Benoit XVI clôt son voyage au Mexique par une messe géante

Publié le 26 Mars 2012

C'est en grande pompe que le chef de l'Eglise catholique a achevé son voyage au Mexique. Benoît XVI a rassemblé dimanche 25 mars une foule immense de fidèles lors d'une messe en plein air célébrée au parc du Bicentenaire de Leon (centre), l'occasion pour l'archevêque de cette localité de dénoncer "la peur, l'impuissance et les souffrances" engendrées par la guerre des cartels de drogue au Mexique.

 

Lors de sa dernière journée dans ce pays, le pape allemand a dit la messe devant une foule joyeuse estimée par les organisateurs à 300 000 personnes qui, pour certaines, brandissaient des photos du chef de la chrétienté et de Notre-Dame de la Guadalupe, sainte patronne du Mexique. Certains avaient campé depuis plus de 24 heures pour apercevoir Benoît XVI, qui a fait sa traditionnelle entrée dans le parc à bord de sa "papamobile" en arborant un sombrero blanc et noir au plus grand plaisir de ses hôtes. Ici, Benoit XVI montre son côté joueur, ce qui est bien sympathique.

 

Mgr José Martin Rabago, archevêque de Leon, a donné le ton en détaillant les souffrances d'un pays où la guerre entre les cartels de la drogue et les pouvoirs publics a fait plus de 50 000 morts ces cinq dernières années. "Nous avons vécu des périodes de violence et de mort qui ont engendré une sensation pénible de peur, d'impuissance et de chagrin", a-t-il dit lors de son allocution. Un bon bilan de la violence provoquée par les cartels de la drogue au Mexique. C’est déjà la conférence épiscopale mexicaine sous son autorité en 2010 qui dénonça les liens douteux de certains des membres de l’Église qui avaient accepté l’argent des cartels désavouant le message qu’elle aurait pu donner sur ce sujet. Cette dénonciation arriva à temps, mais bien trop tard pour les prêtres refusant de se vendre aux cartels qui eux se sont fait et se font encore assassiner.

 

Benoît XVI lui a embrayé le pas en désavouant un christianisme reposant sur "la puissance des armées". Invoquant Notre-Dame de la Guadalupe, il a demandé son intercession pour que "cette chère nation continue à appeler (...) au respect de la vie humaine, et à la stimulation de la fraternité, évitant la vengeance inutile et déracinant la haine". La fraternité est-elle possible face aux puissants cartels de la drogue mexicains qui se débarrassent par les armes de tous ceux qui s’opposent à eux. L’amour n’a pas de place pour ces puissants cartels qui s’enrichissent en vendant la mort. Jésus avait initié un mouvement de résistance passive, une notion qu’utilisèrent ensuite Gandhi et Martin Luther King. Il ne faut pas attendre bras croisé et prier, mais manifester et appeler le gouvernement à faire sont travail afin de montrer que la population est contre les cartels. Car les cartels n’ont peur que quand on leur résiste.

 

Le souverain pontife doit partir lundi matin pour Cuba, dernière étape délicate de son voyage, après avoir été chaleureusement accueilli dans cette région très pieuse du centre du Mexique. Pendant ce temps, à Cuba les médias en ligne présentent Benoît XVI comme un allié naturel du régime. C’est amusant, mais pas étonnant.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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voyage au mexique 23/04/2012 14:43


C'est une bonne nouvelle pour les mexicains !

paroissiens-progressistes 23/04/2012 18:36



Oui, en effet pour un pays très pratiquant, mais cela peut donner aussi une bonne dose de tourisme religieux.


Merci !