Publié le 31 Mars 2020

"Maintenant, nous réalisons que nous n'avons pas assez de masques, alors que les balles abondent. Nous n'avons pas assez de respirateurs, mais nous avons des millions de dollars à dépenser dans un avion qui peut attaquer les gens." Le nouveau préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, Luis Antonio Tagle, a crié ce dimanche de Rome contre l'injustice que la crise des coronavirus a révélée comme nous le montre Jesús Bastante ce mardi 31 mars 2020 sur religiondigital.org.

 

Une injustice qui, paradoxalement, pourrait être renversée pendant la pandémie. Telle est la proposition du «Pape rouge» : un jubilé spécial pour le coronavirus, au cours duquel les pays riches éliminent les dettes envers les plus endettés. Le soi-disant First World, ou les dirigeants du G-20, pourront-ils accepter le défi de Tagle ?

 

Lors de son homélie, retransmise en streaming, le cardinal philippin a regretté que le manque de ressources puisse signifier la "tombe" des populations les plus pauvres. D'où son appel au pardon des "intérêts exorbitants" des prêts internationaux, afin que les nations les moins développées soient en mesure de faire face à la pandémie. "Le pardon permettrait à ceux qui sont dans la tombe de la dette de retrouver la vie." Mais cela ne suffit pas. Selon Tagle, il faut "réorienter les dépenses militaires des gouvernements vers d'autres objectifs : l'éducation, le logement et l'alimentation".

 

L'initiative de Tagle survient à l' occasion du 20e anniversaire du Grand Jubilé de 2000, auquel le Saint-Siège et toute l'Église catholique ont activement adhéré, ainsi que de nombreuses ONG, où la remise de dette était déjà demandée. Deux décennies plus tard, l'annulation de la dette extérieure des pays très endettés est toujours en suspens.

 

Et Jesús Bastante montre aussi le souci du pape pour les sans-abris en cette période de pandémie sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-Iglesia-acoja-techo-dentro_0_2218278154.html). «Prions aujourd'hui pour tous les sans-abris, qui en ce moment nous demandent d'être à l'intérieur. Parce que la société, hommes et femmes, réalise cette réalité, la dernière, et que l'Église les accueille.» Le pape François a consacré aujourd'hui la messe à la maison Sainte-Marthe «aux sans-abri, à ceux qui ne peuvent se limiter à se défendre contre le coronavirus simplement ... parce qu'ils n'ont pas de maison».

 

Face à la pandémie de coronavirus, la thèse de la «punition divine» envers une humanité pécheresse est évoquée dans des milieux religieux et est en fait souvent mis au service d’intérêts idéologiques particuliers. «Habituellement, c’est le comportement de l’homme lié à la sexualité qui est visé, en particulier l’homosexualité et l’avortement. Il est plus rare que les ‘punitions’ en question soient reliées au manque de solidarité humaine, aux guerres ou aux atteintes à la Création». Le théologien, médecin et éthicien genevois Bertrand Kiefer estime cependant que cette idée va à l’encontre des valeurs évangéliques, notamment de responsabilité et d’humilité comme le montre cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/bertand-kiefer-parler-dune-punition-divine-un-reflexe-trop-facile/), car dans le cas du coronavirus, ce sont justement les pauvres, les personnes les plus vulnérables, qui sont frappées en premier. «Alors que ces petits sont ceux vers qui se porte naturellement la tendresse du Christ».

 

Alors que c’est pourtant bien ce dernier aspect qui peut être mis en cause dans l’éclatement de la pandémie de Covid-19. Les scientifiques considèrent en effet, avec un haut degré de fiabilité, que le virus trouve son origine dans l’interaction entre l’homme et la faune sauvage. Il aurait transité de la chauve-souris à l’humain en passant peut-être par le pangolin. Une transmission probablement réalisée suite à une prédation et une consommation de ce petit mammifère par ailleurs en voie d’extinction. «C’est ainsi bien l’intrusion de l’humain dans le milieu naturel, son dérangement, qui semble être la cause de la tragédie actuelle», note Bertrand Kiefer. Une constatation qui devrait nous alerter, alors que dans bien d’autres parties du monde, les activités humaines empiètent de plus en plus sur les zones sauvages, où des virus inconnus pourraient aussi trouver leur chemin au sein de la population.

 

Il déplore, qu’à l’inverse, des groupes religieux aient critiqué ou passé outre les directives de sécurité. Dans divers endroits du monde, des oppositions se sont exprimées notamment face à la recommandation de communier dans la main plutôt que dans la bouche. D’un point de vue médical, Bertrand Kiefer souligne que le risque de transmission virale est effectivement plus important avec la communion dans la bouche. Au niveau de l’éthique chrétienne, il estime que la préservation de la vie et le principe de précaution doivent être placés au dessus de la réalisation des rituels, si importants soient-ils. «Il existe depuis longtemps dans le christianisme cette idée que l’on ne peut pas mettre sa propre vie en danger. Et a fortiori, dans le cas d’une épidémie, la personne qui s’expose elle-même, met la vie des autres en péril. Le commandement de Dieu de ne pas tuer est sans doute valide aussi dans les cas de négligence».

 

Pour le théologien, plutôt que de chercher des coupables, il faudrait commencer par se demander comment, à travers cette crise, nous pouvons grandir en humanité. «Il me semble que ce drame étrange peut nous mener à une forme de conversion, nous remettre dans l’essentiel». Outre les vertus d’altruisme, et d’ouverture à l’autre que nous demande la situation, il s’agit d’un important moment «d’interrogation collective».

 

Enfin, Nicolas Senèze, à Rome, nous montre pour la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Coronavirus-drapeaux-Vatican-berne-pour-lItalie-monde-2020-03-31-1201087119) que de manière inhabituelle, le Vatican a mis en berne ses drapeaux, mardi midi 31 mars, par solidarité avec les victimes du Covid-19 en Italie et dans le monde, leurs familles et tous ceux qui luttent généreusement pour y mettre fin. Il s’agirait de la première fois, au moins depuis la Seconde Guerre mondiale, que le Vatican place ainsi ses drapeaux en berne pour un événement qui ne concerne pas directement le Saint-Siège.

 

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Publié le 30 Mars 2020

agencia.ecclesia.pt nous montre que le Vatican a mis en garde aujourd'hui contre le danger de discrimination à l'égard des personnes âgées dans le contexte actuel de la pandémie de Covid-19, arguant que l'âge ne peut pas être un «critère de choix unique et automatique» pour politiques publiques et de santé.

 

L'Académie pontificale pour la vie (Saint-Siège), prévient dans un message intitulé «Pandémie et fraternité universelle» qu'il existe des signes d'une «attitude discriminatoire envers les personnes âgées et les plus fragiles». «Les conditions d'urgence dans lesquelles de nombreux pays se trouvent peuvent obliger les médecins à prendre des décisions dramatiques et déchirantes concernant le rationnement des ressources limitées», souligne le message, demandant que «les besoins des patients» et «l'évaluation des patients soient pris en compte avec les avantages cliniques que le traitement peut avoir, en termes de pronostic». Le corps du Vatican souligne qu'à aucun moment il ne faut "abandonner le malade". "Même lorsqu'il n'y a plus de traitements disponibles, les soins palliatifs, la gestion de la douleur et le suivi sont une nécessité qui ne doit jamais être négligée", peut-on lire dans le document publié par le portail d'actualités du Vatican.

 

L'Académie pontificale pour la vie (APV) salue le dévouement des professionnels de la santé, "bien au-delà de la logique des liens contractuels", soulignant que de nos jours "la relation de soins" a été affirmée comme le paradigme fondamental de la coexistence humaine. La salutation s’adresse à «des milliers de volontaires qui n’ont pas manqué de rendre service», parmi eux, les religieux, les religieuses et les prêtres qui continuent de servir les personnes qui leur sont confiées, «même au prix de leur propre vie, comme c'est arrivé à de nombreux prêtres infectés et morts».

 

Le Saint-Siège souhaite qu’on organise une "alliance entre science et humanisme" pour vaincre la pandémie. "Une urgence comme celle de Covid-19 est surmontée principalement avec les anticorps de solidarité", indique l'APV. Le document critique les politiques axées exclusivement sur les "intérêts nationaux", sans répondre aux besoins des plus faibles, et rappelle que "dans certaines régions du monde, la précarité de l'existence individuelle et collective est une expérience quotidienne". «La sécurité de chacun dépend de celle de tous», souligne le message.

 

Le texte se termine par une réflexion sur la valeur de la prière dans la crise actuelle. "Même ceux qui ne partagent pas la profession de foi peuvent tirer quelque chose du témoignage de la fraternité universelle, qui pointe vers le meilleur de ce qui existe dans la condition humaine", conclut l'APV.

 

Et comme le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-03/conte-pape-francois-italie-coronavirus.html) Giuseppe Conte a été reçu ce lundi par le pape en audience privée au palais apostolique. Une rencontre alors que l'Italie est durement frappée par le coronavirus. Si le contenu des entretiens entre le pape et le président du Conseil italien n'a pas été dévoilé, la question de la crise sanitaire dans la péninsule italienne a très probablement été au cœur de leur entretien. Il faut dire que les autorités sanitaires italiennes ont annoncé ce lundi un bilan quotidien de 812 morts lors des dernières 24 heures, ce qui porte à plus de 11 500 le nombre total de décès. Mais la hausse des nouveaux cas positifs recensés n'a jamais été aussi faible, avec une augmentation de +4%, moitié moins qu'il y a quatre jours (8,3%) et quatre fois moins qu'il y a quinze jours (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/en-direct-coronavirus-les-transferts-de-malades-s-accelerent-en-france-les-etats-unis-se-preparent-au-pire_2122328.html).

 

La pandémie de coronavirus a fait au moins 35 905 morts dans le monde, dont près des trois quarts (26 076) en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi à 17h15. Avec 11 591 morts, l'Italie est le pays comptant le plus de décès au monde, suivi de l'Espagne (7340) et de la Chine (3304), foyer initial de la contagion, dont les chiffres sont contestés. Plus de 740 000 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 183 pays et territoires, dont au moins 408 203 en Europe, près de 150 000 aux Etats-Unis et au Canada (2635 décès à eux deux) et 106 609 en Asie (3827 décès). Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas les plus graves (https://www.liberation.fr/direct/element/coronavirus-plus-de-35-000-morts-dans-le-monde-la-majorite-en-europe_111553/).

 

Dans ouest-france.fr (https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-le-feu-couve-pour-la-democratie-craint-un-chercheur-6795280) Alain Chouraqui, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en sciences politiques et sociales et Président de la Fondation du camp des Milles, près d’Aix-en-Provence, lieu d’internement et de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, redoute une recrudescence de la violence, spontanées ou organisées, minoritaires mais déstabilisatrices, et de l’extrémisme avec la tentation autoritaire qui peut alors croître dans un bon tiers du peuple, et estime que le coronavirus attaque certains fondements démocratiques favorisée par l’habitude prise des atteintes aux libertés durant la crise sanitaire, mais espère qu’à terme, cette crise inédite laisse des traces positives sur l’organisation de la société, car il peut aussi y avoir des réformes majeures, comme après 1945, et surtout, des «traces culturelles» profondes, comme après mai 1968 : sur la conscience de l’unité de destin du genre humain, y compris écologique, sur les inégalités sociales plus évidentes pendant la crise, sur la famille et le rapport à l’autre, sur la place vitale de certains métiers peu valorisés (caissières, aides-soignants…), l’idéologie économique, le rapport au temps, l’implication citoyenne….

 

Alors pensons comme José Ignacio González Faus dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/Jose-Gonzalez-Faus-Podriamos-aprendamos-iglesia-religion-dios-ecangelio_0_2217378259.html) qui est convaincu que "cette pandémie met à l'épreuve notre niveau de conscience", il assure qu'"il est logique de ressentir la peur" devant elle et estime que "nous pourrions faire beaucoup mieux", même s'il craint qu'"encore une fois, nous n'apprendrons pas la leçon". Au niveau ecclésial, il s'engage à revoir les relations entre les nouvelles technologies et les sacrements, tout en continuant à proposer l'Évangile comme «la meilleure offre de sens qui ait été faite à l'humanité».

 

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Publié le 29 Mars 2020

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org que le pape François s'est joint ce midi à l'appel lancé par le Secrétaire général de l'ONU pour un "cessez-le-feu mondial et immédiat aux quatre coins du monde", du moins pour la durée de la pandémie. "L'urgence actuelle de COVID-19 ne connaît pas de frontières", a- t-il souligné lors de la prière de l'Angélus, tenue, pendant ces jours de confinement, à la Bibliothèque du Palais apostolique. À la fin de la phrase, Bergoglio est sorti pour saluer la ville vide depuis le balcon.

 

«Je rejoins ceux qui ont accepté cet appel et je demande à tout le monde de le suivre en arrêtant toutes les formes d'hostilités belliqueuses, en favorisant la création de couloirs d'aide humanitaire, l'ouverture à la diplomatie et l'attention à ceux qui se trouvent dans le la situation la plus vulnérable», a ajouté le pape, invitant que «notre engagement commun contre la pandémie amène chacun à reconnaître notre besoin de renforcer les liens fraternels en tant que membres de la seule famille humaine». En particulier, a conclu le pape François, «cela inspirera aux dirigeants des nations et des autres parties impliquées un engagement renouvelé pour surmonter les rivalités. Les conflits ne sont pas résolus par la guerre ! Il est nécessaire de surmonter les antagonismes et les contrastes par le dialogue et la recherche constructive de la paix».

 

L’appel au cessez-le-feu mondial lancé par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour affronter ensemble la pandémie de Covid-19, a été entendu par des belligérants en Syrie notamment par les Forces démocratiques syriennes (FDS), mais pas par les autres forces belligérantes, au Yémen, à la fois du gouvernement du Yémen et des rebelles houthis, au Cameroun, où un groupe armé a fait un cessez-le-feu temporaire, et aux Philippines, où un cessez-le-feu  a été annoncé par le Parti communiste des Philippines avec le gouvernement philippin (https://news.un.org/fr/story/2020/03/1065192).

 

À son tour, Bergoglio a surtout rappelé "ceux qui souffrent de vulnérabilité et sont contraints de vivre en groupe : dans les maisons de repos, les casernes, en particulier les personnes en prison". Pendant la pandémie, la situation de saturation dans les prisons "pourrait se transformer en tragédie. Je demande aux autorités d'être sensibles et de prendre les mesures nécessaires pour éviter des tragédies à l'avenir".

 

Plus tôt, lors de sa réflexion, le pontife a rappelé la résurrection de Lazare, soulignant comment "nous touchons de nos mains que Dieu est la vie et donne la vie, mais assume le drame de la mort". "Jésus aurait pu éviter la mort de son ami Lazare, mais il voulait faire sien notre douleur pour la mort de ses proches, et surtout il voulait montrer la domination de Dieu sur la mort", a ajouté Bergoglio. Parce que, face à la douleur et à la souffrance, «La réponse de Dieu n'est pas un discours, la réponse de Dieu au monde est Jésus : 'Je suis la résurrection et la vie... Ayez foi ! Au milieu des pleurs, il a toujours la foi, même si la mort semble avoir gagné.'» Et c'est que "Dieu ne nous a pas créés pour la tombe, Il nous a créés pour la vie, beaux, bons, heureux", donc «Nous sommes appelés à retirer les pierres de tout ce qui sent la mort : l'hypocrisie avec laquelle la foi est vécue, c'est la mort; la critique destructrice des autres est la mort; l'infraction, la calomnie, c'est la mort; la marginalisation des pauvres est la mort».

 

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican nous montre enfin dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-advierte-genocidio-gobiernos-priorizan-economia-gente-pandemia-coronavirus-religion-vaticano_0_2217678222.html) que le pape François exprime son inquiétude concernant "la croissance, en progression géométrique, de la pandémie", et s'est dit préoccupé par les conséquences de la pandémie de Covid-19 dans une lettre adressée au juge argentin Andrés Gallardo : "faim, violence et usuriers", tout en soulignant que "certains gouvernements ont pris des mesures exemplaires avec des priorités bien définies pour défendre la population", et même si «ces mesures dérangent ceux qui sont obligés de les respecter, mais c'est toujours pour le bien commun et, à long terme, la plupart des gens les acceptent et évoluent avec une attitude positive», et en mettant en garde contre un éventuel "génocide viral" si les gouvernements accordaient la priorité à l'économie par rapport aux gens.

 

Et c’est ce qui passe aux États-Unis puisque le nombre de décès provoqués par la pandémie de coronavirus a dépassé les 2000 parmi eux un bébé le samedi 28 mars, vu que le président américain Donald Trump, a jusqu'à présent refusé tout confinement généralisé aux États-Unis pensant plus à faire repartir l’économie que de sauver des vies, tandis que le nombre des cas a bondi à plus de 120 000, et le Brésil qui compte Brésil qui compte officiellement 114 morts et près de 4000 cas suspects, alors que Jair Bolsonaro a invité la population à reprendre le travail, mais s’est vu interdire de la faire par la justice brésilienne.

 

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Publié le 28 Mars 2020

Voir les images du pape François faire un urbi et orbi exceptionnel sous la pluie dans une place Saint-Pierre vide nous montre à quel point les dégâts du Covid-19 sont immenses dans nos modes de vie et nous montre que nous devons réviser ce que nous pensions alors acquis.

 

Qu’avons-nous vus alors ? Des gouvernements responsables pensant à la vie des populations ? Non, ils ont d’abord pensé à sauver l’économie, plutôt que d’aider à endiguer le mal, temporisant jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de fermer les yeux. Les pays qu’on croyait moins fragiles que la Chine face au Covid-19 comme la France, les États-Unis, l’Italie et l’Espagne en sont les principales victimes. Tant d’années à déconstruite un modèle social fiable et un système de santé sûr, pour le profit de quelques actionnaires, n’assurent pas la réussite des pays, ni leur ascenseur social. Ils les conduisent à la catastrophe. Nous n’avons pas pensé aux «médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.»

 

Et comme l’a dit le pape : "nous nous trouvons tous dans le même bateau, fragiles et désorientés. Nous sommes appelés à ramer ensemble et à nous réconforter mutuellement." Nous n’aurions pas eu à ramer, si nous avions fait comme en Corée du Sud, où les masques et tests de dépistages sont pour tous, et le traçage des malades est consenti, permettant ainsi d’isoler les sujets à risque. Et l'activité de production qui n'est pas indispensable à l'approvisionnement en biens essentiels de la population peut s’arrêter comme en Italie face au risque de contagion.

 

Nous aurions dû également penser à être avant sur le même bateau. Un bateau qui tanguait et qui prenait l’eau depuis la crise de 2008. Et comme l’a dit le pape : «Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade.»

 

Il faut donc «trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité.» Nous vivons un moment historique, où il faut faire de nouveaux choix, et nous devons nous rendre compte que l’amour et le service comptent avant tout pour s’en sortir.

 

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Publié le 27 Mars 2020

Le pape tient un service solitaire spectaculaire pour soulager le coronavirus

Philip Pullella dans reuters.com nous montre que le pape François a déclaré que le coronavirus avait mis tout le monde "dans le même bateau" alors qu'il organisait un service de prière solitaire dramatique ce vendredi 27 mars 2020 sur la place Saint-Pierre, exhortant le monde à voir la crise comme un test de solidarité et un rappel des valeurs de base.

 

"Des ténèbres épaisses se sont accumulées sur nos places, nos rues et nos villes", a-t-il dit, s'exprimant depuis les marches de la basilique Saint-Pierre jusqu'à une place étrangement vide et pluvieuse avant de livrer un extraordinaire bénédiction "Urbi et Orbi" (à la ville et au monde), quelque chose qu'il ne fait normalement que deux fois par an. «Il a envahi nos vies, remplissant tout d'un silence assourdissant et d'un vide affligeant qui arrête tout en passant; nous le sentons dans l'air ... Nous nous sentons effrayés et perdus», a-t-il déclaré.

 

Le Vatican a appelé le service "Une prière extraordinaire au temps de la pandémie", un sombre écho d'une annonce par des responsables italiens quelques minutes plus tôt que le nombre de morts de coronavirus dans le pays avait dépassé les 9000. Le pape François a marché seul sous la pluie jusqu'à un auvent blanc sur les marches de la basilique et a parlé assis seul devant une place où il attire normalement des dizaines de milliers de personnes mais qui est maintenant fermé en raison de la pandémie. "Nous avons réalisé que nous sommes dans le même bateau, tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, nous avons tous été appelés à ramer ensemble, chacun d'entre nous ayant besoin de réconforter l'autre", a-t-il déclaré.

 

Le pape François a déclaré que le virus avait exposé la vulnérabilité des gens "à ces certitudes fausses et superflues autour desquelles nous avons construit nos horaires quotidiens". "Je fais l'éloge des médecins, des infirmières, des employés des supermarchés, des nettoyeurs, des soignants, des travailleurs des transports, de la police et des bénévoles", disant qu'ils, "et non les riches et les célèbres du monde, écrivent les événements décisifs de notre époque". Le chef des 1,3 milliard de catholiques romains dans le monde a déclaré que Dieu demandait à chacun de "réveiller et mettre en pratique cette solidarité et cette espérance capables de donner force, soutien et sens à ces heures où tout semble s'effondrer".

 

Il a prié devant un crucifix en bois qui est normalement conservé dans une église de Rome et amené au Vatican pour le service spécial. Selon la tradition, une peste qui a frappé Rome en 1522 a commencé à se calmer après que le crucifix a été pris dans les rues de la capitale italienne pendant 16 jours en 1522.

 

Et comme nous le montre Clémence Houdaille dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Coronavirus-pretres-benissent-leur-paroisse-leur-ville-2020-03-27-1201086479) avant que le pape, ce vendredi 27 mars, ne donne une bénédiction urbi et orbi exceptionnelle depuis la place Saint-Pierre, de nombreux prêtres et évêques bénissent dès le début du confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, depuis le parvis ou le toit de leur église, les habitants de Lyon, Bourges, Mantes-la-Jolie ou Argenteuil, dans un souci de proximité.

 

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Publié le 26 Mars 2020

L'Obs avec l’AFP nous montrent ce jeudi 26 mars 2020 qu’un prélat italien vivant depuis des années à la Maison Sainte-Marthe, une résidence hôtelière où le pape de 83 ans dispose d'un petit appartement, prend ses repas et fixe des rendez-vous privés, a été contaminé par le coronavirus mais un test sur le souverain pontife s'est révélé négatif, tout comme pour ses secrétaires particuliers et tous les résidents, ont rapporté les médias italiens.

 

Le directeur de la salle de presse du Vatican, Matteo Bruni, joint par l'AFP jeudi, n'a pas souhaité pour l'instant commenter toutes ces informations. Le Saint-Siège n'avait pas commenté la nouvelle d'un premier test, publiée dans un journal au début du mois lorsque François souffrait d'un rhume. Jeudi matin, le pape François a reçu quatre personnes en audience après avoir célébré seul comme chaque jour sa messe matinale dans la petite chapelle de sa résidence. Autrefois confidentielle, cette cérémonie est désormais retransmise en direct par vidéo. Il a évoqué "la peur" suscitée par la pandémie "pour les personnes âgées qui sont seules". Il a eu aussi une pensée pour celle des "travailleurs sans emploi stable qui pensent à la façon de nourrir leurs enfants et voient venir la faim".

 

Selon le site Vatican Insider de La Stampa, le pape est entouré depuis un certain temps d'un "cordon sanitaire anti-contagion". Il ne prend plus ses repas dans le salon commun de la résidence mais dans son appartement, tandis que son entourage serait en permanence muni de produits désinfectants. Un vaticaniste bien informé de la revue jésuite américaine America affirme que l'homme testé positif s'appelle Mgr Gianluca Pezzoli, 58 ans, dirigeant de la section italienne de la Secrétairerie d'État. Il n'aurait pas été en contact direct avec le pape.

 

Mardi, le Vatican avait fait état d'un total de quatre personnes testées positives au Covid-19 dans ses murs. Outre un premier cas connu (un prêtre passé par le centre médical de la Cité du Vatican), il s'agit d'un employé du service marchandises et de deux employés des Musées du Vatican. Le prélat de la Maison Sainte-Marthe serait donc à priori le cinquième cas recensé par l'État du Vatican, cette fois au plus près du pape.

 

Hier, pendant dix minutes, les prêtres ont fait sonner les cloches dans tout le pays et des bougies ont été allumées aux fenêtres par des fidèles, en signe de «communion de pensée» avec les personnels soignants et les malades. De Bastia (Haute-Corse) à Bordeaux (Gironde) en passant par Marseille (Bouches-du-Rhône) ou Chambéry (Savoie), les tintements ont retenti dans tout le pays. Dans un communiqué, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a assuré «de sa solidarité fraternelle». La grande mosquée de Lyon qui s’est jointe à cet hommage au personnel soignant, durement éprouvé par le Covid-19 et aux malades, a été illuminée en début de soirée et l'appel à la prière du Maghreb dit du haut de son minaret, pour soutenir le service public et les hôpitaux (http://www.leparisien.fr/societe/19h30-les-cloches-des-eglises-ont-sonne-en-hommage-aux-soignants-25-03-2020-8288037.php).

 

Leonardo Boff sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/leonardo_boff-_la_fuerza_de_los_pequenos/Leonardo-Boff-coronavirus-desastre-capitalismo-emergencia-sanitaria-cambio-paradigma_7_2216848298.html) nous montre ce jeudi que «La pandémie actuelle de coronavirus représente une opportunité unique pour nous de repenser notre façon d'habiter la Maison Commune, la façon dont nous produisons, consommons et nous rapportons à la nature. Le moment est venu de remettre en question les vertus de l'ordre capitaliste», et l’«économie de marché, qui marchandise tout, et son expression politique, le néolibéralisme, sont néfastes pour la société et pour l'avenir de la vie.» Il dit : «Je soutiens la thèse selon laquelle cette pandémie ne peut être combattue uniquement par des moyens économiques et sanitaires, toujours indispensables. Cela exige une autre relation avec la nature et la Terre. Si, après la fin de la crise, nous n'apportons pas les changements nécessaires, la prochaine fois sera peut-être la dernière, car nous deviendrons de fidèles ennemis de la Terre.»

 

Il faut dire que «Personne n'est à l'abri du virus. Riche et pauvre, nous devons être solidaires les uns des autres, prendre soin de nous personnellement, prendre soin des autres et prendre des responsabilités collectives. Il n'y a pas de port de salut. Soit nous nous sentons humains, co-égaux dans la même Maison Commune, soit nous coulons tous.» «Les femmes, comme jamais auparavant dans l'histoire, ont une mission spéciale : elles connaissent la vie et les soins nécessaires. Elles peuvent nous aider à éveiller notre sensibilité aux autres et à nous-mêmes. Avec les travailleurs de la santé (personnel médical et infirmier), elles méritent notre soutien illimité. Il faut prendre soin de ceux qui prennent soin de nous pour minimiser les maux de cette terrible attaque contre la vie humaine.»

 

Enfin, pour le cardinal Tagle dans vaticanews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-03/caridnal-luis-antonio-tagle-coronavirus-charite-covid19.html), il faut face au Covid-19 «une réponse de notre part à tous», et «Nous devons éviter que la peur ne nous rende aveugles aux besoins des autres, ces besoins qui sont nos propres besoins. Nous devons empêcher que l'anxiété ne tue le véritable souci des autres.» Contre le Covid-19, on doit mettre en avant «une urgence pandémique de soins, de compassion et d'amour», et réagir par une contagion de la charité, car «L'histoire jugera notre génération sur la force de l'amour désintéressé que cette urgence commune aura généré et répandu ou si elle n'a pas réussi à le faire.» «Nous remercions les personnes héroïques dont l'amour et le courage ont déjà été une source de guérison et d'espoir ces dernières semaines» et «Nous ne pouvons pas nous laver les mains de notre responsabilité envers les pauvres, les personnes âgées, les chômeurs, les réfugiés, les sans-abri, les travailleurs de la santé, tous les peuples, la création et les générations futures.»

 

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Publié le 25 Mars 2020

José Manuel Vidal sur religiondigital.org nous montre ce mercredi 25 mars 2020 que l’audience du pape François, s’est encore une fois passée dans la bibliothèque du Vatican et sans public. Dans sa catéchèse, consterné par l'ampleur de la pandémie, le pape demande des prières "en ces jours de souffrance" et invite, rappelant l'encyclique de Jean-Paul II, "Evangelium vitae", à lutter pour la défense de la vie : celle de nouveau-né et celui des pauvres ou des personnes âgées. Toute la vie. Parce que «pour l'Église, la défense de la vie n'est pas une idéologie», mais malgré ce que dit le pape elle l’est devenue.

 

Il faut dire que la crise sanitaire impacte directement l’accès à l’IVG. Aux États-Unis, les États les plus conservateurs comme le Texas et L’Ohio ont mis les avortements sur la liste des opérations non-urgentes qui peuvent être retardées. D'autres États conservateurs pourraient prendre des mesures similaires ((https://www.elle.fr/Societe/News/Coronavirus-les-consequences-de-la-crise-sanitaire-sur-l-IVG-3862326). Par exemple, le gouverneur du Mississippi a déjà indiqué qu'il ferait en sorte que la seule clinique d'avortement encore ouverte dans son État ne continue pas à opérer pendant la crise du coronavirus (http://www.slate.fr/story/188967/texas-ohio-interdiction-ivg-pendant-epidemie-coronavirus). Ce qui n’est pas du tout le cas en France, même si les associations signalent une situation déjà préoccupante et prévoient des difficultés grandissantes, dans les jours à venir (https://www.elle.fr/Societe/News/Coronavirus-les-consequences-de-la-crise-sanitaire-sur-l-IVG-3862326). 

 

Puis Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Queremos-misericordia-humanidad-duramente-coronavirus-oracion-global-papa-francisco_0_2216478348.html) nous montre  que l'image est choquante. Un pape immensément seul, debout, de son bureau, priant d'un seul cœur la prière la plus universelle : le Notre Père. Avec lui, de façon virtuelle mais très réelle, des chrétiens de toutes sortes, des croyants de toutes conditions, y compris des incroyants, accompagnant à travers les réseaux et dans d'autres coins du monde.

 

"Aujourd’hui nous nous sommes donnés rendez-vous, tous les chrétiens du monde, pour prier ensemble le Notre Père, la prière que Jésus nous a enseigné", dit le pape François. "Comme des enfants confiants, nous nous adressons au Père. Nous le faisons tous les jours, plusieurs fois par jour, mais en ce moment nous voulons implorer la miséricorde pour l’humanité durement éprouvée par la pandémie de coronavirus. Et nous le faisons ensemble, chrétiens de toute Église et communauté, de toute tradition, de tout âge, langue et nation". Une vraie prière mondiale pour une épidémie mondiale.

 

"Prions pour les malades et pour les familles, pour les opérateurs de santé et ceux qui les aident ; pour les autorités, les forces de l’ordre et les volontaires ; pour les ministres de vos communautés", s'exclame Bergoglio, qui insiste sur le fait que, comme l'a fait Marie dans l'Incarnation, "nous confions avec pleine confiance dans les mains de Dieu et avec un seul cœur et une seule âme nous prions."

 

Arnaud Bevilacqua, avec Christophe Henning et Claire Lesegretain, nous montrent dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Coronavirus-chretiens-dautres-confessions-unis-pape-face-lepidemie-2020-03-25-1201086035) que de nombreux chrétiens (protestants, des anglicans et des orthodoxes) à travers le monde ont répondu à la proposition du pape François de réciter ensemble un «Notre Père», mercredi 25 mars à midi, pour «implorer la miséricorde pour l’humanité durement éprouvée par la pandémie du coronavirus».

 

Enfin, Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Coronavirus-nouvelles-indications-liturgiques-Rome-2020-03-25-1201086055) que la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a modifié, mercredi 25 mars, ses indications pour la célébration des fêtes pascales édictées vendredi 19. Il s’agit de prendre en compte la pandémie de coronavirus, notamment dans les endroits où l’interdiction des rassemblements ne permet pas la célébration publique de messes.

 

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Publié le 25 Mars 2020

Xavier Le Normand (avec Arnaud Bevilacqua), nous montre le mardi le 24 mars 2020 sur la-Croix.com que par la radio ou par Internet, les évêques français multiplient les initiatives pour rester en relation avec les fidèles malgré le confinement. C’est par exemple le cas de Mgr Michel Aupetit à Paris avec Radio Notre-Dame, mais aussi de Mgr Vincent Jordy à Tours avec l’antenne locale de RCF. À Lyon, l’épiscopat invente de nouvelles habitudes et donne un rendez-vous quotidien sur la page Facebook de Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire. En plus de son intervention quotidienne à la radio, Mgr Aupetit veut tirer un élément positif de l’interdiction faite aux fidèles de participer aux célébrations, en proposant un enseignement écrit quotidien sur la messe. Le diocèse de Limoges veut lui aussi profiter des nouvelles technologies pour communiquer avec les fidèles en ce temps de confinement.

 

Toutefois, la technologie n’est pas le seul moyen pour les évêques de garder le lien avec les catholiques. Dans le diocèse de Mende, Mgr Benoît Bertrand propose aux Lozériens de s’unir par la récitation du chapelet à midi. À Verdun, Mgr Jean-Paul Gusching a décidé de rendre aux cloches de sa cathédrale leur vocation initiale d’appel à la prière. En accord avec le maire de la ville, elles retentissent ainsi tous les soirs à 20 heures «pour les morts du coronavirus et les familles en deuil, pour soutenir les malades, les soignants, les personnes avec obligations de services et ceux qui travaillent au service de tous, pour les personnes seules, pour les familles séparées, pour le monde en pandémie».

 

Clémence Houdaille nous montre aussi dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Confinement-catholiques-mettent-place-lignes-decoute-personnes-isolees-2020-03-24-1201085782) que pour lutter contre l’isolement entraîné par le confinement chez des personnes vivant seules, des paroisses et associations s’organisent pour mettre en place des lignes d’écoute et des actions de solidarité. À Tours (Indre-et-Loire), l’archevêque, Mgr Vincent Jordy, a invité les paroisses, les réseaux et les mouvements à être attentifs aux personnes malades, seules ou âgées, et qui sont isolées. Le diocèse de Tours réfléchit désormais à la mise en place d’une ligne d’écoute plus structurée, au-delà des initiatives de contacts des paroisses.

 

Des lignes d’écoute, plusieurs existent déjà dans des paroisses ou mouvements. Ainsi, à Paris, la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis a mis en place, avec la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, un réseau de solidarité qu’il est possible de joindre par téléphone ou mail, « pour toute aide, question ou assistance dont vous pourriez avoir besoin ou pour nous signaler des besoins que vous constateriez autour de vous. Les demandes seront transmises et nous essaierons d’apporter l’aide demandée dans la mesure du possible », précise le curé dans un message à ses paroissiens.

 

À Rennes (Ille-et-Vilaine), la Conférence Saint-Vincent-de-Paul a ouvert une ligne d’écoute vendredi 20 mars. «De vendredi à dimanche, nous avons eu 102 appels. Et depuis ce lundi matin (22 mars), nous croulons sous les appels, confie Manuel Rémond, président de la Société-Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) d’Ille-et-Vilaine. Des personnes qui sont seules, qui dépriment complètement. La solitude leur pèse, elles regardent la télé toute la journée, et ont parfois peur de simplement descendre leur poubelle. Nous avons aussi beaucoup de demandes concernant les attestations pour sortir, notamment de personnes qui n’ont pas Internet pour les télécharger.» Une trentaine de bénévoles de la SSVP répondent à ces appels. «Nous avons aussi reçu une trentaine de candidatures pour être bénévole écoutant», souligne encore Manuel Rémond. Certains appels reçus portent sur questions spirituelles. «Des personnes s’attristent de ne pas pouvoir aller à la messe. Et souvent, les gens nous demandent si nous-mêmes, nous avons peur de mourir.» Au niveau national, la SSVP a lancé une initiative intitulée «#Quarantaide». Au-delà des écoutes téléphoniques, l’association incite à faire des courses pour ses voisins, et surtout, à maintenir le lien.

 

Et comme le montre Nicolas Senèze, à Rome, pour la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Coronavirus-LOsservatore-romano-suspendre-publication-papier-2020-03-24-1201085807) par mesure de précaution pour les ouvriers de son imprimerie, l’Osservatore Romano a annoncé le lundi 23 mars qu’il suspend sa publication papier mais reste accessible en ligne. Seuls deux personnes continueront à y travailler pour éditer 10 exemplaires destinés au pape et aux plus hauts responsables de la Curie romaine. Si, officiellement, cette suspension n’est que temporaire, beaucoup d’observateurs soulignent que cela pourrait être un premier pas vers l’abandon définitif de l’édition papier. La Secrétairerie d’État s’était toutefois opposée à cette mesure, estimant que le Saint-Siège devait pouvoir continuer à disposer d’un canal par lequel diffuser un certain nombre d’informations et d’analyses sous un sceau moins officiel que le site VaticanNews.

 

Enfin, les cloches des églises de France vont retentit ce mercredi 25 mars 2020 à 19 h 30 pendant dix minutes, en «communion de pensée» avec les soignants notamment, a annoncé l’épiscopat catholique. Il invite également à allumer une bougie à leur fenêtre en «signe d’espérance» (https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-les-cloches-des-eglises-francaises-vont-sonner-ce-mercredi-25-mars-19-h-30-6790491).

 

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Publié le 23 Mars 2020

Hernán Reyes Alcaide, correspondant au Vatican, nous montre sur religiondigital.org ce lundi 23 mars 2020 que du sommet de 3 jours sur l’économie d'Assise prévu du 26 au 28 mars, à Pâques et au Pacte mondial pour l'éducation qui, avec sa fondation Scholas Occurrentes dirigée par Bergoglio, avait pensé à jeter des ponts entre le monde de l'éducation et la société, les grands événements que Bergoglio avait en tête pour 2020 et qui doivent être reprogrammés par la pandémie. Le pontife a dû reporter "sans date" le voyage qu'il avait prévu pour le 31 mai à Malte.

 

Bien que cela n'ait jamais été officiellement confirmé, c'était une question de semaines avant que le voyage du pape François en Indonésie, en Nouvelle-Guinée et au Timor ne devienne officiel, un pèlerinage très important qui signifierait en même temps son arrivée dans le pays avec le plus grand nombre de musulmans au monde, et aussi sa première visite en Océanie, lors d'un voyage sans précédent sur deux continents. Pensée pour la première semaine de septembre, les chances de la garder sont presque lointaines, d'autant plus que cette semaine la sécurité et l'avance cérémonielle qui allait donner les derniers détails de l'ordre du jour ont dû quitter Rome.

 

La décision de téléviser les audiences et Angelus, ainsi que les masses à Santa Marta, confirment la décision du pasteur Bergoglio de ne pas quitter cette ville avec laquelle il établit une double chaîne aller-retour. C'est "l'Église en voie de disparition" à l'époque du streaming et des coronavirus. Mais c'est aussi la marque de l’inquiétude d'un pontife qui consacre chaque jour le début de ses homélies matinales à un groupe humain différent : il a ainsi prié pour les infirmières et les détenus, pour les autorités et les personnes âgées, entre autres.

 

Federico Piana, dans la Cité du Vatican, montre dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-03/femmes-consacrees-italie-coronavirus.html) qu’en Italie, dans les hôpitaux ou depuis le cloître, les femmes consacrées s’engagent dans la lutte contre cette épidémie, au risque d’y perdre leur vie. C’est le cas les Sœurs de Saint-Camille qui gèrent cinq hôpitaux dans toute l'Italie, à Rome, Trente, Trévise, Brescia et Crémone.

 

Le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga a célébré l'homélie dominicale, sans la présence de paroissiens dans la chapelle du Christ Roi et elle a été diffusée virtuellement via les réseaux sociaux et les chaînes de Suyapa Medios. Il a rappelé que le coronavirus «n'est pas une punition de Dieu, car Dieu ne punit pas, nous aime et nous voit avec un regard plein de amour et miséricorde». Alors que les évêques catholiques et luthériens de l'Équateur s'unissent pour lutter ensemble contre la pandémie, et exhortent à respecter les protocoles, les ordres et les directives émis par le Comité des Opérations d’Urgence - COE, en particulier celui de rester dans leurs propres maisons, tout en encourageant l'utilisation responsable des réseaux sociaux afin d'éviter la peur et la panique. Ils rejoindront le réseau de solidarité en faveur des plus vulnérables, en coordination avec les organisations sociales et étatiques, visant à satisfaire, en particulier, leurs besoins fondamentaux tels que la nourriture et les médicaments. Enfin, Le recteur de la cathédrale de Managua, Luis Herrara, a dénoncé la "désinformation" qui existe sur l'impact de la pandémie de coronavirus au Nicaragua, tout en conseillant aux paroissiens de rester chez eux pour éviter la contagion (https://www.religiondigital.org/mundo/Maradiaga-coronavirus-castigo-Dios_0_2215878447.html).

 

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Publié le 22 Mars 2020

Lucia Lopez Alonso nous montre ce dimanche 22 mars 2020 sur religiondigital.org que le cardinal américain Raymond Burke a publié hier une lettre absolument controversée, affirmant l'avoir réfléchie en raison de l'émergence du coronavirus qui ravage le monde.

 

Il encourage dans une lettre à désobéir aux ordres d'enfermement à aller à la messe et à recevoir la communion au milieu de la crise des coronavirus et contredit l'Église qui, pour éviter les contagions, qui a suspendu les célébrations pendant des jours et a exempté les fidèles de la communion. Il a exprimé que le culte public devrait être considéré comme un bien de première nécessité, pouvoir aller à l'Eucharistie "tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le virus dans le processus". Dans sa vision, complètement éloignée de la réalité et de la gravité de cette pandémie, il a proposé dans sa lettre que des prêtres ou des fidèles désinfectent les bancs du temple après chaque célébration de culte, mais que cette réunion ne soit pas suspendue.

 

Après avoir blâmé les «gouvernements laïques» que les actes religieux ne soient pas reconnus comme «distinctement importants», le cardinal Burke s'est déchaîné contre différentes pratiques du droit à la liberté (décider de son propre corps, le droit à l’identité sexuelle libre ou la diversité culturelle et religieuse) qui, de leur point de vue, affectent négativement la société. Ainsi, il a pointé du doigt "les attaques contre les enfants à naître" et ceux qui défendent "une identité sexuelle différente de celle que Dieu nous a donnée", ainsi que ce qu'il a appelé "la théorie du genre". Enfin, il a réagi contre la religiosité catholique d'une manière différente de celle de la tradition occidentale : "il y a ceux au sein de l'Église qui se réfèrent à la terre comme notre mère", a-t-il critiqué, en étiquetant le catholicisme amazonien comme du «paganisme». "De grands maux comme la peste sont un effet de nos péchés actuels", a conclu le prélat.

 

Le père James Martin a répondu de la meilleure manière à l’attitude irresponsable et dangereuse du cardinal Burke sur sa page Twitter (@JamesMartinSJ) : «Jésus, dans l'Évangile de dimanche : "Qui a péché, cet homme ou ses parents, qu'il est né aveugle?" "Ni lui ni ses parents n'ont péché" Á travers cette réponse, Jésus rejette définitivement la théorie selon laquelle la maladie ou le handicap est la punition de Dieu pour un comportement coupable, lorsqu'il rencontre un aveugle. Le cardinal aurait-il oublié cela ? On en doute.

 

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-reconoce-vivimos-humanidad-pandemia-angelus-coronavirus-peste_0_2215578431.html) un Angélus triste ce dimanche de 'Laetare' (4e dimanche de carême). Le pape François avoue que nous vivons "des jours d’épreuve, tandis que l'humanité tremble devant la menace de la pandémie", apprécie le travail de la santé, de la police et des autorités "qui doivent prendre des mesures sévères pour notre bien", et il demande que nous «restions unis» et répondions à la pandémie par une autre «pandémie de prière». Par conséquent, il vous invite à lire le chapitre 9 de saint Jean et à participer à travers les médias à la prière du Notre Père, le mercredi 25 mars à midi, depuis la place Saint-Pierre vide. Avant d'entrer dans la bibliothèque pontificale, la caméra erre sur la place Saint-Pierre vide et dans un silence total. Un silence qui attire l'attention, ainsi que la fenêtre fermée du palais apostolique. Tout évoque le coronavirus et ses conséquences.

 

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