Publié le 31 Juillet 2020

Luis Miguel Modino, correspondant au Brésil, nous montre sur religiondigital.org qu’une lettre de remerciements et de soutien à la Lettre au Peuple de Dieu, signée en principe par 152 évêques, puis d'autres évêques ont été ajoutés, avec 1058 signatures de prêtres et de diacres, qui vient d'être lancée le jeudi 30 juillet 2020. Les prêtres qui la signent définissent la Lettre au Peuple de Dieu comme un document prophétique, «offrant au Peuple de Dieu la lumière pour le discernement des signes en ces temps difficiles de l'histoire de notre pays».

 

«Le document est une lecture lucide et courageuse de la réalité actuelle à la lumière de la foi», selon les signataires, qui, conformément à la lettre des évêques, appellent aux changements nécessaires, affirmant «que ceux qui nous gouvernent ont le devoir d'agir au nom de l'ensemble de la population, en particulier des plus pauvres», attitude qui n'est pas assumée par le gouvernement actuel. Pour cette raison, les prêtres se disent «profondément indignés par les actions du président de la République en défaveur et au mépris de la vie».

 

Face à cela, les prêtres acceptent l'invitation des évêques à prendre soin de la vie, à prendre soin de ce pays malade ! En même temps, ils sympathisent «avec toutes les familles qui ont perdu quelqu'un à cause de cette maladie qui fait des morts et qui terrifie tout le monde», du fait de l'absence de politique de combat du gouvernement, qui n'a pas de ministre de la Santé. Enfin, ils réaffirment "avec joie, encouragement et espérance, fidélité à la mission qui nous a été confiée et nous soutenons les évêques qui signent la Lettre au Peuple de Dieu et en harmonie avec le CNBB dans leur mission de témoignage et de renforcement de la collégialité".

 

Malheureusement pour le Brésil le populisme n’a montré qu’une chose, il ne sait pas gouverner, il ne s’empare du pouvoir qu’en avivant les peurs et en divisant le pays. Il n’a rien de prophétique car Jair Bolsonaro est «le produit de l’élite brésilienne», et il ne sait pas gérer la pandémie du coronavirus comme l’affirme l’ancien président Lula (2003-2010). «Si le Brésil avait suivi les règles du bon sens et avait fait ce qu’il devait faire, on ne se retrouverait pas aujourd’hui avec un bilan de 90000 cadavres, qui transforment Bolsonaro en un génocidaire». (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20200731-br%C3%A9sil-ancien-pr%C3%A9sident-lula-da-silva-l%C3%A2che-coups-ja%C3%AFr-bolsonaro).

 

La Covid-19 a «de graves lacunes dans les relations sociales à tous les niveaux, le désarroi international et les causes du déséquilibre écologique» et «Ce peut être un moment qui libère une nouvelle énergie, une nouvelle liberté, de nouvelles initiatives, un nouvel amour pour les autres et pour nos frères et sœurs les plus affligés» comme l’a affirmé le préposé général de la Compagnie de Jésus, Arturo Sosa  qui lui ne nie pas le problème de la Covid-19 (https://www.religiondigital.org/vida-religiosa/Arturo-Sosa-des-orden-internacional-desequilibrio-jesuitas-ignacio-loyola_0_2254874495.html).

 

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Publié le 31 Juillet 2020

francetvinfo.fr nous montre ce jeudi 30 juillet 2020 que l'article 1er du projet de loi bioéthique a été adopté par 66 voix pour, 27 contre, et 3 abstentions, plusieurs groupes politiques étant partagés.

 

Un nouveau vote sous les applaudissements. L'Assemblée nationale a voté l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, mesure phare du projet de loi bioéthique examiné en deuxième lecture, mercredi 29 juillet dans la soirée, malgré la vive opposition de la droite. Passionnément débattu depuis mardi soir, cet article 1er du vaste projet de loi a été adopté par 66 voix contre 27, et 3 abstentions, plusieurs groupes politiques étant partagés.

 

La procréation médicalement assistée (PMA), qui permet d'avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...), est actuellement réservée aux couples hétérosexuels. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cette PMA élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécurité sociale.

 

Comme souhaité par le gouvernement, les députés ont voté une version de cet article 1er quasi identique à celle issue de la première lecture en octobre dernier. Malgré des divisions dans la majorité, ils ont ainsi rejeté à nouveau la PMA post-mortem, avec les gamètes d'un conjoint décédé, ou l'ouverture de la PMA aux hommes transgenres.

 

Même sort pour le don d'ovocytes dans un couple de femmes (technique dite de la ROPA), dans laquelle la droite voyait un "glissement vers une gestation pour autrui" (GPA, recours à une mère porteuse). L'Assemblée a supprimé un autre ajout fait récemment en commission, concernant l'appariement (recherche d'un donneur aux caractéristiques proches, en particulier physiques). Cette pratique largement répandue est contraire à "l'esprit" du projet de loi, qui est de "lever le tabou" de la PMA, et non pas de semer la "confusion" par une ressemblance physique avec le ou les parents, ont justifié plusieurs députés LREM.

 

Très mobilisée dans l'hémicycle, la droite principalement a porté le fer contre cet article 1er, objet à lui seul de plus de 550 amendements, sur les quelque 2300 que les députés doivent examiner d'ici la fin de la semaine. Les LR ont dénoncé inlassablement la création "d'orphelins de pères" ou le risque d'une "marchandisation de la procréation", réaffirmant leur inquiétude que l'ouverture de la PMA ne mène "inéluctablement" à la GPA.

 

Petite satisfaction pour le principal groupe d’opposition : l’Assemblée a voté un amendement LR précisant que les membres du couple sont bien «deux». Son auteur Xavier Breton s’était inquiété de voir un jour un «couple à trois», autrement dit un «trouple», vouloir un enfant. Et grâce aux voix des LR, un amendement de la «marcheuse» anti-PMA pour toutes Blandine Brocard a été adopté, qui prévoit la remise aux candidats des «conclusions des dernières études» sur «les désordres médicaux engendrés» par la PMA (https://www.ouest-france.fr/societe/famille/pma/loi-bioethique-l-assemblee-vote-a-nouveau-l-ouverture-de-la-pma-aux-femmes-seules-et-couples-6922573).

 

Contrairement à ce que nous avançaient les évêques, cette loi n’avait pas pour but de mettre fin à la civilisation, de remettre en cause le rôle du père, mais tout simplement comme le dit le ministre de la Santé Olivier Véran  de remettre en avant que «l’amour est la base du foyer familial. C’est la chose la plus importante, ça constitue le socle d’une famille qui sera heureuse !»

 

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Publié le 30 Juillet 2020

Héloïse de Neuville nous apprend dans la-Croix.com ce jeudi 30 juillet   nous montre qu’après avoir déposé leur candidature, mercredi 22 juillet, à des postes soumis à l’ordination dans l’Église, quatre femmes du collectif «Toutes Apôtres» ont été contactées par la nonciature apostolique. Mgr Celestino Migliore, ambassadeur du Vatican en France, souhaite les rencontrer individuellement à la rentrée. Celui-ci souhaite d’abord voir Marie-Automne Thepot qui le 22 juillet a déposé sa candidature pour devenir diacre. Aux côtés de six autres catholiques, cette chargée de mission à la mairie de Paris de 42 ans, a postulé à une charge soumise à l’ordination dans l’Église, et à ce titre inaccessible aux femmes.

 

Mais ce changement ne viendra qu’avec une réelle réforme structurelle, mais aussi des esprits. N’oublions pas que Sylvaine Landrivon, candidate à l'épiscopat, a reçu  le lundi 27 juillet à son domicile une lettre la menaçant de mort et dans leur communiqué de presse les 7 candidates et le bureau de Toutes Apôtres! ont «ressenti cette menace comme adressées à chacune d’entre elle» et «toutes sont solidaires de Sylvaine Landrivon, et déterminées à vivre leur engagement pour légalité en responsabilité des baptisé.e.s catholiques.» Un tel acte démontre que «certains se sentent menacés dans leur identité», mais ils sont pathétiques face aux «messages de soutien venant du monde entier» en leur faveur, et les soutiens qu’elles ont «pu découvrir parmi leurs proches», tout en ayant des «appuis insoupçonnés dans leurs paroisses». Á cela s’ajoute des prêtres qui «appellent à mots couverts à plus d’égalité dans leurs homélies.»

 

Finalement comme le montre religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/opinion/In-memoriam-ministro-comunidad-clericalismo-iglesia-religion-sacerdocio_0_2254574535.html), et si Joseph Moingt avait donné la meilleure solution au problème des ministères. Pour lui, le rôle du «ministre de la communauté» serait différent de celui du prêtre «classique», car il ne viendrait pas de l'extérieur de la communauté. Au contraire, il serait choisi par elle et se consacrerait à son service. Évidemment, il ne serait pas soumis au célibat et ce serait un ministère exercé à la fois par des pères et des mères, des veufs, des veuves ou des célibataires (sans obligation de le rester). La chose normale serait qu'ils exercent leur profession civile et que leur service ecclésial dure un certain temps, c'est-à-dire qu'ils seraient ordonnés temporairement. De cette manière, et grâce à de tels ministères, les communautés cesseraient d'être privées de l'Eucharistie, de la parole et de son animation. .

 

Ces 7 femmes en bougeant les lignes changent les choses, car il est grand temps que l’Église rattrape son retard, malgré ce qu’en pensent ceux «se sentent menacés dans leur identité» pour qui il serait grand temps d’évoluer.

 

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Publié le 29 Juillet 2020

Virginie Larousse dans LeMonde.fr nous montre le lundi 27 juillet 2020 que réviser les lois de bioéthique est un acte grave, alerte l’épiscopat français, qui met en garde contre «l’effet dévastateur» d’un projet portant atteinte à la «dignité humaine» et a redit avec force ses «questions, inquiétudes et craintes» face à un texte jugé «injuste et inégalitaire».

 

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre aussi ce mercredi 29 juillet 2020 (https://www.ouest-france.fr/societe/famille/pma/pma-pour-toutes-les-opposants-ne-baissent-pas-les-armes-a-l-assemblee-6921462) que c'est dans une atmosphère tendue que les députés ont entamé, mardi soir, l'examen d'une batterie d'amendements de suppression dédiés à l'article 1er du projet de loi bioéthique qui élargit la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires.

 

«Disparition» du père, priver «volontairement d'une figure masculine paternelle certains enfants», de «dépasser les limites humaines», de laisser «en suspens les conséquences sur l'enfant, le plus vulnérable d'entre nous», ou ouverture de la «boîte de Pandore» vers la gestation pour autrui (GPA) : les opposants à la PMA pour toutes les femmes, disposition phare du projet de loi bioéthique, avec Les LR, en pointe n’ont pas fait dans la dentelle. «Quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limite», a notamment lancé Julien Aubert.

 

Le co-rapporteur Jean Louis Touraine (LREM) a défendu pour sa part un article «essentiel», le «fondement même de notre loi», estimant que l'idée que cela mène vers la GPA relève du «fantasme». Le Premier ministre Jean Castex, issu de LR, a encore insisté mardi sur le fait que l'interdit de la GPA demeure une «ligne rouge». Le ministre de la Santé Olivier Véran a pour sa part argué que «l'amour est la base du foyer familial», vantant un nouveau droit pour «des milliers de familles qui feront des milliers d'enfants».

 

Son propos a suscité des tensions avec les LR, pour qui l'argument de l'amour est «trop facile». M. Véran a en particulier eu un accrochage avec Xavier Breton inquiet de voir un jour «trois adultes» vouloir un enfant, le ministre lui lançant : «vous comparez la polygamie avec des femmes qui veulent avoir des enfants dans le cadre d'une PMA, c'est indécent !» Les LR ont ensuite critiqué le départ du ministre, remplacé au banc par Adrien Taquet (Enfance et Familles), lui reprochant de «fuir» le débat. Ils se sont vus accuser à leur tour par Aurore Bergé (LREM) d'avoir «rompu» la sérénité des discussions avec des «outrances».

 

Á la toute fin de soirée, des amendements PS, LFI et LREM visant à ouvrir la PMA aux hommes transgenres ont été rejetés. Comme en première lecture, le gouvernement y était défavorable. Le débat, nourri, a révélé des divergences dans la majorité.

 

Malheureusement, le débat n’a pas eu de retenue du fait que les opposants de la PMA on fait preuve d’une violence verbale exacerbée contre ce projet de loi, tout en oubliant que les arguments sur “l’absence du père” peuvent blesser les familles monoparentales et homoparentales. Ce n’est pas “l’absence du père” qui est néfaste aux enfants, mais c’est les préjugés qu’on a envers leurs parents.

 

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Publié le 29 Juillet 2020

cath.ch nous apprend ce mercredi 29 juillet 2020 que le père jésuite Joseph Moingt, théologien libre et engagé, volontiers pourfendeur des dogmes de l’Église catholique, est décédé à Paris le 28 juillet 2020, à l’âge de 104 ans. Les funérailles de cet érudit spécialisé en christologie seront célébrées le samedi 1er août à 10h30 à l’église Saint-François d’Assise, à Vanves, au sud-ouest de Paris.

 

Joseph Moingt est né à Salbris (Loir-et-Cher) le 19 novembre 1915. Il a fait ses études secondaires au Petit Séminaire de La Flèche. Il est passé par le Grand Séminaire de Quimper. Il est entré dans la Compagnie de Jésus à Laval le 24 octobre 1938. Mobilisé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il est fait prisonnier et interné dans des camps en Souabe (Allemagne) puis en Pologne. Sa formation jésuite a pu reprendre après la guerre. Il a fait ses études de philosophie, de 1945 à 1947, à Villefranche-sur-Saône, puis ses études de théologie de 1947 à 1950 à Lyon-Fourvière. Il a été ordonné prêtre le 31 juillet 1949, à Lyon, par le cardinal Gerlier. Il a préparé sa thèse de théologie de 1952 à 1955, à l’Institut Catholique de Paris, sur la Théologie trinitaire de Tertullien. Il a prononcé ses derniers vœux, dans la Compagnie de Jésus, le 2 février 1954.

 

Il a commencé alors une longue activité de professeur de théologie. Son dossier à la Congrégation pour la doctrine de la foi fut «amplement instruit». Mais le jésuite aurait été protégé de toute sanction canonique «par le soutien de son ordre et par la volonté du cardinal Ratzinger», écrit Jean-Pierre Demis. Qui relève que «Moingt est devenu révolutionnaire sur ses vieux jours, non pas au moment du Concile ou de Mai-68, mais bien plus tard, après un cursus classique de professeur à Fourvière (Lyon), puis à l’Institut catholique de Paris». Et, alors qu’il était devenu centenaire, il a continué à publier des ouvrages.

 

Devenu centenaire, le théologien progressiste – sa théologie est admirée par un cercle fervent de chrétiens de gauche ou de personnes ‘en recherche’, comme le note le 28 juillet Jean-Pierre Denis, ancien directeur de la rédaction de La Vie -, a continué à publier. Son dernier ouvrage, L’esprit du christianisme: religion, révélation et salut, a été publié en 2018 chez Temps Présent Editions.  Le jésuite a consacré sa vie à l’intelligence de la foi chrétienne, invitant à la repenser dans la situation de déclin et la menace d’effacement qu’elle affronte en ce XXIe siècle, pour lui redonner un avenir.

 

Dans un entretien accordé en 2019 à Jean-Pierre Denis, il déclarait : «Longtemps, du fait de ma position de jésuite, je n’ai pas songé à distinguer l’enseignement de Jésus et celui de l’Église, moins encore à les opposer. C’est ce que je fais maintenant. Ma fidélité va désormais à l’Évangile. Avant de vouloir développer une pensée critique, mon souci est celui du témoignage. Ce que je remets en cause, ce n’est pas la foi de mon père, de ma mère, de mon curé, de mes premiers éducateurs, mais une certaine manière de l’exprimer philosophiquement, à partir du thomisme remis à la mode par Léon XIII et devenu l’école à penser de l’Église catholique. Je veux, en quelque sorte, faire remonter mon témoignage à Jésus, en deçà de l’enseignement de l’Église catholique, et en deçà de la tradition chrétienne».

 

Joseph Moingt alliait une réflexion de haut niveau à un sens du concret de la vie de l’Église en ces temps déchristianisation. Il s’est fait le chantre de ‘l’humanisme évangélique’, relève pour sa part le père Charles Delhez sur CathoBel.be, le site officiel de l’Église catholique en Belgique francophone. En 1968, souligne le jésuite et sociologue belge, Joseph Moingt quittait Lyon où il enseignait les Pères de l’Église aux jeunes jésuites. Il était appelé à l’Institut catholique de Paris, pour donner des cours à des laïcs. Il perçut alors clairement un hiatus entre lui et ses étudiants formés à la philosophie moderne. Il sentait que «les chrétiens ne se satisfaisaient plus de leur position de mineurs permanents dans l’Église, de cette séparation entre clergé et laïcat, des interventions de l’Église dans le domaine public».

 

«J’ai vu les départs de l’Église et la désaffection. Les églises se vidaient. Peut-être la religion était-elle en train de disparaître chez ceux qui n’avaient pas acquis une foi personnelle…», confiait-il. Le père Moingt se reconnaissait peu optimiste quant à l’avenir de l’Église dans les pays occidentaux. «En province, dit-il, on sent le vide. Là où il y avait 18 paroisses, il n’y en parfois plus qu’une. On peut l’oublier en ville, car certaines églises sont encore pleines. Peut-être est-ce cependant la permanence d’une tradition bourgeoise». Le théologien était aussi inquiet pour l’avenir de l’humanité, face aux dégâts de l’économie néolibérale : «Comment peut-on devenir riches sinon aux dépens des pauvres ?», s’interrogeait-il. Le père Delhez souligne que Joseph Moingt était inquiet devant la perte du sens de Dieu : «Ce qui reste, c’est l’humanisme qui s’est échappé de l’Église…»

 

Joseph Moingt nous laisse un immense héritage, celui d’un homme qui a toujours cherché réconcilier la foi «établie» de l’Église et la raison «éclairée».

 

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Publié le 28 Juillet 2020

france3-regions.francetvinfo.fr  nous montre ce mardi 28 juillet 2020 que Sylvaine Landrivon, candidate symbolique au poste d’archevêque de Lyon en remplacement de Philippe Barbarin, a reçu, lundi 27 juillet, une lettre la menaçant de mort. Les femmes ne peuvent pas candidater à ce poste au sein de l'Église catholique.

 

Habitante de la région lyonnaise, Sylvaine Landrivon est membre du collectif "Toutes Apôtres !", qui a publié un manifeste défendant la place des femmes dans l'institution religieuse. Sylvaine Landrivon, choquée, a expliqué "se sentir en danger". Elle a immédiatement porté plainte auprès de la gendarmerie pour menace de mort matérialisée par écrit.

 

"Nous attendons avec impatience votre prochaine réforme, voir (sic) votre prochain Concile", ironise l'auteur de la missive. "L’Église compte sur vous. Mais dépêchez-vous, car la mort risque de vous surprendre", conclut-il. Le collectif réagit en indiquant qu'un tel propos rappelle l'existence d'un "clivage entre droits humains et patriarcat (...) Certains se sentent menacés dans leur identité. Les femmes sont aujourd'hui les otages de ce malaise".

 

Et je me rappelle l’homélie du dimanche 26 juillet 2020 du prêtre de ma paroisse, le père Michel Clincke intitulée «en cas de crise : tout risquer !», puisque «Dans un monde complexe où se mêle l’ivraie et le blé, le bien et le mal, il ne faut ne pas se désengager du monde ni le diaboliser !». Puisque «Certains parfois aujourd’hui se recroquevillent sur le passé, ressortent les vieux oripeaux des traditions d’antan, se remettent à parler latin ou à brandir les vieilles apologies. Ce n’est pas le point de vue de Matthieu dans ces trois paraboles que l’on pourrait résumer d’une phrase : en face de la crise oser TOUT RISQUER pour un avenir plus lumineux de la parole du Royaume ! C’est le goût du RISQUE ! C’est l’invitation à l’AUDACE !»

 

Et «Devant des situations qui semblent perdues, des jeunes qui ne veulent plus entendre parler de l’Église ou de l’Évangile, des prêtres qui deviennent de plus en plus rares, il ne faut pas rafistoler, recoudre, réajuster, «il faut tout vendre», «il faut se débarrasser de tout» pour oser construire de l’inédit, du jamais vu, oser bousculer les règles élémentaires de prudence ; oser balayer ce genre d’argument : «on a toujours fait comme ça» pour que rien ne bouge ! Prenons un seul exemple : cette semaine le 22 juillet en la fête de Sainte Marie de Magdala, appelée « Apôtre des Apôtres, 7 femmes ont osé aller à la nonciature Apostolique de Paris pour déposer leurs candidatures à des ministères ordonnés comme diacre ou prêtre et à des postes à hautes responsabilités. Depuis 2000 ans, l’Évangile n’est lu, proclamé et commenté que par des hommes : ca suffit ont-elles osé dire ! «Avez-vous compris tout cela ?» demande en finale Jésus à ses disciples. Puissions-nous répondre comme les disciples : «Oui, Maître, nous avons tout compris !»».

 

L’audace, ce sont ces sept femmes qui l’ont, ce sont elles qui risquent tout et qui vont faire bouger les choses, et ce ne sont pas ceux qui se sentent menacés dans leur identité ou qui ne vivent que dans le passé.

 

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Publié le 27 Juillet 2020

katolisch.de nous montre ce lundi 27 juillet 2020 que le coronavirus a déjà tué 90 000 personnes - mais le président brésilien Jair Bolsonaro parle d'une «petite grippe» et d'une «hystérie» à propos de la pandémie. Un groupe de 152 évêques et archevêques s'exprime maintenant publiquement contre le gouvernement.

 

Le Brésil traverse l'un des moments les plus difficiles de son histoire en raison de la pandémie et de la grave crise économique avec ses conséquences sociales, selon la lettre signée entre autres par le cardinal Claudio Hummes et l'évêque émérite d'Amazonie Erwin Kräutler. Le texte, intitulé "Lettre au Peuple de Dieu" (Carta ao Povo de Deus), décrit la crise actuelle comme une "tempête parfaite" pour Bolsonaro qui en est en grande partie responsable. Le Brésil est déjà une société inégale, injuste et violente, mais "Cette réalité ne permet pas l'indifférence." Cependant, le gouvernement est inactif et permet aux bûcherons, aux chercheurs d'or, aux agriculteurs d’endommager la nature et aux dirigeants économiques néolibéraux d'infliger de graves blessures aux plus pauvres. Les responsables de l'Église accusent également le gouvernement sur sa politique à propos du Covid 19 : "Nous devons être témoins du discours anti-scientifique qui veut que les milliers de morts paraissent normaux, comme s'ils étaient le résultat d'une coïncidence ou d'un châtiment divin." Le gouvernement leur semble également indifférent au chaos économique et social qui s'ensuit. Il s'agit de maintenir le pouvoir.

 

Bolsonaro a eu depuis le début de la pandémie, qui a déjà fait près de 90000 morts au Brésil, une attitude dangereuse ne minorant le virus en l’appelant une «petite grippe» et les mesures pour le combattre comme une «hystérie». "Ce discours n'est pas basé sur des principes éthiques ou moraux", ont déclaré les représentants de l'Église. Les réformes économiques du gouvernement voudraient également introduire le néolibéralisme qui ne sert qu'un petit groupe de personnes puissantes et il est préjudiciable en grande partie pour la population. La politique économique «tue» en mettant l'accent sur le «profit à tout prix». La lettre poursuit en disant : «De même, nous sommes ébranlés par l'aversion du gouvernement pour l'éducation, la culture, le système de santé et la diplomatie. Le gouvernement a choisi l'éducation et la culture comme opposants, et il a également rejeté la liberté de la presse et la liberté d'expression. Le gouvernement abuse également de la religion pour semer la haine et diviser la société.»

 

La critique des représentants de l'Église devait être à l'origine publiée par la conférence épiscopale mercredi dernier, mais aurait été retenue par la conférence pour analyser son contenu. Samedi, un journaliste du journal "Folha de São Paulo" a publié le contenu de la lettre. Certains des signataires craignaient que l'aile conservatrice de la Conférence épiscopale ne publie tout simplement pas la lettre, a-t-il déclaré. La semaine dernière également, le théologien brésilien de la libération Frei Betto (75 ans) a qualifié la gestion de la crise du coronavirus par le gouvernement de génocide. Dans une lettre ouverte, il a accusé Bolsonaro de vouloir une extinction massive. Le président spécule également sur le fait que le décès de personnes âgées et de malades soulagera le système de retraite et l’assurance maladie.

 

Finalement, les professionnels de santé d’un réseau syndical qui représente plus de 60 organisations et plus d'un million de travailleurs du secteur ont porté plainte dimanche 26 juillet contre Jair Bolsonaro devant la Cour pénale internationale. Il s’agit de la quatrième plainte devant le tribunal de La Haye visant le président brésilien et sa gestion de la pandémie de coronavirus. Il est aussi visé pour «incitation au génocide» de la population indigène (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20200727-coronavirus-soignants-portent-plainte-contre-bolsonaro-crimes-contre-lhumanit%C3%A9).

 

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Publié le 26 Juillet 2020

Comme l’affirme Loïc de Kérimel  (décédé en mars) dans son livre En finir avec le cléricalisme sorti le 18 juin 2020, « Il n’y a au Ier siècle, ni fonction sacerdotale indépendante ni cléricature particulière.» Absente des débuts du christianisme, l’organisation cléricale s’installe entre le IIe et IIIe siècle, ce que Loïc de Kérimel désigne comme la première contre-réforme : «Comment comprendre qu’à peine deux siècles après la mort de Jésus, l’Église se soit employée à refaire ce qu’il avait voué toute sa vie à défaire : un système clérical.» Paradoxalement, alors que l’Église naissante reprend la structure lévitique, la religion juive se trouve «désacralisée et désacerdotalisée» après la destruction du Temple, en l’an 70. L’eucharistie devient le sommet avec «le détournement sacrificiel et sacerdotal du dernier repas de Jésus.» Travaillant notamment avec la Conférence catholique de baptisé-e-s francophones, Loïc de Kérimel laisse poindre son vif agacement et ses convictions face à la «recléricalisation galopante», alors même qu’il plaide pour l’accès des femmes aux fonctions de gouvernement, d’enseignement et de culte, tout en supprimant l’ordination (https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/racines-millenaires-clericalisme-2020-06-18-1201100432).

 

Pour lui, Le cléricalisme provient donc d’«un détournement d’héritage», celui de la vie et de l’enseignement de Jésus de Nazareth. En effet, dans la lignée des prophètes d’Israël, celui-ci a lutté, jusqu’à en payer le prix ultime, pour désacraliser la relation des humains au divin. Jésus est et demeure juif tout au long de son existence, mais ce qu’il dénonce, c’est précisément l’appropriation de Dieu par les religieux de Jérusalem. En ce sens, le christianisme était, selon l’heureuse formule de Marcel Gauchet, «la religion de la sortie de la religion» (https://esprit.presse.fr/actualite-des-livres/jacques-yves-bellay/en-finir-avec-le-clericalisme-de-loic-de-kerimel-42794).

 

Pour Sylvaine Landrivon  qui a déposé sa candidature ce mercredi à Paris pour être évêque alors que " l’Église catholique romaine (…). C’est priver l’Église de 50% de son peuple !", si les paroisses se vident, c’est à cause de ce décalage devenu intenable analyse Sylvaine Landrivon. "Quand plus de 50% des gens se disent catholiques en France et que moins de 3% de ces mêmes Français sont pratiquants, c’est bien qu’il y a un hiatus, explique l’Iséroise. On ne peut pas se couper de tous ces gens qui ne se retrouvent plus dans les paroisses telles qu’elles sont aujourd’hui." Sylvaine Landrivon estime que les femmes apporteraient un regard, une manière différente d’aborder la religion, pour peu qu’on les laisse occuper des postes à responsabilité. En déposant sa candidature avec six autres femmes réunies dans le collectif "Toutes apôtres", Sylvain Landrivon assure ne pas s’adresser aux "catholiques bien-pensants traditionnels" mais plutôt "à tous ceux qui sont rejetés de l’Eglise" (https://www.francebleu.fr/infos/societe/cette-iseroise-qui-se-verrait-bien-eveque-1595582044).

 

Pour décléricaliser, il faut la nécessité d’un changement profond pour sauver l’Église et ainsi entrer dans la modernité.

 

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Publié le 25 Juillet 2020

Jesús Bastante nous montre ce samedi 25 juillet 2020 sur religiondigital.org que le cardinal Reinhard Marx a critiqué les nouvelles instructions du Vatican pour la réforme des paroisses, qui "sèment la méfiance" entre les fidèles et le clergé, tout en appelant à "une plus grande écoute mutuelle" dans l'Église. En fait, une grande partie de l'épiscopat allemand, immergée dans la Voie synodale, a critiqué le document publié par la Congrégation pour le Clergé.

 

Lors d'une rencontre avec les fidèles, Marx a regretté que le texte de la Congrégation pour le Clergé, ait été publié "sans que personne ne nous en parle". "De cette façon, aucun fruit ne surgit, il faut lire les signes des temps à la lumière de l'Évangile, et pour cela il faut écouter", a affirmé le cardinal.

 

"Mais la prochaine étape est cruciale : comprendre. Nous ne pouvons pas comprendre seuls. Nous ne pouvons comprendre qu'en coopération avec l'Église. Nous ne pouvons comprendre que si nous écoutons et marchons ensemble." Cela s'applique à toute l'Église si vous cherchez un moyen d'être missionnaire et de prêcher l'Évangile.

 

«Personne ne peut y annoncer quelque chose, et les autres doivent simplement suivre, mais nous devons nous écouter, apprendre ensemble, enregistrer les expériences de l'Église locale, ce qui me manque dans le document qui a été publié ces jours-ci», a déclaré Marx. "Comme si nous n'avions jamais pensé aux paroisses missionnaires en Allemagne !".

 

Marx a rappelé la campagne du pape François pour une église synodale et s'est plaint : "L'Église synodale est quelque chose de différent de ce que nous avons vécu maintenant." Ainsi, Marx a appelé à une "nouvelle coexistence entre Rome et les Églises locales".

 

Selon les instructions publiées à Rome lundi, les laïcs restent exclus de la direction de l'Église. En revanche, le texte met l'accent sur le rôle du prêtre. La lettre contredit directement les efforts visant à confier la direction des paroisses, par exemple, à des équipes de prêtres et de membres d'église, ainsi que d'autres employés.

 

De nombreux représentants d'églises et théologiens d'Allemagne ont critiqué la Congrégation pour le Clergé pour avoir regardé en arrière.  Les évêques Franz-Josef Bode (Osnabrück), Peter Kohlgraf (Mayence) et Franz-Josef Overbeck (Essen) ont été vivement critiques. Aussi l'archevêque de Bamberg, Ludwig Schick a dit que l'instruction faisait "plus de mal que de bien" pour l'Église et sa mission, et a appelé le texte comme théologiquement déficient.

 

Mgr Franz Jung a déclaré qu'il manquait des approches innovantes dans le document, tandis que Mgr Stephan Ackermann a regretté que le texte du Vatican limite la responsabilité personnelle des évêques et des diocèses. Tandis que certains de tendances conservatrices sont moins regardants, comme le cardinal de Cologne  Rainer Maria Woelki, pour sa part, a fait l'éloge des instructions, tandis que Mgr Meier d'Augsbourg a souligné que son diocèse «voyait bien» la nouvelle instruction du Vatican.

 

Cette instruction des paroisses de la Congrégation pour le Clergé montre comment est conçu le rôle des laïcs, celui d’être de simples subalternes à l’ordre d’une hiérarchie ecclésiale n’ayant rien appris de la pandémie de Covid-19. Celle-ci a montré que l’Église doit prendre des mesures urgentes : actualiser la moralité sexuelle, mettre fin à la discrimination à l'égard des femmes, et au cléricalisme.

 

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Publié dans #Actualité de l'Église

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Publié le 24 Juillet 2020

«Toutes Apôtres !» : ou comment bousculer le machisme ecclésial

Comme le montre Paul Ricaud dans son article dans Libération.fr (https://www.liberation.fr/france/2020/07/22/sept-femmes-catholiques-reclament-une-place-dans-la-hierarchie-de-l-eglise_1794970), les sept femmes du collectif «Toutes Apôtres !» ont déposé, le mercredi 22 juillet 2020, leurs candidatures à des postes de curé, diacre, évêque ou encore nonce, réservés aux hommes, ont pour objectif est de faire avancer un débat sur la place des femmes dans l’Église catholique.

 

Leur but est de faire du bruit jusqu’à initier un changement dans toute l’Église, et il faut donc que le mouvement vienne de la base. Il faut dire que de leur côté, les autorités religieuses catholiques ne semblent pas réceptives à l’appel des femmes demandant l’accès aux postes de responsabilité. Anne Soupa n’a pas été reçue par l’archevêché de Lyon malgré sa candidature il y a cinq mois.

 

Enfin, les profils des femmes candidates tranchent avec les idées reçues sur les femmes catholiques, souvent perçues comme des mères de famille conservatrices. Parmi les sept candidates présentes, l’une est célibataire sans enfant, une autre divorcée, une troisième a été assignée homme à la naissance.

 

Comme l’affirme Anne Soupa au micro de France Inter, ce n'est "ni une plaisanterie, ni une démarche symbolique" mais "une démarche profondément réfléchie", regrettant que "l’Église se prive de beaucoup de talents", et assurant qu’elle assure mène "un combat pour l’Église, pas contre l’Église".  Elle dit ne pas espérer beaucoup de la part du pape François, vanté pourtant à ses débuts comme un homme moderne et qu’elle-même a accueilli avec espoir, avec la publication de François, la divine surprise. "Il aurait pu le faire au début, il n’a pas pris le sujet à bras le corps", regrette-t-elle sur France Inter. Mais alors, sur qui compter pour faire bouger les lignes ? "Sur les femmes", répond l’intéressée (https://www.lci.fr/population/candidate-a-l-archeveche-anne-soupa-la-theologienne-qui-bouleverse-les-codes-de-l-eglise-catholique-2159960.html).

 

Il faut dire que la méthode employée est volontairement «transgressive», loin de la «politique des petits pas» prônée par celles qui réclament depuis longtemps des changements (https://www.la-croix.com/Religion/Femmes-lEglise-methode-Soupa-question-2020-07-22-1201105989). Un geste avant tout politique, puisque ces candidatures "n'ont pour l'instant aucune chance d'aboutir", explique le jeudi 23 juillet sur Europe 1 (https://www.europe1.fr/societe/femmes-candidates-a-des-ministeres-dans-leglise-ca-na-aucune-chance-daboutir-3982372) Christine Pedotti,​ directrice du magazine "Témoignage Chrétien"

 

"Le droit canonique [de l'Église] est très clair et stipule que toutes ces fonctions (diacre, curé, nonce, évêque...) ne peuvent être occupées que par des hommes", rappelle-t-elle. Une règle qui repose essentiellement sur... "l'habitude" d'après la membre du comité de soutien d'Anne Soupa, "puisqu'aux origines de la première communauté chrétienne, les femmes ont tenu des rôles très importants : chef de communauté, diacres, et même apôtres". D'ailleurs, le titre officiel de Marie-Madeleine est "apôtre des apôtres".

 

Mais "considérer la moitié de l'humanité comme incapable" pose aujourd'hui "un vrai problème dans nos sociétés qui mettent les femmes à tous les postes, de la conductrice de bus à la présidence de la Commission européenne", pointe la spécialiste en évoquant Ursula von der Leyen, la première femme à ce poste. Pourtant, il semble que le message ait quelques difficultés à parvenir jusqu’aux hautes sphères de l'Église.

 

"Ça fait plus de dix ans que le Comité de la jupe lutte pour la dignité des femmes dans l'Église catholique : on écrit très régulièrement aux évêques ou au nonce, mais on n'a jamais eu de réponse. On est traité rigoureusement par le mépris, de façon officielle. L'institution fait comme si la question des femmes n'existait pas."

 

Pendant ce temps, en Suède... L'Église luthérienne annonce compter plus de femmes que d'hommes pour la première fois de son histoire. "Sur les 3060 prêtres aujourd'hui en service en Suède, 1533 sont des femmes et 1527 sont des hommes", annonce Cristina Grenholm, secrétaire de l’Église de Suède, soit une proportion de 50,1% de femmes pour 49,9% d'hommes. Contrairement à l'église catholique, l'église luthérienne suédoise, qui a ordonné trois femmes pour la première fois en 1960, autorise les femmes à devenir prêtres depuis 1958. En 1982, le Parlement suédois a voté une loi supprimant la "clause de conscience" qui permettait aux prêtres de refuser toute collaboration avec une femme (https://information.tv5monde.com/terriennes/femmes-pretres-inexistantes-en-france-plus-nombreuses-que-les-hommes-en-suede-368243).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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