Publié le 31 Décembre 2020

La pandémie de la Covid-19, nous invite à réfléchir à l’Église de demain, et la réforme doit être audacieuse afin de moderniser l’institution et l’adapter au monde moderne.

 

À propos de la réponse de l’Église à la pandémie, le jésuite Jean-Blaise Fellay (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3980-jean-blaise-fellay-l-eglise-connait-un-veritable-effondrement, et https://www.jesuites.ch/nouvelles/echo-de-la-province/2524-l-eglise-connait-un-veritable-effondrement) pense qu'il aurait été opportun de ne pas uniquement chercher à «offrir des alternatives aux messes», mais de «profiter de cette crise pour insister sur les valeurs» qu'elle défend. Il relève notamment que «l’Église subit la même panique que la société envers la mort (...) La Covid a accéléré la tendance avec l’obligation des obsèques dans l’intimité familiale, ce qui est choquant.» Il  porte un regard très critique sur l’Église qui, selon lui, «est dans une situation misérable. Elle connaît un véritable effondrement, dans la pratique, dans les vocations, dans les ordres religieux.» Et de relever : Aujourd'hui, «le christianisme n’a plus d’ennemis. En revanche, il essuie du mépris.» Mais il ne désespère pas. «Parce que sinon, jusqu’où faudra-t-il laisser la situation se déglinguer pour qu’on ouvre les yeux. L’Église accumule une somme invraisemblable de retards sur la société». Favorable à l’abandon du célibat des prêtres qui «a été introduit au XIe siècle, à la réforme grégorienne, mais il ne s’est imposé qu’au XVIIe siècle», et à l’accession des femmes au sacerdoce puisqu’«il n’y a aucune raison théologique valable pour l’empêcher», il pointe aussi le tabou de la sexualité venant d’une «défiance historique envers le corps humain» qui «est très marqué par les pensées dualistes, perses et grecques», la misogynie puisque «c’est que ce monde vit dans une atmosphère très misogyne. C’est aussi une des raisons qui expliquent le refus de laisser les femmes accéder à des fonctions importantes dans l’Église», et «Si la question du genre joue un rôle important dans la mise à l’écart (des femmes) des hautes fonctions, celle du pouvoir l’est encore davantage. Je reste persuadé que les hommes ne veulent tout simplement pas partager», et la culture du secret qui entoure l’homosexualité au sein de l’Église, car «L’Église compte, dans certains secteurs, une grande proportion d’homosexuels», et le célibat des prêtres peut sans doute «être pour eux raison d’y entrer. Certains d'entre eux font leur coming out au séminaire, et les choses sont claires», c’est pourquoi «Les ouvertures actuelles du pape François aux unions homosexuelles visent à lever les hypocrisies des prélats qui vivent l’homosexualité en fait et la condamnent en parole».

 

Pourtant, les solutions existent. Comme le montre les conclusions de la Commission australienne sur les abus sexuels rendues en décembre 2017 qui proposent notamment des actions visant à décentraliser le pouvoir, à mieux inclure la population laïque, en particulier des femmes, tant au sein des structures de gestion que pour la prise de décisions, à avoir un système participatif lors de la sélection des évêques, à la mise en place régulière de synodes diocésains, telle une instance participative de consultation, de dialogue et d'écoute, à avoir recours à des examens spécifiques réalisés par des professionnels qualifiés avant d'accepter un candidat à la prêtrise, à plus de travail dans la formation des prêtres tout en recommandant le célibat facultatif, et à réformer le Code de droit canonique de manière à faciliter les investigations et les sanctions, notamment en ce qui concerne la dissimulation, et elle propose que les abus sexuels sur mineurs bénéficient d'un délai imprescriptible, et si, lors du sacrement de la réconciliation, un mineur confesse qu'il a été abusé sexuellement ou si une personne confesse qu'elle a abusé un mineur, le prêtre doit persuader la personne d'en parler, hors du devoir de secret, à des personnes adéquates pour gérer ce délit (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3180-abus-sexuels-les-conclusions-de-la-commission-australienne).

 

Comme le signale Marie-Jo Thiel (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3649-rencontre-avec-marie-jo-thiel) : «Le pape François a bien compris qu’il fallait réformer l’Église par la base pour que le sommet change. Un mouvement du bas vers le haut, et non l’inverse. Les conférences épiscopales devraient pouvoir gérer les situations locales, comme l’hospitalité eucharistique en Allemagne par exemple. Car la crise actuelle de l’Église est la crise d’un système de gouvernance. Dans une crise de nature systémique, ce n’est pas juste cela. Car derrière les abus sexuels, il y a aussi souvent des abus de pouvoir, des abus financiers et des abus spirituels». «Et pourquoi ne pas séparer le fonctionnement de la Curie, qui est d’abord du management, des ministères ordonnés ? On n’a pas besoin de cardinaux ou d’évêques à la tête de dicastères romains !» Pour Isabelle Hirt (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3875-une-discrete-presence), l’évolution devrait donc passer par une meilleure reconnaissance des laïcs dans leurs fonctions, car la question du rapport aux laïcs dans l’Église englobe aussi celle des femmes. «Rendre visible la mission donnée aux laïcs, hommes et femmes, par la hiérarchie est vital», soutient-elle. Une bénédiction particulière, comme cela se fait pour les ministres ordonnés, leurs octroierait une reconnaissance légitime et favoriserait, selon la responsable de l’UP Salève, un regain de vocations. Dans la ville d’Altamira, au cœur de l’État du Para (Pérou), face à l’avancée des évangéliques, l’Église catholique s’appuie sur les laïcs, en particulier sur les femmes, pour reconquérir les fidèles. C'est même grâce aux femmes que l’Église reste vivante en Amazonie, de l'avis de Sœur Rose Bertoldo, de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, au Brésil, auditrice alors choisie par le Vatican pour participer au Synode amazonien (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3634-perou-les-femmes-l-avenir-de-l-eglise). On peut alors se demander pourquoi un tel aveuglement de la hiérarchie.

 

La pandémie de la Covid nous a fait remarquer une chose, comme le révèle Tomás Halik : «Cette époque de vide dans les bâtiments d’église révèle peut-être symboliquement aux Églises leur vacuité cachée et l’avenir qui pourrait les attendre, si elles ne font pas un sérieux effort pour montrer au monde un visage du christianisme totalement différent.» Car, ce dernier n’a pas tort de dire «que le temps est venu de réfléchir à la manière de poursuivre le mouvement de réforme que le pape François estime nécessaire : non des tentatives de retour à un monde qui n’existe plus, ni un recours à de simples réformes structurelles externes, mais plutôt un changement vers le cœur de l’Évangile, «un voyage dans les profondeurs» Et il signale que «nous devons simultanément accorder plus de place au ministère des laïcs dans l’Église; n’oublions pas que, dans de nombreux territoires, l’Église a survécu sans clergé pendant des siècles entiers. Il se pourrait bien que cet «état d’urgence» soit un révélateur du nouveau visage de l’Église, dont il existe des précédents dans l’histoire.» Et il est «persuadé que nos communautés chrétiennes, nos paroisses, nos congrégations, nos mouvements d’église et nos communautés monastiques devraient chercher à se rapprocher de l’idéal qui a donné naissance aux universités européennes : une communauté d’élèves et de professeurs, une école de sagesse, où la vérité est recherchée à travers le libre débat et aussi la profonde contemplation. De tels îlots de spiritualité et de dialogue pourraient être la source d’une force de guérison pour un monde malade» (https://www.ch.ch/oisirreligion/theologie/item/3795-la-chretiente-a-l-heure-de-la-maladie).

 

Et cette façon de voir d’une Église en voie de réforme est épousée par Mgr Mario Grech qui est le nouveau secrétaire général du Synode des évêques, dans la laciviltacattolica.fr (https://www.laciviltacattolica.fr/leglise-a-la-frontiere-entretien-avec-mgr-mario-grech-le-nouveau-secretaire-du-synode-des-eveques/) : «Nous avons découvert une nouvelle ecclésiologie, peut-être même une nouvelle théologie, et un nouveau ministère. Cela indique, donc, qu’il est temps de faire les choix nécessaires pour s’appuyer sur ce nouveau modèle de ministère. Ce sera un suicide si, après la pandémie, nous revenons aux mêmes modèles pastoraux que nous avons pratiqués jusqu’à présent. Nous dépensons d’énormes énergies à essayer de «convertir» notre société laïque, alors qu’il est plus important de «nous convertir» pour effectuer la «conversion pastorale» dont le pape François parle souvent.» Pour lui l’avenir de l’Église réside dans la réhabilitation de l’Église domestique en lui donnant plus d’espace : «Une Église-famille composée de plusieurs Église-familles. C’est le présupposé valable de la nouvelle évangélisation, dont nous ressentons tant le besoin parmi nous. Nous devons vivre l’Église au sein de nos familles. Il n’y a pas de comparaison entre l’Église institutionnelle et l’Église domestique. La grande Église communautaire est composée de petites Églises qui se réunissent dans les maisons. Si l’Église domestique échoue, l’Église ne peut pas subsister. S’il n’y a pas d’Église domestique, l’Église n’a pas d’avenir ! L’Église domestique est la clé qui nous ouvre des horizons d’espérance ! Dans le livre des Actes des Apôtres, nous avons une description détaillée de l’Église familiale, domus ecclesiae : «Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur» (Actes 2,46). Dans l’Ancien Testament, la maison familiale était le lieu où Dieu se révélait et où était célébrée la Pâque juive, la célébration la plus solennelle de la foi juive. Dans le Nouveau Testament, l’Incarnation a eu lieu dans une maison, le Magnificat et le Benedictus ont été chantés dans des maisons, la première Eucharistie a eu lieu dans une maison et de même l’envoi du Saint-Esprit à la Pentecôte. Au cours des deux premiers siècles, l’Église se réunissait toujours dans la maison familiale.»

 

Comme il le signale : «Ce n’est pas la famille qui est l’auxiliaire de l’Église, mais c’est l’Église qui doit être l’auxiliaire de la famille. Dans la mesure où la famille est la structure fondamentale et permanente de l’Église, il faudrait redonner à elle, le domus ecclesiae, une dimension sacrée et cultuelle.» Donc, «La communauté paroissiale a le devoir d’aider la famille à être une école de catéchèse et une salle liturgique où le pain peut être rompu sur la table de la cuisine.» C’est pour cela que «les parents sont aussi, en vertu de leur sacrement, les «ministres du culte» qui, pendant la liturgie domestique, rompent le pain de la Parole, prient avec elle, et ainsi la transmission de la foi aux enfants a lieu», et «La liturgie de la famille elle-même incite les membres à participer plus activement et consciemment à la liturgie de la communauté paroissiale. Tout cela contribue à faire le passage de la liturgie cléricale à la liturgie familiale.» Et à travers cette «Église domestique», la famille doit «s’orienter vers la sortie de la maison ; elle doit donc aussi être capable d’assumer ses responsabilités en tant qu’acteur social et politique», car la famille «est appelée à laisser ses empreintes dans la société où elle est insérée, afin de développer d’autres formes de fécondité qui sont comme la prolongation de l’amour qui l’anime».

 

Comme l’a avancé le père jésuite Joseph Moingt, il ne faut pas baisser les bras, à s’engager avec liberté et audace pour faire bouger les lignes de l’Église et remettre souvent en cause «une Église qui ne sait tenir qu’un langage d’endoctrinement, devenue inapte à parler un langage d’annonce, d’invitation de dialogue, d’appel au bonheur». Pour lui, «le salut ne vient pas de la religion; même dans l’Église catholique, il n’est pas lié à la religion, mais à la charité.» Et «L’Église ne trouvera son salut qu’en cherchant le salut du monde» (https://www.choisir.ch/religion/jesuites/item/3852-deces-du-pere-moingt). Luis Miguel Modino en 2019 plein d’espérance envers le synode amazonien souhaitait «des communautés de vie chrétiennes attentives à la réalité, qui tentent d’analyser cette réalité et d’amener des réponses à partir de l’Évangile; des communautés qui essaient de vivre l’Évangile et d’être le ferment de la société, des constructeurs du Royaume; des petites communautés dispersées, organisées entre elles et vivaces, avec des célébrations, une liturgie qui les emplisse de vie. Je rêve d’une Église autonome, toute simple, en contact avec son environnement, qui se sent maîtresse d’elle-même et sœur d’autres spiritualités et de tous les peuples qui bâtissent le Royaume de Dieu» (https://www.choisir.ch/religion/eglises/item/3637-amazonie-ce-qu-attend-du-synode-mgr-aguirre). Et concluons par le jésuite Jean-Blaise Fellay : «Dieu vient à nous, sans pouvoir. Sans superstructure, sans titres anachroniques. L’Église, pour moi, ce sont les humbles. Comme le monde, elle tient par les bons et les braves gens, pas par les «Monseigneur»» (https://www.cath.ch/newsf/leglise-connait-un-veritable-effondrement/).

 

En cette année à venir, poursuivons tous nos efforts pour une Église qui ne soit plus misogyne, homophobe, et revoie ses positions sur la sexualité et sur la place des laïcs dans l’Église. Et la pandémie nous a fait comprendre une chose importante, que le cléricalisme n’est plus tenable et il faut désormais faire confiance à la maison-Église, dans un esprit d’ouverture et d’universalité, afin d’éviter que l’Église se retrouve encore entre les mains des nouveaux mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles qui ont perpétués le cléricalisme tant décrié actuellement.

 

Merci et bonne année à venir !

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Publié le 30 Décembre 2020

L'Argentine légalise enfin l'IVG, le reste de l'Amérique latine à la traîne

Kadiatou Sakho dans Libération.fr nous montre ce mercredi 30 décembre 2020 que l’Argentine devient le quatrième pays du continent latino-américain à autoriser l’avortement sans restrictions : le Sénat vient d'approuver le projet de loi légalisant son accès, après un vote des sénateurs en faveur du texte après plus de douze heures de débat, a annoncé la présidente du Sénat, Cristina Kirchner. Déjà approuvé par les députés le 11 décembre, le texte, qui autorise l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à 14 semaines de grossesse, a été adopté avec 38 voix pour, 29 contre et une abstention, tandis que des milliers de partisans du «oui» ont manifesté leur joie devant le Sénat à l’issue du vote. «Après tant de tentatives et des années de lutte qui ont fait couler du sang et nous ont coûté des vies, aujourd’hui nous avons enfin fait l’Histoire. Aujourd’hui, nous laissons un monde meilleur pour nos enfants», a lancé à Sandra Lujan, une psychologue de 41 ans, qui participait à la veillée organisée par les partisans de l’avortement reconnaissables à leur couleur verte (https://www.20minutes.fr/monde/2941987-20201230-argentine-congres-legalise-avortement).

 

Malgré la pandémie, plusieurs milliers d’Argentins s’étaient rassemblés à proximité du Parlement pour exprimer leur soutien ou leur rejet du texte, avec force banderoles, musique et des écrans géants transmettant les débats en direct. «Sénateurs, c’est maintenant !» pouvait-on lire du côté des pro-IVG. «Nous sauvons deux vies», proclamaient les anti-IVG. Les pro-IVG, ralliés autour de la couleur verte, ont fait une intense campagne sur les réseaux sociaux. En particulier la Campagne pour un avortement légal, sûr et gratuit, qui regroupe plus de 300 organisations féministes, déjà très mobilisées en 2018. Selon le gouvernement, entre 370 000 et 520 000 avortements clandestins sont pratiqués chaque année dans le pays de 44 millions d’habitants, où 38 000 femmes sont hospitalisées pour complications lors d’avortements clandestins (https://www.20minutes.fr/monde/2941987-20201230-argentine-congres-legalise-avortement).

 

Les années de mobilisation féministe à travers le pays ont enfin fini par payer. En Argentine, le projet de loi pour la légalisation de l’avortement approuvé par les députés le 11 décembre a finalement été adopté dans la nuit de mardi à mercredi par le Sénat, bastion conservateur. Le texte a été approuvé par 38 voix contre 29 et une abstention. En 2018, le Sénat avait déjà rejeté un texte similaire. Comme celui proposé cette fois par le président de centre gauche Alberto Fernández, au pouvoir depuis fin 2018, qui avait promis pendant sa campagne de soumettre à nouveau la légalisation de l’IVG aux parlementaires, en mettant en avant qu’il était «catholique, mais je dois légiférer pour tous, c’est un sujet de santé publique très sérieux», et son texte visait à autoriser les IVG durant les quatorze premières semaines de grossesse. Jusqu’à présent, l’avortement en Argentine n’était permis qu’en cas de viol ou de danger pour la mère, d’après une loi de 1921. Et malgré le fait que le pape argentin François, jusque-là silencieux sur la question, a publié mardi un message sur Twitter dans lequel il souligne que «le Fils de Dieu est né rejeté pour nous dire que toute personne rejetée est un enfant de Dieu. Il est venu au monde comme un enfant vient au monde, faible et fragile, afin que nous puissions accepter nos faiblesses avec tendresse». Bien que ne faisant pas référence explicitement au débat, le message a été interprété par la presse argentine comme un rejet de la loi (https://www.20minutes.fr/monde/2941987-20201230-argentine-congres-legalise-avortement).

 

Cette pratique reste encore tabou en Argentine où l’on compte près de deux millions d’avortements illégaux chaque année. Une situation commune dans nombre de pays du continent, empreint de catholicisme et très divisé sur cette question. L’avortement n’était totalement autorisé jusqu’à ce jour que dans trois pays latinos : Cuba depuis 1965, le Guyana et l’Uruguay depuis 2012, jusqu’à douze semaines de grossesse. A contrario, l’IVG est strictement interdite au Honduras, au Nicaragua, en République dominicaine, au Salvador et au Suriname, même en cas de viol ou de danger pour la mère. Dans certains pays de la région comme le Mexique, les règles en matière d’avortement diffèrent d’un endroit à un autre. Au sein de cet État fédéral d’Amérique centrale, chacune de 32 entités fédératives qui le composent dispose d’une législation propre à ce sujet. L’avortement n’est légal que dans la capitale, Mexico, depuis 2007 et dans l’État d’Oaxaca depuis 2019, jusqu’à douze semaines de grossesse. Dans le reste du pays, il n’est permis par la loi qu’en cas de viol. Certains États mexicains l’autorisent aussi dans deux autres circonstances : quand la vie de la femme enceinte est en danger, et en cas de malformation du fœtus.

 

Même dans les cadres autorisés par la loi, certains praticiens refuseraient de procéder aux avortements, déplorent les défenseurs du droit à l’IVG comme l’ONG Amnesty international. Selon le ministère de la Santé chilien, la moitié des obstétriciens du Chili s’opposaient en 2019 à pratiquer des IVG , en raison de leurs convictions personnelles. Le pays a assoupli l’accès à l’IVG en 2017, l’autorisant seulement dans trois situations : risque pour la vie de la femme, non-viabilité du fœtus et viol. Les interdictions, ainsi que les refus de pratiquer ces actes par certains professionnels de santé, ont des conséquences médicales et sociales: de nombreuses femmes font le choix d’avortements pratiqués clandestinement. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois interruptions de grossesse sur quatre sont faites illégalement en Amérique Latine, ce qui représente près de deux millions d’avortements illégaux chaque année. Ces interventions à risque peuvent provoquer des complications pour les patientes, pouvant aller dans certains cas jusqu’au décès. Ces pratiques sont passibles de peines de prison allant jusqu’à plusieurs dizaines d’années d’emprisonnement pour homicide. D’autres femmes peuvent également être condamnées pour des fausses couches, assimilées à des avortements. En 2019, la Salvadorienne Evelyn Hernandez avait ainsi été condamnée lors d’un premier procès à trente ans de prison pour avoir accouché d’un bébé mort-né, avant d’être finalement acquittée.

 

C'est une victoire pour celles et ceux qui, depuis des années, mènent ce combat contre l'influence de l'Église en Argentine, et cela pourrait inspirer beaucoup d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes. La marée verte ne fait que commencer.

 

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Publié le 29 Décembre 2020

Junno Arocho Esteves nous montre que le mardi 29 décembre 2020 sur cruxnow.com que la commission sur le coronavirus du Vatican et l'Académie pontificale pour la vie ont publié une déclaration commune appelant à un effort international coordonné pour assurer la distribution équitable des vaccins COVID-19 dans le monde.

 

Le document met en évidence le «rôle critique des vaccins pour vaincre la pandémie, non seulement pour la santé individuelle mais aussi pour protéger la santé de tous», a déclaré le Vatican dans un communiqué accompagnant le document le 29 décembre. «La commission du Vatican et l'Académie pontificale pour la vie rappellent aux dirigeants du monde que les vaccins doivent être fournis à tous de manière juste et équitable, en donnant la priorité à ceux qui en ont le plus besoin», a déclaré le Vatican. La pandémie a exacerbé «une triple menace de crises sanitaires, économiques et socio-écologiques simultanées et interconnectées qui ont un impact disproportionné sur les pauvres et les vulnérables», indique le document. «Alors que nous nous dirigeons vers une reprise juste, nous devons nous assurer que les remèdes immédiats aux crises deviennent des tremplins vers une société plus juste, avec un ensemble de systèmes inclusifs et interdépendants.»

 

Dirigée par le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, la commission est chargée de collaborer avec d'autres congrégations du Vatican pour coordonner ses travaux, y compris «une analyse et une réflexion sur les défis socio-économiques et culturels de l'avenir et les orientations proposées pour y répondre.» Turkson a déclaré que si le Vatican est reconnaissant pour le développement rapide du vaccin par la communauté scientifique, il nous appartient maintenant de nous assurer qu'il est disponible pour tous, en particulier les plus vulnérables. «C'est une question de justice», a-t-il déclaré. «C'est le moment de montrer que nous sommes une seule famille humaine.»

 

L'archevêque Vincenzo Paglia, chef de l'Académie pontificale pour la vie, a déclaré que son bureau travaillait avec la commission pour aborder les questions éthiques concernant le développement et la distribution des vaccins. Le document conjoint a réitéré les points soulevés le 21 décembre par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi concernant les implications morales de la réception de vaccins COVID-19 qui ont été développés ou testés en utilisant des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés. Il a également cité l'instruction de la congrégation de 2008, «Dignitas Personae», qui déclare que «des raisons graves peuvent être moralement proportionnées pour justifier l'utilisation de ce matériel biologique».

 

L'Académie pontificale pour la vie, indique le document, a également abordé la question du développement de vaccins en utilisant des tissus provenant de fœtus avortés; tout en appelant à «un engagement à garantir que chaque vaccin n'a aucun lien dans sa préparation avec tout matériel provenant d'un avortement», il a également déclaré que «la responsabilité morale de vacciner est réitérée afin d'éviter de graves risques pour la santé des enfants et la population générale.» Le nouveau document a émis un ensemble d'objectifs, en particulier autour de rendre les vaccins «disponibles et accessibles à tous». Une partie de ce processus, selon le document, consisterait à examiner comment récompenser ceux qui ont développé le vaccin et rembourser «les coûts de recherche et les risques assumés par les entreprises», tout en reconnaissant le vaccin «comme un bien auquel tout le monde devrait avoir accès, sans discrimination.»

 

Le document citait le pape François, qui a déclaré dans son message de Noël que l'humanité ne pouvait pas permettre que «le virus de l'individualisme radical prenne le dessus sur nous et nous rende indifférents à la souffrance des autres frères et sœurs», ni ne pouvait permettre «la loi du marché et les brevets ont préséance sur la loi de l’amour et de la santé de l’humanité».  Le dicastère et l'académie ont déclaré qu'une concentration exclusive sur le profit et le commerce «n'est pas éthiquement acceptable dans le domaine de la médecine et des soins de santé». «Les investissements dans le domaine médical doivent trouver leur sens le plus profond dans la solidarité humaine. Pour que cela se produise, nous devons identifier des systèmes appropriés qui favorisent la transparence et la coopération, plutôt que l'antagonisme et la concurrence», indique le document.

«Il est donc vital de surmonter la logique du «nationalisme vaccinal», compris comme une tentative par divers États de s'approprier le vaccin dans des délais plus rapides comme une forme de prestige et d'avantage, procurant la quantité nécessaire à ses habitants.» Le document du Vatican appelle à la négociation d'accords internationaux pour gérer les brevets de vaccins «afin de faciliter l'accès universel au vaccin et d'éviter d'éventuelles perturbations commerciales, en particulier pour maintenir le prix stable à l'avenir». Un tel accord, selon le document, permettrait aux gouvernements et aux sociétés pharmaceutiques de collaborer à la production industrielle du vaccin simultanément dans différentes parties du monde, garantissant un accès plus rapide et plus rentable partout.

 

La commission COVID-19 du Vatican et l'Académie pontificale pour la vie ont également appelé à des campagnes généralisées pour éduquer les gens sur la «responsabilité morale» de se faire vacciner. En raison de «l'étroite interdépendance» entre la santé personnelle et la santé publique, la commission et l'académie pontificale ont averti que refuser de prendre le vaccin «peut également constituer un risque pour autrui». Compte tenu de l'absence d'un vaccin alternatif qui n'est ni développé ni testé sur «les résultats d'un avortement volontaire», le document souligne que les vaccins actuellement disponibles sont «moralement acceptables» et que les objections morales que l'on peut utiliser pour refuser la vaccination «sont non contraignantes.» «Pour cette raison, un tel refus pourrait sérieusement augmenter les risques pour la santé publique», en particulier lorsque certaines personnes, comme celles qui sont immunodéprimées, ne peuvent «compter que sur la couverture vaccinale (et l'immunité collective) d'autres personnes pour éviter le risque d'infection» dit le document. En conséquence, une augmentation des infections augmenterait les hospitalisations, «avec une surcharge ultérieure des systèmes de santé, jusqu'à un possible effondrement, comme cela s'est produit dans divers pays au cours de cette pandémie».

 

L’Argentine a commencé mardi une campagne de vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin russe Sputnik V, devenant le premier pays d’Amérique latine à l’utiliser. La Biélorussie a fait de même avec l’arrivée dans le pays du premier lot de vaccins. Dans l’Union européenne (UE), la campagne de vaccination, qui a commencé ce week-end après l’aval donné au vaccin Pfizer-BioNTech, se poursuit. Mardi, la présidente de la commission européenne a fait savoir que l’UE avait décidé de commander 100 millions de doses supplémentaires du vaccin. «Nous aurons donc 300 millions de doses de ce vaccin, qui a été jugé sûr et efficace», a écrit Ursula von der Leyen dans un message publié sur Twitter. L’Espagne a ainsi reçu mardi plus de 350 000 doses du vaccin et le ministre de la santé a indiqué que, si tout se déroulait comme prévu, «autour de 70 %» de la population pourrait avoir été vaccinée à l’été prochain. Aux États-Unis, les autorités ont commencé, quant à elles, à vacciner leurs forces déployées en Corée du Sud le jour où le pays, frappé par une troisième vague, a enregistré un nombre record de morts dus au coronavirus. La vice-présidente élue, Kamala Harris, et son mari devaient se faire vacciner mardi, une semaine après le président élu, Joe Biden (https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/29/covid-19-les-campagnes-de-vaccination-se-poursuivent-l-angleterre-au-c-ur-de-la-tempete_6064756_3244.html).

 

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Publié le 29 Décembre 2020

katolisch.de nous montre ce lundi 28 décembre 2020 que le président de la Conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, encourage les changements dans l'Église catholique. Par exemple, l'interdiction de l'ordination des diacres et des prêtres devient de moins en moins convaincante pour les femmes. Il est très important pour lui "d'appeler honnêtement les arguments de l'Église pour lesquels la fonction sacramentelle ne peut être attribuée qu'aux hommes", a déclaré Bätzing dans une interview au "Herder Korrespondenz" (édition de janvier) : "Mais je dois honnêtement dire : je vois qu’il est tout aussi vrai que ces arguments sont de moins en moins convaincants et qu'il existe des arguments bien élaborés en théologie qui plaident en faveur de l'ouverture de l'office sacramentel aux femmes." Comme première étape, il mentionne souvent le diaconat des femmes, c'est-à-dire l'ordination des diacres comme première étape avant l'ordination des prêtres et des évêques. Car ici, il voit une marge de manœuvre, dit Bätzing : "Pour la fonction de prêtre, les papes depuis Jean-Paul II ont dit à l'unisson que la question avait été conclue, et pourtant elle est sur la table." Le pape Jean-Paul II (1978-2005) a déclaré en 1994 que l'Église n'avait «aucune autorité» pour ordonner des femmes prêtresses. De plus, il avait souligné «que tous les croyants de l'Église doivent enfin adhérer à cette décision». L'une des raisons invoquées à maintes reprises est que Jésus n'a appelé les hommes qu'à être apôtres et successeurs. L'évêque veut également introduire un changement dans le catéchisme, notamment une modification des règles du catéchisme en vue des couples qui ne peuvent pas se marier à l'Église. Pour les personnes qui demandent la bénédiction de Dieu, "des solutions sont nécessaires qui ne sont pas seulement efficaces dans la vie privée, mais qui ont également une visibilité publique - mais qui précisent également qu'aucun mariage n'est établi", a répondu l'évêque interrogé sur une bénédiction pour couples homosexuels. Il pense que l'on peut trouver ici des formes possibles en langage liturgique sans licence romaine. "Cependant, je peux dire pour moi-même qu'après une discussion intensive, je pense que nous devrions changer le catéchisme à cet égard", a déclaré littéralement Bätzing.

 

Le président de la Conférence épiscopale a également clairement défendu le document "Ensemble à la table du Seigneur - Perspectives œcuméniques pour célébrer la Cène et l'Eucharistie du Seigneur" du Groupe de travail œcuménique (ÖAK), avec lequel le comité a lancé un appel très remarqué pour la communion des catholiques et les protestants en septembre de l'année dernière. Selon Bätzing, le document est «un pas en avant intelligent qui est présenté à juste titre». La critique du document doit être bien reçue et recevoir une réponse, dans la mesure du possible : "Cela se produit actuellement. En tant que Conférence épiscopale, nous répondrons aux enquêtes magistrales de la Doctrine de la Foi et incorporerons la critique dans notre appréciation du document de l’ÖAK. En même temps, l’ÖAK traite les contre-arguments eux-mêmes et répond à nouveau." Néanmoins, dans ce contexte, l'évêque a critiqué la réaction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Par exemple, il était irrité par le fait que la lettre du préfet avec les commentaires du préfet était arrivée quelques jours avant le début de l'assemblée plénière d'automne de la conférence épiscopale, bien que le processus du test ait été déclenché le 20 mai. Même lors de sa visite inaugurale au Vatican en tant que président de la Conférence épiscopale allemande en juin, aucun des cardinaux impliqués ne lui a dit "que le processus est en cours d'examen et qu'ils aimeraient m'en parler", a déclaré l'évêque limbourgeois, qui a également critiqué le fait que le Les réactions de la congrégation «beaucoup trop peu» apprécient les efforts œcuméniques qui sont derrière les délibérations de l'ÖAK. "Ce n'est pas n'importe quel café œcuménique, mais un groupe d'experts qui sont aussi personnellement passionnés par l'œcuménisme. Il y a quelque chose de cynique à simplement leur dire: non, rien de tout cela ne fonctionne, continuez à travailler", a souligné Bätzing.

 

En vue de la poursuite du traitement du scandale des abus des abus sexuels des prêtres, Bätzing a défendu le traitement de plus en plus critique envers les anciens évêques et dans certains cas déjà décédés. Il s'agit d'une réévaluation qui représente la réalité. "Nous devons attendre cela de nous-mêmes et de nos prédécesseurs au pouvoir", a déclaré le président de Conférence épiscopale allemande. Cela est également dû aux personnes touchées, qui doivent vivre avec ce qu'elles ont vécu, même si les responsables sont décédés depuis longtemps. En ce qui concerne la génération actuelle d'évêques, Bätzing s'est référé aux directives pour lutter contre les abus sexuels dans l'Église, qui ont été publiées pour la première fois en 2002 : "Si quelqu'un est toujours en fonction aujourd'hui et qu'il est prouvé qu'il n'a pas agi conformément aux directives, il doit s’expliquer et en tirer les conséquences". Cela pourrait également inclure une démission. Bätzing a également déclaré avoir été confronté au problème des abus sexuels dans l'église pour la première fois à l'adolescence. À cette époque, un prêtre a commis des abus durant la génération de ses frères aînés dans sa ville natale. Cela s'est passé exactement de la manière "comme cela nous vient encore aujourd'hui. Caché, mais d'une manière ou d'une autre nous le savions. Personne n'en a parlé, mais c'était là comme sujet". Le prêtre a finalement été retiré de la circulation dans une action de nuit et de brouillard et n'a plus été nommé prêtre. Lui-même, a déclaré Bätzing, et ses frères, "Dieu merci", n'ont pas été affectés par les abus.

 

Enfin, l'évêque de Troyes depuis 1999, Monseigneur Marc Stenger a démissionné ce lundi 28 décembre suite à un problème de santé après avoir subi un accident vasculaire cérébral au mois de novembre, il est actuellement en rééducation. Un collège se réunira le 30 décembre 2020 pour désigner un administrateur pour le diocèse avant la nomination d'un nouvel évêque dans quelques mois. Ce sera alors au pape François de le choisir puis de le nommer en lien avec le nonce apostolique de Paris (https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/troyes-apres-demission-eveque-monseigneur-stenger-election-administrateur-diocesain-30-decembre-1909428.html). Au sein de la Conférence des évêques de France, Monseigneur Stenger était actuellement membre du Conseil épiscopal pour les mouvements et associations de fidèles. Il était également co-président de Pax Christi International depuis son élection en juillet 2019 après avoir été le Président de Pax Christi France entre 2003 et 2019 (https://www.ktotv.com/article/demission-de-mgr-marc-stenger-de-sa-charge-deveque-de-troyes).

 

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Publié le 27 Décembre 2020

katholisch.de nous montre que le pape François a annoncé une année distincte pour la compréhension catholique du mariage et de la famille. Elle devrait commencer le 19 mars, cinquième anniversaire de son écriture "Amoris laetitia", a déclaré le chef de l'Église lors de la prière de midi au Vatican. Aujourd'hui, ce dimanche 27 décembre 2020, l'Église catholique célèbre la fête de la Sainte Famille.

Il s'agit de "rappeler l'idéal de l'amour conjugal et familial", a déclaré le pape François. L'année de l'action et de la mémoire est l'occasion d'approfondir le contenu d’"Amoris laetitia", par exemple à travers des suggestions concrètes et des orientations pastorales. Selon le pape, la congrégation vaticane pour les laïcs, la famille et la vie est chargée de la mise en œuvre. Avec le document «Amoris laetitia», le pape a résumé les résultats de deux synodes familiaux de 2014 et 2015. Cela a surtout provoqué des discussions au sein de l'Église car, dans une note de bas de page de la lettre de près de 300 pages, le pape François a ouvert la possibilité de communier à des personnes divorcées remariées dans des cas individuels après consultation d'un pasteur.

 

La lettre dans son ensemble, ainsi que le dimanche de la Sainte Famille, a déclaré le pape dans son discours, est une occasion de "redécouvrir la valeur éducative de la famille nucléaire". Une famille doit être fondée sur l'amour pour que leurs relations ouvrent toujours des «horizons d'espoir». La «communion sincère» est possible lorsqu'il y a prière dans une famille, lorsqu'il y a une «affection profonde et pure» et du «pardon sur la discorde». «La tendresse mutuelle et l'adhésion détendue à la volonté de Dieu» adoucissent les difficultés quotidiennes de la vie. Bien sûr, il y a aussi des disputes dans les familles, parfois très violentes. Dans la mesure du possible, selon le pape François, un tel différend devrait prendre fin "avant la fin de la journée". Parce que "la guerre froide du lendemain est encore pire", a déclaré le pape. Ce faisant, il a de nouveau rappelé trois mots importants pour vivre ensemble : "S'il vous plaît, merci et désolé".

 

Comme le montre Didier Long dans Jésus de Nazareth, Juif de Galilée en 2011, il est difficile de prendre comme modèle la famille de Jésus puisque les évangiles ne disent à peu près rien de son enfance, et dans les Évangiles de l’enfance de Matthieu et Luc, on ne voit que des rites religieux accompagnant la naissance de tout enfant juif mâle, alors que le contexte historique est différent du notre, Jésus fut sans douté né à Nazareth en 7 avant J.-C. de façon normale puisque les évangiles de Marc et Jean ignorent la conception virginale, et y a grandit.

 

L’enracinement de Jésus était dans la Galilée rurale calme et écrasée d’impôts, une stabilité donnée par les assassinats préventifs mais qui ne cache pas une sourde opposition nationaliste, mais la paix et les avantages d’un niveau de vie acceptable l’emportaient largement chez les gens ordinaires, dans un milieu proche de la mouvance nationaliste juive, et les noms de son père Joseph, un tekton, en gros un artisan allant sur des chantiers prestigieux comme Sepphoris, et de ses frères Jacob, Joset, Judah et Siméon, ce sont les noms que portaient le patriarche Jacob et 3 de ses fils, reflétant des convictions nationalistes bien ancrées. Ses sœurs sont citées, mais pas nommées. Ce sont des frères et des sœurs de sang et non des cousins et des cousines.

 

Malgré son devenir d’artisan, il semble que la famille de Jésus ait eu de l’instruction et le loisir de discuter, d’étudier de pratiquer les subtilités de la Loi juive.  La mort en 6 de Judas le Galiléen suite à une rébellion pacifique ralliant tout le pays, avec la défense des petits paysans écrasés d’impôts en Galilée et l’opposition au recensement de Quirinius qui établit l'assiette de l'impôt romain, a dû marquer l’adolescence de Jésus, qui choisira comme les pharisiens de ne pas prendre la voir de la rébellion meurtrière, choisissant de recourir à une force qu’il est impossible d’arrêter, celle de la non violence.

 

Comme la veille, la prière de midi de l'Angélus n'a été diffusée qu'en ligne et à la télévision. En raison du couvre-feu en Italie dimanche, personne ne devrait venir sur la place Saint-Pierre pour voir le pape comme d'habitude à la fenêtre du palais apostolique.

 

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Publié le 26 Décembre 2020

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce samedi 26 décembre 2020 qu’après Noël, le jour où l'Église célèbre saint Étienne, le proto-martyr, le pape François en appelle à tous ceux qui, encore aujourd'hui, «subissent la persécution pour le nom de Jésus» et «vainquent le mal par le bien». C'est ce que Bergoglio, toujours didactique, appelle la parabole du palmier : «Ils lui jettent des pierres et il laisse tomber les dates». Pour cette raison, il invite chacun à être «des témoins qui illuminent l'aube de Dieu dans les nuits du monde», car «ils brisent la spirale de la haine avec la douceur de l'amour» et «fuient les ombres des ragots et des commérages».

 

Habituellement donnée depuis une fenêtre donnant sur la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre, le discours du pape François a plutôt été retransmis en direct depuis la bibliothèque du palais apostolique du Vatican en raison du strict verrouillage des vacances en Italie. La prochaine étape du programme des fêtes du pape est une cérémonie privée des vêpres le 31 décembre et une messe le 1er janvier pour la solennité de Marie, mère de Dieu, pour inaugurer la nouvelle année (https://cruxnow.com/vatican/2020/12/recalling-first-martyr-pope-says-ordinary-goodness-).

 

Enfin, dans un message signé du cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, le pape François s’adresse samedi 26 décembre aux jeunes participants à la 43e rencontre européenne de la communauté de Taizé, qui aura lieu en mode virtuel cette année. Louant donc la créativité et l’imagination des jeunes, il les invite à une culture de la rencontre d’une manière virtuelle cimentée par l’espérance, car  elle leur «donnera le courage de suivre le Christ et de travailler ensemble avec et pour les plus démunis, en particulier ceux qui ont du mal à affronter les difficultés du temps présent» afin de «s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne». Et le pape leur demande de «continuer à développer une culture de la rencontre et de la fraternité et à marcher ensemble vers cet horizon d’espérance dévoilé par la résurrection du Christ». Le thème choisi pour cette 43e rencontre européenne est le titre du message écrit à cette occasion par le frère Aloïs : «Espérer à temps et à contretemps – Un message pour 2021» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-12/pape-francois-taize-jeunes-rencontre-fraternite-virtuel-europe.html).

 

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Publié le 25 Décembre 2020

"Nous avons besoin plus que jamais de fraternité", insiste le pape dans son traditionnel message de Noël

francetvinfo.fr nous montre avec l’AFP que compte tenu du reconfinement ordonné par le gouvernement italien, ce n'est pas depuis la basilique Saint-Pierre que le souverain pontife s'est exprimé, vendredi, mais depuis l'intérieur de la Salle des bénédictions. "En ce moment historique, marqué par la crise écologique, et par de graves déséquilibres économiques et sociaux aggravés par la pandémie du coronavirus, nous avons plus que jamais besoin de fraternité." Voici le message que le pape François a délivré, vendredi 25 décembre, dans sa traditionnelle bénédiction "urbi et orbi" du jour de Noël.

 

Jorge Bergoglio a appelé à une fraternité concrète, dépassant la famille, l'ethnie, la religion, la langue ou la culture. "Et cela est vrai aussi dans les relations entre les peuples et les nations". Cet appel à la solidarité s'applique "spécialement envers les personnes les plus fragiles, les malades et toutes celles qui, en cette période, se sont retrouvées sans travail ou sont en grave difficulté en raison des conséquences économiques de la pandémie, comme aussi envers les femmes qui, durant ces mois de confinement, ont subi des violences domestiques".

 

Enfin, le pape a eu une pensée pour les difficiles retrouvailles en famille, l'occasion pour lui d'en magnifier l'importance. "Ma pensée va en ce moment aux familles : à celles qui aujourd'hui ne peuvent pas se réunir, comme à celles qui sont obligées de rester à la maison, a-t-il confié à la fin de son message. Que Noël soit pour tous l'occasion de redécouvrir la famille comme berceau de vie et de foi ; lieu d'amour accueillant, de dialogue, de pardon, de solidarité fraternelle et de joie partagée, source de paix pour toute l'humanité".

 

RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/europe/20201225-vatican-une-b%C3%A9n%C3%A9diction-urbi-et-orbi-sous-le-signe-du-covid-19) nous montre aussi que le pape François a surtout plaidé pour un accès universel aux vaccins contre la Covid en veillant à ce que les plus vulnérables ne soient pas oubliés. «Nous ne pouvons permettre que le virus de l’individualisme radical prenne le dessus et nous rende indifférent à la souffrance de tant de frères et sœurs. Je ne peux me mettre moi avant les autres, plaçant les lois du marché et des brevets au-dessus de l’amour et de la santé de l’humanité», a-t-il dit. C’est un message clair du souverain pontife.

 

Et puis comme le veut la tradition, le pape a bien sûr rappelé les différents pays où la paix est encore à conquérir ou consolider, comme dans le Haut-Karabakh. Il a aussi adressé ses pensées vers les populations des pays du Sahel qui souffrent du terrorisme, tout comme celles de la province de Cabo Delgado au nord du Mozambique. Le pape François a enfin tenu à se faire proche des populations affligées par les catastrophes naturelles dans le Sud-Est asiatique, «en particulier aux Philippines et au Vietnam» priant pour les familles qui habitent ces régions.

 

Hier, c’était une messe modeste qui a été célébrée par le pape François jeudi 24 décembre. Le souverain pontife a parlé du don et de l'espoir, en tenant compte de la situation particulière dans le monde. L'Italie est en période de confinement total. Dans la basilique Saint-Pierre de Rome, habituellement il y a 6000 personnes pour la messe de la Nativité. Cette fois, il n'y a que 200 personnes et pas plus. L'ambiance était également très particulière dans les églises de France, où certaines paroisses se sont adaptées (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/noel-messes-particulieres-au-vatican-et-en-france_4232165.html).

 

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Publié le 24 Décembre 2020

Elise Ann Allen nous montre dans cruxnow.com ce jeudi que la veille de Noël, le pape François a envoyé des lettres au Liban et au Sud Soudan pour réconforter les citoyens et exhorter les dirigeants à faire plus d'efforts dans la quête de la paix, exprimant son désir de visiter les deux pays dès que possible.

 

Dans la lettre du 24 décembre au Soudan du Sud, qui a également été signée par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, et le modérateur de l'Assemblée générale de l'Église d'Écosse, le révérend Martin Fair, les trois chefs religieux ont rappelé aux dirigeants sud-soudanais leur engagement pour parvenir à la paix, louant les efforts récents mais les exhortant à faire plus. Dans un mouvement important dans le processus de paix au Sud Soudan, le principal groupe d'opposition du pays a annoncé en novembre son adhésion à un accord de paix de 2018 auquel il s'était opposé jusqu'à récemment, ce qui rend la mise en œuvre de l'accord plus probable. Le conflit au Sud Soudan a éclaté peu de temps après son indépendance en 2011. À peine deux ans plus tard, le président Salva Kiir a évincé le vice-président Riek Machar en décembre 2013, l'accusant d'avoir tenté de diriger un coup d'État pour renverser le gouvernement. Ce qui a commencé comme un différend politique s'est rapidement transformé en conflit ethnique, avec les deux plus grands groupes ethniques du Sud Soudan, les Dinka et les Nuer - auxquels appartiennent les dirigeants - se ciblant mutuellement alors que la violence éclatait. On estime qu'au moins 400 000 personnes ont été tuées dans les violences à ce jour, et des millions d'autres ont été déplacées dans un contexte d'aggravation de la crise humanitaire. Kiir et Machar en 2015 ont convenu d'un cessez-le-feu qui s'est finalement effondré. Ils sont parvenus à un nouvel accord en septembre 2018, mais ont prolongé à deux reprises le délai de mise en œuvre en raison de désaccords sur des aspects techniques, tels que le nombre d'États que le pays aura et la manière de gérer la sécurité. Le pape François, qui a suivi de près le processus de paix au Sud Soudan, a déclaré l'année dernière qu'il se rendrait dans un pays en difficulté aux côtés de Welby et Fair si les dirigeants du pays étaient en mesure de mettre fin au conflit de 7 ans. En avril 2019, le pontife a invité à la fois le président sud-soudanais et le chef de l'opposition à une retraite au Vatican, où il a fait la une des journaux en leur baisant les pieds tout en plaidant pour la paix. Welby et des représentants de l'Église d'Écosse, qui a un partenariat avec l'Église presbytérienne du Sud Soudan  et a joué un rôle actif dans le processus de paix depuis 2015, ont également participé. Un voyage conjoint du pape François, Welby et Fair semblait probable pour 2020, mais la pandémie de coronavirus a contrecarré ces plans.

 

Dans leur lettre, les trois ont rappelé la retraite de 2019 et ont rappelé aux dirigeants sud-soudanais leur engagement "à amener votre pays à une mise en œuvre harmonieuse de l'Accord de paix et le nôtre à se rendre au Sud Soudan en temps voulu, alors que les choses reviennent à la normale". «Nous avons été heureux de voir les petits progrès que vous avez accomplis, mais sachez qu'il ne suffit pas que votre peuple ressente le plein effet de la paix», ont-ils déclaré, ajoutant : «Lorsque nous visitons, nous aspirons à témoigner d'un changement dans la nation, gouvernée par des dirigeants qui, selon les paroles du Saint-Père l'année dernière, se tiennent la main, unis… en simples citoyens» pour «devenir Pères (et Mères) de la Nation». Les trois ont clôturé leur lettre en priant qu'à l'approche de Noël, les dirigeants sud-soudanais «connaissent une plus grande confiance entre vous et une plus grande générosité au service de votre peuple. Nous vous prions de connaître la paix qui surpasse la compréhension dans votre propre cœur et dans le cœur de votre grande nation. »

 

Dans une lettre séparée adressée au cardinal Béchara Boutros Raï, patriarche d'Antioche des Maronites et au président de l'Assemblée des patriarches et évêques catholiques du Liban, le pape François a déclaré vouloir offrir des mots de «réconfort et d'encouragement» aux Libanais dans une situation nationale de plus en plus difficile. Le 4 août, le Liban a été secoué par une double explosion massive au port de Beyrouth, qui est considéré comme l'une des explosions non nucléaires les plus puissantes au monde. L'explosion, finalement imputée à 2750 tonnes métriques de nitrate d'ammonium stockées de manière non sécurisée pendant des années dans un entrepôt portuaire, a tué plus de 190 personnes, blessé quelque 6500 et laissé environ 300 000 sans-abris. S'ajoutant à une situation déjà complexe, l'explosion s'est produite alors que le Liban était déjà sur la voie de l'effondrement économique, et elle a poussé la population plus loin dans la pauvreté au milieu de la flambée du chômage et des taux d'inflation. Déjà en octobre 2019, plus d'un million de Libanais de toutes religions et origines sont descendus dans la rue lors de manifestations massives de plusieurs mois contre une classe politique corrompue. Pourtant, un an plus tard, la situation n'a pas changé. À la suite des explosions, le Premier ministre Hassan Diab a présenté la démission de son cabinet et, pendant des mois, le pays est resté sans gouvernement. Plus tôt ce mois-ci, le président français Emmanuel Macron et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres ont créé un fonds supervisé par la Banque mondiale, les Nations Unies et l'Union européenne pour fournir une assistance au Liban en termes de nourriture, de soins de santé, d'éducation et de reconstruction zones endommagées par l'explosion.

 

Dans sa lettre, le pape François a déclaré qu'il était «profondément troublé» par «la souffrance et l'angoisse qui ont sapé la résilience et l'ingéniosité indigènes du Pays des Cèdres». «Il est encore plus douloureux de vous voir privé de vos précieuses aspirations à vivre en paix et à continuer d’être, pour notre temps et pour notre monde, un message de liberté et un témoin d’une coexistence harmonieuse», a-t-il déclaré, en désignant les nombreux jeunes, des gens qui, à cause des malheurs du pays, ont été «privés de tout espoir d'un avenir meilleur». En ce qui concerne la célébration de Noël, le pape a offert un message d'espoir, citant une ligne du prophète biblique Isaïe, qui a dit que «les gens qui ont marché dans les ténèbres ont vu une grande lumière». Cette lumière, a-t-il dit, «atténue nos craintes et insuffle en chacun de nous l'espoir certain que la Providence de Dieu n'abandonnera jamais le Liban et transformera cette période de tristesse en bien». Réfléchissant au symbolisme biblique du cèdre, pour lequel le Liban est connu, le pape François a déclaré qu'il représente des valeurs telles que la stabilité, la fermeté et la protection, et est un symbole de beauté et de prospérité, même dans la vieillesse. Alors que la naissance du Christ approche, le pape François a dit aux Libanais de «faire confiance à sa présence et à sa fidélité. Comme le cèdre, puisez profondément aux racines de votre vie en commun, pour redevenir un peuple de solidarité fraternelle». «Comme le cèdre qui résiste à chaque tempête, puissiez-vous tirer le meilleur parti des événements présents pour redécouvrir votre identité, qui consiste à apporter au monde entier le doux parfum du respect mutuel, de la coexistence et du pluralisme», a-t-il déclaré, exhortant les citoyens à ne pas abandonner leur rêve d'un pays fructueux et prospère.

 

Le pape François a ensuite lancé un appel aux dirigeants politiques et religieux du Liban pour qu'ils «recherchent le meilleur intérêt du public» plutôt que le leur. «Votre temps ne doit pas être consacré à la poursuite de votre propre gain, votre action n'est pas pour vous, mais pour l'État et la nation que vous représentez», a-t-il dit, exprimant son espoir de visiter «dès que possible». Le pape François a demandé à la communauté internationale d'intercéder pour aider le Liban à se débarrasser du conflit et des tensions régionales, et de «surmonter cette grave crise et reprendre une existence normale». «Fils et filles bien-aimés, dans l'obscurité de la nuit, lève le regard. Que l'étoile de Bethléem soit votre guide et une source d'encouragement, afin que vous puissiez mieux comprendre le plan de Dieu, et ainsi ne perdre ni votre chemin ni votre espérance», a-t-il dit.

 

Enfin, la traditionnelle messe de Noël est cette année bousculée par le Covid-19. Certaines paroisses ont choisi le cœur lourd de prendre des réservations afin d'y assister, d’autres plusieurs horaires, ou des retransmissions vidéo pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à la messe. Quand certaines n'hésitent pas à exporter leurs prières dans des établissements inhabituels comme dans le terrain de basket du palais des Sports Marcel-Cerdan de la ville de Levallois-Perret, réservé depuis La Toussaint, À Gap, 700 personnes pourront assister à cet office symbolique de Noël grâce à l'aménagement de la patinoire, dans le village de Sainte-Fortunade (Corrèze), c'est carrément le parc d'un château local qui a été réquisitionné, note de son côté Le Parisien,  à Canohès, près de Perpignan, l'abbé Pierre Téqui s'est quant à lui fait prêter par la mairie la salle polyvalente (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/distanciation-reservation-visio-les-messes-de-noel-s-adaptent-a-l-heure-du-covid_2141422.html).

 

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Publié le 23 Décembre 2020

Alessandro Di Bussolo nous montre dans vaticannews.va ce mercredi 23 décembre 2020 que le nonce apostolique à Minsk a déclaré avoir été informé par les autorités de l'État du Belarus de «la levée des obstacles» au retour de l'archevêque de la capitale et président de la conférence des évêques bélarusses, Mgr Tadeusz Kondrusiewicz. Depuis le 31 août de cette année après un voyage en Pologne, il en était empêché par son gouvernement.

 

Le nonce a donc exprimé sa gratitude aux autorités pour avoir «répondu positivement» à la demande du pape François concernant précisément la possibilité du retour de Mgr Kondrusiewicz, «qui pourra ainsi célébrer la solennité du saint Noël avec les fidèles dont il est le pasteur». Jeudi 17 décembre dernier, l'ancien nonce au Belarus, Mgr Claudio Gugerotti, avait rencontré, en tant qu'envoyé spécial du pape, le président Aleksander Loukachenko «pour exprimer la sollicitude et les préoccupations» du Saint-Père «sur la situation actuelle dans le pays», comme l'avait informé, ce jour-là, la Salle de presse du Saint-Siège.

 

Malgré cette bonne nouvelle, telemundochicago.com  (https://www.telemundochicago.com/especiales/religion-y-espiritualidad/papa-francisco-navidad-celebraciones-misas/2142009/) nous montre aussi que la pandémie de coronavirus obligera le pape François à célébrer un Noël inhabituel sans fidèles et à l'intérieur, car il n'apparaîtra pas sur la place Saint-Pierre pour la bénédiction traditionnelle Urbi et Orbi dans une Rome confinée. Bien que ce sera un Noël complètement différent, le pape a demandé ce mercredi que ces mesures restrictives dues à la pandémie servent, cependant, aux catholiques pour redécouvrir la vraie célébration de la naissance de Jésus.

 

«En cette année de restrictions et d'inconvénients, pensons au Noël de la Vierge Marie et de Saint Joseph : ce n'était pas facile! Combien de difficultés! Combien de soucis! Pourtant, la foi, l'espérance et l'amour les ont guidés. Qu’il en soit ainsi pour nous aussi», a déclaré  le pape François mercredi dernier lors de l'audience générale. Il espère que ces difficultés dues au coronavirus aident "à purifier un peu la façon de vivre Noël, de le célébrer, de sortir du consumérisme, et qu'il soit plus religieux, plus authentique et plus vrai".

 

Enfin, deux cardinaux faisant partie de la garde rapprochée du pape François, un Polonais, Konrad Krajewski, l’aumônier responsable des œuvres de charité du pape, surnommé le "Robin des bois" du pape, pour ses actions très visibles auprès des démunis et des sans-abris, le Polonais rencontre très régulièrement le pape François, et un Italien, Giuseppe Bertello, 78 ans, qui occupe le poste de président du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, exerçant au nom du pape le pouvoir exécutif du minuscule État, ont contracté le coronavirus, suscitant de nouveau des interrogations sur un souverain pontife se protégeant rarement avec un masque (https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/12/22/direct-coronavirus-le-point-ce-mardi).

 

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Publié le 23 Décembre 2020

Inés San Martín dans cruxnow.com nous montre le mardi 22 décembre 2020 alors que le Sénat argentin se prépare à voter sur un projet de loi visant à légaliser l'avortement, les évêques ont publié un message de Noël brûlant disant que cette «obsession fébrile» du gouvernement pour mettre fin à la protection du pays envers les enfants à naître a encore assombri pour eux une situation nationale sombre, mais l’invite plutôt à «une reconstruction ardue : des sources du travail, de l'éducation, des institutions, des liens fraternels.» «Beaucoup de choses ont été brisées et doivent être guéries. Il est temps de remercier le peuple argentin pour sa patience, sa coopération et sa résistance.» La plupart des écoles sont fermées depuis mars et celles qui ont ouvert ne l'ont fait que pendant une semaine en décembre. Plus de la moitié du pays vit actuellement sous le seuil de pauvreté et le taux de chômage est de 12%, bien que seuls quatre Argentins sur 10 aient un emploi à temps plein. En outre, le nombre de cas positifs au COVID-19 augmente à nouveau, avec plus de 40 000 personnes sont déjà décédées de la maladie.

 

"Ces dernières semaines, le panorama s'est assombri : l'option politique est devenue une urgence incompréhensible, une obsession fébrile pour instaurer l'avortement en Argentine, comme si elle avait quelque chose à voir avec les souffrances, les peurs et les inquiétudes de la plupart des Argentins", dit la déclaration des évêques. «Une autre chose serait de défendre les droits humains des faibles de manière à ne pas les nier même s'ils ne sont pas nés.» L'Argentine avait déjà débattu d'un projet de loi sur l'avortement en 2018, mais il a été rejeté par le Sénat. Le mois dernier, le président Alberto Fernandez a présenté un nouveau projet de loi visant à légaliser cette pratique, dans l'espoir qu'il obtienne une approbation «expresse». La Chambre des députés a voté en faveur du projet de loi le 11 décembre, et le Sénat devrait le voter pendant l'octave de Noël, probablement le 29 décembre. Cependant, les observateurs ont souligné que si le président ne peut pas obtenir la majorité nécessaire - ce qu'il n'a pas jusqu'à présent - le vote pourrait attendre 2021.

 

Bien que l'avortement soit illégal en Argentine, une femme qui a été abusée sexuellement ou dont la vie est mise en danger par la grossesse peut en demander un dans la plupart des hôpitaux publics en raison d'un protocole institué par le gouvernement Fernandez. Selon les évêques, pour ceux qui espèrent que 2021 sera meilleur que 2020, l'agenda législatif présidentiel «n'apporte pas d'espoir». «Il y a des milliers de problèmes sanitaires et sociaux à résoudre, qui nécessitent toute notre attention : des problèmes de vaccination au nombre de personnes très malades qui cette année n'ont pas reçu de soins médicaux adéquats, aux femmes qui souffrent de violence ou qui n'en ont pas un travail décent. Mais ce qui leur est offert en ce moment difficile et incertain, c'est l'avortement, et c'est un coup à l'espoir.» Selon les derniers sondages, plus de 60% de la population s'opposent au projet de loi sur l'avortement.

 

Les évêques demandent au gouvernement et au peuple de se concentrer sur «la lutte contre les causes structurelles de la pauvreté, des inégalités, du manque d'emplois, de terres et de logements, et de la négation des droits sociaux et du travail». La déclaration des évêques, publiée trois jours avant Noël, est intitulée «Pourquoi ne pas renouveler l'espoir» et cite fortement la dernière encyclique du pape François, Fratelli Tutti. Dans un geste rare pour le pontife, il s'est impliqué au moins trois fois dans le débat pour légaliser l'avortement dans son pays natal, en envoyant des lettres condamnant cette pratique.

 

Depuis qu'il a présenté le projet de loi, au moins une fois par semaine, le président a dit quelque chose du genre : «J'espère que François ne se fâchera pas contre moi parce que je suis un catholique qui pense que l'avortement n'est pas un péché» ou «je suis catholique, mais résolvant une urgence sanitaire.» Des sources au sein de la conférence épiscopale ont déclaré à Crux que le gouvernement ne s'attendait pas à une opposition aussi vive de la part des évêques, qui ont été beaucoup plus proactifs qu'en 2018. Cependant, a déclaré la source, voyant le moment choisi et les coups répétés de Fernandez au pape, les évêques se sont sentis plus obligés d'agir au lieu de simplement exhorter les laïcs à le faire.

 

Dans leur message, les évêques ont noté que Noël «nous fait penser à la dignité de chaque vie, nous rappelant ce que vaut un être humain», que ce soit celle d'un enfant à naître, d'une personne âgée ou d'une personne handicapée ou malade. «Cette fois devient un appel fort à la solidarité, au soin mutuel, à pouvoir porter sur nos épaules les souffrances des autres», ont écrit les évêques.

 

Mais cet avis des évêques argentins est un beau raccourci. Après la Chambre des députés, le Sénat argentin a voté, vendredi 4 décembre 2020, une loi instaurant un impôt sur les grandes fortunes, afin de lutter contre la pandémie de coronavirus. Cet impôt défendu par la majorité soutenant le président Alberto Fernandez, censé rapporter trois milliards de dollars permettra d'aider les plus démunis, ainsi que les petites entreprises touchées par la crise. L'impôt ne concernera que près de 12 000 contribuables. Le but est de chercher à réduire les inégalités par l'impôt (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20201205-covid-19-l-argentine-instaure-un-imp%C3%B4t-sur-les-grandes-fortunes-pour-lutter-contre-la-crise).

 

Tout un tas de paquets d'aide ont été aussi alignés pour aider ceux qui en ont besoin à travers ce mois le plus critique de décembre : 22 milliards de pesos en allocations familiales AUH pour les certificats de vaccination et le soutien à la fréquentation scolaire, ainsi que l'extension du programme à ceux-ci. incapable de s'inscrire à ce jour; duplication des quantités de nourriture couvertes par la carte Tarjeta Alimentar; 1,7 million de paniers de Noël; 15 milliards de pesos pour accroître l'approvisionnement alimentaire des municipalités et des soupes populaires; 9,4 milliards de pesos supplémentaires par mois pour le programme de création d'emplois Potenciar Trabajo; lancement du programme de formation des jeunes, Potenciar Joven avec des bourses mensuelles de 8500 pesos: bons de santé jusqu'en décembre; les compléments salariaux ATP et Repro II, les premiers créés pendant la pandémie et étendus aux secteurs les plus critiques; et les prêts aux entreprises à des taux d'intérêt bonifiés (https://batimes.com.ar/news/argentina/covid-crisis-coalition-tensions-alberto-fernandezs-first-year-in-office.phtml).  L'économie montre des signes de reprise, mais au sein du gouvernement, ils savent et admettent qu'«il n'y a pas d'économie sans vaccination». Et le président place ses espoirs dans une campagne de vaccination de masse contre Covid-19 pour relancer la reprise économique de l'Argentine.

 

C’est le 29 décembre que le Sénat devra examiner le projet de loi sur l’IVG. En attendant, l’Église catholique, fortement mobilisée sur cette question, entend maintenir la pression. Ainsi l’épiscopat ne présentera-t-il pas ses vœux de Noël au président Alberto Fernandez cette année; les fidèles et le clergé sont invités pour leur part à une journée de jeûne et de prière le 28 décembre, jour des Saints Innocents (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-12/argentine-message-noel-eveques-avortement.html).

 

Mais l’Église n’est plus crédible face à Alberto Fernandez qui dans son discours d’investiture en décembre 2019, a réaffirmé son engagement envers toutes les femmes, et devant une mobilisation qui n’a cessé de grandir pour légaliser l’avortement dans la rue ou sur les réseaux sociaux, cette fois-ci, elle dépasse désormais les grandes villes pour se dérouler dans tout le pays traversant toutes les générations et tous les milieux sociaux, et enfin, il y a une génération de jeunes filles qui sont en train de convaincre leurs parents d’avancer sur ces questions-là (https://www.elle.fr/Societe/Interviews/IVG-en-Argentine-Une-generation-de-jeunes-filles-est-en-train-de-convaincre-leurs-parents-3894715).

 

Tout ce que l’on voit, c’est que l’Église est vraiment «obsédée» par l’avortement dans le pays se moquant ouvertement que des dizaines de femmes meurent chaque année des suites d'un avortement clandestin, ce qui est un problème de santé publique très grave, au lieu de féliciter les mesures du gouvernement argentin envers les plus faibles pendant cette période de pandémie.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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