Publié le 26 Octobre 2015

Gens du voyage : le pape François souhaite "une nouvelle histoire"

BFMTV.com nous montre que le pape François a reçu, ce lundi 26 octobre 2015, plus de 5.000 gens du voyage en pèlerinage à Rome en appelant à la fin des préjugés mais aussi des petits arrangements avec la légalité pour "que s'ouvre une nouvelle histoire".

Dans la grande salle Paul VI, chants, danses et témoignages ont marqué cette première rencontre de Jorge Bergoglio au Vatican avec des pèlerins venus du monde entier pour célébrer le 50ème anniversaire de la première visite d'un pape, Paul VI, dans un camp rom à Pomezia, au sud de Rome.

"Je voudrais que, pour votre peuple, s'ouvre une nouvelle histoire ! Que l'on tourne la page ! Il est temps d'éradiquer les préjugés séculaires, les méfiances réciproques qui servent de fondement à la discrimination, au racisme et à la xénophobie", a lancé le pape.

"Je connais les difficultés de votre peuple, j'ai pu voir les conditions précaires dans lesquelles vivent beaucoup d'entre vous", a-t-il dit, faisant allusion à ses visites dans les banlieues de Rome. "Nous ne voulons plus assister à des tragédies familiales où les enfants meurent de froid ou dans les flammes", a-t-il insisté, tout en demandant aux gens du voyage de faire de leur côté des efforts pour "s'intégrer".

"Au milieu de tant d'individualisme, c'est aussi votre devoir de travailler à construire des périphéries plus humaines. Vous pouvez le faire si vous êtes d'abord de bons chrétiens en évitant tout ce qui n'est pas digne de ce nom: mensonges, escroqueries, embrouilles, litiges", a-t-il expliqué.

Le pontife argentin a insisté en particulier sur l'instruction: "Vos enfants ont le droit d'aller à l'école, ne les en empêchez pas ! C'est le devoir des adultes d'assurer que les enfants fréquentent l'école !", a-t-il lancé en demandant aux États de "garantir des parcours de formation adéquats pour les jeunes gitans".

Plus que jamais le pape François va vers ceux qui sont marginalisés et plus particulièrement pour le gens du voyage qui sont victimes de préjugés discriminants et xénophobes tout en leur demandant d'être les protagoniste du changement à leur encontre, sans oublier de nous ouvrir aussi pour que nous leur tendions la main.

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Publié le 26 Octobre 2015

"Ces quartiers ne peuvent pas être exclus de la République"

"La reconquête, c’est celle des cœurs et des esprits, pas de tel ou tel territoire. C’est le combat pour la République plus que jamais. Moi, c’est ça qui m’importe" a lancé le Premier ministre lors de son arrivée ce matin le lundi 26 octobre aux Mureaux comme le montre Libération.fr, LesEchos.fr, Francetvinfo.fr et ouest-france.fr. Dix ans après les émeutes qui ont éclaté en Seine-Saint-Denis, le gouvernement a tenu un conseil des ministres délocalisé dans cette ville de Seine-Saint-Denis. "Ces quartiers ne peuvent pas être exclus de la République", ajoute Manuel Valls.

Pour lutter contre le phénomène de ghettos urbains, Manuel Valls a annoncé une série de mesures en faveur de la mixité sociale et des banlieues. Voici les trois principales : Les préfets se substitueront aux maires dans les communes qui ne respectent pas l'obligation des 25% de logements sociaux. Manuel Valls a rendu publique une liste des 36 communes concernées; Les caméras piétons, de petites caméras fixées sur le torse des policiers et expérimentées depuis trois ans, vont être généralisées pour lutter contre les discriminations et protéger les agents de police; et une campagne nationale de testing, pratique visant à simuler des situations réelles pour identifier de possibles pratiques discriminatoires dans le monde du travail, va être lancée à la fin de l'année.

Dans le même temps, les 75 écoles qui préparent à l’accès à la fonction publique seront tenues de réaliser un diagnostic socio-économique des origines de leurs effectifs afin de "proposer un programme de renouvellement des origines sociales de ses élèves d’ici le 30 juin 2016". Le Premier ministre a également annoncé la prolongation des Zones de sécurité prioritaires pour trois ans supplémentaires et confirme les renforts de policiers et de gendarmes jusqu’en 2017.

Manuel Valls va nommer des délégués gouvernementaux dans dix villes ayant des quartiers considérés comme difficiles, dans le cadre d'une expérimentation visant à améliorer l'action locale des pouvoirs publics. Trois villes ont déjà été retenues : Trappes (Yvelines), avec le quartier des Merisiers-Plaine de Neauphle, Mulhouse-Illzach (Haut-Rhin), avec le quartier intercommunal Drouot-Jonquilles, et Avignon (Vaucluse), avec le quartier Monclar-Rocade Sud.

Ces délégués, qui agiront "en lien avec le maire", auront pour mission de redonner "force et cohérence à l'action publique locale". Chaque délégué "aura l'autonomie nécessaire, notamment budgétaire, pour mobiliser les ressources du territoire - administration comme associations - afin de bâtir de manière réactive et créative des solutions sur mesure pour obtenir des résultats tangibles pour les habitants", a expliqué Valls.

Le chef du gouvernement a aussi critiqué "la démagogie de l'extrême droite qui surfe sur les peurs, les craintes, les problèmes des Français". Et d'ajouter : "Mais pendant que eux parlent des problèmes, nous, nous apportons des solutions." "C'est une société où chaque citoyen a sa place, sa chance, la possibilité de se construire un destin". Manuel Valls appelle donc à ne pas "céder au repli".

Pour la grande majorité des élus interrogés sur la question, la situation des quartiers n'a pas été suffisamment abordée ces dernières années. Plusieurs, à l'instar du premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, dénoncent "un raté total". C'est sans doute la réponse à ces critiques de la part de Manuel Valls puisqu'il souhaite "montrer que l'engagement de la nation depuis des années en faveur des quartiers populaires doit se poursuivre". Nous le saurons en voyant les résultats de ces mesures.

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Publié le 26 Octobre 2015

Christine Clerc dans une réflexion qu'elle donne ce lundi 26 octobre sur LeTelegramme.fr se demande su le synode est une victoire ou défaite pour le pape ? On s'interroge sur les suites du synode consacré à la famille et qui vient de réunir, à Rome, 270 cardinaux et évêques des cinq continents.

Pour les «progressistes» venus de France, d'Allemagne ou d'Autriche, François «le hardi», qui osa dénoncer les péchés capitaux des dignitaires du Vatican, n'est pas allé aussi loin qu'on l'attendait sur les sujets brûlants : accueil des divorcés, reconnaissance des homosexuels et promotion des femmes aux responsabilités. Pour les «traditionnels», majoritaires en Afrique et en Amérique latine et encore nombreux en France, à en juger par les «manifs pour tous», le pape argentin aurait déjà, au contraire, franchi la ligne rouge. Pour les «centristes», enfin, c'est une question de temps et de doigté : François méditerait, sur la Famille, des conclusions qui marqueront une ouverture... sans pour autant risquer de faire éclater son Église «universelle».

Parmi les 1,25 milliard de catholiques dans le monde, l'habile Jésuite sait bien, en effet, que certains, au Cameroun, croient les homosexuels «possédés par le démon», tandis que d'autres, comme certains prêtres français qui organisent des cérémonies de «bénédiction» de couples «gays», les accueillent. Il lui faut gérer cette diversité.

Mais les critères politiques habituels s'appliquent-ils au pape ? Avec son style de vie et ses «Qui suis-je pour juger ?», François a déjà opéré une vraie révolution : en plaçant l'esprit de l'Évangile au-dessus des dogmes édictés au fil des siècles.

Belle conclusion de Christine Clerc qui montre que le pape François ne fait pas une révolution violente mais tranquille, qui selon lui pourrait amener les réformes qu'il attend et qui serait une décentralisation radicale de l’Église mise dans la réalité du terrain.

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Publié le 25 Octobre 2015

20minutes.fr nous montre que le pape François a déclaré dimanche 25 octobre 2015, lors de l'Angelus, que l'Église «n'abandonne» pas les familles de migrants «en marche sur les routes de l'Europe», soulignant que leur sort a été une des grandes préoccupations du synode qui vient de s'achever.

Au jour de clôture du synode sur la famille, le pape argentin a confié avoir dans les yeux «les images des réfugiés en marche sur les routes de l'Europe, une réalité dramatique de notre temps», alors même que plusieurs pays d'Europe centrale ont fermé leurs frontières à ces migrants.

«Ces familles qui souffrent le plus, déracinées de leurs terres, ont été présentes au synode, dans nos prières et dans nos travaux, à travers les voix de quelques-uns de leurs pasteurs présents», a observé Jorge Bergoglio devant des dizaines de milliers de fidèles présents sur la place Saint-Pierre. Les patriarches d'Orient, notamment d'Irak, de Syrie, du Liban, avaient mis l'accent sur les tragédies en cours dans tout le Moyen-Orient, avec des populations qui fuient d'un pays à l'autre, reprochant aux Européens de les avoir oubliées au nom de calculs politiques.

«Ces personnes en quête de dignité, ces familles en quête de paix demeurent encore avec nous, l'Église ne les abandonne pas», a insisté le pape qui avait demandé en septembre à tous les diocèses du monde d'organiser l'accueil des réfugiés dans des familles.

«Le peuple» voulu par Dieu «n'exclut pas les défavorisés, mais au contraire, les inclut: c'est une famille des familles dans laquelle celui qui est fatigué ne se trouve pas marginalisé, laissé à l'arrière mais réussit à cheminer au pas des autres».

Pour le pape François le chrétien ne doit pas exclure pas les pauvres et les désavantagés, mais les inclure. Serait-ce aussi une critique envers les Polonais qui pourraient faire revenir au pouvoir Droit et Justice (PiS), qui n'a pas hésité a surfer sur la peur des migrants à coup d'arguments xénophobes, durant les législatives qui ont lieu aujourd'hui.

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Publié le 25 Octobre 2015

Synode sur la famille : appel du pape à "inclure ceux qui sont marginalisés"

BFMTV.com et RTL.fr nous montrent que le pape François a appelé ce dimanche 25 octobre 2015 les évêques à "inclure" dans l'Église ceux qui sont marginalisés en "se laissant déranger" par eux, quand ils ne rentrent pas "dans le plan de marche", lors d'une messe de clôture du synode sur la famille. Le pape avait reçu samedi soir le rapport final du synode, voté par les 265 évêques et cardinaux présents. Diverses ouvertures y sont exprimées, notamment pour permettre un discernement au cas par cas, qui puisse amener certains divorcés remariés civilement à accéder aux sacrements de la confession et de la communion.

Commentant dans la basilique Saint-Pierre l'Évangile qui relate comment Jésus guérit le mendiant aveugle Bartimée, le pape a relevé que "la paternité de Dieu ouvre une route accessible, une route de consolation" à "l'aveugle et au boiteux". Jésus, a-t-il relevé, parle à cet aveugle de manière "directe mais respectueuse", "montre qu’il veut écouter nos besoins", "désire avec chacun de nous un échange fait de situations réelles, que rien n’exclut devant Dieu".

Comme à l'époque de Jésus, ses disciples "sont appelés à cela, spécialement aujourd’hui: placer l’homme au contact de la miséricorde compatissante qui sauve. Aujourd’hui est un temps de miséricorde !", a-t-il insisté à l'issue de trois semaines d'un synode tumultueux sur la famille. Jorge Bergoglio a exhorté à faire passer "sans sermons" les "paroles libératrices de Jésus". "Jésus veut inclure, surtout celui qui est tenu aux marges et qui crie vers lui", a-t-il martelé, le visage grave, pâle et éprouvé par la fatigue du synode.

Devant les exclus, il y a "certaines tentations" auxquelles cèdent les disciples de Jésus (les prêtres et évêques) "encore aujourd'hui" : "aucun ne s’arrête, ils avancent comme si de rien n’était. Si Bartimée est aveugle, eux ils sont sourds : son problème n’est pas leur problème. Devant les problèmes continuels, il vaut mieux avancer, sans nous laisser déranger". Si on "ne se penche pas vers celui qui est blessé", on "construit des visions du monde" et on "vit une "spiritualité du mirage", "sans voir ce qu’il y a réellement, mais ce que nous voudrions voir", a-t-il dénoncé.

"Il y a une seconde tentation, a critiqué Jorge Bergoglio, celle de tomber dans une foi programmée", d'avoir "déjà notre plan de marche, où tout rentre: nous savons où aller et combien de temps y mettre. Tous doivent respecter nos rythmes et chaque inconvénient nous dérange ! Celui qui gêne ou n’est pas à la hauteur est à exclure !" Un petit groupe de cardinaux conservateurs, très rigoureux dans la doctrine et ne voulant rien changer, notamment vis à vis des divorcés et homosexuels, peut se sentir visé par ces critiques.

Le rapport rendu la veille n'avait rien de révolutionnaire, mais permettra néanmoins un examen au cas par cas de la situation des divorcés remariés, sans pour autant énoncer clairement l'accès pour ces personnes à la confession et à la communion. Sujet pourtant très attendu, l'homosexualité a été très peu évoqué et fait l'objet de seulement un article qui ne témoigne pas d'une très grande ouverture à la communauté gay. Si le rapport assure que chacun mérite respect et dignité, il réitère tout de même la ferme opposition de l'Église à toute reconnaissance des couples de même sexe. "On aurait pu penser que l'on développerait davantage", a concédé ce dimanche matin Mgr Jean-Luc Brunin sur RTL.

Le pape François semble mécontent du statu quo donné par le synode et semble pousser les évêques à inclure les marginalisés et à les écouter, à l'exemple de Jésus avec Bartimée.

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Publié le 25 Octobre 2015

Après d'âpres débats, le synode sur la famille remet une copie consensuelle

L'OBS, francetvinfo.fr et la-Croix.com nous montre dans leurs articles du samedi 24 octobre 2015 que le synode sur la famille a remis samedi soir au pape François un rapport final consensuel qui ne propose pas de percées majeures sur les sujets sensibles mais permet un examen au cas par cas de la situation des divorcés remariés.

Après trois semaines de débats parfois tendus, chacun des 94 articles du texte a recueilli la majorité requise des deux tiers des voix des 270 évêques. Les plus disputés, les trois paragraphes concernant les divorcés remariés, ont été adoptés de justesse : sans jamais évoquer clairement un éventuel accès à la communion de ces personnes que l'Église considère comme infidèles à leur premier conjoint, ils insistent sur un examen de chaque situation. "On ne peut nier que, dans certaines circonstances (liées à la crise d'un couple), les responsabilités d'une action peuvent être diminuées ou annulées (...). Les conséquences des actes accomplis ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas", affirme le paragraphe qui a rencontré le plus d'oppositions (adopté par 178 voix contre 80). Le synode propose seulement de lever certaines interdictions qui frappent les divorcés remariés dans leur service "liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel".

Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a souligné samedi soir que ce document comportait des propositions faites au pape, qui doit désormais décider des orientations à prendre. Les pères synodaux ont d'ailleurs demandé au pontife argentin de produire un "document sur la famille".

Les conclusions du pape, qui feront autorité, ne sont cependant pas attendues avant l'année prochaine. Il devrait éviter toute décision qui pourrait diviser davantage l'Église, même s'il a appelé vendredi les chrétiens à se tenir prêts à "changer sans cesse", à l'écoute "des signes des temps". Dans son discours de clôture samedi soir, le pape François a reconnu que le synode n'avait pas trouvé de "solutions exhaustives à toutes les difficultés et aux doutes qui défient et menacent la famille", mais estimé qu'il les avait examinés "sans peur et sans se cacher la tête dans le sable". "Sans jamais tomber dans le piège du relativisme ou de la diabolisation des autres, nous avons cherché à embrasser pleinement et courageusement la bonté et la miséricorde de Dieu qui ne désire rien d'autre que tous les hommes soient sauvés", a-t-il ajouté.

Mais le pape a aussi taclé les docteurs de la loi de l'Église : "Les vrais défenseurs de la doctrine ne sont pas ceux qui défendent la lettre mais l’esprit; non les idées mais les hommes; non les formules mais la gratuité de l’amour de Dieu et de son pardon", a-t-il déclaré. "Le premier devoir de l’Église n’est pas celui de distribuer des condamnations ou des anathèmes mais il est celui de proclamer la miséricorde de Dieu". Devant les différences notables entre évêques et des situations des familles selon les continents, il a invité à "l’inculturation" : "L’inculturation n’affaiblit pas les vraies valeurs". Dans ce discours, le pape est revenu aussi sur les incidents ayant émaillé ce Synode, accusant "des méthodes parfois pas du tout bienveillantes". Une référence implicite à la lettre rendue publique de cardinaux doutant de sa conduite des travaux.

Autre sujet particulièrement attendu, même s'il a peu été abordé pendant les débats, l'homosexualité n'est mentionnée que dans un seul article du rapport final, qui assure que chacun mérite respect et dignité mais réitère la ferme opposition de l'Église à toute reconnaissance des couples de même sexe et se contente d'appeler à un effort d'accompagnement particulier pour les proches des personnes homosexuelles. Ces derniers jours, des conservateurs avaient fait savoir qu'ils trouvaient le rapport "confus", tandis que des progressistes l'avaient jugé "timoré".

À la mi-journée, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, avait prévenu qu'il y aurait "des déçus", expliquant par exemple que l'homosexualité était un sujet "trop délicat" pour être évoqué au niveau synodal, avec des prélats venant de pays où le sujet reste tabou. "Ce qui semble normal pour un évêque d'un continent peut se révéler étrange, presque scandaleux, pour l'évêque d'un autre continent", a d'ailleurs relevé le pape samedi soir.

En convoquant deux synodes successifs sur la famille -en octobre 2014 et octobre 2015-, il avait souhaité que l'Église fasse son "aggiornamento" en remettant le mariage traditionnel à l'honneur mais aussi en se montrant plus bienveillante à l'égard tous ceux qui ne sont pas "en règle" : unions libres, divorcés remariés, homosexuels, familles recomposées, polygames, etc. Dans un discours remarqué au milieu du synode, le pontife a aussi demandé plus de collégialité dans l'Église. Selon certains participants, cette décentralisation pourrait permettre aux évêques et aux prêtres de juger au cas par cas l'accès à la communion. Mais beaucoup de prélats redoutent, en raison de la diversité des problématiques, que cela ne conduise à une dispersion et à la division.

La place des femmes a fait l'objet de divergences, certains prélats se montrant très déçus du manque d'ouverture de l'Église sur le sujet ou relevant l'incongruité de ces débats sur la famille menés quasi exclusivement par des hommes ayant fait vœu de célibat.

Ce qui ressort du synode est que les évêques ont préféré que le pape donne la feuille de route pour la famille, aucune avancée sur l'homosexualité et on évoque jamais clairement la communion des divorcés remariés, en gros une feuille consensuelle pour ne faire peur à personne. Pourtant, le discours du pape semble montrer qu'il est en partie déçu et espérait que les évêques auraient eu plus de courage. Va-t-il imposer la décentralisation pour que les évêques prennent leur responsabilité ? Qui sait ?

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Publié le 24 Octobre 2015

Vatican Insider et Radio Vatican dans leurs articles du samedi 24 octobre 2015 nous montre que l'assemblée ordinaire du synode sur la famille indique le chemin du "discernement" pour le nœud de réadmission à la communion pour les divorcés et remariés, qui ne constitue pas une réponse "oui ou non, blanc ou noir", mais, à la lumière de ce qu'a déjà dit Jean-Paul II dans Familiaris consortio, pour l'évaluation des cas individuels parce que "les situations sont différentes", a révélé le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, dans le quotidien Vatican Insider dans une interview qui a précédé le début du vote de cet après-midi sur le rapport final, approuvé à l'unanimité par la commission des dix pères synodaux qui l'ont préparé.

On ne trouve aucune référence aux couples homosexuels dans le texte final, destiné au pape, il est seulement abordé sous l'aspect de la famille dans laquelle se trouve un frère, une sœur ou un oncle homosexuel, et comment gérer cette situation par les chrétiens. Quand on demanda au cardinal Schönborn si il peut imaginer imaginer les domaines culturels et politiques de l'homosexualité, ce dernier fuit la question en disant : "pour nous la question est trop sensible".

En général, les pères synodaux ont cherché le plus petit dénominateur commun, et ont fait des compromis pour un vote positif. Le noyau du message du synode selon le cardinal Schönborn est un grand oui à la famille, pour que la famille ne soit pas dépassé, il y a un modèle du passé, et il est d'après lui est la réalité la plus fondamentale de la société humaine. Le passé pour faire l'avenir, ne permet pas de parler aux hommes du présent.

Pour la décentralisation, une nouvelle fuite en avant. Le cardinal Schönborn a répondu qu'avoir une église nationale autrichienne serait désastreux et qu'il serait content que nous vivons dans une église catholique universelle. La décentralisation selon lui est un vieux thème, qui aurait besoin de l'équilibre entre centralisation et décentralisation, puisque les évêques d'Amérique latine peuvent dire beaucoup plus que les évêques européens puisqu'ils ont l'expérience des grandes réunions de leur épiscopat à Aparecida. On ne demande qu'à tenter l'expérience, cela nous éviterez d'avoir des évêques se contredisant.

Le cardinal Raymundo Damasceno Assis, qui était également présent à la séance d'information, a salué "la fin d'un large processus synodal, qui s'est déroulé dans un climat de grande fraternité et collégialité", et il est aussi intervenu pour souligner qu'il était essentiel que les évêques maintiennent la communion avec le pape, ce qui est essentiel, la tête du collège des évêques, mais pour lui "il y a le principe de subsidiarité : les évêques peuvent avoir leurs compétences. Vous devez respecter la diversité de chaque pays et du continent, faire ce qui nous incombe, en respectant ce qui est en concurrence avec le Saint-Père et le Saint-Siège dans le gouvernement de l'Église." Intéressant, alors pourquoi les évêques craignent de l'utiliser.

Le frère Hervé Janson, le prieur général des Petits Frères de Jésus, qui a également pris la parole à la séance d'information, dit du rapport final qu'il est un "bon document" avec lequel "le pape pourra faire quelque chose de très encourageant pour tous". Selon lui "les familles ne sont pas objet mais sujet de la pastorale." Concernant les jeunes en cohabitation, il a insisté sur le "désir d’épouser le regard du Christ sur les situations". La publication du texte est prévue à la fin du vote et un discours de clôture donné par le pape, aura lieu ce soir après 18 heures.

Nouveau Vatican II, l'Église sur la voie du changement : les pères synodaux y allaient fort pour finalement nous montrer un coureur qui reste sur la ligne d'arrivée quand on lance le départ. Les homosexuels sont les grands oubliés du synode et les divorcés remariés seront le fruit d'un discernement au cas pas cas, suivant une règle de gradualité, qui tienne compte de la distinction entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes. Mais qu'attendre de plus, d'évêques qui préfèrent se défausser de leurs responsabilités sur le pape, rien d'autre sans doute.

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Publié le 24 Octobre 2015

Dans une vidéo de LePoint.fr du samedi 24 octobre 2015 le commissaire scientifique du nouveau musée de l'Homme, l'anthropologue généticienne Évelyne Heyer tient à remettre les pendules à l'heure.

Pour en finir une fois pour toutes avec la notion de races humaines, LePoint.fr a interrogé la personne qui est sans doute la mieux placée pour nous éclairer : Évelyne Heyer, la commissaire scientifique du musée de l'Homme dont la spécialité est l'éco-anthropologie et la génétique des populations humaines. Son discours est très clair : la notion de races humaines - qui désignait au départ la diversité humaine - a été très vite entachée d'une hiérarchie entre elles et elle n'est plus de mise. Désormais, il faut parler de populations dotées, chacune, de sa propre diversité génétique, soit 5 ou 6 gènes à peine sur les quelque 25 000 qui constituent l'espèce. Quant à l'apparition de la peau blanche, c'est un phénomène relativement récent remontant entre 10 000 et 20 000 ans. À comparer aux 200 000 ans, minimum, de notre espèce.

Le musée de l'Homme vient de rouvrir ses portes après six ans de travaux. Conseillée par un vaste collège scientifique, Évelyne Heyer a construit l'exposition permanente de la galerie de l'Homme autour de trois questions : «Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Et où allons-nous ?» Un «nous» collectif. Si Nadine Morano décidait de visiter l'exposition, elle apprendrait que tous les hommes, y compris «l'homme blanc», sortent d'Afrique. Ma foi, il n'y a pas si longtemps de ça : voilà 60 000 ans. Elle découvrirait également que les cinq continents n'ont pas cessé d'être balayés par des vagues migratoires chassant la précédente ou en s'y fondant. Située à l'extrémité du continent d'Eurasie, la région baptisée aujourd'hui France a vu de tout temps les peuples de la Terre venir s'y mélanger. Et ce n'est pas demain que cela cessera.

Une belle mise au point qui au moins permet de mettre à mal toutes les théories racistes et de que jusqu'à 10 000 ans, nous étions nous européens de peau foncé. À réfléchir pour ceux qui jugent sur la couleur de peau.

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Publié le 23 Octobre 2015

Vatican Insider dans son article du vendredi 23 octobre 2015 que le texte de conclusion du synode sur la famille sera achevé entre aujourd'hui et demain et sera voté demain après-midi, mais il a déjà été largement rédigé et les pères synodaux sont "satisfaits" de lui. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi l'a confirmé point de presse du synode au Vatican en parlant des discours de ce matin, qui étaient selon lui "très large", avec "des références bibliques pour les migrants, la formation, la pastorale, l'accompagnement, l'éducation, la spiritualité et la souffrance de la Croix vécue par les familles". Sans pour autant préciser si certaines questions sensibles ont été abordées, telles que le recours au "for interne" pour faire face à la question de la communion pour les divorcés remariés, une proposition avancée par le groupe de discussion en langue allemande. La conférence de presse du Vatican n'a pas donné plus de détails sur le texte parce que chaque paragraphe doit être voté et le texte publié dans son ensemble demain. À la fin du synode extraordinaire de l'année dernière, le pape avait décidé de publier à la fois le rapport final, les conclusions et les résultats de vote. Il pourrait décider de le faire à nouveau cette année.

Dans les prises de parole d'aujourd'hui dans la salle du synode, les participants ont présenté leurs demandes finales de modifications. Beaucoup de pères synodaux ont parlé de la "relation entre la conscience et la loi morale". Le président du Conseil pontifical Justice et Paix, Peter Kodwo Appiah Turkson a assuré que le texte ne sera pas édulcoré. Le document final selon lui "respecte tous les différents points de vue" mais il aborde également des "points forts", sans oublier la "collégialité" des évêques du monde entier, qui se sont rassemblés au Vatican au cours des dernières semaines. Mais le cardinal ghanéen a précisé qu'il n'a pas eu l'impression qu'il y avait "deux blocs opposés" au synode extraordinaire de l'année dernière.

L'évêque de Gand (Belgique), Mgr Luc Van Looy, de sa part, a souligné que "le document tente certainement de donner l'attention voulue aux situations d'une variété de pays, de nations et de cultures et de la conscience des gens dans ces contextes." L'archevêque de Québec (Canada), le cardinal Gerald Cyprien Lacroix, qui a également pris la parole à la séance d'information, a rappelé aux personnes présentes que le document préparé n'est pas un texte législatif, et qu'il rassemblera tout ce que les père synodaux ont discuté. Il ne peut-être pas à l'unanimité, ce qui selon lui n'est pas un problème, puisque c'est la présentation de leur réflexion au pape et qui les aidera à poursuivre ce travail.

À la fin de la séance d'information, le cardinal Turkson a répondu à une question sur un discours dans la salle du Synode qui traitait de l'homosexualité d'une manière particulièrement agressive. "Si vous pensez que ce sujet est tabou en Afrique, effectuez une visite en Russie d'abord" a-t-il dit. "Quand je faisais mes études de théologie dans les années 70, tous les livres de psychologie présentaient l'homosexualité comme une anomalie. Or, la perception a changé à un tel point tel qu'elle n'est plus considéré comme telle. Il doit être admis que les pays [africains] trouvent qu'il est difficile de grandir dans leur compréhension de cette expérience. Tout simplement parce que l'Occident voit les choses d'une certaine manière, cela ne signifie pas que le reste du monde le devrait aussi. Vous devez permettre à d'autres pays de se développer. Nous encourageons nos gens à ne pas criminaliser ce phénomène, mais nous encourageons les autres (pays) de ne pas s'en prendre à ceux qui ont encore des problèmes avec cela." Consternant de voir ce cardinal africain ne pas comprendre le monde dans lequel il vit. Oublie-t-il qu'en Afrique 43 pays africains répriment les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le seul État qui protège les homosexuels est l’Afrique du Sud : ils peuvent se marier, hériter de leur partenaire et adopter.

"Maladie de Blancs", "importation de l’occident", ou "déviance sexuelle" sont les qualificatifs qu'on lui donne en Afrique, ce qui est bizarre puisqu'elle est pourtant présente dans son histoire comme le montre maliweb.net : chez les Bafia du Sud du Cameroun, où l’on considérait autrefois, que les garçons devaient franchir trois étapes différentes, pour bénéficier d’une bonne croissance; soit dans des rites initiatiques qui comportaient parfois des pratiques homosexuelles qui servaient soit à souder les liens au sein du groupe; soit à initier les hommes à l’art de la guerre, ou encore à permettre le passage de l’adolescence à l’âge adulte, notamment le "Mevungu" chez les Beti et le Ko’o – l’escargot – chez les Bassa, sont des cérémonies initiatiques qui comprenaient notamment des attouchements à caractère homosexuel entre femmes; chez les Fang du Gabon, du Cameroun et de Guinée-Equatoriale, les relations homosexuelles étaient considérées comme le meilleur moyen pour devenir riche; et enfin, les pratiques homosexuelles en l’absence d’hommes ou de femmes, comme chez les Azande du Sud-Ouest du Soudan, au sein des foyers polygames, les relations homosexuelles entre femmes n’étaient pas rares, tout comme en République Démocratique du Congo, où dans les foyers polygames des femmes nkundo, les pratiques homosexuelles existaient parfois entre coépouses, qui disaient ne pas être satisfaites par leurs maris, et en Afrique australe, lorsqu’elles étaient mariées, les jeunes femmes Herero expliquaient également leurs pratiques homosexuelles désignées par le terme epang, par l’insatisfaction à laquelle elles étaient confrontées dans leurs foyers.

Un synode où on garde le statu quo ou plutôt où l'on préfère laisser les problèmes au pape plutôt que de jouer son rôle. Des évêques progressistes ont déjà fait part de leur déception, espérons que le pape François fasse quelque chose et critique le manque de courage des pères synodaux qui devaient apporter du changement.

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Publié le 23 Octobre 2015

LePoint.fr dans son article du vendredi 13 octobre 2015 nous montre que le texte final doit être annoncé samedi, mais déjà progressistes et conservateurs affichent leur insatisfaction face à ce qui s'annonce comme un compromis.

Au début de la session plénière du synode cet après-midi, le pape François a annoncé aux pères synodaux qu'il est la création d'une nouvelle Congrégation du Vatican qui va fusionner les Conseils Pontifical pour les Laïcs et de la famille, actuellement dirigé par le cardinal Stranislaw Rylko et le Conseil pontifical pour la Famille dirigé par Mgr Vincenzo Paglia, respectivement. La Congrégation aura des liens avec l'Académie pontificale pour la vie, mais ce dernier ne sera pas absorbée par le nouveau dicastère étant donné qu'il est un organisme indépendant qui a des gens d'autres confessions religieuses et non-croyants qui y travaillent.

Le synode sur la famille, qui doit rendre ses conclusions samedi au Vatican, devrait décevoir les plus conservateurs qui refusent tout accommodement avec la modernité mais aussi les progressistes qui espéraient des révolutions pour les divorcés et les homosexuels. "Les deux extrêmes seront très déçus", a prédit Romilda Ferrauto, qui rend compte chaque jour à la presse des débats se déroulant à huis clos depuis près de trois semaines. Beaucoup de participants se sont toutefois félicités d'une "ouverture" inédite. "C'était un synode pastoral. Pas un lieu où changer la doctrine", ont expliqué des cardinaux pour annoncer par avance aux médias qu'ils seraient déçus par l'absence de résultat sensationnel. Partagés sur les sujets délicats, ils s'en remettent au pape pour extraire des conclusions du rapport final qu'ils doivent voter samedi. Selon les porte-parole du synode, il est probable que ce rapport sera adopté par l'assemblée, mais on ne sait pas encore si le pape le rendra public ou non.

Le pape François a appelé les 270 évêques à résister à la "mentalité du complot" après la divulgation d'une lettre de 13 cardinaux conservateurs lui reprochant de faire la part belle aux partisans de l'ouverture dans le comité final de rédaction. Mais la rancœur et la méfiance des conservateurs se sont encore accrues après un discours, le 17 octobre, où le pape est allé très loin dans la défense de la collégialité et la remise en cause d'une Église pyramidale. Comme par hasard, un journal italien, immédiatement et fermement démenti par le Vatican, a affirmé mercredi que le pape avait une tumeur bénigne au cerveau, comme si quelques mécontents voulaient insinuer qu'il n'était pas en mesure d'assumer sa tâche. Le travail de fond en différents groupes linguistiques a permis aux évêques de bords opposés de mieux se comprendre, alors que les problématiques - du mariage par étapes en Afrique aux divorcés remariés en Occident - sont extrêmement diverses. Plus des deux tiers des pères synodaux se sont cependant montrés fermement opposés à l'idée d'ouvrir la communion à certains divorcés remariés.

Le groupe germanophone, moteur dans ce synode, a proposé des critères de discernement de la conscience personnelle pour permettre à certains divorcés, essentiellement les victimes, d'accéder aux sacrements. Ce thème devrait être approfondi dans une commission que nommerait le pape après le synode. Portée avec fracas par le "coming out" d'un prêtre polonais de la curie à la veille du synode, l'homosexualité n'a pratiquement pas été abordée, certains affirmant qu'elle n'avait pas sa place dans ce synode. Les prélats africains en particulier ont opéré un tir de barrage sur ce thème pour eux tabou.

L'influence du pape Jean-Paul II et de son document "Familiaris Consortio" de 1981 dans les débats a aussi révélé la nostalgie d'une partie des pères synodaux pour un pape qui s'était montré ferme sur la doctrine. "La loi d'airain de Familiaris Consortio a pesé", a commenté un évêque progressiste, amer, au sujet des débats. "On ne va tout de même pas sortir de ce synode avec un nouveau Familiaris Consortio, 34 ans après, comme si le monde n'avait pas changé", se sont inquiétés certains évêques, a rapporté Mme Ferrauto.

Le texte final cherche à encourager les mariages catholiques réussis par un langage positif et optimiste, mais aussi les familles "blessées" : couples séparés, mères célibataires... Parmi les propositions les plus consensuelles devraient figurer un effort dans la préparation et l'accompagnement des couples avant le mariage religieux pour que le sacrement "indissoluble" soit reçu en toute connaissance de cause. Le synode approuvera en outre les décisions du pape François sur la simplification des procédures de reconnaissance de nullité d'un mariage. Le rapport final devrait aussi prévoir des mesures pour l'accueil effectif dans les paroisses des personnes qui ne sont pas "en règle" et de leurs enfants. En revanche, l'idée de "décentraliser" en déléguant au niveau des évêques certaines décisions pour les cas particuliers suscite beaucoup de réticences.

L'impression que donnera ce document final sera le manque de courage des évêques qui préfèrent se défausser des réformes à faire sur le pape. Attention à ce que le pape n'oblige pas les évêques à remplir leur rôle en mettant en avant la décentralisation qui pourrait régler les problèmes locaux.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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