dans l’Église, ne supportant plus qu’on lise Colossiens 3, 12-21 et son fameux «Femmes, soyez soumises à vos maris» que l’on répète répète-t-on encore à chaque dimanche de la sainte Famille et sans sourciller et qui pour lui ne doit «plus être pris comme référence pour parler de la famille et tout particulièrement de la relation Homme/Femme», surtout que Paul n’en est pas l’auteur.

 

Le père Michel Clincke souligne que Paul dans sa lettre aux Galates (3,27-28) que «Tous et toutes en égalité absolue et radicale en Christ. Toutes et tous en égale dignité en Christ ! Cette nouveauté chrétienne qui affirme l’égalité fondamentale devant Dieu de tout être humain, quels que soient son origine, sa condition sociale ou son sexe sonne comme un véritable coup de canon révolutionnaire dans le contexte sociétal de l’époque basé et structuré sur ces oppositions frontales et mortifères entre juifs et païens, esclaves et hommes libres, hommes et femmes.»

 

Paul défendra aussi dans la 1ère lette aux Corinthiens le droit et l’autorité des femmes à prophétiser et enseigner dans les assemblées liturgiques (1 corinthiens 14,36), car «la femme n’est pas différente de l’homme et l’homme de la femme devant le Seigneur» (1 corinthiens 14,10-11). «Et Paul ne se privera pas de se faire accompagner de femmes comme Apôtres comme il le dit en Romains 16 : la liste est longue : Phoebé notre sœur diacre, Prisca, Junia «l’éminente Apôtre», Persis, Julie…»

 

Mais ce souci d’égalité va partir bien vite : «Malheureusement, 30 ans après ce jaillissement du spécifique chrétien affranchi du modèle socio-culturel du monde païen ambiant, les lettres aux Colossiens et aux Éphésiens, qui ne sont pas de Paul vont réintroduire ces modèles patriarcaux et machos fondés eux sur la subordination, l’infériorité et la soumission des inférieurs aux supérieurs. Ils vont reprendre ce que l’on appelle «Les codes domestiques» des Grecs et des Juifs et les imposer de nouveau aux chrétiens. L’ordre social dominant ne pouvait admettre l’égalité entre l’esclave et son maître, entre les enfants et les parents et entre la femme et l’homme. Les communautés citadines chrétiennes n’eurent pas le courage et la force de s’opposer aux contraintes patriarcales de la vie gréco-romaine en vivant des audaces égalitaires de Paul et de l’Évangile. Ces codes doivent donc aujourd’hui être abandonnés : ils sont obsolètes et caducs : les femmes, les enfants et les esclaves mis tous sur le même statut de la soumission, de l’infériorité et de subordination est dépassé, funeste et scandaleux.»

 

Pour éviter cette trahison, nous devons traduire cette égalité de la manière suivante : «Femmes et Hommes, aimez-vous les uns les autres comme le Christ nous a aimés; Parents et enfants, développez-vous dans l’accueil, l’écoute et le dialogue en Christ; Citoyens de tous pays, cultivez-vous dans la justice sociale, la liberté et la fraternité en Christ !»

 

Comme le montre Timothée  2,12-14, l’Église peut revenir en arrière, régresser et perdre le sel de l’Évangile en bafouant toutes les saveurs évangéliques et pauliniennes fondamentales de l’égalité de l’homme et de la femme.  Il conclut qu’"En cette fête de la sainte famille, redisons-nous : «Femmes et Hommes, aimez-vous les uns les autres comme le Christ nous a aimés; Parents et enfants, développez-vous dans l’accueil, l’écoute et le dialogue en Christ; Citoyens de tous pays, cultivez-vous dans la justice sociale, la liberté et la fraternité en Christ.»"

 

Après l'Angélus, le pape a condamné le massacre terroriste de Mogadiscio (Somalie) et a montré sa proximité avec les familles des victimes et avec tous ceux qui pleurent leur perte. L’attentat à la voiture piégée a fait au moins 79 morts et des dizaines de blessés samedi dans un quartier animé de Mogadiscio, l'attaque la plus meurtrière depuis deux ans dans la capitale somalienne, régulièrement ciblée par une insurrection islamiste (https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/au-moins-79-morts-dans-un-attentat-a-mogadiscio_2112894.html).

 

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Publié le 28 Décembre 2019

DP avec l'AFP nous montre dans son article du vendredi 27 décembre 2019 pour france3-regions.francetvinfo.fr que deux victimes de Bernard Preynat, ex-prêtre qui sera jugé pour agressions sexuelles en janvier à Lyon, s'opposent à la publication de leurs témoignages dans un recueil à paraître trois jours avant le procès, le 13 janvier prochain.

 

Lundi prochain, ces deux victimes de Bernad Preynat assignent en référé, devant le tribunal de grande instance de Lyon, l'association La Parole Libérée et l'éditeur parisien du livre "Abusés", pour obtenir la suspension de sa sortie prévue le 10 janvier. Leurs témoignages y figurent parmi ceux d'une quinzaine de victimes de Bernard Preynat, désignées seulement par leur prénom. Auparavant, tous ces écrits avaient été publiés - à leur demande - sur le site internet de La Parole Libérée, association créée fin 2015 quand l'affaire Preynat a éclaté.

 

En avril, la maison d'édition Temps Présent a demandé à François Devaux, un des cofondateurs de l'association, l'autorisation de publier ces témoignages dans un recueil. François Devaux a accepté sans consulter les victimes, ce que les plaignants lui reprochent. "C'est comme si on me volait des mots, qu'il m'a été très, très difficile d'écrire. Je ne l'accepte pas (...) On ne m'a jamais demandé mon avis (...) c'est un but totalement mercantile et mes mots ne sont pas là pour ça", juge l'un d'eux, auteur d'un mail véhément envoyé récemment à M. Devaux avec des journalistes en copie cachée. Ce dernier reconnaît "une maladresse" : il pensait que l'autorisation de publication sur le site vaudrait aussi pour le livre.

 

"Ce recueil est un beau projet que La Parole Libérée avait à cœur de soutenir", ajoute M. Devaux en précisant que les droits d'auteur - environ 700 euros au total sur les 1000 exemplaires tirés, estimation de l'éditeur - seront reversés à l'association. L'affaire intervient dans un contexte de tensions au sein de l'association, en particulier entre l'autre plaignant, Pierre-Emmanuel Germain-Thill, et les responsables historiques de La Parole Libérée dont fait partie M. Devaux. Tous deux se retrouveront sur le banc des parties civiles au procès de Bernard Preynat, du 13 au 17 janvier devant le tribunal correctionnel de Lyon.

 

Dommage de voir ces désaccords entre les victimes de Bernard Preynat se montrer au grand, juste avant le procès, et cela même si les droits d’auteur seront reversés à l’association, car certains ont l’impression d’être floués.

 

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Publié le 27 Décembre 2019

Ouest-France avec l’AFP nous montre ce vendredi 27 décembre 2019 que selon le «Washington Post», l’ancien cardinal américain Theodore McCarrick a versé plus de 600 000 dollars en près de 20 ans à des responsables religieux, dont deux papes. L’homme avait été défroqué en février pour avoir agressé sexuellement un adolescent dans les années 1970. Il avait été longtemps très influent pour lever des fonds américains pour le Saint-Siège.

 

Selon le Washington Post, qui cite d’anciens responsables religieux et a consulté des archives de ces transactions financières, Theodore McCarrick a versé depuis 2001 plus de 600 000 dollars à des ecclésiastiques, des employés du Vatican, des conseillers du pape et Jean-Paul II et Benoit XVI. Plusieurs de ces destinataires, au nombre supérieur à 100, étaient directement chargés d’enquêter sur les accusations d’agressions sexuelles contre Theodore McCarrick, aujourd’hui âgé de 89 ans, écrit le quotidien américain.

 

À Washington, le prélat disposait d’un fond spécial via lequel il levait de l’argent et le redistribuait sans supervision. Jean-Paul II aurait reçu 90 000 dollars alors que Benoit XVI aurait pour sa part reçu 291 000 dollars. Des porte-parole des anciens papes et du Vatican n’ont pas commenté ces informations. Ces sommes ont pu être reversées à des œuvres de charité, précise le Washington Post.

 

Ces cadeaux "n’ont jamais influencé les décisions du cardinal en tant que membre du Saint-Siège", a déclaré un porte-parole du cardinal Leonardo Sandri, qui a reçu 6 500 dollars de la part de Theodore McCarrick dans les années 2000. On a beaucoup de mal à le croire.

 

En août 2018, l’archevêque italien Mgr Carlo Maria Vigano avait provoqué une bombe médiatique en accusant le pape François d’avoir longtemps gardé sous silence les comportements de prédateur du cardinal McCarrick, déchu quelques semaines plus tôt après des accusations concrètes d’agressions sexuelles. Le pape François avait par la suite annoncé une enquête approfondie dans les archives du Vatican.

 

Le pape François n'apparaît pas sur la liste des récipiendaires des fonds de McCarrick examinés par le Post. Le chef de l'Église a promis une «tolérance zéro» et a adopté en mai une mesure historique pour obliger ceux qui connaissent les abus sexuels dans l'Église à les dénoncer à leurs supérieurs (https://www.religiondigital.org/america/Theodore-McCarrick-Iglesia-Wojtyla-Ratzinger-religion-Wojtila-abusos_0_2189781035.html).

 

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Publié le 27 Décembre 2019

Adélaïde Patrignani, à la cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va que le jeudi 26 décembre 2019, l’Église universelle célèbre la fête de saint Étienne, premier martyr chrétien, dont le témoignage de foi est rapporté par le livre des Actes des Apôtres, ce qui pourrait «paraître déplacé», est toutefois «en harmonie avec la véritable signification de Noël», selon le pape.

 

Avant la prière de l’Angélus, le pape a présenté ce diacre comme un exemple pour aujourd’hui, exemple de ressemblance au Seigneur et d’évangélisation : «doux et courageux, humble et noble, non-violent». Il «nous enseigne à annoncer le Christ à travers des gestes de fraternité et de charité évangélique».

 

Son témoignage constitue pour aujourd’hui une «source d’inspiration pour le renouvellement de nos communautés chrétiennes». Celles-ci, a rappelé le pape François, doivent rejoindre les périphéries existentielles, les lieux où «il y a davantage soif d’espérance et de salut». Ces communautés ne doivent pas suivre «la logique mondaine», ni mettre au centre «leur propre image», «mais uniquement la gloire de Dieu et le bien des personnes, spécialement des petits et des pauvres».

 

Il a enfin invité les fidèles à se rappeler «tous les martyrs d’hier et d’aujourd’hui», - «aujourd’hui, il y en a tant !», a-t-il ajouté - à se sentir «en communion avec eux», et à leur demander «la grâce de vivre et de mourir avec le nom de Jésus dans le cœur et sur les lèvres», comme l’a fait saint Étienne

 

Il faut rappeler que la fête liturgique de saint Étienne, premier martyr de l’histoire du christianisme, est l’occasion de rappeler qu’un très grand nombre de chrétiens - environ 10% de l'effectif total - sont encore persécutés aujourd'hui dans le monde (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-12/saint-etienne-martyr-persecution-chretiens-catholiques-monde.html).

 

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Publié le 25 Décembre 2019

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre dans son article du mercredi 25 décembre 2019 que lors de sa traditionnelle homélie de Noël, le pape François a célébré, mardi 24 décembre dans la soirée, l’amour «inconditionnel» et «gratuit» face à la logique marchande, devant des milliers de fidèles. «Noël nous rappelle que Dieu continue d’aimer tout homme, même le pire», a souligné le chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, lors de la messe dans la somptueuse basilique Saint-Pierre de Rome, en Italie.

 

Le pape François a aussi invité chacun à s’investir dans le don, dans la dynamique ouverte par Dieu qui a donné son Fils à l’humanité. «Nous changeons, l’Église change, l’histoire change quand nous commençons non pas à vouloir changer les autres, mais nous-mêmes, en faisant de notre vie un don» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-12/messe-nuit-de-noel-pape-francois-basilique-saint-pierre.html).

 

Il a enfin demandé aux fidèles de ne pas oublier de «dire merci», notant que «c’est le meilleur moyen pour changer le monde». «N’attendons pas que notre prochain devienne bon pour lui faire du bien, que l’Église soit parfaite pour l’aimer, que les autres nous considèrent pour les servir. Commençons les premiers», a encore conseillé le pape.

 

Comme le montre euronews.com (https://fr.euronews.com/2019/12/25/noel-des-messes-de-minuit-celebrees-partout-a-travers-le-monde), pendant ce temps, des millions de fidèles célébraient l'avènement du Christ partout dans le monde. Dans la partie ouest de Bethléem, des milliers de chrétiens se sont rassemblés en l'église Sainte-Catherine, pour une messe de minuit célébrée par Pierbattista Pizzaballa, l'administrateur apostolique du patriarcat latin de Jérusalem. D'autres centaines de fidèles ont même suivi l'office depuis l'extérieur via des écrans.

 

Quelques chrétiens de la bande de Gaza devraient s'y retrouver, mais en nombre inférieur par rapport aux années précédentes, Israël ayant accordé moins de permis de sortie de l'enclave palestinienne sous blocus israélien. Plus de 300 personnes ont néanmoins été autorisées à quitter la bande de Gaza pour l'occasion, sur les 950 ayant demandé une autorisation, selon un porte-parole des Églises de Terre Sainte.

 

Les chants ont résonné jusqu'en Chine, qui compte une douzaine de millions de catholiques. A Pékin, des centaines de fidèles se sont réunis pour une messe de Noël. Des célébrations auxquelles assistaient également une foule compacte réunie en l'église Saint-Antoine, à Istanbul, en Turquie, pour célébrer l’avènement du Messie.

 

Enfin, comme le montre L’OBS ce mercredi (https://www.nouvelobs.com/monde/20191225.AFP1181/a-noel-le-pape-appelle-a-garantir-la-securite-au-moyen-orient.html), le pape François a appelé mercredi la communauté internationale à "garantir la sécurité" au Moyen-Orient, là où de nombreux enfants "subissent la guerre et les conflits", particulièrement en Syrie et a alors appelé "les gouvernants et la communauté internationale à trouver des solutions qui garantissent la sécurité et la coexistence pacifique des peuples de la région" dans son message de Noël en forme de tour d'horizon d'une "humanité blessée" sur tous les continents avec une pensée de "soutien pour le peuple libanais" - secoué par un mouvement de contestation politique sans précédent - espérant que le pays "redécouvre sa vocation d'être un messager de liberté et d'harmonieuse coexistence pour tous".

 

Bergoglio a regretté en outre que plusieurs nations du continent américain "traversent une période d'agitations sociales et politiques". Le peuple vénézuélien, très "éprouvé par des tensions politiques et économiques", doit obtenir "l'aide dont il a besoin", a-t-il notamment plaidé, alors que le pays est englué dans une crise profonde avec un recul du PIB de 25,5% et une hyperinflation qui ont poussé des centaines de milliers d'habitants sur les routes de l'exil. Le pape, qui multiplie les gestes diplomatiques et religieux envers la Russie, a également espéré voir aboutir l'aspiration de l'Ukraine "à des solutions concrètes pour une paix durable".

 

Évoquant le continent africain où règnent "violences, calamités naturelles ou urgences sanitaires", le pape François a exprimé son réconfort "à tous ceux qui sont persécutés à cause de leur foi religieuse", et dénoncé les agissements "des groupes extrémistes sur le continent africain, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria". Le Burkina Faso était justement en deuil en ce jour de Noël, après une nouvelle attaque djihadiste d'envergure qui a fait 42 morts, dont 35 civils, dans le nord du pays, la pire depuis cinq ans.

 

Le pape, qui a fait du soutien des migrants l'une des priorités de son pontificat, n'a pas manqué de critiquer dans son message "les murs d'indifférence" qui se dressent sur leur chemin. "Dans l'espérance d'une vie sûre", ils finissent par subir "des abus innommables, l'esclavage de toutes sortes et des tortures dans des camps de détention inhumains", a-t-il martelé. Les gardes côtes espagnols ont encore secouru le jour de Noël quelque 200 migrants - hommes, femmes et enfants- qui avaient pris la mer à bord d'embarcations de fortune à partir du continent africain.

 

Le pape a choisi de porter le changement et la paix durant cette période de Noël, malgré les contestations de ses opposants en dehors et au sein de l’Église, et il semble plus que jamais aller de l’avant avec de nouvelles nominations et des exemples forts comme celui de ce crucifix avec un gilet de sauvetage.

 

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Publié le 24 Décembre 2019

Céline Hoyeau, nous montre dans la-Croix.com le mardi 24 décembre 2019 qu’avant tout jugement moral sur l’homosexualité, les évêques allemands ont lancé une réflexion avec des scientifiques et des théologiens sur la question de l’orientation homosexuelle qui, selon eux, est «une forme normale de prédisposition sexuelle» qui «se fixe à la puberté et ne peut être modifiée». Cette formulation, qui entend s’appuyer sur des données scientifiques, apparaît fort éloignée de la formule traditionnelle - devenue inaudible pour beaucoup - du Catéchisme de l’Église catholique qui parle d’homosexualité comme d’«actes intrinsèquement désordonnés». Il faut dire que le Catéchisme ne se penche pas sur la question de l’orientation sexuelle et c’est tout le mérite de ce groupe de travail de convier des experts pour y réfléchir, en amont de tout jugement moral.

 

Comment juger, ensuite, de la moralité des pratiques homosexuelles ? Pour ce qui est des conséquences à tirer de ce présupposé de départ, le communiqué du forum souligne que «toute forme de discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles doit être rejetée», et rappelle à ce sujet les déclarations du pape François dans la lettre post-synodale Amoris laetitia. En revanche, il indique que «la question de savoir si l’interdiction de pratiquer l’homosexualité contenue dans l’enseignement de l’Église est encore opportune», a suscité un vif débat au sein du groupe de travail. Les travaux seront poursuivis à partir de février dans le forum du Chemin synodal «Vivre dans des relations réussies - Aimer vivre dans la sexualité et le partenariat».

 

Selon le cardinal Reinhard Marx, les couples homosexuels peuvent recevoir une bénédiction "dans le sens de la pastorale" dans l'Église catholique. Mais aucune relation de type mariage n'est bénie avec cela, a-t-il déclaré lundi dans une interview accordée à "stern". Le mariage n'est pas non plus possible. "Le sacrement du mariage est basé sur la relation fidèle entre l'homme et la femme, qui est ouverte aux enfants." En même temps, Marx a souligné que les homosexuels sont les bienvenus dans l'Église. Si les personnes dans les relations homosexuelles sont fidèles depuis des années et sont là pour l'autre, alors l'Église ne doit pas faire une "parenthèse avec un signe moins" à propos de cette vie et dire qu'aucune de ces choses ne vaut rien" (https://www.katholisch.de/artikel/24016-marx-homosexuelle-paare-koennen-einen-segen-bekommen).

 

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Publié le 23 Décembre 2019

Jesús Bastante nous montre ce lundi 23 décembre 2019 dans religiondigital.org qu’il a été l'un des premiers plaignants de Marcial Maciel. Il a souffert, comme Félix Alarcón, José Barba ou Fernando M. González, des abus du fondateur de la Légion du Christ et du mépris de l'Église lorsqu'ils ont décidé de les dénoncer. Maintenant, Alberto Athié, analyse dans ses réseaux sociaux le rapport de la congrégation qui montre que, pendant huit décennies, il y a eu au moins 175 abus de mineurs par 33 clercs, beaucoup d'entre eux victimes du Maciel lui-même devenus des prédateurs. Une spirale d'horreur qui ne s'arrêtait pas.

 

Son analyse est certainement dévastatrice, car Athié critique la façon dont la Légion «n'analyse pas la pédophilie cléricale comme un double abus de l'autorité sacralisée qui plie les consciences et soumet violemment les personnes vulnérables, pour la plupart sans âge, manipulées et même menacés à bien des égards. «Bien qu'il reconnaisse que la pédophilie cléricale implique un problème de manipulation du pouvoir sacré, (le rapport) analyse seulement les cas qu'il connaît d'abus sexuels sur des enfants par certains de ses membres cléricaux et conclut qu'il y a 175 cas dans le monde», souligne Athié, qui ajoute que «seulement au Mexique on en détecte plus de 100».

 

«Elle n'analyse pas non plus en profondeur le très grave problème de pédophilie cléricale chez la même personne de Maciel et dans la conception et la construction de la même Légion à l'intérieur et à partir de son fondateur, comme le note le rapport de la commission pontificale qu’a nommé le pape Ratzinger et noté que Maciel avait non seulement commis des actes moralement aberrants, mais de "vrais crimes graves" ... qu'il n'avait jamais eu un véritable "sens religieux" - et pour cette raison il avait remis en question son charisme fondateur - et comment, tout cela, avait endommagé "structurellement" la Congrégation, en utilisant leurs relations et les mêmes éphèbes, pour atteindre leurs objectifs de pouvoir, de relations, d'argent, de vocations, etc.», explique Alberto Athié.

 

Dans le même temps, il dénonce comment le rapport n'analyse pas les cas qui se trouvent dans les archives du Vatican, et que les victimes sont au moins 220. Pourquoi ? Parce qu’«ils protégeaient (Maciel) conjointement la Congrégation des Religieuses et autres Congrégations, le Secrétaire d'État, le Cardinal Sodano puis le Cardinal Ratzinger dans la CDF (Congrégation pour la Doctrine de la Foi), le tout en collaboration avec les autres complices du Saint-Siège de Rome jusqu'à ce que Ratzinger "l'invite" en 2006 à se rendre chez lui pour prier et faire pénitence, jusqu'à sa mort en 2008 sans jamais le toucher (nous avons des photos et des vidéos de ses voyages avec sa femme et sa fille et plusieurs légionnaires jusqu'à sa mort)».

 

«Ce rapport et le précédent sur le père Fernando Martínez - le légionnaire qui est actuellement jugé pour des dizaines d'abus au Mexique et aux États-Unis - montrent son incapacité à résoudre ce problème par et en faveur de la vérité et la justice pour les victimes», conclut Athié, qui démontre comment, dans ce dernier scandale, d'une actualité absolue, on ne parle pas d’il y a 80 ans, mais des dénonciations des derniers mois-, les Légionnaires «l’ont changé d'espace avec les filles et / ou les enfants lorsque des cas de maltraitance ont été détectés et transférés dans un autre espace similaire 6 fois jusqu'à ce qu'il soit envoyé à Salamanque pour y assister des enfants-adolescents puis à Rome où il est protégé même s'il n'exerce aucun ministère».

 

«Les Légionnaires ne considèrent pas qu'entre les données dont ils disposent et celles qui existent réellement, il y a non seulement un nombre qui les dépasse totalement, mais le problème en tant que tel, bien qu'encastré dans leur identité et leur structure, les dépasse partout. La Légion du Christ ne connaît pas ou n'a pas la capacité de résoudre ce problème car, depuis le début, ce qui l'inquiétait, ce ne sont pas les enfants, mais leur utilisation et leur manipulation ainsi que leurs parents à des fins de pouvoir, comme leur fondateur leur a appris...», conclut le militant.

 

Cependant, les victimes ne resteront pas immobiles. Ainsi, comme le rapporte El País, huit victimes du prêtre Marcial Maciel se rendront aux autorités mexicaines en janvier pour demander réparation des abus commis par le fondateur des Légionnaires du Christ. Les victimes - pour la plupart des personnes âgées de plus de quatre-vingts ans - iront à la Commission exécutive pour l'assistance aux victimes (CEAV) du gouvernement du Mexique pour statuer sur ces cas de maltraitance et déterminer le degré d'affectation afin d'obtenir des réparations pour ce qu'ils considèrent comme des dommages moraux commis par Maciel.

 

Enfin, l'archevêque de Monterrey, Rogelio Cabrera, a déploré que le rapport de la Légion "soit en retard, incomplet et soupçonné de ne pas montrer le nombre réel d'abus". «C'est une histoire de silence criminel très grave depuis plus d'un demi-siècle dans laquelle apparaissent ceux qui étaient impliqués, les autorités du Vatican, les dirigeants qui en avaient connaissance, les mêmes Légionnaires qui n'ont pas dénoncé, car ils sont beaucoup de victimes d'eux-mêmes», a souligné le prélat. "Je suis sûr que les victimes ne sont pas satisfaites car de nombreux crimes ont déjà été prescrits et il y a eu un silence complice", a déclaré le prélat, président de la Conférence épiscopale mexicaine.

 

Enfin religiondigital.org nous montre ce lundi (https://www.religiondigital.org/america/Iglesia-mexicana-investigo-millar-abusos_0_2188581125.html) que le nonce apostolique au Mexique, Franco Coppola, a reconnu qu'au cours des 10 dernières années, 426 prêtres mexicains ont fait l'objet d'une enquête pour pédophilie et autres délits, dont 217 ont démissionné. Franco Coppola a déclaré que de toutes ces plaintes, l'autorité judiciaire mexicaine a été informée et si elle demande aux évêques des preuves, telles que des interrogatoires, les évêques ont l'obligation de les déposer. Ensuite, "ils demandent à l'Église de punir la personne responsable en l'empêchant de faire du mal aux autres enfants, ce que l'Église fait en le démissionnant définitivement du fardeau sacerdotal". À l'occasion, a-t-il dit, l'autorité judiciaire n'agit pas en raison d'un malentendu de respect pour l'Église, "mais l'Église, comme Dieu, n'est pas du côté des agresseurs mais du côté des victimes".

 

Concernant le cas du prêtre Fernando Martínez, accusé d'abus sexuels sur mineurs, notamment lorsqu'il était directeur d'un institut des Légionnaires du Christ à Cancun, Quintana Roo, le représentant du pape François au Mexique a déclaré qu'il s'apprêtait à entamer le processus contre lui. Le religieux a assuré que les plaintes avaient été présentées et que l'enquête précédente avait été menée, qui a été envoyée en septembre à Rome, à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est la seule compétente pour juger ces crimes. Il a expliqué que l'enquête a porté sur les responsabilités de Martínez Suárez et de certains de ceux qui l'ont couvert au cours de ces années, et attend les décisions de la congrégation de Rome, qui doit décider où le processus aura lieu. Pour le nonce apostolique, si le processus montre qu'il y a eu une dissimulation généralisée, "cela ne peut pas remettre en question les Légionnaires du Christ, qui prévoient de commencer leur chapitre général le 20 janvier prochain".

 

C’est un avis très naïf, car le mouvement a gardé les charismes déviants de son fondateur, il ne peut rien sortir de bon à lui faire confiance.

 

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Publié le 23 Décembre 2019

LeMonde.fr avec l’AFP et AP  nous montre ce dimanche 22 décembre 2019 que les Légionnaires du Christ, une congrégation de prêtes catholiques, ont publié un rapport interne accablant sur les agressions sexuelles perpétrées par certains de leurs membres.

 

Au moins cent soixante-quinze mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles de la part de membres des Légionnaires du Christ entre 1941 et 2019, dont un tiers par leur fondateur, Marcial Maciel, selon un rapport interne de la puissante congrégation catholique, publié samedi 21 décembre. Les actes ont été perpétrés par trente-trois religieux (prêtres ou diacres) et soixante et onze séminaristes entre la fondation de la congrégation, en 1941, et fin 2019. Le rapport est issu d’une commission créée en juin par le supérieur général de la congrégation, Eduardo Robles Gil. Samedi, jour de la publication du rapport, le pape François a accepté la démission du cardinal Angelo Sodano, doyen du collège des cardinaux à Rome. Comme secrétaire d’État et très proche de Jean Paul II, il avait longtemps bloqué toute enquête sur les accusations d’abus sexuels de la part de Marcial Maciel et de sa congrégation.

 

C’est lui, Marcial Maciel, le fondateur, mort en 2008, qui est au cœur du scandale. Selon le rapport, le prêtre mexicain a abusé soixante des cent soixante-quinze mineurs victimes de l’organisation qu’il a fondée, soit près d’un tiers − et certains étaient ses propres enfants. Le Vatican avait pourtant connaissance, dès les années 1940, de sa pédophilie. Proche de Jean Paul II et très apprécié à Rome pour ses largesses financières, il avait toujours clamé son innocence. Il a fallu pourtant attendre 2006 pour que le pape Benoit XVI le relève de toute fonction au sein de l’Église.

 

En 2010, le Vatican avait placé les Légionnaires du Christ sous sa tutelle. Une enquête avait alors révélé que Marcial Maciel avait mis en place un système de pouvoir basé sur le silence, l’escroquerie et l’obéissance, ce qui lui avait permis de mener une double vie «dénuée de tout scrupule ou véritable sens religieux». Les trente-trois prêtres montrés du doigt dans l’enquête publiée samedi représentent 2,44 % des 1 353 religieux ordonnés depuis 1941, une part bien plus faible que ce qu’ont montré des enquêtes en Australie (7 % des prêtres accusés d’abus sexuels) et aux États-Unis (5,8 %). De ces trente-trois religieux, dix-huit font encore partie de la congrégation, qui précise qu’ils ont été écartés des tâches en lien avec le public ou des mineurs.

 

Sur ces trente-trois personnes, quatorze avaient elles-mêmes été victimes des Légionnaires, ce qui met en évidence l’existence de «chaînes d’abus»«une victime d’un Légionnaire, le temps passant, devient à son tour un agresseur». «En ce sens, il est emblématique que cent onze des mineurs abusés dans la Congrégation aient été victimes du père Maciel, d’une de ses victimes ou d’une victime de ses victimes», peut-on lire dans le rapport.

 

La congrégation fondée par le Mexicain Marcial Maciel (1920-2008) affirme qu’elle avance dans un processus de «réparation et réconciliation» avec quarante-cinq victimes, tout en reconnaissant qu’elle doit encore l’étendre aux autres. «Dans leur grande majorité, les victimes étaient des garçons adolescents entre 11 et 16 ans», détaille le texte. «Il y a probablement plus d’affaires d’abus que ce dont rend compte le rapport et les statistiques devront être régulièrement actualisées», est-il également écrit.

 

Comme nous pouvons le voir, Jean-Paul II a fait confiance a des mouvements déviants, le cardinal Christoph Schönborn accuse même publiquement son entourage immédiat d'avoir couvert les abus sexuels et étrille le pape Benoît XVI pour ses jugements erronés sur le sujet (https://www.quotidiano.net/esteri/abusi-chiesa-1.4913846). De plus en plus de voix demandent la dé-canonisation de Jean-Paul II. Les témoignages sur sa complicité personnelle et active dans la couverture généralisée des abus sexuels sont innombrables.

 

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