Publié le 31 Mai 2020

francetvinfo.fr avec nous montre ce dimanche 31 mai 2020 que le souverain pontife a enregistré un message vidéo en espagnol à l'occasion de la fête de la Pentecôte.

 

Selon le pape François, "tout sera différent" après l'épidémie planétaire de coronavirus. "Lorsque nous sortirons de cette pandémie, nous ne pourrons pas continuer à faire ce que nous faisions, et comme nous le faisions", déclare le souverain pontife dans cette vidéo diffusée samedi 30 mai, tout en appelant à une "société plus juste et plus équitable plus chrétienne, non pas en paroles, mais dans les faits". Avant de poser une question. "Des grandes épreuves de l'humanité, parmi lesquelles cette pandémie, nous ressortirons meilleurs ou pires. Ce n'est pas la même chose. Je vous le demande : comment voulez-vous en sortir ? Meilleurs ou pires ?"

 

"Nous avons besoin que l'Esprit Saint nous donne des yeux nouveaux, qu'il ouvre notre esprit et notre cœur pour affronter le moment présent et le futur avec la leçon apprise: nous sommes une seule humanité. Personne ne se sauve tout seul. Personne", a assuré le pape François. "Nous le savons, mais cette pandémie que nous vivons nous l'a fait vivre de manière beaucoup plus dramatique. Nous avons devant nous le devoir de construire une nouvelle réalité", alors qu'"aujourd'hui, le monde souffre, le monde est blessé, (...) surtout chez les plus pauvres qui sont rejetés". "Et c'est pourquoi aujourd'hui, nous nous ouvrons à l'Esprit-Saint pour qu'il change nos cœurs et nous aide à devenir meilleurs. (...) C'est la tâche de tous, et de nous tous", a-t-il conclu.

 

La pandémie a fait près de 367 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un dernier bilan établi samedi par l'AFP à partir de sources officielles. Presque six millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires, alors que la pandémie a forcé plus de la moitié de l'humanité à se confiner ou à vivre cloîtré, avec un impact dramatique sur l'économie planétaire.

 

Ruth Gledhill dans The Tablet (https://www.thetablet.co.uk/news/12993/save-lives-before-the-economy-says-pope) nous montre que le pape François a insisté sur le fait que traiter et sauver les gens est «plus important» que sauver l'économie. «Nous, les gens, sommes des temples du Saint-Esprit, l'économie ne l'est pas.» Il a également parlé aujourd'hui plus largement des souffrances et des défis de la pandémie de Covid-19, et a exhorté les catholiques à se souvenir de l'amour de Dieu et du prochain. Pour le pape, comprendre ce que Dieu nous dit en ces temps de pandémie devient également un défi pour la mission de l'Église : «L'impossibilité de se réunir en Église pour célébrer l'Eucharistie nous a fait partager la condition de nombreuses communautés chrétiennes qui ne peuvent pas célébrer la messe tous les dimanches.» Il a aussi déclaré que la fête de la Pentecôte renouvelle la conscience que «la présence vivifiante du Saint-Esprit habite en nous. Il nous donne aussi le courage de sortir des murs protecteurs de nos petits groupes, sans nous reposer dans la vie tranquille ni nous enfermer dans des habitudes stériles.»

 

Après le Regina Caeli, il a évoqué le Synode de l'Amazonie il y a sept mois et a lancé un appel spécial aux peuples qui y souffraient : «Nous invoquons le Saint-Esprit pour donner lumière et force à l'Église et à la société en Amazonie, sévèrement éprouvées par le pandémie. Beaucoup sont infectés et décédés, même parmi les peuples autochtones, particulièrement vulnérables. Par l'intercession de Marie, Mère de l'Amazonie, je prie pour les plus pauvres et les plus sans défense de cette chère région, mais aussi pour celles du monde entier, et je lance un appel pour que personne ne manque de soins de santé». «Traiter les gens, ne pas économiser pour l'économie. Traiter les gens, qui sont plus importants que l'économie. Nous, les gens, sommes des temples du Saint-Esprit, l'économie ne l'est pas.»

 

Enfin, francetvinfo.fr nous apprend que les 21 victimes de l'ancien prêtre Bernard Preynat vont pouvoir être indemnisées. C'est le tribunal ecclésiastique de Lyon qui a ouvert cette voie à l'indemnisation des anciens scouts agressés sexuellement entre 1971 et 1991 par l'ancien aumônier de Sainte-Foy-lès-Lyon. C'est à Bernard Preynat que reviendra la charge d'indemniser les victimes. "L'Église se désolidarise complètement de Bernard Preynat et lui pose l'injonction d'apporter une indemnisation financière aux victimes que vraisemblablement, il ne pourra pas payer", a réagi dimanche 31 mai sur franceinfo François Devaux, le président de l'association La parole libérée. "Si la question, c'est de faire miroiter à des victimes qu'elles vont avoir une réparation financière qui finalement ne leur sera pas payée, tout en s'excluant complètement de sa propre responsabilité, ce n'est plus de la maladresse, c'est un peu pervers comme démarche", estime François Devaux. Selon lui, "le diocèse a une vraie et lourde responsabilité" dans cette affaire.

 

Le changement ne viendra pas de la culture cléricale mais plutôt comme le pense Luis Miguel Modino, correspondant au Brésil pour religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/luis_miguel_modino-_misionero_en_brasil/coronavirus-aboca-vivir-nuevo-Pentecostes_7_2236346351.html), d’une Église se trouvant dans «les périphéries géographiques et existentielles, sans grandes décorations, sans mots retentissants». Pour lui, «Le  COVID-19 a motivé l'apparition de nouvelles façons de développer l'activité liturgique et pastorale. On peut dire que certains d'entre eux ont accroché des gens et qu'ils peuvent faire partie de la vie ecclésiale». Et «L'expérience de ces derniers mois a mis en évidence l'importance de l'Église domestique, d'être de petites communautés, où le rôle des prêtres prend une nouvelle dimension. Cela devrait également nous amener à réfléchir à de nouvelles voies pour la célébration des sacrements, ce qui a été souligné dans le Document final du Synode pour l'Amazonie, qui devrait nous faire réfléchir sur une réalité qui, en certains endroits, n'est pas quelque chose d'extraordinaire, ce qui se passe en période de pandémie, mais quelque chose de commun, en attente de réponses.»

 

Finalement, «Les crises doivent toujours être considérées comme un temps pour de nouvelles opportunités, pour se renouveler ou mourir, pour assumer sans crainte de nouvelles possibilités, de nouvelles voies. Nous sommes confrontés à une nouvelle Pentecôte, Dieu envoie le Saint-Esprit pour nous guider sur la voie à suivre, maintenant il est essentiel d'agir avec parrhésie. Sommes-nous prêts ou allons-nous continuer avec les portes et les esprits fermés, dominés par la peur ?»

 

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Publié le 30 Mai 2020

"Ce qui survient synodalement doit également être clarifié et répondu de manière synodale." Le président de la Conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, a annoncé que le processus suivi sur le Chemin du Synode sera ''exporté'' à Rome, peut-être vers le même Synode sur la synodalité que le pape a convoqué pour 2022 comme le montre Jesús Bastante dans religondigital.org le vendredi 29 mai 2020. Cela a été souligné par le prélat dans une interview avec le magazine Publik-Forum, dans lequel il se montre "en faveur de l'apport des connaissances et des décisions que nous prenons sur la Voie Synodale, également en ce qui concerne les femmes et le ministère, à Rome".

 

Ces derniers jours, le pas en avant d'Anne Soupa présentant sa candidature à l'archevêché de Lyon a une nouvelle fois remis l'ordination des femmes sur la table. Malgré le fait que le pape François ait déclaré qu'il s'agissait "d'une question fermée", il a lui-même rouvert la commission pour débattre du diaconat féminin. En outre, ajoute Bätzing, "cela ne signifie pas que la question de l'ordination des femmes ne soit pas discutée plus avant", car c'est "une demande" qui "est là, au milieu de l'Église", et que les arguments présentés par le magistère contre les femmes prêtres "ne sont souvent plus acceptées".

 

D'autres sujets à aborder seront la participation des chrétiens non catholiques à l'Eucharistie. "Les chrétiens peuvent choisir avec des arguments et selon leur propre conscience de participer à l'Eucharistie ou à la communion de l'autre confession", a souligné Bätzing, qui ne s'est pas caché en parlant d'une éventuelle bénédiction pour les divorcés remariés ou les homosexuels. «Beaucoup souffrent du fait que leur relation n'est pas pleinement reconnue par l'Église» et «attendent un signe» de l'Église.

 

Anne-Laure Juif (avec CNA), nous montre aussi dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Autriche-benediction-couples-homosexuels-reflexion-2020-05-29-1201096641) le vendredi 29 mai qu’un livre («Bénédiction des partenaires de même sexe») écrit en avril par des théologiens autrichiens et allemands évalue la possibilité d’officialiser des bénédictions pour les couples homosexuels. Cette étude a été réalisée en coopération avec la Commission liturgique d’Autriche.

 

Selon l’auteur du livre avec Florian Wegscheider, le père Ewald Volgger, l’introduction d’une bénédiction officielle nécessiterait un changement dans le catéchisme «parce qu’une liturgie officielle de l’Église doit être fondée sur la doctrine de l’Église». Cette avancée serait possible notamment parce que des prêtres «accompagnent déjà des couples du même sexe». Dans la région de la Haute-Autriche, des paroisses organisent des bénédictions pour les couples homosexuels au moment de la Saint-Valentin.

 

Cependant, le liturgiste distingue le mariage et la bénédiction qui pourrait être donnée aux couples homosexuels. Il souligne : «La bénédiction n’est pas un sacrement, elle ne se situe pas au même niveau que le sacrement de mariage, mais est néanmoins un acte officiel de bénédiction.» «Si les partenaires vivent le don de l’amour mutuel dans la fidélité (…) et façonnent leur vie avec les dons spirituels de Dieu (…), indique Ewald Volgger au journal diocésain, leur relation est aussi une image de la bonté et de la charité de Dieu.» Cela serait ainsi un moyen pour l’Église «d’exprimer l’obligation de soins mutuels, de fidélité et d’exclusivité», poursuit-il.

 

Suite à la mort de George Floyd, un Afro-Américain décédé après avoir été étouffé par un policier blanc lors de son interpellation filmée à Minneapolis, les États-Unis se sont embrasés. Des émeutes ont eu lieu dans de plusieurs villes du pays et lors de manifestations successives, des appels à la justice se sont fait entendre. Dans un message publié sur le site de la conférence épiscopale, les évêques américains dénoncent le racisme qui «n'est pas une chose du passé ou simplement une question politique qui doit être débattue quand cela convient. C'est un danger réel et actuel qu'il faut affronter de front.», prient pour le repos de l'âme de George Floyd, et invitent également au calme après les émeutes et à une société apaisée, à travers les États-Unis, en particulier dans le Minnesota (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-05/etats-unis-violences-racisme-emeutes-eveques-unite.html).

Enfin, alors que l’Europe sort progressivement de la pandémie de Covid-19, mais alors que d’autres continents, comme l’Amérique du Sud, la subissent toujours de plein fouet, le pape François a présidé, samedi 30 mai à la Grotte de Lourdes du Vatican, un chapelet pour confier une nouvelle fois à la Vierge les souffrances de l’humanité, et où il, où il demande notamment «que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix». Après la bénédiction finale, le pape a aussi eu quelques mots en espagnol à destination des sanctuaires latino-américains, continent très touché actuellement par la pandémie, priant pour que «la Vierge de Guadalupe nous accompagne» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Covid-19-pape-prie-chapelet-grotte-Lourdes-Vatican-2020-05-30-1201096823).

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Publié le 29 Mai 2020

Juan José Tamayo dans religiondigital.org ce jeudi 28 mai 2020 nous montre que la prêtrise des femmes a toujours existé et que c’est le machisme qui l’a fait disparaitre de l’Église :

 

«Il y a quelques jours, la théologienne française Anne Soupa, 73 ans, a présenté sa candidature à l'archevêché de Lyon après la démission (ou la révocation?) du cardinal Barbarin. Un geste qu'elle a elle-même qualifié de "provocation" (…).

 

Au cours des trente dernières années, de nombreux documents et déclarations sont apparus demandant l'accès des femmes au sacerdoce. De tels documents considèrent l'exclusion des femmes du ministère sacerdotal comme une discrimination sexuelle contraire à l'attitude inclusive de Jésus de Nazareth. Le haut magistère ecclésiastique répond négativement à cette demande, en s'appuyant sur deux arguments: l'un théologique-biblique et l'autre historique et ils se répètent sans changement depuis des siècles (…).

 

Des inscriptions sur des tombes et des mosaïques, des lettres papales, d'autres textes et avec une base théologique solide, disent que les femmes ont exercé le sacerdoce catholique pendant les trois premiers siècles de l'histoire de l'Église. Examinons certains de ces textes qui enlèvent toute valeur aux arguments du Magistère ecclésiastique. Sous l'arche d'une basilique romaine, il y a une fresque avec quatre femmes. Deux d'entre elles sont les saintes Praxèdes et Prudence, à qui l'église est dédiée. Une autre est Marie, mère de Jésus de Nazareth. Sur la tête de la quatrième, il y a une inscription qui dit : Theodora Episcopa (= évêque). Le a de Theodora est gratté dans la mosaïque, pas celui d'Episcopa.

 

Au siècle dernier, des inscriptions ont été découvertes qui parlent en faveur de l'exercice du sacerdoce des femmes au début du christianisme. La dédicace suivante à "Leta Presbytera", datant du milieu du Ve siècle, apparaît sur une tombe à Tropea (sud de la Calabre, Italie) : "Consacrée à sa bonne réputation, Leta Presbytera a vécu quarante ans, huit mois et neuf jours, et son mari a érigé cette tombe pour elle. Elle a été précédée en paix à la veille des Ides de mars." D'autres inscriptions des VIe et VIIe siècles témoignent également de l'existence de femmes prêtres à Salone (Dalmatie) (presbytera, prêtre), Hippo, diocèse africain dont Saint Augustin a été évêque pendant près de quarante ans (presbyterissa), près de Poitiers (France) (presbyteras), en Thrace (presbytera en grec), etc.

 

Dans un traité du IVe siècle sur la vertu de la virginité, attribué à saint Athanase, il est dit que les femmes consacrées peuvent célébrer la rupture du pain ensemble sans la présence d'un prêtre : «Les saintes vierges peuvent bénir le pain trois fois avec le signe de la croix, dire action de grâces et prier, car le royaume des cieux n'est ni masculin ni féminin. Toutes les femmes reçues par le Seigneur ont atteint la catégorie des hommes» (De virginitate, PG 28, col. 263). Dans une lettre du pape Gélase Ier (492-496) adressée aux évêques du sud de l'Italie en 494, il leur dit qu'il a appris, à son grand regret, que les affaires de l'Église ont atteint un état si bas que les femmes sont encouragées à officier sur les autels sacrés et à participer à toutes les activités réservées au sexe masculin auquel elles n'appartiennent pas. Les évêques de cette région italienne avaient eux-mêmes accordé le sacrement de l'Ordre à ces femmes et exerçaient normalement les fonctions sacerdotales.

 

Un prêtre nommé Ambroise demande à Aton, évêque de Verceil, qui a vécu entre le IXe et le Xe siècle et connaissait bien les anciennes dispositions conciliaires, quel sens donner aux termes presbytera et diaconesses, qui apparaissaient chez les anciens chanoines. Aton a répondu que les femmes ont également reçu les ministères ad adjumentum virorum, et cite la lettre de Saint Paul aux Romains, où elle peut être lue : "Je recommande Phœbé, notre sœur et diaconesse dans l'église de Cenchrées."

 

C'est le concile de Laodicée, qui s'est tenu durant la seconde moitié du IVe siècle, poursuit l'évêque Aton dans sa réponse, qui a interdit l'ordination sacerdotale des femmes. Concernant le terme de presbytera, il a reconnu que dans l'ancienne Église, il pouvait également désigner la femme du prêtre, mais il préfère le sens d'une prêtresse ordonnée qui exerçait des fonctions de direction, d'enseignement et de culte dans la communauté chrétienne. Contre le fait de donner la parole aux femmes, le pape Honorius III a parlé dans une lettre aux évêques de Burgos et de Valence, dans laquelle il leur a demandé d'interdire aux abbesses de parler depuis la chaire, une pratique courante à l'époque. Ce sont ses mots : "Les femmes ne devraient pas parler parce que leurs lèvres portent la stigmatisation d'Ève, dont les paroles ont scellé le destin de l'homme."

 

Ces témoignages et bien d'autres qu'il pourrait fournir sont souvent rejetés par le Magistère papal et épiscopal, ainsi que par sa théologie et les historiens soumis à l'orthodoxie romaine, alléguant qu'ils manquent de rigueur scientifique. "L'ordination sacerdotale", dit Jean-Paul II, "par laquelle le rôle confié par le Christ aux apôtres est transmis, pour enseigner, sanctifier et gouverner les fidèles, a toujours été réservée dans l'Église catholique exclusivement aux hommes. Cette tradition a également été fidèlement maintenue dans les églises orientales." Cette opinion est démentie par les historiens et par de nombreux exégètes du Nouveau Testament, qui ont étudié le sujet en profondeur. Pour cette raison, elle manque de rigueur scientifique et ne peut pas constituer la base de la réglementation actuelle en la matière.

 

Cependant, d'importantes recherches historiques nient de telles affirmations énergiques du Magistère ecclésiastique, jusqu'à les invalider et les transformer en pure rhétorique au service d'une institution patriarcale. Alors que votre "tour du patriarcat" vacille, je demande : qui sont le pape, les cardinaux et les évêques, y compris qui sommes-nous les théologiens, pour juger de la valeur de la recherche historique ?

 

Ils préfèrent exercer le pouvoir avec autorité et seuls enfermés dans la tour de leur "patriarcat", l'exercer démocratiquement et le partager avec les femmes croyantes, qui sont aujourd'hui majoritaires dans l'Église catholique et manquent pourtant de présence dans ses organes directeurs et elles sont réduits à l'invisibilité et au silence.»

 

Juan José Tamayo n’a pas tort, l’histoire dément le mythe que l’Église n’a ordonné que des hommes. Dommage qu’au sommet de l’Église on déforme la Tradition sciemment pour faire perdurer la domination masculine. Il serait grand temps de respecter la pleine égalité qu’avait mise en place Jésus dans son mouvement, où hommes comme femmes étaient ses disciples et ses apôtres.

 

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Publié le 27 Mai 2020

Xavier Le Normand (avec AFP et 1 News), nous montre le mardi 26 mai 2020 que fin 2018, la justice australienne avait interdit aux médias de révéler le verdict de culpabilité rendu à l’encontre du cardinal Pell, depuis acquitté. Au total, 19 journalistes et 11 médias seront poursuivis pour n’avoir pas respecté cette interdiction controversée. Les ordonnances de restriction sont des mesures relativement courantes en Australie, celle concernant le cardinal Pell avait été très mal acceptée par les médias, le procès de l’ancien archevêque de Sydney et de Canberra étant d’une importance particulière et largement suivi. Ils seront jugés d’ici novembre, a indiqué un magistrat australien mardi 26 mai.

 

Si médias et journalistes sont représentés par un même avocat - Matt Collins - celui-ci estime que l’affaire pourrait être divisée en pas moins de treize procès différents, puisqu’elle concerne des articles de médias concurrents. Pour lui, mener un seul procès comme le souhaite le parquet serait une «injustice». Quoi qu’il en soit, a-t-il assuré, les journalistes «ont hâte que ces affaires soient enfin résolues». En charge de l’affaire, le juge John Dixon a estimé pour sa part que le dossier commençait «à prendre de l’ampleur» et devait donc être jugé si possible avant la fin de l’année. Ainsi, s’il a fixé le début du procès au 9 novembre, il n’a pas exclu que la date soit avancée. Il n’a pas exclu non plus que différents procès puissent se tenir. Une audience préliminaire devrait se tenir le 23 juillet.

 

L’enjeu est sérieux puisque les journalistes encourent jusqu’à 5 ans de prison tandis que les titres de publications risquent des amendes pouvant s’élever jusqu’à un demi-million de dollars australiens (300 000 €). Et leur avocat a raison, il serait injuste que des journalistes soient condamnés alors qu’ils ont fait leur devoir d’informer les gens.

 

Nicolas Senèze, à Rome, nous apprend également ce mercredi sur la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Enzo-Bianchi-invite-Vatican-quitter-monastere-Bose-2020-05-27-1201096222) qu’une enquête demandée par le Saint-Siège a montré de «graves problèmes» liés à «l’exercice de l’autorité» dans la communauté œcuménique de Bose fondée en 1965. Le frère Enzo Bianchi, qui avait laissé la place de prieur au frère Luciano Manicardi en 2017 sans toutefois avoir cédé la gestion effective de la communauté à son successeur, créant ainsi d’inévitables tensions, devra déménager dans un autre lieu. Le pape apprécie Enzo Bianchi. Il l’a rencontré à plusieurs reprises et a déjà eu l’occasion d’exprimer combien il appréciait un projet en parfaite adéquation avec sa vision d’une Église ancrée à la fois dans la modernité et la tradition. Mais il n’a pas retenu sa main au moment d’approuver le décret signé par le cardinal Parolin.

 

Selon la communauté, plusieurs des personnes visées – dont peut-être Enzo Bianchi lui-même – auraient dans un premier temps rejeté cette sanction, pourtant notifiée en présence du secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, Mgr José Rodriguez Carballo. Un rejet qui, explique la communauté, a entraîné «une plus grande confusion et un plus grand malaise», l’obligeant à rendre publique la décision vaticane. De son côté, la communauté, confiée donc désormais aux bons soins du père Cencini, nommé délégué pontifical avec pleins pouvoirs, explique avoir reçu du cardinal Parolin une lettre traçant «un chemin d’avenir et d’espérance, indiquant les grandes lignes d’un processus de renouveau, dont nous espérons qu’il donnera un nouvel élan à notre vie monastique et œcuménique».

 

Enfin, ce mercredi sur cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/cardinal-kurt-koch-a-lavenir-quune-seule-forme-de-rite-romain/) nous voyons  le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et expert en liturgie, cité dans le journal catholique allemand «Die Tagespost», estimer qu’à l’avenir, il ne pourra y avoir qu’une forme de rite romain, et non plus le rite ordinaire et le rite extraordinaire, à savoir le rite tridentin. Selon lui, il serait souhaitable, à l’avenir, qu’il y ait une réconciliation des deux formes du rite romain, «de sorte qu’à un moment donné, nous n’ayons plus qu’une seule forme comme synthèse au lieu de deux formes différentes». Le cardinal a admis que cela prendrait probablement beaucoup de temps et exigerait beaucoup de patience.

 

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Publié le 25 Mai 2020

“Une candidature symbolique, oui, mais les symboles peuvent être très forts”. Anne Soupa, écrivaine, bibliste et présidente du Comité de la jupe entend se présenter pour prendre la tête de l’archevêché de Lyon comme le montre Lucie Oriol dans huffingtonpost.fr ce lundi 25 mai 2020.

 

Depuis la démission du cardinal Barbarin en mars après les suites de l’affaire Preynat, la place est libre. Le prélat avait été condamné en 2019 pour ses silences sur l’affaire, puis relaxé en appel avant de donner congé. Une vacance dont en entend bien profiter la théologienne de 73 ans, également à l’initiative du Comité de la jupe qui milite depuis 2008 pour une juste reconnaissance des femmes au sein de l’Église.

 

La candidature a peu de chance d’aboutir, mais elle a le mérite de faire parler. “Je ne pense pas que l’on me propose la Mitre dans une semaine, mais le symbole de ma candidature peut être très fort parce qu’il dénonce deux vrais problèmes: l’invisibilité des femmes qui prive l’Église catholique d’ouverture d’esprit et de sang neuf, mais aussi le problème de la gouvernance”, explique Anne Soupa au HuffPost. Habituellement, la nomination d’un archevêque n’implique pas de candidature : le pape choisit parmi des noms qui lui sont proposés par le Nonce apostolique à Paris, ambassadeur du Saint-Siège.

 

La bibliste ne le cache pas, c’est précisément face à ces enjeux de gouvernance qu’elle a choisi de postuler au diocèse de Lyon, une ville qu’elle connaît bien pour y avoir suivi ses études de théologique. “C’est à Lyon, et non à Luçon ou Romorantin qu’il faut poser le problème de la gouvernance et de ses dysfonctionnements, parce que c’est là que c’est le plus visible”, ajoute Anne Soupa.

 

Son programme est d’ailleurs pensé pour répondre à différents enjeux soulevés par l’affaire Preynat, du nom de l’ancien prêtre reconnu coupable pour agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991, mais qui a fait appel. “La première priorité c’est l’écoute, plus on écoute plus la vie l’emporte. Ensuite, il faut prendre des décisions claires aussi bien dans les grandes orientations que dans les petites choses. Le diocèse a besoin de sécurité et de clarté. Enfin la troisième priorité, c’est ne pas sacrifier la vérité, ne pas jouer dans la dissimulation, parce que dissimuler c’est transférer une dette aux générations futures”, estime Anne Soupa. Cette dernière assure avoir d’ailleurs reçu le soutien de La Parole libéré, l’association créée par des victimes du père Preynat.

 

Sur les enjeux d’invisibilité, Anne Soupa espère que sa candidature encouragera d’autres femmes à suivre son chemin. “Tout m’autorise à me dire capable de candidater au titre d’évêque, tout me rend légitime. Or, tout me l’interdit. Si ma candidature est interdite par le droit canon, c’est tout simplement parce que je suis une femme, que les femmes ne peuvent être prêtres et que seuls les prêtres, en devenant évêques, dirigent l’Église catholique”, écrit-elle dans sa profession de foi.

 

Alors que le Saint-Père s’est refusé à ce que les femmes puissent devenir diacre en février dernier, Anne Soupa confie toutefois au HuffPost qu’elle espère que sa candidature lui arrivera jusqu’aux oreilles. Elle espère en tout cas intimer un grand mouvement pour “bousculer les lignes” d’une “institution” qu’elle juge renfermée “sur une base trop étroite” et incapable “saisir les grands enjeux de spiritualité de notre époque”. “Je n’ai pas beaucoup d’espoir qu’elle bouge d’elle-même. Mon seul espoir, c’est que le terrain que les hommes, les femmes et les catholiques s’emparent des ces enjeux. Que les femmes surtout se mettent à candidater. Il faut faire savoir qu’on est prêtes. Même si ça n’aboutit pas à des responsabilités, ça aboutira à des initiatives qui je l’espère seront fécondes”, veut croire Anne Soupa.

 

Joint par La Croix, le diocèse de Lyon, qui rappelle que la nomination du prochain archevêque ne dépend que du pape, ne veut pas balayer d’un revers de main le caractère «symbolique» de cet acte qui met l’accent sur la place des femmes. Il assure travailler dans cette direction et indique que la fonction d’économe diocésain, «numéro deux du diocèse», est occupée depuis novembre 2018 par une femme, Véronique Bouscayrol (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/theologienne-Anne-Soupa-brigue-siege-darcheveque-Lyon-2020-05-25-1201095869).

 

Enfin, l’encyclique "Ut unum sint" signée par Jean-Paul II célèbre ses 25 ans ce lundi 25 mai 2020. Marquant ce quart de siècle d'existence, le pape François a adressé une lettre au cardinal suisse Kurt Koch, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, dans laquelle il est revenu sur cette encyclique, qui a confirmé «de manière irréversible» l’engagement œcuménique de l’Église, car «de nombreux pas ont été faits en ces décennies pour guérir les blessures séculaires et millénaires», il salue aussi les progrès réalisés en faveur de l’unité de l’Église, «grâce à l’Esprit Saint». «Invoquons donc avec confiance l’Esprit, afin qu’il guide nos pas et que chacun ressente avec un nouvel élan l’appel à œuvrer pour la cause œcuménique ; qu’il nous inspire de nouveaux gestes prophétiques et renforce la charité fraternelle entre tous les disciples du Christ, «pour que le monde croie» (Jn 17,21) et que se multiplie la louange au Père qui est dans les Cieux», conclut le successeur de Pierre dans cette lettre au cardinal Koch (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-05/pape-francois-oecumenisme-kurt-koch-encyclique-jean-paul-ii.html).

 

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Publié le 24 Mai 2020

Domenico Agasso jr. nous montre que ce dimanche 24 mai 2020 dans Vatican Insider que le pape François rassure les fidèles de Chine en leur disant : l'Église "vous soutient". Et cela les encourage à être de "bons citoyens". Il a dit cela durant le Regina Coeli du jour de l'Ascension, toujours en direct depuis la bibliothèque du Palais apostolique du Vatican, en attendant de pouvoir revenir le réciter depuis la fenêtre.

 

Mais, être de «bons citoyens» sera difficile pour la région semi-autonome de Hongkong puisque Pékin veut lui imposer une loi sur la «sécurité nationale» visant à interdire «la trahison, la sécession, la sédition et la subversion» à Hong Kong, en réponse aux manifestations monstres de l'opposition démocratique en 2019, ce qui a poussé des milliers de Hongkongais a battre le pavé ce dimanche dans les quartiers commerciaux de Causeway Bay et Wanchai en scandant des slogans contre le gouvernement, bravant ainsi une interdiction de manifester. La police anti-émeutes a tiré des lacrymogènes pour disperser les manifestants, puis tout le reste de l’arsenal anti-émeutes a également été déployé : gaz poivre, mais aussi les canons à eau et les fourgons blindés (http://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200524-hong-kong-manifeste-%C3%A0-nouveau-contre-projet-loi-p%C3%A9kin-heurts-%C3%A9clatent).

 

Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, grande figure de la lutte pour la démocratie et les libertés religieuses en Chine, a réagi en exclusivité pour La Croix le vendredi 22 mai (https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Cardinal-Joseph-Zen-Hong-Kong-peut-maintenant-sattendre-pire-2020-05-22-1201095532) à la loi de «sécurité nationale» que veut imposer Pékin à Hong Kong. Pour lui, «C’est une décision terrible pour Hong Kong». Pour lui, «Il y a bien sûr de l’inquiétude et de la colère à Hong Kong car on sent qu’elle risque de perdre sa singularité pour devenir une simple ville chinoise comme les autres où les libertés n’existent plus. J’ai peur que nous perdions notre autonomie, laquelle a été promise par le régime de Pékin il y a des années dans la déclaration commune sino-britannique de 1984.», et «Depuis la rétrocession de Hong Kong le 1er juillet 1997, le régime chinois n’a cessé de se transformer en un régime de plus en plus totalitaire, à l’intérieur de ses frontières comme pour Hong Kong ou Taïwan. Hong Kong s’attend au pire maintenant et je ne vois pas ce que nous pourrions faire à moins d’une réaction internationale forte.»

 

Aujourd'hui, le pape aurait dû être en visite à Acerra, annulé en raison du coronavirus : mais dès que possible "j'irai au pays des incendies", garantit-il. Et il proclame "une année spéciale pour réfléchir sur Laudato Si" qui «invite toutes les personnes de bonne volonté à y adhérer, à prendre soin de notre maison commune et de nos frères et sœurs les plus fragiles», dont le Vatican rappelle combien elle peut servir de guide pour bâtir le «monde d’après» la pandémie de Covid-19 et le Dicastère pour le développement humain intégral propose une prière que le pape François inviter à prier (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-lance-annee-speciale-Laudato-2020-05-24-1201095724). Bergoglio salue également les salésiens, citant avec affection "la formation qu'ils ont reçue".

 

Enfin, depuis le samedi 23 mai, les rassemblements religieux sont à nouveau autorisés, à condition de respecter les mesures de distanciation. La nouvelle de la reprise des cérémonies religieuses est allée très vite comme à Paris. Mais les fidèles devront respecter les gestes barrières. Le contact avec les fidèles va changer, il faudra être masqué et se résoudre à ne plus étreindre les autres fidèles. Les paroisses auront encore besoin de temps pour s’organiser mais tout sera prêt pour accueillir les fidèles le dimanche suivant, pour la Pentecôte (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/on-a-besoin-que-l-eglise-vive-des-fideles-parisiens-heureux-de-retrouver-les-bancs-de-leur-paroisse-apres-le-confinement_3977873.html).

 

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Publié le 23 Mai 2020

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre ce samedi 23 mai 2020 que les gestionnaires des lieux de culte et les organisateurs des cérémonies devront toutefois s'assurer que les fidèles respectent les gestes barrières et la distanciation physique, portent un masque et se désinfectent les mains.

 

Désinfection des mains et masque obligatoire, filtrage à l'entrée : les cérémonies religieuses vont pouvoir reprendre dès le samedi 23 mai, selon des modalités fixées par un décret publié au Journal officiel et immédiatement entré en vigueur. Ce texte complète un décret du 11 mai sur les mesures de lutte contre le Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Le ministre de l'Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d'une réunion "sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous", a expliqué le ministère dans un communiqué peu avant la publication du décret. Cette concertation s'est imposée au gouvernement après que le Conseil d'État lui a ordonné, lundi, de lever dans un délai de "huit jours" l'interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai. "Si l'objectif d'une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin", rappelle le ministère, "il sera ainsi possible (...) de célébrer à nouveau, progressivement, des offices" à compter de la parution du décret.

 

Les gestionnaires des lieux de culte et organisateurs des cérémonies devront notamment s'assurer que les fidèles respectent les gestes barrières et la distanciation physique, portent un masque et se désinfectent les mains. Á l'entrée du lieu de culte, une personne devra aussi réguler les flux pour ne pas dépasser une jauge maximale de fréquentation. Les mesures s'appliquent à "toute personne de 11 ans et plus qui accède ou demeure dans ces établissements", selon le décret. "Les préfets de département pourront interdire l'ouverture ou ordonner la fermeture d'un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées", précise le ministère. "Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun", se félicite Christophe Castaner dans le communiqué.

 

La reprise des célébrations avec public avait d'abord été annoncée pour le 2 juin, avant que le Premier ministre n'évoque la date du 29 mai. L'épiscopat catholique a fait pression ces dernières semaines pour que ce soit effectif pour le dimanche de Pentecôte, le 31 mai. L'Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne qui marque la fin du mois sacré de ramadan, aura lieu dimanche, a annoncé vendredi soir le Conseil français du culte musulman (CFCM). Cette fête est traditionnellement célébrée par des grandes prières collectives en début de matinée. Avant la publication du décret, le CFCM a rappelé vendredi que ces prières ne pouvaient pas avoir lieu, cette fois, dans les mosquées.

 

Aux États-Unis, Donald Trump exige des gouverneurs la réouverture immédiate de tous les lieux de culte (églises, synagogues et mosquées), décrits par le président américain "comme des lieux essentiels". Mais les approches varient d'un État à l'autre. En Californie, le gouverneur démocrate souhaite prendre son temps et fait face à une fronde de plus de 1200 pasteurs. Tandis que d'autres ont simplement limité la taille des rassemblements ou ont invité les communautés religieuses à trouver des alternatives aux cérémonies, comme la retransmission via internet, comme en Pennsylvanie et dans le Michigan (https://fr.euronews.com/2020/05/23/etats-unis-donald-trump-exige-des-gouverneurs-la-reouverture-immediate-des-lieux-de-culte).

 

Plutôt que l’obsession du culte, c’est assurer la sécurité sanitaire des fidèles qui devrait prévaloir. Comme le montre l’exemple l’équipe d’animation paroissiale de Wattignies (Nord) a choisi d’attendre le week-end de Pentecôte pour régler tous les détails d’organisation et accueillir les fidèles dans les meilleures conditions, et si elle se sent prête, elle sait aussi que des ajustements seront nécessaires et s’imposeront au fil des semaines (https://www.la-croix.com/Religion/A-Wattignies-paroisse-veut-prendre-temps-detre-prete-Pentecote-2020-05-23-1201095655).

 

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Publié le 23 Mai 2020

Héloïse de Neuville nous montre je vendredi 22 ami 2020 dans la-Croix.com que les évêques du Minnesota, soutenus dans cette démarche par des Églises luthériennes, ont annoncé vouloir braver les mesures prises pour limiter les activités religieuses par le gouverneur du territoire, Tim Walz, dans un courrier envoyé mercredi 20 mai, estimant que cette limitation entrave la liberté de culte des citoyens, protégée par le premier amendement de la constitution du pays. Une décision inédite qui vient enfreindre un décret pris le 13 mai par le gouverneur de l’État, encadrant les modalités du déconfinement du Minnesota. Le texte autorise les commerces à rouvrir, ainsi que les restaurants mais limite la présence aux offices religieux à 10 personnes.

 

Dans d’autres états américains, la liberté de culte fait l’objet de recours et de contestations similaires. En Caroline du Nord, un juge fédéral a rendu un jugement temporaire samedi 16 mai, favorable aux églises qui ont attaqué les mesures prises par le gouverneur démocrate Roy Cooper pour limiter les rassemblements religieux à 10 personnes. En Californie, cinq procureurs généraux se sont fendus d’un courrier au gouverneur de l’État, dénonçant des restrictions «discriminatoires» à l’égard des institutions religieuses, soulevant que restaurants et centres commerciaux rouvraient, tandis que les institutions religieuses ne pouvaient pas, elles, organiser d’offices. Lundi 18 mai un juge de l’état de l’Oregon a estimé illégales les restrictions sur les rassemblements religieux décrétés par la gouverneur démocrate Kate Brown, avant qu’un jugement de la Cour suprême de l’Oregon rétablisse finalement les interdictions en vigueur pour les cultes.

 

Comme fondement de ces recours, les requérants soulignent que l’interdiction ou la limitation en nombre des rassemblements dans les lieux de cultes violent la liberté de culte des citoyens. De fait, une quinzaine d’états ont choisi de n’exercer aucun contrôle sur les libertés religieuses pour raisons sanitaires. Trois d’entre eux la Floride, la Caroline du Sud et le Tennessee — tous dirigés par des gouverneurs républicains — se sont distingués dès le début de la pandémie en classant les activités religieuses comme «essentielles», au même titre que les achats alimentaires ou les soins de santé. Donald Trump s’est aussi emparé du sujet et en fait un marqueur politique, affirmant que les libertés religieuses étaient malmenées par les gouverneurs démocrates.

 

Pourtant, les célébrations publiques reprennent progressivement dans les diocèses américains à mesure que les consignes de confinement s’assouplissent dans les états les moins touchés. Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 93 439 décès pour 1 551 853 cas. Au moins 294 312 personnes ont été déclarées guéries.

 

La seule question est de savoir pourquoi, il y a une telle obsession des évêques que ce soit en Europe ou aux États-Unis de refaire des messes, une raison semble se dégager et ce n’est pas le souci des fidèles, mais plutôt un souci purement financier, car l’Église a besoin de d’argent, et il faut dire que le Covid-19 a plombé ses finances. Finalement, l’Église pauvre pour les pauvres a vu le jour sans le vouloir, et de nouvelles méthodes pour faire des messes ont existé, comme de faire communion, tout en montrant que l’Église domestique est très utile en temps de crise. Finalement l’argent n’est pas tout, l’Église c’est aussi les personnes qui la font vivre.

 

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Publié le 21 Mai 2020

Comme le montre Andrea Tornielli dans son éditorial pour vaticanews.va ce jeudi 21 mai 2020 avec son Message aux Œuvres Pontificales Missionnaires, le pape a mis en garde contre certaines pathologies qui risquent de fausser l'activité missionnaire, en obscurcissant l'action de la grâce. C’est pour cela que le pape François a rappelé que l'annonce de l'Évangile et la confession de la foi chrétienne sont quelque chose de différent de tout prosélytisme politique, culturel, psychologique ou religieux. L'Eglise grandit dans le monde par attirance et "si vous suivez Jésus heureux d'être attiré par lui, les autres le remarqueront. Et ils peuvent être surpris".

 

Il est évident, d'après le message aux OPM, que l'intention du pape est de freiner cette tendance à considérer la mission comme quelque chose d'élitiste, à être dirigée et orientée au moyen de programmes de bureau appliquant des stratégies, qui obtiennent une "prise de conscience" par le raisonnement, les rappels, le militantisme, la formation. Pour éviter l'autoréférence, l'anxiété du commandement et la délégation de l'activité missionnaire à "une classe supérieure de spécialistes" qui considèrent le peuple des baptisés comme une masse inerte à réanimer et à mobiliser, le pape François rappelle quelques traits distinctifs de la mission chrétienne: gratitude et gratuité, humilité, proximité de la vie des gens là où ils sont et tels qu'ils sont, préférence pour les petits et les pauvres.

 

Et pour permettre la réouverture des lieux culturels comme les musées dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le Conseil pontifical de la Culture partage un certain nombre de recommandations. Elles s'adressent aux personnes responsables de la garde et de la gestion du patrimoine culturel et visent à les sensibiliser pour éviter les éventuels dommages causés par une utilisation inappropriée de produits désinfectants ou l'application de procédures incorrectes dues à une méconnaissance en la matière, donc sur les surfaces et les sols il vaut mieux utiliser «des solutions hydroalcooliques diluées ou des savons neutres, toujours appliqués sous pression contrôlée et sous les conseils d'un technicien en conservation du patrimoine culturel». Les responsables de ces opérations, ainsi que tous ceux qui sont en contact avec le patrimoine, sont invités à utiliser des gants, des masques et des vêtements qui peuvent être lavés après l'opération de nettoyage. L'utilisation de la fumigation et de la pulvérisation n'est pas recommandée pour les biens immobiliers. En opérant sur des églises, fermées depuis plus d'un mois, il est peu probable que le virus ait survécu dans cet environnement. Ne désinfectez jamais une œuvre d'art, un objet historique ou un document avec de l'alcool ou des produits de nettoyage. Sinon, sur divers objets sans intérêt historique tels que les rampes, les boutons, les mains courantes, un nettoyage plus approfondi est recommandé, en prenant soin d'éviter l'utilisation de substances qui pourraient endommager les finitions et les surfaces (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-05/desinfection-biens-culturels-coronavirus-conseil-culture.html).

 

Enfin, hier des milliers de personnes des cinq continents ont envoyé des messages et des photos pour remercier le pape de l'avoir accompagné pendant ces mois difficiles de confinement et d'avoir permis à tous de participer à la messe quotidienne célébrée à Sainte-Marthe, en  y trouvant une source de consolation, de sens et de motivation (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-05/remerciements-sainte-marthe-coronavirus-pape-francois.html).

 

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Publié le 21 Mai 2020

Jesús Bastante dans son article dans religiondigital.org ce mercredi 20 mai 2020 nous montre qu’il est l'un des théologiens pastoraux les plus reconnus en Europe et un ardent défenseur de la participation à l'Église. Fidèle à cet esprit, Erich Garhammer a sévèrement critiqué le cardinal Müller pour sa participation au libelle «anti-confinement» promu par l'ancien nonce Vigano. Pour Garhammer, Müller «fait d'immenses dégâts» à l'Église en rejoignant les thèses des rigoristes et des schismatiques.

 

Selon le pasteur, l'ancien préfet de la Doctrine de la Foi "a franchi la ligne de raison", selon un communiqué publié par le Forum de Münster pour la théologie et l'Église. Selon lui, le document parrainé par Vigano "était non seulement façonné par un langage apocalyptique, mais aussi par un alarmisme infondé et des soupçons irrationnels". Pour Garhammer, depuis son départ de l'ancien Saint-Office, Müller est "plus ou moins ouvertement opposé au Pape", et son soutien au texte Vigano ne fait que rejeter les règles fixées par le pape François pour la crise du COVID-19.

 

La déclaration de Vigano a été signée par les cardinaux Müller et Zen, et à l'origine également par Robert Sarah, qui a finalement retiré sa signature du texte. Dans ce document, a été dénoncée la création d'un "gouvernement mondial", qui voulait profiter de la pandémie pour attaquer la liberté religieuse, résultat d'une "idéologie relativiste" commandée par une prétendue alliance d'athées, de communistes et de francs-maçons. Des accusations sans fondement qui ne justifie qu’une triste personne.

 

Pour religiondigital.org ce mercredi (https://www.religiondigital.org/mundo/Marianne-Pohl-Henzen-primero-necesitamos-diaconado-vicaria-friburgo_0_2233276678.html), le fait que Marianne Pohl-Henzen (60 ans) dirigera à l'avenir la région épiscopale allemande de Fribourg est bien plus intéressant. Et à partir du 1er août, il sera responsable régional au nom de l'évêque, comme indiqué dans l'évêché de Lausanne-Genève-Freiburg. Elle remplace Padew Pascal Marquard, qui déménage à Zurich. À l'avenir, elle sera également membre du conseil épiscopal, mais pas une femme vicaire épiscopale, car cette position est liée à l'ordination sacerdotale, elle ne «peut pas tenir de confirmations, enterrer les prêtres», mais elle est «la référence en matière de relations personnelles dans le canton de Fribourg» et pourra donc assurer la «gestion du personnel, y compris les prêtres, et la direction de diverses entités ecclésiales».

 

Pour elle, les femmes pour le bien de l'Église doivent «avancer à petits pas, sinon il y aura une rupture. La première chose dont nous avons besoin est le diaconat pour les femmes.» Elle «n'exige pas le sacerdoce pour les femmes, sinon je le trouve très bien.» Les femmes selon elle travailleront «à développer un concept de protection qui contient non seulement les abus sexuels, mais aussi les abus de pouvoir et le despotisme spirituel.»

 

Les femmes pour mettre fin au cléricalisme est une bonne idée et cela permettra à divers évêques de voir que le cléricalisme a bouché le sacerdoce commun des fidèles qui pourraient les aider concrètement à palier la baisse des vocations et de la pratique, en lui confiant de plus vastes rôles.

 

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