Publié le 30 Novembre 2020

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre qu’alors que les offices religieux ont repris ce dimanche 29 novembre, Jean Castex a reçu le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, après que la justice a retoqué la jauge de 30 personnes maximum lors des offices religieux, et se sont chacun félicité d’une "réunion constructive", dimanche 29 novembre au soir, à Matignon, après que la justice a retoqué la jauge de 30 personnes maximum lors des offices religieux.

 

Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, a donné gain de cause dimanche à l’Église catholique qui estimait "non nécessaire, disproportionnée et discriminatoire" la jauge maximale de 30 personnes lors des cérémonies religieuses comme la messe.

 

"Le Premier ministre a tenu à rappeler que la situation sanitaire actuelle restait préoccupante et conduisait à ne pouvoir appliquer immédiatement les mêmes règles que celles mises en œuvre lors du déconfinement en mai dernier", a indiqué Matignon, en insistant sur la volonté de Jean Castex "de concilier, dans le respect strict de la décision du Conseil d’État, le principe constitutionnel de liberté de culte avec la protection sanitaire de nos concitoyens".

 

«Confiant et prudent», telle est l’impression de Mgr Dominique Lebrun, au sortir du rendez-vous des évêques de France avec le premier ministre. Confiant, car le dialogue était cordial et la discussion s’est prolongée pendant plus d’une heure. Prudent, parce que l’Église a eu recours à trois reprises, ces derniers mois, au Conseil d’État. Le gouvernement et l’Église souhaitent revenir à des échanges moins contentieux (https://www.la-croix.com/Religion/Reprise-messes-eveques-renoue-dialogue-gouvernement-2020-11-29-1201127332).

 

D’autres consultations doivent avoir lieu entre les représentants des autres cultes avec le ministère de l’Intérieur, afin de mettre en place un nouveau protocole d’ici mercredi, tel que réclamé par le Conseil d’État.

 

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Publié le 29 Novembre 2020

José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 29 novembre 2020 nous montre qu’après la messe avec ses nouveaux cardinaux, le pape François prie l'Angélus et donne la bénédiction depuis la chaise près de la fenêtre. Et dans sa catéchèse, il lance pour l’avent «un appel urgent à l'espérance», car «Dieu est présent dans l'histoire» et «frappe sans cesse à la porte de nos cœurs», surtout en cette période d’incertitude qui «génère chez beaucoup de gens l'inquiétude, la peur et le découragement; nous risquons de tomber dans le pessimisme, la fermeture et l'apathie» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-11/angelus-l-avent-est-un-appel-incessant-a-l-esperance.html).

 

Après l'Angélus, Bergoglio a montré sa proximité avec les «populations d'Amérique centrale frappées par de violents ouragans», en particulier des îles de San Andrés, Providencia et Santa Catalina, ainsi que de la côte pacifique du nord de la Colombie, ce qui poussa la conférence épiscopale latino-américaine et Caritas internationalis à inviter hier à une journée de prière pour les victimes, le 12 décembre prochain et, au milieu de la pandémie, il a appelé à «une plus grande austérité, des soins aux nécessiteux et la prière en famille» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-11/la-proximite-du-pape-avec-les-populations-d-amerique-centrale.html).

 

Comme le montre HuffingtonPost.fr (https://www.huffingtonpost.fr/entry/ceremonies-religieuses-a-30-personnes-le-conseil-detat-ordonne-au-gouvernement-de-revoir-sa-copie_fr_5fc37232c5b6e4b1ea4c06c6), le Conseil d’État a ordonné ce dimanche 29 novembre au gouvernement de revoir dans les trois jours son décret limitant à 30 personnes le nombre de fidèles autorisés à assister aux cérémonies religieuses. La Conférence des évêques de France (CEF) a estimé dans un communiqué dimanche après la décision que “le droit avait ainsi été rétabli et la raison reconnue”. “Elle forme cependant le vœu que le recours judiciaire reste l’exception dans le dialogue avec les autorités de notre pays”, ajoute-t-elle alors que ses représentants ont rendez-vous dimanche à 18h00 avec le Premier ministre Jean Castex.

 

Et comme le dit le prêtre de ma paroisse, le père Michel Clincke ce serait une bonne chose en cet avent de «repérer les sourires de Dieu autour de nous et partageons-les !»

 

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Publié le 28 Novembre 2020

Le Point.fr nous montre que le pape François continue de modeler la hiérarchie de l'Église. Il a proclamé, samedi 28 novembre, les noms des 13 nouveaux cardinaux qu'il a créé. Ceux-ci sont issus de tous les continents. Depuis son élection en 2013, le pape argentin de 83 ans a choisi 95 des 229 cardinaux du « college cardinalice » (dont les 13 nouveaux promus samedi). Parmi eux, 128 sont des «cardinaux-électeurs» de moins de 80 ans, désormais majoritairement sélectionnés par François, qui désigneront un jour son successeur.

 

Sensible aux «périphéries» reculées et aux communautés catholiques «ultra-minoritaires», le pape François a repéré pour sa dernière sélection Cornelius Sim, vicaire apostolique du sultanat de Brunei sur l'île de Bornéo, État à majorité musulmane d'environ 400 000 habitants et seulement 16 000 catholiques. «C'est une Église de périphérie cachée, petite comme une Fiat 500», s'est étonné dans un entretien à AsiaNews l'homme de 69 ans, premier citoyen de son pays à être devenu prêtre, évêque et désormais cardinal.

 

Ce choix confirme l'attention du pape portée à l'Asie, avec celui aussi de l'archevêque Jose Fuerte Advincula, 68 ans, des Philippines, troisième pays catholique du monde. Les deux Asiatiques ont renoncé à faire le déplacement, mais sont devenus cardinaux. Six Italiens, un Américain, un Rwandais, un Mexicain, un Espagnol, un Maltais, étaient là, certains après une stricte quarantaine effectuée dans la résidence même où le pape occupe un modeste appartement.

 

Samedi, les «princes de l'Église» (surnom d'une époque où ils devaient tenir leur rang avec une étiquette digne des princes de sang) se sont agenouillés devant le pape pour recevoir leur toque quadrangulaire pourpre, leur anneau et leur titre, dans la basilique Saint-Pierre. Auparavant, le pape François leur a demandé de rester des «pasteurs proches du peuple» sans se laisser étourdir par leur nouveau titre.

 

«Pensons à toutes ces formes de corruption dans la vie sacerdotale», a-t-il prévenu, ajoutant : «Le rouge pourpre de l'habit cardinalice, qui est la couleur du sang, peut devenir, pour l'esprit mondain, celle d'une distinction éminente». La tradition d'échanger «un baiser de paix» avec le pape, puis entre nouveaux cardinaux, était proscrite samedi. Était aussi interdit tout contact avec la quarantaine d'anciens cardinaux présents, masqués et assis à bonne distance les uns des autres. D'autres cardinaux de pays lointains, connectés à distance, pouvaient être aperçus sur des écrans.

 

Les «visites de courtoisie», qui permettent aux Romains de venir saluer les nouveaux cardinaux, ont été annulées. L'archevêque de Kigali au Rwanda, Antoine Kambanda, 62 ans, est devenu samedi le premier cardinal de son pays, théâtre voici 26 ans d'un génocide dont il est lui-même un rescapé. Le plus médiatisé était sans doute l'archevêque de Washington Wilton Gregory, 72 ans, premier noir américain à endosser la toque pourpre, un «soutien à la communauté afro-américaine» juge-t-il. Le prélat avait ouvertement dénoncé en juin l'attitude de Donald Trump face à des manifestants antiracistes.

 

L'Amérique latine dispose de deux nouveaux cardinaux. Le Mexicain Felipe Arizmendi Esquivel, 80 ans, proche des peuples indigènes. Ainsi que Mgr Celestino Aos Braco, 75 ans, un frère capucin espagnol devenu archevêque de Santiago du Chili en 2019 après la démission d'un cardinal impliqué dans un vaste scandale de pédophilie.

 

Chez les Italiens, trois hommes sont particulièrement engagés auprès des plus démunis, de quoi séduire le pape François qui répète que «l'Église est un hôpital de campagne». Tout d'abord le frère franciscain de 55 ans, Mauro Gambetti, Gardien du Sacré-Couvent d'Assise, abritant le tombeau de saint François d'Assise, qui prôna pauvreté et fraternité. C'est là que le pape jésuite est venu signer en octobre sa nouvelle encyclique «Fratelli tutti», très inspirée des franciscains.

 

Il a aussi remis avec un grand sourire sa toque à un simple curé d'une paroisse de Rome, Enrico Feroci, 80 ans, longtemps dirigeant d'une antenne caritative. Le pape a aussi récompensé l'archevêque de Sienne (Toscane) Augusto Paolo Lojudice, 56 ans, surnommé le «prêtre des Roms». Tout futur cardinal devait être nommé évêque avant la cérémonie, mais l'un d'eux a demandé une dérogation. «Je désire être un frère capucin jusqu'à la mort», a plaidé Raniero Cantalamessa, 86 ans, prédicateur de la Maison pontificale. Samedi, il s'est agenouillé devant le pape en robe de bure.

 

Comme on peut le voir Jorge Bergoglio, qui a effectué la majorité de sa carrière en Argentine, loin des intrigues romaines, bouscule souvent les attentes des grands diocèses occidentaux, et son souci est d’aller avant tout vers les périphéries existentielles et de mettre des pasteurs qui feront de l’Église, un hôpital de campagne qui accueille tout le monde.

 

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Publié le 27 Novembre 2020

L’AFP nous montre ce vendredi 27 novembre 2020 que les catholiques s'apprêtent à reprendre le chemin de la messe pour le premier week-end de l'Avent mais avec une limite de 30 personnes par église, une mesure que les évêques contestent sur le plan du droit devant le Conseil d'État et sur le terrain, certains appelant à ne pas laisser de fidèles "à la porte". Bis repetita. Le décret du gouvernement sur les mesures d'allègement du confinement qui entrent en vigueur samedi n'est pas encore publié que l'épiscopat le conteste. Il a saisi vendredi matin le Conseil d'État en déposant un recours contre la limitation à 30 du nombre de fidèles lors des offices religieux. Hormis pour les funérailles, ces derniers ont été suspendus pendant près de quatre semaines en raison du confinement mais sont à nouveau autorisés à partir de samedi. L'épiscopat, qui plaide pour une jauge fixée en fonction de la taille des édifices, attendait jeudi une rectification du Premier ministre qui n'est pas venue.

 

D'où ce deuxième recours devant la plus haute juridiction administrative, qui devrait être suivi d'autres, déposés à titre individuel, comme celui de l'archevêque de Paris Michel Aupetit. Début novembre, la CEF avait déjà saisi le Conseil d'État, réclamant la suspension de l'interdiction des messes; une requête rejetée le 7 novembre. Parallèlement, les représentants de la CEF ont "rendez-vous dimanche à 18H00" avec Jean Castex, espérant "un vrai moment de concertation". Jeudi, le Premier ministre a évoqué une "évolution possible", mais seulement "en fonction de la situation sanitaire et de l'échéance du 15 décembre".

 

Sur le terrain, l'incompréhension, les interrogations voire la défiance s'expriment. L'Église "ne fait pas le tri"; c'est "inapplicable", "absurde", "un contre-sens" commentent ainsi différents évêques et prêtres depuis jeudi, dans des communiqués ou sur les réseaux sociaux. La jauge de 30 personnes s'avère particulièrement difficile à respecter dans les grandes villes, estiment-ils. Avec "une population dense" et "des paroisses qui accueillent chaque week-end plusieurs centaines de personnes", à Paris, la décision "imposerait de multiplier le nombre de messes à un rythme insoutenable (...) sans pouvoir (...) accueillir au final tout le monde", écrit dans un communiqué l'archevêque Michel Aupetit. Il demande ainsi aux prêtres de son diocèse de veiller "à limiter le remplissage de son église sans pour autant laisser qui que ce soit à la porte".

 

À Versailles, l'évêque Eric Aumonier dit "faire confiance aux curés pour apprécier la situation de leur paroisse", les appelant à respecter "4m² par personne" et un remplissage "d'un tiers de la capacité habituelle d'accueil des églises". L'évêque de Perpignan Norbert Turini, dans une lettre adressée aux curés des Pyrénées-Orientales et rendue publique, leur demande "de ne pas s'ériger en comptables de leurs assemblées dominicales et donc de ne pas rejeter (...) la 31e personne et les suivantes qui se présenteraient". "J'en prends l'entière responsabilité et si cela s'avère nécessaire j'en répondrai personnellement devant les pouvoirs publics", ajoute-t-il. "Beaucoup d'évêques ont dit à leurs prêtres puisque ce n'est pas possible, ne comptez pas. Certains évêques ont prévenu les préfets qu'ils agiront de la sorte", confirme-t-on à la CEF. "Nous se sommes pas au-dessus des lois et allons essayer de composer avec ces directives", assure, plus mesuré, Pierre-Yves Michel, évêque de Valence.

 

Inscriptions via une application ou par téléphone : dans plusieurs diocèses, les responsables ont prévu de multiplier le nombre d'offices pour accueillir le maximum de fidèles. "Nous allons faire 12 messes au lieu de 5 habituellement" durant le week-end, explique ainsi à l'AFP le père Pierre Amar, prêtre de la paroisse Saint-Symphorien à Versailles dans les Yvelines. Mais il faudra aussi compter avec les appels à rassemblements sur les parvis. Lancés par une tendance minoritaire de catholiques il y a quatre semaines, ils se poursuivent. Le collectif "Objectif messe" appelle ainsi à "démontrer le ridicule de la situation", dimanche à Nantes, Lille, Rennes, Grenoble, Neuilly-sur-Seine, Rambouillet...

 

On apprend également que la Cour suprême américaine a interdit mercredi au gouverneur de l'État de New York d'imposer des restrictions aux lieux de culte en raison de l'épidémie de coronavirus, dans une décision vue comme une défense de la liberté de culte. La Cour s'exprimait sur deux demandes, du diocèse catholique romain de Brooklyn, ainsi que de deux synagogues. Auparavant, la Cour s'était prononcée différemment, ayant validé des restrictions similaires en Californie et au Nevada. Mais, ce basculement reflète le nouvel équilibre des forces à la Cour suprême depuis l'arrivée fin octobre d'Amy Coney Barrett, une juge catholique conservatrice nommée par le président Donald Trump après le décès de Ruth Bader Ginsburg. En réalité les restrictions avaient déjà été assouplies dans l'État de New York avant le verdict de la cour, car la zone dont ils parlent a déjà été retirée la semaine dernière des secteurs où les rassemblements sont limités. La pandémie a alimenté de vives tensions entre la mairie démocrate et la communauté juive orthodoxe de New York, accusée de ne pas respecter les règles de distanciation sanitaire. Cela avait suscité des manifestations parfois violentes à Brooklyn le mois dernier. Les États-Unis ont déploré jeudi, lors de la fête de Thanksgiving, plus de 262 000 morts du coronavirus depuis le début de l'épidémie (https://www.lalibre.be/international/amerique/virus-la-cour-supreme-americaine-donne-raison-aux-religieux-sur-les-restrictions-de-culte-5fc000d47b50a65ab1a0d427).

 

En réalité, le sentiment de privation de la messe ne concerne que les catholiques les plus zélés, venant de cet univers conservateur qui s’étend des «tradis» aux charismatiques, et que l’on appelle le «catholicisme observant», ne peuvent donc prétendre représenter tous les catholiques (https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2020/11/24/le-sentiment-de-privation-de-la-messe-ne-concerne-que-les-catholiques-les-plus-zeles_6060905_6038514.html).

 

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Publié le 26 Novembre 2020

Comme nous le montre vaticannews.va ce jeudi 26 novembre dans une lettre signée de sa main, datée du 22 novembre, adressée à la députée Victoria Morales Gorleri, répond à celle qui lui avait été envoyée par les “Mujeres de las villas”, un réseau de femmes qui, depuis 2018, se battent pour la protection des enfants à naître, en particulier dans les quartiers populaires de Buenos Aires (appelés “villas miserias”), le pape François «remercie sincèrement» ces femmes, exprimant son admiration pour leur travail et leur témoignage et les encourageant à «aller de l'avant». «Le pays est fier d'avoir de telles femmes», poursuit-il, en soulignant que «le problème de l'avortement n'est pas principalement une question de religion, mais d'éthique humaine». C'est pourquoi le pape rappelle qu' «il est bon de se poser deux questions : pour résoudre un problème, est-il juste d'éliminer une vie humaine ? Et est-il juste d'engager un tueur?». Le pape conclut en donnant sa bénédiction aux “Mujeres de las villas” et en leur demandant de prier pour lui.

 

Dans leur missive au pape, ces dernières ont exprimé leur colère de voir que le projet de loi sur l’avortement était présenté par de nombreux milieux comme une solution de facilité pour les adolescentes vivant en banlieue et confrontées à des grossesses inattendues. «Nous sommes accablés par une terreur froide, écrivent-elles, quand nous pensons que ce projet de loi vise à cultiver l'idée que l'avortement est une possibilité de plus dans la gamme des méthodes contraceptives et que ses principaux groupes-cibles sont les filles pauvres. Notre voix, comme celle des enfants à naître, n'est jamais entendue, les législateurs et la presse ne veulent pas nous écouter et si, dans les “villas”, les prêtres n'élevaient pas la voix pour nous, nous serions encore plus seules». «Nos filles adolescentes, affirment-elles encore, grandissent avec l'idée qu'elles n'ont pas le droit d'avoir des enfants parce qu'elles sont pauvres». De là, leur appel pressant au pape pour qu'il leur apporte son soutien. Mais cette inquiétude n’est pas fondée puisque le gouvernement argentin souhaite aussi permettre aux femmes d'accéder aux méthodes contraceptives dans le système de santé, pour diminuer des grossesses non intentionnelles et le nombre d’avortements après un certain temps.

 

Rappelons que samedi prochain 28 novembre, en Argentine, plusieurs manifestations de protestation contre le projet de loi sur l'avortement sont attendues. Sous l’appellation de “Marche des petites chaussures” l’une d’elles verra les participants se rassembler à Buenos Aires, devant le siège du Congrès national, pour prier le chapelet et placer la vie des enfants à naître sous la protection de la Vierge Marie. Les manifestations de protestation ont reçu le soutien des évêques locaux qui, à plusieurs reprises, ont réaffirmé l'importance de protéger la vie dès la conception. La Commission épiscopale pour la vie, le laïcat et la famille (Cevilaf) a exhorté les fidèles à se joindre aux manifestations de samedi prochain, car elles sont «des expressions publiques en faveur du droit de l'homme à la vie que chaque personne possède et qui est garanti par la Constitution».

 

Pourtant comme le montre lepoint.fr (https://www.lepoint.fr/monde/argentine-la-legalisation-de-l-avortement-revient-devant-le-parlement-18-11-2020-2401627_24.php), le président de centre gauche du pays, Alberto Fernandez, souhaite seulement concrétiser cette promesse de campagne et a annoncé, via une vidéo sur son compte Twitter publiée mardi 17 novembre, que l'objectif de ce texte est de garantir «à toutes les femmes un accès complet aux soins». Les débats doivent débuter le 30 novembre. Le nouveau texte autorise l'avortement «jusqu'à la 14e semaine de grossesse». Il prévoit une «objection de conscience» pour des professionnels de santé refusant de le pratiquer, mais les oblige à «orienter le patient vers des soins» appropriés. «La criminalisation de l'avortement n'a servi à rien. Des chiffres inquiétants montrent que chaque année quelque 38 000 femmes sont hospitalisées pour complications lors d'avortements clandestins, et depuis le retour de la démocratie (en 1983), plus de 3000 en sont mortes», a rappelé Alberto Fernandez. Selon le gouvernement entre 370 000 et 520 000 avortements clandestins sont pratiqués chaque année dans le pays.

 

Et le président de l'Argentine a également soumis aux députés un «plan des mille jours» qui entend «renforcer l'accès aux soins pendant la grossesse et lors des premières années de vie d'un enfant» pour les familles en situation de vulnérabilité financière. «Nous ne voulons pas qu'une femme pense à avorter à cause de son incapacité à payer pour le bébé qu'elle veut avoir», avait récemment déclaré Vilma Ibarra, la secrétaire d'État en charge des relations avec le Parlement, qui réclamait aux parlementaires «un débat sérieux et responsable sur ce sujet de santé publique». Ce n’est pas encore le cas.

 

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Publié le 25 Novembre 2020

francetvinfo.fr nous montre ce mercredi 25 novembre 2020 que lors de son allocution mardi 24 novembre, Emmanuel Macron a annoncé que les offices dans les lieux de culte seront à nouveau permis à partir de samedi, sous réserve du respect d'une jauge en cette période de crise du Covid-19. La décision limite a mécontenté les évêques catholiques, mais l'exécutif pourrait rapidement modifier cette mesure, selon le président de la Conférence des évêques de France.

 

L'archevêque de Reims, Eric de Moulins-Beaufort, a en effet affirmé mercredi sur Twitter qu'"après un échange [mardi] soir avec M. Macron, une nouvelle jauge réaliste sera définie d’ici jeudi matin". Selon un communiqué de la Conférence des évêques de France, cette jauge sera mise en application en deux étapes : d'abord dès le samedi, puis le 15 décembre après une réévaluation.

 

Le gouvernement n'a pour l'heure pas confirmé les dires de l'archevêque de Reims. "Le dialogue se poursuit avec le ministère de l'Intérieur", déclare simplement l’Élysée à franceinfo. Interrogé sur Europe 1 à propos de la limite fixée à 30 personnes, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré mercredi matin : "Il faut des règles claires, le fait d'avoir une jauge pour tout le monde, c'est clair."

 

Dans un communiqué publié mardi soir la suite de la prise de parole du président, la Conférence des évêques de France s'était dite "déçue et surprise" par la jauge de 30 personnes maximum, rappelant qu'elle avait proposé, pour sa part, "une occupation partielle de l'église au tiers de la capacité habituelle". Selon elle, la mesure est "irréaliste", "inapplicable" et "irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques""La période de l'Avent qui s'ouvre devant nous est un temps fondamental de préparation à Noël. Le rassemblement dominical constitue une étape essentielle pour les fidèles durant cette période", indiquait le communiqué.

 

Jean Castex tiendra un point presse dans la matinée du jeudi 26 novembre pour détailler les annonces d'Emmanuel Macron concernant la levée progressive du confinement (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-11/conference-eveques-france-reprise-messe-jauge-fideles-macron.html).

 

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Publié le 24 Novembre 2020

Philip Pullella dans Reuters nous montre ce mardi 24 novembre 2020 que dans un livre à paraître, le pape François défend l'idée d'un revenu universel de base pour le monde de l'après-COVID-19 et critique une nouvelle fois le concept économique du ruissellement.

 

Au fil de cet ouvrage intitulé "Un temps pour changer", qui paraîtra le 2 décembre en France, le pape François aborde avec son biographe Austen Ivereigh les changements économiques, sociaux et politiques qui sont à ses yeux nécessaires pour réduire les inégalités lorsque la pandémie due au nouveau coronavirus sera passée.  Il juge notamment que le moment est venu de réfléchir à des concepts comme le revenu universel de base, qui, à ses yeux, pourrait permettre de garantir "aux gens la dignité de refuser des conditions d’emploi qui les enferment dans la pauvreté". Le revenu universel, qui a été notamment défendu en France par Benoît Hamon lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, est une allocation versée sans condition à chaque citoyen. Le pape François dénonce en outre la conception fausse, selon lui, de la théorie du ruissellement selon laquelle une économie en croissance rendra chacun plus riche. Pour ses partisans, le ruissellement économique consiste à prendre des mesures, telles qu'alléger la fiscalité, pour les entreprises et les classes aisées dans le but de favoriser l'investissement et les créations d'emplois dont profitera ensuite tout le reste de la société. Il s’en prend aussi longuement sans les nommer, «aux gouvernements qui ont ignoré les douloureuses preuves de l’augmentation du nombre de morts avec des conséquences inévitables et graves» pour privilégier l’économie. Tout en concédant que « la plupart des gouvernements ont agi de manière responsable, en imposant des mesures strictes pour contenir l’épidémie» (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/les-anti-masques-ne-manifesteraient-jamais-contre-la-mort-de-george-floyd-declare-le-pape-francois-7060820).

 

Parmi les autres sujets abordés dans ce livre, le pape François considère que les opposants au port du masque, qui y voient une volonté des gouvernants de restreindre leurs libertés, sont victimes de leur imagination et il salue les manifestants qui se sont indignés de la mort de George Floyd, Afro-Américain décédé au printemps à la suite de son interpellation par la police aux États-Unis. Tout en taclant les anti-masques : «Tu ne verras jamais ces gens-là protester contre la mort de George Floyd […], ils sont incapables de sortir de leur propre petit monde d’intérêts». Les anti-masques ne monteront pas au créneau non plus «contre des bidonvilles où les enfants manquent d’eau et d’instruction» ou pour que «les sommes faramineuses investies dans le commerce des armes servent à nourrir l’ensemble de la race humaine et à scolariser chaque enfant», estime le souverain pontife. Il se dit également opposé au déboulonnage des statues de personnages historiques associés notamment à l’esclavage ou à d’autres formes d’oppression. «Pour qu’il y ait une véritable Histoire, il faut qu’il y ait une mémoire, ce qui exige que nous reconnaissions les chemins déjà parcourus, même s’ils sont honteux», juge-t-il. «L’ignominie de notre passé, en d’autres termes, fait partie de qui et de ce que nous sommes. Je rappelle cette histoire non pas pour faire l’éloge des oppresseurs d’autrefois, mais pour honorer le témoignage et la grandeur d’âme de ceux qu’ils ont opprimés», ajoute-t-il (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/les-anti-masques-ne-manifesteraient-jamais-contre-la-mort-de-george-floyd-declare-le-pape-francois-7060820).

 

Pour la première fois, il qualifie les Ouïghours, minorité musulmane de Chine, de peuple "persécuté", ce que des défenseurs des droits de l'homme lui réclamaient depuis des années. La Chine est accusée de mener une répression systématique, que certains assimilent à des crimes contre l'humanité et à un génocide, contre les Ouïghours dans la région du Xinjiang, où plus d'un million de personnes sont détenues dans des camps. La Chine qualifie ces accusations de campagne de dénigrement à son encontre et affirme que ces camps sont des centres d'éducation et de formation pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme. Pour de nombreux observateurs, le Vatican a été jusqu'à présent réticent à évoquer la situation des Ouïghours en raison de négociations avec la Chine sur le renouvellement d'un accord portant sur la nomination des évêques. Cet accord a été prolongé en septembre.

 

Dans cette section sur les peuples persécutés, le pape François cite aussi les chrétiens dans certains pays musulmans, plus particulièrement ceux «d’Égypte et du Pakistan tués par des bombes qui ont explosé pendant qu’ils priaient à l’église», les Rohingyas qui fuient la Birmanie et dont de nombreux membres ont trouvé refuge au Bangladesh voisin, où, "il y en a des milliers dans les camps de réfugiés avec le Covid-19 qui se déchaîne" qu’il donne comme le «le groupe le plus persécuté sur Terre en ce moment», ou les Yazidis, victimes de l'organisation État islamique en Irak, en disant que «ce que Daesh leur a fait est proprement cruel» (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/persecution-des-ouighours-en-chine-le-pape-francois-evoque-pour-la-premiere-fois-le-sort-de-cette-communaute_4193027.html, et https://www.leparisien.fr/societe/migrants-evacues-a-paris-affaire-theo-sonde-lunaire-les-infos-a-retenir-ce-mardi-midi-24-11-2020-8410142.php).

 

Enfin, le pape François a écrit dans un nouveau livre "la migration n'est pas une menace pour le christianisme, sauf dans l'esprit de ceux qui gagnent à prétendre qu'elle l'est". "Rejeter un migrant en difficulté, quelle que soit sa croyance religieuse, par peur de diluer une culture 'chrétienne', c'est déformer de manière grotesque à la fois le christianisme et la culture", affirme-t-il. Il estime aussi que ces critiques sur son insistance à accueillir les migrants viennent souvent de citoyens peu pratiquants "mais qui considèrent l'héritage de leur nation comme une sorte d'identité. Leurs craintes et leur perte d'identité ont augmenté alors que la fréquentation des églises a diminué", et il met en exergue la précarité des migrants qui vivent dans la promiscuité de camps insalubres en pleine pandémie du coronavirus,  car "si la Covid entre dans un camp de réfugiés, cela peut créer une véritable catastrophe".  Tout en ajoutant qu’"Il est inacceptable de décourager l'immigration en laissant des centaines de migrants mourir lors de traversées maritimes périlleuses ou de périples dans le désert", juge-t-il. Dans ce nouveau plaidoyer, il rappelle que les migrants "mal payés" constituent souvent la main-d’œuvre des sociétés les plus développées, tout en étant "dénigrés" (https://www.europe1.fr/international/selon-le-pape-francois-la-migration-nest-pas-une-menace-pour-le-christianisme-4007637).

 

Dans ses textes, le pape François encourage les catholiques dans leur foi et donne des clés pour envisager sereinement la période après la pandémie. Il plaide aussi pour l'assouplissement des sanctions internationales, l'allégement de la dette des pays pauvres et l'instauration d'un cessez-le-feu mondial (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-07/livre-pape-francois-force-dans-l-epreuve-bayard-lev-pandemie.html).

 

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Publié le 23 Novembre 2020

katholisch.de nous montre ce lundi 23 novembre 2020 que  selon le cardinal munichois Reinhard Marx, la pandémie de la Covid-19 pourrait avoir "accéléré et renforcé" les débats dans l'Église. À titre d'exemple, l'archevêque de Munich et Freising a cité l'avenir des prêtres dans son sermon de samedi au Korbiniansfest de Freising. "Il n'y a pas d'Église catholique sans prêtre - mais à quoi ressemble l'avenir des prêtres ?", a demandé Marx. "Peut-être que nous aurons aussi des prêtres qui ne sont pas célibataires - pourquoi pas ?"

 

L'Église devrait utiliser les restrictions et les interruptions de la vie quotidienne causées par la pandémie comme une «pause créative». Comme pour le débat sur la réforme de l'Église catholique en Allemagne, à travers la Voie synodale, il est important de trouver un équilibre entre son domicile d'origine et de départ dans la vie quotidienne, a déclaré le cardinal lors de la célébration en l'honneur du patron du diocèse.

 

Le Covid-19 a montré qu’on doit faire attention les uns aux autres. «Rejeter sa propre vie est parfois douloureux», a souligné Marx. La Covid-19 a placé un «panneau d'arrêt involontaire» contre la mobilité, le rythme effréné et l'agitation de la vie moderne. "Nous devrions essayer d'utiliser cela comme une pause créative."

 

Mais l’idée d’un clergé marié ne doit pas oublier de donner aux femmes des postes de direction dans l’Église comme on peut le voir dans katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/27704-baetzing-frauen-frage-ist-entscheidend-fuer-die-zukunft-der-kirche). L'évêque limbourgeois et président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), Georg Bätzing, a honoré le rôle des femmes dans l'Église. "Donnée par des femmes, portée par des femmes, témoignée par des femmes, gagnée et animée par des femmes - c'est l'Église. Et alors seulement elle aura un avenir", a déclaré Bätzing dimanche lors d'un service du festival pour la réouverture de la Frauenfriedenskirche à Francfort.

 

Bätzing a en outre souligné : "La question et les réponses des femmes aux demandes des femmes sont décisives pour savoir si notre situation culturelle et sociale continuera à croire au Dieu d'amour et en son Fils salvifique, et en son pouvoir spirituel vital, ou si cela continuera pendant des millénaires. Le vieux credo continue de faiblir."

 

Et vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-11/consistoire-vatican-cardinaux-covid.html) nous montre que le bureau de presse du Saint-Siège a annoncé les modalités de la célébration qui se tiendra samedi prochain à 16 heures. Deux des nouveaux cardinaux, à savoir Mgr Cornelius Sim, vicaire apostolique de Brunei, et Mgr José F.Advincula, archevêque de Capiz (Philippines), ne seront pas présents en raison de la pandémie, des connexions numériques sont prévues pour les membres du Collège cardinalice qui ne peuvent pas se rendre à Rome. Les visites de courtoisie ont également été annulées et une participation réduite des fidèles a été établie.

 

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Publié le 22 Novembre 2020

«Les hommes seront jugés sur leurs œuvres et leur attention aux plus pauvres», a rappelé le pape François lors de l’Angélus du 22 novembre 2020, prononcé depuis la fenêtre du Palais apostolique du Vatican comme le montre cath.ch. Car la royauté du Christ «n’est pas effrayante, car il est un juge plein de douceur et de miséricorde». «Il est le Roi mais il s’identifie aussi à la brebis perdue. Tel est le paradoxe chrétien». À la fin des Temps, le Seigneur passera en revue son troupeau, en se positionnant du côté «des brebis avec lesquelles il s’est identifié». Il posera cette question : «As-tu été capable de perdre du temps pour prendre soin de moi à travers les plus pauvres ?»

 

Le pape a également fait mémoire du tremblement de terre survenu en Italie il y a 40 ans, dans la province d’Avellino (Italie), rappelant  que «cet événement a aussi mis en lumière la solidarité des Italiens et a souligné les liens qui existaient entre les régions de l’Italie touchées par des tremblements de terre». Ces initiatives ont favorisé le chemin difficile de la reconstruction et surtout la fraternité entre les différentes communautés de la Péninsule.

 

Comme le montre le père James Martin sur sa page Twitter (@JamesMartinSJ), «Aujourd'hui, en la solennité du Christ Roi, Jésus nous dit le test décisif pour l'entrée au ciel : comment nous traitons le «plus petit d'entre nous». Qui sont-ils ? Les affamés, les assoiffés, les malades, les étrangers, les emprisonnés. Dieu nous jugera sur la façon dont nous nous soucions d'eux, ou nous ne nous en soucions pas... Il y a tellement d'arguments aujourd'hui sur ce que signifie vivre une vie chrétienne et être disciple, mais Jésus est clair dans le passage de l'Évangile d'aujourd'hui : ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim et te nourrir, ou avoir soif et te donner à boire’, ‘Quand t'avons-nous vu un étranger et t'avons-nous accueilli, ou nu et t'avons-nous vêtu ? Quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et te rendre visite ?’ «Amen, je vous le dis, tout ce que vous avez fait pour l’un de mes plus petits frères, vous l’avez fait pour moi» (Mt 25

 

Et comme le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-11/angelus-pape-francois-dimanche-christ-roi-jugement-evangile-rome.html) le pape a par ailleurs salué les fidèles présents place Saint-Pierre, «malgré les difficultés actuelles et toujours dans le respect des règles (sanitaires)». En cette période difficile de pandémie, le Saint-Père s’est fait proche des familles en difficultés «parce qu'elles n'ont pas de travail, qu’elles ont perdu leur emploi» et qui, «parfois, avec un peu de honte, ne le font pas savoir». Le pape a ainsi invité à être attentif à ceux qui font face à des difficultés exhortant à «aller voir là où il y a un besoin. Là où est Jésus, dans le besoin».

 

Cette vision du pape François épouse ses propos donné hier sur la crise sanitaire comme le montre francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/direct-covid-19-la-ville-de-toronto-au-canada-placee-en-confinement-a-partir-de-lundi_4190097.html). "Lorsque la crise sanitaire que nous sommes en train de traverser sera passée, la pire réaction serait de tomber encore plus dans un consumérisme fébrile." Le pape François estime qu'"un récit économique différent est urgent". Il l'a déclaré en concluant une rencontre virtuelle internationale avec de jeunes entrepreneurs. "Nous ne sommes pas condamnés à des modèles économiques qui concentrent leur intérêt immédiat sur les profits comme unité de mesure, et sur la recherche de politiques publiques semblables qui ignorent leur coût humain, social et environnemental (...) Comme si nous pouvions compter sur une disponibilité absolue, illimitée ou neutre des ressources", a-t-il ajouté.

 

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Publié le 21 Novembre 2020

katolische.de nous montre le vendredi 20 novembre 2020 que la théologienne de Tübingen Johanna Rahner a attesté à l'église officielle une dangereuse «hérésie de l'oubli». En cimentant les traditions théologiques et les structures ecclésiales, le poste d'enseignement s'est de plus en plus éloigné des réalités sociales depuis le XIXe siècle, écrit le professeur de dogmatique dans un article publié jeudi sur le portail en ligne «feinschwarz». Partout où le monde des gens dans l'Église, qui est caractérisé par la pluralité et la démocratie, reste un corps étranger, la "crédibilité de leur mission est endommagée", a déclaré Rahner.

 

Dans son texte, la dogmatique se réfère à une expression de Friedrich Nietzsche, selon laquelle les oublieux sont «bénis», «parce qu'ils peuvent faire face à leurs stupidités». Dans l'Église, cependant, cette lutte contre son propre «bagage de mémoire» a eu pour résultat que l'ambiguïté de sa propre histoire a été supprimée au profit d'un enseignement apparemment immaculé et immaculé. Dans un certain nombre de domaines, il ne s'agit pas d'oubli accidentel, mais plutôt de «suppression délibérée» par les responsables de l'Église. Une grande partie de la structure de l'Église qui "est encore entourée du manteau de ce qui est voulu et éternel par Dieu est le résultat d'un processus historique de répression", écrit Rahner. Cela a la conséquence fatale qu'est «timidement présentée que «Nous pouvons aussi être différents»» dans les débats actuels sur la réforme est toujours contrée par l'affirmation d'une «tradition toujours claire, toujours constante, et donc à préserver» «comme marqueur d'identité catholique».

 

Rahner explique ce modèle de désambiguïsation théologique comme conséquence d'une compréhension entre-temps dépassée de la révélation, qui est basée sur une vérité divine surnaturelle exclusivement accessible au magistère. En conséquence, l'adhésion sans faille à la tradition de l'Église est la seule garantie pour protéger cette vérité de la souillure. Chaque «approche de pluralité interne, chaque signe de changement est désormais compris comme une menace pour cette identité «vraiment catholique» et «toujours la même»», a déclaré le professeur de dogmatique. Face aux "soi-disant" signes de désintégration "de la société contemporaine", certains quartiers ecclésiaux ont donc tenté pendant longtemps de "se concentrer uniquement sur l'exclusion et la démarcation de ceux qui pensent autrement". Cette attitude de rejet n'est pas seulement efficace en termes de contenu, mais aussi en termes structurels. Cela a des conséquences particulièrement désastreuses pour l'Église, par exemple en ce qui concerne "le pouvoir structurel et les abus de pouvoir institutionnels, c'est-à-dire qu’ils sont systémiques", a poursuivi Rahner.

 

L'histoire de la théologie est beaucoup plus diversifiée et laisse beaucoup plus de marge d'interprétation que les représentations doctrinales ne veulent souvent le croire. Selon Rahner, l'une des tâches les plus importantes de la théologie est donc de découvrir des arguments qui n'ont pas été pris en compte dans l'histoire du dogme et ainsi de promouvoir une «redécouverte des alternatives supprimées comme un pool d'innovation». La théologienne a exigé que le "sens infaillible de la foi des fidèles", qui a été "structurellement délibérément négligé" au XIXe siècle, reçoive plus de "pertinence systémique" pour le renouvellement urgent de l'Église.

 

Et il va falloir que ce renouvellement soit réel, car quatre victimes présumées de l'ancien cardinal Theodore McCarrick ont intenté une action en justice contre le Vatican, affirmant que le Vatican devrait être responsable d'avoir permis au religieux maintenant déshonoré de servir à plusieurs postes à New York et au New Jersey alors que de nombreuses allégations d'abus sexuels étaient connues contre lui. Ils demandent des dommages-intérêts non spécifiés, ainsi qu'une ordonnance du tribunal pour forcer le Vatican à révéler les noms de plus de 3000 ecclésiastiques qui ont été de manière crédible accusés d'abus sexuels, ainsi que tous les documents liés à ces réclamations. Les papes de Jean-Paul II à Benoît XVI et François "ont choisi de cacher et de tolérer cette conduite", a déclaré jeudi Jeff Anderson, un avocat représentant les plaignants. Les réclamations du procès incluent des violations des lois internationales relatives aux droits de l'homme, la fraude à la consommation, la rupture de contrat, la négligence et la détresse émotionnelle (https://www.religiondigital.org/america/victimas-McCarrick-demandan-Vaticano-encubrir_0_2288471183.html).

 

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