Publié le 25 Juillet 2015

The Tablet dans l'article de Christa Pongratz-Lippitt du vendredi 24 juillet 2015 nous montre que le doyen élu de la faculté catholique de théologie de l'Université de Salzbourg a fait un appel pour des prêtres mariés et des femmes diacres dans l'Église.

"Les prêtres mariés et les femmes diacres devraient être réintroduits dès que possible. Cela amènerait un nouveau dynamisme à l'Église", a déclaré au quotidien autrichien Salzburger Nachrichten le futur doyen de faculté de théologie catholique de l'Université de Salzbourg, le professeur Dietmar Winkler.

L'interview a été publiée au cours du Festival de Salzbourg et a immédiatement défrayé la chronique. Le professeur Winkler a dit qu'il ne voyait pas pourquoi les hommes qui se sentaient appelés à la prêtrise devaient être forcés à rester célibataires. L'ascétisme, pour celui qui se sentait appelé à devenir religieux était un charisme qui ne pouvait pas être forcé sur les personnes, tandis que le célibat obligatoire n'a pas été introduit pour plusieurs centaines d'années, il le fut ensuite pour des raisons diverses, dont l'une était d'empêcher les dynasties impériales d'hériter des biens de l'Église.

Interrogé sur ce qui se passerait si les prêtres qui s'étaient mariés puis ont divorcés, le professeur Winkler a répondu qu'il y avait beaucoup de prêtres qui ont échoué à rester célibataire. "Jésus est venu pour ce qui est cassé et pas pour ce qui est parfait", a-t-il rappelé. L'Église orthodoxe avait trouvé une bonne solution, a-t-il rappelé, permettant prêtres mariés et sous certaines conditions, de se remarier à l'église après le divorce.

Selon l'enseignement catholique actuel, les partenaires d'un second mariage vivraient dans un état de péché permanent. "Je pense qu'il que c'est vraiment mauvais et que cette question sera un point critique au synode en octobre. La discussion sur la théologie du mariage est un devoir". La question des femmes prêtres est "théologiquement compliquée", mais les femmes diacres, "qui ont bien documentées jusqu'au Moyen-âge" devrait être réintroduites dès que possible, a-t-il dit.

Le professeur Winkler, âgé de 52 ans, a été nommé conseiller auprès du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens par le pape Benoît XVI et a été confirmé dans cette fonction par le pape François. Il est également conseiller de la Congrégation pour les Églises orientales.

Le professeur Dietmar Winkler très implanté au sein de la curie propose pour faire face à la crise des vocations d'appeler des hommes mariés et essaye de régler le problème du sacerdoce des femmes, avec les diaconesses, tout en disant que le cas des divorcés remariés peut avoir sa solution au synode. Une parole ouverte qui espérons le sera écoutée.

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Publié le 24 Juillet 2015

Christophe Chaland dans son article du vendredi 24 juillet 2014 sur la-Croix.com nous montre qu'après la décision du docteur Daniela Simon, jeudi 23 juillet, de saisir la justice pour que soit désigné un représentant légal de ce patient en état végétatif, la Conférence des évêques de France invite «à la pudeur et à la modération».

Dans un bref communiqué publié jeudi 23 juillet, la Conférence des évêques de France (CEF) a immédiatement réagi à la décision du docteur Daniela Simon au sujet de Vincent Lambert. Après que plusieurs évêques ont affirmé ces derniers jours des positions tranchées sur la poursuite des traitements du patient tétraplégique hospitalisé au CHU de Reims, la CEF, elle, «invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion».

«La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte», lit-on sous la signature du P. Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général et porte-parole de la CEF.

Alors que l’annonce d’un arrêt des traitements de Vincent Lambert était attendue ou redoutée par la famille divisée du patient, le docteur Daniela Simon a annoncé vouloir saisir le procureur compte tenu des risques courus selon elle par le patient et l’équipe de soignants. «Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux », constate la CEF qui «invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion». «Les évêques» concluent par un appel à prier «pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions».

Cette réserve fait écho à la position de Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour la CEF, une semaine après le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme jugeant qu’une décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert n’était pas illégale. En revanche, mardi 21 juillet, les neuf évêques des diocèses de la région Rhône-Alpes, où résident les parents de Vincent Lambert, ont pour leur part publié un communiqué commun pour soutenir sans réserve la poursuite des traitements. Ils y affirmaient notamment : «Notre frère Vincent n’est pas en fin de vie», il «ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné». Ils estimaient que la décision médicale attendue risquait «de provoquer délibérément» sa mort.

Il est bon que les évêques en France rappellent les autres à leur devoir de modération qu'ils ont souvent oublié sur le mariage gay et maintenant sur le cas Vincent Lambert. La pudeur, la modération et la discrétion sont la bienvenue sur ce cas qui ne concerne que la famille.

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Publié le 23 Juillet 2015

Libération.fr, L'OBS et BFMTV.com dans leurs articles nous montrent le médecin en charge de Vincent Lambert s'en remet au ministère de la Santé. La poursuite ou non de l'alimentation artificielle n'a pas été statuée.

Coup de théâtre au CHU de Reims ce jeudi 23 juillet 2015. À la surprise générale, le Dr Simon, qui devait se prononcer sur l’arrêt des soins de son patient Vincent Lambert a décidé de se référer au ministère de la Santé quant aux suites à donner à ce dossier. Le Dr Simon a également déclaré à la famille qu'elle souhaitait saisir le procureur de la République, car Vincent Lambert aurait été victime d’un projet d’enlèvement. Elle a par ailleurs demandé la mise sous protection de son service qui aurait fait l’objet de menaces.

Dans une déclaration écrite transmise à l’AFP, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, "apporte tout son soutien à l’équipe soignante". D’après la ministre, le corps médical "n’a pas pris cette décision parce qu’elle refuse d’arrêter le traitement de Vincent Lambert […] Mais parce qu’elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies."

Pourtant, c’est sous les applaudissements et les accolades que Viviane Lambert a annoncé la nouvelle aux dizaines de militants présents devant le CHU. "C’est une preuve que Vincent est bien vivant", a-t-elle répété. Au micro d’i-Télé, le demi-frère de Vincent Lambert, David Philippon, explique : "Le Dr Simon a abordé la partie juridique du cas de Vincent. Elle estime qu’il est en danger, par rapport à certaines menaces qui arrivent de partout. Le docteur a donc saisi le procureur afin qu’il statue sur la protection globale de Vincent.» En plus de sa protection, le procureur devra se prononcer «sur une éventuelle mise sous tutelle» du jeune homme. Pour lui, «c’est un soulagement, c’est une preuve que Vincent est bien vivant si on veut le protéger".

Cette annonce du Dr Simon a également surpris l’un des avocats des parents Lambert, Me Jean Paillot. Contacté par Libération, l’avocat se félicite de ce retournement de situation : "C’est une grande surprise, nous étions prêts à aller dès cet après-midi au tribunal administratif avec un référé sous le bras. Nous étions persuadés que le Dr Simon allait arrêter les soins." Quant aux raisons de cette volte-face du CHU de Reims, l’avocat lui-même semble perplexe. "Je ne sais pas sur le compte de quoi il faut le mettre", explique-t-il. "Je ne sais pas ce qui a joué exactement. Je sais juste qu’un certain nombre de personnes sont intervenues, notamment en sous-marin, comme le professeur Lyon-Caen et des membres du ministère de la Santé."

Rien de tout cela. Dans un communiqué, l'hôpital explique que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de la procédure ne sont pas réunies". Le médecin en charge de Vincent Lambert, le Dr Simon, "a décidé de suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité", indique le CHU. "L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'État", note toutefois l'hôpital dans son communiqué. "Les conditions d'un échange serein doivent absolument être rétablies dans l'intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement", ajoute l'établissement.

De son côté, Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert, est apparue en pleurs à la sortie du CHU : "Ce sont des groupes de pression qui terrorisent l’hôpital. Je suis dans l’incompréhension, je pensais que Vincent pouvait enfin être respecté. Difficile de subir ce parcours judiciaire, je pensais qu’avec la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Vincent pouvait enfin être respecté. Ce n’est pas le cas." Également ému aux larmes, le neveu, François Lambert est sous le choc : "On ne vit pas dans un État de droit mais un État où les intégristes font ce qu’ils veulent." La sœur de Vincent, Marie, s'en prend, elle, aux militants pro-vie : "C’est une forme de terrorisme catholique qu’ils mettent en place, ils sont prêts à tout".

Cette annonce surprise ouvre la porte vers un éventuel transfert de Vincent Lambert vers un autre hôpital, ce que souhaitent ses parents et son demi-frère, qui militent depuis plusieurs mois et qui ont déposé une demande formelle de transfert au CHU le mois dernier. Selon eux, six établissements se seraient portés volontaires pour accueillir Vincent Lambert.

L’affaire a scindé la famille en deux à tel point que le "conseil de famille" qui s’est déroulé le 15 juillet au CHU de Reims a dû entendre chaque membre séparément, "pour éviter les conflits". D’un côté la femme, le neveu, et une bonne partie des frères et sœurs souhaitent l’arrêt des soins alors que les parents qui s’y opposent. Les deux camps s’affrontent devant les tribunaux depuis 2013, et les possibilités de recours s’amenuisent depuis que le Conseil d’État puis la CEDH ont validé l’arrêt des soins.

Ces derniers jours, à l’approche de la décision du Dr Simon, la crispation est montée d’un cran autour du cas du patient. Sur les réseaux sociaux, certains militants pro-vie préconisaient des actions très radicales comme le blocus des fournitures alimentaires du CHU, empêchant tous les patients de manger tant que Vincent Lambert ne sera pas réalimenté, ou encore l’enlèvement de l’équipe médicale et "d’un ou plusieurs des membres de la Cour européenne des droits de l’homme dans un endroit secret, sans alimentation ni hydratation".

Mardi, les évêques de Rhône-Alpes qui n'ont rien à faire dans cette affaire qui ne les concerne pas se sont opposés dans une déclaration commune publiée sur le site internet du diocèse de Lyon à cette décision médicale qui "risque de provoquer délibérément sa mort".

Les médecins souhaitent saisir le procureur de la République "pour mettre Vincent sous protection globale et déterminer un référent qui pourrait le représenter légalement", déclare de son côté à l'AFP François Lambert, neveu de Vincent Lambert.

Voilà Vincent Lambert l'otage d'intégristes qui ne l'ont jamais connu, lui qui était opposé à tout acharnement thérapeutique et n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie. Des propos corroborés par des camarades de promotion du patient, ancien infirmier psychiatrique, qui ont recueilli quelque 13 témoignages en ce sens, qu'ils ont remis au CHU de Reims fin juin.

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Publié le 22 Juillet 2015

Des maires du monde entier au Vatican contre l'esclavage et le réchauffement

TV5monde.com dans son article du mercredi 22 juillet 2015 qu'une soixantaine de maires de grandes villes dans le monde se sont réunis mardi au Vatican, à l'invitation du pape François, pour affirmer leur engagement à lutter contre l'esclavage moderne et le réchauffement climatique.

Les maires de Rome, Paris, New York, Madrid ou de São Paulo se sont relayés à la tribune pour dénoncer la persistance de l'esclavage dans les sociétés modernes. "L'esclavage existe toujours dans nos villes, y compris ici-même à Rome", a lancé le maire de la capitale italienne Ignazio Marino.

Ancien chirurgien, M. Marino a particulièrement dénoncé le trafic d'organes, dont il assure qu'il est appelé à se développer, tant la demande est forte. Quelque 10 000 opérations sont effectuées chaque année pour extraire des organes, des reins à 75%, au bénéfice de riches patients dans le monde. Ces opérations illégales sont essentiellement réalisées en Chine, en Inde et au Pakistan, a-t-il assuré. Mais, a-t-il averti, "l'Afrique est la nouvelle frontière" de ce trafic international. Le maire de Rome a également mis en garde contre la tentation de légaliser ce trafic en autorisant le don d'organes à but lucratif, comme cela est, selon lui, envisagé aux États-Unis.

Cette conférence, organisée au Vatican, a aussi entendu le témoignage de deux jeunes mexicaines Karla Jacinto et Ana Laura Perez Jaimes, toutes deux "esclaves" pendant des années dans leur pays. Karla a dès l'âge de 12 ans été contrainte à se prostituer, enfermée dans un bordel mexicain où elle a fait le compte de ses "clients" jusqu'à sa libération à l'âge de 16 ans : plus de 42 000. Ana Laura a raconté de son côté avoir vécu pendant cinq ans enchaînée et contrainte de travailler parfois 20 heures par jour, jusqu'à ce qu'elle parvienne à s'échapper à l'âge de 23 ans. "Il n'est pas possible que cela existe encore, il n'est pas possible que nous restions aveugles" face à cette situation, a-t-elle lancé.

"Il faut changer nos modes de vie", a préconisé de son côté Anne Hidalgo, maire de Paris, appelant à mettre en œuvre une "économie du moindre impact", privilégiant par exemple le recyclage. Mme Hidalgo s'est félicitée de l'invitation du pape, qui a permis de confronter les expériences de dizaines de maires dans le monde sur des thématiques essentielles, "grande première très utile", a-t-elle dit lors d'un point de presse.

D'autres responsables, comme le maire de New York Bill de Blasio, ont appelé à la mobilisation avant la conférence de Paris sur le climat. "Le pape ne nous a pas invités pour ratifier le statu quo mais pour y mettre fin", a lancé le maire de New York. Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a de son côté dénoncé dans un discours très applaudi les lobbies dépensant aux États-Unis des "milliards de dollars pour faire élire des troglodytes et autres négationnistes" du réchauffement climatique.

Intervenant à la fin de cette conférence, le pape François a dit sur ce sujet avoir "beaucoup d'espoir" que la conférence de Paris aboutisse à un "accord fondamental". Dénonçant à nouveau "l’idolâtrie de la technocratie", comme il l'a fait dans ce texte, le pape argentin a appelé à la combattre et à la dénoncer, pour éviter qu'elle ne crée davantage de chômage, notamment chez les jeunes devant qui s'ouvre alors "une vie sans plus de sens", a-t-il dit.

Pour conclure, Radio Vatican fait savoir qu'au terme de la rencontre des maires du monde entier, une déclaration commune a été signée pour marquer leur engagement pour affronter deux urgences dramatiques liées : "le changement climatique provoqué par l'homme et l'exclusion sociale dans ses formes extrêmes de pauvreté radicale, d'esclavage moderne et traite des personnes".

Ces derniers s’engagent donc "à favoriser, dans [leurs] villes et [leurs] établissements urbains, l'émancipation des pauvres et de ceux qui sont en situation de vulnérabilité, pour réduire leur exposition aux événements climatiques extrêmes et autres chocs et catastrophes économiques, sociaux, environnementaux qui alimentent la traite humaine et les migrations forcées ; À mettre fin à l'abus, à l'exploitation, à la traite des personnes et à toutes les formes d'esclavage moderne. Ces crimes contre l'humanité incluent le travail forcé, la prostitution, le trafic d'organes, et la servitude domestique ; À développer des programmes de réinstallation, de réinsertion et d'intégration sociale au niveau national afin d'éviter le rapatriement involontaire des personnes victimes de la traite".

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Publié le 21 Juillet 2015

Vatican Insider dans son article du lundi 20 avril que selon le préfet de la maison pontificale et le secrétaire du pape émérite, "Un pasteur ne devrait pas décider sur la base des applaudissements ou non des médias; la mesure est l'Évangile, la foi, la saine doctrine". Les médias responsables de tous les mots sont l'ancienne marotte des catholiques conservateurs, mais le rejet des divorcés remariés de l'eucharistie ne se trouve pas dans l'Évangile.

"Il est vrai que toutes les erreurs ne viennent pas" d'Allemagne, "mais ce point de la question en est certainement une : il y a vingt ans, Jean-Paul II, après une longue et difficile négociation, n'a pas accepté que les chrétiens remariés puissent accéder à l'eucharistie. Maintenant, nous ne pouvons pas ignorer son enseignement et changer les choses".

Donc, selon le préfet de la maison pontificale et le secrétaire du pape émérite Benoît XVI, Mgr Georg Gaenswein, dans une interview avec Zenit, le synode sur la famille qui aura lieu en Octobre doit trouver d'autres solutions sur la situation des couples "irréguliers" (cela commence mal en donnant ce nom çà ces couples) qui est le nœud de la question pour les divorcés remariés. Il est difficile d'aider les divorcés remariés quand Mgr Gaenswein nous dit que tout doit être fait sur la base de l'enseignement catholique qui repose sur une vision rigide des textes en dehors du message d'amour des Évangiles.

Tandis que kath.ch dans son article du mardi 21 juillet nous montre une réponse indirecte de la Conférence épiscopale allemande qui a publié les débats de la journée d'étude internationale pour le synode de la famille où se trouvaient des évêques allemands, suisses et français avec des théologiens et des employés de la curie le lundi 25 mai à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome.

Pour eux, le prochain synode devrait également "ne pas simplement affirmer le statu quo et ce qui a déjà été dit." Les textes religieux qui ne visent pas les gens ne les encouragent pas à penser et à agir, manquent leurs intentions. Cela veut-il dire qu'ils ne répondent plus à leur époque ? Nous le saurons au synode.

Le synode a "la grande opportunité de faire que le message de Jésus de mariage (il n'y a pas grand chose à ce sujet là, 2 phrases dans Matthieu, et une dans Marc et Luc) et la famille à redécouvrir la théologie de l'amour et de proclamer". Pour les participants à ces débats, le synode pourrait "aller à des compromis simplistes, mais seulement au prix d'une une lutte commune et honnête" sans divisions et sans "dénigrement mutuel, insultes et les abus".

Deux visions s'opposent celle plus conservatrice qui est appuyée par la curie romaine et celle des évêques qui désirent une plus grande ouverture envers les divorcés remariés vont se mesurer dans un synode où malgré le langage feutré, les inimitiés vont être fatales.

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Publié le 20 Juillet 2015

RTL.fr, TF1.fr et 20minutes.fr dans leurs articles du 20juillet 2015 montrent qu'un homme de 64 ans jugé pour pédophilie a fait condamner le prêtre qui aurait déclenché ses déviances sexuelles, 50 ans auparavant. Son avocat est désormais déterminé à poursuivre le Vatican qu'il accuse d'avoir couvert les agissements du religieux.

C'est une affaire inédite en France. Un homme de 64 ans jugé pour pédophilie a fait condamner l'homme qui l'aurait perverti il y a plus de 50 ans. Au début des années 1960, l’aumônier aujourd'hui âgé de 82 ans avait ainsi imposé des attouchements et des caresses au second alors âgé de 12 ans.

Alors que les faits sont prescrits pour la justice pénale, ils ne le sont pas devant le tribunal civil. Le tribunal de Nantua a condamné pour agression sexuelle celui qui était alors aumônier dans un lycée de Bourg-en-Bresse. Il a dû payer un euro symbolique. Ces attouchements auraient ainsi provoqué la déviance sexuelle de l'homme de 64 ans. L'homme, également retraité, a en effet été condamné il y a plusieurs années pour des attouchements sur une mineure. Un jugement qui selon lui devait l'aider à se reconstruire et à terminer sa thérapie.

L'avocat du plaignant estime que le Vatican a une part de responsabilités. "C'est le Saint-Siège qui l'a mis à l'abri en Suisse dans les années 80 lorsque, effectivement, il était montré du doigt par ses victimes. Par conséquent c’est au Saint-Siège de régler l’indemnisation, ce qui aurait du être proposé depuis de nombreuses années, mais ça n'a jamais été le cas", a ainsi résumé Maître Emmanuel Ludo.

Il souhaite que la responsabilité morale et judiciaire du Vatican soient engagées. Mais si ce dernier a écrit à l’évêque de Bourg-en-Bresse et au service juridique du Saint-Siège afin de leur demander une indemnisation de principe, qui serait de 50 000 euros. Aucune réponse ne lui a été donné lundi 20 juillet.

Après avoir puni le prêtre qui avait abusé de lui, cette victime devenue pédophile à son tour souhaite que le Saint-Siège règle l'indemnisation qu'il aurait du recevoir pour faire une leçon à l'Église. Mais pour se reconstruire a-t-on besoin d'argent ? Ou bien veut-il que l'Église par ce biais se souvienne des victimes qu'elle a laissé face à ces prédateurs ?

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Publié le 19 Juillet 2015

Cet article de Luis Miguel Modino du samedi 18 Juillet 2015 dans periodistadigital.com nous montre qu'après des jours de débat intense, le IVe Congrès national de la CPT (Commission pastorale de la terre, pour son sigle en portugais) s'est terminé le 17 juillet à Porto Velho, capitale de l'État de Rondonia, une partie de l'Amazonie brésilienne. Il y a eu des moments de "mémoire subversive de l'Évangile", tel que l'a prévu par la dernière lettre, qui a verrouillé la réunion, et qui célèbre le 40e anniversaire de la Pastorale. Un moment d'écoute, de débat, de consensus et de défis, qui répondent à l'appel à de justice dans le monde et aux hommes et femmes d'aujourd'hui.

Le CPT a été instauré sous la dictature militaire, pendant un temps de ténèbres, de conflits, de violence contre les enfants. Depuis lors, il y a eu des années de rébellion et de fidélité au Dieu des pauvres, à la terre de Dieu et aux pauvres de la terre. Le passage des années changea les circonstances, mais la dictature continua, cachée dans les discours de développement et de progrès, mais qui apportaient seulement de la violence, ce qui est prouvé par le fait que, pour la troisième année consécutive, le Brésil mène le classement mondial des assassinats de dirigeants social et environnemental. La situation est si préoccupante que l'avance féroce du capitalisme a mis en péril le sort de l'humanité. Tous cela avec l'aval de l'État vendant ses intérêts aux élites du capitalisme, comme ce fut constaté dans de nombreux témoignages et expériences qui ont été partagées au cours de ces jours.

Il est temps pour la rébellion, de radicaliser la lutte, en revenant aux racines de l'amour pour la terre et aux peuples de la terre, sachant qu'avec tant de violence et de destruction, il est juste de se rebeller, sachant encore plus que ceux qui devraient prendre soin des gens sont devenus complices des oppresseurs. La rébellion est né d'une réalité de l'oppression qui défie la conscience pour générer l'espoir, l'aider à construire de nouvelles personnes et de nouvelles relations avec les autres et avec la nature. Par conséquent, la Charte appelle tous ceux qui sont exploités dans ce vaste pays, toutes les institutions, y compris les différentes églises, à une mobilisation urgente rebelle et unie conduisant à défendre la planète Terre, notre maison commune, ses eaux et sa biodiversité.

Les participants au Congrès réaffirment, avec le pape François, le besoin de changement, à partir de chacun et de la réalité la plus proche, rendant possible un changement structurel qui couvre le monde entier et pour construire une Terre sans Mal et de Bien Être. De là, ils ont pris quelques perspectives d'action pour les prochaines années:

- La réforme agraire qui reconnaît les territoires des peuples autochtones et des communautés traditionnelles et une distribution équitable des terres concentrée;

- La formation des agriculteurs, des agricultrices et des agents de la CPT, en soulignant les communautés traditionnelles, les jeunes, les relations entre les sexes et l'agro-écologie.

- L'Implication dans tous les processus de lutte et de l'éducation dans le domaine;

- Le service dans l'organisation, la coordination et la mobilisation des peuples autochtones, les communautés de descendants d'esclaves, les artisans pêcheurs et les paysannes.

- L'intensification du travail sur la base.

- La durabilité économique pastorale, et politique de la CPT.

C'est le temps de la rébellion prophétique, réalisant les souhaits de Dieu, qui ne manque jamais d'entendre le cri de l'opprimé face à un système cruel qui exploite la veuve et l'orphelin, au mépris d'une société qui regarde de l'autre côté et beaucoup de ceux qui croient en lui, refuse de le reconnaître dans ceux qui souffrent.

Intéressant constat de la CPT qui s'approche de la pensée du pape François en allant vers la rébellion prophétique contre le capitalisme aveugle en agissant durant les prochaines années.

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Publié le 18 Juillet 2015

Christine Schenk dans son article du 16 juillet 2015 sur NCRonline.org se demande si la fermeture d'une paroisse aux États-Unis est vitale, cassant les nombreuses années où les croyants ont cheminé ensemble et ce que cela signifie pour les communautés catholiques urbaines - formées dans l'évangile social - qui ont trouvé une satisfaction à servir les nécessiteux dans leurs quartiers. Elle peut dire que la désillusion est énorme. Beaucoup de ces catholiques ont soit rejoins d'autres confessions ou ont arrêté tout simplement aller à l'église.

Elle s'appuie sur une étude menée en 2003 par la Conférence pour la planification pastorale et la Conférence de développement (CPPCD) a constaté que les paroisses de séjour ouvert avec les stratégies de pastorales créatives étaient beaucoup moins susceptibles de perdre de membres que les paroisses qui ont été fusionnés et fermés. Plus de 40 % des paroisses fusionnées (où l'on ferme l'église) a diminué en taille (en nombre de ménages), tandis que seulement 14 % des paroisses qui y étaient liés, et partageaient un pasteur ou s'assignaient un directeur de paroisse qui n'est pas un prêtre signalèrent une diminution de leur taille. En outre, les paroisses confiées à un administrateur / directeur qui n'est pas un prêtre sont plus susceptibles de connaître une augmentation du nombre de ménages. Christine Schenk veut contester le fait que les dirigeants de l'Église de mettre à jour l'étude de la CPPCD, maintenant que des centaines d'autres paroisses ont fermé dans le Nord-est et le Midwest.

Une autre chose qui n'a encore jamais été étudiée, mais qui devrait l'être, est l'impact sur les quartiers pauvres où la paroisse est vitale, et solvable (et, oui, les petites paroisses catholiques) sont contraintes de plier bagage malgré des décennies de longs ministères aux marginalisés. Par exemple, toutes les 50 paroisses contraintes de fermer dans le diocèse de Cleveland en 2009 étaient situés dans les zones urbaines ou les banlieues pauvres de la couronne intérieure de Cleveland, Akron et Lorain. Alors peut-être que 15-20 % de ces paroisses nécessitent une fermeture, la majorité n'en a pas besoin.

Selon les évêques, elles sont trop nombreux étaient trop petits (moins de 500 personnes) pour justifier la poursuite de leur existence, indépendamment des collectivités dynamiques et solvables que les croyants adoraient. Et quel que soit leur champ d'action efficace pour voisins nécessiteux. Alors que 12 de ces paroisses ont finalement remporté la décision canonique et ont été rouvertes, les victoires sont venus 3 ans plus tard, ce qui nécessite un processus de reconstruction de longue haleine qui aurait été inutile si ils n'avaient pas été contraints de fermer en premier lieu. Et Cleveland est un juste exemple. Le processus de réduction similaire des effectifs est en cours dans les archidiocèses de New York, Philadelphie, Detroit, Boston et ailleurs. Si vous vous demandez à quoi la puissance et la force d'une communauté de foi pourrait ressembler, nous pouvons prendre l'exemple des fidèles de St. Francis Xavier, une paroisse de l'archidiocèse de Boston. Ils ont fait une veillée continue fin de garder leur paroisse ouverte pendant plus de 11 ans.

Trop de responsables de l'Église démantèlent des communautés de foi vibrantes parce qu'ils veulent un prêtre dans chaque paroisse. Ils choisissent l'opportunisme sur la créativité qui trouve des façons de garder vitales, et solvables les petites communautés paroissiales ensemble plutôt que de les fusionner. Donc, ils se rétractent dans une certaine myopie le nombre de paroisses pour l'adapter au nombre de prêtres. Puisque nous sommes doués avec une abondance de vocations de l'Église sous la forme de ministres laïcs ecclésiaux et de diacres permanents, pourquoi n'envisageons nous pas des moyens plus créatifs pour garder nos communautés de foi ensemble ? Et d'ailleurs, pourquoi ce ne sont pas nos évêques américains en suivant les chefs des évêques en Angleterre et le Brésil qui demandent un débat ouvert sur l'ordination des hommes mariés ?

Les méga-paroisses ne sont pas bonnes pour Christine Schenk quand doit venir à la construction de soutien, un ministère communautés "où tout le monde connaît votre nom." Elle est sûr que c'est possible. Mais elle se demande combien de méga-paroisses sont prêtes à déménager et à devenir une présence permanente en cours dans le centre-ville ? Pour elle, abandonner les paroisses catholiques traditionnelles viables qui stabilisent souvent des quartiers pauvres ne semble pas être quelque chose que Jésus ferait. Sans parler du pape François, qui conseille aux prêtres de louer quelque fois un garage si nécessaire et de recruter des laïcs comme ministre pour aller vers les personnes nécessiteuses qui sont loin de l'Église.

Une vision qui s'adapte aux paroisses d'aujourd'hui, qui doivent survivre au manque de prêtres, et qui arrivent pleinement à vivre en petites communautés dirigées par des laïcs, et qui démontre pleinement que les méga-paroisses ne sont pas une solution viable.

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Publié le 17 Juillet 2015

RTL.fr nous montre dans son article du vendredi 17 juillet 2015 que l'équipe médicale en charge du tétraplégique dans un état végétatif Vincent Lambert annoncera le 23 juillet prochain sa décision d'arrêter ou non les traitements.

Quel sort l'équipe médicale du CHU de Reims réserve-t-elle à Vincent Lambert ? Verdict le 23 juillet prochain où elle annoncera à la famille du tétraplégique en état végétatif sa décision d'arrêter ou non les traitements qui le maintiennent en vie a expliqué dans une lettre le docteur Simon, chef du service où est hospitalisé Vincent Lambert.

L'équipe médicale, qui a rencontré mercredi l'ensemble des proches de Vincent, avait indiqué son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins", conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui a validé le 5 juin l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles. La justice européenne avait alors confirmé l'avis du Conseil d'État qui estimait que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable.

Ses parents, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et sœurs ainsi que son neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH. Ils ont par ailleurs porté plainte contre les médecins et l'hôpital pour tentative d'assassinat et pour maltraitance et ont demandé à changer leur fils d'établissement.

Espérons qu'on laisse partir Vincent Lambert lui qui ne voulait pas d'acharnement thérapeutique, il est grand temps qu'il ne soit plus l'otage d'un combat qui ne le concerne pas.

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Publié le 17 Juillet 2015

The Tablet nous montre dans son article du jeudi 16 juillet 2015 que deux évêques émérites, y compris un qui a participé à deux sessions du Concile Vatican II, ont exhorté l'Église à envisager l'ordination des hommes mariés, tandis qu'un troisième a dit que la question devrait être discutée.

En revanche, au moins deux évêques émérites disent qu'ils veulent maintenir le statu quo. Parlant à The Tablet, l'ancien évêque de Shrewsbury, Brian Noble, a déclaré que le temps était venu pour les évêques d'Angleterre et du Pays de Galles de se pencher sérieusement sur la question. "Il semble que le pape a indiqué que c'est ouvert à des conférences épiscopales se rapprochant de lui. Si tel est le cas, alors c'est une façon d'avancer et d'accepter la situation à Rome", a-t-il dit, en ajoutant : "Nous devons penser à de nouvelles façons de lutter contre la pénurie de clergé. Si vous allez à un rassemblement de prêtres d'aujourd'hui, c'est comme un rassemblement de grands pères. Dans le passé, la conférence des évêques n'a pas abordé ces questions parce qu'elle a été estimé qu'il n'y avait aucune raison de le faire".

Pendant ce temps, Colin Cameron Davies, un missionnaire de Mill Hill et évêque émérite de Ngong, au Kenya, qui était au concile Vatican II en 1964-5, a écrit à la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles l'appelant à prendre des mesures sur "la faim eucharistique" et à appuyer l'ordination d'hommes mariés. "Si les choses sont 'un peu brouillonne' il est préférable de ne pas avoir de messe du tout", écrit-il.

Pour sa part, l'archevêque émérite de Southwark, Kevin McDonald, a déclaré qu'il serait "logique" pour l'Église universelle de discuter de la possibilité de prêtres mariés et que l'espace avait été ouvert pour le faire au synode sur la famille. Les recherches académiques menées par le Dr Bridie Stringer sur le diaconat permanent a constaté que sur 53 personnes interrogées dans la province de Southwark, près d'un tiers se sont sentis appelés à la prêtrise.

Cependant, l'évêque de Plymouth, Mark O'Toole, a déclaré qu'il aimerait voir des communautés de foi dynamiques afin que les hommes voient la "beauté du célibat", tandis que Mgr Robert Byrne, auxiliaire de Birmingham, a déclaré que l'ordination des hommes mariés devrait "transcender" l'ancienne tradition du célibat, pour lui le "joyau de la couronne" de l'Église occidentale. La crise des vocations ne semble pas les rendre courageux.

De plus en plus d'évêques devant la crise des vocations se rendent compte que ce n'est pas les prières qui feront revenir mes vocations, mais bel et bien des mesures courageuses comme l'ordination d'hommes mariés, et doivent faire face à des objections au sein même de leurs collègues qui préfèrent vivre dans l'illusion d'un retour des vocations sans rien faire.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Sacerdoce

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