Publié le 30 Avril 2020

Aujourd’hui, nous fêtons nos 42 ans en pleine période de confinement.

 

Le pape François a voulu dédier aujourd'hui son Eucharistie à la résidence Sainte Marthe à "tous ceux qui sont morts de la pandémie, en particulier pour le défunt «anonyme». Nous avons vu ses photographies dans les fosses communes. Tant de gens qui ont été là...", tout en mettant en avant que celui qui converti n’est pas le missionnaire, ni lé prêtre, mais Dieu qui touche le cœur des gens, concluant par un  "N'oubliez pas : témoignage oui, prosélytisme non" (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-difuntos-anonimos-pandemia-enterrados-francisco-vaticano-misa_0_2227277252.html).

 

Et José María Castillo délivre une pensée sur ceux qui veulent un retour à la messe sur religiondigital.org aujourd’hui (https://www.religiondigital.org/teologia_sin_censura/Castillo-amparados-justifican-conducta-ocultar_7_2227047277.html) que nous partageons : «Les récits évangéliques abondent et expriment clairement la conviction de Jésus : dans l'Évangile, il est clair que la santé et la vie sont plus importantes que l'observance des rites de la religion. De plus, si cette question est mûrement réfléchie, la conclusion doit être que la religion est au service de la vie et non la vie au service de la religion.» Et il ne se montre pas tendre en disant : "Je ne suis pas contre les messes ou les prières, mais contre ceux qui, couverts par elles, justifient un comportement dans lequel il y a des choses à cacher".

 

Et il n’a pas tort puisque le mouvement «Rouvrez nos Églises», vient de groupes notamment au Brésil qui critiquent le pape François et la CNBB (Conférence nationale des évêques du Brésil), et créent des conflits davantage motivés par des raisons politiques et idéologiques que par des raisons véritablement religieuses et spirituelles, puisque ces groupes sont ceux qui soutiennent les politiques de l'actuel gouvernement brésilien, le grand négationniste de la pandémie, de plus en plus isolé sur la scène internationale, et avec des réponses tonales constantes qui montrent leur caractère moral, et selon Mgr Mgr Leonardo Steiner, évêque de Barra, ces gens devraient plutôt aider à «nourrir tant de gens qui ont faim, et consoler ceux qui sont désespérés, accueillir ceux qui ne savent pas où aller et quoi faire» (https://www.religiondigital.org/luis_miguel_modino-_misionero_en_brasil/Obispo-brasileno-oportunistas-conflictos-ideologicas_7_2227047282.html).

 

Tandis qu’Edouard Philippe a annoncé que les célébrations publiques du culte ne reprendraient pas avant le 2 juin, les évêques ont manifesté leur tristesse et leur incompréhension. Pourtant, certains fidèles voient «dans ce confinement prolongé l’occasion de redécouvrir le vrai culte à rendre à Dieu, de ré-expérimenter le sens profond de l’eucharistie, pain partagé», et d’autres acceptent volontiers le prolongement de l’absence de célébrations publiques pour aider à la fin de la propagation du virus (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Deconfinement-Reprise-cultes-2-juin-lincomprehension-catholiques-2020-04-30-1201091914). L’empressement n’est jamais bon et il entraine des risques.

 

Mais le culte est-il plus important ? En cette période de crise, notre regard devrait se porter sur des choses plus importantes. Libération.fr (https://www.liberation.fr/debats/2020/04/28/l-apres-ne-sera-pas-favorable-a-une-societe-de-gauche-mais-a-une-acceleration-des-mesures-neoliberal_1786730) nous montre qu’Aux États-Unis, alors même que 26 millions d'Américains ont perdu leur emploi en quatre semaines, la fortune cumulée des milliardaires a augmenté de 308 milliards de dollars. Rien de plus normal, selon l'historien américain Philip Mirowski : en étudiant la crise de 2008, il a observé que les néolibéraux étaient mieux organisés que la gauche, ce qui leur a permis de tirer un meilleur parti de la crise. Le philosophe de la pensée économique souligne que si la réponse à un moment de crise peut être une augmentation temporaire de la solidarité, ce n'est qu'un progrès en trompe-l'œil, avant une accélération vers un système encore plus dérégulé.

 

«L’après ne sera pas favorable au modèle de société de la gauche, mais plutôt à une accélération des mesures néolibérales», puisque «L’abdication de Bernie Sanders a été encore une bonne nouvelle pour eux», et que «la gauche américaine avance quelques idées générales, comme le Medicare For All [«les soins pour tous»], mis en avant par Bernie Sanders dans sa campagne, mais elle n’a aucun programme soigneusement mis au point pour tirer profit d’une pandémie.» Ce qu’il voit c’est qu’«un très petit groupe de gens va s’accaparer un immense pouvoir» et «la situation est actuellement gérée par des profiteurs qui vont chercher à s’approprier le plus de ressources possible», on aura finalement le droit à «Un marché encore moins régulé, une industrie pharmaceutique toujours plus forte et une accentuation du discours populiste : voilà le futur qui nous attend.»

 

Mais, comme le dit Jack Jenkins dans American Prophets en 2020 : "les communautés religieuses dévouées aux causes progressistes perdureront. Car elles ont l'audace de croire en une foi qui ne leur donne d'autre choix que de crier". Et si nous mettions cette audace avec cet élan de solidarité dont font preuve les citoyens européens en aidant un voisin à faire ses courses, à fabriquer des masques de protection, à proposer du soutien scolaire via Internet, dans les associations, et avec les propositions d’aide qui se multiplient pour éviter l’isolement des personnes, pour les sans-abris, et les réfugiés (http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200429-covid-19-europe-confinement-provoque-%C3%A9lan-solidarit%C3%A9-in%C3%A9dit).

 

Et pour que cela dure, nous sommes du même avis que Naomi Klein : «Nous devons profiter du confinement pour préparer la mobilisation et un autre modèle économique» et sur le fait qu’«Il faut être prudent et ne pas dire que la gestion de la crise passe par l’autoritarisme. La Chine a ainsi caché des informations sur la propagation de l’épidémie. Nous ne pouvons donc pas faire confiance à Beijing. De nombreux dirigeants autoritaires ont été lents à mettre en place une gestion de crise et ont dissimulé des informations. La Chine, les États-Unis, Benyamin Netanyahu en Israël, Viktor Orban en Hongrie, Jair Bolsonaro au Brésil, Rodrigo Duterte aux Philippines, Narendra Modi en Inde… Ils ont tous profité de la crise pour renforcer leurs pouvoirs, mais rien ne prouve qu’ils la gèrent mieux. En fait, c’est tout le contraire» (https://www.huffingtonpost.fr/entry/naomi-klein-coronavirus-crise-analyse-interview_fr_5e9576f2c5b60e5553ab5681).

 

Et ce changement ne pourra passer que par une grande volonté, et refonder pourquoi pas un nouveau Conseil National de Résistance comme le propose Claude Alphandéry, de choisir de nouvelles formes de solidarité qu’on trouve au sein des quartiers, des territoires urbains et ruraux dans des expériences d’économie sociale, solidaire, participative, de monnaies complémentaires, etc., on les trouve aussi dans les grandes industrie lorsqu’elles se tournent vers la protection de l’environnement et l’aptitude à bien vivre ensemble. Ces expériences solidaires se multiplient, il faut les rassembler, valoriser ces efforts en nouant des liens, en créant des coopérations. C’est le moment de prendre pour levier ces solidarités pour faite naître à nouveau le CNR et son programme «des jours heureux» (https://www.liberation.fr/debats/2020/04/30/face-au-coronavirus-refondons-le-conseil-national-de-la-resistance_1786826). Le salut ne viendra pas de ceux qui souhaitent que tout redevienne comme avant ou de ceux qui prône un nationalisme xénophobe.

 

Le cardinal Marx Marx a expliqué qu’également dans les pays où la majeure partie de la population jouit du bien-être, après la pandémie, les inégalités augmenteront. "Les élites gagnent souvent dans les catastrophes", a-t-il averti et regretté. Commençant par reconnaître la "prudence" avec laquelle le gouvernement allemand a abordé la gestion de la crise sanitaire, le cardinal a rappelé que, comme le pape François, il avait déjà mis en garde contre "les conséquences sociales, politiques et écologiques d'un capitalisme débridé". À cet égard, il a déclaré que des temps difficiles arrivaient pour les plus vulnérables - "Je peux le sentir bouillonner sous mes pieds" - et a affirmé que la responsabilité partagée est le meilleur moyen de réduire les différences entre les pauvres et les puissants et de lutter pour le bien commun : "Les impôts sont l'expression de la correction, de la justice" (https://www.religiondigital.org/mundo/Cardenal-Marx-Puedo-cualquier-Dios-rezar-reapertura-culto-alemania-gestion-crisis-desigualdad-capitalismo-coronavirus-impuestos_0_2227277295.html).

 

C'est le moment de se demander, où allons nous ? Suivrons nous les pharisiens de l’Église ou de l'économie, ou ressentirons nous ce choc libérateur qui nous appellera à résister ? Nous avons choisi de résister, et il est temps de ne plus subir.

 

Comme vous pouvez le voir, confinement ne rime pas avec stress ou ennui, il peut être aussi porteur pour la réflexion.

 

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Publié le 29 Avril 2020

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org que ce mercredi est le «jour du diacre», avec lequel l'Église allemande veut revendiquer le rôle d'évangélisation de tant d'hommes... et de femmes ? Le débat sur le diaconat féminin est revenu sur la table, après que le pape François a réactivé la commission d'étude au Vatican. Et l'Église allemande semble déterminée à lutter désormais, et avec à l'horizon le processus synodal, qui ne s'arrête pas malgré le coronavirus.

 

Ainsi, les associations féminines catholiques et le Comité central des catholiques allemands ont à nouveau demandé l'ouverture du diaconat aux femmes, et ont appelé à diverses actions conjointes sur les réseaux sociaux pour demain, avec le hastag #frauendiakonat. Le jour du diacre est célébré chaque 29 avril, coïncidant avec la fête de Sainte Catherine de Sienne. Les responsables soulignent que pendant des décennies, les femmes "ont défendu Jésus-Christ de nombreuses manières" et qu'elles doivent être ordonnées diaconesses parce qu'elles "sont des témoins authentiques de la foi dans une Église vivante".

 

Les associations pointent vers la voie synodale de l'Église catholique en Allemagne comme un point d'arrivée, car "l'ouverture au diaconat sacramentel des femmes est déjà en retard". Cela semble être le moment, car le nouveau président de l'épiscopat allemand, Georg Bätzing, est un ardent défenseur de cette possibilité.

 

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-met-garde-chretiens-contre-victimisation-2020-04-29-1201091775) que lors de sa dernière catéchèse de son cycle sur les Béatitudes, le pape a rappelé les chrétiens persécutés à travers le monde, soulignant combien le témoignage chrétien peut souvent devenir «une gêne» et donnant l’exemple des chrétiens persécutés par «les dictatures européennes» du XXe siècle. «Dans le monde entier, beaucoup de chrétiens sont les membres ensanglantés du corps du Christ qu’est l’Église à cause des persécutions qu’ils subissent», a-t-il rappelé, mettant toutefois en garde : «Nous ne devons pas lire cette béatitude en termes de victimisation.»

 

Saluant les pèlerins de langue française, le pape a aussi mentionné la fête de saint Joseph travailleur, le 1er mai prochain, confiant « à la miséricorde de Dieu toutes les personnes frappées par le chômage dû à la pandémie actuelle». «Que le Seigneur soit la Providence de tous ceux qui sont dans le besoin et nous incite à leur venir en aide !», a-t-il. En cette fête de Catherine de Sienne, patronne de l’Italie comme de l’Europe, il a aussi exhorté à la fin de l’audience générale, l’Europe à demeurer «unie», et invité à prier «pour l’Europe, pour l’unité de l’Europe, pour l’unité de l’Union européenne (UE) afin que tous ensemble nous puissions aller de l’avant, comme frères». Ayant eu le sentiment de ne pas avoir été suffisamment soutenus par les autres États membres de l’UE face à la pandémie et à ses conséquences, les Italiens sont en effet entrés, depuis quelques semaines, dans une période de profond euroscepticisme : selon les derniers sondages 65 % d’entre eux jugent en effet négativement l’action de l’UE et 40 % se disent prêts à quitter l’Union ou l’euro.

 

Et comme le signale Jesús Bastante sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/clero-envejecido-aprender-liturgia-desinfeccion-coronavirus-pandemia-espana-curas_0_2226977284.html) le culte après le confinement sera différent et difficile, car les populations à risque, devront s'abstenir devenir à la messe pendant les 2 1re phases de déconfinement, les curés devront faire beaucoup de choses par eux-mêmes sans acolytes et servants d’autel, s’habituer à porter des gants et des masques, à l'utilisation de solutions hydroalcooliques avant, pendant et après la communion, ainsi qu'une désinfection des calices, des vêtements sacerdotaux ou de la nappe sur l'autel, au fait que la fréquentation des services religieux sera plus faible (un tiers de capacité dans la première phase, la moitié dans la seconde), il est plus que prévisible, en particulier dans les petites villes, que le nombre de messes augmentera, ce qui donnera beaucoup plus de travail aux prêtres qui devront aussi expliquer ce que les paroissiens doivent faire ou ne pas faire.

 

Il serait temps de penser à rendre actif les prêtres mariés et les diaconesses qui allégeraient considérablement les prêtres de leur fatigue.

 

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Publié le 29 Avril 2020

Jesús Bastante le mardi 28 avril 2020 sur religiondigital.org nous montre que face aux critiques et aux aboiements de ceux qui réclament un retour incontrôlé des messes, le pape a voulu appeler à la responsabilité lors de la messe à Sainte Marthe : «En cette période où il commence à y avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine, prions le Seigneur pour qu’Il donne à tous la grâce de la prudence et de l’obéissance à ce mesures, pour que la pandémie ne revienne pas.»

 

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans la-Croix (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Reprise-messes-pape-invite-prudence-obeissance-mesures-2020-04-28-1201091578) que cet appel à la prudence répond aux ouvertures esquissées la veille au soir par le président du Conseil italien Giuseppe Conte qui a annoncé qu’il travaillait à un «protocole de sécurité maximale» avec l’épiscopat. Ce dernier l’avait accusé, dimanche soir, de violer la liberté de culte. Cette ouverture a été favorablement accueillie par l’Église italienne. Une manière de rester ferme sur les positions de principe tout en affichant la responsabilité dont l’Église italienne a fait preuve depuis le début de la crise, malgré la souffrance des fidèles.

 

Après avoir entendu le premier ministre annoncer, mardi 28 avril, que les messes ne pourront reprendre qu’à partir du 2 juin, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, et Mgr Robert le Gall, archevêque de Toulouse, ont fait part de leur déception dans la-Croix.com dans l’article de Claire Lesegretain (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Decus-eveques-proposent-denvisager-messes-privees-domicile-2020-04-28-1201091629). Ils insistent sur leur «civisme», et leur volonté de tout faire pour éviter la propagation du virus. En ce sens, les évêques qui avaient pu s’entretenir ensemble lors d’une Assemblée plénière en visioconférence, vendredi 24 avril, suggèrent un taux d’occupation dans les églises de l’ordre d’un tiers. Les évêques se disent prêts également à équiper les églises de distributeur de gel hydroalcoolique, d’espacer les fidèles (portant des masques, évidemment), de prendre leur température frontale à l’entrée, «et bien sûr de proscrire les grandes célébrations et les pèlerinages».

 

Ces évêques craignent surtout la lassitude de nombreux prêtres qui expriment depuis quelques jours leur lassitude de célébrer la messe devant des églises vides. Et de nombreux fidèles, de même, disent et redisent leur besoin de prier en assemblée et de communier réellement, et non pas seulement spirituellement.  Pour palier ce manque, l’évêque de Grenoble propose que dans les départements «verts», peu impactés par le virus, ce qui est le cas de l’Isère jusqu’à présent, «des prêtres puissent avoir la possibilité de célébrer la messe à domicile». «Normalement, il n’y a jamais de messe privée, rappelle Mgr de Kerimel, mais chez des personnes en souffrance, cela devrait être possible, en prenant évidemment toutes les précautions nécessaires. On ne peut pas en faire un principe mais cela pourrait être réfléchi en fonction des zones

 

Enfin comme le montre Nicolas Senèze dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-Francois-cree-Fondation-Jean-Paul-Ier-2020-04-28-1201091623), le pape François a institué, le 17 février dernier, la Fondation vaticane Jean-Paul-Ier destinée à mieux faire connaître la figure, la pensée et les enseignements de l’éphémère pape élu en août 1978, a annoncé mardi 28 avril le Saint-Siège. Elle aura pour but de «protéger et de préserver l’héritage culturel et religieux» du cardinal Albino Luciani, pape d’août à septembre 1978 sous le nom de Jean-Paul Ier, et à soutenir la recherche autour de sa personne et de pensée.

 

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Publié le 27 Avril 2020

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce lundi 27 avril 2020 sur la-Croix.com qu’alors que le gouvernement italien, en pleine pandémie de Covid-19, ne prévoit pas une reprise des célébrations religieuses - sauf pour des obsèques en très petit comité - les évêques italiens critiquent durement une atteinte à la liberté de culte. Des critiques qui ont reçu un soutien au sein même du gouvernement.

 

Selon le Corriere della Sera, les évêques italiens avaient proposé au gouvernement la reprise des funérailles, mariages et baptêmes, mais avec une participation limitée à «la famille proche», ainsi que les messes de semaine (les moins fréquentées), et une sorte de «numerus clausus» pour les dimanches («une vingtaine de fidèles») avec un strict respect des précautions sanitaires et des mesures de distance. Des propositions qui semblaient avoir reçu une oreille attentive du gouvernement.

 

Le Vatican suit attentivement la question, se bornant à relayer le ferme communiqué des évêques italiens. Au Vatican, où l’on réfléchit aussi au déconfinement mais où aucune reprise des célébrations publiques du pape n’est pour l’instant annoncée. Le 17 avril, alors que l’épiscopat italien faisait ses propositions au gouvernement, le pape leur avait, au contraire, discrètement affiché son soutien, mettant en garde, dans son homélie matinale, contre une foi «virtuelle» et rappelant la dimension communautaire de la vie sacramentelle de l’Église. La situation actuelle, avait-il insisté, était là «pour sortir du tunnel, pas pour y rester».

 

José Antonio Rosas, directeur de l’Académie latino-américaine des dirigeants catholiques, nous apprend sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/opinion/Jose-Rosas-organizadores-Devolvednos-argentinos-misa-iglesia-rigoristas-chile_0_2226377345.html) qu’il existe une campagne menée par certains groupes philo-fondamentalistes d'Espagne, d'Argentine et du Brésil à l'intention de leurs évêques, intitulée «redonnez-nous la messe», qui atteint l'adhésion de nombreuses personnes bien intentionnées, des chrétiens ordinaires, qui souffrent légitimement de ne pas pouvoir accéder à l'Eucharistie pendant ces périodes de quarantaine, mais qui ne savent qui sont ceux qui coordonnent certaines de ces actions. Ses organisateurs viennent des «mêmes organisations politiques ou civiques, plusieurs d'entre eux ayant déjà mené des campagnes noires contre des évêques argentins, brésiliens ou espagnols», qui «se sont caractérisés par une méfiance et des critiques parfois radicales avec les pasteurs qui ne partagent pas leurs critères politiques, qui deviennent parfois idéologiques». Ils se proclament croisés, et vivent avec le prisme idéologique de la guerre culturelle et religieuse.

 

Mais José manuel Vidal hier dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Culto-aspirinas-convertidos-expendedurias-bendiciones-iglesia-religion-misas-ritos_7_2226147377.html) se montre très critique d’un retour trop rapide du culte, car pour lui cela pose un problème, celui de beaucoup de membres du clergé qui "ne savent que vivre du rite, pour lequel ils ont été formatés. Pour cette raison, il est si douloureux pour François de réinitialiser un clergé qui ne veut pas (ni ne peut) abandonner le cléricalisme des fonctionnaires du sacré", et il pousse plus loin en disant que "Les gens continueront à rechercher la spiritualité, mais pas dans une institution rongée par le cléricalisme et le ritualisme. Avec de belles formes extérieures, mais sans cœur et sans pitié." Pour lui, "maintenant il est temps de remplir le devoir de solidarité des citoyens et de prendre position contre la pandémie, non pas tant avec les messes (c'est facile, clérical et presque la seule chose que les prêtres savent faire) mais avec des œuvres de miséricorde en faveur de "la chair du Christ", qui sont les plus pauvres et les plus déshérités."

 

Il espère enfin "qu'à partir de cette période de pandémie émergera une Église plus virtuelle (Internet a sauvé le confinement ecclésial), plus laïque (les laïcs ont prouvé qu'ils font partie d'un peuple sacerdotal, bien que le clergé leur refuse l'accès au ministère), plus domestique (la maison comme cœur de la foi) et, par conséquent, moins cléricale, moins sacramentelle, moins ritualiste et plus axé sur la vie, plus austère, plus scientifique et moins miraculeuse, finalement plus évangélique". Tout cela, "Parce que les gens continueront à rechercher la spiritualité, mais pas dans une institution rongée par le cléricalisme et le ritualisme avec de belles formes extérieures, mais sans cœur et sans entrailles de miséricorde".

 

Malgré sa dureté José manuel Vidal, ne veut pas de messes virtuelles, ou de bénédictions sur les toits qui risquent de créer un manque plus grand pour les prêtres et les fidèles, et souhaitent que les prêtres aient un esprit nouveau débarrassé du cléricalisme. Les prêtres ne souhaitent pas non plus jouer à la roulette russe, ils souffrent surtout du manque de contact et n’ont qu’une hâte retrouver les fidèles avec lesquels ils ont noués ces liens, et ce sera difficile comme en Espagne, où les prêtres devront être munis de gants et de masques, la communion ne peut être donnée dans la bouche, la distance de sécurité doit être respectée, il ne devrait pas y avoir plus de 30 personnes par célébration, et les célébrations sacramentelles (baptêmes, communions, mariages...) sont suspendues jusqu'après l'été, ainsi que les pèlerinages (https://www.religiondigital.org/espana/volveran-misas-abierto-Espana-sacramentos-funerales_0_2226377358.html).

 

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Publié le 26 Avril 2020

Pierre Michaud nous montre sur euronews.com que le troisième dimanche de Pâques sans fidèles au Vatican. Seul à l'autel de la chapelle de la maison sainte Marthe, le pape François a prié pour ceux qui sont dans la tristesse en raison de la pandémie de coronavirus. «Nous prions aujourd'hui, durant cette messe, pour tous ceux qui souffrent de la tristesse, parce qu'ils sont seuls ou parce qu'ils ne savent pas quel avenir les attend, ou parce qu'ils ne peuvent pas subvenir aux besoins de leur famille car ils n'ont pas d'argent, pas de travail… Tant de personnes qui souffrent de la tristesse. Prions pour eux aujourd'hui».

 

Une détresse sociale qui prend de l'ampleur en Europe et notamment en France, où dans les banlieues parisiennes par exemple, comme à Clichy-sous-Bois, beaucoup de familles se retrouvent démunies "Dans les quartiers populaires, cette crise sanitaire se double d'une crise sociale, explique Olivier Klein, le maire de la ville. Une crise qu'on n'avait peut être pas envisagée à ce point là. Parce que rester chez soi, arrêter de travailler, même si c'est un petit boulot, ça accentue les difficultés." Le gouvernement français a annoncé ce jeudi le déblocage de 39 millions d’euros pour l’aide alimentaire, montant qui vient en complément des 65 millions d'euros déjà débloqués depuis le début du confinement, pour l’aide aux sans-abris.

 

Après avoir récité la prière du Regina Coeli, le pape François a rappelé l'importance de prévenir et de soigner le paludisme. Au lendemain de la Journée internationale de lutte contre le paludisme, il a exprimé sa proximité aux malades et aux personnels soignants. Or, à cause de la pandémie de Covid-19, le bilan cette année pourrait être bien supérieur à cause de problèmes de distribution de moustiquaires et de médicaments. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, près de 400 000 personnes supplémentaires pourraient mourir de cette maladie cette année sur le continent, soit 770 000. En 2018, les deux-tiers des victimes étaient des enfants de moins de cinq ans. Preuve de cette crise à venir, le Zimbabwe annonce une hausse de près de 50 % des cas de paludisme par rapport à l'année dernière selon des chiffres officiels. Le nombre de décès a lui, augmenté de 20 % (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-04/le-pape-appellea-a-ne-pas-oublier-le-paludisme.html).

 

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Publié le 25 Avril 2020

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org ce samedi 25 avril 2019 que le pape François a de nouveau écrit une lettre aux fidèles du monde entier, cette fois pour le mois traditionnellement dédié à Marie. "En ce mois, c'est une tradition de prier le Rosaire à la maison, avec la famille. Les restrictions de la pandémie nous ont "forcés" à valoriser cette dimension domestique, également d'un point de vue spirituel", explique le pape dans sa lettre, qui propose deux textes de prières à Marie. "En tout cas, il y a un secret pour le faire : la simplicité; et il est facile de trouver, même sur Internet, de bons plans de prière à suivre."

 

"Chers frères et sœurs : Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous unira encore plus en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, en particulier pour ceux qui souffrent le plus, et vous, je vous en prie, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur", conclut la lettre papale.

 

Dans l'une des prières, le pape demande à Marie de "réconforter ceux qui sont confus et pleurent la perte de leurs proches, parfois enterrés d'une manière qui blesse l'âme". "Elle soutient ceux qui sont en détresse parce que, pour éviter la contagion, ils ne peuvent pas être proches des malades. Elle inspire confiance à ceux qui vivent dans la peur d'un avenir incertain et des conséquences sur l'économie et le travail", dit-il.

 

"Protégez les médecins, les infirmières, le personnel de santé, les volontaires qui, en cette période d'urgence, se battent en première ligne et risquent leur vie pour sauver d'autres vies. Accompagnez leurs efforts héroïques et accordez-leur force, gentillesse et santé", maintient-il. La prière, dans laquelle Bergoglio soutient aussi ceux qui "assistent, jour et nuit, les malades et les prêtres qui, avec une pastorale et un engagement évangélique, essaient d'aider et de soutenir tout le monde".

 

"Sainte Vierge, éclairez les esprits des hommes et des femmes de science, afin qu'ils trouvent les solutions appropriées et surmontent ce virus", ajoute le pape, qui prie la Marie d'aider "les dirigeants des nations, afin d’agir avec sagesse, diligence et générosité, pour aider ceux qui manquent de ce qui est nécessaire à la vie, planifier des solutions sociales et économiques de grande envergure et dans un esprit de solidarité." "Cela touche les consciences de sorte que les sommes importantes utilisées pour l'augmentation et l'amélioration des armements sont destinées à promouvoir des études adéquates pour la prévention de futures catastrophes similaires", souligne le pape François.

 

Claire Lesegretain, nous montre aussi dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Deconfinement-eveques-souhaitent-reprise-messes-11-mai-2020-04-24-1201091119) que trois jours après la visioconférence d’Emmanuel Macron avec les responsables de cultes, les évêques de France se sont réunis virtuellement en Assemblée plénière vendredi 24 avril. Au cœur de leurs discussions, la reprise des messes avec la fin du confinement, dont plusieurs évêques ont fait part de cette attente dans les médias comme Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, et Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, mais aussi de la catéchèse et des activités caritatives de l’Église. Pour cela, les évêques ont mis au point un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire, et ce plan, qui attire aussi l’attention sur la situation particulière des sanctuaires, doit être communiqué aux pouvoirs publics dès le vendredi 24 avril.

 

«Bella Ciao» d'un côté, «Grandola Vila Morena» de l'autre : Italiens et Portugais célèbrent tous les deux aujourd'hui leur Libération, en ce jour anniversaire de la libération de Milan, Turin et Gênes en 1945, et de la révolution des œillets de 1974 qui mit fin à la dictature de Salazar au Portugal.  Les avions de chasse ont lâché les couleurs tricolores au-dessus d’une Rome ensoleillée, aux rues vides pour cause de confinement en ces temps de pandémie de coronavirus. Quelques minutes plutôt, des milliers d’habitants avaient entonné «Bella Ciao», hymne des Partisans italiens très marqué à gauche. Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), le premier parti du pays, a vivement critiqué le choix de ce morceau, que des élus de gauche avaient appelé à entonner, notamment à Milan. «Je respecte ceux qui ont donné dans le passé la vie pour la liberté de notre pays, mais je considère prioritaire en ce moment, plutôt que de chanter Bella Ciao, d’aider avec de l’argent les citoyens qui sont dans le besoin», a écrit Matteo Salvini sur Twitter. Au Portugal, des milliers d'habitants s'étaient donnés rendez-vous à leur fenêtre, à l'appel d'associations, pour chanter «Grandola Vila Morena», le morceau dont la diffusion à la radio avait donné le signal du coup d'état pacifique du "mouvement des capitaines" qui avait mis fin à la dictature. Les Portugais étaient invités à porter un oeillet, symbole de cette révolution. "C'est en ces temps exceptionnels de douleur, souffrance, deuil, séparation et confinement qu'il importe le plus d'évoquer la patrie, l'indépendance, la République, la liberté et la démocratie", a déclaré le président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa (https://www.lemonde.fr/societe/live/2020/04/25/coronavirus-en-direct-suivez-les-dernieres-actualites-et-posez-vos-questions_6037749_3224.html).

 

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Publié le 25 Avril 2020

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre le vendredi 24 avril 2020 dans la-Croix.com que pour le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, il ne s’agit pas seulement de «promouvoir la femme» mais de «la considérer comme partie intégrante de toute la formation» des futurs prêtres, ce qui suppose «une révolution culturelle», un «changement de mentalité».

 

Car le cardinal Marc Ouellet pense que pour le prêtre «apprendre à se comporter avec les femmes dès la formation est un facteur humanisant qui favorise l’équilibre de la personnalité et de l’affectivité de l’homme», mais s’il estime que, si une femme «peut être une aide» dans le domaine de l’accompagnement spirituel, il est préférable qu’un prêtre accompagne un séminariste, le préfet de la Congrégation pour les évêques plaide toutefois pour une plus grande intégration des femmes dans les équipes de formation des séminaires.

 

Il cite notamment leur participation pour «évaluer le degré de liberté des candidats, leur capacité à être cohérent, à établir leur programme de vie et aussi leur identité psychosociale et psychosexuelle». Le cardinal Ouellet pense «surtout la collaboration avec les femmes à un niveau paritaire aide le séminariste à préparer son futur ministère et la manière avec laquelle il saura respecter les femmes et collaborer avec elle. S’il ne commence pas dès la formation, le prêtre risque de vivre son rapport aux femmes de manière cléricale.» Un cléricalisme sur lequel il reconnaît que «l’Église est en retard» mais qui vient, selon lui, d’une certaine «peur», «plus de la part de l’homme envers la femme que de la femme envers l’homme», reconnait-il.

 

«Pour un prêtre, pour un séminariste, la femme représente le danger, regrette-t-il. Alors que, en réalité, le véritable danger ce sont les hommes qui n’ont pas un rapport équilibré avec les femmes.» «Cela est un danger pour le sacerdoce que nous devons radicalement changer», insiste-t-il, appelant donc à «ne pas isoler les futurs prêtres» des femmes au cours de leur formation, «sinon ils se retrouvent brutalement confrontés à la réalité et peuvent alors perdre le contrôle».

 

Disponible dès ce samedi 26 avril sur le site de L’Osservatore Romano, le numéro de mai de Donne Chiesa Mondo, consacré au «soin des âmes et de la personne», comporte aussi un entretien avec Anne-Marie Pelletier où la théologienne française, prix Ratzinger en 2014, plaide elle aussi pour une plus grande présence des femmes dans le domaine de l’enseignement. «Comment promouvoir ce visage maternel de l’Église sans commencer par le faire enseigner par les femmes, lesquelles savent ce que c’est que d’être mère, dans leur expérience charnelle ou tout simplement dans la configuration mentale qui caractérise le rapport des femmes avec la vie», s’interroge-t-elle notamment.

 

Anne-Marie Pelletier n’est pas tendre avec l’Église puisque dans son livre «L’Église, des femmes avec des hommes», elle montre que stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d’hommes – des clercs en l’occurrence. Elle souhaite qu’on ravive le sacerdoce baptismal pour qu’existe une égalité totale, et le ministère sacerdotal ne serait qu’un service de ce sacerdoce. Et le sacerdoce baptismal est le sens même de la vocation dont l’exemple le plus parlant sont les femmes (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-04/livre-pour-dieu-eglise-femmes-hommes-anne-marie-pelletier.html).

 

Enfin, dans une Eucharistie qu'il a consacrée «à ceux qui rendent des services funéraires, ce qu'ils font est si douloureux, si triste. Ils ressentent si près la douleur de cette pandémie», le pape François s’est permis d ans les murs du Vatican, dans la résidence Sainte Marthe, d’appeler à prêcher l'Évangile, le même jour que la fête de saint Marc, le premier évangéliste, est célébrée, tout en disant d’éviter le prosélytisme : "Allez dans le monde entier, annoncez l’Évangile à toute la création, cela ne veut pas dire de faire du prosélytisme, comme si j'étais une équipe de foot, non". Car pour le pape "La foi n'a pas de prosélytisme, elle l'offre pour que l'Esprit soit avec le témoignage, c'est avec service".  Et le pape précise : «Combien de fois dans l'Église, dans l'histoire, sont nés des mouvements, des groupes d'hommes ou de femmes qui voulaient convaincre de la foi, convertir, mais qui étaient des prosélytes, et comment ont-ils fini ? Dans la corruption» (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-Ir-Evangelio-proselitismo-corrupcion_0_2225777401.html).

 

Le pape François loin d’être naïf vise les communautés religieuses nouvelles qui ont attiré des années durant laïcs et religieux en quête d’une nouvelle forme de spiritualité. Mais nombre de ces groupes ont fini par défrayer la chronique. Dérives sectaires, travail dissimulé, agressions sexuelles, viols, rien ne manque. Les nouveaux mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles, sont remplis de ces dérives et pourtant, ils prospèrent toujours. Ces communautés controversées sont souvent très organisées, et jouissent toujours de relations dans la hiérarchie qui les protègent. Alors, lorsqu’elle est alertée, l’Église, qui a toujours peur de blesser, de créer des conflits, des divisions, préfère tempérer, minimiser, prendre des demi-mesures. Elle agit, mais de façon dérisoire. C’est comme si elle n’avait pas pris conscience de la gravité de certaines dérives.  Encore aujourd’hui, les démarches sont opaques, les conclusions des enquêtes ne sont pas connues, et donc les fidèles sont trompés. Ce silence bénéficie bien sûr aux communautés sectaires (https://www.temoignagechretien.fr/communautes-religieuses-le-silence-des-abus/).

 

Il est grand temps, que l’Église cesse sa complicité avec ces mouvements douteux profitant de la faiblesse et de la naïveté des fidèles, qui n’ont servi qu’à entretenir une restauration conservatrice de l’Église sous Jean-Paul II et Benoît XVI à travers une nouvelle évangélisation dont les résultats n'ont jamais été porteurs.

 

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Publié le 24 Avril 2020

Comme nous le montre Charles Collins le jeudi 23 avril 2020 sur cruxnow.com (https://cruxnow.com/church-in-uk-and-ireland/2020/04/english-cardinal-praises-healthcare-workers-during-special-mass/) le cardinal Vincent Nichols a déclaré jeudi soir que le travail des agents de santé de première ligne dans la pandémie de COVID-19 portait "la marque de la foi chrétienne" et il a mis en garde contre «tout sentiment d'apitoiement sur soi alors que nous jouons notre rôle dans ces disciplines vitales». Nichols s'exprimait lors d'une messe pour les malades et leurs familles «qui souffrent des effets de ce terrible virus», les travailleurs de la santé et les travailleurs sociaux. C'était la première d'une série de messes célébrée dans différentes cathédrales en Angleterre à 19 h tous les jeudis. L'heure a été choisie de manière à précéder la salve d'applaudissements pour les travailleurs du National Health Service qui a lieu à 20 heures tous les jeudis dans le Royaume-Uni depuis que le pays a été bloqué le mois dernier pour tenter de stopper la propagation du coronavirus, afin de les remercier «pour leur courage et leur générosité» et «leur grand engagement envers leurs patients qu'ils servent si généreusement».

 

Joshua J. McElwee dans NCRonline.org nous montre aussi ce vendredi 24 avril (https://www.ncronline.org/news/parish/grace-comes-through-three-bishops-ministering-during-pandemic) que le cardinal de Chicago Blase Cupich, l'évêque de San Diego, Robert McElroy et celui de Cheyenne, Wyoming, l'évêque Steven Biegler, chacun parlant par téléphone le 22 avril, ont mentionné un certain nombre de façons dont les catholiques pourraient utiliser cette fois pour le développement spirituel, car pour Blase Cupich l'expérience d'être séparés les uns des autres pourrait enrichir la façon dont les catholiques célèbrent la liturgie à l'avenir, puisque cela permet de redécouvrir certaines valeurs fondamentales de ce que signifie être église en ce moment qui fera de nous une meilleure église après cela. Et selon McElroy cela ne doit pas être un moment de «pause», et qu’ils essayent de toucher les gens avec la grâce de Dieu et la présence de l'église dans la mesure du possible. Il faut selon Biegler utiliser ce temps pour approfondir leur lecture des Écritures. Ils se sentent proches des paroissiens qui ont perdu l’accès à l’eucharistie et ne peuvent plus se réunir ensemble.

 

Cupich, McElroy et Biegler mettent en avant le service des malades notamment Cupich avec le travail d'une équipe de 24 prêtres que son archidiocèse a organisée pour rendre visite aux patients hospitalisés atteints de COVID-19 et pour offrir l'onction des malades si nécessaire, ces derniers  ont chacun reçu une formation spécifique et utilisent des équipements de protection individuelle pour prévenir la transmission du virus, et l’aide aux autorités locales, à travers des gestes envers les familles sans emploi en leur donnant de la nourriture, les prisonniers libérés en les logeant et ceux encore enfermés en leur obtenant des articles essentiels.

 

Les évêques américains ont aussi réagi au décret du président américain visant à suspendre une partie de l’immigration légale, car «Il n'y a guère de preuves que les immigrants enlèvent des emplois aux citoyens». Dans le sillage du pape, ils exhortent dans une lettre «à l’unité et à la créativité de l’amour», au lieu de «la division et l’indifférence», du fait que «Le virus est impitoyable dans la prédation de la vie, il ne connaît ni frontières ni nationalités. Et cette décision empêche les religieux d'autres pays de venir aux États-Unis, ce qui est pourtant un soutien fondamental pour le travail de leur Église (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-04/aux-etats-unis-l-episcopat-s-erige-contre-le-blocus-de-l-immigr.html).

 

Et les évêques américains sont à plaindre vu le président qu’ils ont puisque Donald Trump a proposé jeudi une "injection" de "désinfectant" pour combattre le coronavirus, et  des "ultraviolets" ou une "lumière très puissante" à projeter "à l'intérieur du corps", ce qui a consterné la communauté scientifique, et de nombreux spécialistes qui ont accusé le président américain d'être irresponsable en faisant ces suggestions "dangereuses", comme le montre LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/24/rayons-uv-et-desinfectant-injecte-dans-les-poumons-les-elucubrations-du-docteur-trump-contre-le-covid-19_6037652_3210.html).

 

Le religieux argentin Arturo Zampini, nommé par le pape François pour diriger la "task force" du Vatican contre le coronavirus dont l’activité principale est «La réponse immédiate des églises locales et au-delà de l'église, à la santé des gens, en particulier à l'aide humanitaire», a reconnu ce jeudi qu'il craignait surtout les conséquences sociales de la pandémie et l'augmentation de la faim dans le monde qui "nécessite beaucoup de coopération internationale". Le pape veut faire de la crise sanitaire une opportunité de mobilisation pour le bien commun, afin qu'un modèle de société plus humain se dégage. Zampini a rejeté l'idée que l'épidémie de coronavirus est une sorte de punition divine. "Ce n'est pas une punition de Dieu, mais plutôt une auto-punition", a- t-il dit (https://www.religiondigital.org/vaticano/Zampini-pandemia-hambrunas-lugares-planeta_0_2225477439.html).

 

Et comme le montre cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-coronavirus-nest-pas-une-excuse-pour-laisser-des-gens-mourir-en-mer/), il est bon de rappeler que la pandémie de coronavirus ne doit pas être une excuse pour laisser des êtres humains mourir en Méditerranée. C’est ce que dénoncent, le 24 avril 2020, les évêques de l’Union européenne (COMECE) et ils appellent l’Union européenne et ses États membres à œuvrer pour une réponse commune aux migrations forcées, en établissant «un mécanisme de solidarité prévisible convenu entre les États membres de l’UE pour faire face aux situations d’urgence des migrants vulnérables en détresse en mer», afin que la mer Méditerranée ne se transforme en un vaste cimetière.

 

La COMECE partage les préoccupations de la Conférence des évêques de Malte concernant le sort de 47 personnes bloquées pendant des jours sur un navire de sauvetage d’une ONG dans la zone de recherche et de sauvetage de Malte, dans une situation extrêmement précaire et finalement ramenées en Libye. L’UE devrait aider ses États membres à assurer le débarquement rapide et sûr des migrants et des demandeurs d’asile dans le port sûr le plus proche, «qui devrait être un port européen, car les ports libyens ne peuvent être considérés comme sûrs», souligne le père Barrios Prieto, Secrétaire général de la COMECE. Comme l’exige la résolution MSC.167(78) du Comité de la sécurité maritime de l’Organisation maritime internationale, les personnes sauvées en mer ne peuvent être débarquées que dans un port sûr. Or «les migrants et les demandeurs d’asile sont souvent soumis à la torture, à la violence et à des traitements inhumains lorsqu’ils sont ramenés dans les pays d’où ils ont embarqué», poursuit le père Barrios Prieto. Malgré les difficultés causées par la pandémie actuelle de Covid-19, la COMECE souligne que les principes humanitaires devraient toujours prévaloir. 

 

Enfin, José María Castillo dans religiondigital.org ce vendredi 24 avril (https://www.religiondigital.org/teologia_sin_censura/Castillo-vale-puedo-confesar-telefono_7_2225247468.html) nous fait par de sa réflexion de cette période sans sacrement. Il lui «semble que le «confinement», que nous subissons en raison de la pandémie de virus, ne va pas beaucoup changer la pratique sacramentelle actuelle des chrétiens.» Et il montre que la vision sacramentelle de l’Église n’était pas le souci des premiers chrétiens puisque de Marc Aurèle à Constantin (161-306) le christianisme a pris racine chez les populations, pas à cause de la multiplication et de l'exactitude de leurs cérémonies. C'était l'époque où les chrétiens n'avaient pas de temples.

 

Il se demande : «Alors, qu'est-ce qui a tellement impressionné les gens qu'en si peu de temps que l'Église a attiré tant de fidèles ? Un groupe d'adeptes, qui vivaient un sens de la communauté si fort, qui unissait les individus et les familles, plutôt que par certains rites religieux, en particulier par un mode de vie commun, comme l'écrivait à juste titre Origène (Contre Celse, 1,1), ce fut décisif, voire décisif.» Si L’Église s’est imposée c’est qu’elle "a offert tout le nécessaire pour constituer une sorte de sécurité sociale : elle s'occupait des orphelins et des veuves, des personnes âgées, des handicapés et de ceux qui manquaient de moyens de subsistance; elle avait un fonds pour les funérailles des pauvres et un service pour en cas d'épidémie". "Mais plus important que ces avantages matériels était le «sentiment de groupe», qui accueillait principalement ceux qui vivaient déracinés dans les grandes villes."

 

Enfin, ce qui intéresse vraiment José María Castillo et l’inquiète, "c'est que trop de responsables et de dirigeants de l'Église actuelle peuvent donner l'impression qu'il est plus important d'observer et de se soumettre à la religion (avec ses règles et ses rituels) que d'être fidèle au projet de vie que l'Évangile nous propose".

 

Et les règles du décret diocésain en Allemagne pour un retour aux célébrations cultuelles ne sont pas étrangères au monde confiné, car il est entendu que, lorsque des mesures de désescalade seront adoptées dans d'autres pays et que l'activité publique sera progressivement relancée, les différentes Églises doivent respecter des protocoles de prévention de contagion dans le culte très similaire. Ce seront les suivantes : plus d'un mètre entre les personnes dans les célébrations couvertes jusqu'à 30 fidèles, 50 à l’extérieur, sont quelques-unes des mesures qui commenceront à fonctionner dans les temples allemands, les personnes qui présentent des symptômes ou qui sont à risque continuent de s'abstenir d'aller à l’église, dont les célébrations du dimanche peuvent aller jusqu'à trois, avec un maximum de deux servants d'autel, et dans cette ligne, le prêtre peut simplement être accompagné d'un lecteur, d'un chanteur et d'un organiste, car le décret nie la possibilité de chœurs et d'orchestres. Le panier de quête sera placé à la sortie de l’église. Le texte impose aussi l'utilisation de gants jetables lors de la préparation du calice et des hôtes et la désinfection des mains du prêtre avant l'offertoire, ainsi que la distance en attendant de recevoir la communion (https://www.religiondigital.org/diocesis/Reglas-ir-misa-post-pandemia-alemania-decreto-distancia-seguridad-prevencion-coronavirus-aforo-higiene_0_2225477449.html).

 

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Publié le 23 Avril 2020

La crise du Covid-19 montre une chose, l’urgence de réformer l’Église. Et ce que l’on peut voir c’est que l’Église n’a pas préparé la fin du confinement à l’image de Mgr Robert Legall, l’archevêque de Toulouse, qui demande que "l'on puisse avoir la possibilité de célébrer des offices plus courts, plus simples et en nombre limité (de fidèles)" mécontent des propos du président de la République disant qu'il n'y aurait pas d'office avant la mi-juin (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/en-direct-coronavirus-vers-un-deconfinement-par-secteurs-et-par-region_2124416.html).

 

L’Église n’a-t-elle pas pensé à une organisation différente, car suivre les célébrations à la télévision, au téléphone, sur Facebook ou Youtube, n’est qu’une solution de courte durée. Comme l’avance le pape François, c’est un «sacrement virtuel» alors que les «sacrements sont concrets», alors qu’on ne peut pas être liés seulement par la «communion spirituelle» (https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2020-04/pape-francois-messe-sainte-marthe-vendredi-17-avril-2020.html), et les clercs comme en Italie, en France et aux États-Unis sont pressés de revenir à la normale, sans toutefois penser à donner un rôle plus important aux fidèles qui sont devenus les acteurs de l’Église au sein même de l’église domestique.

 

Mais malheureusement la hiérarchie a vu cette «église domestique» d’une façon réduite, alors que selon elle la famille en est la base. En gros cette église à la maison, se limite à la prière, aux louanges, et à lecture des évangiles, sans autant recevoir la permission de communier. Ce retour à l’église domestique aurait pu apporter quelque chose de nouveau, mais le cléricalisme empêche des innovations salutaires comme le fait de paroissialiser ces églises pour y retrouver les mêmes fêtes, les célébrations, les sacrements, et les catéchèses, comme on l’avait permis avec les communautés ecclésiales de base.

 

Et actuellement en ce temps de confinement, nos églises domestiques devraient aussi s’inspirer de Paul VI qui dans l’encyclique Populorum Progressio en 1967 disait que l’Église doit «condamner les injustices et inspirer les changements nécessaires». Car la «violence institutionnelle» des régimes politiques et économiques ne cessera pas après le confinement.

 

L’église domestique va continuer jusqu’à la mi-juin et comme en Argentine, nous n’aurons pas de reprise progressive de messes, et pour l’instant le confinement des messes ou spirituel à travers différents canaux, tels que les réseaux sociaux ou le téléphone continue (https://www.religiondigital.org/america/Guillermo-Oliveri-Todavia-conveniente-coronavirus_0_2225177503.html) et cela malgré l’impatience des évêques français qui veulent redire la messe le 17 mai (https://www.liberation.fr/france/2020/04/23/deconfinement-les-eveques-catholiques-veulent-redire-la-messe-des-le-17-mai_1786181).  

 

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Publié le 22 Avril 2020

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi 22 avril 2020 que s’exprimant à l’occasion de la 50e journée mondiale de la Terre, le pape François a lancé un appel à la jeunesse pour sauver la planète.

 

"À cause de notre égoïsme, nous avons failli à notre responsabilité de gardien et d’intendant de la Terre", a souligné Jorge Bergoglio lors de son audience du mercredi entièrement consacrée au sujet. "Nous l’avons polluée et pillée, en mettant en danger notre propre vie", a-t-il déploré, en évoquant "un péché contre la Terre, contre notre prochain et en définitive contre le Créateur". "C’est pour cela que différents mouvements internationaux et locaux se sont formés pour réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident : que nous n’avons pas d’avenir si nous détruisons l’environnement qui nous soutient", a déclaré le pape, confiné tout comme la moitié de la planète en raison de la pandémie de coronavirus. "La 50e journée mondiale de la Terre est une opportunité pour relancer nos efforts à aimer notre maison commune et en prendre soin", a encore souligné le pape argentin. Il a aussi appelé à se préoccuper "des membres les plus fragiles de notre famille". "Comme la tragique pandémie du coronavirus est en train de le démontrer, c’est seulement ensemble et en nous occupant des plus faibles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux", a-t-il insisté.

 

Ce mercredi, le pape François a par ailleurs prôné l'"unité fraternelle" entre les nations européennes, à la veille d’une réunion par visioconférence des 27 pays de l’UE pour examiner l’impact économique de la pandémie. "En ce temps où tant d’unité est nécessaire entre nous, entre les nations, prions aujourd’hui pour l’Europe, afin que l’Europe ait cette unité, cette unité fraternelle dont rêvaient les pères fondateurs de l’Union européenne", a dit le pape François, lors d’une messe célébrée via internet depuis sa résidence. Le dimanche de Pâques, le souverain pontife argentin avait déjà lancé un appel spécifique à l’Europe pour qu’elle retrouve "un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé", notamment après la Seconde guerre mondiale. L’Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie, entre les pays du Nord, inquiets de payer pour les dépenses de ceux du Sud, qui eux réclament une plus grande solidarité.

 

vaticanews.va nous montre aussi dans son article de ce mercredi (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-04/bartholomee-uni-au-cri-de-francois-pour-defendre-la-terre.html) qu’à l'occasion du 50e anniversaire de la Journée de la Terre, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier écrit un message y affirmant que l'humanité est à un tournant, la pandémie de Covid-19 ayant mis à nue la fragilité de la puisqu’elle «s'est rendue compte de sa fragilité, de l'importance des rapports interpersonnels». Nous devons selon lui instaurer «un nouveau rapport» avec la planète qui  renouvellera les relations sociales et rendra les êtres humains «pacifiques et respectueux», gardiens de la «maison que Dieu nous a donné». Bartholomée Ier se dit aussi «en phase» avec le message du Pape François contenu dans l'encyclique Laudato si'.

 

Ouest-France.fr avec l’AFP (https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-emmanuel-macron-se-veut-prudent-6814241) nous montre enfin que le président de la République, Emmanuel Macron s’est entretenu, en audio-conférence, avec les responsables des cultes et de loges maçonniques, mardi. La réouverture des édifices religieux au public n’interviendra pas avant juin. Dans tous les cas, une réouverture se ferait avec respect des gestes barrières et des mesures de distanciation. Ce sera extrêmement progressif, et il y aura une période d’observation d’un mois et que si tout se passait bien. Les participants ont aussi abordés la question des personnes âgées, des plus démunis, des sans-papiers, des détenus. Le chef de l’État a également indiqué qu’il n’y aurait pas de grand rassemblement jusqu’à la fin de l’été, toujours en raisons de la pandémie.

 

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