Publié le 7 Juin 2017

Delphine Nerbollier (à Münster, Allemagne) dans son article du mercredi 07 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre qu’en mai, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a interpellé les évêques allemands pour qu’ils soutiennent à Rome le diaconat féminin. Faire entendre sa voix sur les grands débats de société comme au sein de l’Église est au cœur des préoccupations de cette puissante organisation de laïcs qui veut représenter «la diversité des catholiques allemands».

 

Culture, intégration, économie, éducation, éthique, environnement, tous les thèmes sont abordés par le ZdK. «Nos priorités actuelles concernent le travail avec les musulmans et l’Europe», résume Thomas Sternberg. «Les pères fondateurs de l’Europe étaient catholiques. Nous avons une responsabilité dans le développement de l’UE.» Lors de sa dernière assemblée générale en mai, le ZdK a aussi lancé un appel au respect de la démocratie et à la lutte contre l’extrémisme. En dehors des prises de position et du travail d’expertise, le ZdK tente aussi de peser sur les débats parlementaires. Thomas Sternberg se félicite notamment du rôle joué en 2015 dans l’interdiction de l’assistance organisée au suicide. «Nous travaillons désormais pour l’extension des soins palliatifs», explique cet homme politique.

 

Il faut dire que le ZdK jouit aujourd’hui d’une réelle légitimité : 87 de ses 230 membres représentent les conseils diocésains, 97 autres les organisations comme Caritas ou l’Union des femmes catholiques d’Allemagne. À cela s’ajoutent 45 personnalités élues par les autres membres et souvent issues du monde politique, artistique et intellectuel. Son dirigeant depuis 2015, Thomas Sternberg âgé de 65 ans est un théologien et historien de formation, mais aussi un ancien député au parlement régional du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui appartient au parti de la chancelière Angela Merkel (CDU).

 

Le ZdK interpelle aussi la Conférence épiscopale allemande dont il est certes indépendant mais avec laquelle il entretient des liens étroits. Bien que minoritaire, ce travail interne à l’Église suscite souvent un vif intérêt de la part des médias. Ce fut le cas en mai lorsque le ZdK appela les évêques d’Allemagne à soutenir à Rome le diaconat des femmes. Bien qu’il juge cette demande essentielle, Thomas Sternberg avoue être «modérément optimiste» quant à une issue favorable. Au-delà de ce travail de conviction interne et externe à l’Église, et d’un engagement œcuménique affirmé, la raison d’être du ZdK consiste en l’organisation, tous les deux ans, des journées catholiques, qui réunissent des dizaines de milliers de fidèles. Les prochaines se tiendront l’an prochain à Münster, ville de Thomas Sternberg.

 

Le ZdK n’a pas d’équivalent en France et représente ainsi 23,7 millions de catholiques, il a toujours mis en avant la démocratie, son souci pour les pauvres et une meilleure place pour les femmes dans l’Église. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 6 Juin 2017

catholicherald.co.uk dans son article du mardi 6 juin 2017 nous montre que l'évêque de Lancaster, Michael Campbell a déclaré qu'il y avait un «sentiment croissant de malaise» au sujet des pratiques liturgiques du Chemin néocatéchuménal provoquant la consternation parmi ses membres en émettant également de nouvelles règles pour leurs liturgies. Dans le diocèse de Lancaster, il existe sept communautés basées à Preston, Carlisle et Blackpool. Ils comptent environ 150 personnes.

 

L'évêque Michael Campbell a déclaré que, bien que le chemin ait été une «bénédiction» pour beaucoup de gens, il y avait un «sentiment croissant de malaise» à propos des pratiques liturgiques du mouvement. Ses nouvelles normes incluent des messes toujours célébrées à l'autel principal ou à une chapelle approuvée dans une église et pour qu'il n'y ait «aucun délai» pour les communicants recevant la sainte communion une fois qu'elle est mise entre leurs mains. Parmi certains groupes néocatéchuménaux, la communion n'est consommée qu'une fois que tout le monde a reçu l'hostie.

 

Paul Hayward, s'exprimant au nom des groupes néocatéchuménaux dans le nord de l'Angleterre, a déclaré qu'il avait demandé à l'évêque Campbell de ne pas mettre en œuvre les nouvelles normes jusqu'à ce que les représentants du Chemin néocatéchuménal aient eu l'opportunité de le rencontrer. Il dit aussi qu'ils avaient demandé une réunion mais on leur a dit que l'évêque ne serait disponible qu'en août. Les normes entreront en vigueur le 1er juillet. "Nous l'avons supplié de ne rien entreprendre avant de pouvoir expliquer comment nous faisons les choses et pourquoi", a déclaré M. Hayward. Il parlait de Rome avant de rencontrer Kiko Argüello, le fondateur du Chemin.

 

M. Hayward a déclaré : "Tout est venu comme une surprise complète. Nous avons travaillé au diocèse de Lancaster pendant 39 ans. Nous n'avons jamais eu de problème avant. Nous avons toujours été en bons termes avec l'évêque." "S'il y avait un malaise, j'aurais pensé que les gens nous l’auraient dit, juste de la bonne manière. Mais nous n'avons rien entendu."

 

Les normes de l'évêque Campbell disent que si une messe régulière dans une paroisse est une liturgie néocatéchuménal, elle doit être annoncée comme telle dans le bulletin. Il a également déclaré que le prêtre a le pouvoir de limiter toute liturgie supplémentaire et que les prêtres n'ont pas le droit de célébrer la messe plus d'une fois par jour.

 

Le Chemin néocatéchuménal, dont les statuts ont été approuvés par Rome en 2008, a une autorisation spéciale pour célébrer la messe de manière distincte. La communion est reçue, par exemple, par les communicants "debout, restant à leur place". Cependant, Mgr Campbell a noté que le prêtre devait consommer la communion avant de la distribuer.

 

L'évêque Campbell n'est pas le premier évêque à maîtriser le chemin néocatéchuménal. En 1996, Mgr Mervyn Alexander a interdit le groupe du diocèse de Clifton après avoir commandé un rapport à leur sujet. Et comme le montre cruxnow.com dans son article du 21 mars 2017 que l'archevêque coadjuteur d’Agaña à Guam, Michael Byrnes a écrit une lettre pastorale dans un effort pour rappeler les pratiques du Chemin néocatéchuménal à Guam. Mgr Byrnes a mis en garde contre un «sentiment croissant de détresse» et a appelé le mouvement pour célébrer la messe dans un autel consacré et à consommer immédiatement le Saint Sacrement.

 

L’inquiétude monte au sujet de ce mouvement notamment au Vatican puisqu’il insère diverses pratiques nouvelles dans les messes qu'il organise. Celles-ci incluent des pratiques telles que la prédication laïque, l'accueil de la sainte communion assise, et le passage du sang précieux d'une personne à l'autre. À Guam, on passe même en revue sa théologie et ses enseignements pour s'assurer que les catéchistes sont suffisamment formés et certifiés. Pourquoi l’Église s’est-elle appuyée sur un tel mouvement, si elle se méfie de lui ?

 

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Publié le 6 Juin 2017

La République en Marche va vers une majorité et la gauche se dirige vers le ravin

Libération.fr dans son article du mardi 6 juin 2017 intitulé ««Majorité écrasante», «parti unique» : les premiers résultats des législatives inquiètent à gauche comme à droite» nous montre que La République en Marche est bien parti pour remporter la plupart des onze circonscriptions des Français de l'étranger. Le mouvement créé par le président Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 10 es 11 circonscriptions à l'issue du premier tour des élections législatives, qui s'est déroulé samedi. Des résultats qui ne laissent que peu de doute sur l'issue de ces élections, selon la plupart des élus. À gauche comme à droite, on s'inquiète désormais du nombre de députés qui parviendront à représenter l'opposition, soulignant le risque d'«un parti unique». Même si La République en marche recule dans les intentions de vote, elle reste en tête à cinq jours du premier tour des élections législatives et semble en mesure d'obtenir une large majorité dans la future Assemblée, selon un sondage Ipsos Sopra Steria Game changers publié ce mardi.

 

Le plus inquiétant est à venir. LeMonde.fr dans Live Législatives 2017 nous montre aujourd’hui ce qu’est le plan du gouvernement sur la réforme du code du travail et c’est peu réjouissant. Le projet de loi autorisant le gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances pour "rénover le modèle social" sera examiné en conseil des ministres le 28 juin, en vue d'une publication des ordonnances "à la fin de l'été", selon le document servant de feuille de route au gouvernement transmis aux partenaires sociaux. Les ordonnances porteront sur "trois thèmes" : la "nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche", la "simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" et "la sécurisation des relations de travail". Ces champs couvrent plusieurs promesses de campagne du président Emmanuel Macron, notamment la "barémisation des dommages et intérêts" attribués par les prud'hommes en cas de licenciement abusif, citée dans le document du gouvernement, ainsi que le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur et la fusion des instances représentatives du personnel, non cités nommément.

 

Un "deuxième temps" sera consacré aux réformes de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage, selon la feuille de route présentée par le gouvernement aux partenaires sociaux. L'ouverture de l'assurance chômage aux indépendants et démissionnaires sera "progressivement mise en œuvre à compter de l'été 2018", tandis que le "plan" pour "renforcer les dispositifs de formation professionnelle" sera "opérationnel dès début 2018" et que la "refondation" de l'apprentissage "entrera progressivement en vigueur pendant les deux prochaines années". Le document confirme, par ailleurs, que la "suppression des cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage" sera "effective dès le 1er janvier 2018", "financée" par une hausse de la CSG. Enfin, "un troisième temps sera consacré en 2018 à la rénovation du système de retraites". Durant cette nouvelle phase de négociation, le gouvernement compte également toucher rapidement au compte pénibilité.

 

Pour bien enfoncer le clou, Libération.fr dans son Direct nous montre que la ministre du Travail Muriel Pénicaud a défendu les réformes du modèle social prévues par le gouvernement. «Pourquoi réformer le code du travail ? «Notre droit du travail a une longue histoire, nous ne toucherons pas aux fondations», assure la ministre, qui affirme cependant que «l'économie française a évolué et les attentes des salariés ne sont plus les mêmes.» «Nous devons prendre en compte l'évolution du monde du travail. Il faut assumer un changement de philosophie du code du travail», indique-t-elle. Trois volets sont évoqués par la ministre : une meilleure articulation des accords de branches et d'entreprises : aller dans une logique plus contractuelle, simplifier et renforcer le dialogue économique et social des acteurs : fusionner les trois instances de consultations, simplification des TPE/PME, renforcer les acteurs, et sécuriser les relations de travail pour les salariés et l'employeur, fixer un barème des dommages et intérêts, lutter contre le formalisme et le dépasser. LCI.fr dans son LIVE POLITIQUE nous montre que pendant ce temps-là, la pétition contre la loi Travail initiée par la candidate aux législatives Caroline de Haas, ressuscite doucement. Près de 27 000 personnes ont déjà exprimé leur opposition au projet.

 

Mais le plus réaliste est sans doute Benoît Hamon qui lors d’une interview sur France 2 dans Les 4 Vérités ne se fait aucune illusion sur les chances d’une victoire de la gauche : "On est parti pour connaître un échec. Je suis bien placé pour savoir le poids de l'étiquette socialiste". Et il s’avère plutôt porté sur l’avenir et une reconstruction de la gauche : "Mais je pense qu'aujourd'hui la gauche est en grand chantier. Il faut la reconstruire en dépassant les étiquettes" et "Peut-être que l'étiquette PS empêchait de parler d'idées nouvelles: revenu universel, taxe sur les robots". "Le pari d'Emmanuel Macron, c'est d'expliquer que parce que les Français sont trop protégés, il n'y a pas assez d'emplois. En gros, si ceux qui travaillent aujourd'hui ont moins de droits et qu'on peut les licencier plus facilement, on en embauchera d'autres. Mais ça ne marche pas", assène Benoît Hamon dans les 4 Vérités. Puis le député socialiste concède : "Ça peut marcher pour réduire le chômage, mais ça augmentera la pauvreté comme en Allemagne, où il y a 5% de chômeurs, mais 17% de pauvres". Mais, il ponctue cela par le fait que «L’affaiblissement des droits des salariés, ce n'est pas moins de chômage, mais plus de pauvreté et de souffrance au travail.»

 

Mais réformer le droit du travail ne risque pas de faire baisser le chômage. Matteo Renzi en Italie avec son Jobs Act pour réformer le marché du travail, a fait figure de précurseur de la loi Travail française, mais cette réforme a eu l’effet d'un feu de paille, loin de ses chiffres triomphalistes. Le nombre de nouveaux CDI a fortement progressé en 2015. Mais il a chuté au premier semestre 2016. Et la majorité des embauches se font à nouveau en CDD, alors que la réforme voulait justement en finir avec la précarité. L’État a incité les employeurs par une exonération des charges plutôt ce qui les a encouragé plutôt que la «flexibilité». Le taux de chômage reste depuis 2015 à 11,5%, car des chômeurs découragés se sont à nouveau inscrits comme demandeurs d'emploi. Les seniors sont maintenus dans l'emploi par la réforme des retraites.

 

Au vu de la catastrophe électorale qui s’annonce pour la gauche, il faut désormais compter sur cette jeunesse progressiste qui va revitaliser la démocratie en engageant la population dans le processus démocratique, fournir des leaders inspirés afin de recruter des candidats progressistes pour se présenter à divers postes politiques, et éduquer le public sur les problèmes les plus pressants auxquels le pays est confronté et les solutions audacieuses proposées pour y faire face. Cela amènera nos systèmes politiques et économiques à réponde à nouveau aux besoins des familles qui travaillent et des plus pauvres. Pour l’instant, il faut tout faire pour que Macron n’ait pas la majorité.

 

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Publié le 5 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans la-Croix.com qu’au cours de sa messe matinale à Sainte-Marthe, le pape François a rappelé lundi 5 juin les «risques» pris par Pie XII pour que les juifs soient cachés dans les couvents pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Prêchant, au cours de sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, sur les œuvres de miséricorde, le pape François a rappelé qu’«une œuvre de miséricorde, ce n’est pas faire une chose pour décharger sa conscience» mais «aussi compatir à la douleur d’autrui».

 

«Partager et compatir, cela va ensemble», a expliqué le pape, «mais aussi risquer», a-t-il ajouté. «Et plusieurs fois, on prend des risques, a alors ajouté le pape. Pensons, ici, à Rome, au milieu de la Guerre, ceux qui ont pris des risques, en commençant par Pie XII, pour cacher les juifs, pour qu’ils ne soient pas tués, qu’ils ne soient pas déportés. Ils ont risqué leur peau. Ce fut une œuvre de miséricorde que de sauver la vie de ces gens !»

 

Le procès en béatification de Pie XII, dont les vertus héroïques ont été reconnues en décembre 2009, est pour l’instant à l’arrêt, dans l’attente de la reconnaissance d’un miracle à son intercession, mais aussi à cause des conséquences politiques d’une éventuelle béatification, notamment en ce qui concerne les relations avec le judaïsme.

 

Le rôle du pape Pacelli pendant la Seconde Guerre mondiale reste en effet controversé, beaucoup d’historiens estimant qu’il aurait dû condamner plus fermement la Shoah, ce qu’il n’aurait pas fait par prudence diplomatique et pour ne pas mettre en péril les catholiques dans l’Europe occupée.

 

D’autres rappellent au contraire son message de Noël 1942 où il évoquait les «centaines de milliers de personnes, qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive», bien compris à l’époque, y compris par les nazis, comme une condamnation de la persécution contre les juifs. En outre, à Rome, beaucoup se souviennent aussi des instructions données pour que les couvents et institutions religieuses accueillent les juifs persécutés en Italie.

 

Mark Riebling dans son ouvrage Church of spies en 2015 utilise une foule de documents récemment découverts pour redessiner l'image conventionnelle du pape de guerre, qui, dans son récit, n'était pas le laquais d'Hitler, mais un maître espion actif antinazi. À l'aide de documents récemment publiés par les archives secrètes du Vatican et le Foreign Office britannique, Riebling montre la campagne de guerre de l'Église contre Hitler était beaucoup plus vaste que jamais, et que de nombreuses actions visaient à saper le régime nazi qui ont été approuvées par Pie XII lui-même.

 

D'octobre 1939 à mai 1940, il participa à un complot impliquait des conspirateurs militaires allemands. De la fin de 1941 au printemps 1943, une série de complots impliquant les jésuites allemands ont pris fin quand une bombe plantée sur l'avion d'Hitler n'a pas explosé. Il était un politicien, à un moment où le monde avait besoin d'un prophète. Le troisième complot impliquait encore les jésuites allemands et le colonel allemand Claus von Stauffenberg en 1944. Bien que le colonel ait réussi à mettre une bombe près du dictateur nazi, il n'a pas tué Hitler. Les prêtres devront fuir après que la tentative échoua. Ceux qui ne pouvaient échapper à leur sort furent exécutés.

 

Les agents de Pie XII ont aussi fourni aux Alliés des renseignements utiles sur les plans de guerre d'Hitler à trois reprises, y compris l'invasion de la Russie prévue par Hitler. Dans les trois cas, les Alliés n'ont pas réagi à ces informations. À un moment donné, Hitler prévoyait d’envahir le Vatican pour enlever le pape et l'amener en Allemagne. Prenant conscience de ces plans, à travers ses agents secrets il s'impliqua encore plus dans la résistance antinazie. En fin de compte, Pie XII n'était ni juste gentil juste ni le pape d'Hitler.

 

Les entretiens du pape avec les cardinaux allemands en mars 1939 montrent qu'il craignait profondément que les catholiques allemands choisissent Hitler au lieu de l'Église et forment une Église d'État, comme cela s'est produit à l’époque des Tudor en Angleterre. Pie XII a écouté les conseils de l'épiscopat allemand. Au lieu de protester ouvertement, il résistera à Hitler dans les coulisses. La résistance militaire allemande a aussi demandé à Pie XII d’arrêter les critiques publiques, car elle craignait une répression du réseau d’espionnage ecclésiastique qui était devenu prenante des complots anti-Hitler. Pie XII a sans doute eu peur que, s'il appelait à une sorte de croisade morale contre Hitler, les Allemands protestants, et même plusieurs Allemands catholiques, se seraient beaucoup ralliés à Hitler.

 

Abordant la controverse sur le prétendu silence de Pie XII à propos des atrocités nazies, Riebling nous dit que le pape ne parle pas en «paroles de feu» publiquement, de peur que celles-ci ne provoque des représailles contre la Résistance allemande. Le pape suivait ce conseil, mais seulement dans la mesure où sa conscience l'autorisait. Sa première encyclique, Summi Pontificatus en 1939, a condamné le racisme et le totalitarisme; et ses messages de Noël ont condamné les atrocités de toutes sortes, y compris le génocide basé sur la race, pour lequel les nazis l'ont qualifié de «porte-parole des criminels de guerre juifs». Certaines déclarations de Pie XII en temps de guerre étaient tout à fait explicites.

 

Cela pourrait expliquer les silences du pape durant la Seconde guerre mondiale et pourquoi il ne pouvait pas explicitement parler des juifs. On peut seulement lui reprocher sa neutralité, alors qu’il a cherché a renverser le régime nazi tout en évitant que les catholiques et les résistants allemands soient touchés.

 

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Publié le 4 Juin 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com ce dimanche 4 Juin 2017 nous montre une précieuse méditation du pape François sur le pardon à la messe de la Pentecôte ce matin dans la place Saint-Pierre. Le pardon est le fruit du cœur nouveau qui reçoit le nouveau peuple de Dieu par le don de l'Esprit Saint, dit le pape. Il garantit aussi «l'unité dans la diversité», non la diversité ou l'uniformité irréconciliables qui fait vivre platement l'Église, dont l’«anniversaire» est célébrée aujourd'hui, et qui se trouve dans des «factions et partis», ni dans des «approches exclusives» ou des «particularismes». Pour le pape, le pardon est une façon de vivre qui invite à explorer l'Esprit, et qui est le «double sens du pardon offert et reçu, celui de la miséricorde divine qui est l'amour du prochain, de la charité».

 

Lors du message d'accueil avant la prière du Regina Coeli, le pape demande de panser les blessures de la guerre et du terrorisme, qui a également touché des civils à Londres cette nuit, et aussi de prier pour les victimes de cet attentat et leurs familles. Mais d’autres en profitent plutôt que de rendre hommage aux victimes comme Donald Trump dans l’article de L’OBS : «Muslim Ban : Quand Trump profite de l'attentat de Londres... pour promouvoir son décret migratoire». Car le président américain, a sans scrupules évoqué l'attentat de Londres... pour promouvoir son très décrié Muslim Ban, épingle "The Guardian". Son premier réflexe a été de retweeter un site d'information conservateur, le Drudge Report, "mieux connu pour son gout du sensationnalisme et ses partis pris partisans que pour son sens de l'information", souligne le quotidien britannique. Avant de tweeter un quart d'heure plus tard un message vantant les mérites de son très controversé projet de décret anti-immigration, retoqué le 26 mai dernier par la justice américaine. Une récupération rapide et peu élégante qui fait déjà grincer bien des dents.

 

Le pape a salué également les pèlerins en provenance d'Italie et de nombreuses régions du monde qui ont participé à cette célébration. En particulier, les groupes du Renouveau charismatique catholique, qui célèbre le 50e anniversaire de la fondation. Le pape a oublié qu’en 2014, il a signalé les dangers présents au sein du Renouveau charismatique que sont son «excessive organisation», et le fait de vouloir «contrôler la grâce de Dieu» en décidant qui peut ou non, recevoir le baptême dans l’Esprit. Quand il était archevêque de Buenos Aires, il les traitait même de danseurs de samba élitiste. Oublié aussi que ces mouvements ont eu le droit aux errements de leurs fondateurs et des abus sexuels en leur sein, mais aussi leurs sessions de «guérison spirituelle» contestées, qui ont mené à des refondations partielles de ceux-ci sous la surveillance bienveillante des autorités ecclésiales. Ils ont toujours les mêmes charismes et se centrent toujours autour de «bergers», responsables des fidèles de cette tendance, qui vivent en dehors des communautés dans leurs propres groupes de prières. Ces oublis viennent surtout de l’Église catholique qui ne peut plus se passer de la mouvance charismatique lui apportant des vocations sacerdotales et un appui à sa morale conservatrice. Pourtant, la mouvance n’est plus aussi attractive actuellement et connaît un recul en Amérique latine, en Afrique et en Europe.

 

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Publié le 4 Juin 2017

La Pentecôte ou comment le mouvement de Jésus reprend la main
En ce jour de fête de la Pentecôte, nous allons voir aujourd'hui cet événement sous un jour beaucoup plus historique. 
 
 
À l'origine, la fête de la Pentecôte était une fête de collecte, comme Pâques était la fête où la récolte commençait. La Pentecôte était donc en partie celle de l'abondance, une fête de joie et de reconnaissance.  Elle était célébrée sept semaines après Pâques et un jour férié très approprié pour commémorer l'alliance. À partir du deuxième siècle avant J.-C., cette évolution avait une place plus importante, et la Pentecôte était aussi la grande fête de l'alliance. Elle était alors considérée comme la commémoration du don de la loi à Moïse sur le mont Sinaï. Le rassemblent des disciples à Jérusalem durant Pentecôte a alors un sens bien plus grand et a sans doute eu lieu deux à trois après la crucifixion. Dans The Birth of Christianity : Discovering What Happened in the Years Immediately After the Execution of Jesus en 1998, John Dominic Crossan nous fait savoir que la naissance du christianisme était dans la poursuite du mouvement où les compagnons de Jésus luttaient non seulement pour imiter de la vie de leur rabbi mais aussi pour comprendre sa mort. La naissance du mouvement chrétien aurait alors eu lieu entre les années 30 et 40.
 
 
La fête pouvait aussi dégager un sens politique plus grand. Dans  Dans God & Empire : Jesus Against Rome, Then and Now en 2007, John Dominic Crossan nous dit que la «Crucifixion signifie que la puissance impériale avait gagné». Pour lui la «Résurrection signifiait que la justice divine avait gagné. Dieu était du côté du crucifié.» Les valeurs de Rome étaient une question morte pour eux.  Il faut dire qu'au temps de Jésus, Rome a mis de nombreuses familles juives dans la misère, avec des impôts élevés et des saisies de terres. Certains Juifs ont préconisé une rébellion violente, mais d'autres ont opté pour la résistance non-violente. Jésus a appelé à la résistance non violente à Rome et pour une  juste répartition des terres et de la nourriture. Il a été crucifié parce qu'il menaçait la stabilité romaine, non pas comme un sacrifice à Dieu pour les péchés de l'humanité, d'après Crossan.
 
 
Dans Actes 2,1-11, l'auteur ne cherche pas à décrire un événement réel mais il fait une série d'allusions à l'Ancien Testament, pour livrer un message à sa communauté sur le rôle et la puissance de l'Esprit qui l'habite. Il montre que par le souffle de l'Esprit il n'y a plus de  frontières, d'exclusion et de rejet. Actes 2,1 ouvre avec le rassemblement des disciples de Jésus à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Mais comme l'avance John Dominic Crossan (The Birth of Christianity : Discovering What Happened in the Years Immediately After the Execution of Jesus, 1998) dans certains rituels juifs les femmes et les hommes qui étaient séparés pouvaient être en chorus (en chœur) notamment durant la Pentecôte où c'était annuel. Cela semble être le cas ici. Tout à coup, la présence physique du Saint-Esprit se manifeste et elle repose visiblement reposant sur les têtes de chacun de chacun d'eux sous la forme de ce qui semble être des langues de feu (Actes 2,3). L'auteur des Actes met surtout en avant une allégorie pour faire allusion au don de la loi au Sinaï par Dieu avec le don de l'Esprit pour la communauté dans laquelle il vivait. En réalité, les gens entendent du bruit et viennent, ce qui laisse à penser que les disciples ont bougé les meubles et on discuté de ce qu'ils allaient faire.
 
 
Les disciples sortent et l'Esprit les vivifie puisqu'ils parlent en langues étrangères à leur insu (Actes 2,4). Pour être objectif, les disciples étaient des artisans et donc devaient savoir parler les langues commerciales (araméen pour l'Orient  et grec pour l'Occident) pour vivre leur vie, alors il n'aurait pas été étonnant que des pèlerins auraient reconnu leur langue. Pierre mis en avant, annonce ensuite à tous ceux qui sont  présents, dont certains sceptiques, qu'ils ont été témoin de l'accomplissement de la prophétie de Joël concernant l'effusion de l'esprit et de la résurrection du Messie (Actes 2,14-35). Il accuse après les dirigeants juifs d'voir livré Jésus aux Romains pour la crucifixion et font valoir qu'il est le Messie ressuscité qui remplit également les prophéties enregistrées dans les Psaumes 16 et 110.
 
 
En regardant de plus près, cet événement n'a rien d'impressionnant : Tout d'abord, les disciples se retrouvent à Jérusalem pour une fête pleine de symbole, ensuite ils font du bruit et attirent peut être une dizaine de personnes ce qui pourrait expliquer que les cohortes romaines ne réagissent pas, puis ils sortent parlant la langue des passants, et enfin ils mettent en avant Pierre qui annonce la résurrection de Jésus.
 
 
La Pentecôte nous montre surtout que Jésus a passé le relais à ses disciples qui en annonçant un Messie ressuscité qui réalise les prophéties bibliques ne font que reprendre son œuvre : Ils sont désormais des voix de protestation sociale contre l'inégalité économique et la violence du système de domination romain. Ils contestent comme lui le système de domination au nom de Dieu.
 
 
Merci et bonne fête de la Pentecôte !

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Publié le 3 Juin 2017

Raphaël Zbinden dan son article sur cath.ch de ce samedi 3 juin 2017 nous montre que pour Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, préfet de l’Académie pontificale des sciences, la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat est “une catastrophe”. Dans le journal italien La Repubblica du 1er juin, il estime que le président Trump est “manipulé” par le lobby pétrolier.

 

Mgr Sorondo ne ménage pas ses efforts pour promouvoir les idées du pape François sur la sauvegarde de la Création, réunies dans son encyclique Laudato Si’. Il était en particulier venu à Lausanne, le 16 septembre 2015, présenter une œuvre du pape François “fondatrice” d’un nouveau dialogue entre la religion et la science.

 

Le prélat argentin ne pense pas que, lors de la rencontre du président Donald Trump avec le pontife le 24 mai dernier, le thème du climat ait été discuté de manière approfondie. Il sait par contre que le sujet a été abordé en détail avec le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican. Le fait que le président américain annonce quelques jours après le retrait de son pays des accords de Paris apparaît ainsi, pour Mgr Sorondo, comme “un camouflet” à l’égard du Vatican.

 

Le préfet de l’Académie pontificale des sciences juge que le lobby du pétrole est derrière cette décision. Le président Trump “est probablement manipulé par eux et n’a pas la possibilité de s’opposer”, affirme le prélat. Il souligne également que le geste est non seulement “une catastrophe pour tout le monde”, mais qu’il se positionne dans une logique “totalement non-scientifique”. “Penser que le monde peut continuer de dépendre du charbon et du pétrole, c’est comme affirmer que la terre n’est pas ronde”, relève le prélat, qui a été l’une des chevilles ouvrières de Laudato Si’.

 

Dans un communiqué du 1er juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a exprimé son inquiétude face au retrait du pays de l’accord sur le climat. “Bien que l’accord ne soit pas le seul mécanisme pour limiter les émissions de carbone, l’absence d’une alternative viable et actuelle représente une sérieuse préoccupation”, affirment les prélats américains. Ils avertissent que “la décision du président Trump va nuire aux habitants de l’Amérique et au monde, spécialement aux plus pauvres, aux communautés les plus vulnérables”.

 

Le cardinal Reinhard Marx, président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), a également regretté, le 2 juin, la mesure du président américain. Il a estimé que la décision portait “un coup dur” au climat de confiance mondiale qu’avait engendré l’accord de Paris. Le prélat allemand a exhorté la communauté internationale à ne pas se décourager. “Les Européens en particulier ont le devoir de rester unis et de jouer un rôle de premier plan dans la sauvegarde de la création”, a-t-il lancé.

 

Dans un message adressé le 2 juin 2017 aux musulmans à l’occasion du mois de Ramadan, qui a débuté le 26 mai, le cardinal Jean-Louis Tauran a en outre appelé les musulmans à effectuer une “conversion écologique globale” en devenant des gardiens de l’œuvre de Dieu.

 

L’Église était-elle si naïve au sujet de Trump ? Sans doute. Toujours est-il que Donald Trump conforte son électorat composé de conservateurs, de libertariens, d’évangéliques, de complotistes et de climatosceptiques, et ce n’est pas les postures politiciennes et les belles phrases qui vont changer les choses.

 

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Publié le 3 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du samedi 3 juin 2017 nous montre une surprenante intervention, mais nécessaire, dans le débat sur Amoris Laetitia. Le cardinal Christoph Schönborn, interprète le plus fidèle du pape François, a émis l'opinion dans une nouvelle interview que, contrairement à la critique des catholiques intransigeants, le «discernement» que le pape avance dans l'Exhortation apostolique «conduirait à plutôt une attitude plus stricte» en ce qui concerne la formation sur la conscience du mariage et de l'Eucharistie.

 

Il ne peut y avoir ni rigoristes ni laxistes pour faire le travail de discernement. Ce travail selon le cardinal Schönborn nous oblige à abandonner ces a priori nuisibles. Il met en avant une règle proposée par le pape François dans Amoris Laetitia en termes de communion, «qui ne vient pas dans le contexte du divorce ... elle est dans le contexte de la réalité sociale». Il devient la règle «discerner le corps» (AL 186), et il est celle qui conduit l'archevêque de Vienne à penser que «l'invitation au discernement est quelque chose qui nous touche tous».

 

Selon lui, le pape François nous invite à élargir le champ du discernement qui doit toucher aussi les divorcés remariés. Il le fait à la lumière des paroles de saint Paul - «que tout le monde examinera» avant de manger le pain et de boire le calice quelle est la tâche de l'individu, et personne d'autre, ne doit «discerner s’il mange et s'il boit à sa propre condamnation».

 

Le cardinal Christoph Schönborn nous dit donc que si le document est pris au sérieux, c'est l'appel au discernement en Occident qui va effectivement contrecarrer une tendance trop «laxiste». Il donne trois cas pour fournir le discernement : une personne qui se désintéresse par de conjoint, la situation de ceux dont les mariages sont «irrémédiablement brisés», et ceux qui en conscience sont convaincus que leur premier mariage n'a jamais été valable. Ces trois exemples sont agrandis par le pape François au chapitre 8 d'Amoris Laetitia, en donnant d'autres exemples et en nous appelant à discerner et à distinguer. Pour accéder aux sacrements, il faut voir comment les divorcés ont traité l'échec de leur mariage, seul et avec leurs proches.

 

Un travail difficile qui demande de bons pasteurs sans préjugés préconçus, car le discernement d’un divorcé remarié peut s’opposer à celui d’un rigoriste. Il faudra donc trouver un juste milieu qui ne lèse personne plutôt que de laisser de la souffrance pour les divorcés remariés exclus des sacrements.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 2 Juin 2017

L’anniversaire du mouvement est célébré à Rome du 31 mai au 4 juin. Moments forts de ces célébrations : une veillé de prière samedi soir au Cirque Maxime, en présence du pape et la messe de Pentecôte dimanche matin, Place Saint Pierre. Quelque 30 000 participants, représentant près de 130 pays, seront présent ce week-end, à l’occasion de cet événement organisé par l’ICCRS, -Services internationaux du Renouveau charismatique catholique-, et par la Fraternité catholique, Catholic Fraternity.

 

Mais en 50 ans qu’a donné le RC à l’Église ? Pas grand-chose. Il faut dire que pour les charismatiques, l'action sociale de l'Église doit se cantonner à la charité. Cette religion qui ne touche pas au statut quo, qui ne cherche pas à transformer la société, est très bien vue par la classe dominante et par les politiques traditionnels. Les laissés-pour-compte de la société rejettent cette image de statu quo véhiculée par l'Église et cela explique pourquoi le recrutement du RC se fait dans la jeunesse bourgeoise. Les gourous de ces groupes comme on peut le voir au Brésil ne sont pas parmi les pauvres, mais à la table de l’élite.

 

Derrière une liturgie moderne, rythmée et émotionnelle, ils prônent en réalité des valeurs très conservatrices comme on a pu le voir en France et en Espagne, dans les mouvements contre le mariage gay et l’avortement. Porteur d'une vision plus mystique (notamment dans la dévotion à Marie) et moins politisée de la religion, ils ne peuvent que plaire à la hiérarchie. Les charismatiques s'appuient principalement sur une lecture littérale de la Bible. Certaines de ses pratiques sont calquées sur les méthodes des milieux évangéliques, comme l'animation de messes conçues comme de véritables «shows». Ils utilisent tous les moyens médiatiques entre leurs mains que sont les réseaux sociaux, la télévision, les radios, et le Web pour faire du prosélytisme recentré sur le spirituel, sans démarche sociale et politique.

 

Le résultat n’est pas fameux puisque le RC n'a pas permis d'apporter une solution à la désaffection des catholiques occidentaux quant à la pratique religieuse ni à la crise des vocations chez les prêtres depuis Vatican II. Un choix plus rigoureux doit être fait que celui de cette religion cosmétique prônée par le RC : valoriser la spiritualité plus que la religiosité, plus des communautés ecclésiales faisant vivre leur paroisse que la réduction des paroisses, plus l’option préférentielle pour les pauvres que les messes-show, plus l’enseignement de Jésus que le moralisme.

 

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Publié le 2 Juin 2017

Dans le Récap de Libération.fr du vendredi 2 juin 2017 nous voyons que l'Union européenne et la Chine, réunies en sommet vendredi à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique, après le retrait des États-Unis de l'accord de Paris décidé par Donald Trump. «L'Europe et ses solides partenaires dans le monde entier sont prêts à montrer la voie», a promis, quelques minutes après l'annonce américaine, le commissaire européen à l'Action pour le climat, Miguel Arias Canete, qui avait mené les négociations au nom de l'UE à Paris. «L'accord de Paris durera. Le monde peut continuer à compter sur l'Europe», a martelé Canete. Le président américain, un homme d'affaires, a fait durer le suspense depuis son élection mais les Européens s'étaient préparés à cette éventualité, martelant au cours des dernières heures leur engagement total pour l'accord historique signé en décembre 2015.

 

Comme nous le montre le LIVE POLITIQUE de LCI.fr la classe politique se réveille ce vendredi matin encore sous le choc de la déflagration produite par Donald Trump en annonçant jeudi soir le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les réactions, qui ont afflué de tous côtés dans la soirée, de Ségolène Royal à Emmanuel Macron, promettent d’être encore nombreuses tout au long de la journée. La maire de Paris Anne Hidalgo, après avoir décidé d’éclairer symboliquement en vert la façade de son Hôtel de ville jeudi soir, a évidemment condamné la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris. "Il (le président américain) n'aime pas Paris. Ce doit être la seule personne sur la planète qui n'aime pas Paris", a indiqué la maire de la capitale lors d'une conférence de presse pour "réaffirmer la détermination des villes du monde à appliquer l'accord climat", a déclaré Anne Hidalgo.

 

Mais un acte plus porteur voit le jour comme le montre le HuffingtonPost.fr dans son article «New York, Californie et Washington lancent immédiatement la résistance sur le climat», les États démocrates de New York, Californie et Washington ont déclaré qu'ils allaient former une "alliance pour le climat" et s'engager, eux, à respecter les engagements de la COP21. Les trois États estime que l’US Climate Alliance servira aussi de forum pour soutenir et renforcer les programmes existant contre le changement climatique, promouvoir le partage d'informations et des meilleures pratiques, et mettre en œuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone venant de tous les secteurs économiques.

 

Ensuite comme le montre le Direct de Libération.fr l'administration du président américain Donald Trump a saisi la Cour suprême jeudi soir afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire suspendu fin mai par la cour d'appel de Virginie. Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, visait à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen. «Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme», a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores.

 

«Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne présentent plus un risque pour la sécurité des États-Unis», a-t-elle précisé. Cet appel du gouvernement américain à la Cour suprême est intervenu une semaine exactement après la nouvelle suspension de ce décret, par la cour d'appel de Richmond, en Virginie, le 25 mai. Quand bien même la Cour suprême se saisirait immédiatement de ce dossier, il est peu probable qu'elle puisse le traiter au cours de cette session, c'est-à-dire d'ici la fin juin. Beaucoup de choses peuvent se passer entre temps.

 

En France comme le montre le Recap de Libération.fr, quelques semaines après une campagne présidentielle marquée par le scandale Fillon et en pleine affaire Ferrand, le ministre de la Justice François Bayrou a dévoilé un très ambitieux projet pour redonner «confiance» dans la vie démocratique. Bayrou a dit vouloir «restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique» à l'aide de deux lois et, «dans quelques semaines», d'une révision de la Constitution. Il entend en finir «autant que faire se peut avec le deux poids deux mesures», de manière à ce que «les règles soient les mêmes pour tous les citoyens», élus ou non. Mais sans tomber dans des excès de «moralisation», un terme auquel il a finalement renoncé pour l'intitulé de son projet. Mais ce projet de n’est pas allé aussi loin puisqu’on ne propose pas que soit rendu publique l'identité des donateurs importants des campagnes électorales et n’a pas mis en place l'obligation de présenter un casier judiciaire vierge pour devenir parlementaire.

 

Pourtant, comme le montre le Réveil politique de L’OBS alors que tout semblait sous contrôle pur La République en Marche (LREM), rien ne s’est passé comme prévu. 529 candidats investis sur 19.000 candidatures, après un examen minutieux de leur profil : entretien, vérification des casiers judiciaires... La République en Marche (LREM) avait pris son temps pour dévoiler, au compte-goutte, les noms de ses candidats. Objectif : ne rien laisser au hasard. Malgré ces précautions, la promesse d'exemplarité bat de l'aile. Homophobie, escroquerie, antisémitisme, condamnation pour inéligibilité, location d’un logement insalubre, falsification de diplôme... certains candidats font parler d'eux pour des affaires dont le parti se serait bien passé.

 

Pendant ce temps la désunion à gauche ne profite qu’à LREM le montre L’OBS dans le Réveil Politique dans un nouveau sondage Harris Interactive pour LCP confirme l'avance de La République en marche, avec 31% des intentions de vote (stable). LR et FN sont à égalité à 18%. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon semble en recul, à 11%, tandis que le PS et ses alliés sont à 8%. Le recul de la FI semble en grande partie au fait qu’elle impose à ses candidats investis la signature d'une charte les rattachant à son association de financement, la discipline de vote, ainsi que l'utilisation de son seul label, le Phi. Le parti communiste et EELV notamment ont refusé au niveau national de se plier à ces conditions.

 

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre aussi dans son article «Législatives à Grenoble : Eric Piolle tire à boulets rouges sur Mélenchon», que le maire de Grenoble qui avait appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, a dénoncé ce jeudi 1er juin 2017 la «politique de terre brûlée» menée selon lui par le leader de La France insoumise aux législatives qu’il compare à «un caporal de forteresse». Aujourd’hui il s’inquiète de voir Jean-Luc Mélenchon faire partout campagne tout seul. "En contradiction avec l’envie de rassemblement" selon lui présente chez les électeurs de gauche.

 

midilibre.fr hier dans son article «#Pop2017 - Benoît Hamon, futur homme fort de l’opposition ?», nous monte que le candidat socialiste malheureux à l'élection présidentielle a vu jeudi matin son nombre d'occurrences multiplié par deux depuis le début de la semaine. Il faut dire que Benoît Hamon fait à nouveau parler de lui ces derniers jours. Après avoir confirmé mardi qu'il lancerait le 1er juillet prochain un mouvement politique "transpartisan" afin de reconstruire le Parti socialiste à bout de souffle, il a fait sensation en lâchant mercredi ses coups contre le nouvel exécutif. Il a en effet annoncé que, s'il était réélu député, il pourrait s'abstenir ou voter contre le projet de loi sur la moralisation de la vie publique si le texte ne garantit pas la transparence sur les dons financiers. Il a par ailleurs accusé le gouvernement de vouloir "appliquer le programme du Medef" en réaffirmant son inquiétude à l'égard du moratoire sur le compte pénibilité. Des prises de position saluées par certains internautes désireux de ne pas laisser à Jean-Luc Mélenchon le monopole de l'opposition à gauche.

 

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