Publié le 31 Janvier 2020

José Manuel Vidal nous montre ce vendredi 1er février 2020 que la mémoire est un temple sacré que certaines personnes et associations conservent. L'une d'elle est «We are Church», un réseau de fidèles, né pour défendre les conquêtes du Concile Vatican II pendant la longue nuit noire de l'involution ecclésiale de Jean-Paul II et de Ratzinger. C'est pourquoi, maintenant, sa version italienne "Noi siamo Chiesa" rappelle l'une des icônes de cette lutte, l'évêque français Jacques Gaillot, destitué par Rome, évêque d'Evreux, il y a précisément maintenant 25 ans.

 

C'est pourquoi, au nom de l'association, Vittorio Bellavite, porte-parole de Noi Siamo Chiesa, écrit une lettre sincère à l'évêque émérite, dans laquelle il reconnaît que, depuis son limogeage, "il a apporté l'Évangile au monde, en particulier parmi les marginalisés et les qui souffrent." L’association italienne Noi Siamo Chiesa reconnaît à Gaillot que "son engagement à réformer l'Église, à partir de l'Évangile, est le nôtre et nous le remercions, car son action nous a aidés ainsi que tous ceux qui sont attachés à l'esprit du Concile".

Bellavite finit par louer le geste du pape François, recevant l'évêque autrefois «rebelle», car, avec son geste «il a contribué à résoudre une forte fracture dans l'Église». C'était la réhabilitation publique d'un évêque franciscain avant le pape François, comme en témoignent sa vie et ses œuvres. L'une d'elle est intitulé «Une église qui ne fonctionne pas est inutile».

 

Mgr Gaillot, dans sa lettre de réponse, remercie «We Are Church» pour l’appuie que l’association lui a faite «dans les moments difficiles» et, plein d'espoir, s'assure que «le meilleur reste à venir». Parce que, selon lui, «l'Église est appelée à renaître avec notre bien-aimé pape François, qui est le don de Dieu au monde et aux églises».

 

C’est un bel hommage fait au travail de Mgr Jacques Gaillot , car sa lutte pour les réformes est maintenant récompensée et elle devra se poursuivre à travers tous ceux qui croient que l’Église peut retrouver le sens de l’Évangile.

 

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Publié le 30 Janvier 2020

francetvinfo avec l’AFP nous montre que le cardinal Philippe Barbarin a été relaxé, jeudi 30 janvier, en appel, du chef de "non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs" pour lequel il avait été condamné en première instance à six mois de prison avec sursis, le 7 mars 2019. "Cette injustice est aujourd'hui réparée (...) le cardinal Barbarin est innocent", s'est félicité l'un de ses avocats, Jean-Félix Luciani, après le rendu de l'arrêt de la cour d'appel.

 

En première instance, les juges avaient estimé qu'en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de "préserver l'institution". Le primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé la démission, avait immédiatement interjeté appel, ne s'estimant pas coupable devant la justice des hommes – il avait en revanche demandé "pardon pour [ses] propres fautes" lors d'une messe. "Je n'ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles", a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une "omerta" dictée par le Vatican.

 

Lors du procès en appel fin novembre, l'avocat général Joël Sollier avait réclamé la relaxe, dissociant le "cas individuel" du cardinal Barbarin et les "fautes morales et pénales" commises par l'Église catholique face à la pédocriminalité dans ses rangs. La cour d’appel a considéré, en revanche, qu’on ne pouvait rien reprocher au cardinal après 2014, quand une victime de PreynatAlexandre Hezez – l’a contacté, car celle-ci était en mesure de porter plainte par elle-même, à l’instar de toutes les autres, ce qu’elles ont fait au final.

 

«Il y a forcément un sentiment de déception fort mais la décision n’est pas tendre non plus avec le cardinal Barbarin», a réagi Me Jean Boudot, l’un des avocats des parties civiles, qui compte «rediscuter», devant la Cour de cassation, de la prescription des faits de 2010. Et d’ajouter : «Pour la relaxe sur les faits postérieurs à 2013, la décision de la cour est une décision extrêmement originale, qui vient dire en réalité qu’on n’a pas obligation de dénoncer des violences sexuelles sur mineur une fois que le mineur est devenu majeur. Á ma connaissance, c’est la première fois qu’une cour d’appel rend une décision de ce type-là [qui] paraît complètement incohérente.» «Je ne crois pas qu’il faille regretter tout ce qui a été engagé», a commenté de son côté l’un des plaignants, François Devaux, président de l’association La Parole libérée, pour qui ce scandale a conduit l’Église à se remettre en cause (https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/30/le-cardinal-barbarin-relaxe-en-appel-de-non-denonciation-d-agressions-sexuelles-sur-mineurs_6027811_3224.html).

 

Le cardinal Philippe Barbarin, a annoncé lors d'une conférence de presse dans l'après-midi qu'il remettrait une nouvelle fois sa démission au pape (https://www.bfmtv.com/societe/relaxe-en-appel-le-cardinal-barbarin-va-de-nouveau-presenter-sa-demission-au-pape-1849766.html).

 

Malgré cela, les parties civiles au procès en appel du cardinal Philippe Barbarin, relaxé ce jeudi à Lyon pour ses silences sur les abus sexuels d'un prêtre, ont annoncé un pourvoi en cassation. "Le pourvoi est fait", a déclaré à l'AFP Me Jean Boudot, le jugeant "évident" après une décision de la cour d'appel, selon lui, "totalement originale" au regard de la jurisprudence. "L'interprétation faite par la cour d'appel nous paraît complètement contestable en droit", a-t-il insisté. "Ce pourvoi ne portera certes que sur les intérêts civils mais pour répondre là-dessus, la Cour de cassation devra dire si le droit a été correctement appliqué par la cour d'appel de Lyon", a fait valoir Me Boudot. À défaut de nouveau jugement sur le fond, les parties civiles espèrent ainsi remporter une "victoire de principe" qui leur suffirait car "on s'en fiche au final que Barbarin soit condamné à six mois de prison ou pas", souligne l'avocat (https://www.bfmtv.com/police-justice/relaxe-en-appel-du-cardinal-barbarin-les-parties-civiles-annoncent-un-pourvoi-en-cassation-1849739.html#xtor=AL-68).

 

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Publié le 30 Janvier 2020

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre ce jeudi 30 janvier 2020 que les prêtres avec enfants ne devront pas nécessairement quitter le sacerdoce. Cela a été confirmé par le préfet même de la Congrégation pour le Clergé, Bellarmino Stella, aux questions de l'organisation Coping International, une institution dédiée à la protection des enfants des prêtres.

 

Les numéros, que l'agence a publiés avec la permission de Rome, suggèrent que la racine de la sécularisation du clerc avec les enfants n'est pas le simple fait d'être père, mais "un exercice efficace et responsable de paternité". Ainsi, il est souligné que, "comme pour les" cas de prêtres de moins de 40 ans avec enfants, "il est proposé" d'obtenir la dispense de l'état clérical sans attendre 40 ans, comme le prévoit le règlement. "Une telle décision [...] a pour principal objectif la sauvegarde du bien de l'enfant".

 

Et, précise Stella, l'accent prioritaire "ne se réfère pas seulement au soutien financier", mais aussi "à l'affection des parents, à une éducation adéquate [...] tout ce qui renvoie à un exercice efficace et responsable de la paternité." En fait, ajoute le préfet, bien que la présence d'enfants ait été traitée «comme une raison pratiquement automatique» de la dispense de la prêtrise, la vérité est que «la perte de l'état clérical est imposée parce que la responsabilité parentale crée des obligations permanentes qui dans le La législation de l'Église latine ne prévoit pas l'exercice du ministère sacerdotal.»

 

Cependant, les "exceptions" comprennent "le cas d'un nouveau-né, le fils d'un prêtre, qui dans une situation particulière entre dans une famille déjà consolidée, dans laquelle un autre père assume [...] le rôle de père". L'important est la garde des enfants. Par conséquent, dans un autre cas soulevé, dans lequel le prêtre a "des enfants et des adultes de 20 à 30 ans", la Congrégation pour le clergé "n'oblige pas l'évêque à inviter les prêtres à demander la dispense", mais qui "conseille un discernement plus flexible dans la pratique et les directives rigoureuses de la Congrégation."

 

Ce n’est pas avec des solutions boiteuses qu’on va régler ce problème, la reconnaissance des enfants de prêtes mérite beaucoup mieux que cela.

 

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Publié le 29 Janvier 2020

L’Express.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi 29 janvier 2020 que la cour d'appel de Lyon se prononce jeudi sur le cas du cardinal Barbarin, condamné en mars à 6 mois de prison avec sursis pour n'avoir pas dénoncé à la justice les abus sexuels perpétrés par l'ex-prêtre Bernard Preynat. Pour le Primat des Gaules, c'est l'aboutissement d'un feuilleton qui a débuté en 2015, avec les plaintes déposées par plusieurs anciens scouts victimes il y a une trentaine d'années de l'ancien aumônier de Sainte-Foy-Les-Lyon (Rhône).

 

Quatre ans après, une procédure de citation directe a contraint Philippe Barbarin, pointé du doigt pour avoir tu les abus de Preynat, à comparaître malgré le classement de l'enquête. Un procès très médiatisé qui a plongé l'Église de France dans l'embarras. Á cette heure, la principale interrogation pour l'archevêque de 69 ans réside dans la volonté des juges de suivre ou non les réquisitions du parquet. Ce ne fut pas le cas en première instance. Le ministère public n'avait pas demandé de condamnation mais le tribunal avait finalement condamné en mars 2019 le prélat à six mois de prison avec sursis, conduisant ce dernier à présenter sa démission - refusée par le pape - puis à se mettre en retrait du diocèse.

 

Lors de l'audience d'appel, le procureur général Joël Sollier a réclamé la relaxe, construisant son réquisitoire autour de la dissociation entre le "cas individuel" du cardinal Barbarin et les "fautes morales et pénales" commises par l'Église face à la pédocriminalité dans ses rangs.  Appelant les juges à éviter "la recherche du symbole", il a estimé que l'archevêque n'avait pas eu la volonté d'entraver la justice et souligné qu'il n'était pas souhaitable de reprocher au cardinal de ne pas avoir dénoncé des faits vieux de trente ans, y voyant dans le cas contraire une "conception extensive" du droit qui "fait courir le risque d'ajouter de l'injustice à l'injustice".

 

Ces réquisitions font craindre aux parties civiles une décision défavorable. "Compte tenu du déroulement du procès du mois de novembre, j'ai un peu l'impression que cela ne va pas être jugé en notre faveur. J'ai vraiment senti un avocat général très virulent et une défense du cardinal Barbarin extrêmement sûre d'elle", redoute notamment Pierre-Emmanuel Germain-Thill.

 

Sauf revirement de dernière minute, le cardinal Barbarin n'apparaîtra pas jeudi après-midi face aux juges. "Il n'avait pas exclu d'y être, mais nous lui avons recommandé de ne pas venir", a indiqué à l'AFP son avocat Jean-Félix Luciani, précisant que cet avis avait été émis "au regard de toute l'intendance que cela nécessite, notamment en matière de sécurité, mais aussi pour préserver sa santé". "Il attend la décision judiciaire avec le sentiment de ne pas avoir commis d'infraction pénale, mais ses pensées vont très franchement davantage vers les victimes que vers son propre sort", a-t-il ajouté, en écho aux déclarations du cardinal à l'issue de l'audience en appel. 

 

François Devaux, président de l'association la Parole libérée, partie civile au procès, regrette quand à lui que le cardinal n'ait pas déjà annoncé son départ, selon lui inéluctable, alors qu'il s'est déjà mis en retrait de la gestion du diocèse lyonnais. "J'avais la conviction qu'il nous l'annoncerait avant cette décision. Je pensais que cela aurait été une sortie un peu plus digne. Il ne peut plus rester au diocèse quelle que soit la décision judiciaire, moralement ce serait inacceptable", a-t-il déclaré, impatient de découvrir "le regard que la justice va porter sur tout cela". "Je veux que la justice se positionne puis on verra où se positionne la morale par rapport à ça. J'attends une décision argumentée, motivée qui réponde un maximum à la démarche qui est la nôtre", a-t-il ajouté.

 

Dix jours après le procès de Bernard Preynat, contre lequel ont été requis au moins huit ans de prison, le cofondateur de la Parole libérée observe une "grande différence" dans l'attitude des deux prévenus. "Preynat a reconnu les faits, il ne s'est pas caché, alors que Barbarin n'a pas fait d'examen de conscience, il cherche toujours ce qu'on lui reproche, il fait l'anguille. Je pense que ce n'est pas très glorieux, pas à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre de ces personnes-là".

 

Espérons qu’il ne s’en sorte pas, car ainsi ce sera un exemple notable que l’Église en France n’a pas voulu voir la souffrance des victimes et a laissé de nombreux prêtres pédophiles continuer à s’en prendre à des mineurs. La prescription des faits n’est pas une excuse, la naïveté non plus. Le cardinal Barbarin a fermé ses oreilles, et a cru plus la parole d’un prêtre pédophile que celle de ses victimes.

 

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Publié le 29 Janvier 2020

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre ce mercredi 29 janvier 2020 que parmi les 110 évêques présents au conclave anti-François de Sintra, il y avait au moins trois prélats espagnols, qui ont effacé tous les signes de leur passage sur les réseaux sociaux et les agendas publics. Seul le chilien Juan Ignacio González a été découvert.

 

L'acte de Penha Longa a été organisé - et ce n'est pas la première fois - par l’Acton Institute, un lobby ultraconservateur, financé avec des capitaux américains, et extrêmement critique à la fois avec le pape François et avec les opposants à Donald Trump (en particulier Bernie Sanders). Il est un groupe de réflexion sur la pensée libérale et le défenseur d'une économie de marché libérale à tout prix, fondé et présidé par un prêtre catholique, Robert Sirico.

 

Un Sirico qui, curieux de la vie (ou pas), a présenté ce lundi à Madrid son dernier livre «En défense du marché libre», invité par la Fondation Civismo. Une œuvre, telle que définie par ses fidèles, serait "fondée sur un argumentaire solide, fondé sur des principes moraux qui régissent (également) la sphère publique, pour la défense d'une économie libre. Au regard de la coalition socialiste-communiste qui gouverne aujourd'hui en l'Espagne constitue certainement une véritable bouffée d'air frais."

 

Au cours de celle-ci, Sirico a défendu que "l'économie libre dans une société libre conduit à l'épanouissement de l'être humain" et que "la société libre est une aide, pas un obstacle à la justice sociale". Bien qu'officiellement le prêtre n'ait jamais été ouvertement opposé au pape François (même, l'en-tête de sa page Twitter a une image de lui à côté de Bergoglio), la vérité est qu'il considère que le pape a une "mauvaise" vision du marché, qu’il considère comme "Quelque chose dont il faut profiter, et non quelque chose qui puisse aider à prendre soin des pauvres."

 

Jusqu'à il y a quelques années, les réunions d'Acton étaient axées sur l’épiscopat mexicain (d'où la présence du cardinal Robles Ortega). Par la suite, ses séminaires ont été étendus à d'autres pays d'Amérique latine. Depuis quatre ans, ils ont lieu à Penha Longa. Bien que seulement à cette occasion, comme nous le confirmons, il a explicitement parlé d'opposition aux réformes du pape. La rencontre a eu lieu quelques jours après la polémique autour du «no-book» de Sarah et Ratzinger, et avant la publication de l'exhortation post-synodale sur l'Amazonie.

 

Le lobby défini comme une droite catholique libérale voit le pape François comme "un homme de gauche", un pontife "bien intentionné" mais "économiquement infructueux", avec des idées "anticapitalistes" et "péronistes". La publication de Laudato Si a également été critiquée par l'Institut Acton, bien que les responsables se disent "fidèles à François".

 

Contraitement à cette conspiration qui ne dit pas son nom, une bonne nouvelle est venue puisque le président de la Fondation pour la justice, José María Tomás y Tío, et le président du Conseil valencien des associations d'avocats, Antonio Esteban Estevan, ont annoncé que le Prix des droits de l'homme 2019 a été décerné à José Múgica, sénateur actuel et ancien président de la République d'Uruguay (2010-2015). Mújica a fait de l'Uruguay le pays le plus avancé des Amériques en termes de respect des droits fondamentaux du travail, en particulier la liberté d'association, le droit de négociation collective et le droit de grève. Les axes de sa politique étaient l'éducation et la santé. Il a également créé un plan de logement pour toutes les familles, au sein d'un vaste programme social (https://www.religiondigital.org/baltasar_bueno-_corresponsal_en_valencia/Mujica-Presidente-Uruguay-Derechos-Humanos-iglesia-religion-dios_7_2197950186.html).

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Publié le 28 Janvier 2020

Viol d'une religieuse en Inde, le combat de ses sœurs contre le silence

Constance Vilanova (à Kuravilangad, État du Kerala), nous montre dans la-Croix.com ce mardi 28 janvier 2020 que le procès de Mgr Franco Mulakkal, évêque de Jalandhar, arrêté en septembre 2018 pour le viol d’une religieuse, a été une nouvelle fois reporté.

 

Pourtant, le 8 septembre 2018, pour obtenir justice, les cinq religieuses de la congrégation des Missionnaires de Jésus manifestent pacifiquement devant la Haute Cour du Kerala à Kochi, soutenues par des représentants d’autres cultes et le père Augustine Vattoli, un prêtre du Kerala qui fonde avec elles le mouvement Save Our Sisters (SOS). Après quinze jours de sit-in et d’interventions médiatiques acharnées depuis la place Vanchi, Mgr Franco Mulakkal est relevé de ses fonctions le 20 septembre par la Conférence des évêques catholiques d’Inde. Le lendemain, il est arrêté par la police. Libéré sous caution, vingt-cinq jours plus tard, l’ancien évêque de Jalandhar retourne dans le Pendjab, libre.

 

Dans le Kerala, les religieuses indiennes coupées de leur communauté puisqu’en janvier 2019, la mère supérieure des Missionnaires de Jésus, sœur Regina Kadamthottu, leur a envoyé une lettre leur enjoignant de rejoindre leur couvent respectif et dénonçant de fausses allégations, elles reçurent de nombreuses menaces, loin d’être anodines, depuis elles vivent sous protection policière depuis qu’elles ont pris la défense de leur sœur. Il faut dire qu’en octobre 2018, le père Kuriakose Kattuthara, 61 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre. Ce prêtre du Pendjab avait témoigné contre Franco Mulakkal en août 2018.

 

Au Pendjab, l’évêque, joint par «La Croix», nie les faits en disant que la religieuse ment et qu’elle aurait couché avec son cousin, tout en s’appuyant sur une étude très controversée de 2017 d’une instance qui dépend du gouvernement, publiée après une vague de manifestations féministes contre le viol à Delhi, et disant qu’il se considère en plein cœur d’une «guerre armée, seul contre tous». Alors qu’en avril 2019, Mgr Franco Mulakkal a été formellement inculpé pour avoir violé la victime, il encourt la perpétuité. L’actuel porte-parole de l’Église syro-malabare évoque, lui, un complot mené par les médias locaux et des forces contraires à l’Église.

 

À Delhi, sœur Lucy Kalapura, 55 ans, reçoit devant une banderole estampillée «Save Sister Lucy». Cette franciscaine clarisse est devenue en deux ans la figure de proue de la libération de la parole des religieuses et a participé aux manifestations pacifistes de Kochi. En septembre dernier, son autobiographie, Au nom de Dieu, a eu l’effet d’un séisme. Elle y dénonce les abus d’autorité et sexuels qui ponctueraient la vie des consacrées en Inde. En août 2019, elle est expulsée de sa congrégation pour avoir acheté une voiture à son nom et ne pas partager son salaire de professeur avec sa communauté. «On m’a exclue car j’ai parlé», rétorque la franciscaine. Le 17 octobre 2019, le Vatican a rejeté son appel.

 

En Inde, les religieuses se rebellent contre une hiérarchie qui a cru tout se permettre avec elles, allant des abus moraux et sexuels. Le retour de bâton risquait de venir tôt ou tard.

 

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Publié le 28 Janvier 2020

Antonio Marujo dans religiondigital.org nous montre ce mardi 28 janvier 2020 que 110 évêques (dont trois cardinaux), de 42 pays, se sont réunis à l'hôtel Penha Longa, promu par l'Institut Acton pour l'étude de la religion et de la liberté des États-Unis, l'un des organes les plus critiques de la papauté en Amérique. L'Institut Acton est très critique à l'égard des idées du pape François dans le domaine de l'écologie et de l'économie, la jugeant incompétent pour parler de questions économiques ou écologiques.

 

Le cardinal d'Addis-Abeba, un Mexicain (peut-être Robles García) et un troisième ont dirigé la réunion. Le patriarche de Lisbonne, qui n'était pas présent, a envoyé un message, bien que le diocèse le nie. Le nonce Ivo Scapolo n’y était pas, mais a pu rencontrer les assistants chiliens. D'autres sources soulignent que, parmi les personnes présentes, il y avait au moins trois évêques espagnols.

 

Un des participants a insisté sur le caractère discret et "informel" de la réunion, qui n'avait pas de sujet, mais uniquement pour que les évêques se rencontrent et discutent. Certains ont déclaré qu'il s'agissait d'une réunion "d'étude, de discussion et d'échange d'expériences". Et aussi il y a ceux qui ont avancé le thème : "Foi, raison et justice sociale".

 

Et qu'y a-t-il dans ce vaste sujet ? "Déséquilibres socio-économiques et démographiques et rôle de la foi dans la construction de la justice sociale". En d'autres termes, c’est "le déficit éthique" dans le monde d'aujourd'hui, qui conduit à "la corruption, l'injustice et l'inégalité".

 

Soyons encore plus concrets, selon l’un des participants, un évêque africain : "Les familles doivent être formées par la tendance à diminuer le nombre d’enfants. En Occident, il y a de plus en plus de familles sans enfants et sans animaux, et la famille disparaît. En Asie, les familles vieillissent et en Afrique, la tendance est aussi de réduire le nombre d'enfants", dit-il, anticipant des études sur ce qui se passera dans 50 ans.

 

Comme Antonio Marujo on peut se demander pourquoi autant de secret pour une rencontre qu’on dit ‘formelle’ et le fait que le directeur de communication d’Acton n’a pas de donné de réponses aux questions qu’on lui a posée ? Les ennemis du pape se rassemblent, mais ils ne représentent plus rien.

 

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Publié le 27 Janvier 2020

Comme le montre Bernadette Sauvaget dans Libération.fr le lundi 27 janvier 2020 dans un petit ouvrage où il redit son opposition à la loi bioéthique, Michel Aupetit vante étonnamment les charmes du retrait, le coïtus interruptus, pratique vintage que l’on croyait pourtant réprouvée par l’Église catholique, qu’il juge plus écolo que la pilule. La sortie d’Aupetit commence d’ailleurs à faire jaser dans le petit Landerneau catholique qui se demande, ces dernières heures sur les réseaux sociaux, quelle mouche a piqué l’archevêque.

 

Fustigeant ce qu’il appelle l’irresponsabilité des hommes, Aupetit en appelle aux mânes des ancêtres. «Nos pères et surtout nos grands-pères pratiquaient majoritairement le coïtus interruptus, plus difficile certes, mais plus écologique», écrit-il, dans Humanae vitae, une prophétie, (éd. Salvator, 10 euros). L’ouvrage d’une centaine de pages est destiné à défendre l’encyclique de Paul VI, l’une des plus controversées de l’histoire contemporaine de la papauté. Publiée en 1968, elle interdisait, dans les faits, l’usage de la pilule et avait provoqué, à l’époque, une révolte silencieuse des femmes catholiques qui, nombreuses, étaient passées outre le diktat papal.

 

L’archevêque de Paris approuve-t-il le coïtus interruptus ? Sa formulation le laisse supposer. En tous les cas, Aupetit le préfère nettement à la pilule. «Cette pratique du retrait, même si elle ne correspond pas à un don plénier de soi, les responsabilisait [les hommes, ndlr], et quand l’enfant était là, ils se sentaient vraiment impliqués», poursuit-il. Pour le prélat, les pères d’aujourd’hui seraient-ils donc inconséquents ? Ils apprécieront.

 

Cette promotion du coïtus interruptus a de quoi de surprendre. Depuis le théologien Thomas d’Aquin (au XIIIe siècle), l’un des grands penseurs du christianisme, l’Église catholique le réprouve au nom du crime d’Onan qui, contrairement à ce qu’on croit souvent, ne se limite pas à la masturbation. Dans la pensée catholique, le retrait est juste toléré (au mieux) comme un expédient.

 

Cinquante ans après sa parution, Aupetit défend donc fermement l’encyclique Humanae vitae, encore très controversée. Changement d’époque ! En 1968, l’épiscopat français avait été nettement plus circonspect. L’actuel archevêque de Paris laisse même entendre que la contraception dite artificielle est mère de la débauche et des vices, prenant comme exemple «l’adultère généralisé» dont on fait, selon lui, «la publicité jusque dans les stations de métro».

 

L’archevêque se fait surtout le porte-parole de ce qu’on appelle désormais le bioconservatisme. Au nom de la nature et de l’écologie intégrale, il s’agit de condamner aussi bien la pilule que la PMA, tout en surfant sur la vague écologique. Grand pourfendeur de la nouvelle loi bioéthique, Aupetit n’en démord pas, stigmatisant lourdement les couples homos. «On voit qu’il s’agit plus de combler une frustration dont la légitimité n’est pas évidente aux dépens du bien de l’enfant à naître, lequel risque de devenir un bien de consommation manufacturé», écrit-il au sujet de la PMA.

 

Et pour ne rien arranger comme le montre Mélinée Le Priol dans la-Croix.fr ce lundi (https://www.la-croix.com/Religion/Mgr-Pierre-dOrnellas-interpelle-premier-ministre-bioethique-2020-01-27-1201074505), Dans une lettre ouverte au ton ferme, Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de bioéthique de la Conférence des évêques de France (CEF), interpelle le premier ministre sur la loi de bioéthique actuellement examinée au Sénat qui ne trouve pas «juste» que «la loi interdise de fait à des enfants d’avoir une ascendance paternelle». Mgr d’Ornellas déroule un argumentaire rigoureux mais, cette fois, sans aucune référence religieuse explicite. S’il insiste sur la fraternité, selon lui menacée par un «égalitarisme qui n’ose pas nommer les différences», c’est après avoir précisé que les Français sont «attachés» à ce principe. Et s’il évoque la dignité, c’est en soulignant qu’elle «caractérise le modèle français de bioéthique».

 

Tenant à se situer en dehors du champ des croyances, il relaie une inquiétude souvent entendue chez les opposants au projet de loi, encore descendus dans la rue dimanche 19 janvier : l’ouverture à la GPA, que «rien n’empêchera» si la PMA est étendue aux couples de femmes et aux femmes seules. Sa lettre ouverte se clôt sur un appel à l’encadrement plus strict de techniques qui «rendent possible l’invraisemblable». «Voilà la grandeur de l’éthique qui assure l’authentique progrès, affirme-t-il, savoir réguler et promouvoir l’usage des techniques biomédicales de telle sorte que la ‘fraternité’ soit mieux assurée.»

 

Dommage, on attend mieux de la hiérarchie ecclésiastique que le rappel constant de l’éthique et de la morale chrétienne, au vu de l’échec, elle devrait plutôt avoir un dialogue touchant les pauvres, les étrangers et tous les blessés de la vie.

 

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Publié le 26 Janvier 2020

Nicolas Senèze, à Rome (avec Vatican News), nous montre que le Vatican a annoncé dimanche 26 janvier que le père Gonzalo Aemilius, un Uruguayen de 40 ans, prêtre des rues à Montevideo, sera le nouveau secrétaire du pape.

 

Issu d'une famille aisée de Montevideo, d'une grand-mère juive et de parents non-croyants, Gonzalo Aemilius s'est converti alors qu’il était au lycée, frappé par le sourire et la joie sur le visage de certains prêtres qui aidaient les enfants des rues malgré les menaces de mort. Il décide de devenir prêtre et de consacrer sa vie aux enfants pauvres et abandonnés de son pays. Né le 18 septembre 1979, ordonné prêtre le 6 mai 2006, le père Aemilius a été directeur du lycée Jubilar Juan Pablo II en Uruguay et a étudié la théologie à Rome pendant deux ans (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-01/secretaire-particulier-pape-francois-vatican-pere-aemilius.html).

Aux côtés de l’Égyptien Yoannis Lahzi Gaid, nommé en 2014, le père Aemilius succède à l’Argentin Fabian Pedacchio. Celui-ci travaillait avec le pape François depuis son élection et a réintégré la Congrégation pour les évêques, où il était auparavant. L’annonce de son départ, après six ans de travail auprès de François, avait suscité des rumeurs de démission du pape.   

 

Le pape François lors de son homélie lors de la messe pour le premier dimanche de la Parole de Dieu a comparé ce dimanche la Bible à une "lettre d'amour" de Dieu à l'humanité, et dit que ceux qui suivent Jésus devraient la lire quotidiennement, en gardant l'Évangile à portée de main "sur nos téléphones portables", en étant ouvert à sa parole et ne pas simplement aller à lui avec quelques «prières par cœur» (https://cruxnow.com/vatican/2020/01/pope-francis-says-the-bible-is-a-love-letter-from-god/). À la fin de la messe, le pape a accompli un geste symbolique, en remettant la bible à une quarantaine de personnes (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-01/dimamche-parole-dieu-parole-paralysie-egoisme-francois-messe.html).

 

Après l'eucharistie solennelle du premier dimanche de la Parole de Dieu, le pape François est monté sur la chaise de la fenêtre, pour prier l'Angélus et donner la bénédiction. Dans la catéchèse, Bergoglio invite les fidèles à valoriser et à lire la Parole de Dieu au quotidien, proclame un "plus jamais" retentissant à l'Holocauste, "une immense tragédie pour laquelle l'indifférence n'est pas admissible", et prie pour les morts du Rétrovirus chinois et les lépreux, tout en saluant les enfants et les gamins de l'Action catholique italienne. Parmi les personnes présentes, les Garçons de l’Action Catholique du Diocèse de Rome qui concluent, avec la "Caravane de la Paix", le mois de janvier traditionnellement consacré au thème de la paix. À la fin de la prière de l'Angélus, deux garçons de deux paroisses romaines différentes, invités à l'appartement papal, ont lu un message au nom de l'ACR à Rome (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-Holocausto-denuncia-admisible-indiferencia-Auschwitz-coronavirus-chino-lepra_0_2198780115.html).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualité de l'Église

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Publié le 25 Janvier 2020

Comme le montre vaticanew.va nous montre ce samedi 25 janvier 2020 que la participation personnelle et inédite du président américain à la Marche pour la Vie représente un signal important adressé au mouvement pro-life.

 

De manière inédite pour un président en exercice, M. Trump s’est adressé directement aux milliers de personnes massées sur le National Mall de la capitale fédérale. Une foule, de tous âges, majoritairement blanche, dominée par les bannières des paroisses et des écoles religieuses, venues de tout le pays. «L’enfant à naître n’a jamais eu plus grand défenseur à la Maison Blanche», a affirmé M. Trump sous les acclamations. Reprenant à son compte un vocabulaire religieux, qui ne lui est guère familier, et les accusations récurrentes du mouvement anti-IVG, le président s’en est pris aux «radicaux» démocrates, qui «soutiennent l’avortement jusqu’à la naissance et exécutent des bébés après la naissance». Des affirmations particulièrement infondées dans un pays où 65 % des IVG interviennent à huit semaines ou moins de gestation, la quasi-totalité (91 %) à moins de treize semaines et où seuls 1,3 % des avortements se déroulent après vingt et une semaines, la loi les autorisant jusqu’à vingt-deux semaines (https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/25/donald-trump-se-pose-en-defenseur-des-militants-anti-ivg_6027170_3210.html).

 

Les évêques des États-Unis saluent l'annonce de l'administration Trump qui souhaite introduire de nouvelles mesures pour assurer la mise en œuvre de l'amendement Weldon, la loi fédérale sur l'objection de conscience qui interdit la discrimination par les différents États contre les régimes d'assurance maladie qui ne couvrent pas l'avortement. La décision a été annoncée le 24 janvier, à l'occasion de la marche annuelle de la vie parrainée par l'Église aux États-Unis, à laquelle le président Donald Trump a lui-même participé cette année, alors que le vice-président Mike Pence était reçu par le pape François au Vatican.

 

Le président américain n'a en réalité aucun pouvoir direct sur le droit à l'avortement, il peut agir d'autres façons, en baissant les subventions du planning familial américain ou en nommant des juges conservateurs à la Cour suprême. Ce qu'il ne s'est pas privé de faire à deux reprises, avec Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh. "Je ne pense pas que les neuf Sages reviennent sur le droit à l'avortement, analyse Anne Toulouse, journaliste franco-américaine auteure de Dans la tête de Donald Trump et Bienvenue en Trumpie (Editions Stock). Ils peuvent en revanche favoriser le rôle des États". Ainsi dans le Mississippi, le Nebraska ou le Missouri, on ne compte déjà presque plus de clinique pratiquant l'IVG. Et les restrictions y sont déjà si élevées que la situation ne serait pas très différente s'ils pouvaient de nouveau l'interdire (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/pourquoi-donald-trump-drague-l-electorat-evangeliste_2116316.html).

 

Cette minorité agissante cache une réalité américaine plus contrastée. Une majorité d’Américains (59 %) considère que l’avortement devrait être légal dans « tous ou presque tous les cas » ; 61 % souhaitent que leur Etat adopte des lois facilitant l’accès à l’IVG, plutôt que des textes restrictifs ; et 70 % sont opposés à l’annulation de l’arrêt de 1973, selon un sondage de la Fondation Kaiser Family publié mercredi. Seuls 11 % refusent l’avortement « dans tous les cas », viols et incestes compris (https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/25/donald-trump-se-pose-en-defenseur-des-militants-anti-ivg_6027170_3210.html).

 

Devenue un enjeu politique autant que moral, la mobilisation des anti-IVG se renforce alors que le nombre d’avortements pratiqués aux États-Unis n’a jamais été aussi bas (https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/25/donald-trump-se-pose-en-defenseur-des-militants-anti-ivg_6027170_3210.html). Trump n’a rien d’un pro-vie, ce qu’il veut c’est le vote de la population évangéliste qui ne représente que 15% des électeurs et qui se déplace massivement aux urnes.

 

Comme le signale Oudy Bloch, avocat aux Barreaux de Paris et de New-York en droit pénal, propriété intellectuelle et droit des contrats dans le HuffingtonPost.fr (https://www.huffingtonpost.fr/entry/lacces-a-lavortement-regresse-parfois-jusqua-la-tragedie_fr_5e2af789c5b6779e9c317895) : «Et pourtant, on le sait, ces lois anti-IVG n’ont pas d’effet dissuasif. Une femme qui a pris la décision d’avorter le fera, même clandestinement, quelle qu’en soit la raison et quel que soit le risque. Le lui interdire, la placer dans une situation de détresse sociale, médicale, économique ou judiciaire ne changera pas sa décision mais lui imposera un environnement précaire et dangereux. Ces législations sont d’autant plus injustes et hypocrites qu’elles s’appliquent principalement aux femmes les plus pauvres, sans éducation, sans accès aux méthodes contraceptives, sans assistance ni soutien et qui risqueront la mort ou la prison pour avorter. Celles qui ont de l’éducation et des moyens trouveront, elles, un médecin conciliant, dans leur pays ou ailleurs, pour pratiquer une IVG médicalement sécurisée. Des études prouvent en outre que le nombre d’IVG diminue quand la contraception augmente.

Dans le monde, une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin. Une tragédie à bas bruit pourtant évitable en légalisant l’IVG et en faisant confiance aux femmes.»

 

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