Publié le 9 Novembre 2021

EFE nous montre ce lundi 9 novembre 2021 que près de 250 catholiques portugais ont demandé dans une lettre envoyée à la Conférence épiscopale du Portugal (CEP) une enquête indépendante sur les abus sexuels produits dans l'Église car ils considèrent les mesures adoptées "totalement insuffisantes". «Les évêques ont besoin de savoir mieux écouter ce que les laïcs leur disent, et aujourd'hui ils disent que la Commission nationale qu'ils ont lancée est importante mais ne résout pas le problème de l'absence d'une enquête nationale indépendante sérieuse sur l'énorme problème de abus sexuels dans l'Église», a déclaré à Efe Nuno Franco Caiado, promoteur de la lettre.

 

Le document transmis devant l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale hier, et rendu publique aujourd'hui, précise que les droits des victimes et les valeurs sacrées de l'Évangile bafouées sont les seules qui doivent être prises en compte. Il appelle également la Conférence épiscopale à s'aligner sur les directives du pape François et à produire une "enquête nationale rigoureuse, complète et véritablement indépendante sur une période de 50 ans". "Il faut comprendre que ces abus ont pu se produire au Portugal et il faudrait enquêter", assure le promoteur de la lettre, qui loue la situation en France et regrette que les évêques ne veuillent pas franchir le pas pour l'enquête de ce "Problème systémique" qui a eu lieu.

 

L'Église portugaise a créé il y a un mois des commissions dans chacun des 21 diocèses du pays pour enquêter et prévenir les abus sexuels au sein de l'Église, bien qu'il existe des divergences entre les évêques sur la nécessité d'enquêter rétroactivement sur les cas. À l'ouverture de l'assemblée plénière, le président de la Conférence épiscopale, José Ornelas, a promis de découvrir la "vérité historique" sur les abus sexuels commis au Portugal.

 

En outre, il a évoqué la création d'une commission nationale pour coordonner le travail des 21 diocèses avec des procédures communes, ce que le journaliste Jorge Wemans, un autre des signataires, juge insuffisant, comme il l'a expliqué à Efe. «L'Église catholique au Portugal ne pourra retrouver la crédibilité dont elle a besoin que si elle demande la constitution d'une commission d'enquête indépendante. Et si elle s'engage à soutenir pleinement cette commission indépendante, c'est-à-dire en donnant accès à tous les documents et à toutes les personnes, vous devriez consulter et écouter», a-t-il déclaré.

 

Pour rendre cela possible, en plus d'une enquête indépendante, Franco Caiado demande à l'Église "l'humilité" lorsqu'il s'agit de reconnaître le problème et de passer à l'étape suivante. "La prochaine étape est de demander l'aide de tous les laïcs, catholiques, de toute la communauté, dans une réflexion sur la façon de changer l'organisation de l'église et comment exercer le pouvoir en leur sein. Sans ces changements nous n'irons pas loin à cet égard et dans aucun autre", opine-t-il.

 

On peut comprendre la crainte des victimes puisque parmi les évêques du Portugal, il existe des divergences sur la nécessité d'enquêter sur les cas d'abus, comme cela a été fait dans d'autres pays comme la France ou l'Allemagne, du fait qu’ils craignent une enquête indépendante comme en France, où une commission indépendante a récemment recensé plus de 200 000 cas d'abus commis par l'Église depuis 1950 (https://rpp.pe/mundo/europa/portugal-iglesia-catolica-promete-averiguar-la-verdad-historica-sobre-abusos-sexuales-noticia-1368029).

 

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Publié le 8 Novembre 2021

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montre que l'Église catholique avait déjà reconnu sa responsabilité collective auprès des victimes de pédocriminalité en son sein. Les 120 prélats réunis à Lourdes (Hautes-Pyrénées) se sont également accordés sur les modalités d'indemnisation "individualisée" des victimes, a annoncé Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, lundi 8 novembre 2021.

 

Comme annoncé en mars, les évêques réunis à Lourdes ont décidé de constituer une instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, dont le rôle sera d'instruire les demandes des victimes de violences sexuelles. Le nom de la présidente de cette instance a été dévoilé : il s'agit de la juriste Marie Derain de Vaucresson, ancienne défenseure des enfants, qui constituera "son équipe à sa guise sur le modèle de la commission Sauvé".

"Nous avons commencé à abonder le fonds [d'indemnisation], nous évêques, par nos propres cotisations, mais il est évident qu'il nous faut réunir des sommes bien supérieures à celles que nous avions imaginées." Les évêques de France se sont donc engagés à "abonder" ce fonds "en se dessaisissant de biens immobiliers de la Conférence des évêques de France et des diocèses", a déclaré le président de la CEF. "Nous ne prendrons pas d'argent du denier de l'Église" ou les "dons des fidèles", a précisé Eric de Moulins-Beaufort, et "tous les évêques ont accepté d'essayer d'identifier dans leurs diocèses les biens dont ils pouvaient se défaire". Par ailleurs, a-t-il ajouté, "nous avons décidé de souscrire un emprunt, s'il le fallait, pour pouvoir honorer nos obligations." Enfin, les évêques catholiques ont demandé au pape de les aider "en envoyant quelqu'un" de confiance "examiner" la manière dont ils traitent les personnes victimes de pédocriminalité et leurs agresseurs.

 

"On commence pour la première fois à avoir une méthodologie de travail et un calendrier à peu près sérieux", a réagi ce lundi sur franceinfo François Devaux, co-fondateur de l'association de victimes La Parole Libérée, après les annonces de la Conférence des évêques sur la question de l'indemnisation des victimes d'agressions sexuelles. Pour François Devaux, il est désormais "essentiel que le pape reconnaisse à son tour la responsabilité institutionnelle de l'Église" pour pouvoir vraiment lancer un processus de transformation (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/pedocriminalite-dans-l-eglise-on-commence-pour-la-premiere-fois-a-avoir-une-methodologie-de-travail-salue-le-co-fondateur-de-la-parole-liberee_4837521.html).

 

La commission dirigée par Jean-Marc Sauvé avait secoué toute l'institution en publiant le mois dernier son rapport révélant l'ampleur de la pédocriminalité dans l’Église depuis 70 ans. Elle estime à 330 000 le nombre de personnes de plus de 18 ans ayant fait l'objet de violences sexuelles depuis 1950 en France, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, religieux ou personnes en lien avec l'Église catholique.

 

Mais, Arnaud Gallais, co-fondateur du collectif Prévenir et protéger, a dénoncé lundi 8 novembre sur franceinfo "l’absence de réaction du ministère de l'Intérieur, qui est également le ministre des cultes" après la publication du rapport Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Église. Victime de viol entre 8 et 11 ans par son oncle, prêtre missionnaire, Arnaud Gallais appelle Emmanuel Macron, Gérald Darmanin et la Défenseure des droits, Claire Hédon, à être "à la hauteur des enjeux", car "des enfants sont en danger". Il ne croit pas à la prise de conscience de l'Église (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/violences-sexuelles-dans-l-eglise-un-collectifde-victimes-denonce-labsence-de-reaction-du-ministere-de-l-interieur_4837323.html).

 

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Publié le 7 Novembre 2021

Matthieu Lasserre nous montre dans la-Croix.com ce dimanche 7 novembre 2021 que publié début novembre aux États-Unis, «De la paix de Benoît à la guerre de François» regroupe des textes sceptiques sinon critiques des restrictions apportées par le pape François à la célébration de la messe tridentine.

 

Publié par l'écrivain américain Peter A. Kwasniewski, un théologien, spécialiste liturgique et compositeur de musique sacrée, collabore régulièrement avec plusieurs sites web catholiques conservateurs aux États-Unis, ce recueil de réponses à la Lettre apostolique du pape intitulée rassemble 70 textes écrits par 45 auteurs, parmi lesquels figurent d'autres cardinaux tels que Gerhard Ludwig Müller, Raymond Burke, Walter Brandmüller et Joseph Zen (https://www.religiondigital.org/mundo/SARAH-libro-antipapas-vigano-burke-traditiones-misas-latin-muller_0_2392860705.html).  Il existe également des textes très controversés, dont un pamphlet de l'ancien nonce apostolique aux États-Unis, l'archevêque Carlo Maria Vigano, l'un des plus acharnés critiques du pontife, qui a même appelé à sa démission (https://es.aleteia.org/2021/11/02/autores-de-un-libro-sobre-la-liturgia-contra-el-papa-francisco-se-dicen-traicionados/).

 

Parmi les contributeurs, dont plusieurs cardinaux et évêques, certains se plaignent des conditions de réalisation de l’ouvrage, parmi lesquels figurent le préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements Robert Sarah et le journaliste Christophe Geffroy, rédacteur en chef du mensuel catholique La Nef, dont les articles figurent dans le livre (https://es.aleteia.org/2021/11/02/autores-de-un-libro-sobre-la-liturgia-contra-el-papa-francisco-se-dicen-traicionados/). Tous deux assurent ne pas avoir été informés de la présence dans le même livre d'un autre des plus fervents opposants au pape François, l'archevêque Carlo Maria Vigano. Ils n’ont jamais imaginé que leur parole serait  «manipulée» par un «groupe politisé» avec lequel ils sont en «total désaccord» (https://www.religiondigital.org/mundo/SARAH-libro-antipapas-vigano-burke-traditiones-misas-latin-muller_0_2392860705.html).

 

C’est la dernière rixe organisée contre Bergoglio vient précisément des États-Unis à travers un ouvrage liturgique édité, mais le pape François a affirmé aujourd’hui de «se méfier des hypocrites, c'est-à-dire se garder de fonder la vie sur le culte de l'apparence, de l'extériorité, sur le soin exagéré de sa propre image». Et surtout, "attention à ne pas plier la foi à nos intérêts", comme le faisaient, hier et aujourd'hui, les scribes, qui "utilisaient la religion pour vaquer à leurs affaires, abusant de leur autorité et exploitant les pauvres". "C'est du cléricalisme : être sur les humbles et les exploiter, les frapper, pour se sentir parfait. C'est le mal du cléricalisme", a-t-il improvisé. "C'est un avertissement pour tous les temps et pour tous, Église et société : ne profitez jamais de votre propre rôle pour écraser les autres, ne gagnez jamais sur la peau du plus faible !". Cela, et rester «alerte, pour ne pas tomber dans la vanité, pour ne pas devenir obsédé par les apparences, perdre de la substance et vivre dans la superficialité» (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Angelus-vaticano-papa-francisco-domingo-hipocritas-viuda-escribas-fe-intereses-egoismo-autenticidad_0_2394060576.html).

 

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Publié le 6 Novembre 2021

Lourdes : une photo symbolique pour "faire mémoire" aux victimes de pédocriminalité

huffingtonpost.fr avec l’AFP nous montre que évêques, prêtres, responsables d’ordres religieux et quelques fidèles ont “fait mémoire” aux victimes de pédocriminalité, ce samedi 6 novembre à Lourdes, en se recueillant devant une photo et en organisant une prière de repentance au sanctuaire, a constaté une journaliste de l’AFP. “Ici, ensemble, rassemblés pour recevoir le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), nous voulons marquer ce lieu de Lourdes pour un premier témoignage visuel qui fera mémoire de tant de violences, de drames et d’agressions”, a déclaré Hugues de Woillemont, porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF). Scellée au mur de l’hémicycle dans lequel se réunit l’épiscopat, elle préfigure la construction d’un “lieu de mémoire”, décidée en mars par les évêques, mais dont les modalités n’ont pas encore été définies.

 

La photo a été prise par une victime et un texte sur “la violence subie” et la “souffrance” de cet enfant a été lu par une autre victime, Véronique Garnier, qui participe régulièrement aux travaux avec l’épiscopat et participe à l’assemblée plénière de la CEF qui se tient jusqu’à lundi. “Petit enfant”, “qui vous a entraîné dans son secret honteux ? Qui a fait de vous sa chose ?”, a interrogé Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, tandis que Véronique Margron, présidente de la Corref (ordres religieux), a dénoncé “la parole interdite, dehors comme dedans” des enfants victimes. Les 120 évêques, qui n’étaient pas vêtus de leurs habits liturgiques à la demande des victimes, les religieux, prêtres et laïcs se sont ensuite rendus sur l’esplanade de la basilique Notre-Dame du Rosaire, où, après la sonnerie du glas, ils ont participé à une prière de pénitence, certains à genoux, demandant “pardon à Dieu”. “J’ai vécu ces moments avec beaucoup d’émotion”, a déclaré Véronique Garnier, à l’issue de cette cérémonie, soulignant qu’il était important de “nous rendre justice”.

 

Au contraire, une personne se présentant comme victime, enfant, d’un prêtre appartenant à la congrégation des pères de Bétharram, implantée près de Lourdes, a lui, crié sa “colère”, sur l’esplanade. “La repentance, c’est pipeau”, a dénoncé Jean-Marie Delbos, 75 ans, affirmant ne pas être entendu par l’Église. Il a réclamé devant la presse que son prédateur, “revenu dans sa communauté, soit sanctionné et défroqué”. Véronique Margron est venue à sa rencontre pour entamer une discussion avec celui qui avait fait tout ce chemin pour faire entendre sa voix de victime oubliée depuis plus de 60 ans. Une écoute bienvenue pour cet homme qui va enfin pouvoir remettre son épais dossier, témoin de nombreuses et douloureuses années d’attente et être enfin soulagé (https://www.ladepeche.fr/2021/11/06/lourdes-jean-marie-a-crie-sa-colere-pendant-la-conference-des-eveques-de-france-9912809.php). Des mesures financières devraient être annoncées. Insuffisantes pour Jean-Marie, car son présumé violeur vit une retraite paisible dans les Pyrénées. "La première des mesures est de virer tous les responsables qui ont couvert ces gens-là, bien sûr, les prédateurs eux-mêmes. On n'attend rien d'eux", se plaint-il (https://www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/pedophilie-leglise-debat-de-sa-responsabilite-a-lourdes-99766807.html).

 

Enfin, les évêques "se doivent aujourd'hui de passer à l'action et surtout de ne pas regarder les comptes, quitte à ce que l'Église se mette en faillite", a estimé samedi 6 novembre sur franceinfo (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/indemnisation-des-victimes-de-pedocriminalite-les-eveques-doivent-passer-a-l-action-quitte-a-ce-que-l-eglise-se-mette-en-faillite-estime-olivier-savignac_4835263.html) Olivier Savignac, co-fondateur de l’association "Parler et revivre", alors qu'évêques, prêtres, responsables d'ordres religieux et quelques fidèles ont "fait mémoire" aux victimes de pédocriminalité, à Lourdes, en se recueillant devant une photo et en organisant une prière de repentance au sanctuaire. Olivier Savignac salue le geste pénitentiel effectué par les évêques, "qui les engage encore plus". Il en appelle également au pape, car le Vatican "était au courant" des milliers de victimes et n'a "rien fait". "Eux aussi doivent payer", assure-t-il.

 

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Publié le 6 Novembre 2021

Bernadette Sauvaget, envoyée spéciale à Lourdes, nous montre dans son article du vendredi 5 novembre 2021 sur libération.fr que les 120 évêques réunis en plénière à Lourdes ont voté, vendredi matin, un texte qui, outre la responsabilité institutionnelle, reconnaît le caractère systémique des violences sexuelles.

 

En une poignée de minutes, vendredi midi, Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF), a opéré un pas décisif. Et inattendu. Pour la première fois en France, le prélat a reconnu la responsabilité institutionnelle de l’Église catholique dans les violences sexuelles qui ont fait plus de 330 000 victimes, selon les estimations de la Commission indépendante sur les abus sexuels (Ciase) qui a rendu son rapport le 5 octobre. Réunis à Lourdes pour leur assemblée plénière d’automne, les 120 évêques ont voté, vendredi matin, un texte qui, outre la responsabilité institutionnelle, reconnaît le caractère systémique des violences sexuelles. «Elles ne sont pas seulement le fait d’individus isolés, mais ont été rendues possibles par un contexte global. Des fonctionnements, des mentalités, des pratiques au sein de l’Église catholique ont permis que ces actes se perpétuent et ont empêché qu’ils soient dénoncés et sanctionnés», lit-on dans un texte synthétisant leurs décisions. Selon des sources internes à l’épiscopat, la déclaration, dont tous les mots ont été soigneusement pesés et discutés, a fait l’objet d’un vote favorable «massif».

 

La reconnaissance de la responsabilité institutionnelle de l’Église catholique était une revendication des associations de victimes et un point de fracture entre elles et l’épiscopat. « Pour moi, c’est une première étape, très importante. Maintenant on attend surtout ce qui va avoir lieu derrière, les votes et les décisions qui seront prises à l’issue de cette assemblée », a réagi Olivier Savignac, du collectif de victimes Parler et revivre (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/05/pedocriminalite-les-eveques-de-france-reconnaissent-la-responsabilite-institutionnelle-de-l-eglise_6101062_3224.html). «C’est une étape historique qui a été franchie. Il faut savoir reconnaître, déclare François Devaux, le fondateur de La parole libérée, association aujourd’hui dissoute. C’est le début d’un long chemin mais qui ne règle pas tout, notamment pour rétablir la confiance. Si les évêques étaient attendus sur cette question de la responsabilité institutionnelle, le pape l’est encore davantage. Pour le moment, François n’a toujours pas franchi ce pas.» La plupart des associations de victimes expriment leur satisfaction. «C’est un soulagement car je craignais que l’assemblée de Lourdes n’accouche d’une souris, confie, à Libération, un prêtre de Vendée, membre du Collectif 85, regroupant des victimes de violences sexuelles dans ce département. Tout n’est pas gagné. Il faut rester vigilant. Mais le processus semble enclenché.» Jean-Pierre Sautreau, le lanceur d’alerte dans ce diocèse, commente sur le mode de l’humour. «C’est le premier vrai miracle de Lourdes», lâche-t-il.

 

Jusqu’à présent, il n’y avait que l’évêque de Vendée, François Jacolin, confronté à plusieurs scandales massifs de pédocriminalité dans son diocèse, qui avait reconnu clairement reconnu la responsabilité de l’institution. En février, l’ensemble des évêques s’était réuni pendant trois jours pour réfléchir à la notion de responsabilité, preuve s’il en est que d’importants blocages existaient entre eux sur cette question. Le mois suivant, ils avaient publié un texte reconnaissant partiellement des degrés de responsabilité, sans aller jusqu’à mettre en cause l’institution. Depuis lors, l’épiscopat campait sur cette position. La déflagration provoquée par la publication du rapport Sauvé a changé la donne. «Il y a un avant et un après, c’est évident», souligne une source interne à la CEF. Depuis un mois, nombre de fidèles catholiques, bouleversés par ces révélations, réclament des réformes et des changements. Cette pression a sûrement joué dans la décision des évêques qui, vendredi après-midi, ont convié une centaine de laïcs à travailler avec eux sur les suites à donner au rapport Sauvé. Les évêques se sont par ailleurs prononcés par un vote sur «cet engagement de responsabilité», selon le porte-parole de la CEF, Hugues Woillemont. C’était l’une des principales recommandations de la Ciase, qui proposait de reconnaître la responsabilité civile et sociale de l’Eglise « indépendamment de toute faute personnelle de ses responsables» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/05/pedocriminalite-les-eveques-de-france-reconnaissent-la-responsabilite-institutionnelle-de-l-eglise_6101062_3224.html).

 

«Il fallait que les évêques trouvent une base commune pour pouvoir continuer à avancer», dit-on dans l’entourage d’Eric de Moulins-Beaufort. Fragilisé par la polémique sur le secret de la confession, le président de la CEF semble avoir repris la main. «Le constat terrible de la Ciase nous oblige à entamer un grand travail de renouveau», a-t-il déclaré, vendredi en début d’après-midi dans l’hémicycle où se tiennent les débats. Le principal chantier qui s’ouvre est celui des réparations. «Nous sommes dans la perspective d’un processus de réparation, de justice réparatrice», un processus dans lequel «il y a d’abord un travail d’accueil des personnes victimes, d’écoute, de reconnaissance de ce qu’elles ont subi, de médiation et de réparation, avec une dimension financière», a affirmé à la presse Luc Crepy (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/05/pedocriminalite-les-eveques-de-france-reconnaissent-la-responsabilite-institutionnelle-de-l-eglise_6101062_3224.html), évêque de Versailles. Il a promis lundi « des gestes forts » ainsi qu’un « échéancier précis » de mesures à mettre en œuvre. D’ici lundi, les évêques vont affiner et, selon toute vraisemblance, entériner leur dispositif. De leur côté, les associations de victimes et les réseaux de fidèles catholiques qui se mobilisent maintiennent leur pression. Tandis que les évêques ont prévu une cérémonie en mémoire des victimes, deux rassemblements sont prévus, samedi en début d’après-midi, l’un à Paris devant le siège de la CEF et l’autre à Lourdes.

 

En France, les évêques ont montré un certain courage en reconnaissant la responsabilité de l’institution dans les abus, malheureusement les évêques polonais, qui ont achevé vendredi 29 octobre leur visite ad limina au Saint-Siège, n’ont pas les souci de répondre à la souffrance des victimes des prêtres pédophiles puisqu’ils se sont plaint auprès de leurs interlocuteurs romains des sanctions ayant frappé certains de leurs confrères, accusés d’avoir tu ou négligé des affaires de pédophilie (https://www.la-croix.com/Religion/Abus-sexuels-eveques-polonais-trouvent-Rome-trop-severe-2021-11-03-1201183433). Les victimes polonaises méritent mieux que ces plaintes absurdes .

 

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Publié le 4 Novembre 2021

Loup Besmond de Senneville (à Rome), nous montre dans la-Croix.com que dans un message adressé ce mardi 4 novembre à des associations italiennes (la Communauté Jean-XXIII, l’Action Catholique Italienne et le Centre Sportif Italien, en collaboration avec le Centre pour la Victimologie et la Sécurité de l’Université de Bologne) dans lequel il a évoqué toute forme d’abus, le pape souhaite  mettre en avant l’importance «d’éradiquer la culture de mort dont est porteuse toute forme d’abus, sexuel, de conscience, de pouvoir» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-11/message-pape-francois-congres-protection-des-mineurs.html), et que «la protection des mineurs devienne une priorité de plus en plus grande dans l’action éducative de l’Église» et encourage la mise en place de parcours de formation pour «tous ceux qui ont des responsabilités éducatives et travaillent dans des environnements avec des mineurs», en particulier «dans l’Église».

 

Et «Que la protection des mineurs soit toujours plus concrètement une priorité ordinaire dans l’action éducative de l’Église; qu’elle promeuve un service ouvert, fiable et faisant autorité, en opposition ferme à toutes les formes de domination, de défiguration de l’intimité et de silence complice», demande-t-il. Avant d’assurer les participants de sa prière et de sa bénédiction, Le pape François conclut son message en espérant que ce congrès constituera une «base solide pour poursuivre ensemble le service aux enfants et aux jeunes, aux familles et à l’entière communauté ecclésiale et civile» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-11/message-pape-francois-congres-protection-des-mineurs.html).  

 

Il a aussi écrit aux évêques de France, les encourageant à «prendre toutes les mesures nécessaires afin que l’Église soit une maison sûre pour tous», et «de prendre soin du saint Peuple de Dieu blessé et scandalisé ; enfin de reprendre avec joie la mission, tournés résolument vers l'avenir». Le pape est également certain que «le peuple de France attend la Bonne Nouvelle du Christ» et qu’«il en a besoin plus que jamais». Il confie ainsi avec «une particulière tendresse» l’immense majorité des prêtres à la sollicitude des évêques. «Ils ont besoin d’être fortifiés et soutenus» alors que leur si belle vocation est salie, ajoute-t-il. Le pape François évoque aussi dans cette lettre les autres sujets traités lors de l’assemblée plénière et qui lui tiennent à cœur comme le soin de la maison commune, avec l’approfondissement de Laudato si’, et l’œcuménisme (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-11/pape-lettre-cef-assemblee-pleniere-eveques-france.html).

 

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Publié le 3 Novembre 2021

notretemps.com avec l’AFP nous montre que les évêques catholiques, réunis depuis mardi à Lourdes pour leur réunion annuelle, ont débuté leur examen du rapport choc de la commission Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Église, afin d'apporter des réponses concrètes à "l'immense attente" des victimes et des fidèles. Pendant sept jours, les quelque 120 prélats consacreront près de la moitié de leurs travaux à la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineur.

 

Ils ont été accueillis par le président de la Conférence des évêques (CEF), Mgr Eric de Moulins-Beaufort qui "a évoqué la question de la responsabilité" de l’Église, "une question centrale qui nous est posée par le rapport Sauvé" et qui sera "au cœur de notre réflexion tout au long de la semaine", selon Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles. "Lors de la dernière assemblée des évêques en mars, il y a déjà eu une affirmation très forte de cette responsabilité de l’Église, des évêques", a poursuivi Mgr Crepy, en conférence de presse, précisant : "Je pense qu’au terme de cette semaine, nous irons plus loin." Mgr Eric de Moulins-Beaufort a aussi "souligné ce qui anime les évêques : il y a une immense attente, de la part des personnes victimes, de beaucoup de fidèles", a-t-il ajouté.

 

Les évêques ont ensuite fait "une pause de silence en mémoire des victimes". Certains d'entre eux se sont recueillis face à la grotte où, selon la tradition catholique, la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous en 1858. Puis ils se sont réunis à nouveau à huis clos pour commencer à examiner le rapport Sauvé. "Certains évêques ont choisi de lire telle ou telle parole de personnes victimes pour toute l'assemblée. "Nous avons d’abord été à l’écoute. Puis un certain nombre d’évêques ont été chargés de nous dire ce qui dans leur lecture les touchaient", a indiqué M. Crepy.

 

Les chiffres du rapport sont effrayants. Quelque 216 000 personnes de plus de 18 ans ont fait l'objet de violences ou d'agressions sexuelles pendant leur minorité de la part de clercs (prêtres ou diacres) ou de religieux et religieuses depuis 1950. La commission estime à environ 3000 le nombre de prédateurs impliqués en soixante-dix ans. Si quelques victimes ont été invitées à Lourdes, seule une poignée fera le déplacement. Aucun des collectifs et associations qui les représentent n'y sera présent, regrettant que le rapport Sauvé ne soit pas le sujet unique de l'assemblée.

 

"Je ne suis pas représentatif des absents mais je tiens à ce que les absents soient présents, ne serait-ce qu'à travers le fait que je pourrai dire pourquoi ils sont absents", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Souveton, un prêtre victime de violences sexuelles qui doit arriver à Lourdes mardi après-midi. Il participera à la séance en assemblée plénière mardi et est invité à s'exprimer, avec d'autres victimes, devant les évêques vendredi, avec des membres de la Corref (Conférence des religieux et religieuse de France), des laïcs et clercs ayant participé à des groupes de travail, des membres de cellules d'écoute et des responsables de l'enseignement catholique.

 

Les questions de "responsabilité" de l’Église mais aussi du dispositif financier permettant de verser, à l'avenir, une contribution aux victimes, seront à l'étude pendant cette conférence, et même parmi "les priorités" de cette rencontre, selon l'épiscopat. Après une semaine de travaux, plusieurs sujets - dont on ignore encore la teneur - seront soumis au vote des évêques lors de la clôture, le 8 novembre. Parmi ses 45 recommandations, la commission Sauvé propose de reconnaître la responsabilité civile et sociale de l’Église "indépendamment de toute faute personnelle de ses responsables".

 

Elle préconise aussi d'individualiser le calcul de l'indemnisation due à chaque personne victime en fonction des "préjudices subis". Pour financer le fonds d'indemnisation, la commission écarte la piste d'un appel aux dons des fidèles, préconisant de financer les indemnités versées aux victimes "à partir du patrimoine des agresseurs et de l’Église de France".

 

Mercredi 3 novembre, au lendemain de cette journée d’une grande gravité, les évêques sont entrés dans une longue séquence dédiée à l’approfondissement de l’encyclique Laudato Si’. «Nous sommes heureux de le faire avec vous, nos invités diocésains mais plus encore […] avec vous personnes en précarité qui venez nous partager votre expérience, votre perception du désordre écologique», a souligné le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Éric de Moulins-Beaufort, en introduction. Lors de cette séquence de travail, ils ont réfléchi au déploiement de l’encyclique Laudato Si’ dans toutes ses dimensions dans les diocèses de France (https://fr.aleteia.org/2021/11/03/a-lourdes-les-eveques-poursuivent-leur-travail-entre-reflexion-et-debats/).

 

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Publié le 2 Novembre 2021

francetvinfo.fr nous montre que l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France débute ce mardi  2 novembre 2021à Lourdes et doit examiner le rapport Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Eglise. "Nous ne serons jamais à la hauteur des conséquences des crimes qui ont été commis, mais qu'au moins, nous soyons enfin à hauteur de femmes et d'hommes, de ces vies détruites", a appelé lundi 1er novembre sur franceinfo Véronique Margron, théologienne présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). La Corref est commanditaire, avec l'épiscopat français, du rapport de Jean-Marc Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Église. Ce rapport doit être examiné par l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France qui débute mardi 2 novembre à Lourdes.

 

Véronique Margron attend que l'épiscopat soit à la hauteur "de toutes ces vies abimées", et notamment de "ces femmes et ces hommes qui se sont suicidés à la suite des abus qu'ils ont subis". Elle souhaite également que soit mis en route "ce tiers de justice que les victimes, mais aussi la société et l'ensemble de l'Église des fidèles, attendent avec raison". Pour résoudre le problème de l'indemnisation des victimes, la présidente de la Corref estime que "la seule façon" est de "se dire que nous devons le faire. Il nous faut enfin faire justice aux victimes qui, pour beaucoup d'entre elles, attendent depuis des décennies". Elle souligne que "ces violences ont pu entraîner des traumatismes qui durent toute la vie". À travers les indemnisations, il s'agit "de tenter de réparer ce qui n'est pas réparable d'une vie", poursuit Véronique Margron. "Personne de nous ne pourra rendre ni l'innocence, ni l'enfance à quiconque, ajoute-t-elle. Mais ceci nous oblige plus encore à tenter de réparer ce qui peut l'être et ceci doit pouvoir se faire de façon, autant que possible, individualisée."

 

francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/rapport-sauve-un-appel-aux-dons-pour-indemniser-les-victimes-est-exclu-pour-l-archeveque-de-strasbourg-car-ce-serait-tres-mal-pris_4830023.html) nous montre que les évêques français vont réfléchir, à partir de mardi, aux suites du rapport de la Commission Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Église et notamment sur la question de l'indemnisation des victimes. Il y avait deux positions présentent chez les évêques durant la discussion du mois de mars de cette année. Une qui disait que oui, bien sûr, il y avait une responsabilité des auteurs, que personne ne le niait, et qu'on allait faire en sorte que cela ne se reproduise plus. Et puis l'autre position qui disait qu'il fallait aller jusqu'au bout de cette reconnaissance parce que c'est l'esprit sain qui appelle aujourd'hui à prendre en charge totalement les victimes à travers la reconnaissance de ces responsabilités civile, sociale et systémique.

 

Faire un appel aux dons pour indemniser les victimes de viols ou d'agressions sexuelles de la part de prêtres est exclu pour l'archevêque de Strasbourg. "Ce serait très mal pris, ça n'aurait pas de sens", a affirmé monseigneur Luc Ravel, mardi 2 novembre sur franceinfo qui pense qu’«il faut trouver de l'argent autrement.» Le rapport de la Commission Sauvé sur les violences sexuelles dans l'Église a été publié le 5 octobre dernier. Les suites de ce rapport doivent être discutées cette semaine à Lourdes, lors de l'assemblée plénière de la Conférence des évêques de France. Pour l’archevêque, il faut rouvert des solutions concrète, car «on nous presse - aussi bien les victimes que la Commission - de reconnaître notre responsabilité avec évidemment toutes les conséquences qui vont avec parce que le rapport de la Commission Sauvé», et pour lui  «Les victimes demandent des choses concrètes. J'en ai entendu une centaine. Leur premier mouvement est d'abord d'être reconnues réellement comme des victimes de l'Église.», «Mais il faut leur dire qu'elles sont réellement des victimes, que ça produit en elle des chocs qui les détruit pendant 50 à 60 ans.», et «D'abord, elles attendent de l'écoute et éventuellement, mais pas toutes, un accompagnement dans le temps. Vraiment, il y aura aussi je pense des discussions qui vont avec la question de la responsabilité».

 

Selon Olivier Savignac, fondateur du collectif de victimes "Parler et Revivre", et lui-même victime d'un prêtre en 1993 lors d'un camp de jeunes à Arthez d'Asson dans le Béarn, c'est une preuve que la conférence n'a pas pris pleinement conscience de la gravité de la situation. "L'Église doit pouvoir mettre dans sa priorité ce sujet-là avant tout autre" expliquait ce mardi matin Olivier Savignac sur France Bleu Béarn Bigorre. "Parce qu'il en va de sa crédibilité, et il en va aussi de son existence parce que ce sujet a ébranlé les fondations, les racines de l'Église, donc je trouve que c'est pris un peu à minima, et je m'inquiète de la mise en place de ce processus qui devrait être pris au sérieux et qui à mon goût ne l'est pas de la part des évêques".  Invité à participer à la conférence, comme d'autres associations de victimes, Olivier Savignac a décliné car selon lui, il est temps que les évêques se mettent au travail. Il explique que c'est à eux d'agir, plus aux victimes, et c'est à eux de prendre des mesures à la hauteur de la gravité du sujet. Selon Olivier Savignac, il faut piocher dans le patrimoine immobilier. D'après lui, certaines communautés religieuses ont déjà décidé d'y faire appel pour réparer financièrement les blessures provoquées sur les victimes. "On attend que les diocèses fassent de même" explique-t-il. "Chaque diocèse gère un patrimoine immobilier, peut revendre ce patrimoine, peut financer avec sa trésorerie le fonds d'indemnisation. Si les religieux le font, les évêques doivent pouvoir le faire aussi" (https://www.francebleu.fr/infos/societe/abus-sexuels-dans-l-eglise-la-conference-des-eveques-de-france-doit-faire-de-ce-sujet-sa-priorite-1635844384).  

 

Enfin francetvinfo.fr  (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/conference-des-eveques-de-france-depuis-la-publication-du-rapport-sauve-on-a-surtout-entendu-beaucoup-de-silence-souligne-une-journaliste_4830123.html) nous montre que pour Christine Pedotti, directrice de la rédaction de "Témoignage Chrétien", il y a une "une très forte attente" car "on a surtout entendu beaucoup de silence" chez les catholiques après la publication du rapport Sauvé sur les violences sexuelles dans. La journaliste souligne une "véritable inquiétude" chez les catholiques, "sur le fait que les évêques ne se rendent pas compte de la déflagration qui vient de se produire, y compris à l'égard de leurs prêtres". Elle signale aussi qu’«On voit bien que dans le monde catholique, il y a une grande agitation. Il y a beaucoup de propositions. Les laïcs, c'est-à-dire ceux qui ne sont ni prêtre ni évêque, pensent qu'en fait ils ont une responsabilité. Ce sont des questions très profondes qui agitent en ce moment les catholiques, et en particulier les pratiquants.» Et «Il y a vraiment une très forte demande des catholiques pour qu'en fait, il y ait une grande mise à jour de l'Église. Et puis, évidemment, arrive tout de suite quelque chose qui renverse la centralité de la figure des prêtres, puisqu’ils demandent des prêtres mariés, la présence des femmes. Le partage du pouvoir entre les clercs et les laïcs dans des pourcentages qui sont énormes, de neuf sur dix.»

 

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Publié le 1 Novembre 2021

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre dans son article du dimanche 31 novembre 2021 que quatre semaines après la remise du rapport Sauvé, la réunion annuelle des évêques (CEF), à partir de mardi à Lourdes, est bousculée par l’onde de choc des révélations sur l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique. Initialement prévue sur six jours, la rencontre a été allongée avec cette journée d’ouverture qui porte entièrement sur ce sujet (https://actu.fr/societe/hautes-pyrenees-les-eveques-de-france-se-penchent-sur-le-rapport-sauve-a-lourdes_46068924.html).

 

Les quelque 120 évêques réunis pendant sept jours à Lourdes consacreront près de la moitié de leurs travaux à «la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineur», selon le programme remis à la presse. L’assemblée, initialement prévue sur six jours, a été allongée avec une journée d’ouverture qui porte entièrement sur le thème. Jean-Marc Sauvé, président de la Commission sur la pédocriminalité, n’a pas été invité. Les évêques ont pour objectif de «donner du temps à la réception, au travail, à la lecture» du rapport publié le 5 octobre et qui a révélé l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique depuis 1950.

 

La Commission sur les abus sexuels dans l’Église a publié mardi un rapport accablant, faisant état de 216 000 victimes depuis 1950.  Les chiffres sont effrayants. Quelque 216 000 personnes de plus de 18 ans ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité, de la part de clercs (prêtres ou diacres) ou de religieux et religieuses depuis 1950. Le rapport chiffre à environ 3000 le nombre de prédateurs impliqués en 70 ans. La réaction de l’épiscopat est attendue par les catholiques : 76 % d’entre eux estiment qu’elle n’a pas été à la hauteur jusqu’à présent, selon un sondage Ifop pour le journal La Croix publié jeudi.

 

Des victimes seront invitées à s’exprimer en assemblée plénière vendredi, avec des membres de la Corref (Conférence des religieux et religieuse de France), des laïcs et clercs ayant participé à des groupes de travail, des membres de cellules d’écoute et des responsables de l’enseignement catholique. Samedi matin, un «geste mémoriel», symbolique est prévu en direction des victimes.

 

Parallèlement, un rassemblement de laïcs, de collectifs de victimes sera organisé à 14 h à Lourdes et à Paris devant le siège de la Conférence des évêques, avec un ruban violet symbolisant l’appel à la reconnaissance de la responsabilité de l’Église, la réparation et un programme de réformes. Si quelques victimes ont été invitées à Lourdes, aucun des collectifs et associations ne fera le déplacement, regrettant que le rapport Sauvé ne soit pas le sujet unique de l’assemblée.

 

Pour François Devaux, cofondateur de l’association La parole libérée, il est «impératif» que les évêques prononcent le 7 novembre la «reconnaissance de la responsabilité de l’Église et engagent un processus de réparation». Les questions de «responsabilité» mais aussi du dispositif financier permettant de verser, à l’avenir, une contribution aux victimes, seront à l’étude pendant cette semaine, et même parmi «les priorités» de cette rencontre, selon l’épiscopat.

 

Parmi ses 45 recommandations, la commission Sauvé a proposé d’individualiser le calcul de l’indemnisation due à chaque personne victime en fonction des «préjudices subis». Pour financer le fonds d’indemnisation, elle écarte la piste d’un appel aux dons des fidèles, préconisant de financer les indemnités versées aux victimes «à partir du patrimoine des agresseurs et de l’Église de France».

 

La journée du mercredi 3 et la matinée du jeudi 4 novembre seront consacrées à la séquence "Clameur de la Terre, clameur des pauvres", en présence de représentants de groupes de personnes en précarité, dans le sillage de la réflexion initiée par les évêques lors de l’Assemblée plénière de novembre 2019 (https://www.ladepeche.fr/2021/11/01/le-rapport-sauve-au-coeur-de-la-conference-des-eveques-de-france-9902199.php). Il faut dire que durant ces six jours d’assemblée, les évêques de France poursuivront par ailleurs leurs travaux sur des thématiques déjà abordées lors des rendez-vous précédents, à commencer par l’encyclique Laudato Si’ et sa traduction dans la vie quotidienne. Cette année, l’accent est mis en particulier sur le lien entre la précarité et la crise écologique (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-11/assemblee-pleniere-novembre-2021-conference-eveques-france-cef.html).

 

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Publié le 1 Novembre 2021

cath.ch nous montre que le pape François a invité les dirigeants du monde à écouter le cri de la Terre et celui des pauvres, lors de l’Angélus du 31 octobre 2021, alors que s’ouvrait la Conférence des nations unies sur le climat à Glasgow (COP26).

 

Le pape ne se rendra pas sur place en Écosse, mais il a multiplié les messages ces derniers jours, encourageant les jeunes à participer lors de l’audience générale, faisant entendre sa voix sur les ondes de la BBC. Lors de la prière mariale qu’il présidait place Saint-Pierre, il a à nouveau évoqué cet événement international, demandant à la foule présente sous sa fenêtre de s’unir à ses prières : «Prions afin que le cri de la Terre et le cri des pauvres soit écouté. Que cette rencontre puisse donner des réponses efficaces, en apportant une espérance concrète aux futures générations.»

 

Le pape a également mentionné l’exposition photographique «Laudato si’», œuvre du jeune photographe bangladais Asaf Ud Daula, inaugurée le même jour place Saint-Pierre : «Allez la voir», a-t-il recommandé. Vingt-six clichés y sont exposés sur des panneaux de bois, du 31 octobre au 8 novembre, sous les colonnades du Bernin. Une délégation du Saint-Siège participera à la COP26, conduite par le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin.

 

cath.ch (https://www.cath.ch/newsf/le-pape-invite-a-devenir-une-traduction-originale-de-levangile/) nous montre aussi que Le pape à l’Angélus du 31 octobre 2021, place Saint-Pierre, nous a aussi invité à devenir une «traduction» de l’Évangile, «vivante, différente, mais originale», chacun à sa manière, et non pas une «répétition». En conclusion, le pape François a invité à répéter le premier des commandements, comme le scribe de l’Évangile : «Aimer Dieu de tout mon cœur, de toute mon intelligence, de toute ma force… et aimer mon prochain comme moi-même.» Il a laissé la foule avec cette question : «Ce commandement oriente-t-il vraiment ma vie»? Et de conseiller un examen de conscience, le soir, pour «voir si aujourd’hui nous avons aimé le Seigneur et si nous avons fait un peu de bien à ceux que nous avons rencontrés».

 

Le pape a également lancé un appel pressant pour la population haïtienne, s’inquiétant des conditions «extrêmes» de vie sur place, après avoir regardé l’émission «A Sua Immagine» de la chaîne de télévision Rai 1, qui retransmettait le témoignage d’un missionnaire camilien, le père Massimo Miraglio : «Ce qu’il nous disait… de cette souffrance, de la douleur sur cette terre, et dans quel abandon. Ne les abandonnons pas !» s’est exclamé le pape. «En rentrant chez vous, a aussi recommandé le pape à la foule nombreuse sous ses fenêtres, cherchez les nouvelles d’Haïti. Et priez, priez beaucoup.» Dans un entretien à La Stampa en août dernier, le père Miraglio avait parlé d’une situation «très grave», faisant état de besoins urgents de médicaments, nourriture et bâches pour abriter les déplacés. En montagne notamment, 95% des habitations avaient été détruites. Ces dernières semaines, les Haïtiens doivent faire face en outre à l’augmentation des violences et à une pénurie de carburant, sur fond de crise politique depuis l’assassinat du président le 11 juillet dernier.

 

Le pape a enfin mentionné les victimes des intempéries au Vietnam et en Sicile. Alors que des milliers de Vietnamiens ont dû être évacués dans le centre du pays, en proie à des pluies diluviennes, le pape a assuré de ses prières pour les «familles qui souffrent». Le pontife a également exprimé son «encouragement» à tous ceux qui, parmi les dirigeants et l’Église locale, «se sont engagés pour répondre aux urgences». «Je suis aussi proche des populations de la Sicile touchées par les intempéries», a ajouté le pape. Sous la tempête depuis plusieurs jours, l’infrastructure routière de l’île italienne a été submergée par les crues des rivières.

 

Enfin, le président américain Joe Biden et son épouse Jill ont assisté à un service catholique à Rome samedi soir. Des photos sur Twitter de divers médias l'ont montré dans l'église Saint-Patrick en conversation avec le prêtre de la congrégation anglophone de Rome. Au cours de la messe, Biden a également reçu la communion, comme l'a confirmé par la suite le père Steven Petroff. Biden était à Rome pour le sommet du G20. Que Biden, le deuxième président catholique des États-Unis après John F. Kennedy, assiste à la messe à Rome, avait été étroitement surveillé par les médias. Une déclaration est débattue parmi les évêques américains selon laquelle les politiciens qui préconisent une législation libérale sur l'avortement devraient être exclus du sacrement de l’eucharistie. Vendredi, Biden a été reçu par le pape François pour une longue audience privée. Plus tard, interrogé par des journalistes, le président a déclaré que le pape lui avait dit qu'il était un "bon catholique" et qu'il devrait aller à la communion (https://www.katholisch.de/artikel/31811-us-praesident-biden-besucht-messe-in-rom).

 

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