Publié le 18 Mars 2017

elmostrador.com dans son article du vendredi 17 mars 2017 nous montre que le jeudi 16 mars, le juge de la Cour d'appel de Santiago, Juan Manuel Muñoz Pardo, a rejeté la plainte déposée par Juan Carlos Cruz, José Andrés Murillo et James Hamilton, contre l'Archevêché de Santiago pour sa responsabilité dans la dissimulation de crimes d'abus sexuels commis par le père Fernando Karadima.

 

Grâce à une lettre publiée par le compte Twitter de Juan Carlos Cruz, les trois plaignants ont dit qu'ils étaient déçus et blessés par cette décision. «Aujourd'hui, nous avons connu la décision de la justice chilienne pour notre procès contre l'archidiocèse, dans lequel nous avons demandé que la responsabilité de l'Église catholique soit reconnu pour dissimulation et négligence dans les cas d'abus sexuels et psychologiques du père Karadima. De plus, nous avons demandé que l'Église s’excuse et nous indemnise», ont-ils dit.

 

«Cette décision va rejeter notre poursuite civile au motif que l'Archevêché ne représente pas l'Église catholique et, par conséquent, ne répond pas à la justice chilienne», ont-ils ajouté. «Cela est inacceptable et grave. La justice chilienne, représentée par le juge Juan Manuel Muñoz Pardo nous déçoit. Et nous cause de la douleur. Et au-delà de nous, puisqu’en reconnaissant le jugement de la faute professionnelle de l'Église, donne lui donne l'immunité», se lamentent-ils.

 

«Sous quelle sécurité et protection peuvent se sentir les enfants qui sont des pupilles de l'Église, dans les écoles et les organismes de protection si l'institution, dans la pratique, est impunie par cette décision ? En dépit de tous les obstacles auxquels nous avons fait face, nous continuerons à rechercher la justice et, pour cela, nous aurons recours à toutes les instances nécessaires», ont-ils conclu.

 

L'archevêque de Santiago a exprimé son accord après la décision du tribunal et dans un communiqué, le diocèse a réitéré sa condamnation de l'ancien pasteur de l'église d’El Bosque et son soutien aux victimes. Mais il est difficile de croire qu’il n’était pas au courant des abus sexuels sur mineurs faits par Karadima, vu que le cardinal Erraruiz a fait aller un prêtre convaincu d’abus sexuel envers Angelica Barros Castelblanco dan une autre paroisse en 2015. Le père Karadima n’a été qu’un prêtre de plus couvert par lui.

 

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Publié le 17 Mars 2017

catholicculture.org et catholicnews.com ce vendredi 17 mars 2017 nous montre que Mgr Eamon Martin d'Armagh, primat de toute l'Irlande, a émis le message pour la Saint-Patrick et a appelé à la réflexion sur Saint Patrick en tant que réfugié et migrant sans papiers.

 

«Ce jour de la Saint Patrick, poussé par la situation de milliers de personnes déplacées dans le monde, mettons nous à penser à Patrick le «réfugié ignorant» (comme il se décrit une fois), l'esclave en exil, Patrick le migrant sans-papiers», écrit-il. «Comme les Irlandais, nous ne pouvons pas penser à Patrick sans reconnaître les énormes défis humanitaires et pastoraux face à un nombre croissant de personnes qui se trouvent déplacées et sans statut dans notre monde.»

 

«Je vous invite à prier pour les réfugiés et pour toutes les familles déplacées en ce moment et où que vous soyez, pour encourager l'hospitalité et l'accueil dont nous, Irlandais, sont célèbres dans le monde entier», a déclaré l'archevêque.

 

Et comme pour répondre à l’archevêque, irishcentral.com nous montre qu’un groupe représentant les immigrants sans papiers en Irlande a déployé une bannière sur Dame Street, dans le centre-ville de Dublin avec un message de soutien pour les sans-papiers aux États-Unis : «heureuse St Patrick aux sans papiers des États-Unis, des sans papiers en Irlande». Cette action coïncide avec un rassemblement devant la Banque d’Irlande en solidarité avec les sans papiers.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Nicolas Senèze dans son article pour la-Croix.com nous montre que dans un entretien au Corriere della Sera, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait tenté de se justifier sur le manque de coopération de son dicastère dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels que mettait en cause l’Irlandaise Marie Collins.

 

L’Irlandaise Marie Collins, qui a récemment démissionné de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a vertement répondu, mardi 14 mars, au cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui, dans un entretien au Corriere della Sera, avait tenté de justifier l’attitude de son dicastère.

 

Lors de sa démission, Marie Collins, elle-même victime d’un prêtre pédophile dans son adolescence, avait sévèrement critiqué le «manque de coopération» de la Curie, et notamment de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), dans la lutte contre les abus sexuels dans l’Église.

 

Dans sa lettre, publiée par l’hebdomadaire américain National Catholic Reporter, Marie Collins dresse une liste de rendez-vous manqués, de réunions annulées ou de courriers dont la CDF n’a pas tenu compte, soulignant l’absence de contacts réguliers entre la commission et la congrégation.

 

Elle critique notamment le fait que, comme l’explique lui-même le cardinal Müller, «après un intense dialogue entre différents dicastères engagés dans la lutte contre la pédophilie dans le clergé», il avait été décidé de ne pas concrétiser le «projet» d’un tribunal interne à la CDF pour juger les manquements des évêques dans leur gestion des abus.

 

«C’était un projet, dites-vous, seulement un projet ?», s’indigne l’Irlandaise, rappelant que le pape avait explicitement demandé «l’établissement d’une nouvelle section judiciaire» au sein de la CDF avec «la nomination d’un personnel stable» et d’un «secrétaire pour assister le préfet pour ce tribunal» auquel des ressources ont déjà été affectées.

 

Elle souligne ainsi que la Congrégation pour la doctrine de la foi a délibérément passé outre une demande expresse du pape. Enfin, alors que le cardinal Müller dit n’avoir «jamais eu la chance de la rencontrer», Marie Collins lui rappelle un dîner à ses côtés à Dublin (Irlande), peu de temps après sa nomination…

 

Cette réponse de l’ancienne victime au cardinal Müller fragilise un peu plus le préfet de la CDF, dont certains ont publiquement demandé la démission, alors que celui-ci est déjà en délicatesse avec le pape sur plusieurs sujets, notamment l’interprétation de l’exhortation Amoris laetitia.

 

Une belle mise au point de Marie Collins qui attend mieux que des justifications de la part de la CDF, pour qu’elle puisse enfin avoir des actes de protection envers les mineurs, le pape devrait sans doute nommer quelqu’un d’autre.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Benoît Hamon dévoile son programme et l’exemple des Pays-Bas semble donner raison à sa position à gauche

Le Direct de francetvinfo.fr et le Live Présidentielle de LCI.fr nous montrent que le vainqueur de la primaire de la gauche a présenté son programme, ce jeudi 16 mars, à 11 heures, à Paris.

 

Pas de virage à 180 degrés dans cette nouvelle version, qui reprend les piliers du projet de la primaire : réforme démocratique (avec le 49.3 citoyen), taxation des robots ambition écologique, instauration d’une nouvelle République. ou encore revenu universel d'existence. Mais des apports venus du camp socialiste notamment Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et radical : priorité au "made in France" et aux PME, taxation des superprofits des banques, etc.

 

"Le futur désirable est possible", selon Benoît Hamon. "Il y a trois choix : le retour aux nationalismes et aux guerres, le choix des dérégulations qui ont échoué partout ; ou le futur désirable, qui change notre rapport au travail, à l'environnement, qui voit le monde tel qu'il est." "Je vois chez François Fillon et Emmanuel Macron ceux qui veulent garder le pouvoir. Moi je veux donner le relais, je veux rendre le pouvoir. Voilà le sens de mon projet."

 

Ce projet s’appuie principalement sur la relance par l’investissement et le pouvoir d’achat, et rompt largement avec la politique de l’offre et de lutte contre les déficits publics décidée par François Hollande depuis 2012. En prônant les politiques d'investissement, la relance de la recherche et développement et le revenu universel (même remanié) ou la hausse du smic et des minima sociaux, Benoît Hamon semble choisir la voie économique de la relance par la demande.

 

Lâché par Manuel Valls, critiqué par Juliette Méadel, Benoît Hamon cherche à souder sa famille politique. Mercredi soir, il a pu compter sur le soutien sans faille de Najat Vallaud-Belkacem, à ses côtés lors d'un meeting à Nice. Membre de son comité de campagne, Arnaud Montebourg a appelé Jean-Luc Mélenchon à retirer sa candidature, pour permettre au candidat socialiste d'être au second tour.

 

LeMonde.fr nous montre dans son article ‘Matthias Fekl : «L’avenir de la gauche n’est pas dans le social-libéralisme ou le blairisme»’ que "L’avenir appartient à une social-démocratie refondée, musclée, non à des pilules sociales-libérales avalées de manière plus ou moins agréable", explique le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur dans une interview au Monde.

 

Matthias Fekl n’a pas tort comme le montre geopolis.francetvinfo.fr dans son article «Pays-Bas : l’effondrement de la social-démocratie aux législatives», les Pays-Bas ont limité la progression de l'extrême droite (PVV, qui progresse néanmoins de 30% en termes de sièges) et ont conforté le pouvoir du conservateur Mark Rutte (le VVD perd néanmoins 8 élus) dans un scrutin national marqué par l’effondrement de la social-démocratie classique néerlandaise (PvdA) qui passe de 39 sièges à 9 alors que ce parti participait à la coalition gouvernementale.

 

Le parti écologiste (GL, «gauche verte») progresse fortement (de plus dix sièges) et réalise le haut score de son histoire, récupérant sans doute une partie des voix des socialistes déçus par la politique de coalition menée avec la droite qui mis en avant l’austérité. Son leader, Jesse Klaver, a fait de sa formation le premier parti de la gauche néerlandaise. Il a mis en avant un programme de gauche voulant un encadrement plus strict des rémunérations des chefs d'entreprises et la réduction de l'évasion fiscale. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous montre que dans un discours engagé, le souverain pontife a demandé aux responsables politiques et aux dirigeants de respecter la dignité des hommes par le travail.

 

Le pape François a tenu un discours engagé ce mercredi 15 mars sur la place Saint-Pierre au Vatican, à l'occasion de son audience générale. Le souverain pontife s'est élevé contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles en les qualifiant de «péché gravissime». «Le travail vous donne de la dignité, les responsables politiques et les dirigeants ont l'obligation de tout faire pour que chaque homme et chaque femme puissent travailler et ainsi garder la tête haute, regarder les autres en face avec dignité», a improvisé le pape François, reprenant un thème qui lui est cher. «Celui qui, pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d'hommes, cette personne fait un péché gravissime», a-t-il ajouté.

 

Le pape a fait cette déclaration après avoir salué dans la foule de la place Saint-Pierre à Rome un groupe de travailleurs du bouquet de chaînes satellitaires Sky Italia soumis à un projet de plan social prévoyant notamment 200 licenciements et 300 mutations. «J'ai une pensée spéciale pour les travailleurs de Sky Italia et j'espère que leur situation de travail pourra trouver une solution rapide, dans le respect des droits de tous, surtout des familles», a-t-il commenté sous les applaudissements.

 

Lors d'audiences publiques au Vatican, le pape argentin a déjà plusieurs fois pris la défense de travailleurs menacés de licenciement, fustigeant «l'argent-roi» et la finance aveugle. Il réfute néanmoins être «marxiste». Selon lui, ses prises de position, jugées parfois radicales, correspondent parfaitement à la doctrine sociale de l'Église, formulée déjà à la fin du XIXe siècle sous le pape Léon XIII.

 

Le pape François s’élève contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles pour dire ce que tout le monde pense : que ceux qui font ça commettent un péché grave envers leurs prochains.

 

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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous apprend le mardi 14 mars 2017 que ce sont cinq organisations chrétiennes qui sont à l'origine de ce projet d'"accueil solidaire". 500 Syriens réfugiés au Liban devraient arriver en France.

 

Un protocole d'accord pour l'accueil en France de 500 réfugiés syriens en provenance du Liban a été signé mardi à l'Élysée. François Hollande a vu dans cet accueil un message contre "l'intolérance". Ce protocole a été paraphé, en présence du président de la République, par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et le secrétaire d'État au Développement Jean-Marie Le Guen. La signature associe les responsables des cinq organisations chrétiennes qui portent ce projet d'"accueil solidaire", trois structures catholiques (communauté de Sant'Egidio, Conférence des évêques de France, Secours catholique-Caritas) et deux protestantes (Fédération protestante de France et Fédération de l'entraide protestante).

 

La France est le deuxième pays européen, après l'Italie, à mettre en œuvre cette initiative imaginée par Sant'Egidio de "couloirs humanitaires" aériens destinés à éviter les "voyages de la mort" en Méditerranée d'exilés fuyant la guerre en Syrie. Le dispositif, qui doit durer 18 mois avec de premières arrivées espérées fin avril, est autofinancé par les organisations chrétiennes, l'État agissant pour sa part principalement sur les délais d'octroi du visa et du statut de réfugié. "Ce protocole confirme que dans une République laïque des collaborations fructueuses avec les Églises sont possibles et même sont souhaitées", a souligné François Hollande, qui s'est réjoui d'un accueil "sans distinction" de religion, le seul critère retenu étant celui de la "vulnérabilité" des personnes (âgées, malades, isolées, etc.).

 

À quarante jours du premier tour de l'élection présidentielle, le président sortant a opposé la "générosité" de cette initiative à "l'intolérance", qui consiste à "utiliser les peurs pour empêcher qu'il y ait cette solidarité qui est finalement celle d'une nation comme la France". "Cette intolérance n'est pas celle du peuple, même si parfois il peut être emporté. Elle est celle de ceux ou celles qui prétendent le représenter et qui pensent parler en son nom quand ils expriment, comme le disait Victor Hugo, non pas le bruit du peuple mais la fureur de la foule", a-t-il poursuivi.

 

Le visa d'asile, spécificité française, a déjà bénéficié à 4200 Syriens depuis 2012 et 4700 Irakiens depuis 2014, selon le ministère de l'Intérieur. La France a aussi accueilli 3000 personnes déplacées depuis des camps au Proche-Orient l'an dernier via la "réinstallation", et près de 3000 demandeurs d'asile aussi par le biais du programme européen de "relocalisation" depuis la Grèce ou l'Italie.

 

C’est une excellente nouvelle que de savoir que la France va disposer de couloirs humanitaires pour accueillir des réfugiés syriens à travers des «collaborations fructueuses» entre la République laïque et les Églises afin de permettre l’accueil puis l’intégration sécurisée de 500 migrants syriens vulnérables.

 

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Publié le 14 Mars 2017

Clémence Houdaille dans son article de la-Croix.com du mardi 14 mars 2017 nous montre que le pape consulte actuellement prêtres et fidèles de Rome pour choisir le prochain vicaire du diocèse romain, successeur du cardinal Agostino Vallini, qui cessera ses fonctions le 17 avril. Cette consultation est inédite, ce choix relevant traditionnellement du pape, évêque de Rome.

 

Prêtres et fidèles ont jusqu’au 12 avril pour envoyer par courrier des «suggestions sur le profil du prochain vicaire et aussi éventuellement des noms». Cet appel a été lancé par le pape lors d’une rencontre privée avec 36 responsables du diocèse, qui compte 334 paroisses pour 2,8 millions d’habitants. «Mais il ne s’agissait alors pas de question de gouvernement», distingue le P. Luc Forestier, directeur de l’Institut d’études religieuses de l’Institut catholique de Paris.

 

Des pratiques démocratiques très anciennes existent bien dans l’Église, mais essentiellement dans le cadre de certaines congrégations religieuses où un corps électoral déterminé – souvent composé des religieux ayant prononcé leurs vœux définitifs – choisit le supérieur. Plus largement, l’initiative du pape pour le futur choix de son vicaire romain est à considérer au regard «de son agenda très clair dans la réception du concile Vatican II», estime encore le P. Forestier. «On constate un accent nouveau mis sur la dimension synodale», avec le souhait que les catholiques prennent la parole.

 

La consultation des fidèles a toujours fait partie d’une tradition ecclésiale et démontre une démarche intéressante du pape qu’il a prise depuis les deux synodes des évêques consacrées à la famille, en 2014 et 2015, celle d’une réelle prise de parole des fidèles, même si les évêques ont fini par avoir le dernier mot.

 

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Publié le 14 Mars 2017

En ce mardi 14 mars 2017 la valse des traîtres commence avec le parjure Manuel Valls qui avait promis de soutenir le candidat à la primaire de la gauche Benoît Hamon. Il ne lui donnera pas son parrainage dont il n’avait pas besoin, ce qui n’est pas une surprise. Ensuite, il réunit ses proches ce mardi pour sans doute leur laisser la liberté de voter pour Macron. Là, encore ils vont à l’encontre du PS qui a promis de soutenir le vainqueur de la primaire.

 

Pourtant, Benoît Hamon a déjà donné beaucoup de gages aux socialistes légitimistes, soutiens du président de la République, et au PRG en leur donnant des propositions sur les PME. Il assume aussi avoir un projet politique qui attrape à bras le corps la question de la transition écologique ou du nouveau rapport au travail. Une centaine d’élus bretons parmi lesquels Marylise Lebranchu appelleront les électeurs dans une tribune dimanche à se rassembler autour de Benoît Hamon.

 

Jean-Christophe Cambadélis confirme que ceux qui soutiendront Macron ne feront pas partie du PS aux prochaines élections. Gérard Filoche pour l’aider lui adonné la liste d’au moins 300 élus socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron. Benoît Hamon a ses frondeurs au PS, mais il n’abandonne pas, et les militants socialistes commencent à être exaspérés par ces retournements de veste socialistes. Il fera sans les ministres qui sanglotent. Le vote utile tellement mis en avant pour Macron risque de devenir sa faiblesse, car les sociaux libéraux et les ministres le soutiendront pour continuer la politique social libérale qui a été humiliée lors des élections municipales de 2014, départementales de 2015 et régionales de 2015.

 

Une bonne nouvelle, Jean-Luc Mélenchon vient d’obtenir 666 parrainage (j’espère que ce chiffre changera, car on pourrait lui faire un mauvais procès avec) pour se présenter à la présidentielle et souhaite interdire les sondages d’intention de vote 60 jours avant les élections mais aussi les rendre plus rigoureux, tandis que Jacques Cheminade en obtient 469 et Jean Lasalle 453, et pourraient se présenter, alors que Philippe Poutou n’est pour l’instant qu’à 350 parrainages.

 

Mais tout le monde oublie de parler du programme économique de François Fillon qui promet la suppression des de 500 000 emplois publics et de l’ISF, la fin des 35 heures, de refaire le code du travail et de réformer l’assurance maladie, sans oublier la baisse de charges aux entreprises. Ils sont trop occupés actuellement à se centrer sur ses affaires. Et si vous pensiez en avoir fini avec l’affaire Fillon, François Fillon vient d’être mis en examen pour détournement de fonds public, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique de l'Assemblée nationale.

 

Ensuite, la candidate soit disant antisystème, Marine Le Pen fait l’objet de deux procédures pour avoir sous évalué ses biens, qu’elle détient en commun avec son père, Jean-Marie Lepen. Enfin, Anticor (L’association de lutte contre la corruption) saisit la Haute Autorité pour la transparence pour vérifier la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Il avait touché entre 2009 et 2014 2,8 millions d’euros, et il a déclaré un patrimoine d’1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit seulement 200 000 euros de patrimoine net. Ce qui n’est pas très cohérent pour Anticor.

 

Cette élection risque d’être serrée comme le montre cette élection test que vont être les législatives aux Pays-Bas, qui auront lieu le 15 mars, et où 28 partis s’affrontent, risque de voir une montée du populisme puisque dans le dernier sondage le Parti pour la Liberté de Geert Wilders et passé devant le Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre libéral Mark Rutte, pour éviter cela le candidat écologiste Jesse Klaver, qui se présente comme l’antidote à la xénophobie, n’a pas tort d’appeler les partis de gauche à une coalition pour éviter une arrivée des libéraux au pouvoir.

 

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Publié le 13 Mars 2017

Quatre ans de pontificat et des frondeurs pour le pape François

francetvinfo.fr nous montre qu’il y a quatre ans tout juste, le 13 mars 2013, le pape François était élu. Une date anniversaire pour ce pape qui sait se rendre populaire mais qui est aussi très contesté au sein de l’Église.

 

Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Quatre ans de pontificat jour pour jour sans faire le consensus. Certains dans l'Église s'opposent à ses positions doctrinales. Mais c'est aussi sur la méthode que le pape François fait des mécontents. Ainsi, ces dernières semaines, des affiches très virulentes ont été collées dans les rues de Rome. Le pape François veut laisser toutes les voix s’exprimer mais commence à en faire les frais.

 

L’épisode récent des affiches anti-pape – rapidement enlevées- en dit long sur le climat qui règne à Rome. Il y a beaucoup de confusion et de grogne, constate Romilda Ferrauto. "Il y a une opposition qui s'affiche et qu'on a l'habitude de définir comme conservatrice, des personnes qui ne sont pas d'accord sur des points de doctrine", souligne la journaliste et rédactrice en chef de Radio Vatican. "Mais il y a aussi une opposition plus sournoise qui n'aime pas le style du pape François, sa manière de gouverner" ajoute-t-elle, avant de conclure : "Cette opposition, elle est beaucoup plus dangereuse à la limite, parce qu'elle est un peu partout." Romilda Ferrauto, observatrice de l'évolution du Vatican depuis 25 ans, constate aussi que les réformes voulues par le pape François ont du mal à passer. "Il y a des prêtres qui se sentent un petit peu désorientés par ce pontificat et qui râlent", nous dit-elle.

 

Que le pape François soit critiqué c'est bon signe, estiment de leur côté ses amis jésuites, les plus proches. Et pour le pape François, toutes les voix dans l'Église doivent s'exprimer. Le vaticaniste de longue date, Luigi Accattoli, souligne que l’Église, en Occident en particulier, a du mal à suivre."Tout le pontificat se joue sur cet enjeu : faire sortir l’Église d’elle-même. Pour l’instant, l’Église n’en a pas la force", analyse le vaticaniste. "On ne peut pas, aujourd’hui, savoir si le Pape François réussira à faire bouger l'Église ou s’il restera dans l’histoire comme un Pape sympathique mais qui n’a pas été obéi", conclue-t-il.

 

LeMonde.fr nous montre pourquoi ses réformes ne passent pas au sein des milieux conservateurs de l’Église dans l’article d’Aymeric Janier : «Le pape François à l’épreuve de la réforme vaticane». Pour le National Catholic Reporter, le pontife argentin n’a certes pas bouleversé le dogme catholique sur la contraception, le célibat des prêtres, l’ordination des femmes ou le mariage homosexuel, mais il a assurément contribué à faire bouger les lignes. À l’appui de son argumentaire, l’hebdomadaire américain cite quelques-uns des «mérites» de l’évêque de Rome : sa nouvelle méthode d’évangélisation, fondée sur la compassion et la miséricorde; sa façon de promouvoir la discussion et le débat – par le truchement des synodes – ou encore son inclination à préférer le discernement au cas par cas à la rigidité doctrinale systématique.

 

«Cette tentation de la réforme, loin de faire l’unanimité, exacerbe les passions. La frange la plus conservatrice de l’église, à l’extérieur mais aussi au sein même de la curie, l’accuse de dilution idéologique. En cause, sa politique de la main tendue aux réfugiés musulmans ou son engagement à agir contre le dérèglement climatique, entre autres» nous dit The Financial Times. En signalant, la semaine dernière, qu’il était ouvert à l’idée d’une possible ordination d’hommes mariés dans les zones les plus touchées par la crise des vocations – et ipso facto une pénurie de prêtres – le pape a une nouvelle fois pris le risque de s’attirer les foudres des tenants de l’immobilisme, comme le rapporte The New York Times, et The Atlantic.

 

Damian Thompson croit qu’une cabale feutrée est à l’œuvre derrière les murs du Vatican, rédacteur en chef adjoint de The Spectator, qui emploie à dessein le terme de «complot». De fait, explique-t-il, ce n’est un secret pour personne que, dans l’ombre, certains cardinaux influents conjurent pour écourter le règne papal, par crainte qu’un schisme ne se produise. Catherine Pepinster, de The Observer, va encore plus loin, évoquant une «guerre civile», dans laquelle les gardiens du temple bataillent ferme pour préserver «l’âme du catholicisme».

 

Pour le pape François réformer l’Église sera difficile, ses ennemis sont nombreux et souhaitent qu’il échoue. Sans doute faudra-t-il qu’il s’appuie sur le Peuple de Dieu pour mettre en minorité les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux qui ne souhaitent pas les réformes nécessaires.

 

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Publié le 12 Mars 2017

katholisch.de ce dimanche 12 mars 2017 se demande quelle puissance fait un pape ? Juste une qui initierait les Réformes, et qui aura besoin du soutien de toute l'Église, selon le vaticanologue Marco Politi.

 

L'expert du Vatican Marco Politi met en garde de faire la réforme de l'Église catholique en dépendant seulement du pape François. "Les réformes dans l'Église doivent être réalisées à partir du haut mais jamais où on l’imagine toujours : ... Le pape est omnipotent. Le pape catholique romain est tout-puissant, il est conservateur", déclare Politi à l'occasion du quatrième anniversaire de Francis à l'agence de presse allemande à Rome.

 

"S'il veut faire des réformes, le Pape a besoin d'une mobilisation dans toute l'Église." Et si le travail de réforme n’est pas activement soutenu par les fidèles, il peut être arrêté par son successeur du jour au lendemain. Le pape François a été élu le 13 mars 2013, et il a travaillé pour diverses Reformes depuis. En vue de réformer la curie au Vatican, le pape François a par exemple mis en place un conseil de neuf cardinaux, où se trouve aussi le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx.

 

Politi observe que les croyants sont devenus beaucoup plus passifs. Au cours des 30 dernières années, il y avait eu une "répression théologique" qui en découragea beaucoup. "Il y a 40 ou 50 ans il y avait des jeunes catholiques beaucoup plus engagés", a déclaré Politi. Aujourd'hui, la jeunesse est absente de l'Église en tant que structure participante. Le pape François a un énorme succès, et plus d'influence par sa personne chez les adolescents.

 

Marco Politi montre que le pape François a de nombreux chantiers à mener pour réformer l’Église, mais ses ennemis sont nombreux et pour que cette réforme voit le jour il doit mobiliser toute l’Église afin de lutter contre la curie, la corruption, les mafias et contre l'économie qui tue.

 

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