Publié le 30 Septembre 2020

lematin.ch avec l’AFP et NXP nous montre dans son article du mardi 29 septembre 2020 que le souverain pontife prend le taureau par les cornes pour réformer les finances du Vatican, embourbé dans plusieurs scandales. En 2013, l’Argentin Jorge Bergoglio avait été élu pape pour en finir avec les budgets éclatés et sans contrôle au sein des nombreuses administrations du Saint-Siège, souvent dirigées par des prélats piètres gestionnaires. Mais le pape François avait constaté fin 2017 que «réformer» la Curie romaine (gouvernement du Vatican) revenait à «nettoyer le sphinx d’Egypte avec une brosse à dents».

 

Éviction de l’un des cardinaux les plus en vue, l’Italien Angelo Becciu, ancien numéro deux de la Secrétairerie d’État suspecté de malversations, reprise en main des coffres par l’assainissement de la jadis sulfureuse banque du Vatican, où 5000 comptes suspects ont été fermés en 2015, a été complété sous le pontificat du pape François, et le Vatican a aussi dévoilé début juin une loi encadrant les appels d’offres pour ses dépenses internes, du jamais vu destiné à prévenir d’autres scandales de corruption et l’attribution bien ancrée de contrats à des amis ou parents, auxquels s’ajoute une mini-révolution, réclamée par le pape voici deux ans, va néanmoins enfin se concrétiser: tous les petits trésors en liquide des tiroirs du Saint-Siège vont être centralisées au sein d’un seul organisme, l’Administration du patrimoine du siège apostolique (Apsa) qui gère notamment les milliers de biens immobiliers du Vatican  : le pape François prend donc le taureau par les cornes pour accélérer sa réforme des finances du Vatican encore une fois embourbé dans les scandales.

 

Le pape a décidé de changer la méthode, et les hommes aussi. Pour la toute première fois, un membre de la haute hiérarchie du gouvernement du Vatican est expulsé du collège des cardinaux. Le cardinal australien George Pell de 79 ans - qui s’est envolé mardi pour Rome pour la première fois en trois ans après avoir été acquitté en avril dans son pays dans une affaire de pédophilie- a d’ailleurs félicité le pape pour son coup d’éclat contre le prélat. «J’espère que le nettoyage des écuries continuera au Vatican», a-t-il commenté dans un texte. Mais le pape François n’avait pas confiance en lui et le dossier sur les abus sexuels était commodément caché à l'époque, ce qui lui a permis de s’en débarrasser (https://www.religiondigital.org/vaticano/financiera-Francisco-unificara-millones-Curia-vaticano-fondos-secretaria-estado-becciu-pell-guerrero-moneyval_0_2272872704.html). Le pape François a voulu faire un exemple. Le tour de vis du pape François passe aussi par des nominations. Voici un an, il avait choisi comme président du Tribunal du Vatican Giuseppe Pignaton, un grand spécialiste italien de la lutte anti-mafia.

 

Ce resserrement est d’autant plus nécessaire que le Vatican s’enfonce toujours plus dans le rouge, frappé par la pandémie du coronavirus qui le prive des revenus habituels de ses célèbres musées et limite les grandes collectes de dons auprès des fidèles. «Une réforme historique», confirment deux Espagnols, Guerrero et Caballero Ledo, qui (avec le chef de l'APSA, Nunzio Galantino) qui contrôleront directement tout ce qui concerne l'IOR, l'APSA et les fonds curiaux (https://www.religiondigital.org/vaticano/financiera-Francisco-unificara-millones-Curia-vaticano-fondos-secretaria-estado-becciu-pell-guerrero-moneyval_0_2272872704.html).

 

Et le pape François met fin au cycle de catéchèse sur la pandémie, comme le montre dans l’article de  José Manuel Vidal sur religiondigital.org ce mardi (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-economico-desarrollo-insostenible-problemas-Francisco-pandemia-sistema-ternura_0_2273172666.html), invitant «à ne pas revenir à l'appel  à la «normalité» car cette normalité en a assez de l'injustice, de l'inégalité et de la dégradation de l'environnement». En d'autres termes, à son avis, nous devons changer la «route» du système économique actuel, car «nous ne pouvons pas espérer que le modèle économique qui est à la base d'un développement injuste et non durable résoudra nos problèmes. Il ne l'a pas fait et ne le fera pas.»

 

Le pape François montre l’exemple en mettant fin à la gabegie financière vaticane, et propose un modèle économique différent de celui qui est proposé. Mais en cette période de pandémie, est-ce que les États auront le courage de changer de modèle, rien n’est moins sûr.

 

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Publié le 28 Septembre 2020

Lucia Lopez Alonso dans son article pour religiondigital.org  ce lundi septembre 2020 nous montre qu’à l'occasion du 40e anniversaire de l'attaque de l'Oktoberfest, le cardinal munichois Reinhard Marx a commémoré les victimes (13 morts et plus de 200 blessés) et condamné la violence de l'extrême droite. "Nous devons agir contre elle, également en tant qu'Église." Il l'a dit samedi 26 septembre, lors d'une messe au cours de laquelle il a consacré de nouveaux diacres, dans la cathédrale Notre-Dame de Munich. Le racisme et l'extrémisme idéologique, disait Marx, ils commencent «par la langue». "Cela commence par les attitudes", a souligné celui qui est l'un des principaux promoteurs du chemin synodal de l'Église catholique allemande.

 

Le même jour, dans un discours prononcé devant le cercle des étudiants de Ratzinger à Rome, le cardinal Rainer Maria Woelki s'est prononcé de manière critique contre la voir synodale, affirmant qu'elle pourrait avoir des «conséquences dramatiques». L'Allemand a également déclaré que le processus de renouvellement de l'Église peut finir par entreprendre une «opposition complète à l'ancienne autorité enseignante de l'Église». Comme Katolisch.de l' a publié, le cardinal craint que le processus de réforme ne soit déformé et que «le bien et le mal se mélangent». Plus précisément, Woelki a parlé de ses «craintes» lors du débat sur l'incorporation des «femmes dans les services et les ministères de l'Église».

 

Mais cette fermeture des ministères et de la morale dans un sens conservateur n’arrive plus à tenir comme le montre l’exemple de  Mgr Heinrich Timmerevers qui souhaite désormais étendre la pastorale des homosexuels et réduire les préjugés dans son diocèse de Dresde-Meissen. Il a déclaré lundi à l'agence de presse catholique (KNA) à Dresde que quelque chose devait changer dans l'Église à cet égard, l’appelant à se repositionner face à l'homosexualité, et disant qu'il accueillerait une bénédiction pour les couples homosexuels (https://www.katholisch.de/artikel/27026-bischof-timmerevers-befuerwortet-segnung-homosexueller-paare).

 

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Publié le 27 Septembre 2020

Comme nous le montre francetvinfo.fr ce dimanche 27 septembre à moins de 40 jours de l'élection présidentielle américaine, Donald Trump a choisi une nouvelle magistrate pour siéger à la Cour suprême. Sans surprise, elle est conservatrice.

 

Amy Coney Barrett est, depuis samedi 26 septembre au soir, la neuvième juge de la Cour suprême américaine. À 48 ans, cette conservatrice vient d'être nommée par Donald Trump pour remplacer Ruth Bader Ginsburg, ardente défenseure du droit des femmes et décédée la semaine passée. Le président a choisi cette ancienne enseignante en droit, dont le nom circulait déjà en 2018, pour intégrer le sommet du pouvoir américain.

 

Mère de sept enfants, dont deux adoptés, Amy Coney Barrett est une catholique pratiquante. Ouvertement opposée à l'avortement, elle est connue pour ses positions conservatrices critiquant l’Obamacare qu’elle a demandé de l’abroger et défendant le port d’arme. En 2017, le Sénat avait déjà soulevé la question de son impartialité. "Le dogme religieux vit bruyamment en vous", lui avait lancé la sénatrice démocrate Dianne Feinstein en 2017. Une citation qui a permis à la nouvelle juge fédérale de gagner en popularité dans les cercles catholiques traditionalistes : ces mots ont été repris sur des mugs ou des tee-shirts, comme le symbole supposé d'une intolérance à l'encontre des catholiques, souligne le New York Times (https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/etats-unis-six-choses-a-savoir-sur-amy-coney-barrett-pressentie-pour-remplacer-ruth-bader-ginsburg-a-la-cour-supreme_4119299.html).

 

"Fidèle catholique", selon ses propres mots, Amy Coney Barrett et son mari, un ancien procureur, sont aussi membres d'un groupe chrétien charismatique nommé The People of Praise (Le Peuple de louange, en français) fondé en 1971. Une organisation critiquée pour son organisation jugée autoritaire, certaines "têtes" du groupe régissant le quotidien de plusieurs membres et notamment des décisions importantes dans la vie, telles que les rencontres, le mariage, l’emploi et les problèmes financiers, dévoile le Guardian. Dans ce groupe, les époux ont ainsi autorité sur leurs femmes, et chaque membre doit faire don de 5% de ses revenus à la communauté. Des critiques rejetées par Le Peuple de louange, qui se présente comme une communauté de "partage de vies", "où nous nous soutenons mutuellement, d'un point de vue financier, matériel et spirituel" (https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/etats-unis-six-choses-a-savoir-sur-amy-coney-barrett-pressentie-pour-remplacer-ruth-bader-ginsburg-a-la-cour-supreme_4119299.html). Pas très convainquant.

 

Malheureusement ce choix n’est pas non plus un bon choix pour les Républicains, car  comme le montre Jean-Éric Branaa, chercheur, et auteur d'une biographie de l’ancien vice-président de Barack Obama, «une majorité d’Américains estiment que le siège de Ruth Bader Ginsburg ne devrait être remplacé qu’après l’élection présidentielle. Les sénateurs républicains, dont la réélection n’est pas assurée, comme Lindsey Graham (Caroline du Sud), Thom Tillis (Caroline du Nord) ou encore Joni Ernst (Iowa), pourraient donc perdre des électeurs s’ils décidaient effectivement de mener le processus de confirmation à son terme. C’est quelque chose d’inattendu, car personne n’imaginait que le Sénat pourrait basculer du côté des démocrates, mais la confirmation d’Amy Coney Barrett est en train de changer la donne» (https://www.france24.com/fr/20200927-cour-supr%C3%AAme-la-campagne-pr%C3%A9sidentielle-am%C3%A9ricaine-passe-au-second-plan).

 

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Publié le 26 Septembre 2020

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre dans son article du vendredi 25 septembre 2020 qu’un collectif d'anciennes élèves porte plainte contre X pour diffamation et veulent défendre le père Finet, à défaut de véritable enquête sur ses agissements présumés, après des dénonciations d'abus sexuels au sein des Foyers de Charité dans la Drôme. Les victimes sont pour la plupart d'anciennes élèves de l'établissement  scolaire du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme). Les témoignages recueillis par une commission indépendante décrivent le même mode opératoire: le père Finet invitait des enfants de 10 à 14 ans tard le soir pour des confessions. Ces accusations avaient rencontré un grand écho médiatique.

 

 "Nous nous interrogeons sur cette condamnation publique de portée internationale, faite sans légitimité, ni autorité, et sur les responsables de cette manipulation calomnieuse et diffamante", déclarent les plaignantes dans un communiqué de presse. Elles se présentent comme les "héritières morales et spirituelles" du père Finet. Le collectif revendique 154 membres aujourd'hui. "Pourquoi cette "synthèse" à la rédaction aussi floue qu'imprécise, vide de faits circonstanciés, aux termes connotés émotionnellement, appelant le témoin "victime", les actes présumés "agissements", sans respect pour la présomption d'innocence ?", dénonce-t-il.

 

"La gouvernance des Foyers de Charité nous a personnellement appelées à témoigner pour permettre de faire la vérité" mais "nous avons été trompées sur la finalité et l'utilisation de nos témoignages", déplorent-elles. "Nous pensions que nos propos contribueraient à établir la vérité, non à une condamnation expéditive".  Mais le communiqué ne précise pas si les membres de ce collectif sont les mêmes personnes qui avaient porté les accusations dans le rapport. Au mois d'août dernier, la famille et les neveux du père Finet avaient déclaré ne pas comprendre ces accusations, en affirmant ne pas avoir eu accès au document. La famille mettait en avant 143 témoignages, dont 117 en faveur du père Finet, et demandait une nouvelle enquête indépendante.

 

Mais cette opposition  face à l’enquête d’une commission indépendante peut venir aussi du fait que le père Moïse Ndione, modérateur de l’œuvre des Foyers de charité, mandaté depuis 2016 compte mener à bien une réforme de gouvernance des Foyers qui comptent 78 sites sur quatre continents, où plus de 50 000 personnes sont accueillies chaque année pour des retraites spirituelles. Et on peut se demander ce que ceux-ci peuvent encore cacher.

 

Quant à la béatification de Marthe Robin elle risque d’avoir du plomb dans l’aile, avec le livre de Conrad De Meester, un religieux flamand, docteur en théologie, auteur d’études sur Thérèse de Lisieux et d’autres grandes mystiques catholiques, intitulé La fraude mystique de Marthe Robin, à partir du manuscrit retrouvé dans sa cellule à sa mort, le 6 décembre 2019, que publie les Éditions du Cerf, son éditeur historique le 8 octobre 2020. Afin que, selon son vœu, triomphe l'exigence évangélique de la vérité.

 

C'est en odeur de sainteté que meurt Marthe Robin en 1981. La paralysée de la Drôme a passé des décennies à se nourrir seulement de la communion, à connaître des visions surnaturelles, à éprouver les stigmates du Christ et à transmettre ses dialogues avec Dieu. Elle a reçu des milliers de visiteurs et inspiré le mouvement international des Foyers de Charité.

 

Ses disciples voulaient qu'elle soit béatifiée et canonisée. Pensant en faire l'avocat de leur cause, ils confièrent ses archives au carme Conrad De Meester.  Mais le spécialiste de la mystique féminine, va se faire le procureur de Marthe Robin. Le rapport circonstancié qu'il adresse à Rome, dans lequel il démontre et dénonce une fraude systématiquement organisée, est enterré. Pourtant, il démontre que le jeûne perpétuel, les stigmates hebdomadaires, les conversations mystiques et les dictées divines qu’a connues Marthe Robin (+1981), étaient faux, car tout était simulé.

 

Comme le montre également Philippe Clanché dans reforme.net (https://www.reforme.net/actualite/2020/09/20/catholicisme-la-fraude-mystique-de-marthe-robin-un-livre-brulot/) l’étude du religieux établirait que les propos des prétendues visions de Marthe Robin seraient en fait des plagiats de textes spirituels trouvés dans des ouvrages du XIXe siècle. Quant aux chaussons de celle qui vivait prisonnière de son lit par la maladie, ils montreraient des marques d’usure inexplicables.

 

Et Philippe Clanché n’a pas tort à ce sujet : «L’affaire Marthe Robin peut offrir l’occasion au monde catholique d’une saine interrogation sur une certaine soif de miracle. Et de l’aveuglement qui peut en découler.»

 

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Publié le 25 Septembre 2020

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi 25 septembre 2020 quel'Italien Giovanni Angelo Becciu a présenté sa démission au pape. Le Vatican n'a pas fourni d'explications, mais cette décision pourrait être liée à une enquête à paraître dans la presse.

 

L'un des cardinaux les plus influents du Vatican, l'Italien Giovanni Angelo Becciu, a démissionné jeudi 24 septembre de ses fonctions au sein du gouvernement du Saint-Siège. L'information a été révélée dans un communiqué laconique du Vatican, sans aucune explication. Après une carrière de nonce (ambassadeur), le prélat italien avait fait office durant sept ans de substitut de la Secrétairerie d’État, l’équivalent d’un ministre de l’Intérieur, en contact constant avec le pape Benoît XVI puis le pape François. Tout juste créé cardinal à l’été 2018 par le pape François, il avait pris la tête de l’administration du Saint-Siège chargée d’enquêter et de trancher sur les béatifications et canonisations (https://www.letemps.ch/monde/cardinal-angelo-becciu-tres-vue-vatican-demissionne). Cette démission, prématurée dans les usages de l'Église, a toutes les allures d'une sanction. Le court communiqué du Vatican précise en effet qu'il reste cardinal mais perd tous les droits attachés à cette fonction, notamment la possibilité d'élire un nouveau pape lors d'un conclave ou de conseiller l'actuel souverain pontife.

 

Le nom du cardinal, âgé de 72 ans, a été maintes fois évoqué dans le cadre d'une enquête explosive, lancée voici un an, sur d'opaques montages financiers pour acheter un immeuble dans le chic quartier londonien de Chelsea. En début d'année, il avait défendu le bien-fondé de cet achat immobilier dans des entretiens. La justice vaticane soupçonne une opération financière opaque, qui aurait eu pour effet de ponctionner le «denier de Saint-Pierre» une somme qui sert à financer les œuvres caritatives du pape à travers le monde (https://www.rfi.fr/fr/europe/20200925-vatican-angelo-becciu-cardinal-tr%C3%A8s-proche-pape-fran%C3%A7ois-pouss%C3%A9-%C3%A0-la-d%C3%A9mission ).

 

Selon des révélations du magazine italien L'Espresso à paraître dimanche, le cardinal aurait notamment dirigé à plusieurs reprises des centaines de milliers d'euros de l'épiscopat italien et du Saint-Siège vers une coopérative en Sardaigne gérée par son frère lorsqu'il était à la secrétairerie d'État, l'administration centrale du Vatican. Des proches du cardinal Becciu, à commencer par son ancien secrétaire personnel ont déjà été arrêtés (https://www.rfi.fr/fr/europe/20200925-vatican-angelo-becciu-cardinal-tr%C3%A8s-proche-pape-fran%C3%A7ois-pouss%C3%A9-%C3%A0-la-d%C3%A9mission). L'enquête, partiellement dévoilée vendredi dans le quotidien italien La Repubblica et qui pourrait avoir précipité la brusque chute du cardinal jeudi soir, affirme que le prélat a également favorisé durant sa carrière les activités de deux autres frères. Des fonds étaient réinvestis par la famille dans des activités financières, dont des fonds offshore, selon la même source.

 

Dans lalibre.be (https://www.lalibre.be/international/europe/angelo-becciu-le-cardinal-ecarte-par-le-pape-nie-tout-detournement-de-fonds-5f6e112f7b50a677fbdd4510), on voit le prélat de 72 ans est tombé brusquement a organisé vendredi une rencontre avec la presse pour répondre à des allégations jugées "surréalistes" dévoilées le même jour dans la presse italienne. "Le pape dit qu'il ne me fait plus confiance parce que les magistrats lui ont dit que je commettrais des actes de détournement de fonds", a rapporté le cardinal Becciu, en précisant que le pape François semblait peiné.

 

Il a expliqué avoir alloué à la "Caritas" du diocèse (organisation à but caritatif) une somme de 100.000 euros provenant des dons au pape, le célèbre "Denier de Saint-Pierre", une somme encore non dépensée et non versée à l'entreprise de son frère. "Cet argent est encore là, je ne sais pas pourquoi je suis accusé de détournements de fonds", a-t-il commenté. "Je sais que dans mon diocèse il y a une situation d'urgence, notamment en matière d'emploi", a expliqué le cardinal. "Je ne me considère pas comme un corrompu", a poursuivi le cardinal, qui n'a pas encore été convoqué par la justice vaticane. "Je ne défie pas le pape, mais chacun à droit à sa propre innocence", a-t-il ajouté, en jugeant que le pape avait pu être "mal informé" et possiblement "manipulé".

 

Sur le dossier d'opaques montages financiers pour acheter un immeuble dans le quartier chic de Chelsea à Londres, le cardinal, qui a toujours défendu l'opportunité de cet achat, a répété vendredi devant la presse qu'il n'avait pas été financé par le Denier de Saint-Pierre. "La Secrétairerie d'État disposait d'un fond qui devait croître", a-t-il noté, en précisant que le pape François n'avait toutefois pas évoqué avec lui cette enquête en cours.

 

Cette affaire montre une nouvelle fois les abus de pouvoir dont le cléricalisme est porteur et qui font que certains clercs se croient au-dessus des lois humaines.

 

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Publié le 24 Septembre 2020

Elise Ann Allen nous montre ce jeudi 24 septembre 2020 sur cruxnow.com que la théologienne péruvienne Rocio Figueroa dit que peu de choses sont faites pour cibler les abus spirituels qui ont permis aux scandales sexuels cléricaux de se produire et exhorte l'Église catholique à repenser sa structure de pouvoir et son concept de leadership.

 

«Chaque fois qu'il y a eu des abus sexuels dans l'Église, on pouvait voir qu'il y avait d'abord un abus spirituel», a déclaré Figueroa, qui fait partie des orateurs qui s'adressent du 21 septembre au 21 octobre, dans 2 cours en ligne sur la prévention des abus en milieu de formation, car selon elle cette forme spécifique d'abus «n'a jamais été abordée. Les abus physiques et psychologiques ont été abordés, mais les abus spirituels n'ont jamais été abordés». Le cours, organisé par le Centre pour la protection des mineurs de l'Université pontificale de Mexico, mettra en vedette un grand nombre de professionnels et d'experts dans le domaine de la protection de l'enfance parmi ses orateurs et professeur. Le problème a été soulevé dans d'autres confessions chrétiennes, telles que l'Église anglicane ou dans diverses églises protestantes, mais «dans l'Église catholique nous n’ont rien fait à ce sujet. Alors que les nombreux scandales impliquant des dirigeants de mouvements et de communautés de premier plan ces dernières années ont fait comprendre à l'Église que l'abus de pouvoir est un problème, ils ne se sont pas encore plongés dans les abus spirituels», a-t-elle déclaré.

 

Soulignant ce qu'elle dit être des failles dans le système qui permettent aux abus spirituels de se produire, Figueroa a déclaré qu'elle pensait qu'une partie du problème était une compréhension erronée de l'obéissance. Dans l'Église catholique, il y a un problème systémique parce que souvent, l'obéissance est comprise «d'une manière verticale, où celui qui a l'autorité est la parole de Dieu; c'est une dimension très verticale et vous devez simplement obéir. Cela, dit-elle, ouvre la porte à de nombreuses autres formes d'abus, y compris les abus sexuels.

 

Elle a également signalé le cléricalisme comme un autre problème majeur, notant que dans le passé, la mentalité générale était qu'une fois qu'un prêtre est ordonné, il devient «un saint». Dans d'autres cas, un directeur ou un conseiller spirituel peut être «idolâtré» par ceux sous sa direction, les mettant dans une position vulnérable parce que vous suivez cette personne en pensant qu'elle est un saint». «Toute la théologie que nous avons eue doit changer», a-t-elle dit, exprimant sa conviction que le concept d'avoir une «élite spirituelle» dans l'Église «a également créé cette structure qui a permis à tous ces abus de se produire.» «C'est pourquoi la responsabilité, l'ouverture et la transparence sont importantes», a-t-elle déclaré. «Chaque personne dans l'Église doit rendre des comptes, car parfois les autorités de l'Église ne sentent pas responsables. Ils font tout ce qu'ils veulent. »

 

Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les femmes, a déclaré Figueroa, notant que dans de nombreux cas, les religieuses en particulier dépendent de leurs supérieurs masculins - que ce soit l'évêque du diocèse qu'elles servent ou le prêtre en charge d'un projet qu'elles courir - travailler sans salaire ni temps de vacances spécifié. «Nous avons des problèmes structurels. Pour moi, ils sont tous ensemble. Si vous mettez ensemble le cléricalisme, le sexisme et la situation des femmes, c'est comme une bombe. C'est nocif, c'est dommageable. C'est pourquoi nous avons tant de problèmes. Si ces problèmes sont abordés étape par étape, des changements peuvent être apportés», a déclaré Figueroa, et a appelé à «un type d'autorité moins verticale dans l'Église». Soulignant différents styles de leadership, Figueroa a déclaré qu'à son avis, celui qui convient le mieux à ceux qui occupent des postes d'autorité spirituelle est «le leader serviteur». Un leader-serviteur, dit-elle, «veut d'abord servir, puis veut diriger. Cela génère un autre type de leadership dans lequel la personne qui dirige ne recherche pas le pouvoir, mais veille vraiment au bien du peuple».

 

Enfin, comme le montre Inés San Martín dans cruxnow.com (https://cruxnow.com/church-in-the-americas/2020/09/chilean-abuse-survivors-fear-covid-crisis-will-stop-investigations-into-accused-clergy/) les survivants des abus chiliens affirment que le gouvernement utilise la pandémie de COVID-19 pour retarder le traitement du scandale des abus par la justice dans un pays sud-américain, car comme le dit Eneas Espinoza, un rescapé des Frères Maristes qui attend toujours justice : «L'attente grandit et il y a beaucoup d'inquiétude quant à la possibilité que la pandémie soit le camion de saleté dont l'Église catholique a besoin pour dissimuler ses crimes.» «Si l'État chilien ne fait pas son travail, nous irons vers les tribunaux internationaux. Nous avons besoin d'un État qui garantit les droits de l'homme, pas d'un État qui soit un complice passif de crimes », a-t-il déclaré à El Mostrador. "Nous irons aussi loin que nous devons aller dans la mémoire de tous ceux qui sont morts sans possibilité d'obtenir justice et réparations justes et nécessaires", a-t-il ajouté. «Dans le seul cas mariste, cette année, deux victimes de ces crimes, survenus dans leur enfance, sont décédées sans que justice soit rendue».

 

Et ce dernier n’a pas tort : «Bien que le temps joue toujours en faveur des criminels, étant organisés en réseau et ayant des professionnels qui les accompagnent, nous pouvons exiger plus fortement que de nouvelles enquêtes soient menées et que la vérité juridique soit atteinte sur les crimes commis», a-t-il déclaré.

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Comme le montre l’article de cath.ch ce mercredi 23 septembre 2020 que la censure imposée en 2012 par le Vatican au religieux irlandais Tony Flannery, condamné pour ses opinions progressistes sur la sexualité et l’ordination sacerdotale des femmes, continue de susciter l’émoi en Irlande. Ce religieux rédemptoriste, suite à la demande la Congrégation du Très Saint Rédempteur, par le biais de son supérieur général à Rome, le père Michael Brehl, qui avait récemment demandé à la CDF pour qu’il soit autorisé à exercer à nouveau son ministère, a refusé les conditions proposées en juillet 2020 par celle-ci pour permettre son retour au ministère, expliquant publiquement son choix dans le quotidien irlandais The Irish Times le 16 septembre dernier. Il a décliné l’offre du Vatican d’un retour au ministère s’il promettait de faire silence et signait des déclarations sur les enseignements de l’Église concernant notamment le sacerdoce féminin, l’homosexualité, le mariage des personnes de même sexe, et enfin que «la théorie du genre n’est pas acceptée par l’enseignement catholique».

 

«Je ne pourrais pas signer ces propositions», a déclaré le prêtre au quotidien irlandais. En réponse au document de la CDF, le père Flannery a déclaré qu’il n’était «pas surpris, mais déçu et attristé» par celui-ci. «À mon avis, c’est un document qui, tant par son ton que par son contenu, serait plus à sa place au XIXe siècle. Je n’ai pas pu signer ces propositions !», a-t-il déclaré au quotidien irlandais. Il a défendu une nouvelle fois l’ordination des femmes, reconnu avoir voté en faveur du mariage homosexuel. Cependant, il a affirmé ne pas connaître assez la théorie du genre pour pouvoir trancher. Il a estimé que c’était «la fin de la ligne en termes de ministère sacerdotal pour moi», estimant qu’il n’était plus possible de traiter encore «avec un organe qui produit un tel document. La vie est trop courte – surtout à 73 ans».

 

Le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), justifie ainsi les mesures prises contre le père Flannery, membre fondateur de l’Association irlandaise des prêtres catholiques en affirmant : «Nous avons fait tout ce qui était possible pour dialoguer avec le Père [Tony] Flannery» et «Nous n’avons pas manqué au devoir qui nous a été confié par l’Église : celui de servir de tuteur à la foi et d’indiquer que telle ou telle chose n’est pas conforme». «Il ne nous revient pas de juger du Père Flannery en tant que personne, cela revient à notre Seigneur», a expliqué pour sa part le cardinal Ladaria. «En revanche, nous devons nous occuper de ses enseignements ou ses comportements», a-t-il affirmé, relevant avoir toujours cherché à agir respectueusement pour le père Flannery, notamment en gardant privés les échanges entre la congrégation et lui.

 

La lettre ne mentionne pas le pape François, et il n'y a aucune preuve que le pape ait été impliqué dans la décision de la publier. Mais comme le montre le cas du père Flannery, la CDF utilise toujours les mêmes procédures qui prévalaient sous les pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI. «Sept ans après le pontificat de François, beaucoup de choses ont changé au Vatican, mais ce qui n'a pas changé, c'est la manière dont la CDF traite ces choses», a déclaré un ancien haut fonctionnaire du Vatican à America. Le père Flannery a déclaré aux États-Unis : «L'Église devrait traiter chaque personne comme des êtres humains et suivre les principes internationaux des droits de l'homme» (https://www.americamagazine.org/faith/2020/09/22/suspended-redemptorist-irish-priest-father-tony-flannery-vatican-inquiry-unjust).

 

Et le père Flannery n’a pas tort de dire : «Je ne pouvais pas changer d'avis sur ces sujets parce que [les vues de l'église] sont tellement déconnectées de l'époque dans laquelle nous vivons et en particulier de la question de l'égalité des femmes, qui est une pierre d'achoppement majeure pour l'église. Quant à la question de l'autorité, a-t-il déclaré, après 53 ans de vie religieuse, je pense que j'ai une compréhension de l'autorité très différente de celle de la CDF».

 

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Publié le 23 Septembre 2020

«Prenez et mangez en tous» ... mais pas si vous êtes catholiques dans une église protestante, ou protestant dans un temple catholique. Telle est la conclusion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org le lundi 21 septembre 2020, qui a écrit au président de la Conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, montrant son refus de permettre aux deux confessions chrétiennes de partager l'Eucharistie, comme l'avait convenu l'année dernière que le Groupe de travail œcuménique et les églises protestantes allaient commencer à le faire sous peu. Comme le note katolisch.de, le dicastère présidé par Mgr Ladaria considère que les différences de compréhension de l'Eucharistie et du ministère sont "encore si importantes" qu'elles excluent la participation des catholiques et protestants aux célébrations de l'autre confession.  Il n'y a pas non plus de base pour une «décision individuelle de conscience», dont la Doctrine de la Foi a besoin.

 

La lettre a été reçue comme douche froide, une autre encore, lancée depuis l'ancien Saint-Office contre la ''voie synodale'' allemande, qui maintient ouverte une série de discussions, allant de l'intercommunication à l'accès des femmes au sacerdoce, ou au diaconat. Le porte-parole de l'épiscopat allemand, Mattias Kopp, a confirmé la réception de la lettre, tout en informant que les évêques en débattront lors de leur assemblée plénière, prévue la semaine prochaine. Pour la Doctrine de la Foi, le document approuvé en septembre dernier par les théologiens protestants et catholiques contient des questions insuffisamment éclaircies sur l'Eucharistie ou l'ordination sacerdotale. «Une ouverture pour une communion de nourriture eucharistique avec l'Église évangélique en Allemagne ouvrirait nécessairement de nouvelles fissures dans le dialogue œcuménique avec les Églises orthodoxes», au-delà des frontières de l'Allemagne. «Puissent-ils tous être un»... ou pas.

 

Jesús Bastante nous montre également le mardi 22 septembre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/alemanes-Roma-intercomunion-catolicos-protestantes-batzing-camino-sinodal_0_2270772934.html) que le président des évêques allemands, Georg Bätzing, a appelé au «calme» à Rome après que la Doctrine de la Foi ait critiqué le document du Groupe de travail œcuménique des théologiens catholiques et protestants sur la participation à l'Eucharistie (ou la 'Cène de la Seigneur') des membres des deux confessions chrétiennes.

 

«Certains points de la critique de Rome sont appropriés. D'autres n'apparaissent pas dans le document», a souligné Bätzing au début de l'Assemblée générale des évêques allemands. L'épiscopat du pays avait prévu que le modèle d'intercommunion qui pourrait être utilisé au Congrès de l'Église œcuménique qui se tiendra à Francfort l'année prochaine, et son président a maintenu le programme. Maintenant, les évêques devront discuter des objections soulevées par la Doctrine de la Foi, de même que le groupe de théologiens catholiques et protestants, auquel appartient Bätzing, préparera une déclaration en réponse à la lettre de Rome.

 

Interrogé sur la controverse, Bätzing a admis que pour certains prélats, la lettre de la Doctrine de la Foi a été reçue comme "une claque retentissante au visage" de la part des évêques allemands, et pour lui-même, bien qu'il ne la voie pas ainsi. Selon lui, la proposition d'intercommunion «est une contribution à la discussion», qui désormais «doit être reçue dans l'Église catholique et protestante». "C'est ce que nous voulions, mais s'ils nous disent "Pas comme ça", je vais demander "Comment?"", explique Bätzing.

 

L'intercommunion n'est pas la seule question controversée parmi les évêques allemands, immergée dans la discussion de la voie synodale. L'ordination des femmes est un autre domaine de débat, qui s'est polarisé après les critiques acerbes du cardinal Woelki, venu avertir du risque d'une «Église nationale allemande». Face à cela, le président de l'épiscopat a souligné que «l'Église en Allemagne fait partie intégrante de l'Église universelle, il n'y a aucune intention de se scinder». À son tour, il a promis de recevoir des groupes progressistes tels que «María 2.0» ou les groupes de victimes d’abus. "C'est mon devoir", a-t-il dit, notant que l'un des points à l'ordre du jour de l'assemblée est d'établir une procédure plus spécifique pour payer des indemnités aux survivants de la pédophilie cléricale.

 

Et dans cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/cardinal-koch-les-questions-liees-a-la-communion-demeurent-irresolues/), le cardinal Kurt Koch contredit le «Groupe de travail œcuménique allemand» (ÖAK) qui préconise une invitation mutuelle généralisée à la Cène et à l’Eucharistie. Pour le prélat suisse, une telle participation réciproque «ne serait pas justifiable». Car Selon lui, le texte de l’ÖAK présente les questions œcuméniques controversées comme si elles étaient résolues, ou du moins qu’elles ne divisent plus les Églises. Mais cela ne correspond toutefois pas à la réalité. De plus, le texte traite de questions concernant l’ensemble de l’Église, et qui ne peuvent pas être résolues dans un seul et unique pays. Finalement, selon le cardinal Koch, les Églises catholique et protestante en Allemagne ne peuvent pas ignorer les Églises orthodoxe et orientale dans leurs réflexions et discussions à propos de l’hospitalité eucharistique.

 

L’invitation mutuelle généralisée à la Cène et à l’Eucharistie n’est pas le problème, ce serait un 1er signal pour une véritable unité de l’Église, et les Églises orthodoxe et orientale ne doivent pas servir d’alibi. Les évêques allemands ont fait un 1er pas, rien ne dit que d’autres Églises ne vont pas y prendre part.

 

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Publié le 22 Septembre 2020

lalibre.be  et l’AFP nous montre ce mardi 22 septembre 2020 que le Vatican a publié mardi un document fixant sa doctrine sur la fin de vie, réaffirmant son opposition absolue à l'euthanasie et au suicide assisté mais aussi aux traitements "disproportionnés" et inefficaces, sources de souffrances. Adressée aux fidèles, aux prêtres, aux soignants et aux familles, la lettre "Samaritanus Bonus" ("Le bon Samaritain") reprend pour l'essentiel des positions connues du Saint-Siège sur l'accompagnement des personnes en fin de vie. L'euthanasie y est décrite comme un "crime contre la vie humaine", le suicide assisté de "grave péché" et ceux qui ont décidé d'y recourir ne peuvent recevoir les sacrements.

 

En revanche si la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), gardienne du dogme au Vatican, condamne "les traitements médicaux agressifs" qui "précipitent la mort", elle réfute tout autant ceux qui "la retardent" car ils "privent la mort de sa dignité". "Le renoncement à des moyens extraordinaires et/ou disproportionnés n'est pas l'équivalent du suicide ou de l'euthanasie; il exprime plutôt l'acceptation de la condition humaine face à la mort", écrit-elle.

 

La congrégation va même plus loin en précisant que ce renoncement "signifie aussi une forme de respect pour la volonté du mourant" exprimée par exemple dans des directives anticipées. Ajoutant : "à l'exception de tout acte d'euthanasie ou de nature suicidaire". De même, "quand la nutrition et l'hydratation ne bénéficient plus au patient, soit parce que son organisme ne peut plus les absorber, soit parce qu'il ne peut les métaboliser, leur administration doit être suspendue". Sans "accélérer la mort illégalement", cette décision "respecte le cours naturel de la maladie", assure la congrégation dans sa lettre.

 

Elise Ann Allen dans cruxnow.com  (https://cruxnow.com/vatican/2020/09/vatican-says-those-who-choose-euthanasia-cannot-receive-sacraments/) nous montre aussi le Vatican souligné dans ce document que ceux ceux qui aident les personnes qui choisissent l'euthanasie devraient éviter car cela serait vu comme une «approbation» et  «une complicité» sur cet acte,  et ceux qui la choisissent seront incapables d'accéder aux sacrements à moins qu'ils ne reviennent sur leur décision ou se repentent.

 

Le Saint-Siège a indiqué avoir souhaité "clarifier" son éthique sur la fin de vie "dans un contexte législatif civil international de plus en plus permissif à l'égard de l'euthanasie, du suicide assisté et des dispositions sur la fin de vie". Le Vatican s'était fermement opposé en juillet 2019 à l'arrêt des traitements maintenant en vie Vincent Lambert, un quadragénaire français en état végétatif depuis 10 ans. Il avait notamment dénoncé "la grave violation de la dignité de la personne que comporte l'interruption de l'alimentation et de l'hydratation". À la mort de Vincent Lambert, le Saint-Siège avait cité le pape François : "Dieu est l'unique maître de la vie du début jusqu'à sa fin naturelle et nous avons le devoir de toujours la protéger".

 

Le Portugal, vieux pays catholique, est devenu cette année le quatrième pays européen à légaliser l'euthanasie après la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Dans l'Espagne voisine, le gouvernement socialiste a mis à l'étude un projet de loi reconnaissant le droit à l'euthanasie sous strictes conditions. D'autres, comme la Suisse, la France, les pays scandinaves ou encore la Grande-Bretagne tolèrent une forme d'aide à la mort, avec l'administration de traitements antidouleur aboutissant à abréger la vie d'un malade incurable. Des pays à forte tradition catholique comme l'Irlande ou la Pologne restent réfractaires à toute aide à la mort. En Italie en revanche, la Cour constitutionnelle a dépénalisé le suicide assisté (https://www.rts.ch/info/monde/11622916-la-doctrine-sur-la-fin-de-vie-du-vatican-exclut-euthanasie-et-acharnement.html).

 

Cette décision du Vatican vient surtout de sa position intransigeante sur la fin de vie. Plus encore samedi dernier, lorsque le pape François a rencontré les chefs de la conférence des évêques espagnols venus exprimer leur inquiétude face à un nouveau projet de loi visant à légaliser l'euthanasie présenté au Sénat espagnol (https://cruxnow.com/vatican/2020/09/vatican-says-those-who-choose-euthanasia-cannot-receive-sacraments/). Le sujet mérite mieux qu’une opposition stérile, car la question est avant tout celle de mourir dans la dignité.

 

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Publié le 21 Septembre 2020

katolisch.de nous montre ce lundi 21 septembre  dans le débat sur la consécration des femmes dans l'Église catholique, l'évêque auxiliaire de Bâle, Denis Theurillat, prône un concile . "Les faits sont sur la table, le moment est venu. Tous les évêques du monde doivent se réunir et décider : oui ou non", a déclaré Theurillat à l'occasion de son 70e anniversaire sur le portail Internet suisse catholique "kath.ch" (lundi). Le pape François ne doit pas régler seul la «question des femmes», "Sinon, nous connaîtrons un schisme." Il aimerait participer au concile en tant qu'évêque, a déclaré Theurillat. "Et si je ne fais plus l'expérience de ça, je le regarderai juste du ciel."

 

Le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), l'évêque limbourgeois Georg Bätzing, a fait une déclaration similaire la semaine dernière . Le débat sur l'ordination des femmes dans l'Église n'était pas terminé. "Je considère que le diaconat des femmes est très légitime", a déclaré Bätzing dans une interview accordée à Deutschlandfunk. Le projet de réforme du Chemin synodal pourrait demander un examen et une introduction au Vatican si la majorité le souhaite. Seul un concile peut prendre des décisions finales.

 

L'évêque limbourgeois a ainsi contredit le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne, qui a déclaré jeudi dans une interview à l'Agence catholique de la presse (KNA) que la discussion sur la consécration des femmes ne conduisait pas au but : "Parce que cette question est définitivement avec la plus haute autorité enseignante décidée par le pape Jean-Paul II." Si la question est traitée comme si elle était ouverte, la discussion aurait lieu "en dehors de l'enseignement de l'Église". Pour Bätzing,  la question de la consécration des femmes aurait voulu être "déclarée close" par les papes, "Mais nous percevons que c'est simplement là." Les hommes, comme les prêtres et les évêques, se sont demandés : "La question est là et doit être posée".

 

Oui, cette question doit être posée, car comme le montre Phyllis Zagano dans NCRonline.org (https://www.ncronline.org/news/opinion/just-catholic/fratelli-tutti-does-not-include-women-and-neither-does-fraternity), le dernier embarras est «Fratelli tutti», le titre de la prochaine encyclique papale, qui est en italien pour «tous les frères». Vatican Media dit que cela inclut les femmes. Le titre vient des écrits de saint François. Sauf que les avertissements de saint François ont été écrits à tous ses confrères : «omnes fratre» ou, en italien, «fratelli tutti». Aujourd'hui, Vatican News a défendu le titre et aggravé le problème, en soulignant que le sous-titre de l'encyclique à venir est dédié à la «fraternité» et à «l'amitié sociale». Non seulement les femmes sont éliminées par le titre, elles ne sont même pas prises en compte dans le sous-titre.

 

Vatican News insiste sur le fait que "Fratelli tutti" n'a aucunement l'intention d'exclure les femmes, c'est-à-dire plus de la moitié de la race humaine. Alors Phyllis zagano a 2 suggestions : «1. Que diriez-vous que Vatican News passe en revue toutes les lois et tous les documents et dit au monde que partout où la référence est manifestement masculine, la référence est vraiment aux hommes et aux femmes; 2. le pape engage quelques femmes pour l'aider à rédiger et réviser ses documents.»

 

Finalement Phyllis Zagano n’a pas tort : «Trop de choses sont en jeu. Trop de femmes sont insultées. Trop de vies féminines sont en danger.»

 

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