Publié le 26 Août 2015

20minutes.fr dans son article du mardi 25 août 2015 nous montre que l’incendie de la mosquée d’Auch n’en finit plus de provoquer des réactions d’indignation depuis la confirmation, lundi, de son origine criminelle.

Au plus haut sommet de l’État, François Hollande et Manuel Valls ont ainsi condamné cet acte survenu dans la préfecture du Gers. L’Église catholique prend le relais, ce mardi, via un communiqué de soutien de la Conférence des évêques de France (CEF), alors que l’archevêque d’Auch, Monseigneur Gardès, s’est rendu lundi sur les lieux du sinistre.

La CEF, qui réunit l’ensemble des évêques et cardinaux du pays, «tient à exprimer son entier soutien à la communauté musulmane, encore une fois blessée au titre de sa religion». Elle «condamne avec fermeté cet acte lâche et absurde qui ne cherche qu’à jeter le trouble et semer la peur».

«De tels agissements ne trouvent aucune justification religieuse et échouent dans leur objectif d’instrumentaliser les religions et de semer la division», rappelle le communiqué. «C’est l’équilibre même de notre nation qui est ainsi en jeu», conclut la CEF avec gravité.

Une belle mise au point, devant un acte d'une telle bassesse, ces personnes ont ratées leur but puisque même le Crif a soutenu la communauté musulmane dans cette épreuve. C'est dans ces moments que les religions peuvent se retrouver et se soutenir dans leurs peines.

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Publié le 25 Août 2015

«Pour le Synode sur la famille, il est clair que le Saint-Père nous appelle à examiner nos façons d’exprimer ce que nous croyons. Il nous appelle à la créativité, à être ouverts à de nouvelles voies dans l’accompagnement des familles», a exhorté Mgr Blaise Cupich au cours de l’homélie qu’il a prononcée lors de la messe où il recevait le pallium, signe de communion avec le pape, dimanche 23 août, à Chicago (Illinois, États-Unis), comme le montre Christophe Chaland dans son article du lundi 24 août 2015 à la-croix.com.

L’archevêque de Chicago intervient ainsi dans le débat préalable au Synode où la question de l’accompagnement des personnes divorcées remariées a suscité de nombreuses déclarations, dans des sens divergents, d’évêques, de cardinaux, de théologiens, du pape lui-même, et a été largement évoqué dans les consultations des laïcs faites par les diocèses à la suite du Synode extraordinaire sur la famille d’octobre 2014.

Dans le débat en cours, l’argument de la tradition selon laquelle il serait possible ou non d’ouvrir de nouvelles voies pour la communion des divorcés remariés est régulièrement invoqué dans des sens divergents.

La réception du pallium des mains de Mgr Carlo Maria Vigano, nonce aux États-Unis, a été l’occasion pour l’archevêque de Chicago de formuler une expression de la tradition gardée par l’évêque de Rome : «Le pape garde les trésors de notre foi de sorte que rien n’en soit perdu, gardant toujours l’entière tradition, de peur que nous en venions à en absolutiser une période particulière». L’archevêque de Chicago a rappelé la lecture de la tradition faite par le pape Jean XXIII dans son discours d’ouverture du Concile : «Il a appelé toute l’Église à une appréciation renouvelée de l’ancien enseignement de la miséricorde à une époque où l’on préférait le chemin étroit de la sévérité et de la condamnation».

Il a ensuite cité le pape François : «Jésus peut toujours rompre les schémas ennuyeux dans lesquels nous prétendons l’enfermer et il nous surprend avec sa constante créativité divine», au point que «surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui» (La joie de l’Évangile, 11).

Commentant la deuxième lecture de la messe de ce dimanche, (Ep 5, 21-32), une lettre de Paul qui traite des rapports entre mari et femme, Mgr Blaise Cupich a souligné l’audace de son auteur qui demandait que «maris et femmes soient soumis l’un à l’autre». «La soumission était à sens unique à l’époque», a-t-il rappelé, ajoutant : «Pour le Synode sur la famille, il est clair que le Saint-Père nous appelle à examiner nos façons d’exprimer ce que nous croyons. Il nous appelle à la créativité, à être ouverts à de nouvelles voies dans l’accompagnement des familles».

«Notre mission commence par la recherche de ceux qui sont égarés», a encore souligné l’archevêque de Chicago. «Une fois trouvés, ils doivent être hissés sur les épaules (...) afin qu’ils puissent expérimenter la nouveauté de la vie du Ressuscité (...) et, en étant élevés à hauteur de visage, voir le Christ face à face et croire à l’amour de Dieu» a-t-il ajouté.

Du 22 au 28 septembre, le pape François effectuera un voyage aux États-Unis. Il se rendra notamment à Philadelphie où se déroulera la rencontre mondiale des familles. Mgr Blaise Cupich a été nommé archevêque du troisième plus grand diocèse des États-Unis en novembre dernier. Il a rencontré longuement le pape en tête à tête à Rome en juin.

C'est rafraîchissant de voir un archevêque dire que le pape appelle à la créativité et à s'ouvrir à de nouvelles voies, une chose que certains ne semblent pas connaître surtout quand il faut tendre la main à l'autre.

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Publié le 25 Août 2015

ElMundo.es nous montre dans son article du vendredi 21 août que pour lutter contre la "résistance cruelle" et de plus en plus puissantes des secteurs rigoristes à l'encontre du pape, la majorité silencieuse commence à se mobiliser pour soutenir le "printemps" du pape François. Ce sont 20 théologiens espagnols de renom qui viennent de lancer une campagne de collecte de signatures en faveur d'une éventuelle décision du synode permettant l'accès à la communion aux divorcés remariés civilement.

La campagne en espagnol (qui sera suivie par d'autres en anglais, français, allemand et italien) intitulée Lettre à l'évêque de Rome et signée par 18 théologiens, journalistes religieux et l'évêque émérite de Palencia, Nicolas Castellanos. Parmi les théologiens on peut inclure José Ignacio Gonzalez Faus, Queiruga Andres Torres, Luis Gonzalez-Carvajal, José Antonio Pagola, Javier Vitoria, Lucie Ramon Joaquin Perea ou Ximo Roca Garcia. La pétition, lancée par la plateforme Change.org, appelle tous les "gens de bonne volonté", en particulier les catholiques, qui sont rentrés dans le mouvement par leur sa signature à appuyer le pape et les pères synodaux à suivre un chemin de miséricorde exigeante.

Les signataires disent, en présentant que la campagne de changement, est pour s'opposer aux "pressions des secteurs rigoristes qui augmentent croissante au synode et à Rome". Ils soulignent, en particulier, la collecte d'un demi-million de signatures en demandant au pape d'interdire la communion aux divorcés. Pour être complet, les signataires demandent le contraire et veulent se faire entendre "le cri du peuple de Dieu, jusqu'à présent silencieux sur cette question."

"À notre avis, la prudence pastorale permet non seulement, mais plutôt exige aujourd'hui un changement de position." Et cette pétition argumente une série de raisons bibliques et anthropologiques, pour appuyer leur demande. La première est que la paroles de Jésus "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare point" sont "principalement une défense de femmes abandonnées." Mais "elle ne pas connait à l'époque de Jésus la situation d'un couple marié (peut-être pour la faute d'un des deux ou une incompatibilité, jusqu'ici inconnue), qui échoue dans son projet partenarial", ont expliqué les théologiens.

En outre, d'après l'Évangile de Matthieu, "ce qui importe pour ceux qui ne répondent pas à la lettre de la loi, est l'esprit et l'esprit fondamental de la loi dans tout l'Évangile est la miséricorde. Pas une miséricorde molle, bien sûr, mais une miséricorde exigeante. Mais en aucun cas une exigence impitoyable". Pour les théologiens, l'Église, selon les Évangiles, doit fuir l'imposition de jougs, parce que cela est "l'un des pires péchés dans lequel vous pouvez vous engager dans l'Église."

En ce sens, les signataires reconnaissent qu'"il est très douteux que des personnes célibataires puissent comprendre ce que cela signifie de vivre tous les jours dans une intimité pacifique avec une autre personne avec laquelle on peut avoir la plus minimale syntonie (le vécu en harmonie). Comment peut-on soutenir que les personnes non mariées peuvent s'abstenir des relations sexuelles avec une personne avec laquelle elles vivent jour et nuit et qu'elles aiment".

Aborder l'esprit de la loi et ne pas imposer de charges afin d'opter pour une "discipline de la miséricorde" ne signifie pas, comme le font les revendications couramment pointilleuse, "ouvrir la porte au laxisme moral, ou que l'Église accepte les mêmes points de vue sur le divorce que dans cette société païenne."

Enfin, ils affirment que l'Église ne devrait pas avoir un double discours standard sur "l'infidélité évangélique affectant le champ des relations sexuelles et d'autres pour les champs affectant la moralité." Par conséquent, les théologiens concluent leur lettre en encourageant le pape à résister à l'assaut des rigoristes. "Nous apprécions vos efforts, au milieu de cette résistance cruelle, en donnant à l'Église un visage plus conforme à l'Évangile et avec ce que Jésus mérite."

Le souhait des théologiens est une ouverture et comme ils le signalent : "Dieu n'a pas deux poids et deux mesures, et mieux encore : sa particularité est qu'il est toujours en faveur des pauvres et des victimes." Je vous mets le lien en dessous si vous voulez signer cette pétition et celui d'une autre pétition dont je suis l'auteur également sur Change.org.

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Publié le 24 Août 2015

Durant la commission royale sur les abus sexuels des enfants, Mgr Geoffrey Robinson dit que l'ancien pape Jean-Paul II a "mal géré" le problème

ABC.net.au nous montre Geoffrey Robinson, un acteur clé dans la réponse de l'Église aux abus sexuels à l'encontre d'enfants par des membres du clergé entre 1994 et 2003, a témoigné ce lundi 24 août devant la Commission royale d'enquête sur les réponses institutionnelles aux maltraitances sexuelles des enfants à Sydney.

Mgr Robinson a dit qu'il sentait que le Vatican était loin de comprendre du problème à travers le monde, et que Jean-Paul II (1978-2005) a montré peu de leadership sur cette question. "Si je suis honnête, il a géré mal géré le problème des abus". Mgr Robinson a déclaré que Jean-Paul II avait pris sa place du Vatican et parlé en termes forts sur la question, les évêques du monde entier auraient pris préavis de cette question. "Cela aurait donné de la publicité dans le monde entier, il aurait envoyé un message à toute l'Église", a-t-il dit. "Au lieu de cela, ce que nous avons eu de lui était les silence. Et donc les évêques restèrent fidèles au silence."

Mgr Robinson a également critiqué le cardinal George Pell, dont le leadership était "inefficace" pendant la période où il se trouvait en Australie. "Les prêtres ont tout simplement oublié le diocèse, au lieu de baisser la tête et de soigner leurs paroisses, parce que [le cardinal Pell] avait perdu le soutien de ses prêtres", a-t-il dit. Il a dit que dans les années 1990 le cardinal Pell, qui était à l'époque l'archevêque de Melbourne, a décidé de créer son propre protocole appelé la réponse de Melbourne tandis que le reste de l'église travaillait sur une réponse nationale qui appelait vers la guérison. "Il a détruit notre unité", a-t-il dit.

La première enquête a entendu un ancien prêtre de la Nouvelle Galles du Sud a été réorienté hors de la prêtrise et de l'État après des plaintes, après qu'on avait appris qu'il prenait des garçons par leurs organes génitaux et les serraient. Mgr Robinson a déclaré peu de temps après, qu'il est devenu un prêtre dans les années 1960 à Croydon, il appris les actions de son confrère, qui étaient dans par l'enquête comme TS. "Ce prêtre était d'environ trois ans supérieurs à mon âge", a déclaré Mgr Robinson. "Il n'était pas l'étudiant le plus brillant dans le [Séminaire], mais il était sans doute le plus fort." "À un certain point ... il est tombé sur quelqu'un qui a fait la mauvaise chose, et sa solution était d'en revenir à sa force physique. Alors il est allé jusqu'à la personne et l'attrapa par les organes génitaux et les serra. Et cela a fonctionné."

Mgr Robinson a déclaré après que le prêtre a été déplacé dans un foyer pour jeunes délinquants, son comportement est devenu "quelque chose de récurrent". La police est devenu par la suite impliquée, et la décision fut prise de le "faire sortir de l'État et du sacerdoce", a déclaré Mgr Robinson. "Au mieux, il était à l'extérieur de la loi, au pire, elle était contraire à la loi", a déclaré Mgr Robinson sur cette décision. "Ils ont simplement décidé qu'ils connaissaient les faits ... et ils ont agi."

La culture de l'Église, y compris sur la question du célibat, en est également venu à un examen. Mgr Robinson dit qu'il pensait qu'"énormément" de prêtres étaient seulement célibataires parce qu'ils devaient l'être, non pas parce qu'ils voulaient l'être. Il dit que, bien qu'il ne croyait pas que le célibat avait quelque chose à voir avec les cas de maltraitance d'enfants au sein du clergé, il n'a pas non plus dit que "le joyau de la couronne" de l'Église, ne s'est pas révélé à la hauteur. Mais il est également peu susceptible d'être mis de côté de sitôt, dit-il, compte tenu de la "fureur" que le pape François a déjà créé avec ses vues sur le remariage après le divorce et l'homosexualité.

"C'est une loi qui pourrait être modifié demain", a-t-il dit du célibat. "Mais il est là depuis 1000 ans, et les papes sont très réticents à changer quelque chose qui est là depuis 1000 ans." Mgr Robinson, qui était un évêque pendant 31 ans dans l'archidiocèse de Sydney et un prêtre depuis 54 ans, a prononcé et écrit couramment pour exhorter un "changement profond et durable" et une approche plus compatissante de l'église pour les victimes d'abus par les chefs religieux. Il est l'auteur de deux livres sur la question : Confronting Power and Sex in the Catholic Church et For Christ's Sake.

Mgr Geoffrey Robinson confirme ce que beaucoup de catholiques pensaient que le pape Jean-Paul II a mal géré les abus sexuels des prêtres et que le célibat des prêtres ne devrait plus être imposé, même s'il pense qu'il n'a rien à voir avec le problème. Son souhait est que l'Église soit au côté des victimes et non de protéger d'ignobles pervers.

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Publié le 23 Août 2015

La sainte tunique de Trèves en Allemagne, une relique dont on doute de l'authenticité

La sainte tunique de Trèves en Allemagne serait considéré comme le vêtement que Jésus portait peu de temps avant il a été crucifié, comme le décrirait dans l'évangile de Jean (19, 23-4). Cette tunique sans couture de teinte gris-brun changeante de petites dimensions (1,48 m devant, 1,57 m dans le dos, 1,09 m de largeur inférieure et 70 cm de largeur supérieure, des manches longues de 46 cm et larges de 31 cm), tissée à partir du haut jusqu'en bas en coton ou lin feutré, est conservée dans la cathédrale Saint-Pierre de Trèves en Allemagne, dans un sanctuaire de verre climatisée. Elle est en concurrence avec la sainte tunique d'Argentueil.

La légende voudrait que la tunique aurait été mise à la cathédrale de Trèves entre 325 et 330 par Hélène, la mère de Constantin le Grand, qui aurait découvert la tunique en Israël, avec relique de la Vraie Croix. La cathédrale de Trèves, la plus ancienne église en Allemagne, a été construite par le premier empereur romain chrétien. Mais cette identification est peu fiable, car entre 310 et 329, l'évêque Agritius fait construire une première basilique sans que l'on mentionne la tunique. Même pour l'agrandissement de la basilique par l'évêque Maximin de Trèves (329-346), on ne fait pas mention de cette relique durant cette période.

Ce n'est qu'au XIIe siècle que l'on commence à en parler, au moment où apparaissent la plupart des reliques qui sont des faux grossiers. On en fait mention pour la première fois dans un document en 1196. Le pèlerinage remonte à 1512, lorsque le Saint Empereur romain Maximilien Ier a exigé de voir la Sainte Tunique alors que l'archevêque Richard von Greiffenklau émet de sérieux doutes sur cette relique. Cela a conduit à des demandes de citoyens laïcs pour voir eux aussi la relique et les pèlerinages pour voir la tunique commencèrent. Ces pèlerinages attireront 100 000 pèlerins. L'usage du pèlerinage courant entre 1524 et 1545 mais il se perd au milieu du XVIe siècle, puis il est relancé au début du XIXe siècle avec un pèlerinage tous les 30 ou 40 ans. Le pèlerinage a provoqué la controverse en 1844, quand il a été utilisé comme une occasion pour les catholiques d'affirmer leur identité contre la domination protestante. Les dernières ostensions eurent lieu en 1933 qui donna lieu à une guerre de propagande entre l'Église catholique et le parti nazi, en 1959, en 1996 et en 2012. En 1959, le diocèse de Trèves a commencé à apporter une dimension œcuménique au pèlerinage, en adoptant le slogan : "Et unir ce qui est séparé". Au cours du dernier pèlerinage de la sainte Tunique, en 1996, l'Église protestante de Rhénanie a été invité à se joindre au pèlerinage pour la première fois.

L'Eglise allemande reconnaît elle-même que l'origine de la pièce de Trèves est loin d'être établie. Un "examen archéologique" de la tunique a eu lieu en 1890-1891 qui disait vaguement que le tissu avait toutes les apparences à du lin et du coton mais aucune étude scientifique sérieuse n'a été réalisée. Les analyses effectuées sur l'étoffe ont conclu qu'elle a été entièrement restaurée autour de 1500. L'historienne du textile Mechthild Flury-Lemberg, qui a examiné la tunique dans les années 1970 aurait constaté qu'une grand part de la tunique était composée de tissu ajouté au cours des restaurations de 1512 et de 1891, mais qu'elle contenait également quelques lambeaux de laine qui remontaient au début de l'Empire romain, ce qui est très difficile à dire sans datation au carbone 14. Mais, elle a par prudence conclu que l'âge et l'origine de la tunique "ne peuvent pas être déterminées exactement." D'aspect gras et brunâtre, elle se compose de satin de soie, de tulle et de taffetas agglutinés au fil des réfections successives, Mechthild Flury-Lemberg n'a pas pu y identifier clairement des fibres remontant jusqu'à l'an 33.

Un test en 1984 a soit disant montré que le tissu de la tunique Argenteuil serait venu également de la région méditerranéenne et aurait à peu près du même âge que la tunique Trèves. Donc Jésus aurait eu deux tuniques avant de mourir, je ne connaissais pas une telle prévenance des Romains durant l'exécutions de rebelles. Il est difficile d'avancer une telle hypothèse puisqu'aucune datation au carbone 14 n'a été faite, puisque les réparations de 1512 et 1891 la rende impossible, et donc dater la tunique et dire d'où est elle venu est particulièrement difficile. D'après d'autres analyses scientifiques sur les tissus, ce vêtement daterait du VIe siècle, mais rien n'est certain.

Finalement tout ce que l'on peut dire, c'est que la sainte tunique de Trêves serait apparue au XIIe siècle et s'avère être une fausse relique. Pour l'évêché de Trèves l'authenticité de la tunique est accessoire, puisque c'est le pèlerinage qui a du sens et c'est aussi pour la ville de Trèves une attraction touristique et un miracle commercial.

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Publié le 22 Août 2015

Dans l'article de g1.globo.com du mercredi 19 août 2015, le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, a émis une critique à l'encontre des prêtres chanteurs brésiliens à São José dos Campos. Il dit que "Pas tout dans nos prêtres chanteurs est clair, il suffit de regarder. Nous devons revenir à l'essentiel, à la question pourquoi vous êtes là à chanter cette chanson à la télévision. Quelle est la raison qui me fait être ici ? C'est Jésus-Christ ? Ma gloire ? L'argent ?" Pour lui, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) serait l'organe le plus approprié pour intervenir dans le paysage radiophonique sur tout en ce domaine. "Il est bon de le mettre en place et de passer ensuite. Je ne vais pas citer de noms, mais il y a ici des choses ennuyeuses. D'autre part, on fait de bonnes choses. Je pourrais citer trois ou quatre noms, mais je ne le ferai pas".

Dans TribunadaBahia.com.br le jeudi 20 août, le cardinal Braz de Aviz a révélé lors d'une réunion en présence de 1000 religieux, religieuses, prêtre et laïcs, dans la cathédrale de São Paulo, à Praça da Sé, le 19 août que l'Église catholique perd chaque année environ 2000 religieux et religieuses, sur tous les continents, en particulier en Europe. Pour lui, il est urgent de recréer ou de réviser la vie communautaire dans les couvents, de rétablir l'harmonie dans un esprit de compréhension et d'amour parmi ses membres.

Il connait des cas de religieux qui ont quitté leurs communautés et qui veulent revenir, mais ils abandonnent parce qu'ils trouvent cet esprit communautaire dans une vie de famille. Selon il serait raisonnable d'organiser des communautés mixtes dans la vie consacrée. Le cardinal João Braz de Aviz souhaite que l'obéissance existe sans autorité abusive, il souhaite que les jeunes aient plus de responsabilités et que les communautés les partages afin d'éviter les excès. Et il avertit les diverses congrégations religieuses des dangers d'accumuler de l'argent alors qu'elles font vœu de pauvreté.

Le cardinal Joao Braz de Aviz dit tout haut ce que personne ne veut entendre, c'est rafraichissant et il permet de montrer ce qu'il faut changer. Cela change d'autres cardinaux.

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Publié le 21 Août 2015

catholicphilly.com dans son article du jeudi 20 août 2015 nous montre que l'une des principales voix parmi les évêques africains prédit une nouvelle flexibilité dans l'enseignement catholique durant le synode des évêques sur la famille qui aura lieu en octobre, dont il prédit qu'il permettra aux évêques dans différentes parties du monde d'adapter l'enseignement de l'Église sur la famille à la culture régionale, au paysage politique et à la situation économique.

"L'Église catholique est une institution universelle, à la fois humaine et divine", a déclaré le cardinal Berhaneyesus Souraphiel d'Addis-Abeba. "Elle n'est pas une église européenne, elle n'est pas une église canadienne ou une église américaine. C'est différent. Les questions sur les familles qui se confrontent dans certaines parties du monde sont différentes que dans d'autres parties du monde".

Alors que l'Europe et l'Amérique du Nord sont confrontés à des problèmes tels que la manière de répondre pastoralement aux unions de même sexe adoptées par les États et à la question des catholiques divorcés remariés, les familles dans d'autres parties du monde doivent aussi faire face à des questions qui découlent de la mondialisation économique ou l'urbanisation rapide.

"Pour nous, en Ethiopie, la grande question sera la pauvreté", a déclaré le cardinal Souraphiel. Pour le cardinal, ils sent que pour l'Éthiopie, "la question est, comment l'Eglise peut contribuer à la réduction de la pauvreté ?" Cela amène des situations familiales complexes, car les parents peuvent quitter leur foyer pour trouver un travail afin de nourrir leur famille, même à l'étranger et les enfants en souffre.

Selon lui, les conférences épiscopales devraient jouer un rôle en aidant les évêques individuels adapter l'enseignement du synode dans leur pays ou de la région, a dit le cardinal. "Pour les questions morales qui sont à venir autour de la famille, probablement durant le prochain synode, les évêques vont dire, 'Laissez-nous les voir dans notre contexte. Laissons les conférences à venir avec des suggestions'. Cela pourrait se faire de cette façon."

Le cardinal a souligné l'enseignement du Concile Vatican II sur la subsidiarité, dont l'idée est que la responsabilité de la résolution d'un problème ne réside pas avec l'autorité la plus élevée possible, mais avec les gens qui doivent résoudre le problème et doivent vivre avec ces solutions. Selon lui, "si vous pouvez décider à votre niveau, nous allons respecter cela" et il faut que le synode laisse les problèmes aux évêques locaux.

Pour le cardinal Berhaneyesus Souraphiel, les problèmes locaux ne peuvent que trouver leur solution au niveau local, et cela pourrait résoudre un problème celui d'évêques d'autres pays qui n'ont pas les mêmes problèmes s'occuper de ceux des autres qu'ils ne connaissent pas ou pas encore. Il serait judicieux qu'on ne fasse plus des synodes avec les évêques du monde entier pour traiter de problèmes purement locaux, mais que les conférences épiscopales répondent réellement à leur problèmes surtout moraux. À moins qu'au synode, on arrive à un accord. Qui sait...

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Publié le 20 Août 2015

France24.com dans son article nous montre que le pape François a salué mercredi 19 août 2015 à Rome la communauté œcuménique de Taizé, en Bourgogne (centre de la France), qui célèbre ces jours-ci ses 75 ans et commémore en même temps les 10 ans de l'assassinat de son fondateur frère Roger.

"Demain, la communauté de Taizé aura 75 ans. Je veux adresser mes salutations, accompagnées de mes prières, aux frères moines, dans le souvenir du fondateur bien-aimé frère Roger Schutz, dont nous avons marqué il y a juste trois jours le souvenir du 10e anniversaire de sa mort", a déclaré le pape. "Bonne route à la communauté de Taizé !", a-t-il lancé lors de son audience hebdomadaire au Vatican.

Créée en 1940 près de Cluny par Roger Schutz, un pasteur protestant suisse âgé alors de 25 ans, la communauté de Taizé rassemble aujourd'hui une petite centaine de frères, catholiques et protestants venus d'une trentaine de pays, avec pour objectif la "réconciliation entre chrétiens".

Elle accueille chaque année des dizaines de milliers de jeunes de toutes les confessions, qui viennent le plus souvent pour une semaine de réflexion, de prière et de partage, et organise chaque fin décembre une rencontre internationale dans une grande ville d'Europe. La prochaine aura lieu à Valence, en Espagne.

Dimanche, les frères ont commémoré avec 4000 jeunes et de nombreux représentants de diverses confessions chrétiennes comme d'autres religions les 10 ans de la mort de frère Roger, assassiné par une déséquilibrée roumaine pendant la prière du soir le 16 août 2005.

Depuis Jean XXIII, la communauté de Taizé entretient des rapports très chaleureux avec les différents papes. Jean-Paul II s'y est rendu en octobre 1986, et, lors des obsèques du pape polonais en avril 2005 à Rome, frère Roger avait reçu la communion des mains de Jozef Ratzinger, futur Benoît XVI.

Le pape François a salué la communauté de Taizé qui par ses efforts veut aboutir à la réconciliation entre les chrétiens et permet de réfléchir à la bonne voie pour y arriver. Le chemin sera long, mais rien n'est impossible à qui a la foi.

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Publié le 19 Août 2015

la-Croix.com nous montre que le président de la conférence épiscopale d’Écosse, Mgr Philip Tartaglia, archevêque de Glasgow, a exprimé, mardi 18 août, sa «souffrance» et sa «honte» après la publication d’un rapport sur les actes pédophiles dans l’Église. Il a présenté des «excuses sincères» aux victimes de ces actes «criminels et empreints de péché».

«L’abus d’enfant est un crime horrible. Que ces abus aient été commis dans l’Église, par des prêtres et des religieux, est d’autant plus abominable. De tels actes sont inexcusables et intolérables. Le préjudice créé concerne d’abord les victimes, mais va bien au-delà, puisqu’il s’étend à leurs familles et amis, ainsi qu’à l’Église et à la société tout entière. »

Cette déclaration, lue dans la cathédrale de Glasgow, intervient le jour de la publication d’un rapport sur la gestion de ces scandales par l’Église. Ce rapport, signé par Andrew McLellan, ancien inspecteur en chef des prisons, recommande notamment de soutenir sans réserve les victimes de ces abus, commis entre 1947 et 2005.

Première des huit recommandations contenues dans ce texte de 100 pages, la présentation d’excuses aux victimes de ces abus sexuels, et en particulier «celles qui ont trouvé l’Église lente, apathique ou indifférente».

Lors de l’instauration de la commission McLellan, en 2013, les évêques écossais avaient reconnu, dans une déclaration publique, «le traumatisme et la souffrance subis par les victimes d’abus sexuels».

En Écosse, l'Église a choisi de faire amende honorable en présentant de véritable excuses et en n'essayant pas de se justifier. Le choix de soutenir les victimes des prêtres pédophiles est salutaire.

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Publié le 18 Août 2015

cath.ch-apic dans leurs articles du mardi 18 décembre 2015 que l’Église catholique dans le canton de Zurich s’est excusée, le 17 août au soir, pour les récentes déclarations de Mgr Huonder, évêque de Coire, sur l’homosexualité. Le vicariat général pour les cantons de Zurich et Glaris, ainsi que le Conseil synodal de la corporation ecclésiastique du canton de Zurich regrettent “les dommages importants” causés par l’affaire à l’image et à la crédibilité de l’Église.

Les deux entités ecclésiales affirment, dans leur communiqué commun, avoir reçu de nombreuses réactions inquiètes et outrées de la part des fidèles et des agents pastoraux du diocèse. Le 31 juillet dernier, lors d’un congrès à Fulda, au centre de l’Allemagne, l’évêque de Coire avait cité un passage du Lévitique selon lequel “Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable, ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux” (Lévitique 20,13). Des propos qui ont provoqué un tollé.

L’Église zurichoise remercie également les autres prélats suisses qui ont réagi aux déclarations de leur confrère grison, notamment Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Markus Büchel, évêque de St-Gall, ainsi que Mgr Urban Federer, Père Abbé d’Einsiedeln.

“Au nom de l’Eglise catholique dans le canton de Zurich et composante du diocèse de Coire, il est de notre devoir de présenter des excuses : principalement aux personnes homosexuelles, mais aussi à tous ceux qui sont scandalisés”, indique le communiqué. Les excuses sont également adressées aux “frères et sœurs” de l’Église réformée, qui sont “également affectés par les dommages causés”.

Pour les deux instances zurichoises, “l’Église catholique n’a pas le droit de présenter ses normes sexuelles dans la société de manière fondamentaliste”. Le communiqué, signé par Josef Annen, vicaire général pour le canton de Zurich et Glaris, ainsi que par Benno Schnüriger, président du Conseil synodal de la corporation ecclésiastique du canton de Zurich, souligne que la foi doit chercher le dialogue avec la raison et avoir la capacité de s’y confronter. “Seule une foi qui prend en compte les signes des temps, selon la recommandation du Concile Vatican II, peut avoir un avenir”, estiment les deux responsables d’Église.

Ces signes des temps sont, selon eux, un dialogue ouvert avec les connaissances anthropologiques actuelles – en particulier concernant la sexualité humaine -, la prise en compte de la diversité vécue par les familles, ainsi que le respect des autres modes de vie. Ils affirment que le processus synodal sur le mariage et la famille lancé par le pape François va dans cette direction. “Il ne faut pas oublier sa déclaration, selon laquelle 'si une personne est homosexuelle et cherche Dieu avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger?', conclut le communiqué de l’Église de Zurich.

L'Église en Suisse montre en ce moment son meilleur visage en contestant les propos de Mgr Huonder à travers l'exemple de l’Église de Zurich, et en montrant que le respect de des personnes doit être mis en avant sans faire de différences.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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