Benoit XVI est rentré à Rome

Publié le 29 Mars 2012

Le pape Benoît XVI est rentré jeudi matin en Italie après six jours de voyage au Mexique et à Cuba, où il a demandé aux autorités d’accorder le plein exercice des “libertés fondamentales” aux Cubains et condamné l’embargo américain.

 

Après plus de dix heures de vol depuis La Havane, le boeing 777 Alitalia qui transportait le Pape s'est posé à l'aéroport de Rome Ciampino ce jeudi matin. Benoît XVI a ensuite regagné en hélicoptère ses appartements du palais apostolique au Vatican. Dans un télégramme adressé au président italien Giorgio Napolitano, le Pape a fait part de son admiration devant "la foi et le désir de progrès spirituel et social" des populations cubaine et mexicaine. Après deux jours passés à Cuba, le Pape avait pris congé de ses hôtes mercredi après-midi. Son avion a décollé de l’aéroport international José Martí de La Havane à destination de Rome.

 

Le dernier événement de son voyage, très attendu, controversé et médiatisé, aura été sa conversation de 30 minutes avec Fidel Castro, à la nonciature du Vatican à La Havane. Ce fut "une conversation très animée" de trente minutes, qui s’est malgré tout avéré être un échange intense et cordial, selon les termes du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Le père de la Révolution cubaine et le pape ont évoqué les changements liturgiques à la messe. Les deux hommes ont également parlé de leur âge avancé: 85 ans pour Fidel Castro et 84 ans pour Benoît XVI.

 

Dans un entretien à l'agence I.media, le cardinal Marc Ouellet, président de la Congrégation pour les évêques et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine a dressé un bilan de ce voyage apostolique. Selon le cardinal québécois, Benoît XVI "est venu parler de Jésus-Christ, il n’est pas venu faire une analyse sociale", "Il a à peine effleuré les maux du pays - la violence, le narcotrafic, l’exploitation, la corruption -, mais il a proposé la solution morale et spirituelle à ces problèmes". Ce n’est pas une solution morale qui mettra fin à ces problèmes, mais de vraies propositions, mais là Benoit XVI n’est pas Jean XXIII ou Paul VI. Le cardinal Ouellet est revenu sur l'enthousiasme et l'émotion des foules, en particulier au Mexique. Ce qui n’est pas étonnant, car ce sont des populations très croyantes et pratiquantes.

 

Un voyage sans grandes avancées pour ceux qui attendaient plus du pape au Mexique et à Cuba, car à ne pas prendre de risque, on ne peut pas laisser sa trace dans l’histoire.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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