Publié le 31 Octobre 2020

RTL.fr nous montre ce samedi 31 octobre 2020 qu’au lendemain de l’attaque au couteau survenue jeudi 29 octobre dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice, le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec le pape pour lui assurer sa détermination à "lutter sans relâche contre l'extrémisme afin que tous les Français puissent vivre leur foi dans la paix et sans crainte".

 

L’attentat perpétré jeudi par Brahim Aoussaoui, un jeune tunisien de 21 ans, a fait trois victimes dans une ville déjà lourdement endeuillée par le passé. Le chef de l'État "a souhaité parler" au pape François "au moment où les catholiques de France ont été si violemment blessés". Il a également évoqué la mémoire du père Hamel, assassiné dans l'église Saint-Étienne du Rouvray en juillet 2016.  De son côté, "le Pape a exprimé en retour son soutien fraternel aux Français", a indiqué l'Elysée. "Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français", avait-il déclaré jeudi.  D’après la présidence, les deux dirigeants partagent une "convergence de vue totale" sur "le rejet absolu du terrorisme et de l'idéologie de la haine qui divise, tue et met en péril la paix" ainsi que sur l'importance du dialogue entre les religions.

 

Pour ce week-end de la Toussaint, les autorités ont décidé de renforcer la sécurité des lieux de cultes chrétiens : un dispositif de haute-surveillance a été mis en place mobilisant des patrouilles de CRS et des policiers. Par ailleurs, le plan Vigipirate a été porté au niveau "urgence attentat" sur l’ensemble du territoire national.

 

Et RTL.fr (https://www.rtl.fr/actu/international/caricatures-macron-admet-qu-on-puisse-etre-choque-mais-veut-proteger-nos-libertes-7800914794) nous montre que, dans un entretien accordé à Al-Jazeera, diffusé ce samedi, Emmanuel Macron revient sur les polémiques suscitées par ses propos sur le droit à la caricature et au blasphème, revenant longuement sur l'importance du principe de laïcité et citant aussi la liberté de la presse, tout en rappelant que "Dans beaucoup de pays qui ont appelé au boycott" des produits français, "il n'y a plus de presse libre, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de possibilité de caricaturer, pas seulement le prophète ou Dieu ou Moïse, mais les dirigeants mêmes du pays". Il dénonce des "manipulations" de ses propos sur les caricatures de Mahomet, venant "parfois de dirigeants politiques et religieux" qui ont laissé penser que ces dessins seraient "une émanation du gouvernement français" contre l'islam, et souhaite l'apaisement et que le président turc "ne dise pas de mensonges". Il souhaite que le chef d'État turc "respecte la France, respecte l'Union européenne, respecte ses valeurs, ne dise pas de mensonges et ne profère pas d'insultes".

 

Enfin, trois jours après l'attentat qui a visé des chrétiens à Nice, un prêtre orthodoxe âgé de 52 ans qui était "en train de fermer son église", a été attaqué au fusil a canon scié ce samedi dans le quartier de Jean Macé, à Lyon. Le pronostic vital du prêtre est engagé et il a été médicalisé sur place. L'auteur des faits, qui a utilisé un fusil à canon scié, est en fuite, a indiqué une source policière (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/lyon-un-pretre-orthodoxe-blesse-par-balle-l-auteur-en-fuite_2137637.html).

 

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Publié le 31 Octobre 2020

En Pologne, la mobilisation grandit pour défendre le droit à l'IVG

francetvinfo.fr nous montre dans son article (https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-club-des-correspondants/en-pologne-en-irlande-et-au-chili-le-droit-a-l-avortement-reste-fragile-et-tres-encadre_4143827.html) qu’en Pologne, une nouvelle grande manifestation est prévue vendredi 30 octobre dans les rues de Varsovie en faveur du droit à l’avortement et contre le parti ultra conservateur au pouvoir. Cela fait une semaine que le Tribunal constitutionnel a décidé d’interdire l’avortement en cas de grave malformation du fœtus dans le pays, entraînant une contestation à l'ampleur inédite.

 

Déjà la semaine dernière, 10 000 personnes étaient descendues dans les rues de Varsovie. Depuis sept jours, la mobilisation grandit : blocages de la circulation, grève générale mercredi qui a été extrêmement suivie. Selon leurs organisateurs, les marches ont été suivies par des centaines de milliers de personnes. Des actions de protestation de relativement moindre envergure se sont déroulées dans de nombreuses autres villes polonaises, des grandes comme Cracovie, Lodz, Katowice et Wroclaw, et des plus petites, ainsi qu'à l'étranger, à Barcelone et à Vienne par exemple. Le chef de la police a estimé que 430 000 personnes avaient manifesté ce jour-la en Pologne. Brandissant des drapeaux arc-en-ciel et scandant des slogans antigouvernementaux, les manifestants ont massivement exhibé dans la capitale le symbole de leur révolte, une foudre rouge.  En dépit de quelques échauffourées provoquées par des contre-manifestants d'extrême droite, les rassemblements ont pour la plupart été pacifiques (https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/pologne-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-manifestent-pour-le-droit-a-l-avortement_2137597.html).

 

Les revendications dépassent maintenant largement la question du droit à l’avortement : le collectif La Grève des femmes, à l’initiative de la contestation, réclame ainsi le départ du gouvernement, un tribunal constitutionnel indépendant mais aussi la séparation nette entre l’Église catholique et l’État. Les militants pour la défense des droits des femmes s'exposent à des poursuites judiciaires car tout regroupement de plus de cinq personnes sur la voie publique est actuellement interdit (https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/pologne-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-manifestent-pour-le-droit-a-l-avortement_2137597.html).  

 

Et les récentes déclarations du gouvernement sont loin d’avoir apaisé les tensions : Jaroslaw Kaczynski, le chef du parti ultra conservateur au pouvoir, est sorti du silence cette semaine et a appelé par exemple ses partisans à défendre à n’importe quel prix les Églises polonaises face aux militantes pro-IVG qui, selon lui, veulent par leurs actes détruire la Pologne. Jaroslaw Kaczynski a aussi déclaré que les autorités n'avaient pas seulement le droit mais le devoir de s'opposer à ces manifestations, en pleine pandémie de Covid-19. Des propos qui ont bien sûr suscité la colère des manifestants, bien déterminés à descendre dans la rue.

 

Le mouvement La Grève des femmes a assuré que les manifestations se poursuivraient "jusqu'à ce que le gouvernement commence à nous parler", et cela malgré le fait que le gouvernement fait tout pour les décourager  (https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/pologne-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-manifestent-pour-le-droit-a-l-avortement_2137597.html), mais les protestaires qui se sont réunis à varsovie semblent aller plus loin, faire vivre ce qu'ils appellent désormais une révolution  (https://www.liberation.fr/planete/2020/10/31/en-pologne-les-manifestantes-pro-avortement-revent-de-l-exemple-bielorusse_1803988).

 

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Publié le 30 Octobre 2020

Hernán Reyes Alcaide, correspondant du Vatican nous montre dans religiondigital.org ce vendredi 30 octobre 2020 qu’octobre se termine comme il a commencé pour le pape François : ferme dans son engagement d'aller de l'avant avec une réforme de la curie de plus en plus d’être engagé dans la lutte contre la corruption . C'est ainsi que le pontife l'a clairement indiqué dans une interview publiée aujourd'hui par l'agence AdnKronos dans laquelle il dénonce l'existence d'une «caste pécheresse» dans l'Église et faisait avancer de nouveaux changements dans les structures financières et économiques du Vatican.

 

Dans ce contexte, le pape François a durement affirmé que «l'Église a toujours été une putain de caste, une pécheresse. Disons mieux : une partie d'elle, parce que la grande majorité va dans le sens opposé, celle qui suit le bon chemin»"Mais il est indéniable que des personnalités de nature et de profondeur diverses, des ecclésiastiques et de nombreux faux amis laïcs de l'Église, ont contribué à dissiper son patrimoine mobile et immobile non pas celui du Vatican mais des fidèles", a-t-il dénoncé.

 

"Je ne pense pas qu'il puisse y avoir une seule personne, à l'intérieur et à l'extérieur d'ici, qui s'oppose à l’éradication de la mauvaise plante de la corruption"; a évoqué le pape dans une interview à l'agence italienne AdnKronos. "Il n'y a pas de stratégie particulière, le schéma est banal, simple : il faut aller de l'avant et ne pas s'arrêter. Il faut faire des petits pas mais concrets", a ajouté Jorge Bergoglio. Les déclarations de Bergoglio font suite aux enquêtes demandées par le pontife pour des irrégularités financières présumées au Vatican qui ont permises le procès de cinq fonctionnaires du secrétaire d'État et au limogeage du cardinal Angelo Becciu de son poste dans la Congrégation pour les causes des saints.

 

"Pour arriver aux résultats d'aujourd'hui, nous sommes partis d'une réunion il y a cinq ans sur la façon de mettre à jour le système judiciaire, puis avec les premières enquêtes que j'ai dû retirer des positions et de la résistance, nous sommes allés enquêter sur les finances, nous avons de nouveaux dirigeants à l’IOR, la banque du Vatican ". Le pape a expliqué le processus de transparence des comptes du Vatican qui pourrait valoir, l'année prochaine, la sortie de la «liste grise» de l'organisme européen en charge de la lutte contre le blanchiment d'argent, Moneyval.

 

"Quoi qu'il en soit, j'ai dû changer beaucoup de choses et beaucoup changeront très bientôt", a déclaré le pape, qui a reconnu que "l'Église est et continue d'être forte, mais la question de la corruption est un problème profond, qui est perdu tout au long les âges". Dans ce sens, le pape a déclaré que « malheureusement la corruption est une histoire cyclique, elle se répète, puis quelqu'un vient nettoyer et ranger, mais ensuite elle recommence, en attendant que quelqu'un d'autre vienne mettre fin à cette dégénérescence».

 

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/cardenal-Woelki-acusado-encubrimiento-abusos_0_2282171767.html) que ces derniers jours, la presse allemande a fait état de plusieurs scandales survenus dans le diocèse pendant le mandat du cardinal Meisner et qui pourraient impliquer son successeur, Rainer Maria Woelki, alors évêque auxiliaire à Cologne de 2003 à 2011. L'enquête, qui a débuté en novembre 2018, pourrait montrer que Woelki était en charge de la gestion de ces cas et qu'il était peut-être moins actif à ce stade. "Le cardinal Woelki n'est pas exempté de cette (enquête) et devra assumer sa responsabilité, si nécessaire", a déclaré le diocèse de Cologne en réponse à l'information. Le diocèse tente de disculper Woelki, arguant que les évêques auxiliaires n'étaient pas responsables de la gestion du personnel ou du traitement des cas de violence sexuelle, mais tout semble indiquer qu'il aurait pu avoir connaissance des faits.

 

Le cardinal de Cologne, Rainer Maria Woelki ne souhaite pas publier le rapport d'abus commandé par un cabinet d'avocats munichois visant à examiner la manière dont les responsables de l'archidiocèse de Cologne ont traité les allégations d'abus sexuels contre des prêtres dans le passé. Il a justifié cela vendredi dans un communiqué de presse que le rapport montrait de lacunes importantes (https://www.aachener-zeitung.de/nrw-region/bistum-glaube/woelki-will-missbrauchsgutachten-nicht-veroeffentlichen_aid-54342315). Cela ne risque pas de donner confiance envers le cardinal.

 

Le pape François a fort à faire avec une curie où les scandales de corruption sont nombreux et certains de ses évêques complices des abus sexuels. La réforme de l’Église avance lentement mais sûrement au dépend des réactionnaires qui encore une fois ratent le train de l’histoire.

 

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Publié le 29 Octobre 2020

L'Obs nous montre qu’à la demande des évêques français qui ont qualifié ce jeudi d'acte "innommable" cette attaque au couteau qui a fait trois morts dans la basilique Notre-Dame de Nice et souhaité que "les chrétiens ne deviennent pas une cible à abattre" (https://fr.euronews.com/2020/10/29/nice-un-mort-et-des-blesses-lors-d-une-attaque-au-couteau), le glas a sonné dans de nombreuses églises et cathédrales en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, ce jeudi 29 octobre 2020. De Notre-Dame de Paris à la basilique Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille en passant par la cathédrale de Rouen ou l’église de Saint-Brieuc, les cloches ont raisonné, à l’unisson, à 15 heures.

 

Près de deux semaines après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, qui a coûté la vie à l’enseignant Samuel Paty, la France a de nouveau été frappée par une attaque au couteau. Les faits se sont produits ce jeudi matin 29 octobre à Nice, dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption, en plein centre-ville. Le bilan est actuellement de trois morts, un homme, le sacristain de la basilique, qui a été blessé mortellement à coups de couteau, et deux femmes, l’une a été égorgée à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption et l’autre a été tuée dans un bar devant la basilique, où elle s’était réfugiée (https://www.lemonde.fr/societe/live/2020/10/29/en-direct-au-moins-deux-morts-et-plusieurs-blesses-dans-une-attaque-au-couteau-a-nice_6057758_3224.html), et de plusieurs blessés. L’assaillant a été blessé par balles, interpellé et conduit à l’hôpital. Il pourrait être un Tunisien de 21 ans. Un document de la Croix-Rouge a été retrouvé sur lui mentionnant l'identité de cet homme prénommé Brahim A, et arrivé en Italie en passant par Lampedusa, avant d'être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre (https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/attaque-a-nice-ce-que-l-on-sait-de-l-assaillant-7800913804).

 

L'évêque de Nice, Mgr Marceau a notamment écrit dans un communiqué que sa «tristesse est infinie en temps qu’humain devant ce que d’autres êtres, dits humains, peuvent commettre» (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-10/attentat-basilique-nice-emotion-catholiques-ex-recteur.html). D’autres réactions à ce nouvel attentat dans une ville déjà frappée durement par le terrorisme n'ont pas tardé. «Drame à Nice. Ma prière pour les victimes et leurs proches. Dimanche, pour la Toussaint, nous entendrons le Seigneur : Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. Heureux si l'on vous persécute à cause de moi. Car votre récompense sera grande dans les cieux» a ainsi tweeté Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF). Son porte-parole, le père Hugues de Woillemont a également écrit : «Attentat à l’église Notre-Dame de Nice. Douleur et communion de prières pour les victimes et leurs familles. En route pour Nice. La fraternité gagnera» (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2020-10/attentat-dans-une-eglise-a-nice.html).

 

Présent sur place en début d'après-midi, le président Emmanuel Macron a dénoncé "une attaque terroriste islamiste". Le Premier ministre Jean Castex a annoncé devant l'Assemblée nationale que le plan vigipirate était porté au niveau "urgence attentat", son plus haut niveau, activé pour assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/en-direct-nice-une-attaque-au-couteau-fait-trois-morts-et-plusieurs-blesses_2137453.html).  Nice a déjà été endeuillée par un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait fauché au volant d'un camion de location enfants, familles nombreuses et touristes étrangers, en 4 minutes, avant d'être abattu par les forces de l'ordre (https://www.rfi.fr/fr/france/20201029-nice-plusieurs-victimes-attaque-couteau-auteur-interpell%C3%A9).

 

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné «avec force l’attentat terroriste», appelant «les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid». Dans cette tradition, qui s’étend du 28 au 29 octobre, les musulmans commémorent la naissance du prophète Mahomet. Une demande formulée par l’institution islamique «en signe de deuil et de solidarité avec les victimes et leurs proches» (https://www.cath.ch/newsf/nice-les-eveques-de-france-reagissent-a-lattentat/). Dans un symbole d’unité entre les cultes, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a envoyé un message au président du CFCM, Mohammed Moussaoui, appelant à ce que «la peur ne l’emporte pas, ni la haine». Un geste salué par ce dernier (https://www.liberation.fr/france/2020/10/29/attentat-de-nice-sous-le-choc-chretiens-et-musulmans-appellent-a-l-union_1803859).

 

À quelques jours de la Toussaint, fête catholique, cimetières et lieux de culte vont être particulièrement protégés alors que l'attaque a suscité une vague de condamnations internationales et de messages de solidarité avec la France. Le nombre de militaires de l’opération Sentinelle passera de 3000 à 7000 en France pour protéger les lieux de culte et les établissements scolaires, a expliqué Emmanuel Macron (https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/nice-06000/nice-une-attaque-au-couteau-fait-un-mort-et-plusieurs-blesses-l-auteur-interpelle-7033426). De nombreux dirigeants européens ont fait part de leur solidarité avec la France et ont appelé à l'union pour défendre les valeurs communes (https://www.rfi.fr/fr/europe/20201029-l-europe-unie-autour-la-france-apr%C3%A8s-l-attaque-nice).

 

 «C'est un moment de douleur dans une période de confusion. Le terrorisme et la violence ne peuvent jamais être acceptés», a indiqué le Vatican dans un communiqué, condamnant l'attaque dans une église de Nice. Le pape «prie pour les victimes et leurs proches, pour que cesse la violence, pour que l'on puisse de nouveau nous regarder comme des frères et sœurs et non pas comme des ennemis, pour que le peuple français bien-aimé puisse réagir uni au mal avec le bien», a conclu le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni (https://www.liberation.fr/direct/element/vatican-le-pape-prie-pour-les-victimes-et-leurs-proches_120880/).  De son côté, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a réagi sur Twitter. «L’islamisme est un fanatisme monstrueux qui doit être combattu avec force et détermination. Il n’arrêtera pas sa guerre. Nous, Africains le savons hélas trop bien. Les barbares sont toujours les ennemis de la paix. L’Occident, aujourd’hui la France, doit le comprendre», déclare-t-il (https://www.cath.ch/newsf/attentat-de-nice-le-pape-prie-pour-les-victimes/).

 

Cette attaque intervient dans un climat tendu après l'assassinat de Samuel Paty. Ce professeur avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. La Turquie avait notamment été critiquée pour ne pas avoir condamné assez rapidement cet assassinat. Aujourd'hui elle a rapidement communiqué en condamnant l'attaque de Nice (https://www.rfi.fr/fr/europe/20201029-l-europe-unie-autour-la-france-apr%C3%A8s-l-attaque-nice).

 

Laurent Le Boulc’h, évêque du diocèse de Coutances (Manche), lance un appel à la fraternité, après l’attaque terroriste de Nice et il serait bon de l’entendre plutôt que de s’enfermer  dans un discours guerrier qui ne fera que contenter l’islamisme radical (https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/nice-06000/nice-une-attaque-au-couteau-fait-un-mort-et-plusieurs-blesses-l-auteur-interpelle-7033426), et soutenir la déclaration de  Monseigneur Aupetit, archevêque de Paris, qui a célébré une messe à la mémoire des victimes à l'église Saint-Sulpice :  "L'important est de rester debout" (https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/nice-un-mort-et-des-blesses-dans-une-attaque-au-couteau-7800913451). L'heure est maintenant aux hommages aux abords de la basilique Notre-Dame à Nice.

 

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Publié le 29 Octobre 2020

cath.ch nous montre dans son article du mercredi 28 octobre 2020 que la controverse sur la vie et l’œuvre du fondateur du mouvement de Schönstatt, le père Joseph Kentenich (1885-1968), continue. Après son article retentissant publié en juillet 2020 où elle présente ce dernier comme un manipulateur envahissant, auteur d’abus de pouvoir et d’agressions sexuelles, s’appuyant entre autres sur les archives du Vatican disponibles depuis mars 2020 pour le pontificat du pape Pie XII. (1939-1958), l’historienne allemande Alexandra von Teuffenbach poursuit son réquisitoire dans un livre qui étaie de nombreux témoignages les comportement déviants du fondateur.

 

Outre les archives du Vatican, la plupart des documents recueillis par l’auteur proviennent des archives des pères Pallottins, de la province du Limbourg, la communauté à laquelle  le père Kentenich a longtemps appartenu. On parle d’un étrange «culte du père». Il avait «rendu les sœurs dépendantes, humiliées et abusées et ne s’était jamais distancé de cette attitude», affirme l’autrice. Ainsi dans une lettre de 1948 sœur Georgia Wagner écrit : «Nous ne sommes autorisés à lui parler qu’à genoux». Dans la suite de la lettre, la femme fait état d’attouchements physiques, qui lui auraient causé des doutes. «Il m’a calmé en disant :’un Père peut faire cela’ Ailleurs, on se plaint que les sœurs devaient demander la permission d’aller aux toilettes ou de changer leurs serviettes hygiéniques en présence de leur guide spirituel. En outre, des pratiques confessionnelles inadmissibles et dégradantes sont critiquées.

 

La relation entre Kentenich et ses sœurs de Marie est probablement difficile à comprendre dans la perspective actuelle. Cependant, dès le début des années 1950, de nombreux observateurs soupçonnaient que quelque chose n’allait pas. Mais qu’est-ce qui a poussé le Vatican, à l’époque, à envoyer Kentenich en exil aux États-Unis ? Le tableau reste incomplet. Tout aussi controversée reste la question de savoir si son retour en Allemagne en 1965 doit être interprété comme une réhabilitation de facto ou est simplement survenu après l’expiation de sa peine. Une prochaine publication, déjà annoncée par Alexandra von Teuffenbach, permettra peut-être de faire la lumière. Elle entend rendre public les documents qu’elle a trouvés dans les archives du Vatican sur la visite apostolique effectuée à Schönstatt entre 1951 et 1953.

 

De son côté le Mouvement de Schönstatt, qui continue à soutenir son fondateur, a promis de traiter toutes les accusations de manière transparente. Le Présidium général a nommé les membres d’un groupe de recherche international. Il est clair que les 13 experts désignés auront beaucoup de travail. Parallèlement une nouvelle commission d’historiens du diocèse allemand de Trèves doit apporter des éclaircissements sur le processus de béatification en cours depuis 1975.

 

Jesús Bastante nous apprend également dans relgiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Ratzinger-distancia-estrechamente-acusaciones-psicologico-comunidad-catolicos-integrados-investigacion-alemania_0_2281571834.html) que la Communauté des Catholiques Intégrés (IG en allemand) qui ont émergé en 1948 comme «un lieu pour un christianisme lumineux et intégral», et  reconnues en 1978 par l'archevêque de Munich d'alors, Joseph Ratzinger, sont maintenant l'objet d'une enquête canonique pour abus psychologique à travers un système de dépendance psychologique et financière parfaitement planifié et un contrôle excessif sur leurs membres puisque ce mouvement pouvait décider d'une séparation ou si un couple pouvait ou non avoir des enfants, et le pape émérite a décidé de se distancier d'eux prétendant avoir "été trompé" sur "certains mécanismes internes" de la communauté. La communauté n'a pas collaboré à l'enquête, au point que le diocèse prévient qu'il va prendre des mesures, qui pourraient aller jusqu'à la dissolution du groupe.

 

Comme nous pouvons le voir ici les papes, et plus particulièrement Jean-Paul II et Benoît XVI  qui se sont centrés sur des groupes déviants, les nouveaux mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles, auteurs de nombreux abus spirituels et sexuels, se retrouvent maintenant désavoués pour leur trop grande confiance envers ceux-ci.

 

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Publié le 28 Octobre 2020

Nouvelles manifestations en Pologne contre l’interdiction de l’IVG

LeMonde.fr avec l’AFP  nous montre ce mercredi 28 octobre 2020 que malgré les restrictions dues au coronavirus des manifestations se tiennent depuis sept jours dans les grandes villes polonaises, mais aussi dans une multitude de petites villes traditionnellement conservatrices, depuis la décision du Tribunal constitutionnel, étroitement contrôlé par le pouvoir national-conservateur du PiS (parti Droit et Justice), qui a délégalisé de fait l’interruption volontaire de grossesse le 22 octobre, en déclarant l’avortement pour raison de malformation du fœtus, même «grave et irréversible», comme inconstitutionnel, délégalisant de fait l’IVG dans le pays, où la loi sur l’avortement en vigueur était déjà l’une des plus restrictives en Europe. Le tribunal a de facto limité le droit à l’IVG aux seuls cas de danger de mort pour la femme enceinte et de grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste, cas très minoritaires en pratique.

 

L’ironie a voulu que la décision contre l’avortement en Pologne intervienne la semaine même où le pape François se déclarait favorable à l’union civile pour les couples homosexuels. La lutte contre l’homosexualité est l’un des chevaux de bataille de la droite catholique polonaise; plusieurs municipalités ont perdu leurs subventions européennes pour s’être déclarées «zones sans LGBT». L’épiscopat polonais a rejeté les déclarations du pape en affirmant qu’elles ne correspondaient pas à la doctrine de l’Église. Décidément, le temps est loin où le Vatican et l’Église polonaise luttaient ensemble pour la liberté (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/24/droit-a-l-avortement-la-regression-polonaise_6057238_3232.html).

 

À la suite de cette décision, les manifestants ont pris pour cible les églises, dont ils ont tagué les murs avec des slogans tels que «L’enfer des femmes», «C’est la guerre», ou perturbé les messes dominicales, actions sans précédent dans ce pays à majorité catholique. Ils ont également bloqué lundi pendant des heures le trafic dans des dizaines de villes polonaises. Le 28 octobre avait été noté comme un jour de grève générale par les manifestantes, avant un grand rassemblement prévu vendredi dans la capitale. À Varsovie, des manifestantes se sont réunies mercredi devant le siège d’une organisation de juristes ultracatholiques, Ordo Iuris, à l’origine de plusieurs initiatives visant l’interdiction totale de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), avant de se diriger vers le siège de la télévision publique TVP, considérée comme le principal organe de propagande du pouvoir conservateur.

 

Mardi, le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a dénoncé des «tentatives de détruire» le pays et appelé ses partisans à «défendre les églises» contre les manifestants favorables à l’avortement, alors que le premier ministre, Mateusz Morawiecki, a exhorté à mettre fin à «la barbarie» des manifestations de colère contre ce jugement. Une session du Parlement a été perturbée au moment où le président conservateur de la Diète (chambre basse) a comparé le symbole de l'éclair rouge omniprésent lors des manifestations, et porté par des députés de gauche et du centre, à celui des jeunesses hitlériennes. Les députés de gauche s'en sont pris au chef du PiS, le vice-Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, protégé par ses propres députés et la garde du parlement, en brandissant des pancartes pro-choix et scandant des slogans antigouvernementaux. Le mouvement La grève nationale des femmes, suivi sur Facebook par près de 400 000 personnes, a appelé le gouvernement à démissionner (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/pologne-le-premier-ministre-demande-la-fin-de-la-barbarie-des-manifestations-pro-avortement_4158313.html).

 

Chaque année, moins de 2000 avortements légaux ont lieu en Pologne, dont une grande majorité en raison de foetus malformés. Les groupes féministes estiment dans le même temps que plus de 200 000 IVG sont réalisées illégalement ou à l'étranger (https://fr.euronews.com/2020/10/28/pologne-la-greve-des-femmes-contre-l-interdiction-de-l-ivg). C’est un signe supplémentaire de l’éloignement de la Pologne de Jaroslaw Kaczynski des mœurs libérales des sociétés de la majorité des États membres de l’Union européenne. Pourtant, l’interdiction de l’avortement n’était pas une priorité du PiS, M. Kaczynski a surtout affronté ces derniers mois une crise au sein de sa coalition, avec la rébellion du parti minoritaire le plus à droite, auquel il a dû donner des gages pour éviter de perdre sa majorité absolue au Parlement (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/24/droit-a-l-avortement-la-regression-polonaise_6057238_3232.html).

 

Les Polonaises attachées à la liberté de choix concernant l'avortement n'ont aucune intention de laisser retomber la pression et le mouvement "La grève des Femmes" a déjà lancé un appel à toutes les manifestantes à converger sur Varsovie, vendredi 30 octobre, pour une grande marche (https://www.france24.com/fr/europe/20201028-c-est-la-guerre-le-mot-d-ordre-des-polonaises-contre-l-interdiction-de-l-ivg).

 

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Publié le 27 Octobre 2020

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape François a assuré dans une lettre rendue publique, mardi 27 octobre, rêver d’une Europe "sainement laïque" et "solidaire et généreuse" alors que l’épidémie de Covid-19 qui frappe le vieux continent pousse certains vers l’isolement.

 

"Je rêve d’une Europe sainement laïque, où Dieu et César", c’est-à-dire l’Église et les gouvernements nationaux, "soient distincts mais pas opposés", a-t-il écrit dans cette lettre adressée à son numéro 2, le cardinal-secrétaire d’État Pietro Parolin. Mgr Parolin devait se rendre à Bruxelles du 28 au 30 octobre pour participer à la commémoration de plusieurs anniversaires liés à l’Église catholique et l’UE, mais ce voyage a été annulé en raison de l’aggravation de la crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19.

 

"Je rêve d’une Europe solidaire et généreuse. Un lieu accueillant et hospitalier, où la charité – qui est la suprême vertu chrétienne – vainc toute forme d’indifférence et d’égoïsme", poursuit le pape argentin. "L’originalité européenne réside avant tout dans sa conception de l’homme et de la réalité ; dans sa capacité d’initiative et dans sa solidarité active. Je rêve alors d’une Europe amie de la personne et des personnes. Une terre où la dignité de chacun soit respectée", assure le pape François.

 

Il appelle à l’unité face à la pandémie, rappelant que "le projet européen apparaît […] comme volonté de mettre fin aux divisions du passé". "Il naît de la conscience qu’ensemble et unis on est plus forts. […] À notre époque […] où prévaut toujours plus l’idée de s’en sortir tout seul, la pandémie se présente comme un tournant qui oblige à faire un choix", estime-t-il. "Dans les chroniques européennes de ces derniers mois, la pandémie a mis en évidence tout cela : la tentation de s’en sortir tout seul […] mais aussi, grâce au grand esprit de médiation qui caractérise les Institutions européennes, le désir de parcourir avec conviction le chemin de la fraternité qui est aussi le chemin de la solidarité", a conclu le pape.

 

À l'instar de la France, plusieurs pays européens ont décidé d'avoir recours au couvre-feu pour limiter la propagation de l'épidémie de Covid-19. L'Italie se serre la vis elle aussi. Comme la Lombardie et la Campanie, la région de Rome a instauré un couvre-feu. Une mesure difficilement acceptée par les habitants, qui n'ont pas hésité à manifester leur mécontentement. Les bars et restaurants ne peuvent plus servir à partir de 18 heures. En Espagne, les autorités ont décrété l'instauration d'un couvre-feu national de 23 heures à 6 heures. D'autres ont même opté pour le reconfinement, comme en Irlande, où  la population est reconfinée pour au moins six semaines, et cela afin d'endiguer la deuxième vague de coronavirus, et le pays de Galles qui a, de son côté, instauré le reconfinement de ses trois millions d'habitants pour deux semaines minimum (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/covid-19-les-pays-europeens-prennent-des-decisions-fortes-face-a-la-deuxieme-vague_4157867.html).

 

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Publié le 26 Octobre 2020

Pour remplacer le cardinal Barbarin, a donc été nommé Olivier de Germay, connu pour ses déclarations très tranchées sur l’homosexualité et pour être pro thérapie de conversion, sans oublier qu’il est contre l’avortement et ne montre pas un grand amour envers le divorcés remariés, gardant le diocèse de Lyon dans la frange conservatrice de l’Église, tout en ayant de la sympathie pour le rite extraordinaire, vu qu’il est dans la lignée du cardinal Barbarin. On peut comprendre le manque de confiance à son encontre, car le diocèse méritait du changement pas un homme de poigne qui va faire perdurer le cléricalisme à Lyon, et donner une assise encore plus grande aux nouveaux mouvements ecclésiaux et aux communautés nouvelles. Et le diocèse a beau défendre cette nomination, rien n’y fait. Pourtant, un profil plus intéressant existait, celui de l’évêque auxiliaire, Emmanuel Gobilliard, adhérant «profondément» au discours du pape François.

 

Et on peut comprendre qu’une pétition sur change.org intitulée «Donnez-nous des évêques qui partagent l'esprit du pape François» (https://www.change.org/p/nonce-apostolique-en-france-donnez-nous-des-%C3%A9v%C3%AAques-qui-partagent-l-esprit-du-pape-fran%C3%A7ois),  dans laquelle les signataires demandent «à ce que la communauté des croyants soit respectée lors de la désignation des évêques» et disent «étonnement qu’à plusieurs reprises des personnes qui ne sont jamais montrées intéressées ou impliquées dans les mêmes préoccupations que le pape François (attention aux immigrés,  respect de l’environnement naturel, justice sociale, attention aux pauvres, lutte contre le cléricalisme, engagement pour la synodalité, attention aux pauvres et aux laissés pour compte de l’église cléricale, etc.) soient nommées archevêques de sièges épiscopaux prestigieux, dont la plupart sont traditionnellement cardinalices (Paris, Lyon...).»

 

Les signataire ne cachent pas leur déception puisque «des évêques conservateurs, engagés dans les combats d’arrière-garde qui vont à rebours des attentes de nos contemporains, arrivant à des fonctions épiscopales alors qu’ils ont la soixantaine. Nous prenons pour 15 ans de conservatisme. Nous prions pour qu’en plus ils ne soient pas élevés à la pourpre cardinalice !» Et demandent : «humblement au nonce apostolique d’œuvrer pour que soient désignés en France des évêques selon l’esprit du pape François et que le peuple croyant soit respecté également dans ses différentes sensibilités qui ne sont pas toutes conservatrices, loin de là ! Nous faisons appel au pape François pour qu’il se penche sur la situation de notre Église en France et s’implique personnellement dans les nominations de nos évêques comme il le fait ailleurs, avec beaucoup de bon sens et de justesse, alliant à la fois l’écoute du peuple de Dieu et l’écoute de ce que l’Esprit Saint lui inspire.» Enfin, ils en appellent au pape : «Très saint Père, ne nous laissez pas orphelins ! Ne nous laissez pas revenir aux relents conservateurs d’une conception de la société  digne du XIXe siècle, aidez-nous à nous élancer  librement et joyeusement vers l’avenir. Très cher nonce apostolique, veuillez entendre le  cri d’incompréhension des fidèles catholiques de France et porter notre appel au pape François.»

 

Cette demande des signataires est pleinement dans la Tradition de l’Église, puisque le pape Célestin Ier (422-432) demanda que chaque Église ayant son siège, doit procéder à l’élection de son évêque et nul évêque ne peut être ordonné contre le vœu de cette Église. L’assentiment du clergé et du peuple est requis, et la préférence doit être donnée à un membre du clergé local, excellente précaution pour éviter les évêques imposés. D’ailleurs le pape fit sans doute cela pour des plaintes qu’il avait reçu d’évêques qui multipliaient des abus et se singularisaient du peuple par leurs vêtements. En gros, le pape François a fait tout ce qu’un pape du Ve siècle repochait à l’Église de son temps.

 

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Publié le 25 Octobre 2020

vaticannews.va nous montre qu’avant la prière de l’Angélus de ce dimanche 25 octobre 2020, le pape François a proposé un commentaire de l’évangile du jour, où Jésus faisantt face à la ruse d’un docteur de la Loi, explique en quoi consiste «le grand commandement» : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, «surtout dans la prière, en particulier dans l’adoration», et son prochain comme soi-même, à travers l’amour fraternel, expression de la charité, qui est quant à lui «fait de proximité, d’écoute, de partage, de soin de l’autre». Il s’agit là de «deux piliers essentiels» de la vie du croyant, qui authentifient son «chemin de conversion et de sainteté», qui sont aussi un un «engagement personnel pour que notre vie ne se laisse pas asservir par les idoles du monde» et «nous appelle à recommencer chaque jour afin de vivre l'Évangile avec cohérence».

 

À l'issue de cette prière de l'Angélus, le pape a lancé un appel à la paix au Nigeria, surtout que le pays est secoué depuis deux semaines par un soulèvement populaire et de graves troubles sociaux, les pillages de masse ciblant des bâtiments publics ainsi que des entrepôts de nourriture s’y multiplient, alors que la répression sanglante de manifestations pacifiques à Lagos, mardi soir, qui a fait 12 morts, selon Amnesty International, a indigné le pays et la communauté internationale (https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/24/nous-avions-faim-ils-cachaient-la-nourriture-au-nigeria-des-pillages-dans-plusieurs-villes_6057273_3212.html), et a annoncé la tenue d'un consistoire ordinaire le 28 novembre prochain, veille du 1er dimanche de l'Avent, au cours duquel treize nouveaux cardinaux seront créés.

 

Neuf des nouveaux cardinaux ont moins de 80 ans, et peuvent donc participer aux conclaves pour élire le chef des 1,2 milliard de catholiques dans le monde, qui est choisi parmi eux. Les cardinaux, ou "princes" de l’Église, détiennent également les postes administratifs les plus élevés au Vatican.  Parmi les 13 nouveaux cardinaux figurent l’archevêque de Washington Wilton Gregory, 72 ans, un progressiste qui sera le premier cardinal afro-américain, ainsi que le père italien Raniero Cantalamessa, 84 ans, prédicateur de la maison pontificale.  L’évêque italien Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour la cause des Saints depuis le limogeage de son prédécesseur, le cardinal Angelo Becciu, pour des soupçons de malversations financières, figure également parmi les nouveaux cardinaux.  De même que le Maltais Mario Grech, secrétaire général du synode des évêques, Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda, Jose Fuerte Advincula, archevêque de Capiz aux Philippines, et Celestino Aos Braco, archevêque de Santiago du Chili (https://www.sudouest.fr/2020/10/25/vatican-le-pape-va-creer-13-nouveaux-cardinaux-8003439-4834.php).

 

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Publié le 24 Octobre 2020

religiondigital.org nous montre le vendredi 23 octobre 2020 que les groupes les plus conservateurs font un front commun pour critiquer le pape François pour avoir approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe dans un documentaire publié mercredi à Rome dans le monde entier. «Les homosexuels ont le droit de faire partie de la famille, ils sont enfants de Dieu, ils ont droit à une famille. Personne ne peut être expulsé de la famille ou rendre la vie impossible pour cette raison. Ce que nous devons faire, c'est une loi de coexistence civile, ils ont le droit d'être couverts légalement», a déclaré le pape dans «Francesco» dans le documentaire du cinéaste russe Evgeny Afineevsky. Les déclarations, bien qu'elles ne signifiaient pas un changement de doctrine, ont provoqué un tremblement de terre dans le monde, mais surtout au sein de l'Église catholique.

 

L'un des premiers à avoir réagi fut le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui, dans des déclarations au Corriere Della Sera, a soulevé : "Unions civiles ? Je suis fidèle au Pape mais pas au-dessus de la Parole de Dieu ?" "Le Pape n'est pas au-dessus de la Parole de Dieu, qui a créé l'être humain masculin et féminin, le mariage et la famille", a-t-il rappelé. "Tout cela a créé une grande confusion, j'ai reçu des centaines d'appels, les fidèles sont totalement perdus : que voulait dire le Pape ? Est-ce Possible ?"

 

Dans le même esprit, le cardinal américain, résidant à Rome, Raymond Leo Burke, a déclaré : "De telles déclarations génèrent une grande perplexité et provoquent une grande confusion et l’erreur parmi les fidèles catholiques" . Dans une déclaration publiée sur son site Internet et dans la version anglaise de «La nuova Bussola Quotidiana», le cardinal a déclaré que «le contexte et l'occasion de telles déclarations les rendent dépourvues de tout poids magistral. Elles doivent être interprétées comme de simples opinions privées de la personne qui les a faites.» En ce sens, c'était l'une des priorités de l'ancien nonce aux États-Unis, Carlo Maria Vigano. Ainsi, lors du voyage du pape François dans le pays, il a tendu un certain piège en faisant saluer au pontife Kim Davis, le fonctionnaire du Kentucky qui a refusé d'enregistrer les homosexuels.

 

Pour Burke, les paroles du pape François sont "contraires à l'enseignement de la Sainte Écriture et de la Sacrée Tradition, et du Magistère récent par lequel l'Église garde, protège et interprète tout le dépôt de la foi contenu dans la Sainte Écriture et la Sacrée Tradition". Le cardinal a reproché au pape François d'avoir «suscité l'étonnement et l'erreur sur l'enseignement de l'Église parmi les gens de bonne volonté, qui veulent sincèrement savoir ce que l'Église catholique enseigne, et impose aux pasteurs d'âmes le devoir de conscience de faire les éclaircissements opportuns et nécessaires». Burke a affirmé que "ces déclarations ne compromettent en aucune façon les consciences des fidèles, qui sont plutôt obligés d'adhérer avec une soumission religieuse à ce que la Sainte Écriture et la Sacrée Tradition enseignent et le Magistère ordinaire de l'Église sur la matière en question". En ce sens, le cardinal se rend au Catéchisme de l'Église catholique ou à certains documents de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

«La foi catholique enseigne aux fidèles à haïr le péché mais à aimer le pécheur» sont quelques-unes des maximes citées par le cardinal. Et c'est ce que selon lui, «les fidèles et, en particulier, les politiciens catholiques sont obligés de s'opposer à la reconnaissance légale des unions homosexuelles». «Le droit de fonder une famille n'est pas un droit privé à revendiquer mais doit correspondre à la dessein du Créateur qui voulait l'être humain en différence sexuelle», ajoute-t-il. «C'est une cause de la plus profonde tristesse et de la préoccupation pastorale pressante que les opinions privées présentées avec tant d'insistance par la presse et attribuées au Pape François ne correspondent pas à l'enseignement constant de l'Église, tel qu'exprimé dans la Sainte Écriture et la Sacrée Tradition, et gardé, protégé et interprété par le Magistère», a-t-il déploré. Pour Burke, c'est «tout aussi triste et inquiétant» toute «l'agitation, la confusion et l'erreur qu'ils provoquent chez les fidèles catholiques, tout comme le scandale qu'ils provoquent, en général, en donnant l'impression totalement fausse que l'Église catholique a eue un changement de cap, un changement de son enseignement perpétuel sur ces questions fondamentales et critiques», a-t-il conclu.

 

Contrairement aux rappels de la morale que font ces cardinaux, Anthony Favier, membre du comité de rédaction de Témoignage Chrétien, journal engagé pour la cause homosexuelle dans l'Église, dans france24.com (https://www.france24.com/fr/france/20201024-le-pape-d%C3%A9fend-l-union-civile-pour-les-homosexuels-un-message-fort-qui-ne-change-pas-la-donne) nous rappelle qu’«Il n'y a pas eu d'évolutions concrètes dans le catéchisme ou la doctrine, mais on observe un changement de mentalité en France où de plus en plus de diocèses ont des propositions à l'égard des personnes homosexuelles et de leur entourage. Pour autant, de nombreux problèmes demeurent; les personnes LGBT ne sont pas pleinement incluses au sein de l'Église et les violences homophobes y sont peu dénoncées.» Et «Si la situation reste largement verrouillée, il faut tout de même reconnaitre un certain courage au pape actuel. En se refusant à "juger" les homosexuels en quête de foi et en recevant des personnes ouvertement homosexuelles au Vatican, il a envoyé des messages forts. Énormément de catholiques homosexuels ont une culpabilité disproportionnée sur la question des mœurs et les propos du pape, même s'ils ne changent pas la donne, représentent un réconfort énorme pour les personnes en souffrance.» 

 

Et comme nous le montre sudouest.fr (https://www.sudouest.fr/2020/10/24/le-pape-favorable-a-l-union-civile-des-homosexuels-des-medias-evoquent-une-possible-censure-du-vatican-8000725-4834.php) le Vatican pourrait avoir coupé certains propos du pape François sur l’union des couples de même sexe, tenus lors d’un entretien avec un journaliste mexicain en 2019 et révélés mercredi, avancent des médias vendredi. Le New York Times a cité sous couvert d’anonymat deux personnes "proches" de Televisa, qui avait diffusé une interview du pape sans les propos en question. Elles expliquent que le Vatican avait exigé les images, afin de retirer les passages sur les unions de couples homosexuels de la version fournie à la chaîne mexicaine. Ces sources déclarent que l’extrait n’a "jamais été visionné" par la chaîne.

 

L’hebdomadaire américain précise que ce passage ne serait apparu qu’au moment où le réalisateur Evgeny Afineevksy a eu accès aux archives du Vatican pour son documentaire, parmi lesquelles se trouvait l’interview complète donnée par le pape à Televisa. C’est dans ce documentaire que le pape défend très explicitement le droit des couples gays : "Les personnes homosexuelles ont le droit d’être en famille. Ce sont des enfants de Dieu, elles ont le droit à une famille". "Ce qu’il faut, c’est une loi d’union civile, elles ont le droit à être couvertes légalement", a dit le souverain pontife argentin dans le documentaire présenté mercredi à la Fête du cinéma de Rome, des déclarations opérant un changement radical par rapport à ses prédécesseurs. Les interrogations se sont vite multipliées afin de savoir où et quand le pape François a tenu ces propos, et s’ils ont été censurés par le Vatican ou par le plus grand groupe médiatique mexicain.

 

"Le pape a fait ces remarques lors d’un entretien avec le correspondant au Vatican de la chaîne mexicaine Televisa", a expliqué Teresa Villa, une porte-parole du groupe, citée par le New York Times jeudi. Le National Catholic Reporter (NCR), un hebdomadaire catholique américain, estime que la phrase en question "n’apparaît pas dans la vidéo de l’entretien" réalisé par la journaliste expérimentée Valentina Alazraki, diffusé en mai 2019. Le correspondant au Vatican de NCR, Joshua McElwee, avance que les propos sur l’union des couples de même sexe n’avaient probablement pas été inclus dans l’interview diffusée parce que le Vatican ou le pape avaient certainement "demandé initialement à ce que ces remarques ne soient pas utilisées". Le Vatican et Mme Alazraki ont refusé de s’exprimer.

 

Les interviews papales sont filmées par l’équipe de télévision interne au Vatican, qui fournit ensuite les séquences aux journalistes pour qu’ils les éditent. Un autre porte-parole de Televisa, Ruben Acosta Montoya, renvoyait vendredi vers l’article du New York Times, avant d’ajouter : "À propos du… montage présumé de l’interview, nous pensons que c’est une question qui devrait être posée au Vatican". "À ce moment, nous nous concentrions sur le thème des abus sur mineurs par les membres du clergé. C’était la première fois que le pape s’exprimait là-dessus", précise-t-il.

 

Mais pour Beaucoup de prêtres français se battent pour un meilleur accueil des personnes LGBT+ dans l’Église catholique, plusieurs considèrent la déclaration du pape François sur l’ouverture de l’union civile aux personnes homosexuelles comme une petite victoire, car une telle déclaration, bien qu’importante, ne vient en réalité qu’officialiser une pratique d’accueil déjà bien engagée en France depuis plusieurs années. Il y a quatre ans, l’association David et Jonathan recensait près d’une quarantaine de diocèses en France mettant en place une pastorale d’accueil et d’écoute pour les personnes homosexuelles. Un phénomène de plus en plus courant aujourd’hui en France. La sociologue Céline Béraud décrivait, dans une étude publiée en 2016, des «bricolages religieux discrets» réalisés par les hommes d’Église pour répondre aux demandes des couples homosexuels. Quant à la portée institutionnelle d’une telle prise de position, les prêtres restent réalistes, elle demeure limitée. Pour eux, il faudrait réécrire le catéchisme de l’Eglise car beaucoup d’évêques et d’hommes d’Église s’appuient encore dessus. Quant à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, la réponse des prêtres est unanime : il faudra encore beaucoup de temps pour espérer parvenir à faire bouger les lignes. En attendant, ils continuent de se battre (https://www.liberation.fr/france/2020/10/23/pretres-pro-lgbt-en-france-la-parole-du-pape-fera-reflechir-les-catholiques-dans-le-monde-entier_1803267).

 

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