Publié le 20 Février 2017

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 18 février 2017 qu’il n’est pas facile d’être surtout quand on veut réformer. Défiance ouverte de cardinaux, affiches anonymes et pamphlet satirique : jusqu'où ira le "House of cards" vaticanesque pour déstabiliser le pape ? Dans le dernier épisode de son duel contre les conservateurs, la pape François a intensifié la riposte et appelé du renfort.

 

Au centre de ce scénario à rebondissements, le pape argentin veut ouvrir l'Église aux fidèles "en situation irrégulière", comme les divorcés remariés civilement, qui peuvent recevoir dans certains cas la communion. En embuscade, les gardiens intransigeants d'un dogme millénaire sont ulcérés par cette recommandation papale laissée au discernement des évêques locaux. Ils répètent que le mariage est indissoluble et toute relation avec un nouveau conjoint un péché mortel d'adultère.

 

Quatre cardinaux conservateurs ont envoyé cet automne une lettre explosive au pape l'accusant d'avoir semé la confusion et exigeant une réponse à leurs "doutes" sur ses recommandations sur la famille publiées en avril. Parmi eux, le cardinal américain Raymond Burke a endossé au fil des semaines le rôle de conjuré en chef, préconisant de sanctionner le pape pour "ses erreurs".

 

De précédentes flèches lui avaient déjà valu, voici deux ans, d'être écarté d'un poste élevé au Vatican pour être relégué patron de l'Ordre de Malte. Mais il a probablement attisé une fronde historique au sein du vieil ordre catholique, conduisant le pape à exiger fin janvier le départ de son "Grand maître". La pape François a nommé le 4 février le numéro trois du Vatican pour remettre les chevaliers de Malte dans le droit chemin spirituel et a relégué Mgr Burke au rang de figurant.

 

Le même jour, les Romains découvraient à leur réveil plus de 200 affiches anonymes placardées dans la ville... "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient-elles en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé d'avoir "ignoré les cardinaux" et "décapité l'Ordre de Malte". L'enquête est en cours, mais des catholiques ultras semblent à la manœuvre. Une façon de peser à l'avenir sur le choix du successeur du pape ? La semaine suivante, le pape était la cible d'un faux "Osservatore Romano", journal officiel du Vatican, transformé en pastiche sarcastique dans lequel le pape répond avec ambiguïté aux cardinaux frondeurs.

 

"En lien avec des événements récents, le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l'œuvre du pape", a enfin écrit lundi le "C9", groupe de neuf cardinaux conseillant le pape sur ses réformes internes. Dans l'univers feutré du Saint-Siège, où le respect au pape va de soi, ce soutien n'est pas passé inaperçu. S'il permet au pape François de paraître moins isolé dans les couloirs du Vatican, il peut aussi être perçu comme un signe de faiblesse par ses détracteurs.

 

L'un des cardinaux du C9, l'Allemand Reinhard Marx, a expliqué mercredi que le groupe ne voulait pas dramatiser, mais qu'il était grand temps de réaffirmer "la loyauté au pape". "C'est clair que nous avons des discussions et des tensions au sein de l'Église, mais il en sera toujours ainsi", a-t-il tempéré. Un autre cardinal, chargé de l'interprétation des textes législatifs, sortait de son côté un livre confirmant la possible communion des divorcés remariés, totalement en phase avec le pape...

 

Ces derniers mois, le souverain pontife, qui jouit d'une grande popularité dans le monde, s'était défendu tout seul, précisant dormir "comme une souche", peu soucieux de ceux qui voient le monde en "noir et blanc".

 

Décrit comme "autoritaire" par ses ennemis, le pape a aussi le pouvoir de faire les carrières. Il vient ainsi de nommer archevêque un ardent défenseur des migrants, en remplacement d'un opposant conservateur italien partant à la retraite. Des vaticanistes observant les soubresauts du Vatican depuis des décennies avancent des analyses divergentes sur cette version papale de "Tout cela est l'expression d'une grande résistance face à un pape qui ouvre les portes dans toutes les directions et parle avec ambiguïté", juge Sandro Magister, qui a sorti sur son blog la lettre des quatre cardinaux.

 

Luigi Accattoli minimise l'intensité dramatique : "Aucun pape ne contrôle tout. Les résistances, y compris de cardinaux, ont toujours existé". Pour autant, "elles sont aujourd'hui plus vivaces et plus nombreuses", "et nous ne sommes pas habitués à une contestation de droite !"

 

Le pape François n’est pas au bout de ses peines notamment avec la réforme de l’IOR comme le montre l’article de RFI.fr de ce lundi 19 février intitulé : «Blanchiment d'argent: le Vatican a gelé 2 millions d'euros suspects en 2016». Le Vatican a gelé en 2016 deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical. C'est une étape de plus dans la lutte contre le blanchiment d'argent sale, entamée par Benoit XVI et poursuivie par le pape François.

 

Les deux millions d'euros gelés en 2016 portent à 13 millions d'euros les fonds ainsi neutralisés depuis 2013 par la banque du Vatican en raison de leur origine douteuse. De la même façon, 5000 comptes suspects ont déjà été fermés quand la banque n'en connaissait pas les détenteurs ou qu'ils n'avaient pas de lien avec l'Église catholique ni ses activités caritatives.

 

La banque vaticane baptisée «Institut des œuvres religieuses» a donné lieu à des scandales retentissants dans les années 1980 car elle comptait parmi ses clients des mafieux notoires. Mais en 2010, le pape Benoit XVI avait entrepris de remettre de l'ordre et de soumettre la banque vaticane aux critères internationaux de transparence.

 

Une action poursuivie par le pape François qui a lancé une vaste restructuration. Dernière mesure en date : les cardinaux chargés de surveiller la banque vaticane ne participeront plus aux conseils d'administration. Ils siègeront dans une commission séparée afin de bien marquer la distinction entre le rôle des laïcs et celui des prélats.

 

Réformer demande de la patience et il va en falloir au pape face à ses adversaires qui resteront toujours fixé à la lettre plutôt que sur l’humain.

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Publié le 19 Février 2017

L’OBS dans son article intitulé «#THÉO Des milliers de manifestants contre les violences policières, incidents à Paris» nous montre ce dimanche 19 février 2017 que plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi après-midi dans plusieurs villes de France à l'appel notamment d'associations antiracistes et de syndicats, pour protester contre les violences policières, donnant lieu à quelques incidents à l'issue du rassemblement parisien.

 

À Paris, 2300 personnes selon la police, 4000 à 5000 selon les organisateurs, se sont rassemblées sur la place de la République, plus de deux semaines après l'agression de Théo, ce jeune homme victime d'un viol présumé lors de son interpellation.

 

Quelques incidents ont eu lieu après la fin du rassemblement, qui avait été déclaré auprès de la préfecture de police par les organisateurs, des associations antiracistes (SOS Racisme, Cran, Ligue des droits de l'Homme, Mrap, Egam...), des syndicats (CFDT, CGT, FSU), des organisations lycéennes et étudiantes (Fidl, Unef, UNL, Fage, La Fabrique), auxquels s'est associé le Syndicat de la Magistrature.

 

Un groupe de quelques centaines de personnes qui n’avait rien à voir avec la manifestation a "testé les barrages des forces de l'ordre", a indiqué une source policière. Puis, après avoir essuyé des jets de divers projectiles (bâtons de bois, canettes, pavés), les forces de l'ordre ont riposté avec charges et tirs de gaz lacrymogènes après 17h. Deux policiers ont été légèrement blessés, selon une source policière.

 

D'autres manifestations ont réuni environ 250 personnes à Nice, 200 à Poitiers, 150 personnes à Montpellier, 150 à Dijon -où des incidents ont également eu lieu-, une centaine à La Rochelle, 80 à Avignon. Vendredi soir, une centaine de personnes avaient également défilé à Marseille.

 

Benoît Hamon dans ce climat tendu se décide à faire des propositions dans la banlieue dans l’article pour LeMonde.fr : «Hamon regrette «le rendez-vous manqué» entre Hollande et les banlieues». Dans un entretien au «Journal du dimanche», le vainqueur de la primaire promet de «pacifier la relation entre la police et le contrôlé» et juge que le récépissé est «l’un des moyens» pour y parvenir, puis rappelle sa conception de la laïcité en proposant de «rappeler le principe absolu, la laïcité, et de revenir à la loi de 1905, qui protège aussi bien la fille habillée en short que celle qui veut librement porter le foulard». M. Hamon rappelle aussi qu’il veut mettre en place «une police des discriminations». Il s’agirait d’«un corps d’inspecteurs qui, par des contrôles inopinés, s’assure[rait] qu’il n’y a pas de discriminations, à l’embauche ou à la location, ou encore à l’entrée d’un lieu public en raison de son sexe».

 

À ses yeux, il existe «un double déni», celui «de la République, qui a laissé se développer des ghettos sociaux et territoriaux» et «celui de musulmans qui disent que cette dérive-là est extérieure à l’islam» alors qu’il y a «une offensive très forte de groupes religieux qui testent la République et veulent mordre sur les libertés fondamentales, notamment celles qui concernent les femmes». Sur ce terrain, le candidat socialiste met en garde contre la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen, qui «détourne la laïcité pour en faire un instrument antimusulman ». Si elle arrive au pouvoir, « c’est l’embrasement garanti des banlieues», prédit-il.

 

Par ailleurs, alors que la perspective d’un rapprochement avec le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, semble s’éloigner, M. Hamon a déclaré, samedi, en marge d’un déplacement au Portugal : «Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne.» Comme le montre LeParisien.fr dans son article de ce dimanche «Hamon : "ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils"», Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils" politiques mais à tous les électeurs, épinglant les "conditions fortes" posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d'un rassemblement. "Si l'on fait du covoiturage et que l'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement", a-t-il ajouté.

 

Le député des Yvelines souhaite s'adresser "au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l'exclusion, dans le domaine de l'écologie, de l'éducation, pour leur dire qu'il n'est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l'élection présidentielle". "Nous ne pouvons pas nous permettre d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite", a-t-il insisté.

 

Benoît Hamon dans son compte Twitter délivre aussi son programme, comme sur la loi travail où il dit : «je maintiendrai les aspects positifs : compte personnel d'activité, garantie jeune...et j'abrogerai le reste.» Il propose aussi : «Je veux reconnaître le vote blanc, je propose le 49.3 citoyen, et le droit de vote des étrangers aux élections locales.» Selon lui, pour la sécurité : «Il faut mieux payer et mieux former les policiers. Je veux une police de proximité, pour renforcer le lien avec la population.» Tout en ajoutant, qu’il «propose qu'un corps d’inspecteurs contrôle et s'assure de l'absence de discriminations.» et pour «lutter contre les trafics, je veux légaliser le cannabis. Nous ne pouvons pas rester passif face aux dangers engendrés.» Ensuite, il veut faite du revenu universel le nouveau pilier de notre protection sociale. Enfin, «Pour renforcer la solidarité entre les États», il veut «mutualiser la dette européenne et annuler la dette des pays en difficulté».

 

Pendant ce temps, comme le montre le Direct Élections présidentielles 2017 de LCI.fr, Jean-Luc Mélenchon présente son programme sur You Tube sans contradicteurs. Il propose un plan de relance de 100 milliards d'euro qui seraient empruntés à la Banque centrale européenne et 173 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires sur le quinquennat dans lequel il y a 55 milliards de recettes par le programme de relance économique. Il voit les choses en grand, le seul problème c’est qu’il est peu envisageable que la Banque centrale européenne lui donne 100 milliards d'euro puisqu’elle a pour objectif prioritaire de maintenir la stabilité des prix dans la zone euro. Elle renfloue les banques pas les États. Cela risque de finir comme la Grèce, où la BCE a surtout été le bras armé des créanciers du pays.

 

Enfin, L’OBS dans son article «#ESPAGNE 160 000 personnes ont manifesté samedi à Barcelone pour réclamer l'accueil des réfugiés», nous montre que Dès 16h locales (15h GMT), des dizaines de milliers de manifestants envahissaient les rues du centre, souvent vêtus de bleu pour former une "marée" d'où surnageaient des pancartes portant le slogan du rassemblement : "plus d'excuses, accueillons maintenant". En vertu de ses engagements envers l'Union européenne, l'Espagne devait recevoir quelque 16 000 candidats à l'asile déjà admis dans d'autres pays, à partir de 2015. Mais seuls 1100 sont arrivés jusqu'à présent.

 

Le défilé était organisé dans le cadre de la campagne "Chez nous c'est chez vous" ("Casa nostra casa vostra", en catalan). Selon son site internet, elle avait été lancée par "un groupe de personnes indépendantes travaillant dans le monde de la communication" en Catalogne, qui s'étaient retrouvés en mai 2016 dans les camps de réfugiés, à la frontière entre Grèce et Macédoine, en tant que professionnels ou bénévoles.

 

Le rassemblement de samedi était cependant soutenu par la majorité des partis politiques, syndicats et entités en Catalogne, selon les médias espagnols.

 

"C'est la manifestation la plus grande qui ait été faite en Europe pour la défense des droits des réfugiés", a affirmé le secrétaire aux migrations du gouvernement catalan, Oriol Amoros. La manifestation s'est terminée symboliquement au bord de la mer Méditerranée, où plus de 5000 migrants ont péri en 2016.

 

Il faudrait comme le souhaite les maires des villes de Catalogne que la Commission européenne commence à sanctionner de façon sévère les pays ne respectant pas leur engagement en la matière. L’Espagne n’a pas été très fiable en la matière.

 

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Publié le 18 Février 2017

CatholicHerald.co.uk nous montre dans son article le vendredi 17 février 2017 que le cardinal Gerhard Müller, chef de la doctrine du Vatican, dit que les évêques locaux ne peuvent pas réinterpréter l’enseignement de l'Église subjectivement.

 

Dans un entretien avec le magazine allemand Rheinische Post, le cardinal Müller a déclaré que ce n’était "pas son style" de critiquer les publications des évêques. Cependant, il a ajouté : "Je ne pense pas qu'il est particulièrement bénéfique pour chaque évêque de commenter les documents pontificaux individuellement pour expliquer comment il comprend subjectivement le document."

 

Au cours des dernières semaines, les évêques de Malte et d’Allemagne ont émis des lignes directrices permettant la communion pour les divorcés remariés. Les évêques maltais ont déclaré qu'il pourrait être "impossible" pour certains couples d’éviter le sexe, et que les gens ne pouvaient pas se voir refuser la communion si elles discernent qu'elles étaient "en paix avec Dieu". Cependant, plusieurs évêques ont affirmé l'enseignement traditionnel qui veut les divorcés remariés ne puissent pas recevoir la communion, sauf quand ils cherchent à vivre "dans la continence complète".

 

Le cardinal Müller a récemment dit qu’il approuvait l'enseignement traditionnel. Il a également souligné l'enseignement magistral, plus récemment celui de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui dit continence est nécessaire. Donc pour le cardinal Müller la communion pour les divorcés remariés est contre la loi de Dieu.

 

Pourtant, l'Église essaye de trouver une solution afin que les divorcés remariés puissent aller vers les sacrements et cela s'avère compliqué. Nicolas Senèze dans son article de la-Croix.com intitulé ‘Le Vatican publie une interprétation autorisée d’«Amoris laetitia»’ du mardi 14 février nous montre que le cardinal Francesco Coccopalmerio, principal canoniste du Vatican, entre dans le débat sur l’accès à l’eucharistie de certaines personnes divorcées remariées en donnant dans un livre une interprétation personnelle mais autorisée du chapitre VIII de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, où il commence par souligner sa pleine cohérence avec la doctrine de l’Église sur le mariage et son indissolubilité.

 

Ce petit livret d’une cinquantaine de pages publié par la Librairie éditrice vaticane se veut un guide de lecture de l’exhortation sur un de ses points les disputés par ceux qui tentent d’amoindrir la portée magistérielle du texte pontifical. «Il est évident que les conditions essentielles dont il est question devront être soupesées par un discernement attentif et autorisé de la part de l’autorité ecclésiastique», relève le cardinal Coccopalmerio pour qui cette autorité sera «le curé, qui connaît directement les personnes et peut, à cause de cela, exprimer un jugement adéquat sur ces situations délicates».

 

Il n’exclut toutefois pas la création d’un service diocésain pour conseiller les curés ou auquel l’évêque pourrait transmettre les cas les plus difficiles. Il souligne aussi que «les conférences épiscopales devraient émettre avec sollicitude des lignes directrices pour instruire fidèles et pasteurs sur ces questions délicates». Certains épiscopats l’ont déjà fait, comme les évêques de la région de Buenos Aires – dont le texte a été loué par le pape – ou ceux de Malte et d’Allemagne. Le livret du cardinal Coccopalmerio ne se veut pas pour autant une interprétation officielle d’Amoris laetitia. Ce n’est pas non plus un texte juridique, même s’il émane du président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, l’organe justement chargé d’interpréter les textes de droit du Saint-Siège.

 

Difficile de faire une place aux divorcés remariés quand le sommet de l’Église se limite à la loi, plutôt que de pratiquer la miséricorde. Espérons que l’ouverture puisse venir de la base pour ouvrir les yeux au sommet de l’Église qui ne comprend toujours pas la vie réelle de ses paroissiens.

 

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Publié le 18 Février 2017

actu.orange.fr nous montre dans son article du jeudi 16 février 2017 qu’un prêtre de 73 ans, soupçonné d'actes de pédophilie, a été déféré au Palais de justice de Rouen après une garde à vue de 48 heures, selon le parquet.

 

Entendu depuis mardi au commissariat de Rouen (Seine-Maritime), le père Bernard Lecoquierre a été mis en examen pour viols et tentatives de viols aggravés sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, selon parquet, qui confirme une information révélée par M6. L'affaire a débuté en 2016, après la plainte déposée par un jeune homme, majeur, accusant le septuagénaire de l'avoir agressé sexuellement plusieurs années auparavant.

 

La brigade des mineurs de la Sûreté départementale lance alors une enquête qui permet d'identifier un autre jeune homme, également majeur, qui fait part de tentatives d'abus sexuels de la part du prêtre. Les faits reprochés à Bernard Lecoquierre se seraient produits à Yerville, près de Rouen, sur une période allant de septembre 2007 à janvier 2016. Selon les enquêteurs, l'homme aurait partiellement reconnu les faits.

 

L'archevêque de Rouen, Monseigneur Dominique Lebrun, s'est déclaré "coupable et trahi" et a tenu à adresser une pensée "aux personnes qui seraient victimes d'agissements inqualifiables et encore plus scandaleux de la part d'un prêtre, et dont les effets destructeurs sont connus" dans un communiqué publié par le diocèse. Le prêtre risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

 

Le diocèse de Rouen a pris l’affaire au sérieux puisque le prêtre sera suspendu s'il était mis en examen, mais l’exemple suisse est plus porteur comme le montre Radio Vatican dans son article du vendredi 17 février intitulé : «Suisse : une marche blanche contre les abus sexuels dans l'Église». Une Marche Blanche est organisée à Fribourg, place Python, dans l'après-midi du 18 février 2017, de 15h à 16h. Cette initiative vise à dénoncer l'absence de mesures à l'encontre des personnes qui ont commis des actes pédophiles. La Marche Blanche vise à dénoncer l'absence de mesures à l'encontre des personnes qui ont commis des actes pédophiles et demande la reconnaissance des victimes par toutes les autorités concernées.

 

L'événement, initié par Chistine Bussat (UDC/VD), la fondatrice de l'association Marche Blanche qui lutte contre la pédophilie, fait suite à la sortie du livre-témoignage de Daniel Pittet : Mon Père, je vous pardonne (éditions Philippe Rey) qui relate les nombreux viols commis par un capucin, le père Joël Allaz, entre 1968 et 1972. Dans cet ouvrage préfacé par le pape François en personne, Daniel Pittet relate aussi tout le processus de guérison et de pardon qui lui a permis de garder la foi.

 

Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg et de Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion, soutiennent cette démarche. Ils rappellent qu'une telle revendication interpelle également l'Église et son rôle dans la gestion de faits pédophiles.

 

Les prêtres pédophiles sont peu à peu découverts et cela permet à l’Église de voir que les loups peuvent se trouver au milieu des brebis. Il est heureux qu’elle réagisse enfin.

 

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Publié le 17 Février 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielle 2017 du vendredi 17 février 2017 nous montre que Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont en tête des intentions de vote selon une enquête électorale menée par le Cevipof pour Le Monde. Les deux candidats ont toutefois une base électorale qui n'a pas la même solidité. Pourtant comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Présidentielle : à deux mois du premier tour, "il y a un certain désarroi pour une partie de l'opinion"», rarement une élection présidentielle a été aussi indécise sous la Ve République. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, diffusé jeudi 16 février, François Fillon est en forte baisse sur un mois avec 18,5% d'intentions de vote et se voit distancé par Marine Le Pen (26%) et Emmanuel Macron (23%) au 1er tour. Mais cette enquête révèle aussi une forte incertitude dans le choix des électeurs.

 

Ensuite le parquet national financier (PNF), chargé de l'enquête préliminaire concernant les soupçons d'emploi fictif pesant sur l'épouse de François Fillon a communiqué, hier, affirmant qu'"en l'état", elle écarte "un classement sans suite". Cela ouvre deux perspectives : l'ouverture d'une information judiciaire ou un renvoi du candidat en correctionnelle. francetvinfo.fr nous montre dans son Direct que sur LCI, Thierry Solère a exclu tout retrait de son candidat. Un comité d'accueil à la mairie de Tourcoing s’en est donné à cœur joie avec des casseroles, des banderoles et le slogan "Fillon en prison".

 

Dans une autre affaire d'emplois fictifs présumés, qui concerne cette fois le Front national au Parlement européen, Marianne et Mediapart ont révélé, hier, un rapport qui accable Marine Le Pen. L’OBS nous montre dans son article «Emplois fictifs au Parlement européen : Marine Le Pen nie avoir reconnu quoi que ce soit», que Marine Le Pen a démenti ce vendredi avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'UE dévoilé jeudi par Mediapart et "Marianne". Cependant selon le rapport de l'Olaf, la députée européenne a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps, Thierry Légier, comme assistant parlementaire pour "régulariser des salaires et charges".

 

Pendant ce temps à gauche, les militants Europe écologie-Les Verts ont voté à 89 % pour que Yannick Jadot travaille à un rapprochement avec Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Comme le montre le Direct de francetvinfo.fr, invité de franceinfo, Yannick Jadot estime qu'"il y a un incroyable potentiel d'une grande aventure politique", alors que les militants écologistes ont largement approuvé hier, par un vote, un rapprochement avec Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans l’article de francetvinfo.fr «Élection présidentielle : 60% des sympathisants de gauche appellent à une candidature unique», on nous fait savoir que selon un sondage Odoxa pour franceinfo, plus de la moitié des sympathisants de gauche souhaiteraient qu'il n'y ait qu'un seul candidat de la gauche à l'élection présidentielle. Pour 44% d'entre eux, Jean-Luc Mélenchon doit se retirer, pour céder sa place à Benoît Hamon. Seuls 16% des sympathisants de gauche préfèreraient le scénario inverse.

 

C’est sans doute pour cela que Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se parleront aujourd'hui d’après le Direct de francetvinfo.fr. C'est ce qu'a indiqué ce dernier sur franceinfo. "Ce ne sera pas facile", a-t-il concédé à propos des négociations entre les deux hommes. Pour cela LCI.fr nous montre dans son article «Benoît Hamon va "parler" avec Jean-Luc Mélenchon ce vendredi» qu’avant cet entretien, Jean-Luc Mélenchon a envoyé une lettre au candidat PS pour poser ses conditions, et lui expliquer ce qui pour lui sera non-négociable.

 

Tout d'abord, il veut s'assurer que Benoît Hamon rompra avec la politique du quinquennat. Pour cela, il lui demande "l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette 'loi-travail' à coup de 49/3". Ensuite, il ne veut "aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement" qui est selon lui "la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande".

 

Enfin, Donald Trump dans le Direct de francetvinfo.fr a promis un nouveau décret sur l'immigration "la semaine prochaine", lors d'une conférence de presse. Il en a également profité pour attaquer la presse, qu'il juge "malhonnête". Il n’aura pas le soutien de la hiérarchie catholique à ce niveau là comme le montre l’article de Rina Guidos sur NCRonline.org du jeudi 16 février intitulé : «Les évêques frontaliers appellent à la dignité, indépendamment de la "condition de migration"». Dans une déclaration conjointe, les évêques catholiques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine ont parlé de la "douleur, de la peur et de l'angoisse" qu'ils voient chez les immigrants et ont promis de suivre l'exemple du pape dans la construction de "ponts, plutôt que les murs d'exclusion et d'exploitation".

 

La déclaration 14 février a été lue à la basilique du Sanctuaire national de Notre-Dame de San Juan del Valle au Texas après une visite par les évêques d’un centre de retenue de l'immigration ainsi que d'un centre de répit humanitaire à la paroisse du Sacré-Cœur à McAllen, au Texas, dans le diocèse de Brownsville.

 

Cette déclaration intervient après deux jours d'une assemblée d'évêques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine. Le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, y a également assisté. La réunion d'environ 20 évêques incluait l’évêque Daniel E. Flores de Brownsville et Mgr Gustavo Garcia-Siller de San Antonio.

 

Ils ont parlé de la situation de la Sainte Famille qui a cherché refuge et une réponse humaine de compassion, et disent qu'ils ont vu la même chez les immigrants qu’ils ont rencontrés. Pour eux, les migrants ont le droit d'être respecté quel que soit l’état de migration. Dans l'Église, ils disent qu’"il n'y a pas d'étrangers", et ont promis de continuer à soutenir les services aux familles de migrants "y compris ceux qui sont spirituels, juridiques et d’assistance matérielle."

 

Le modèle Trump a du plomb dans l’aile puisque Donald Trump ne peut pas fermet partiellement les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans puisqu’un juge de Seattle en a bloqué l'application, puis la cour d'appel de San Francisco a maintenu cette suspension. Heureusement que des contre pouvoirs permettent de limiter le pouvoir d’un président qui improvise et qui a déjà deux de ses ministres démissionnaires comme Michael Flynn, le conseiller, à la sécurité nationale à cause de ses liens avec la Russie et de son secrétaire au travail, Andrew Puzder, qui a retiré mercredi sa candidature, plombée par des révélations sur d’anciens épisodes de sa vie personnelle. Cela donne une idée de la direction de la France par le FN : totale improvisation, promesses non tenables et des ministres peu fait pour le travail.

 

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Publié le 16 Février 2017

Fabienne Béranger dans son article du mercredi 15 février 2017 pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que l'évêque d'Angers, Monseigneur Emmanuel Delmas, vient d'adresser un message aux prêtres sur le site du diocèse. Il les alerte au sujet de témoignages accusant l'abbé Houard, aujourd'hui décédé.

 

"Comme vous le savez peut-être, j’ai reçu des témoignages de jeunes adultes qui m’ont confié avoir subis dans leur enfance des comportements inappropriés de la part d’un ancien aumônier, l’abbé Houard, aujourd’hui décédé.

 

Ce sont des agissements graves et profondément destructeurs. Ils demandent un long chemin de guérison. Le fait que ces jeunes aient pu en parler et se confier participe à ce travail essentiel de reconstruction. Il est courageux de leur part qu’ils aient pu s’en ouvrir à moi. Ce prêtre est aujourd’hui décédé. Il ne s’agit donc pas d’ouvrir une action en justice", peut-on lire sur le site internet du diocèse d'Angers.

 

Dans ce courrier qu'il adresse aux prêtres de son diocèse, monseigneur Delmas tient à exprimer sa "disponibilité auprès de toute personne qui aurait eu à subir de tels agissements de la part de ce prêtre, espérant ainsi contribuer à les aider dans l’avenir qui s’ouvre devant elles."

 

Il demande également aux prêtres de son diocèse "de faire preuve de disponibilité, en accueillant le cas échéant, toute personne qui souhaiterait se confier sur ce sujet, et de (l)’en informer."

 

Le père Hyacinthe-Marie Houard, soupçonné de pédophilie, est décédé en décembre 2012. Il est le fondateur de l'IRCOM d'Angers.

 

Comme nous pouvons le voir les langues se délient et Mgr Delmas choisit de s’inscrire dans la politique de tolérance zéro souhaitée par le pape en montrant une certaine transparence. Espérons que cela dure et remercions les victimes qui ont pu grâce à leur dénonciation des prêtres pédophiles pousser l’Église à réagir.

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Publié le 16 Février 2017

Dans le LIVE Présidentielle 2017 de ce jeudi 16 février 2017, LeMonde.fr nous montre que François Fillon a proposé mercredi d’abaisser la majorité pénale à 16 ans. Selon lui, "les individus de 16 ou 17 ans profitent de la clémence du système. Il est donc temps d’en finir avec un système qui ne fonctionne pas". Il s'agit d'une proposition de l'ancien président Nicolas Sarkozy, avec qui le candidat de la droite a déjeuné mercredi.

 

Mais peut-il faire la morale en cette matière, puisque comme le montre francetvinfo.fr dans son Direct, François Fillon dénonce "un acte de communication", après la décision du parquet national financier, jeudi 16 février, de poursuivre l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif qui pèse sur sa famille. Le procureur, qui a indiqué avoir reçu les premiers résultats de l'enquête préliminaire, estime que "les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d'envisager, en l'état, un classement sans suite". Le candidat a immédiatement dénoncé "un acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique". "Il n'y a rien de nouveau", a-t-il estimé dans les colonnes du Figaro.

 

Jean-Luc Mélenchon est revenu, mercredi lors d'un meeting à Strasbourg, sur la possibilité d’une union de la gauche à la présidentielle, estimant toutefois que la seule candidature possible était la sienne. Mais il lui sera difficile de maintenir un tel entêtement puisque dans son article «Présidentielle : Hamon en nette progression, au détriment de Mélenchon», LeMonde.fr nous montre que le candidat socialiste est crédité de 14 % à 14,5 % d’intentions de vote, un gain de sept points en un mois, selon l’enquête du Cevipof réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour «Le Monde». Ce serait drôle de les voir se rassembler et les obliger les sociaux-libéraux à faire des mesures de gauche, quelle plus belle vengeance sur ceux qui pendant 5 ans au gouvernement n’ont fait que des mesures de droite.

 

En voyage en Algérie en début de semaine, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "crime contre l’humanité", dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News, diffusée mardi. Au lendemain de la mise en ligne de cette interview, plusieurs responsables politiques des Républicains (LR) et du Front national (FN) ont fortement critiqué cette position.

 

Comme nous montre L’OBS dans l’article «Colonisation : "Les gars, faites de l'histoire ou lisez des historiens"», l’'historienne Laurence de Cock a réagi sur Twitter aux propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation. Pour elle, les hommes politiques ne doivent pas s’occuper d’histoire : "Ce que l'on peut en retenir : les gars, faites de l'histoire ou lisez des historiens. Cessez ce supermarché permanent du passé et des historiennes. Ça nous fera des vacances. Le passé colonial est un enjeu suffisamment chaud qui n'a pas besoin de toutes ces confiscations. Travailler à diffuser les résultats de la recherche récente sur le sujet me semblerait une marque d'intelligence plus appropriée."

 

N’en ratant pas une, Emmanuel Macron a tendu la main à la Manif pour tous comme le monte l’article de Libération.fr : «Pour Emmanuel Macron, «on a humilié» les anti-mariage pour tous». Pour le candidat du mouvement En Marche ! «ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes» a été «une des erreurs fondamentales de ce quinquennat», pas moins. Dans une interview-fleuve accordée à l'hebdomadaire l'Obs, Emmanuel Macron fustige l'humiliation des opposants au mariage pour tous et prône le dialogue «il faut "partager" des désaccords.» Il revendique aussi le fait d'entretenir un dialogue avec le souverainiste Philippe de Villiers à qui il a rendu visite au Puy du fou, cet été. Autre visite intéressante, le 6 septembre dernier, le Journal du dimanche révélait qu'Emmanuel Macron avait déjeuné avec des prêtres engagés contre le mariage pour tous. Oublie-t-il les  violences homophobes subies par les personnes LGBT ? Sans doute.

 

Interpellé par les députés Pouria Amirshahi et Noël Mamère, Claude Bartolone a annoncé, dans un courrier daté du mardi 14 février, qu’il allait saisir le défenseur des droits, Jacques Toubon, sur la question de la doctrine du maintien de l’ordre et sa pratique en France. Mais Libération.fr dans son Direct nous montre le Parlement a définitivement approuvé le projet de loi de sécurité publique, qui assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, durcit les peines pour outrage aux forces de l'ordre et autorise l'anonymat des enquêteurs. Et ce, en plein débat sur les violences policières. Le pire est à craindre.

 

francetvinfo.fr nous montre dans son article «Ce que veut faire Benoît Hamon pour la transparence de la vie publique» nous montre qu’en pleine affaire Fillon, le candidat socialiste à la présidentielle a dévoilé, jeudi 16 février, dix propositions. C'était il y a dix jours, le 6 février dernier. François Fillon faisait face à la presse pour s'expliquer sur les soupçons d'emplois fictifs qui touchent son épouse et deux de ses enfants. Entre deux phrases, il a exigé de ses adversaires la même transparence que lui. Le message semble avoir été entendu par Benoît Hamon qui a dévoilé, jeudi 16 février, sa déclaration de patrimoine (lien en PDF). Mais il a surtout présenté ses dix propositions sur la transparence de la vie publique : il s’engage à publier les déclarations de patrimoine des parlementaires sur internet, à mettre fin à l’embauche d’un membre de leur famille par les parlementaires, à ce que seuls les seuls les parlementaires au casier judiciaire vierge pourront être candidats, à donner le nom de ses donateurs ainsi que la liste des lobbyistes qu'il rencontre et à rendre obligatoire le dépôt d'une déclaration de patrimoine et d'intérêts par les candidats à la présidentielle dès les premières publications de parrainages.

 

Au niveau de la transparence le FN va devoir revoir sa copie comme nous le montre le Direct de Libération.fr. Au Front national aussi, de coquettes sommes auraient été étrangement distribuées. La justice soupçonne ainsi le FN d'avoir mis en place un système frauduleux : ses assistants parlementaires européens, payés sur fonds européen, n'auraient en fait pas travaillé à ce poste mais pour leur parti. Marianne et Mediapart ont publié un rapport confidentiel de l'Office européen de lutte contre la fraude (OLAF) transmis le 26 juillet dernier à la justice française, qui conforte cette thèse. On y apprend notamment que Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, aurait bénéficié d'un emploi fictif couvert par «un contrat de travail apparemment faux».

 

Enfin, ce jeudi L’OBS dans son article «Le Parlement adopte définitivement le délit d'entrave à l'IVG sur internet» nous fait savoir que le Parlement a adopté définitivement ce jeudi, par un dernier vote de l'Assemblée, la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l'IVG, âprement combattue par une partie de la droite et le mouvement "pro-vie". Ce texte, voté à main levée, prévoit d'étendre au numérique le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, créé en 1993 et sanctionné par une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Comme l’a dit le député UDI Philippe Vigier : «La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de tromper les personnes». Une phrase plein de bon sens.

 

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Publié le 15 Février 2017

Radio Vatican dans son article du mardi 14 février 2017 nous montre que le Conseil des cardinaux a tenu à souligner son soutien au pape François, ce lundi 13 février 2017, «en lien avec les récents événements.» Le C9 est réunie pour sa 18e session de travail pendant deux jours. Le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga, le coordinateur du groupe, a remercié le Saint-Père pour son discours à la Curie romaine le 22 décembre dernier. «Le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l’œuvre du Pape, l’assurant en même temps de son adhésion et plein soutien à sa personne et à son magistère» a t-il ajouté.

 

Il y a quelques jours, des affiches sont apparues dans les rues de Rome, critiquant les actions du pape, notamment à propos de l’affaire liée à l’Ordre de Malte. Des cardinaux ont aussi reçu un faux exemplaire du quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano, s’opposant au pape François.

 

La précédente rencontre du C9 date de décembre dernier. Une grande partie des consultations avait été consacrée aux différents dicastères de la curie, en vue d’une nouvelle Constitution apostolique. Il avait été question en particulier de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, de la Secrétairerie d’État, de la Congrégations pour les évêques et de la Congrégation pour les Églises orientales.

 

Radio Vatican dans son article «Le C9 poursuit ses travaux sur la restructuration de la Curie» du mercredi 15 février nous montre que le pape continue la réforme de l’Église. La vice-directrice de la Salle de presse du Saint-Siège, Paloma Garcia Obejero, a délivré ce midi quelques informations au sujet de la réunion du C9 qui s’est tenue du 13 au 15 février au Vatican.

 

Dans leur réflexion sur la réforme de la Curie romaine, le pape et les neuf cardinaux se sont penchés sur la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, la Congrégation pour les Églises orientales et le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

 

Les cardinaux ont par ailleurs commencé à examiner la "Diaconie de la Justice", et pour cela un temps consistant a été consacré aux Tribunaux : la Pénitencerie apostolique, le Tribunal suprême de la Signature apostolique et le Tribunal de la Rote romaine. Le Conseil des cardinaux s’est également penché sur la méthode de sélection des nouveaux évêques.

 

Le cardinal australien George Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie et lui-même membre du C9, est intervenu au sujet de la mise en œuvre de la réforme économique souhaitée par le Saint-Père, avec une attention particulière pour l’activité de formation du personnel et pour les ressources humaines.

 

Le préfet du Secrétariat pour la Communication, Mgr Dario Edoardo Viganò, a présenté l’état actuel de la réforme de la communication du Saint-Siège, notamment l’incorporation de Radio Vatican et du Centre de Télévision du Vatican (CTV) dans ce dicastère. Des rencontres de travail ont été ouvertes avec la Secrétairerie d’État, le Secrétariat pour l’Économie, l’Apsa (Administration du Patrimoine du Siège apostolique) et le Bureau du Travail pour accompagner cette nouvelle phase de la réforme. Par ailleurs, le plan pour restructurer les fréquences radio et la présence sur les réseaux sociaux a été présenté. Enfin a été abordé le projet pour la réforme de la Librairie Éditrice Vaticane.

 

La prochaine réunion du Conseil des cardinaux aura lieu les 24, 25 et 26 avril 2017. Le chemin sera encore long et les ennemis du pape encore plus nombreux et espérons que le C9 lui reste fidèle.

 

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Publié le 14 Février 2017

Libération.fr nous montre dans son article du lundi 13 février 2017 intitulé «Astuce» qu’Alors que chaque parole politique est maintenant scrutée et vérifiée, Emmanuel Macron a trouvé la parade : ne rien dire. Le candidat d’En Marche l’assume sans mal. Dans une interview au JDD, où il explique par ailleurs que «la politique, c’est mystique», Macron déclare que «c’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne». Macron se prend pour le Christ, mais n’est pas le Christ qui veut.

 

Comme le montre francetvinfo.fr ce mardi 14 février dans son article «"On ne nous dit rien" : Macron taille sa route... tout seul, regrettent ses soutiens politiques», dans les rangs des soutiens politiques d'Emmanuel Macron, des voix s'élèvent pour regretter le manque de concertation dans les décisions de leur leader. On ne prend pas de décision. Comme le dit un député, soutien d'Emmanuel Macron : «On discute logistique et agenda.» Quand on les interroge, les "politiques", dépendants du calendrier de communication de leur leader, sèchent souvent sur le détail du programme. "Ce sont les experts qui ont la main, résume l'un d'eux. On ne nous dit rien, en nous expliquant que c'est pour éviter de voir les infos sortir le lendemain dans la presse."

 

La mystique en politique ne semble pas être porteuse comme le montre ouest-france.fr ce mardi dans son article «Popularité. Hamon s’envole, Fillon dégringole, perplexité autour de Macron». Selon le baromètre politique Odoxa pour la Presse Régionale, L’Express et France Inter, le taux d’adhésion à Benoît Hamon est en net progrès (33 %, + 10 points) alors que celui de François Fillon décroche (22 %, -10 points). Emmanuel Macron reste, malgré un léger recul, le candidat suscitant le plus d’adhésion (37 %). Mais sa "présidentiabilité" semble poser question.

 

RTL.fr nous montre dans son article de ce mardi nommé «Présidentielle 2017 : Hamon va-t-il offrir un bouquet de roses à Mélenchon ?» qu’à gauche, les négociations avancent entre Benoît Hamon et le candidat écologiste Yannick Jadot. Mais avec Jean-Luc Mélenchon, c'est plus compliqué. C'est même au point mort, pour l’instant. Alors que ses alliés communistes ne seraient pas contre un accord électoral avec le Parti socialiste en vue des élections législatives, le candidat de la "France Insoumise" multiplie les fins de non-recevoir dans la presse. Lundi 13 février, c'était "On ne m'aura pas en me faisant des bisous partout !". Ce week-end, alors que Yannick Jadot avait fait savoir qu’il lui avait laissé un message sur son portable, Jean-Luc Mélenchon a tweeté qu’il ne lisait que les SMS. Bref, il les rend fous.

 

"Il faut qu’il arrête son numéro de diva !", s'égosillent les proches de Benoît Hamon. Ils sont quatre autour du candidat socialiste à travailler au rassemblement de la gauche : les députés Pascal Cherki, Roberto Roméro, François Lamy, et le député européen Guillaume Balas. Forts de la dynamique Hamon dans les sondages, ils n'ont pas l’intention de se rallier au "panache rouge" de Mélenchon le "bonapartiste".

 

Certains montent au créneau dans les médias en accusant Jean-Luc Mélenchon de "se dérober" aux discussions et affûtent leurs arguments : "la responsabilité est historique", "l'extrême droite peut l'emporter", etc. Pour l'instant, pas question pour Benoît Hamon de décrocher son téléphone lui-même. Mais en sous-main, ils réfléchissent à une initiative publique. La forme n'est pas encore décidée. Mais Benoît Hamon pourrait bien s’adresser publiquement à tous les dirigeants de la gauche. Et donc en filigrane à Jean-Luc Mélenchon. "Il aura son bouquet de roses", plaisantait même un soutien de Hamon.

 

Tandis que Libération.fr dans son article «Hamon mise sur la Saint-Valentin pour conquérir les cœurs», nous montre qu’avec un slogan comme «Faire battre le cœur de la France», il fallait s'y attendre. Pour la Saint Valentin, Benoît Hamon demande aux abonnés de sa newsletter de se photographier avec un panneau portant ce fameux logo et «d'inonder» les réseaux sociaux avec ce joli cliché. Pour les plus fervents, il propose même de pimper leurs photos de profil. En un clic, une bannière «Faire battre le cœur de la France. Pour la Saint-Valentin» avec un petit cœur vert apparaît en bat de votre photo profil. Notons qu'il ne l'a pas fait lui-même, à en juger par ses photos de profil inchangées sur Twitter comme sur Facebook.

 

François Fillon enchaîne de malchance comme nous le montre Libération.fr. Une fois de plus, François Fillon semble avoir réussi, ce mardi devant les parlementaires LR, à désamorcer la fronde de ceux qui veulent son remplacement dans la course à la présidentielle. Mais le Canard enchaîné a dégainé de nouvelles infos, cette fois sur le député LR Thierry Solère, porte-parole de la campagne de François Fillon, qui est sous le coup d’une enquête du fisc pour fraude fiscale entre 2010 et 2013.

 

Enfin Libération.fr nous montre qu’en déplacement à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ce matin, François Hollande a tenté d'apaiser les tensions en affirmant qu'il veut «que la justice passe» après les violences subies par le jeune Théo, à Aulnay-sois-Bois, lors d'une interpellation policière. Mais l'après-midi même, devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a évoqué un «tragique accident». Il a ensuite reconnu que le terme était «inapproprié». Par ailleurs, l'IGPN a été saisie après le témoignage d'un autre jeune Aulnaysien, qui dit avoir subi des violences de la part d'un policier impliqué dans le viol présumé de Théo.

 

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Publié le 13 Février 2017

Mon père je vous pardonne - Survivre à une enfance brisée (éditions Philippe Rey) : c’est le titre du livre de Daniel Pittet, le récit d’un homme abusé dans son enfance, entre 1968 et 1972, par un religieux capucin en Suisse comme nous le montre Radio Vatican ce lundi 13 février 2017. Un texte très dur et éprouvant, mais qui est aussi un récit d’espérance et de pardon. Daniel Pittet, qui est aujourd’hui bibliothécaire à Fribourg, a en effet gardé la foi et a accompli une démarche de pardon vis-à-vis de son agresseur, qui témoigne lui-même dans ce livre.

 

Le pape François, en personne, a signé la préface de cet ouvrage, pointant les interrogations douloureuses que soulève ce phénomène des abus sexuels commis par des prêtres et religieux catholiques.

 

«Comment un prêtre, ordonné au service du Christ et de son Église, peut-il en arriver à causer autant de malheur ? Comment, alors qu’il est consacré pour amener un enfant à Dieu, peut-il le dévorer dans ce que j’ai appelé un « sacrifice diabolique » qui détruit tout à la fois sa proie et la vie de l’Église ?» Dans la préface de ce livre, le pape François exprime ces interrogations terribles et renouvelle une demande de pardon, au nom de l’Église catholique : «Certaines victimes sont allées jusqu’au suicide. Ces morts pèsent sur mon cœur et sur ma conscience, et sur celle de toute l’Église. À leurs familles j’offre mes sentiments d’amour et de douleur, et, humblement, je demande pardon.»

 

Le pape dénonce dans ces actes «une absolue monstruosité, un péché effroyable, radicalement contraire à tout ce qu’enseigne le Christ». Il rappelle que le Saint-Siège promeut désormais «une grande sévérité pour ces prêtres qui trahissent leur mission, ainsi que pour leur hiérarchie, évêques ou cardinaux, qui les protègerait, comme cela a été le cas dans le passé».

 

Face à ce drame longtemps caché et tabou, le pape François salue le récit de Daniel Pittet, «car des témoignages comme le sien font sauter la chape de plomb qui étouffait les scandales et les souffrances, ils font la lumière sur une terrible obscurité dans la vie de l’Église». Le pape François dit prier «pour Daniel et pour tous ceux qui, comme lui, ont été blessés dans leur innocence».

 

Et alors que ce livre rencontre un important retentissement médiatique, et suscite de nombreuses interrogations sur le suivi de ces cas d’abus sexuels, la conférence des religieux et religieuses de France, précise que tous les supérieurs religieux confrontés à ces cas sont tenus d’appliquer des directives qui «s’alignent sur le droit civil français et sur le droit de l’Église».

 

«Face à l’horreur de tels méfaits qui provoquent une immense tristesse et de la colère, la CORREF pense avant tout aux victimes et à leurs proches, dont la vie a été si profondément marquée. Devant la violence, le mensonge et la perversité subis, nous souhaitons, humblement, redire à chacun et chacune toute notre proximité, notre soutien et notre compassion», écrit dans un communiqué la présidente de la CORREF, sœur Véronique Margron.

 

De leur côté, la Conférence des évêques suisses (CES) et la Province suisse des capucins jugent «nécessaire, précieux et courageux» le témoignage de Daniel Pittet. Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg et président de la conférence épiscopale suisse, invite les éventuelles autres victimes du père Joël Allaz à se manifester auprès de l’évêché.

 

L’Église semble enfin prêtre à faire quelque chose contre les prêtres pédophiles et à écouter leurs victimes, mais il faut rester prudent car rien n’est joué et la hiérarchie devra faire un travail important pour que les fidèles aient confiance en elle. Un tel combat contre la pédophilie ne peut pas être seulement théorique, il doit être actif.

 

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