Publié le 29 Février 2020

Xavier Sartre, à la Cité du Vatican, nous montre ce samedi 29 février 2019 dans vaticannews.va que dans un discours transmis ce samedi matin au chapitre général des légionnaires et aux assemblées générales des personnes consacrées et des laïcs de Regnum Christi, le pape François salue les statuts de la Fédération nouvellement créée et encourage ses membres à poursuivre avec humilité le parcours entrepris depuis 2014 et l’éclatement du scandale lié au fondateur de la Légion, le père Maciel, dont il demande de ne «pas le considérer comme un exemple de sainteté à imiter. Il est parvenu à se faire considérer comme un point de référence grâce à une illusion qu’il a été capable de créer au travers de sa double vie».

 

Les légionnaires du Christ doivent continuer leur chemin de rénovation et ne pas regarder en arrière, leur prodiguant plusieurs conseils. Il félicite leur prise de conscience de la «nécessité effective d’un renouvellement» qui les fasse sortir de «l’autoréférentialité» dans laquelle ils s’étaient enfermés.

 

Le pape François salue donc le «courage» qu’ils ont eu de s’ouvrir à l’action de l’Esprit Saint, «entrant ainsi dans un parcours de vrai discernement». «Cela a sollicité un changement de mentalité supplémentaire, parce que cela demandait une nouvelle vision des rapports mutuels entre les diverses réalités qui composent le Regnum Christi.» Le pape reconnait que cela n’a pas été facile.

 

Il s’agit, se réjouit le Saint-Père, «d’une réalité canoniquement nouvelle mais aussi ancienne». Mais, au-delà de ces transformations statutaires, «il reste un vaste champ qui doit être objet de discernement de votre part». «Le chemin doit continuer, en regardant devant, pas en arrière» affirme-t-il.

 

Le pape François exhorte enfin les nouveaux dirigeants à être conscients que «le chemin de renouvellement n’est pas achevé car le changement de mentalité chez les individus et dans une institution réclame beaucoup de temps d’assimilation et donc une conversion continuelle.»

 

Le pape encourage la Légion à poursuivre les réformes, mais subtilement met en avant tout ce qu’il reste à faire, ou bien est-il sceptique de ce changement, car un grand nombre des protégés du père Marcial Macial sont encore là, et la pédophile cléricale y est encore présente. Ce n’est plus un travail de réforme, c’est une refondation totale qu’il faut faire ou abattre les murs.

 

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Publié le 28 Février 2020

20Minutes.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi 28 février 2020 qu’un groupe d’experts mobiles a été mis en place par le Vatican pour aider certaines conférences épiscopales dans le monde à finaliser leurs règles pour prévenir les agressions sexuelles contre des mineurs par des membres du clergé, a annoncé le Saint-Siège ce vendredi.

 

Un an après le sommet de présidents de conférences épiscopales mondiales, cette annonce, destinée aux victimes, risque une nouvelle fois d’interroger sur la lenteur de l’Église. Le pape François avait en effet déjà évoqué lors du sommet de l’an dernier la création d’équipes mobiles de spécialistes pouvant aider certaines conférences épiscopales et diocèses «sans moyens».

 

Il entendait surtout faire pression sur des épiscopats d’Asie et d’Afrique affirmant se sentir peu concernés par les scandales d’agressions sexuelles. L’édiction de ces règles est demandée aux conférences épiscopales depuis 2011, mais le Vatican n’a fourni aucune statistique ce vendredi sur la concrétisation de cette demande. Le père Federico Lombardi, qui avait coordonné le sommet de février 2019, croit savoir toutefois que «seulement une dizaine de conférences épiscopales n’ont pas encore de règles formalisées».

 

Il s’agit essentiellement de pays souffrant de la guerre ou d’une extrême pauvreté, où cela n’est pas considéré comme une priorité. Un «vade-mecum» spécifiant les démarches à entreprendre en cas de soupçon d’agression sexuelle, autre promesse du sommet, sortira aussi prochainement à l’intention des épiscopats de pays manquant d’experts. Le groupe d’experts annoncé vendredi devra être sollicité par les conférences épiscopales, y compris pour mettre à jour régulièrement leurs règles.

 

Le coordinateur maltais du groupe, Andrew Azzopardi, rappelle que ces conseils édictés par chaque conférence épiscopale doivent aborder trois points : comment écouter les victimes, comment mieux former les religieux et laïcs en matière de prévention, et enfin comment agir en cas d’allégation d’agression sexuelle commise par le clergé. Ces règles ne peuvent pas être totalement uniformes pour les épiscopats du monde entier car elles doivent tenir compte des cultures et sensibilité locales, explique-t-il.

 

En décembre, le pape François avait fait un pas important en levant le secret pontifical sur les agressions sexuelles, ce qui permet de livrer aux magistrats de la justice civile des documents internes à l’Église concernant des plaintes ou procès. En mai 2019, l’Église avait en outre modifié le droit canon pour rendre obligatoire le signalement de tout soupçon d’agression sexuelle, de harcèlement, ou de couverture de telles agressions. L’Église n’oblige toutefois pas ses membres à signaler ces affaires aux autorités judiciaires du pays en question, sauf là où la loi locale l’impose.

 

Enfin comme le montre cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-met-en-place-une-task-force-contre-les-abus/) un vademecum rédigé par le professeur maltais Andrew Azzopardi, coordinateur du groupe de travail, sous la supervision de l’archevêque de Malte Mgr Charles Scicluna, devrait prochainement être proposé aux autorités locales. Un rapport trimestriel sera aussi rendu à la Secrétairerie d’État pour rendre compte de l’évolution des travaux. La task force sera dirigée par Mgr Edgar Peña Parra, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État du Saint-Siège. Il sera épaulé par les cardinaux Oswald Gracias, archevêque de Bombay, et Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago, ainsi que par le secrétaire adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi Mgr Scicluna, et le père Hans Zollner, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Ce groupe est financé par un fonds spécial constitué de bienfaiteurs.

 

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Publié le 27 Février 2020

Béatrice Coli dans son article pour 20minutes.fr du jeudi 27 février 2020 nous montre que dans le cadre de son tour de France, la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église sera à Toulouse ce jeudi pour entendre les victimes.

 

Il y a près de quatre ans, l’archevêque de Toulouse relevait de ses fonctions le prêtre de la paroisse de Fronton, condamné dix ans plus tôt à cinq de prison pour viol sur mineur de 16 ans. Á cette occasion, Monseigneur Robert Le Gall en profitait pour jouer la transparence et dévoiler que deux autres prêtres de son diocèse avaient déjà été condamnés pour pédophilie. Pour aider et accompagner les victimes, il avait alors instauré une cellule d'écoute pour venir en aide aux victimes et les accompagner.

 

«Il y a les réunions publiques, mais nous réalisons aussi des auditions de façon confidentielle. Depuis sa création, la commission a recueilli 4500 témoignages par mail, téléphone ou lors de rencontres, nous en avons réalisé 150. Mais tous ne souhaitent pas être entendus en vis-à-vis», précise Alice Casagrande, l’une des 22 membres bénévoles de la CIASE qui sera présente à la réunion.

 

La grande majorité des personnes qui s’adressent à cette commission ont plus de 50 ans, parfois pour des faits prescrits. Á charge de ses membres de mener leur enquête, voir s’il y a traces dans les archives de l’Église d’un problème avec le prêtre incriminé, si l’institution a apporté à cette occasion une réponse, ou pas. D’ici l’an prochain, la CIASE devra faire des préconisations pour éviter de nouvelles affaires comme celle du père Preynat dans le diocèse de Lyon.

 

En attendant, elle recueille les témoignages et oriente les victimes si nécessaires. «Nous avons signalé un certain nombre de cas à la justice, mais toutes les personnes ne souhaitent pas non plus porter plainte. Elles ont besoin d’être entendues, pas forcément de réparation à travers la justice», poursuit Alice Casagrande.

 

Á ses côtés sur l’estrade ce jeudi, Françoise Passuello, directrice de France Victimes 31 viendra apporter son expertise dans l’accompagnement de celles et ceux qui ont subi, parfois durant des années, des actes de pédophilie. «Depuis la création de la commission, nous avons reçu un peu moins d’une dizaine de victimes d’abus sexuels dans l’Église sur les 7000 que nous suivons chaque année. Comme lorsqu’il s’agit d’un oncle ou d’un professeur de sport, nous sommes dans le schéma d’un abus commis sur un enfant sur qui pèse un énorme poids. Avec le fait que ce soit un prêtre il y a encore peut-être plus d’interdits et il y a aussi le poids de l’omerta, parfois celle de l’Église lorsque les faits ont été dénoncés, à laquelle s’ajoute celle de la famille», explique cette spécialiste.

 

Une omerta dénoncée ces dernières années et qui fait face désormais à des structures comme la cellule d'écoute mise en place par le diocèse et animée par trois laïcs. En un peu plus de trois ans, celle-ci a été sollicitée à 34 reprises, dont 14 fois pour des abus sexuels. «Les personnes qui s’adressent à nous s’adressent à l’Église. Elles ne cherchent pas un psychothérapeute, même si des fois elles ont des besoins de cette nature ou d’ordre juridique. Elles ont besoin de savoir ce qui se passe du côté de l’Église, pourquoi ça peut être long ou pourquoi ça n’aboutit pas», relève Hervé Gaignard le vicaire général du diocèse.

 

Sur les 14 cas suivis par la cellule, 70 % concernent des abus ayant eu lieu entre 1940 et 1980, 23 % entre 1980 et 1994, et 7 % des abus depuis 1994. Dans la grande majorité, il s’agissait de cas inconnus jusqu’alors, souvent le prêtre concerné ou le religieux est décédé. «Dans ces cas-là, plus que la procédure, c’est la prise en compte des faits par l’Église qui compte pour la victime. La cellule travaille de la réception des victimes, on les accompagne au niveau humain et pour la gestion de la procédure juridique ou canonique, c’est Monseigneur Le Gall qui s’en occupe», poursuit le vicaire général.

 

L’an dernier, l’archevêque a ainsi reçu en direct des plaintes. L’une concernait un prêtre décédé d’un autre diocèse qui a exercé auprès de jeunes filles dans les années 1960-1970, l’autre contre un prêtre décédé du diocèse de Toulouse qui a abusé d’un jeune garçon dans les années 1950.

 

La CIASE continue son travail de vérité après avoir été en Guadeloupe entre le 18 et 21 février, elle essaye tant bien que mal de mettre en lumière cette omerta au sein de l’Église qui a permise de couvrir les prêtres pédophiles et de faire des évêques leurs complices avec l’encouragement de la papauté qui n’a pas voulu voir ou a couvert ces horreurs.

 

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Publié le 26 Février 2020

dhnet.be avec l’AFP nous montre ce mercredi 26 février 2020 que le pape a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées dans le monde par le nouveau coronavirus ainsi qu'avec le personnel soignant, avant de serrer des dizaines de mains à l'issue de sa traditionnelle audience. "Je désire exprimer de nouveau ma proximité aux malades du coronavirus et aux opérateurs sanitaires qui les soignent, ainsi qu'aux autorités civiles engagées dans leur assistance et l'arrêt de la contagion", a dit le pape François sur la place Saint-Pierre à Rome.

 

Mettant fin aux audiences hivernales dans une salle fermée du Vatican, le pape est arrivé tout sourire sur la place Saint-Pierre à bord de sa "papamobile", saluant une foule de taille modérée (12 000 personnes) où se distinguaient une minorité de fidèles munis de masques chirurgicaux. Á l'issue de l'audience, au lieu de repartir à bord du véhicule comme il le fait la plupart du temps, le pape de 83 ans a pris le temps de serrer les mains de dizaines de fidèles massés au premier rang des barrières de protection, embrassant aussi des enfants, a constaté une photographe de l'AFP.

 

Voici un an, le pape avait fait savoir qu'il ne fallait pas embrasser son anneau, expliquant que cela pouvait propager des microbes entre fidèles lorsque de longues files attendent pour le saluer dans des églises ou des audiences privées au Vatican. L'Argentin Jorge Bergoglio est connu pour ne pas fuir les longues embrassades et les baisers sur la joue ou le front, un contact avec des milliers de microbes potentiels qui ne semble aucunement l'effrayer pour lui-même.

 

Dans son homélie du Mercredi des Cendres marquant le début du Carême, Jorge Bergoglio a demandé aux catholiques du monde entier "d'éteindre la télévision et d'ouvrir la Bible". "C'est le temps de se détacher de son téléphone portable et de se connecter à l'Évangile", ou encore de "renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, aux rumeurs, aux commérages", a plaidé le pape.

 

Dans la tradition chrétienne, le Carême est une période de prière qui se réfère aux 40 jours de jeûne de Jésus retiré dans le désert. "Quand j'étais enfant, il n'y avait pas la télévision, mais nous avions l'habitude de ne pas écouter la radio", a confié le pape argentin, en sortant de son texte. Le chef des 1,3 milliard de catholiques a dénoncé au passage un monde "pollué par trop de violence verbale, par tant de paroles offensives et nocives, que le réseau (médiatique) amplifie".

 

Comme le montre Nicolas Senèze, à Rome, pour la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Cendres-pape-fait-leloge-desert-qui-nous-eloigne-vacarme-2020-02-26-1201080613) que malgré ce contexte, cette audience du mercredi des cendres s’est déroulée comme à l’ordinaire. Selon une circulaire de la direction de la santé et de l’hygiène du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, seules quelques précautions de bon sens ont été mises en avant dans le petit État : se laver souvent les mains, éviter le contact rapproché avec les personnes souffrant d’infections respiratoires aiguës, se couvrir la bouche quand on tousse ou éternue, n’utiliser un masque que si l’on suspecte être malade ou qu’on assiste des malades…

 

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Publié le 25 Février 2020

religiondigital.org nous montre ce mardi 25 février 2019 nous montre qu’après avoir visité la curie, le nonce du pape en Espagne, Monseigneur Bernardito Auza, a présidé ce dimanche 23 février une eucharistie dans la cathédrale lors de sa présentation officielle dans le diocèse. En plus de faire référence à l'Évangile du jour, qui invitait à aimer les ennemis, le diplomate a remercié l'hôte et a demandé aux Madrilènes de prier pour son ministère et pour le pape François. À la fin de la célébration, le cardinal Archevêque de Madrid, Carlos Osoro, lui a remis une médaille du saint patron, la Vierge de Santa María la Real de la Almudena, pour l'aider dans sa tâche.

 

Comme l’a montré José Manuel Vidal dans un article du lundi 24 février sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Bernardito-Auza-nuevo-Dadaglio-Tagliaferri-iglesia-espana-nuncio-tarancon_7_2202749704.html) que Sa mission principale est de changer la carte épiscopale espagnole et de mettre les évêques à Rome. Il s'agit essentiellement de répéter, en Espagne, le plan mis en place par Jean-Paul II dans les années 80, mais inversement. Cela s'appelait le "plan Tagliaferri", car le Nonce chargé de lancer la reconversion ecclésiale était Mario Tagliaferri (le "coupeur de fer"). Et il l'a appliqué consciencieusement, en s'appuyant sur deux champions accomplis. D'abord le cardinal Suquía puis son "filleul", le cardinal Rouco Varela.

 

En substance, l'involution consistait à "geler" le concile son esprit et ses propositions. Une stratégie qui s'impose peu à peu dans l'Église espagnole, avec ce plan parfaitement conçu, qui, pour «mettre en taille» l'Église post-conciliaire espagnole (trop taranconienne, pour le goût de Rome à l'époque). Quatre pivots du plan sont alors mis en place : couvrir le dôme de la Conférence, remodeler complètement la carte épiscopale, faire taire les voix de la parole, incarnée avant tout par les théologiens, les magazines et les mouvements de jeunesse, et responsabiliser les nouveaux mouvements néoconservateurs : Opus Dei, Communion et Libération, Chemin Néocatechumal, Focolari, etc.

 

Après plus de 30 ans, l'engagement néoconservateur de l'Église s'est avéré perdante. Les églises se sont vidées et la sécularisation et la déchristianisation ont progressé plus que jamais. Schisme silencieux, saignement constant des fidèles vers l'indifférence religieuse, que les nouveaux mouvements (Kikos, Communion et Libération, Focolari, Légionnaires du Christ ou Opus Dei) n'ont pas pu arrêter. Ce modèle d'Église involutive, doctrinale, rigide et basée sur la sécurité n'a donné aucun résultat.

 

Face à cette situation réelle, le plan Auza, à court et moyen terme, passe par les décisions suivantes. D'abord, placez les évêques «convaincus» dans les grands offices épiscopaux, dont il existe encore une poignée. Deuxièmement, isoler les «impliqués». Troisièmement, convertir les «modérés» (la majorité) en partisans actifs des réformes. Et quatrièmement, cherchez un nouveau Tarancón. Compte tenu de l'impossibilité de créer un nouveau Tarancón et un Blázquez qui présente déjà sa démission, Auza va soutenir, changer l'Église espagnole, dans le tandem formé par Osoro et Omella. Le cardinal Omella n'est peut-être pas le nouveau Tarancón, ne serait-ce que parce qu'il aura 74 ans en avril, mais il est très similaire en termes de personnalité, de sympathie, de préparation, d'expérience et d'assomption des postulats du Concile et des réformes du Pape.

 

L'Église espagnole passe du cycle conservateur au cycle progressiste. Avec un nouveau nonce, prêt à répéter le livret du Dadaglio historique. Dans sa main, le printemps de l'épiscopat espagnol lui conviendra.

 

Cette Église rigidifié ressemble beaucoup à ce qui s’est passé en France avec le cardinal Lustiger qui suivait rigoureusement la ligne dure de Rome en matière de bioéthique et favorisa les groupes catholiques intransigeants, autant qu’il s’appuya des évêques qu’il a favorisés, une politique qu’assura son successeur André Vingt-Trois, laissant une Église fatiguée. Et que semble continuer Mgr Aupetit. Pas de cycle progressiste, un cycle conservateur continue et se répète en France.

 

Il aurait mieux valu qu’on ait un Matteo Zuppi, comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Matteo-Zuppi-profetas-calamidades-cardenal-papa-francisco-egidio-misericordia-vaticano_0_2205379454.html). "L'Église ne s'explique pas, elle se vit. Elle se vit avec la prière, la proximité, en vivant l'Évangile, et non pas un évangile réduit à la morale, mais une rencontre, c'est-à-dire la vie, comme doit être l'Évangile, pour parler au cœur". Le cardinal de Bologne, Mateo Zuppi, s'est rendu à Madrid il y a quelques jours pour participer à un congrès sur l'évangélisation dans les grandes villes, organisé par l'Université San Dámaso. Le prélat, membre de la Communauté de Sant'Egidio, a passé en revue le présent et l'avenir de l'Église dans une interview. "Vous n'avez pas besoin d'être pessimiste ou proche. Au contraire, vous devez essayer de toucher tout le monde", explique Zuppi, qui préconise de "retourner dans les petites communautés" et de faire face aux "églises d'hypermarchés".

 

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Publié le 25 Février 2020

Au Brésil, le carnaval de Rio sous le signe de la contestation

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre dans son article du lundi 24 avril 2020 que deux jours après son ouverture, le carnaval de Rio de Janeiro a accueilli dans la nuit du dimanche 22 février, les fameux défilés des écoles de Samba. Au programme, des spectacles féeriques et contestataires, à contre-courant de la politique d’extrême droite de Jair Bolsonaro.

 

Le carnaval de Rio de Janeiro entre dans le vif du sujet dans la nuit de dimanche à lundi, avec les somptueux défilés des écoles de samba, qui transmettent un message contestataire, à contre-courant de la vague ultraconservatrice sur laquelle surfe le président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Rio, situé au sud-est du Brésil, est déjà plongé dans l’ivresse du carnaval depuis plusieurs jours, avec pas moins de deux millions de fêtards dans les rues tout au long du week-end, selon les autorités locales.

 

Mais c’est au sambodrome que cette gigantesque fête populaire prend toute sa dimension féerique, avec des chars monumentaux pouvant mesurer plus de dix mètres de des milliers de danseurs aux costumes multicolores, parfois ornés de plumes géantes. Cette année, avec un Jésus né dans une favela, des hommages aux peuples indigènes et aux artistes noirs, le sambodrome présentera un spectacle à tonalité très politique au-delà du strass et paillettes.

 

«Je crois que c’est très important de porter des messages politiques à un moment où notre gouvernement écrase les travailleurs. Les écoles de samba représentent la classe ouvrière», déclare Henrique Lott, perché sur un char de près de 8 mètres de haut qui représente un énorme fossile de dinosaure. Déguisé en homme préhistorique, ce comédien de 27 ans est membre d’Estacio de Sa, la première école à défiler dimanche soir, sur le thème de la pierre.

 

Sept des 13 principales écoles de samba de Rio défilent tour à tour pendant toute la nuit, devant 70 000 spectateurs et des dizaines de millions de téléspectateurs. Chacune d’entre elles a 60 à 70 minutes pour convaincre les jurés, qui attribuent des notes sur des critères très variés, de la richesse des costumes à celle des chars en passant par l’harmonie avec laquelle les 3 000 membres de chaque école évoluent sur le sambodrome, une avenue de plus de 700 mètres longée de gradins.

 

La championne en titre, Mangueira, sera la troisième à se présenter dimanche, avec un défilé qui s’annonce très engagé : un Jésus «au visage noir, au sang indigène et au corps de femme», né dans une favela et prêchant un message de tolérance. Le choix de ce thème a suscité de nombreuses critiques de groupes ultraconservateurs, qui l’ont jugé blasphématoire. La chanson de Mangueira a pour titre «La vérité vous rendra libre», extrait d’un verset biblique cité à maintes reprises par Jair Bolsonaro, qui a bénéficié de l’appui massif des Églises évangéliques lors de son élection en octobre 2018.

 

École la plus titrée du carnaval de Rio avec 22 trophées, Portela évoquera lors du dernier défilé de dimanche un des sujets les plus sensibles sous le gouvernement Bolsonaro : la question indigène. Le thème choisi par l’école aux couleurs blanche et bleue rend hommage au peuple Tupinamba, qui vivait à Rio avant l’arrivée des colonisateurs européens. «Notre village ne s’incline pas devant le capitaine», dit un couplet de la chanson de Portela, une référence à peine voilée à Jair Bolsonaro, ancien capitaine de l’armée dont la politique environnementale est jugée nocive par la plupart des autochtones vivant en Amazonie.

 

Une autre école, Grande Rio, avait pris pour thème celui de la tolérance religieuse, avec des chars exaltant les croyances afro-brésiliennes. Lutte pour la diversité et les droits des opprimés - Noirs, femmes ou communauté LGBT - les dernières écoles de samba devraient enfoncer le clou dans la nuit de lundi à mardi, dans un pays de 210 millions d'habitants qui a porté à sa tête un président ouvertement misogyne et homophobe et accusé de racisme. Une fois dans l'année, "le carnaval, c'est l'allégresse pour tous, les gens souffrent tant et travaillent tant", dit Marcelo Tchetchelo de Castro, danseur de Sao Clemente. "En même temps c'est le moment pour nous de passer les messages pour une prise de conscience de tous, pour un Brésil meilleur". Ainsi, dans une éphémère prise de pouvoir, les laissés pour compte sont traditionnellement au premier plan lors du carnaval qui puise dans ses racines indigènes, mais particulièrement cette année, an II du gouvernement Bolsonaro (https://information.tv5monde.com/info/derniere-nuit-d-un-carnaval-de-rio-qui-en-veut-bolsonaro-348380).

 

Pour la première fois, les écoles de samba, qui donnent toute sa splendeur au carnaval brésilien, se présenteront sans subvention publique de la mairie. Depuis son élection en 2016, le maire Marcelo Crivella, pasteur évangélique, a toujours snobé la plus grande fête populaire du Brésil. Les subventions, qui s’élevaient à deux millions de réais par école en 2017 (environ 625 000 € au taux de change moyen de cette année), ont été réduites progressivement, jusqu’à disparaître cette année.

 

Les écoles ont donc dû se réinventer, avec des chorégraphes plus jeunes redoublant de créativité pour faire face aux problèmes budgétaires, recyclant notamment des costumes ou des pièces de chars d’années précédentes. «Comme on n’a plus de subvention, on doit se débrouiller pour que le défilé soit prêt à temps. On organise des événements au siège de l’école pour obtenir des fonds, on est une grande famille», explique, Leila Aparecida, 52 ans, membre d’Estacio de Sa.

 

Avant-dernière à défiler dans la nuit, l'école de Mocidade doit rendre un hommage à la chanteuse mythique Elza Soares, 89 ans, icône de la lutte contre le racisme et l'homophobie. Avant elle, celle de Salgueiro devait honorer Benjamin de Oliveria, premier clown noir du Brésil qui a révolutionné le cirque et le théâtre et lutté contre le racisme. Le carnaval de Rio est également particulièrement ancré cette année dans l'actualité : la déforestation en Amazonie (elle a doublé en 2019, première année du gouvernement Bolsonaro), ou d'autres atteintes à l'environnement avec la pollution des océans, qui doit être dénoncée par l'école Unidos da Tijuca (https://information.tv5monde.com/info/derniere-nuit-d-un-carnaval-de-rio-qui-en-veut-bolsonaro-348380).

 

Il est bon de voir que ce carnaval montre la résistance à Jair Bolsonaro et sa politique qui s’invite à travers de nombreux messages contestataires montrant que le Brésil a un autre visage, celui de la tolérance et de la préoccupation à l’environnement.

 

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Publié le 23 Février 2020

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 23 février 2020 sur religiondigital.org que le pape François profite de son séjour à Bari pour lancer l'un de ses discours prophétiques pour ébranler la conscience des puissants qu'il accuse du "grand péché d'hypocrisie", car "ils parlent de paix et vendent des armes à ceux qui sont en guerre". Et «la guerre est contraire à la raison, c'est de la folie et c'est un non-sens auquel nous ne pouvons jamais nous résigner». Pour briser la dynamique de la guerre et conquérir la paix, le pape met en garde "contre la rhétorique du choc des civilisations, qui alimente la haine" et reconnaît qu'"il a peur des discours que certains dirigeants des nouvelles formes de populisme et ils font les discours qui sèment la peur et la haine comme dans les années 30 au siècle dernier".

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Papa-denuncia-Bari-pecado-hipocresia-Iglesia-nicolas-Italia_0_2207179264.html) qu’après la rencontre «Méditerranée, frontière de la paix» avec les évêques, le pape François célèbre l'Eucharistie au Corso Vittorio Emanuele II à Bari. Bergoglio a concentré son homélie sur "la grande révolution de Jésus : l'amour des ennemis". Car, pour Bergoglio, «le seul extrémisme chrétien est celui de l'amour» et «c'est la révolution de Jésus, la plus grande de l'histoire : celle qui passe de la haine à l'amour pour l'ennemi, du culte de la lamentation à la culture du cadeau." Après l'Eucharistie, le pape en a profité pour lancer un nouveau SOS pour la paix en Syrie pour que cessent les combats dans le Nord-Ouest de la Syrie, afin qu'ils épargnent les civils innocents.

 

Les frappes du régime et de son allié russe se sont intensifiées. En huit mois, l'armée de Bachar Al-Assad a réduit la dernière enclave rebelle dans le nord du pays, ce qui inquiète Recep Tayyip Erdogan. Il s'est entretenu avec Vladimir Poutine, sur la situation : "Aussi longtemps que le régime syrien poursuivra sa cruauté envers le peuple d'Idlib, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas", a-t-il annoncé. Selon les ONG, il s'agit d'une crise humanitaire révoltante. L'ONU parle, elle, d'un cauchemar humanitaire. À Idlib, 900 000 personnes ont été déplacées dans un froid glacial (https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/offensive-turque-en-syrie/crise-au-plus-haut-point-a-idlib-entre-syriens-russes-et-turcs_3836783.html).

 

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Publié le 22 Février 2020

HuffingtonPost.fr avec l’AFP nous montre que l’Arche, une organisation qui accueille dans le monde entier des personnes ayant une déficience intellectuelle, a dévoilé ce samedi 22 février 2020 une enquête interne dans laquelle son fondateur canadien Jean Vanier, décédé en 2019, est accusé d’abus sexuels sur plusieurs femmes.

 

Cette enquête a permis de recueillir les témoignages “sincères et concordants portant sur la période 1970-2005” de six femmes adultes, non handicapées, avec lesquelles Jean Vanier “a initié des relations sexuelles, généralement dans le cadre d’un accompagnement spirituel, et dont certaines ont gardé de profondes blessures”, explique l’Arche internationale dans un communiqué.

 

«Ce n’est pas nous, c’est Marie et Jésus. Tu es choisie, tu es spéciale, c’est un secret», disait-il, selon les témoignages. «C’est Jésus qui t’aime à travers moi.» «J’étais comme figée», a relaté l’une des femmes. «Je réalisais que Jean Vanier était adoré par des centaines de personnes, comme un saint vivant, qu’il parlait de son soutien aux victimes d’abus sexuel, ça avait l’air d’un camouflage» (https://www.liberation.fr/depeches/2020/02/22/figure-catholique-le-canadien-jean-vanier-accuse-d-abus-sexuels_1779305).

 

Les investigations, menées par un organisme indépendant, n’ont pas identifié de personnes handicapées parmi les victimes, est-il précisé. “Ces agissements indiquent une emprise psychologique et spirituelle de Jean Vanier sur ces femmes et soulignent son adhésion à certaines des théories et pratiques déviantes du père Thomas Philippe”, ajoute l’Arche. Le dominicain Thomas Philippe, père spirituel de Jean Vanier et figure encombrante de l’Arche, a été soupçonné d’agressions sexuelles sur des femmes.

 

“Nous sommes bouleversés par ces découvertes et nous condamnons sans réserve ces agissements en totale contradiction avec les valeurs que Jean Vanier revendiquait par ailleurs”, ont écrit les responsables de l’Arche Internationale, Stephan Posner et Stacy Cates Carney, dans une lettre adressée aux membres de l’organisation. “Nous voulons dire aussi notre gratitude aux femmes qui, il y a quelques années, ont brisé ce silence au sujet du père Thomas Philippe et ont ainsi aidé d’autres à se libérer d’un fardeau injuste de honte et de peine”, ont-ils ajouté, leur demandant “pardon”.

 

La Conférence des évêques de France a fait part de sa “stupeur” et de sa “douleur” devant ces révélations, assurant de sa “compassion les femmes qui ont été ainsi abusées”, ainsi que de sa “détermination à agir pour que la lumière soit faite”. «Les actes commis par Jean Vanier sont inqualifiables et insupportables», «en totale contradiction avec tout ce qu’il a écrit et dit durant sa vie», a réagi la Corref, qui représente les religieuses et religieux des instituts et congrégations.

 

L’Arche, dont le siège international est à Paris, est une fédération d’associations qui anime 154 lieux dans 38 pays où des personnes handicapées mentales vivent - spécificité de ces communautés - avec leurs accompagnants, salariés ou volontaires. Le Canadien a aussi cofondé en 1971 le réseau chrétien Foi et Lumière, qui revendique plus de 1400 «communautés de rencontre» autour de personnes handicapées dans 86 pays.

 

Jean Vanier avait été progressivement reconnu dans l'Église catholique comme une grande figure sociale et spirituelle. Sa mort à 90 ans, en mai 2019, avait fait réagir jusqu'au pape François, qu'il avait rencontré. Cet homme est à l’image de ce que disait Jésus dans Marc 4,22 : «Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour.».

 

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Publié le 20 Février 2020

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre ce jeudi 20 février 2020 que quelque chose bouge dans l'Église. Lorsque tout espoir semblait perdu, les femmes - toujours elles - se rebellent et exigent de plus grands quotas de pouvoir et de responsabilité, dans la structure ecclésiale, contre le cléricalisme apparemment triomphant. Et elles commencent à se faire entendre. En Espagne, avec le Confer, qui a entériné les revendications de la «Révolte des femmes dans l'Église» (le 1er mars, dans plusieurs villes espagnoles). Au Vatican, avec le supplément «Donne, Chiesa, Mondo», édité par L'Osservatore Romano.

 

Dans le numéro de ce mois-ci, le supplément valorise les dernières nominations de femmes à la curie promues par le pape François, bien qu'il revendique une fois de plus grands postes de pouvoir et d'autorité pour les femmes dans l'Église catholique dans "Le pouvoir des femmes dans l'Église" avec des articles consacrés pour demander une plus grande présence féminine dans les institutions du Vatican.

 

"Qu'il soit clair : que les femmes revendiquent le pouvoir, l'autorité et l'autorité comme les hommes, est une question de justice", écrit le journal dans un article signé par Francesca Bugliani Knox, membre du comité directeur de la publication. Dans sa réflexion, la chroniqueuse soutient que "le jour est loin où il ne sera pas nécessaire de recourir aux quotas féminins ou qu'il n'est pas nouveau qu'une haute position de l'État ou du gouvernement ecclésiastique soit confiée à une femme".

 

Dans un autre article, la nouvelle de la nomination de l'italienne Francesca Di Giovanni en tant que nouvelle sous-secrétaire de la Section des relations avec les États, qui représente le poste le plus élevé occupé par une femme au sein du Secrétariat d'État, est recueillie. Ainsi, les postes occupés par les femmes sont revus, de la vice-directrice du bureau de presse du Vatican, la brésilienne Christine Murray; la directrice de la Cinémathèque du Vatican, Claudia di Giovanni, ou la directrice des Musées du Vatican, Barbara Jatta, entre autres.

 

Mais il est souligné qu’"aucune femme n'occupe toujours pas la fonction de préfet (numéro un) ou de secrétaire (numéro deux)" de l'un des dicastères (ministères) dans lesquels le gouvernement de l'Église est divisé et que "les quelques postes de direction sont presque tous subordonnés aux hommes."

 

Et le supplément se demande également si "les hommes accepteraient d'être représentés par un Conseil ou un Synode composé uniquement de femmes qui prennent également des décisions à leur place ?" "Je ne le crois vraiment pas. Au contraire, les femmes ont été exclues pendant des siècles par tous les organes directeurs de l'Église", dit-il.

 

Dans le numéro de janvier du supplément mensuel, il était déjà dénoncé que parmi les près de 950 femmes qui travaillent au Vatican, bien qu’elles aient un salaire égal à celui des hommes, très peu occupent des postes de responsabilité et un haut niveau de gestion.

 

Il serait grand temps qu’à Rome on montre l’exemple, pas besoin d’être un clerc pour diriger des dicastères, un diocèse, ou une paroisse, et les femmes ont montré depuis longtemps que l’Église ne peut pas vivre sans elles, ce ne serait que justice de leur donner des postes de direction important dans l’Église.

 

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Publié le 20 Février 2020

vaticannews.va nous montre ce mercredi 19 février 2020 que s’est ouverte à Bari, au sud-est de l’Italie, la réunion d’une soixantaine d’évêques autour du thème «Méditerranée, frontière de paix», parmi lesquels le pape François en personne qui rejoindra les participants dimanche matin, pour la conclusion des travaux.

 

Les participants à la réunion, qui viennent d’une vingtaine de pays, de la Libye à la France en passant par l’Espagne, la Syrie ou encore la Grèce, pourront partager leurs expériences sur des thèmes comme la transmission de la foi aux jeunes générations et le rapport entre l’Eglise et la société. Au-delà des prises de parole en réunion, les participants seront aussi invités à s’immerger dans les réalités locales de Bari. Vendredi soir, chaque évêque sera ainsi envoyé dans une paroisse de la capitale des Pouilles pour y célébrer la messe.

 

Dans son allocution d’ouverture, ce mercredi, le cardinal Gualtiero Bassetti, président de la conférence épiscopale italienne, est revenu sur les principaux défis, parfois contradictoires, qui secouent les sociétés méditerranéennes, notamment la cohabitation entre croyants de différentes religions, mais aussi la sécularisation qui transforme profondément certaines villes du nord du Bassin méditerranéen. Mais même si de nouveaux langages restent à trouver pour réellement mettre en œuvre les indications du Concile Vatican II, porter «l’annonce de l’Évangile» dans notre culture moderne représente «un défi enthousiasmant», a insisté le cardinal Bassetti.

 

La question des migrations est évidemment centrale. Il ne s’agit pas seulement d’un problème statistique, lié à l’angoisse de voir partir les forces vives d’un territoire ou de voir arriver de nouvelles populations, mais c’est d’abord un défi spirituel. «Le pauvre, qui part ou qui décide de rester, qui arrive ou qui, trop souvent, meurt durant le voyage ou connait des injustices indicibles, c’est le Christ qui émigre, reste, souffre, frappe à nos portes», a averti le cardinal Bassetti.

 

En rappelant qu’il n’existe pas d’alternative au dialogue et à la fraternité, le cardinal Bassetti a évoqué les martyrs de la Méditerranée, notamment le frère Christian de Chergé, prieur de Tibhirine assassiné en 1996, au terme d’une vie offerte à l’Algérie, et béatifié en 2018. Le président de la conférence épiscopale italienne a conclu son discours en citant ces mots de l’ancien chef du gouvernement italien Aldo Moro, assassiné en 1978 : «Peut-être que le destin de l’homme n’est pas de réaliser pleinement la justice, mais d’avoir toujours faim et soif de la justice.» «Que cette faim et cette soif de la justice soit toujours présente en nous», a conclu le cardinal italien.

 

Et comme le montre francetvinfo.fr, la situation des migrants est plus que précaire puisque 395 migrants ont été secourus en Méditerranée centrale les 19 et 20 février par les ONG SOS Méditerranée et SeaWatch. Ces deux bateaux attendent maintenant qu'un port sûr leur soit assigné, à Malte ou en Italie. Pendant ce temps, l’Europe abandonne l’opération navale et aérienne Sophia, qui prévoyait des moyens navals et aériens pour lutter contre les passeurs, et au passage sauver des vies (https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/migrants-en-mediterranee-leurope-divisee-regarde-ailleurs_3814359.html).

 

Tout simplement consternant de voir des migrants servir d’alibi à la xénophobie et au populisme. Ce sont des êtres humains, pas les jouets d’hommes politiques et des peurs dues à l’ignorance.

 

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