Publié le 30 Juin 2020

vaticannews.va nous montre que le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a répondu aux journalistes après l'appel d'un groupe de fidèles polonais publié dans le quotidien italien «La Repubblica». «L'Église doit faire tout son possible pour que les cas d'abus soient mis au jour», a assuré Matteo Bruni.

 

«Le Saint-Père a été informé de cet appel, il prie pour ceux qui l’ont lancé. L’Église doit faire tout son possible pour que les normes canoniques soient appliquées, que les cas d'abus soient découverts et que les coupables de ces crimes graves soient punis» : ce sont par ces mots que le directeur du Bureau de presse, Matteo Bruni, a répondu aux journalistes qui lui demandaient de commenter l'appel de quelque 635 fidèles polonais publié dans le quotidien italien «La Repubblica» du lundi 29 juin et intitulé : «Saint Père François ! Réparez notre église !»

 

«Nous vous en supplions, écrivent les signataires, regardez avec sollicitude l'Église en Pologne, où des cas de pédophilie se sont produits, où la loyauté envers l'institution est aveugle et sourde, plus importante que le bien des victimes». Les fidèles déplorent «l'absence d'une réaction décisive de la hiérarchie ecclésiastique» et soulignent que certains comportements affectent l'unité de l'Église, «parce qu'ils nous divisent entre ceux qui se soucient de l'image de l'institution et ceux qui se soucient du bien des victimes».

 

L’Église en Pologne était au courant des abus mais n’a rien fait contre les prêtres abuseurs systématiquement couvert par leur hiérarchie. La responsabilité de la hiérarchie catholique est lourde dans cette couverture des abuseurs et elle l'est également par son manque de réaction face à la souffrance de leurs victimes.

 

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Publié le 29 Juin 2020

francetvinfo.fr nous montre dans son article du dimanche 28 juin 2020 que dans une interview à la BBC, le primat de l'Église d'Angleterre a rappelé que la représentation du Christ variait en fonction des régions du monde.

 

"La façon dont l'Église occidentale dépeint Jésus doit être revue." Dans une interview à la BBC (en anglais), vendredi 26 juin, l'archevêque de Canterbury et chef de l'Église anglicane s'est positionné en faveur d'une réflexion sur la représentation du Christ en tant qu'homme blanc.  Dans un contexte de manifestations contre le racisme dans le monde entier, Justin Welby a rappelé que la représentation du Christ dépendait des pays. "Vous voyez Jésus représenté d'autant de façons qu'il y a de cultures, de langues ou de compréhensions", a-t-il noté.

 

Interrogé par franceinfo en 2014, Michael Langlois, maître de conférences à l'université de Strasbourg et spécialiste de la littérature hébraïque et araméenne, indiquait à propos de l'apparence du Christ : "Jésus appartenait à une population orientale. Il avait la peau plus bronzée, les yeux sans doute pas bleus et les cheveux plutôt frisés."

 

Pas question pourtant de déboulonner des statues. "Je ne pense pas que jeter tout ce qui nous vient du passé soit une façon de faire, mais je pense que dire ‘ce n’est pas le Jésus qui existe, ce n’est pas le Jésus que nous adorons’, c’est rappeler l’universalité du Dieu devenu pleinement humain", a déclaré l'archevêque de Canterbury (https://www.rtl.fr/actu/international/royaume-uni-le-chef-de-l-eglise-anglicane-veut-revoir-la-representation-de-jesus-7800636547).  

 

En plus de revoir les représentations des institutions religieuses, Welby a déclaré à la BBC qu'il était également temps de vérifier si tous les monuments représentant Jésus et d'autres personnages historiques dans les églises étaient nécessaires (http://www.slate.fr/story/192096/chef-eglise-angleterre-estime-institutions-religieuses-representations-jesus-blanc-racisme#xtor=RSS-2).

 

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Publié le 27 Juin 2020

Jesús Bastante dans son article sur periodistadigital.com nous montre le vendredi 26 juin 2019 que les données sont terrifiantes, bien que difficiles à première vue, elles contiennent une réalité pleine d'espoir. Tout au long de 2019, les plaintes pour abus sexuels de mineurs contre l'Église américaine ont triplé par rapport à l'année précédente. Au total, 4 434 plaintes ont touché 2982 membres de l'Église. Plus d'un millier d'entre eux se sont révélés crédibles. Les plaignants sont, pour la plupart, des hommes entre 40 et 60 ans qui ont subi des sévices dans leur enfance. Autrement dit, entre les années 60 et 80. 37 plaintes ont été déposées par des mineurs, dont huit vérifiées, sept non fondées, six avec des preuves insuffisantes, douze encore sous enquête, trois concernant des ordres religieux et une se référant à un autre diocèse, peut-on lire dans le rapport (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/etats-unis-eglises-abus-charte-dallas-signalements-plaintes.html).

 

Le nombre pourrait augmenter, car des États comme New York, le New Jersey ou la Californie ont modifié les délais de prescription, permettant aux survivants d'il y a des décennies d'intenter des poursuites contre l'Église et d'autres institutions. Bonne nouvelle pour les victimes, qui voient à quel point leur douleur n'est pas à ajouter à l'oubli.

 

Sur cette même période, les diocèses et éparchies américains ont aidé et apporté un soutien psychologique à 1138 nouvelles victimes et à leurs familles. Avec eux, 1 851 victimes et membres de famille ayant signalé des abus lors de précédents audits ont continué à bénéficier d'une assistance. En 2019, plus de 2,6 millions de vérifications d'antécédents ont été effectuées sur le clergé, le personnel et les bénévoles travaillant pour l'Église. En outre, 2,6 millions d'adultes et 3,6 millions d'enfants et de jeunes ont participé à des programmes d'information et de sensibilisation pour aider à reconnaître et à signaler les abus (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/etats-unis-eglises-abus-charte-dallas-signalements-plaintes.html).

 

L'augmentation des poursuites a conduit plusieurs diocèses à supposer qu'ils pourraient déclarer faillite, comme cela s'est produit dans les années qui ont suivi le scandale «Spotlight». Ainsi, au cours de la dernière année, l'Église catholique a payé 281,6 millions de dollars pour couvrir les dépenses liées aux accusations. Divers diocèses ont mis en place des programmes d'indemnisation des victimes qui ont déposé des plaintes crédibles d'abus, et d'autres ont déposé le bilan.

 

Malgré ce côté positif, les inspections effectuées dans 64 diocèses et éparchies et l'examen des données fournies par 130 autres diocèses ont permis de constater que trois d'entre eux étaient partiellement en défaut : le diocèse d'Oakland, l'archidiocèse des Ukrainiens de Philadelphie et le diocèse de Saint-Thomas des Syro-Malabars. Trois éparchies, en revanche, n'ont pas participé aux audits : les éparchies syro-malankar de Sainte-Marie-Reine de la Paix, de Saint-Pierre Apôtre de San Diego des Chaldéens et de Saint-Nicolas des Ukrainiens de Chicago (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/etats-unis-eglises-abus-charte-dallas-signalements-plaintes.html). 

 

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Publié le 26 Juin 2020

HuffingtonPost.fr nous montre ce vendredi 26 juin 2020 qu’avec Lyon c’est définitivement terminé. Le cardinal Barbarin a annoncé ce jeudi 25 juin au micro de la radio RCF Lyon son départ pour le diocèse de Rennes comme aumônier de la maison-mère des Petites Sœurs des pauvres à Saint-Pern. Cette maison généralice abrite la mère supérieure des Petites Sœurs des pauvres, son conseil, des novices, des sœurs âgées et dans une maison annexe, accueille des personnes âgées (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/cardinal-barbarin-diocese-rennes-aumonier-petites-soeurs-pauvres.html).

 

Outre ces fonctions d'aumônier, le cardinal Barbarin devrait donner quelques cours à la maison de propédeutique des séminaristes de Bretagne comme le lui a demandé l'archevêque de Rennes, Mgr Pierre D'Ornellas. Il pourrait également présider des confirmations ou prêcher des retraites spirituelles. Il retrouvera sur place Mgr Émile Marcus, 89 ans, archevêque émérite de Toulouse qui fut supérieur du séminaire des Carmes quand Philippe Barbarin y étudiait (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/cardinal-barbarin-diocese-rennes-aumonier-petites-soeurs-pauvres.html).

 

“Ma vraie vocation, c’est d’être prêtre”, a déclaré Mgr Philippe Barbarin, s’estimant “très heureux” et assurant accueillir “avec joie” un “retour au calme après la tempête”. Il a également évoqué pour le futur de possibles missions à l’étranger, notamment au Proche-Orient, confiées par le pape François. Il a juste averti l'archevêque de Rennes que ces missions auraient la priorité sur ses autres activités (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-06/cardinal-barbarin-diocese-rennes-aumonier-petites-soeurs-pauvres.html).

 

Le prélat de 69 ans a été condamné lors d’un retentissant procès en 2019 pour ses silences sur les agissements d’un ancien prêtre de son diocèse, Bernard Preynat, lui-même condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais il a ensuite été relaxé en appel en janvier dernier avant de démissionner de ses fonctions d’archevêque en mars. L’homme d’Église fera ses adieux aux fidèles lyonnais dimanche en célébrant sa dernière messe à la cathédrale Saint-Jean.

 

Le cardinal dit qu’il retrouve des «contacts d'ordre spirituel» qu'il n'avait plus le temps d'avoir à cause de ses obligations. Une belle récompense pour quelqu’un qui a laissé au contact d’enfants jusqu’en 2014, le prêtre pédophile Bernard Preynat.

 

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Publié le 25 Juin 2020

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a nommé ce jeudi 25 juin un administrateur provisoire dans un diocèse polonais dont l’évêque Mgr Edward Janiak est soupçonné d’avoir gardé le silence sur un scandale de pédocriminalité.

 

L’histoire avait été dévoilée dans un documentaire, réalisé par un journaliste polonais indépendant et largement regardé dans le pays, qui évoque en détail l’histoire de deux frères, victimes parmi d’autres d’abus sexuels commis par un prêtre soupçonné d’avoir bénéficié de la protection tacite d’Edward Janiak, l’évêque titulaire de Kalisz (centre).

 

C’est précisément dans ce diocèse de Kalisz que le pape François a nommé provisoirement jeudi un administrateur apostolique, annonce un communiqué du Saint-Siège Il précise qu’il s’agit de Mgr Grzegorz Rys, actuellement archevêque métropolitain de Lódz. Le Saint-Siège précise qu’il est un administrateur "sede plena" (siège plein), ce qui signifie que le diocèse dispose encore de son évêque Mgr Janiak, qui se met en retrait tout en gardant son poste, en attendant les conclusions de l’enquête en cours.

 

Après la diffusion mi-mai du film "Jeu de cache-cache" (en pleines célébrations du centenaire de la naissance de Jean Paul II), le primat de Pologne, l’archevêque Wojciech Polak, avait demandé au Saint-Siège "d’ouvrir des procédures" sur les cas cités. Le film "montre que des normes de protection des enfants et des adolescents en vigueur dans l’Église n’ont pas été respectées", avait réagi le primat de Pologne.

 

Mgr Janiak avait pour sa part diffusé une lettre aux évêques polonais dans laquelle il se défendait de tout comportement répréhensible. Il y prend à parti Mgr Polak pour l’avoir dénoncé au Vatican. L’évêque de Kalisz, tout en s’affirmant innocent des accusations, reproche également à son confrère d’avoir «créé une grande confusion» et «endommagé l’image de l’Église» (https://www.cath.ch/newsf/pologne-administrateur-nomme-dans-un-diocese-sous-enquete/).

 

L’archidiocèse polonais a été chargé au début du mois de juin par le Vatican de mener une enquête sur l’éventuelle "négligence de l’évêque de Kalisz dans le cadre d’actes de pédophilie perpétrés par des prêtres". Le film rapporte le témoignage de victimes présumées, devenues adultes, du prêtre Arkadiusz Hajdasz, du diocèse de Kalisz. Il démontre également comment les supérieurs du prêtre ont gardé le silence sur ses agissements, se contentant de le déplacer dans d’autres paroisses (https://www.cath.ch/newsf/pologne-administrateur-nomme-dans-un-diocese-sous-enquete/).

 

Financé uniquement avec l’argent d’une collecte publique, le film qui a déclenché l’affaire reproche au parquet de protéger systématiquement les représentants de l’Église, notamment en transmettant des dossiers d’enquête aux ecclésiastiques intéressés, durant leur mise en examen, des accusations rejetées aussitôt par le Parquet national.

 

D’après les chiffres de l’Église catholique polonaise, 382 prêtres ont fait l’objet de plaintes pour abus sexuel sur mineurs entre 1990 et 2018, pour un total de 625 victimes (https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-pape-francois-ecarte-un-eveque-polonais-accuse-d-avoir-couvert-des-actes-de-pedophilie?id=10529962).  Jusqu’à présent les victimes des prêtres pédophiles n’ont rencontré qu’un mur face à la dénonciation des prêtres pédophiles.

 

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Publié le 24 Juin 2020

katholisch.de nous montre ce mercredi  24 juin 2020 que le théologien pastoral viennois Paul Zulehner préconise la création d'un parlement de l'Église pour renforcer la synodalité dans l'Église. Ce dernier est un professeur émérite de théologie pastorale à l'Université de Vienne. En 2019, il a lancé une pétition en ligne intitulée "L'Amazonie avec nous aussi", qui demandait aux évêques des pays germanophones de soumettre des propositions de réforme au pape.

 

Invité du quotidien "Der Standard" (dimanche) à l'occasion du changement à la tête de la Conférence épiscopale, il a écrit que l'Église en Autriche a besoin de la synodalité "non pas comme un événement ponctuel, mais comme une installation permanente". C'est dans un "temps de remodelage dramatique" qui ne peut être maîtrisé qu'avec une large participation.

 

En vue du changement à la tête de la Conférence épiscopale autrichienne, il voit avec le nouveau président, l’évêque de Salzbourg Franz Lackner, l'occasion d'une plus grande participation à la direction de l'Église. La "faiblesse fondamentale" de son prédécesseur, le cardinal de Vienne Christoph Schönborn, était le manque de personnalités fortes dans son environnement. De plus, il appréciait peu les paroisses et les associations. Lackner, quant à lui, a montré qu'il était capable d'amener des personnes compétentes dans l'équipe.

 

"Ce n'est que si de nombreux membres de l'Église peuvent aider à façonner et à participer au processus de prise de décision qu'ils s'identifieront et s'impliqueront à l'avenir", souligne le sociologue des religions. Le pape François l'a clairement reconnu lorsqu'il s'est concentré sur l'expansion de la synodalité. Le rôle des évêques, selon Zulehner, devrait être de veiller à ce que les décisions «restent sur la piste de l'Évangile». L'Évangile ne couvrait pas la responsabilité financière exclusive des évêques.

 

Zulehner se plaint de la stagnation de l'Église, qui a retardé les réformes nécessaires. "Le centralisme à ce jour a été une cause majeure de stagnation", dit-il, suggérant des essais régionaux de réformes individuelles. De cette façon, quelque chose pourrait émerger en Autriche "qui ne sera accepté par l'Église mondiale que des années plus tard". Sous le pape François, l'objection selon laquelle des questions importantes ne peuvent être résolues que dans le cadre d'une Église mondiale n'est plus un argument dangereux. À titre d'exemple, Zulehner mentionne l'ordination de "personnes éprouvées pour les communautés vivantes".

 

Cette voie synodale souhaitée par Paul Zulehner est la bonne, et elle devrait se poursuivre en permanence.

 

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Publié le 23 Juin 2020

cath.ch nous montre ce mardi 23 juin 2020 que par l’intermédiaire du vice-directeur du Dicastère pour la communication, Sergio Centofanti, le Saint-Siège réagit aux critiques formulées contre le Concile Vatican II (1962-1965) par Mgr Carlo Viganò, ancien nonce aux États-Unis, dans une lettre. Dans son article publié sur Vatican News le 22 juin 2020, le responsable de la communication vaticane rappelle que chaque concile dans l’histoire de l’Église catholique a produit des dissidents.

 

«Certaines critiques doctrinales» du pontificat actuel montrent une «distance progressive mais de plus en plus nette» par rapport au Concile Vatican II, souligne Sergio Centofanti dans sa mise au point. Certaines lectures qui insistent pour opposer le pape François à ses prédécesseurs immédiats, peut-on lire encore, finissent donc même par critiquer ouvertement Jean Paul II et Benoît XVI.

 

Cette clarification répond point par point à la tribune de Mgr Viganò intitulée La racine du problème, publiée le 9 juin, dans laquelle il s’en prend de façon virulente au Concile Vatican II. Selon lui, ce concile est à l’origine de nombreuses «déviances» dans l’Église catholique telles que la démocratisation de l’Église, l’abandon de l’annonce missionnaire, mais aussi le relativisme religieux, ou encore la démythologisation de la papauté. «Si notre diagnostic persiste contre toute évidence à exclure la pathologie initiale, nous ne pourrons pas prescrire une thérapie appropriée», écrit l’ancien nonce aux États-Unis, devenu un chef de file des opposants au pape François.

 

L’Église catholique a traversé plus de 20 conciles dans l’Histoire, lui répond ainsi le Saint-Siège par la voix de son vice-directeur éditorial. «À chaque fois, il y a eu quelqu’un qui n’a pas accepté les nouveaux développements et qui s’est fermé», ajoute-t-il.

 

Bernard de Clairvaux lui-même s’est opposé au dogme de l’Immaculée Conception avant que celui-ci ne soit proclamé par Pie IX en 1854, fait valoir le journaliste. «Je suis très inquiet, avait alors déclaré le saint, car beaucoup d’entre vous ont décidé de modifier les conditions d’événements importants, comme l’introduction de cette fête inconnue de l’Église, certainement pas approuvée par la raison, et pas même justifiée par l’ancienne tradition. Sommes-nous vraiment plus érudits et plus pieux que nos anciens pères ?». Depuis, observe Sergio Centofanti, «l’Église a introduit d’autres fêtes inconnues qui auraient probablement scandalisé de nombreux fidèles ayant vécu dans les siècles précédents».

 

L’œcuménisme, s’indigne par ailleurs Mgr Viganò, a été «configuré de telle manière qu’il a été en directe opposition avec la doctrine précédemment exprimée par le Magistère de l’Église». En réponse, Sergio Centofanti évoque le 25e anniversaire de l’encyclique Ut Unum sint (1995), «ignoré par ceux qui proposent aujourd’hui une interprétation réductrice de la tradition, fermée à ce ‘dialogue d’amour’». Pourtant lors de cet événement, Jean Paul II avait rappelé que l’engagement œcuménique et le dialogue avec les non-catholiques étaient une priorité de l’Église et découlaient de «l’ardent désir d’unité de notre Seigneur».

 

La sagesse, conclut le porte-parole du Saint-Siège, «recherche une justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens», et qui ne puise pas «uniquement dans les choses nouvelles, ni uniquement dans les choses anciennes». C’est notamment en ce sens qu’il faut lire les mots de Benoît XVI selon le responsable de communication, lorsqu’il exhorte les traditionalistes Lefebvristes à ne pas «figer l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962».

 

Le Concile Vatican II entraîna beaucoup d’espoir, mais fut freiné par le manque de courage de Paul VI et par la restauration conservatrice de Jean-Paul II continuée par Benoît XVI, qui mit fin au rêve d’une Église se débarrassant de tout privilège ou signe de richesse, servant les pauvres, soulageant la souffrance, luttant pour la justice, et gouvernant de manière plus coopérative. En gros, une Église pour tous.

 

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Publié le 23 Juin 2020

François Vercelletto nous montre dans Ouest-France.fr ce lundi 22 juin 2020 que le mois de juin est le mois des ordinations sacerdotales. Cette année, la Conférence des évêques de France annonce que 99 prêtres seront ordonnés (82 diocésains et 17 issus d’une communauté non religieuse ou d’une société de vie apostolique) auxquels s’ajoutent 21 ordinations de religieux, ainsi que celles de 5 prêtres célébrant selon la forme extraordinaire du rite romain.

 

Ces chiffres se situent dans la moyenne des années précédentes et ne permettent pas d’assurer le remplacement des prêtres malades, très âgés ou qui meurent chaque année. Plus de la moitié des 12 000 prêtres diocésains ont plus de 75 ans, âge théorique de leur retraite. Nombre d’entre eux, éreintés par une charge épuisante, se retrouvent également confrontés à la solitude.

 

Comme on peut le voir les communautés nouvelles et les mouvements tradis dont le recrutement est restreint, n’arrivent plus à freiner la baisse des vocations, ce qui doit pousser à réfléchir à un autre modèle d’Église qui abandonne le cléricalisme et fait confiance au Peuple de Dieu, et plus particulièrement à ses fidèles, surtout les femmes qui devraient avoir un rôle plus important dans l’Église. Une révolution de l'intérieur est plus que jamais souhaitable.

 

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Publié le 21 Juin 2020

vaticannews.va nous montre que le pape François a rappelé l’invitation du Christ à ne pas avoir peur, et à être confiants face aux défis de la vie, tout en étant conscients «des adversités» qui guettent, en déplorant «combien de chrétiens sont persécutés aujourd'hui aussi dans le monde entier», car «Jésus encourage les apôtres à diffuser le message de salut qu'Il leur a confié». Il s’est exprimé avant de réciter l’Angélus de ce dimanche 21 juin 2020, depuis la fenêtre du Palais apostolique place Saint-Pierre.

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-06/apres-l-angelus-le-pape-appelle-a-proteger-les-refugies-et-l-en.html) nous montre qu’après avoir récité l’Angélus place Saint-Pierre, le pape François a réitéré son attachement à la protection des réfugiés «afin de garantir leur dignité et leur sécurité», particulièrement en période de pandémie, de l’environnement puisque «Le confinement a permis de réduire la pollution et de redécouvrir la beauté de tant d'endroits à l'abri du trafic et du bruit», car «nous devrions tous être plus responsables de l'entretien du foyer commun» et il «apprécie les nombreuses initiatives qui, dans toutes les parties du monde, viennent d'en bas et vont dans cette direction»,  et eu quelques mots sur la fête des Pères célébrée ce dimanche 21 juin dans plusieurs pays et il «assure tous les papas de ma proximité et prière. Nous savons tous qu’être papa n’est pas un métier facile, prions pour eux, et souvenons-nous des pères qui nous protègent depuis les cieux».

 

La Convention citoyenne pour le climat en France a rendu ses conclusions ce dimanche : elle a notamment demandé l'introduction de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution et la création d'un crime «d'écocide» par référendum, renvoyant l'exécutif à «ses responsabilités» pour l'application des autres mesures, pour certaines radicales, adoptées après neuf mois de travaux (https://www.liberation.fr/direct/element/convention-citoyenne-pour-le-climat-marche-blanche-pour-steve-attaque-terroriste-a-londres-lactu-du-_115235/).

 

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Publié le 20 Juin 2020

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que depuis le Vatican, le pape François a rendu hommage aux soignants lors de sa première audience de groupe depuis le déconfinement ce samedi 20 juin, à laquelle participaient des médecins et infirmières de Lombardie, a indiqué le Vatican. Ces personnels, qui ont «consolé et soutenu» les malades et les mourants «sont des anges», a-t-il dit.

 

La Lombardie a été la région la plus touchée d’Italie par l’épidémie de coronavirus, qui a fait au total plus de 34 500 morts dans le pays. Le pape a félicité ses visiteurs pour «ces petits gestes créatifs d’amour», comme aider des patients gravement malades à appeler leurs proches pour les voir ou leur parler une dernière fois. «Vous étiez l’un des piliers de tout le pays», a-t-il dit, exprimant «son estime et ses remerciements sincères» aux personnels présents comme à leurs «collègues à travers l’Italie». Le Vatican s’est astreint aux mêmes mesures de confinement que l’Italie. Celles-ci ont été imposées début mars et levées début juin.

 

Mais comme le montre Céline Hoyeau, dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Lhommage-pape-personnel-medical-Lombardie-2020-06-20-1201100888), le pape a mis aussi en garde contre la tentation illusoire, «dès que l’urgence est finie», de revenir à soi, de «faire de l’individualisme le principe directeur de la société». «Il est facile d’oublier rapidement que nous avons besoin des autres, de quelqu’un pour prendre soin de nous, pour nous donner du courage, a-t-il relevé. Oubliant que nous avons tous besoin d’un Père qui tend sa main. Le prier, l’invoquer n’est pas une illusion; l’illusion, c’est de penser pouvoir s’en passer ! La prière est l’âme de l’espérance».

 

Le pape François a aussi évoqué la situation des catholiques contraints de vivre autrement leur foi durant toutes ces semaines. Il a notamment salué la «sollicitude créative» des prêtres qui ont aidé les fidèles à «poursuivre leur chemin de foi et à ne pas rester seuls face à la douleur et à la peur», «signes de la présence consolante de Dieu». Ces prêtres ont été à ses yeux véritablement «des pères et non des adolescents».

 

La prudence est de mise puisque le coronavirus progresse le plus rapidement en Amérique latine, avec comme épicentre le Brésil, pays le plus touché par la pandémie, qui a franchi la barre du million de cas de contaminations au coronavirus. L’Europe reste toutefois le contient le plus touché avec 2,5 millions de cas samedi (plus de la moitié en Russie, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie), signe d’une épidémie qui progresse toujours dans un monde que le déconfinement rend "dangereux", selon l’OMS (https://www.sudouest.fr/2020/06/20/coronavirus-le-bresil-depasse-le-million-de-cas-l-europe-les-2-5-millions-7582438-10861.php).

 

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