Bangladesh : les étiquettes de la honte

Publié le 15 Mai 2013

BFMTV.com dans son article du 15 mai 2013nous montre que l'’équipe de "7 Jours BFM" a retrouvé dans les décombres de l'usine effondrée des étiquettes In Extenso (marque d'Auchan), Auchan et Camaïeu, et des vêtements étiquetés du nom de ces marques. "Responsables et complices". Fanny Gallois, membre de l'ONG "Peuples solidaires" ne mâche pas ses mots envers les entreprises françaises susceptibles d'avoir sous-traitées la fabrication de leurs produits textiles au Bangladesh.

L’équipe de "7 Jours BFM" (diffusion chaque samedi à 18h) a retrouvé, sur place, dans les décombres de l'usine de textile qui s'est effondrée le 24 avril dernier, des étiquettes In Extenso (marque d’Auchan), Auchan et Camaïeu, et des vêtements étiquetés du nom de ces marques. "Suite à l’effondrement, une enquête interne est en cours. Sur les neuf derniers mois, Camaïeu n’a passé aucune commande aux usines travaillant dans cet immeuble", a réagi un porte-parole de l'entreprise.

Auchan a également diligenté une enquête mais prévient que "les usines qui travaillaient dans cet immeuble ne font pas partie de la liste de [leurs] fournisseurs". Un argument qui ne convainc pas l'ONG "Peuples solidaires". "Ces entreprises ont mis la pression à leurs fournisseurs. C'est une forme de complicité". "Ces entreprises savaient que les usines au Bangladesh étaient des pièges mortels pour les milliers d'ouvriers et d'ouvrières qui y travaillaient", estime toujours Fanny Gallois.

Le Bangladesh est, derrière la Chine, le deuxième exportateur au monde de vêtements, secteur qui représente 80% de ses exportations. Comme le dit fr.euronews.com, c’est au détriment des ouvriers que le Bangladesh a développé son industrie textile pour mieux concurrencer ses voisins. Des salaires à 30 euros par mois, trois millions d’ouvriers, la plupart de femmes qui travaillent dans quelque 4 500 usines, les “ateliers de misère”. C’est de cette façon le pays est devenu le deuxième exportateur mondial de textile après la Chine.

Et l’UE achète soixante pour cent des exportations textiles du Bangladesh, des chiffres en hausse: en 2011, 8 milliards d’euros, 8,6 en 2012. Principaux marchés, dans l’UE, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne et la France. À cela, il faut ajouter la clause d’accès préférentiel au marché européen dont jouit le Bengladesh. L’UE a donc sa part dans la chaine de responsabilités.

L'effondrement le 24 avril d'un immeuble où travaillaient plus de 3.000 ouvriers du textile, et qui a tué 1125 personnes, a mis en lumière les conditions de travail dangereuses du secteur. L’immeuble abritant des ateliers de confection avait été construit en violation de presque toutes les règles de sécurité.

Les entreprises françaises ont oubliées les droits les plus élémentaires pour une simple question de profit, et maintenant qu'elles sont prises en faute, elles nient leur implication. L'homme doit passer avant le profit, mais pas de bonnes intentions, il faut établir des règles pour punir ces entreprises peu louables.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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